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La dé-brandade des Titans

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Olek


Feuille de personnage
Dorikis: 2191
Popularité: -117
Intégrité: -117

Jeu 15 Oct 2015 - 15:38

Rappel du premier message :

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Il faisait froid et sombre, des lamentations se faisaient entendre à rythme régulier, accompagnées par des grognements sourds et des frottements contre une pierre aussi rugueuse que gelée.  Il était impossible de discerner plus de quelques pas devant soi tant ces cachots morbides et puants étaient mal agencés, seules quelques torches de fortune éclairaient tant bien que mal ce monde de ténèbres, offrant une clarté trop timide et protection bien minime contre la folie et les cauchemars qui accompagnent un tel endroit.

Classic town était une prison privée et d’après ce que l’on racontait elle venait d’être reconstruire, renforcée, améliorée, agrandie même. Les quartiers des prisonniers quant à eux n’avaient gagné aucun confort et c’était prémédité. Entretenir la vermine coûtait cher, autant en moyen humains qu’en nourriture ou ressources financières, il était hors de question pour le gérant des lieux  d’investir dans le bien-être de moins que rien. Qu’ils crèvent rapidement et soient remplacés encore plus vite, son business n’en fleurirait qu’encore plus, tel était le genre de pensée du nouveau patron, un homme dangereux et expérimenté dans la gestion comme dans la capture des pires raclures.

De l’ancienne prison ne restait plus que les geôles du dernier niveau. Une sorte de trou à rat ou sont enfermés les criminels les plus dangereux et les moins coopératifs ; enchaînés des pieds à la tête et enfermés à  double tour dans des cellules faites d’un acier inoxydable et quasi indestructible. Une œuvre du nouveau propriétaire soucieux de ne plus jamais laisser ces monstres revoir la couleur du jour ou sentir le gout de la liberté.

Voilà le genre d’endroit dans lequel Olek jubilait depuis quelques jours, bien qu’il jouisse lui-même d’un traitement de faveur des plus inattendues et incompréhensibles. Il avait une cellule gigantesque pour lui seul, sans chaîne pour le restreindre, avec sa propre torche ainsi qu’une quantité phénoménale de rations supplémentaires chaque jour. Non pas qu’il allait s’en plaindre, alors tant que la bonne fortune lui souriait le golgoth en profiterait, il n’était pas du genre à cracher sur la générosité d’un hôte, ou peut-être bien que si… Quoi qu’il en fût Olek gardait profil bas pour le moment reprenant des forces et dormant la plupart du temps, la raison pour laquelle on le chouchoutait se dévoilerait d’elle-même bien assez tôt… Effectivement, l’inquiétude n’était pas une de ses spécialités…

Comment en était-il arrivé là ? Olek y repensait avec un sourire nostalgique, mâchant avec enthousiaste une miche de pain rassis dure comme la pierre…

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Quelques jours après avoir abandonné le gros tas de graisse Gura et la scène chaotique dévoilant une escouade entière de la marine réduite à néant, Olek se trouvait sur une autre île similaire, pour une autre journée de fête :

La place centrale était bondée de monde, une musique entraînante motivait la population à danser sur une scène improvisée, des centaines de personnes mangeaient, buvaient, parlaient et riaient, le tout dans une ambiance chaleureuse et bon enfant. Olek fut rapidement entraînait par cette atmosphère accueillante. Une estrade semblait avoir été installée ou défilaient de nombreuses femmes les unes plus belles que les autres, le jeune homme plein de testostérone fut tenté de se diriger vers cette activité mais l’appel de l’alcool et de la faim restaient prédominant. Il remarqua avec dépit que la bouffe et les boissons se trouvaient dans deux stands différents et décida d’agir en conséquence. Il saisit un énorme plateau rempli de victuailles en y rajoutant sur le dessus quelques poulets rôtis, des brochettes de bœuf par-ci, des côtes de porc par la, et une fois sa cargaison prête à déborder il l’emporta avec lui un sourire victorieux aux lèvres. Les villageois se poussaient à son arrivé, ils le regardaient avec effarement et riaient alors qu’il se déplaçait dans la foule, ignorant du danger qu’il représentait. Son plateau au-dessus de la tête soutenue par ses deux bras musculeux et puissant. Ses prêts de trois mètres de haut le rendaient déjà gigantesque, mais porter un énorme plateau dans les airs faisait carrément de l’ombre sur plusieurs mètres autour de lui.

Une fois arrivé au stand de boissons il eut la malheureuse surprise de découvrir que plus aucune place n’était disponible, Il jeta son plateau au milieu de la plus grande table, ce qui la fit trembler et renverser l’intégralité des verres qui se trouvaient dessus, certaines personnes complètement déchirées tombèrent même de leur siège, libérant ainsi assez d’espace pour qu’Olek installe sa grande carcasse, les autres criaient outrage et cherchaient la cause du bordel les yeux imbibés d’alcool. D’un rire tonitruant alors que beaucoup le regardaient encore d’un œil noir, il saisit un tonneau entier de saké qui attendant son bon vouloir, encore scellé. Il fracassa d’un coup de poing précis la protection en bois et le siffla d’une traite les quelques litres, un léger filet dégoulinant venait tacher sa veste noire. Il laissa alors échapper un rot magistral et éclata le tonneau entre ses mains.


- Que les choses sérieuses commencent bande de saligauds!!!

Suite à cette entrée impressionnante et ce petit numéro, la bonne humeur revint rapidement. Des vivats lui répondirent tout autour alors que bon nombre serviteurs s’empressaient de remplir leurs verres, qu’ils trinquèrent alors en l’honneur du nouveau venu et de cette journée qui promettait de rentrer dans les annales.

La suite avait été beaucoup moins drôle, complètement défoncé Olek avait tenté de faire la cour et d’embrasser une bonne dizaine de danseuses, effrayées elles avaient crié à l’aide et manque de bol, cette ile était suffisamment grande pour accueillir un fort de la Marine... Apres avoir fracassé quelques cranes pour faire bonne mesure, il se laissa gentiment appréhender, se laissant entraîner par les ténèbres dans un rêve dûment alcoolisé...
Ni une ni deux, reconnaissant son profil parmi les criminels recherchaient dans South Blue, on l’avait jeté dans une cale de navire et envoyé à la prison la plus proche, Classic Town…  
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Olek


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Ven 6 Nov 2015 - 14:45


Olek se réveilla en sursaut, complètement sonné, à peine quelques secondes venaient de passer depuis qu’il avait perdu connaissance. Il était déjà sur un bateau, dont le pont était à moitié défoncé par son atterrissage forcé tandis que des passagers les uns plus effrayés que les autres se tenaient à bonne distance du colosse tombé du ciel. Ce n’était pas lui qui allait s’en plaindre, on venait de lui offrir un moyen de transport sans qu’il n’est rien d’autre à offrir qu’un petit passage à tabac. Son orgueil en prenait peut-être un coup mais le pirate n’était pas assez con pour ne pas reconnaître une situation perdue d’avance et sans aucun intérêt. Quoi que, il avait bien une réputation de ne jamais fuir dans l’adversité à préserver...

Il était en sang, la douleur permanente qu’il ressentait maintenant depuis près d’une heure semblait faire partie de lui, une sensation aussi agréable que la pensée d’un monde sans guerre. Autant dire proche de l’insupportable… Il grimaçait et grognait à chaque mouvement, aussi minime fut-il, lacéré par des échardes de bois plantées dans sa peau, elle-même percée et déchirée par des dizaines de tirs de fusils et coups de sabre. Le golgoth faisait vraiment peine à voir, à tel point que certains membres de l’équipage gerbaient en le regardant, tandis que quelques femmes pleuraient à chaudes larmes de voir un aussi bel Apollon ainsi abîmé…

Olek préféra les ignorer pour chercher Gura. Il ne fut pas long à repérer, sa tête dépassant à peine de l’eau en train de se faire martyriser par l’autre abruti en armure, la scène était plutôt comique et le pirate décida de ne rien faire. Quelques minutes de repos ne lui feraient pas de mal, et le gros semblait très bien s’en tirer tout seul. Enfin, façon de parler… Mais Olek appréciait vraiment trop la scène pour intervenir et il se promit au passage de chambrer son collègue dans le futur chaque fois que l’occasion se présenterait.

Le voir nager ainsi, galérer pour essayer de rattraper le navire tout en se faisant lacérer les bourrelets par un enragé, il n’y avait rien de plus sympathique, surement le meilleur moment de cette journée merdique. Puis il remarqua que Gura pissait littéralement de sang, aussi similaire qu’un porc qu’on égorge, et l’eau commençait à prendre une teinte un peu trop foncée à son gout… Une telle quantité de ‘rouge’ ne manquerait pas d’attirer rapidement les monstres marins du coin, il était peut-être temps de tirer son pote de là avant qu'il ne fasse office de casse-croûte, ou de festin vu sa taille...

Ce fut cependant impuissant qu’il assistait à l’action qui se déroulait en contre-bas dans les eaux troubles. Olek réfléchissait à un moyen de lui venir en aide mais il n’était pas le plus ingénieux des gars, lui sa spécialité c’était de casser des têtes… Puis un Gura bien décidé à survivre lui fournit l’occasion de mettre la main à la tâche. Le colosse se saisit de la ceinture lancée dans sa direction en l’enroulant autour de son avant-bras. Une main accrochée au bastingage en guise de contre poids, les jambes en appuis sur le pont, il se mit à tirer comme un débile pour remonter l’autre gros saligot.  Il explosa une veine sur son front, une autre sur son biceps, ses muscles saillant étaient à deux doigts de lâcher mais il parvenait petit à petit à remonter son fardeau. C’est à ce moment que les misérables à bord se mirent en tête de larguer leur passager clandestin, ils vinrent à une dizaine, le cœur courageux, l'esprit victorieux, et tentèrent de pousser Olek à la mer.


- Bande de chiens !

Il se laissa tomber en arrière, sur les corps de ces petites merdes sans couilles et tira avec l’énergie du désespoir sur la ceinture. C’est là qu’il les vit, Gura dans l’air, gesticulant comme un asticot obèse, le gardien en armure, accroché au gros avec son fouet de métal, et enfin un monstre écailleux de la taille du navire dont les dents s’agrippaient aux jambes du vice-président. Tous trois propulsés en dehors de l’eau par la force herculéenne d’Olek, ou plutôt par la poussée verticale du monstre marin... Mais c'est moins cool à dire...

"Ouate de phoque !" comme dirait un certain pirate !
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Gura

♦ Localisation : Lille

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Sam 7 Nov 2015 - 18:06


Un con a dit un jour que si tu avances et que je recule... comment veux-tu que... non, oubliez ça !

Dans tous les cas, c'est un peu ce qui m'arrive dans le feu de l'action, à présent que mon long bout de tissu a trouvé le bras de la grande brute, nommée Olek, qui me sert de partenaire. Et d'un autre côté, le câble sauvage de métal que le vilain gardien a trouvé moyen d'enrouler autour de ma cheville.
Résultat, pendant que je suis en plein vol, et en route pour monter à bord du navire, il y a un moment où je peux sentir ô combien c'est douloureux de me faire tirer le haut du corps, d'une part. Et d'autre part, le geôlier qui, lui, cherche à me ramener violemment le bas du corps, dans sa direction.

Je sais bien que je suis déjà assez large comme ça, alors si on pouvait éviter de me rajouter des tailles en longueur, s'il vous plaît ! Bah oui, j'ai peur sinon que mon gras se mette à déménager vers les nouveaux emplacements libres. Et si ça arrive, je perdrai forcément mon slibard en cours de route !
Heureusement, plus de peur que de mal ! En effet, mon crash est de toute manière bientôt imminent. Et qui est-ce qui va prendre cher ? C'est Olek, évidemment. Encore lui.

En revanche, bye-bye à mon chasseur tout en armure, bien qu'il ne me manquera pas par la suite ! En ce qui le concerne, un monstre marin surgit soudain des profondeurs pour le croquer pratiquement en entier. Je remercie d'ailleurs tout mon sang versé précédemment, pour l'occasion.
Néanmoins, la scène est vraiment horrible. Les mâchoires volumineuses de la grosse bestiole aquatique ne sont vraiment pas loin de me mâchouiller dans la foulée. Par chance, on n'aura qu'à dire que le monstre a dû mal calculer la trajectoire de son saut. C'est pourquoi il finit par replonger en catastrophe dans les eaux profondes de South Blue, quelques secondes plus tard.

L'instant d'après, malgré les vagues impressionnantes provoquées par l'immense animal des mers, mon sauvetage semble bien plus facile pour le golgoth, tout à coup. Et me voilà, de ce fait, rembobiné à toute vitesse.
À partir de là, je crois que je crie un truc. Surprise oblige ! Cependant, la foule paniquée qui m'acclame en contrebas résonne bien plus fort que moi. Puis, mes deux cent cinquante kilos servent de point final à tout ce ramdam. Un giga boum tonitruant dans le bois du pont du bâteau retentit méchamment.

_ Même pas eu besoin de provoquer un Kamik'Ass, dans les règles de l'art ! Grogné-je tout de même entre mes dents, alors que je me vautre et détruit tout sur mon passage. Pfff !

Étonnement, à la fin de l'accident, je constate que je n'ai pas traversé le plancher et creusé jusque dans les cales. J'ai en quelque sorte dérapé à l'horizontale, dira-t-on.

Ça me permet de me redresser vaguement, sur le derrière, afin de voir tous les dommages collatéraux environnants. Voir que tous les agresseurs d'Olek ont tous été balayés me fait sourire.

_ J'arrive à point nommé, hein ? Plaisanté-je à l'attention de mon associé.

Par contre, je tire vite fait la grimace en remarquant ce qui traîne toujours au bout de ma cheville paralysée par le fouet à piques du fameux vice-président de la prison de Classic Town.

En gros, le bras du gaillard est toujours là... sa tête aussi, et un bout de son torse sanguinolent. Beurk, quoi !
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