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Alliances

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Alric Rinwald
••• Agent du CP5 •••

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Mer 21 Juin - 20:13

J’mange mes œufs brouillés dans la Taverne du Trésor Enfoui. Ils sont pas baveux pour un sou, exactement ce que j’voulais. La plupart de mes Marines sont réparés, sauf ceux qui étaient blessés vraiment sérieusement. Ça fait quelques jours qu’on a attaqué le gang de l’autre, pour lui voler ses marchandises et récupérer mes gars.

Quelques jours pendant lesquels, si j’en crois les nouvelles que Manny me donne, Erik, le chef de la bande du Phare, s’est appliqué à chopper les survivants pour les assassiner et garder la place propre. Il recrute, aussi, et s’applique à passer la côte au peigne fin, pour reprendre le business d’Hartos. Ça m’surprend pas, il m’a bien poussé dans cette direction. Mais ça m’arrange plutôt qu’il achève des gens qui pourraient garder une dent contre moi.

Il est encore tôt, à peine neuf heures, et pourtant la plupart des Marines sont déjà là, prêts à exécuter les ordres. Quels qu’ils soient, j’en ai pas donné des masses récemment. J’vois Surin descendre les escaliers d’un pas pesant, une soldat au bras. J’lui adresse un signe de la main pour qu’il se radine. Il lui lâche un mot, lui claque les fesses, esquive une baffe et m’rejoint en souriant.

« Bien l’bonjour, cap’taine. Salut, Jadieu.
- Ouais, ouais, Surin, salut. »
Jadieu marmonne un bonjour, du pain plein la bouche.
« J’vais vous la faire courte, que j’entame en baissant la voix. Maintenant que le gros du danger avec Hartos est passé, va être temps de plus ressembler autant à des Marines en mission.
- Comment ça ?
- On traine trop ensemble. On se sépare jamais. On n’a rien à voir avec des pirates en permission qui vont bientôt reprendre la mer.
- Ah. Oui.
- On n’est pas des pi…
- Ta gueule, Jadieu. Si. Bref, on va se séparer par escouades. Quatre ou cinq gars par groupe, allez faire la noce un peu. Une escouade reste toujours ici au cas où. Tavernes, bordels, salles de jeux, tripots, ou amusements plus exotiques, chacun s’démerde, mais j’veux qu’on prenne un peu plus le pouls de l’île maintenant qu’on est davantage en fonds.
- On aura une bourse allouée ?
- Ouais. Flambez pas trop vite, mais faudra essayer de dessiner qui commande quoi dans le patelin, pour plus tard.
- Faudra asseoir notre domination, aussi ?
- Evitez les trop gros morceaux pour le moment, quand même. Faut juste qu’on tienne notre réputation de mauvais coucheurs, bon bagarreurs.
- Okay, capitaine.
- J’vous laisse vous démerder pour la composition des groupes. Et arrêtez de vous lever aux aurores, putain, faites la grasse mat’.
- Je vais faire passer le mot.
- Ouais. Pour aujourd’hui, j’reste ici. Si y’a quoi que ce soit, vous m’contactez, j’me radinerai. Allez.
- A vos… Enfin, oui, se reprend Jadieu. »
Surin se contente de hocher la tête avant d’aller retrouver sa douce de la nuit.

J’écarte mon assiette d’œufs froids et j’croise les jambes sur le siège d’à côté. La thune qu’on a récupérée va nous tenir quelques jours, même en la cramant, et il sera toujours temps d’en trouver à ce moment-là. Soit en rackettant un autre équipage, soit en tissant des liens plus forts avec les gens qu’on connaît déjà trop. Un équipage de gros bras leur sera sûrement utile.

J’me note qu’on va aussi devoir commencer à chercher un bateau, histoire de pas trop ressembler à des types qui prévoient de rester. Puis ça sera toujours utile. On le volera, trop cher à l’achat. Comme des vrais pirates. Har har har. M’faut aussi un denden, blanc de préférence, pour communiquer avec les Marines qui doivent arriver bientôt. L’affaire de quelques jours maintenant. C’est important qu’on soit établi comme des clients sérieux d’ici là.

En attendant, à part attendre, finalement… J’baisse la tête et j’m’applique à somnoler.


Dernière édition par Alric Rinwald le Sam 12 Aoû - 15:28, édité 2 fois
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Mer 19 Juil - 21:23


L’heure du déjeuner est déjà passée quand Manny descend enfin de sa piaule. J’le note, parce que c’est un des seuls clients de la taverne qu’est pas de mon équipage. J’aime pas trop le voir rôder dans le coin, on l’intéresse trop. D’ailleurs, ça loupe pas, il vient tout droit vers moi. J’le regarde en sortant puis en allumant une clope, juste pour voir si ça le met mal à l’aise.

Il se prend les pieds dans un tabouret mais continue l’air de rien. Ha.

Quand il s’asseoit en face, son teint est un poil plus rouge que d’habitude, et un genre de long duvet couvre ses joues en taches inégales. Ça m’fait un peu penser à un arbre en automne, avec la moitié des feuilles qui se sont barrées. J’souffle ma fumée droit dans sa gueule. Il fronce le nez et les sourcils, puis détend rapidement son visage pour y foutre un sourire. Il va me demander quelque ch…
« Dites, Capitaine Angus ?
- Hm ?
- Erik Highsilver voudrait vous voir.
- Okay. »

J’me radosse confortablement, et j’attrape la tasse posée à côté de moi. Le café est froid mais ça m’empêche pas de le boire d’une traite. J’ferme ensuite confortablement les yeux en croisant les bras sur ma poitrine et j’étouffe un baillement.
« Euh… »
J’ignore ostensiblement Manny.
« Vous y allez pas ? »
J’ouvre un œil et je hausse un sourcil.
« Ben nan, pourquoi j’irais ?
- Oui, enfin, quand même…
- Ca va, j’suis pas obligé de me pointer quand il envoie son larbin me chercher, quand même, faut pas déconner.
- Son larbin ? Je ne suis pas son…
- Tu transportes ses messages, tu fauches la bouteille de rhum qu’il m’envoie pour la siffler dans ta chambre tout seul, tu…
- Quoi mais pas du…
- T’inquiète, j’suis au courant pour le Black Jack, te bile pas. J’aurais bien goûté mais c’est pas grave, si j’suis au courant, lui aussi. »
J’lui adresse un grand sourire pendant qu’il devient tout rouge.
« Vous m’espionnez !
- Evidemment, tu crois quoi ? Tu crêches juste à côté de mes gars et t’as des liens avec pleins de gens qui sont pas forcément mes potes.
- Comme ?
- Erik déjà, le tavernier ensuite. On va s’arrêter à ça pour le moment. »

Y’a un léger silence avant que j’reprenne.
« Puis j’suis vachement occupé, là. »

Il observe ma pose, quasi-allongé que j’suis, les pieds posés sur le siège en face de moi, l’image de la détente.
« Ca a l’air, dit-il d’un ton acide. »
J’réponds pas et il lui faut pas long pour reprendre sur un ton nettement plus aimable.
« Et je lui dis quoi, à Erik ?
- Démerde-toi, que j’ai pas le temps, qu’est-ce que j’m’en bats ?
- Vous irez ? Plus tard ?
- P’tet. Dépend si j’ai le temps, l’envie, la motiv’, quelque chose à y gagner.
- Si vous y allez maintenant, vous avez sûrement quelque chose à y gagner, tente-t-il.
- Sinon, l’a qu’à se bouger les miches lui-même pour venir voir ma trogne. T’as qu’à lui dire ça, tiens. »

J’fais un signe de la tête pour lui signifier qu’il décarre maintenant et j’ferme les mirettes. Une p’tite sieste pour être dispo si et quand y’a besoin.

J’me réveille pour grignoter un truc à quatre heures. La salle commune est pas bien remplie, mais j’reconnais quelques têtes. D’autres non. Manny a dû partir s’amuser un peu, c’est vers cette heure-là qu’il disparaît d’habitude. Mes Marines qui sont là discutent doucement, jouent aux cartes, aux dés. Faudrait que j’me trouve d’autres capitaines pirates avec qui jouer, à l’occaz…

J’me tourne pour regarder par la fenêtre. Pluvieux. Les rues doivent être dans un sale état, avec la bouillasse que ça remue. Mais ça participe aussi à nettoyer un peu le coin, histoire que ça daube moins les déjections et les macchabées.

S’passe rien, putain.
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Lun 24 Juil - 19:51


On est le lendemain, et les enfants sont repartis jouer en ville. Leur rythme se décale peu à peu vers celui de vacanciers. Une vraie petite colonie de vacances. J’ai le cou qui tire un peu, vu que j’ai pioncé dans la salle commune, sur un banc. Y’a un nouveau venu dans un coin de la pièce, tout seul avec un journal et un petit-déjeuner qu’il grignote lentement. J’cache un sourire dans mon baillement.

En milieu d’après-midi, un des gars fait irruption en courant dans la taverne.
« Cap’ ! »
J’me redresse brusquement et j’note du coin de l’œil l’intérêt de tous les clients. Ha.
« Allons-y. »

Au pas d’course, il nous faut à peine cinq minutes pour arriver. En chemin, j’ai droit à un topo vite fait. Mirettes s’est lancé dans une partie de cartes avec d’autres pirates en train de glander et a laissé les mises monter tranquillement avant de tricher un bon coup. Il s’est fait chopper, évidemment, mais maintiendra que ça faisait partie du plan, le connaissant.

En dix minutes, j’espère qu’ils se seront pas tous fait suriner, mais la Vingtième vaut mieux que ça. L’endroit où ils se sont fourrés fait vraiment tripot. Seul un auvent bloque la lumière de la rue, et quand on l’écarte, c’est le chaos. Les tabourets et les boissons volent, et du verre brisé tapisse le sol. Dans un crissement, j’rentre et j’fronce les narines à l’odeur de corps mal lavés et de bière bon marché.

Dans le fond, j’vois Pilier abattre rythmiquement son poing sur le visage d’un type qui ressemble maintenant davantage à du tartare qu’à un être humain. Un autre dégaine sa pétoire mais avant que j’puisse faire quoi que ce soit, Chique lui fracasse le câne avec une bouteille pleine. Elle se tourne ensuite vers un autre adversaire et le menace avec le culot tranchant, celui du verre et le sien, jusqu’à ce qu’il lève les mains en signe d’abandon.

La situation semble vachement sous contrôle, au final. J’m’adosse au chambranle de la porte et j’surveille aussi bien la rue que l’intérieur. Il faut pas long pour qu’une dizaine de gros bras armés jusqu’aux dents se pointent à l’extérieur. Le premier de la file essaie de me bousculer mais retombe bêtement en arrière quand je le repousse.
« On en a plus que pour deux minutes.
- Ca m’étonnerait, vous allez tous gentiment rester à l’intérieur et on va vous apprendre ce que ça fait de foutre le bordel dans les possessions du Gang Alpha.
- Bon, bon, j’préviens les copains alors. »

J’repasse la tête à l’intérieur et j’siffle un coup. Le son strident distrait suffisamment tout le monde pour que mes Marines finissent leurs affaires et s’préparent à partir. L’un d’eux attrape même une bouteille rescapée et s’en sert une bonne rasade avant de verser le reste sur une vilaine estafilade qu’il a au bras.

Le cliquetis du chien des mousquets se fait entendre puis les gorilles reculent un peu.
« Pour la note, c’est les autres qui vont payer. On vous les a tous laissés à l’intérieur. J’crois qu’ils doivent pas faire partie du même équipage, t’façon. Ça facilitera la recouvrance des dettes.
- Personne nous traite impunément de tricheurs, gueule Mirettes. »
J’avais pas fait gaffe mais on n’est que six. Sans le Rokushiki, va falloir la jouer fine.
« Vous voulez vraiment comparer les versions des témoins entre elles ? Déterminer qui est le coupable puis lui foutre une amende ? Et puis il passera en comparution au tribunal de l’île, heh ? Vous êtes des Marines ou des pirates ?
- Gaffe à ce que tu dis, menace le meneur.
- L’addition est sur les perdants.
- Et s’ils ont pas de quoi ?
- Fallait pas jouer, que j’ricane. »

Plus loin, j’vois Jadieu accompagné de trois soldats et quelques femmes de mauvaise vie. Chacun s’amuse comme il peut, on dirait. Il leur faut pas longtemps pour remarquer l’attroupement et sortir leurs propres armes. Le rapport de forces est subitement rééquilibré et ils sont encerclés de prime. Leur porte-parole comprend rapidement la situation et crache sur le côté.
« Décarrez pour cette fois, et vous repointez pas chez nous.
- ‘Sûr.
- Attendez. Z’êtes ?
- Les Naufragés. »
Il hoche la tête sèchement et nous laisse sortir avant de rentrer. Là, il commence à gueuler, à menacer, à malmener, histoire d’extorquer ce qui reste dans les poches des perdants. V’là la morale de l’histoire.

J’plaque un grand sourire satisfait sur mon visage et j’commence à marcher à grands pas vers la taverne. Dès qu’on arrive dans un endroit un peu à l’abri des yeux du public, j’vais leur rentrer un peu dans le lard. Ça faisait pas vraiment partie de mes plans de m’embrouiller avec les gros groupes déjà solidement établis à Alvel. En tout cas, pas encore. Nan, le but, c’est d’être les pirates un peu chauds du moment, du genre à pas emmerder, histoire qu’on puisse mener le plan de la Vingtième à bien tranquillement…

Alors qu’on parade fièrement dans les rues, j’essaie de voir ce qu’on va pouvoir en tirer. On aura enfreint les règles tacites une fois et reçu un avertissement, avant de pas recommencer, si je préviens bien mes p’tits gars. Avec ça, on montrera qu’on s’intègre, tout ça. On n’a pas besoin de faire les matadors jusqu’au bout, surtout pas vis-à-vis des tauliers. Finalement, c’est p’tet un mal pour un bien.

J’ralentis perceptiblement jusqu’à attraper Chique. J’lui passe le bras autour des épaules et j’lui souffle qu’il faut y aller plus léger dans la démolition localisée. Elle acquiesce sagement et j’la renvoie, avant de m’tourner vers Jadieu.
« Désolé si on a interrompu quelque chose.
- Pardon ?
- Avec les jeunes femmes aux élans tarifées. Les filles de mauvaise vie. Les ribaudes, les péripatéticiennes, les prostituées, bref, les putes.
- Ah. »

Sous sa moustache, j’arrive pas à voir s’il rougit.
« Nan mais j’m’en fous, ça. Si personne y allait, ça serait davantage surprenant, j’pense. Essayez juste de pas chopper de saloperie, ou pas tous en même temps, en tout cas. »
Il se gratte la joue, le regard fuyant.
« Allez, amusez-vous bien, j’retourne à la Taverne, moi.
- Oui, Capitaine. »

Ca fait un peu bizarre de le voir comme ça, en fait, mais finalement, hein…

Juste une autre alerte, un peu plus tard dans la soirée, mais tout est réglé le temps que j'arrive. Un blessé.
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Alric Rinwald
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Mar 1 Aoû - 21:04


Faut attendre le lendemain soir pour avoir à nouveau un peu de vraie action. Le rythme de mes soldats se décale vachement vite. Ils doivent être contents de pouvoir se lâcher au moins un p’tit peu, j’suppose, j’espère juste qu’ils vont pas merder, à se murger et gueuler qu’ils sont Marines ou quoi. Normalement, z’ont bien été prévenus là-dessus, ça devrait aller, mais quand les esprits s’échauffent…

Quand j’entre dans la taverne, c’est le calme plat au lieu du chaos d’une bonne bagarre de taverne. Tout le monde se fixe d’un air menaçant, et on est clairement en infériorité numérique. J’ai ouvert la porte un peu bruyamment, et quand elle a claqué contre le mur derrière, une partie des regards se sont tournés vers moi.

Les armes sont déjà de sortie, pas les schlass classiques du combat de taverne ou les gourdins un peu méchants, nan, les flingues, les mousquets, et les machettes un peu vicelardes. Visiblement, la tension est vachement montée. En observant l’assemblée, j’note trois groupes distincts qui se fixent tous avec circonspection.

« Hé, branlez quoi ? Que j’fais.
- Salut, cap’aine.
- La forme, Dope ?
- Quelques petits accrochages autour d’une partie de dés.
- Ah ?
- Ouaip, ils ont la sale habitude de tomber salement sur un côté, pour certains d’entre eux, et pas les autres.
- Marrant, ça.
- Jusqu’au moment où on s’est fait raser.
- Par lesquels ?
- On sait pas bien, justement.
- Pour ça que vous pointez les deux ?
- Aye.
- Et les deux, z’ont quoi à dire ? »

J’me tourne vers un grand gaillard bien trop maigrichon pour sa bonne santé, les joues creuses, le teint hâve. Mais ses yeux brillent d’une lueur un peu malade, le genre à faire frissonner les fragiles. Des doigts trop longs tiennent le manche d’un poignard à lame ondulée de mauvais augure.
« Nous avons déjà joué avec eux hier, répond-il en pointant le dernier groupe. Bizarrement, hier, les dés étaient systématiquement en notre faveur et voilà qu’aujourd’hui, c’est un troisième équipage qui subit des pertes considérables pendant que nous refaisons une petite partie de notre pot. Pour moi, il y a des choses à justifier. »

Le dernier chef est une dernière, un peu ronde avec des taches de rousseur et des faussettes aux joues. Le genre qui ferait un peu perdue dans la piraterie si elle était pas couverte des pieds à la tête de tatouages aux dessins variés, s’entremêlant presque. Ça pose l’ambiance, en tout cas, on n’est pas aux soirées de l’ambassade de Marie-Joie.
« Vous savez, la chance, aux dés, c’est très aléatoire. Si vous aimez pas perdre, faut pas jouer. »

J’fais un rapide état des lieux. Une dizaine à côté de la nana, huit avec celui que j’appelle déjà le tortionnaire. Quatre avec moi, quarante en me comptant. T’façon, le temps des mots était passé, et c’était juste ma présence qui les avait quasi-forcés à rejouer la scène pour le nouveau public. J’apostrophe à nouveau le pâlichon.
« Et du coup, pourquoi vous pointez mon équipage ?
- Simple mesure de défense.
- Entre gens floués, on devrait se serrer les coudes, non ? »
Il me fixe d’un air inquisiteur avant de se tourner vers les autres. Sur un signe de ma part, Dope et ses copains matent aussi dans la bonne direction.

« Bon bah voilà, copine. Alors, on s’fout sur la gueule ? »
Elle a l’air de sentir le vent tourner, hésite visiblement.
« Non, on va vous rendre nos gains et s’arrêter là, d’accord ?
- ‘Sûr. Donc vous rangez gentiment vos armes ?
- Si vous en faites de même. »
On hoche la tête et dans un geste commun, tout retourne à sa place, encore qu’à portée de main. Elle s’approche de la table centrale avec plusieurs bourses à la main, qui semblent bien remplies. Ses collègues en ont d’autres et j’lâche un sifflement appréciateur. C’est qu’on a dû beaucoup jouer aux dés, en fait, par ici.

Elle pose les deux premières devant nous, et les ouvre pour faire apparaître les pièces d’or qu’elles contiennent. Je hoche la tête d’un air appréciateur.
« Ca t’a l’air bon, Dope ?
- Oui cap’aine, y’a même un bonus pour le dérangement, on dirait.
- Tant mieux. Juste par curiosité, équipage ou gang local ? »
Elle grimace.
« Dayanah, des Sea Nymphs.
- Angus, des Naufragés, sans rancune. »
Je lui adresse mon plus beau sourire et elle note sèchement, les lèvres pincées.

Les cinq plus grosses bourses tombent devant le troisième acteur de cet acte de générosité pas du tout imposée. Dans un geste quasiment trop rapide pour que j’le note et intervienne, il plante sa lame vicelarde dans la paume de Dayanah, avant que son autre main ne traverse horizontalement au niveau de sa gorge.

Le sang éclabousse l’or des pièces posées devant et la pirate lève son bras avec un air surpris figé sur le visage, avant de tomber par terre. Ses camarades se reprennent vite et commencent à dégainer que le bruit de la poudre résonne. Quand les nuages commencent à retomber des mousquets, toutes les Sea Nymphs sont au sol, à tenir leurs blessures avant d’être proprement achevées.

« Carter, des Black Jackals, dit-il en me fixant. »
J’garde une moue indifférente en regardant une tache d’hémoglobine qui est tombée à quelques millimètres de ma manche.
« C’est noté, que j’réponds en haussant les épaules.
- Personne ne floue les Black Jackals, fait-il plus fort en essuyant ses lames sur une de ses victimes. »
Son visage reste totalement vide de toute expression alors qu’il parcourt une dernière fois la salle commune des yeux, avant de sortir, suivi de ses hommes.

Un sacré morceau. Juste après eux, quelques types prennent prestement la poudre d’escampette. Probablement des informateurs, encore qu’au moins un d’eux avait l’entrejambe vachement humide. J’secoue la tête, j’ramasse notre thune et on s’arrache.

Clairement, ce soir, on n’était pas les clous du spectacle.

En tout cas, j’note de m’informer. Le nom m’rappelle vaguement quelque chose, mais sans plus…
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Dim 6 Aoû - 15:53


Quelques jours plus tard, notre petite réputation dans le milieu des lieux de débauche d’Alvel commence enfin à s’faire. Heureusement, parce que la thune, elle, se fait la malle. Va être temps de trouver d’autres gens à racketter, et à donner l’air qu’on se prépare à partir. Vrai que pour des naufragés, claquer tout ce qu’on a, ça sonne pas très malin.

Faut qu’on choppe un bateau, quelques fonds, et surtout un denden blanc qui me serait rudement utile histoire d’appeler les copains et leur filer les infos sur la situation dans laquelle j’suis, et ce qu’ils pourraient jouer pour se foutre directement en bonne posture. Le navire, clairement, on va pas l’acheter, par contre. Faut juste trouver des gens suffisamment sympas pour nous filer le leur gentiment.

Les Black Jackals, de Simon Norrois. Ça fait quelques années qu’ils foutent un bon boxon bien sanglant sur les Blues, puis Grand Line. Et v’là qu’il tape son score de Supernova, le capitaine, et qu’il fête ça comme il se doit à une escale à Alvel. Un peu de relâche avant de retourner piller, tuer, violer, tous ces trucs de pirates, quoi.

Un gros morceau, une centaine de tueurs psychopathes violents et dangereux. Clairement, on fait pas le poids, donc j’ai prévenu mes hommes de pas trop les chercher, ceux-là.

Les jours se suivent et se ressemblent. J’passe maintenant beaucoup de temps posé sur mon cul à la Taverne du Trésor Enfoui, à regarder les va-et-vient. Pas vraiment d’activité, c’qui fait que j’ai les grolles qui commencent à me démanger. Dope a à peine le temps de passer la porte d’entrée que j’suis déjà debout à côté de lui.

« On va où ?
- Une taverne du côté du Phare.
- S’passe quoi ? Besoin d’moi ?
- Je pense, oui. Les types nous sont tombés dessus direct, mais juste avec les poings.
- Bizarre. Un compte à régler ?
- Peut-être. Ils sont pas bien plus nombreux que nous. Donc on a fait ça réglo, aussi.
- Hm.
- Mais comme c’était étrange, je suis venu te chercher, cap’aine.
- T’as bien fait. »

Le phare est un coin un peu moins glauque que le port, mais ça se joue pas à grand-chose. P’tet simplement à l’odeur du poisson, vachement moins présente ici. Au lieu de juste casser les gars à l’intérieur, j’vais en garder un pour l’interroger, quand même. Pleins de gens rôdent autour de la taverne. Patibulaires. On verra s’ils essaient de rentrer.

Je vérifie mes couteaux et j’pousse la porte.

A l’intérieur, d’abord, c’est l’odeur habituelle de sueur rance, de crasse ancienne et de bière éventée. Puis le bruit arrive d’un coup, la chair contre la chair, les phalanges qui claquent, les grognements et le souffle ahanant. Mon regard passe une fois sur la joyeuse assemblée, rapidement. Puis une seconde, bien plus lentement.

Sont pas là ?
« Dope ?
- Euh… »

Dans un coin, à l’écart, un homme me fait un signe de la main et un grand sourire. Erik Highsilver, tiens donc. J’fais signe à Dope de rester à l’entrée pour surveiller. J’m’approche en faisant clairement la gueule. Un des bagarreurs essaie de me flanquer un coup de poing, dans mon angle mort, mais j’l’éjecte d’une baffe qui l’assomme aussi sec. J’m’asseois en face d’Erik, et j’pose les coudes sur la table. Juste devant moi, un godet de rhum, à vue de nez.

« Bonsoir, Angus des Naufragés.
- …
- Tu vas bien ?
- Franchement, j’sais pas pourquoi, j’me sens assez irrité, là.
- Ah ?
- Ouais.
- Et pourrais-tu me dire pourquoi ?
- ‘Sûr. C’est parce que j’aime pas me faire mener par l’bout du nez, et que j’ai l’impression d’être tombé dans un traquenard.
- Ah ?
- Où sont mes gars ? »
Un surin apparaît dans ma main et j’me cure les ongles avec, les yeux fixés sur Erik. Un peu éculé mais c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.
« Tu ne veux pas boire un peu de ton rhum, avant ? Ou même trinquer ? »
J’baisse les yeux brièvement.
« Très drôle.
- Ce n’est pas empoisonné, je t’assure. Nous pouvons échanger, si tu le souhaites.
- Tu biches, hein ?
- Comment cela ?
- T’as la rage que j’sois pas venu quand t’as demandé, donc tu profites un peu de ton petit jeu. Le truc, c’est que s’il est arrivé quoi que ce soit, par ta faute ou non, j’vais démonter les pierres de ton phare une par une, à la main s’il faut, après vous avoir tous butés.
- Du calme, Angus, du calme, que diable…
- J’t’ai dit. C’est pas trop l’humeur du moment. »
Il tapote la table.
- Oui, cela me rend effectivement irritable quand un petit pirate parvenu à peine naufragé sur mes côtes ignore mes convocations, surtout lorsque c’est dans son intérêt d’y répondre.
- J’aime pas trop les convocations, et là ça y ressemble encore.
- Nul besoin d’être devin pour se rendre compte que tu envoies ton équipage établir une réputation dans les bouges d’Alvel et que tu te déplaces presque à chaque fois pour surveiller et éviter que la situation ne dégénère, ou y mettre un point d’arrêt.
- Ouais, j’ai vu tes p’tits gars à la taverne.
- Bon.
- Ca répond pas à la seule question que j’ai. Où est mon équipage.
- On ne va pas pouvoir échanger de manière constructive sans en passer par là, n’est-ce pas ? »
Mon regard lui fait clairement comprendre que non.
« Ils sont dans la cave, sous la surveillance d’amis à moi. Quand nous aurons fini notre discussion, ils pourront repartir tranquillement avec toi.
- Et si j’veux pas discuter ?
- Ils ne repartiront pas. »

J’pèse le pour et le contre. Derrière sa contenance affable, j’sens qu’Erik rigole pas pour un sou.
« Allons-y, alors. J’espère que ça vaut l’coup.
- Très bien. Tu as lu le journal, récemment ?
- Nan. »
Oui, évidemment que je l’ai lu. J’en branle pas une.
« Pourtant, on m’a dit que tu le lisais tous les matins en te levant. Plutôt le midi, d’ailleurs, du coup. »
Ouais, les informateurs. Pff. Et dire que j’ai hésité à les buter.
« Bon, accouche.
- J’ai trouvé ça intrigant que tu refuses de donner davantage d’informations sur ton passé. D’habitude, les pirates aiment exposer leurs faits d’armes, leurs plus gros coups, ce genre de choses.
- Ouais, j’suis plus discret.
- Couplé à ça, la manière très… paramilitaire dont ton équipage est géré. Cela se voit également, ne serait-ce que quand vous marchez dans la rue, quasiment inconsciemment au pas, comme à la parade.
- Ah bon ? »
J’sais qu’il a foutrement raison, mais on transforme pas des Marines en pirates en l’espace de deux semaines.
« Oui. Paramilitaire… Ou militaire.
- En fait, comme on sait tous les deux vers où tous ces points s’dirigent, on peut p’tet y aller directement ? On gagnerait du temps.
- Pourquoi ? Tu es pressé ?
- J’aime pas être ici.
- Pourtant, je me suis donné du mal. J’ai payé un gang de sous-fifres pour provoquer tes soldats dans la taverne.
- Ca, j’avais compris.
- Puis un autre rival pour leur tomber dessus ensuite et leur permettre de régler leurs affaires, pendant que je récupérais les tiens dans un coin.
- Ah, c’était le bout qui manquait. C’est aussi pour ça, les types dehors ?
- Evidemment.
- Et tu touches ta comm’, en entremetteur, c’est ça ?
- Tout à fait. Le profit est partout pour peu qu’on réussisse à le trouver. Ou à le provoquer, bien sûr.
- Mais on n’est pas là pour parler de ça, heh ?
- C’est vrai. »

Il contemple quelques instants ses mains, avant d’attraper son rhum et prendre une gorgée.
« Toujours pas soif ?
- Nan. »
Il soupire.
« Bref, votre passif de militaires de carrière crève les yeux de quiconque étant déjà allé à la parade. Cela dit, sur Alvel, effectivement, cela ne représente pas grand-monde…
- Et le journal.
- Oui, le journal. Celui d’il y a quelques jours sur une branche militaire inféodée au roi d’XXX de South Blue qui a déserté suite à une querelle de pouvoir qui…
- Ouais, bon, j’pense que j’connais l’histoire, et toi aussi si t’as lu l’article.
- Cinquante-deux millions, quand même, c’est tout à fait respectable, comme prime. Presque une supernova, dans son genre.
- Merveilleux.
- Ce qui me surprend, c’est que vous n’avez pas fait grand-chose sur Grand Line, alors que vous en avez manifestement les capacités.
- J’réfléchis p’tet pas encore comme un pirate de carrière. Mais trop attirer l’attention sur soi ressemble à un mauvais plan quand on veut pondre un gros coup.
- Un gros coup ?
- On verra. J’pense qu’on va d’abord rejoindre le Nouveau Monde sans trop faire de vagues.
- Tu prévois de t’allier à un Empereur ?
- J’sais pas encore. Clairement, j’peux pas encore creuser mon propre trou. Et si y’a bien un truc sur lequel les pirates sont comme les militaires, c’est qu’il faut soit être le plus balaise, soit être avec.
- C’est ce qui s’est mal passé à XXX ? »
J’fais la grimace.
« Ouais. »

On avait mijoté une belle histoire, avec le Cipher Pol. Une branche militaire semi-indépendante, une querelle de pouvoir entre deux généraux et les survivants qui se font la malle et se retrouvent ensuite recherchés par le Gouvernement Mondial en vertu d’accords passés. Tout ça avec une belle publication à la Gazette Mondiale. Pas en première page, bien sûr, mais suffisamment important pour attirer le regard, avec ma gueule en noir et blanc en gros.
« C’était tout ? Me dire que t’avais lu le journal ? Suffisait de donner une note à Manny, pour ça, hein…
- Non, bien sûr, ce n’était pas que ça.
- Accouche, que j’souffle. »
Il reprend une gorgée.
« C’était du beau travail, avec Hartos.
- T’en as bien profité, ouais. »
Je hausse les sourcils quand j’capte enfin ce qu’il me veut depuis tout ce temps. Avant qu’il ait le temps de refaire des ronds de jambe, j’reprends la parole.
« Tu veux qu’on bosse ensemble, pas vrai ?
- Oui.
- Ca t’arrange bien, la réputation qu’on est en train de se faire. T’as fait tes recherches sur notre passé et t’as vu qu’on était un corps d’armée, avant de devenir des pirates. Donc compétents pour certains trucs, notamment l’élimination réglo, ou pas forcément d’ailleurs.
- Exactement, acquiesce-t-il.
- Et comme on vient d’fuir notre pays natal, on pourrait parfaitement être à la recherche d’un nouveau bled où s’établir.
- Hmhm.
- Donc c’est l’moment où j’me renseigne sur les modalités exactes que tu proposes.
- Dans l’idée, au départ, cela resterait tout ce qu’il y a de plus officieux. Puis, suivant l’évolution de la situation, nous pourrions officialiser la chose et…
- Très drôle, que j’coupe. »

J’me fais moi-même couper par une choppe qui vole en plein de ma direction. J’l’attrape avant de la jeter négligemment derrière moi. Le chaos s’arrête pas, et grandit même, à mesure que le second gang arrive et fait pencher la balance dans son sens en éliminant les autres. Le vacarme rend en tout cas notre conversation difficilement audible, et j’pense que c’est exactement ce qu’Erik voulait.
« Ouais, que j’reprends. On officialise rien parce que, d’une, tu veux taper sur des gens sur lesquels tu devrais pas. J’suis pas hyper calé sur la politique d’Alvel, mais à vue de nez, j’dirais soit les grands pontes, soit des rivaux que tu veux croquer comme Hartos. Mais j’dirais plutôt les pontes, là, comme ça. Et deuzio, si jamais ça foire, t’es totalement hors du coup, sans aucun lien outrement gênant. Bref, si c’est la merde, t’es loin des éclaboussures…
- Je cherche en effet à éviter de prendre des risques inutiles, je ne le nie pas.
- Donc la carotte a intérêt à être drôlement grosse si j’dois marcher dans la combine.
- Je te propose une place de choix dans le nouvel ordre des choses.
- Pas suffisant pour foutre la pogne dans la ruche tout seul.
- Je n’ai jamais dit que tu serais tout seul.
- Ca reste pas suffisant.
- Des dédommagements plus immédiats et… sonnants, dans ce cas.
- Ca pourrait s’négocier. Faut que j’y réfléchisse et que j’en parle avec les gars. On n’est plus à l’époque où j’balançais des ordres et ils exécutaient sans pouvoir discuter.
- S’il y avait des désaccords, ultimement…
- J’prendrai en charge si j’me fais trahir, merci. Mon équipage, ma responsabilité, mes règles. Si j’apprends que t’interfères…
- Oui, les pierres de mon phare, la mort, j’ai compris.
- Mais j’vais réfléchir à ta proposition sur le principe, avant de demander des informations plus concrètes.
- C’est que… »

La conversation s’arrête quelques instants. Autour de nous, ça sort les coutelas, les lames, les hachoirs. On commence à avoir du sérieux, et l’odeur de l’hémoglobine et de la tripaille s’fait sentir.
« C’est que t’as peur que j’prenne ce que tu m’dis pour le refiler à un des grands pontes après lequel t’en veux justement, pas vrai ?
- Oui.
- En tout cas, ça mérite réflexion, y’aura réflexion, et on en recausera. Deal ?
- Deal, fait-il. »
J’commence déjà à peser le pour et le contre dans ma tête. On va de toute façon essayer de la foutre à l’envers aux patrons d’Alvel, quand les autres groupes de la Marine seront arrivés. Donc, à ce compte, autant faire bosser un peu les types déjà sur place s’ils ont les dents longues. C’est juste qu’ils savent pas à qui ils vont rendre vraiment service, sinon ils réagiraient pas comme ça.

Bref, j’flaire le bon plan.

Il descend d’un coup son verre de rhum, alors que j’laisse le mien sur la table. J’y ai pas touché. Au Cipher Pol, on apprend indubitablement la méfiance, et j’ai pas envie de me faire empoisonner ou une connerie du genre. Dès qu’il se lève, une jeune femme que j’avais déjà vue au phare se lève également, deux tables plus loin. Marrant, j’aurais pas dit que c’était elle, la garde du corps. Comme quoi… J’la note.

Elle se place immédiatement à ses côtés et empêche quiconque en pleine bagarre générale de se mettre dans son chemin ou, pire, de le menacer physiquement. On passe derrière le comptoir sans un mot avec un signe de tête au patron, qui voit son bar se faire méthodiquement réduire en miettes avec la mine placide. Il doit être chèrement indemnisé, Erik fait les choses bien. J’le note.

La porte des employés mène à un couloir débouchant sur la cuisine et un escalier qui va à la cave. Les mains dans les poches, j’descends à leur suite et ils tapent un code secret et rythmé à la grosse porte en bois pour qu’un sous-fifre leur ouvre gentiment. A l’intérieur, mes Marines attendent sagement sur des tonneaux, avec des bières à la main. Les salauds. Bel exemple de flegme, cela dit.

« Allez, les loulous, on s’arrache. »

On prend la sortie de derrière pour retourner à la Taverne du Trésor Enfoui, et j’suis d’humeur pensive.

M’faut vraiment ce denden blanc.
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