AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


L'utilisateur Aoi ne vous recommande pas cette île

avatar
Aoi Fujita

♦ Localisation : ~
♦ Équipage : ~

Feuille de personnage
Dorikis: 2879
Popularité: -86
Intégrité: -84

Mer 27 Sep 2017 - 17:03

- Je déteste cette île.

- On est deux.

Suivant une route sans véritable but, Aoi et Vilma avaient été forcés de s’arrêter sur l’île la plus proche d’elles pour faire le plein de vivre avant de repartir. Cependant, ni l’une ni l’autre ne la connaissaient et elles étaient donc entrées comme de parfaites étrangères dans cette île qui ne sentait pas bon, au sens propre du terme.
À présent couverte de boue jusqu’aux mollets, Vilma rêvait d’une bonne douche tandis qu’Aoi avait des haut-le-cœur tant l’odeur était insoutenable.

- T’es sûre que c’est de la boue au moins ?

- Je préfère pas savoir. Et avance ! Plus vite on aura nos vivres plus vite on partira !

S’arrêter dans le port de l’île n’avait pas été une option pour les deux sœurs puisqu’elle en était dépourvue. Elles avaient donc dû s’arrêter à ses abords et essayaient désormais tant bien que mal de trouver quoi que ce soit de vivant. Elles n’avaient pas eu d’autres choix que de traverser ce marais, seule chose qui s’était présenté face à elles après avoir mis pied à terre.

- Si ça se trouve, il y a rien ici... en plus l’odeur est insoutenable !

- Elle serait soutenable si tu arrêtais d’utiliser le flair d’un lynx ! Et arrête de te plaindre, je suis déjà d’assez mauvaise humeur pour que tu fasses des réflexions toutes les trente secondes !

Aoi se renfrogna et reporta toute sa rage sur le paysage environnant, seule chose plus pitoyable qu’elles en l’état.
Si un lieu pouvait décrire son propre dégoût, il ressemblerait certainement à ce marécage. Brumeux, froid, vomissant des lianes pourries des branches d’arbres morts. Le soleil n’arrivait même pas à traverser ce nuage de puanteur et d’humidité, faisant régner une ambiance sinistre. Le sol se résumait en une bouillasse infâme de boue et de roche. Vraiment un lieu paradisiaque pour passer des vacances de rêve en famille.

À force de se morfondre sur sa triste condition, la petite archère finit par se prendre les pieds dans un objet non identifié caché à moitié par la boue. S’étalant de tout son long, elle eut l’honneur de goûter le premier cru qu’était cette bouillasse.
Un silence pesant s’installa avant que les deux sœurs ne se rendent compte de ce qui venait de se passer. Vilma éclata d’un rire venant du plus profond d’elle même tandis qu’Aoi se relevait en crachant tout ce qui pouvait se trouver dans sa bouche.

- Mais c’est dégueulasse !

Vilma s’occupait d’essuyer les larmes de rire qui coulaient sur ses joues tout en tentant de se calmer avant de repartir de plus belle et voyant l’état de sa sœur.
Folle de rage, Aoi entreprit de déloger l’objet de sa honte, comme pour se prouver à elle même qu’elle avait toujours un peu de fierté. Les rires de Vilma alimentant sa haine et sa honte, elle réussit tant bien que mal à sortir ce qui lui semblait être une racine. Malheureusement, ce n’était pas ça.

En se rendant compte de sa trouvaille, elle lâcha avec dégoût ce bras qui retomba dans la boue dans un ploc assez comique.

- C’est quoi ce délire ?

- Tu vas pas me dire que t’as peur d’un petit bras de rien du tout quand même ?

- Non, pas vraiment, seulement qu’est-ce qu’un bras, encore en assez bon état fait dans un endroit comme celui-ci ?

- Vois le bon côté des choses, ça veut dire qu’il y a bien de la vie ici.

- C’est pas ce que j’appellerais de la vie là...

Aoi n’était pas à l’aise. Le bras était à moitié mangé et le reste du corps manquait à l’appel.

- Je te promets Vilma, si on tombe sur des animaux bouffeurs d’hommes je te tue.

- Te plains pas on pourrait tomber sur des cannibales.

Vilma continua sa route comme si de rien n’était, mais Aoi avait tous ses poils qui s’étaient redressés.

- Attends-moi Vilma !
http://www.onepiece-requiem.net/t15460-qui-a-demande-une-ado-en-colere-aoi-fujitahttp://www.onepiece-requiem.net/t15701-ft-de-aoi-fujita
avatar
Aoi Fujita

♦ Localisation : ~
♦ Équipage : ~

Feuille de personnage
Dorikis: 2879
Popularité: -86
Intégrité: -84

Mer 10 Jan 2018 - 22:36

Le dos en vrac, des ampoules plein les pieds et une hygiène désastreuse. Voilà à quoi se résumait la situation des deux sœurs au milieu de cette île plus qu’inhospitalière. Après avoir marché durant plus de trois heures sans s’arrêter, elles avaient enfin trouvé un morceau de terre dur où passer la nuit.
Aoi était trempée jusqu’aux os et ses habits étaient lourds sous le poids de la boue. Elle se résigna donc à se transformer en lynx, afin de sécher naturellement sans avoir besoin de porter un quelconque vêtement. Le problème était que son odorat, qu’elle arrivait de plus en plus à canaliser depuis leur arrivée, se voyait multiplier par cent lorsqu’elle tentait une transformation.
Elle avait donc le choix entre le froid et la puanteur.

- Bon tu te décides oui ?!

Cela faisait maintenant plusieurs dizaines de minutes qu’Aoi alternait entre un état de lynx et d’humaine sans réussir à choisir. Et pendant ce temps, Vilma avait récolté des lianes mortes afin de créer des lits de fortunes et était exaspérée par le manque de prise de décision de sa sœur.

- C’est comme si j’avais le choix entre deux morts lentes et douloureuses...

- T’as pas l’impression d’en faire un peu trop là ?

- À peine.

Aoi finit par décider qu’elle resterait sous sa forme humaine afin de discuter avec Vilma et qu’elle se transformerait pour dormir, lui permettant à elle, comme à sa sœur qui se blottirait dans son épais pelage, de dormir au chaud.
Il aurait été plus simple d’allumer un feu mais le bois mouillé ne s’embrasait pas facilement et rien ne permettait de le faire de toute façon. Le pelage d’Aoi étant très dense, Vilma allait se contenter d’elle.
Après s’être assises contre un arbre qui laissa échapper un craquement sinistre lorsqu’elles s’appuyèrent dessus, elles commencèrent à se détendre.
La nuit allait bientôt tomber et sans lumière, elles n’étaient pas dans des conditions optimales pour dormir en toute sécurité. Seule Aoi avait une bonne vision, Vilma, qui s’habituait à la noirceur du ciel, ne pouvait voir que sur une très courte distance. La forêt étant désagréablement dense, seuls de très rares rayons de lune réussissaient à percer ce dôme. Elles choisirent tout de même d’opter pour un tour de garde, Aoi devant elle aussi se reposer.

- Sincèrement, j’ai connu bien mieux comme situation...

- Et moi bien pire alors arrête de te plaindre deux secondes.

- Demain on trouve ce qu’on veut et on se casse. Hors de questions de rester longtemps sur cette île pourrie.

- Ce qu’il faudrait surtout que tu fasses c’est de maîtriser ton odorat, ta vision, ton ouïe, bref tes sens, afin de nous aiguiller vers un endroit habité. Au lieu de toujours t’apitoyer sur ton pauvre sort, sur le fait que tu ne saches pas respirer autre chose que la puanteur, sur le fait que le monde entier est méchant avec toi et que tu es la pauvre, pauvre petite Aoi.

- Je me plains pas autant non plus...

- Oh que si ma belle, et ça commence sérieusement à me gonfler. Si t’as 16 ans et que tu décides de faire ta crise d’ado maintenant fait là plus loin. Je suis pas là pour faire du baby-sitting.

L’archère le prenait mal. Très mal. Depuis qu’elles s’étaient retrouvées, Vilma avait été très rarement aussi incisive et sèche avec elle. Elle avait l’impression que... sa mère venait de lui faire la morale. Et étrangement cette pensée, au lieu de l’énerver encore plus, la réconforta.

- Désolée.

- Hein ? Aoi Fujita, la gamine qui ne dit jamais pardon, vient de s’excuser ? T’es malade ?

- Oh c’est bon ta gueule, j’essayais d’être sympa...

Elle se retourna en grognant, sentant son humeur noircir une nouvelle fois. Elle sentit cependant une main attendrissante commencer à lui caresser la touffe de poil qui lui servait de cheveux.

- Tu sais, j’imagine à quel point ça a dû être difficile pour toi de grandir seule. Sans mère, rapidement sans famille, dans des lieux inconnus et inhospitalité, tu n’as pas vraiment eu une vie rêvée. Mais sache que maintenant tu n’es plus seule, alors arrête de te comporter comme telle petite tête. Tu as encore beaucoup à apprendre du monde et des autres, il te suffit juste d’arrêter de voir seulement le mauvais côté des choses.

Aoi ne répondit rien, se laissant bercer par les mots chaleureux de Vilma et par sa main dans ses cheveux. Sans avoir établi qui dormirait la première, l’archère finit par s’assoupir, se transformant juste avant de tomber définitivement dans les bras de Morphée. Et pour la première fois, elle garda ses sens d’humaine lors de sa transformation.
http://www.onepiece-requiem.net/t15460-qui-a-demande-une-ado-en-colere-aoi-fujitahttp://www.onepiece-requiem.net/t15701-ft-de-aoi-fujita
Page 1 sur 1