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Pour l'amour ! Pour l'honneur ! Pour lui casser ses dents !

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Jack Scotch


Feuille de personnage
Dorikis: 760
Popularité: 0
Intégrité: 0

Dim 31 Déc 2017 - 10:52

" J'en peux plus de voir ta sale tronche tout les jours. T'étais mon porte-bohneur et rien d'autre mais maintenant, j'ai mieux... j'ai un mec, un vrai. "

Jack Scotch fulminait de rage et tuerait cet enfoiré de Mâchicoulis dès qu'il le pourrait. Au départ, l'idée de ne jamais revoir Lydia ? Bah, il s'en battait les reins honnêtement. Sauf que... ils se sont échoués sur la même île... et certes, l'étrange phénomène marin du Cimétière d'épaves est probablement en cause. Sauf que non, pas pour le rouquin qui lui, voyait l'oeuvre du destin ! Pour lui, il n'y avait pas d'autres explications, le hasard avait fait d'eux deux des âmes soeurs. L'autre gros lard pouvait bien allez se rhabiller face à ça. Toute cette histoire puait décidément l'embrouille pour Jack. C'est vrai tiens ! Pourquoi Lydia a été raconter à son nouveau mec que son ex portait chance mais seulement s'il était en vie ? Pourquoi aurait-elle fait ça à part pour le sauver ? Et pourquoi l'aurait-elle sauver si elle ne l'aimait pas ?! Et pourquoi l'aimerait-elle au point de lui sauver la vie pour ensuite le jeter à la mer ?! Le veinard fulminait de rage mais aussi d'incompréhension. Ca ne tournait pas rond ! Y avait une couille dans le potage là ! D'abords elle sauvait Jack, s'assurant qu'il reste dans le coin bien vivant et en un seul morceau... mais là quoi ? D'un coup d'un seul, Lydia se débarrassait de lui ? Et ne le tuait pas de surcroit ? D'habitude, Lydia tape jusqu'à ce que mort s'ensuive quand elle veut se débarrasser de quelqu'un, elle ne le jette pas à l'eau !

" Je reviendrais Lydia. J'aurais le fin mot de cette histoire... et je te raconte pas ce que je vais faire subir à ce gros porc ! Sérieusement, tu l'as regardé ? Et tu m'as vu ? Niveau classe, je le surclasse. Je suis tellement plus beau... et tellement moins gros ! Il m'a l'air sacrément débile en plus... "

" Lui, il traine dans un coin rempli de pirates, pilleurs d'épaves et clodos sans souçi. Hyper à l'aise, il défonce tout ceux qui le font chier. Et toi ? T'es enchainé coincé dans un tonneau. T'étais même bâillonné avant que je te laisse l'occasion de parler ! Quelle connerie d'ailleurs, j'aurais mieux fait de te laisser muet. "

Jack eut un pic de rage, les sourcils froncés et les yeux coléreux... avant d'hausser les sourcils, songeur. Puisqu'en effet, des chaines rouillés le recouvrait complètement des chevilles jusqu'au cou. Et il était bel et bien coincé dans un tonneau, bâillonné jusqu'à ce que Lydia le débâillonne. Plus encore, Mâchicoulis paraissait en effet ne pas être particulièrement diplomate et... en quelques jours à lui servir de porte-bonheur, Jack l'avait vu cassé pas mal de tronche. En soit, tout indiquait que le rouquin ne faisait pas le poids mais... bordel. Dans sa tête, aucune négociation n'était possible, il défoncerait ce gros porc coûte que coûte ! Ca lui paraissait impossible et inconvenable que Lydia ait juste... changé de mec.
Le rouquin plongea ses yeux déterminés dans ceux de sa bien-aimée.

" Je te jure que je reviendrais... tu m'aimes et je refuse un seul instant de croire l'inverse ! Dis-moi la vérité !  "

" Oh ? Tu veux la vérité Monsieur-je-chie-des-trèfles-à-quatre feuilles ?! La voilà la vérité... je ne t'ai jamais aimé et je ne t'aimerais jamais, je me servais juste de toi ! Dégage de là maintenant... tocard ! "

"Monsieur-je-chie-des-trèfles-à-quatre feuilles"... c'est un truc de couple ça ! Violente et brutale, comme à son habitude, Lydia donna un coup de pied dans le tonneau qui le fit tombé à l'eau, Jack avec ! Ce dernier chutait dans la mer, un sourire radieux aux lèvres. Puisqu'elle l'avait appellée comme ça, le veinard savait que sa bien-aimée le chérissait encore.
Ah ! Si Lydia pensait pouvoir l'empêcher de revenir se foutre dans la merde et foutre sa merde... c'était mal le connaître !

Plusieurs heures passèrent... des heures durant laquelle le destin -c'est à dire l'étrange phénomène marin du cimetière d'épaves- refusa que Jack ne s'éloigne de l'île ! Des vagues, la marée en flux et reflux ne cessa de le trimballer le long des côtes de l'île en carcasse de bateau. Sous une pluie battante et des vents violents, évidément... il manqua plusieurs fois de se noyer, remontant miraculeusement à la surface avant de s'asphyxier ! Pour qu'une énième vague ne revienne le bouffer. Son calvaire pris fin... enfin non, sa situation se débloqua lorsque, balloté par les courants, le tonneau de Jack se fit accrocher par un hameçon !
Le pêcheur apparu... sacrément costaud puisque Jack s'envola hors de l'eau pour s'écraser sur le bois pourri de l'île... ce qui le libéra de son tonneau mais il était toujours enchainé.

" T'es tout naze comme poisson ! " Se plaignit le vieux pêcheur d'une humeure massacrante.

" Je suis pas un poisson, en fait. " Rétorqua Jack, bien trop usé pour avoir la force de s'énerver ou de réagir avec entrain et émotion.

" Ah ouais hein... ? Ecoute, je suis pas né de la dernière pluie poiscaille. Y a deux trucs dans les eaux du coin... des poissons et les dents d'ta mère. Si t'étais un homme-poisson des dents d'ta mère, je serais déjà mort. Si t'étais autre chose, t'aurais pas été dans l'eau et je t'aurais pas pêché. Comment on appelle un truc dans l'eau qu'on peut pêcher ? UN POISSON. Bon, dès fois c'est une botte... mais tu ressembles pas à une botte donc t'es un poiscaille, poiscaille. "

" Je ressemble à d'la poiscaille... ? "

" Qu'est-ce que j'en sais ? Jamais vu une saloperie de poiscaille dans le coin. Par contre, j'ai pêcher un bon paquet de bottes et... je suis sûr à cent pour cent que t'en es pas une. Donc, comme je suis pas mort, que je t'ai pêché et que t'étais dans l'eau, t'es forcément un poisson. Essaye pas de m'embrouiller, poiscaille... sauf que t'as franchement pas l'air bon. T'as même l'air dégueulasse, je te mangerais pas alors je vais te renvoyer à l'océan qui t'as vu naitre ! "

Vite ! Jack devait dire un truc, n'importe quoi pour s'en sortir ! Alors, comme à son habitude, le rouquin a... improvisé.

" En fait ! Je suis une sirène ! "

" Ho ho ! C'est mieux qu'un poisson... et même encore mieux qu'une botte dis-moi ! Mais hey, attends... attends, attends, attends. Qu'est-ce qui me dit que t'essayes pas de m'embrouiller, poiscaille ?! Chante ! Si t'es vraiment une sirène... alors tu sais chanter et super bien. "

Jack, au sol, se racla la gorge...

" Lalalalala ! Mon beau pêcheur que voilàààààà ! "

Sans hésitation, le pêcheur attrapa Jack et essaye de le renvoyer à l'océan ! Le veinard se débattit, autant qu'il put et... enchainé comme il était, sa façon de bouger le faisait très semblable à un poisson qui frétille. A force de gigoter, le vieux pêcheur de bottes lâcha prise et déséquilibré, chuta lui-même dans l'océan. N'ayant pas franchement le temps pour la petite larme syndicale, le minute de silence et le discours pleins d'émotions sur le noble pêcheur de bottes, Jack rampa. Ouais... Jack rampait en quête de vengeance au cimetière d'épaves. Puisque sans jambes ni bras avec les chaines, il était obligé de faire le ver pour avancer convenablement. Afin de mieux tromper sa fatigue, le veinard se mit à chanter... mais attention. Il ne chantait pas tranquillos, il chantait avec la détermination sans faille d'un homme déshonoré en quête de vengeance. " Fais le ver ! Han ! Sur la terre ! Han ! Fais le ver de terre ! Han ! Ver de terre déterre ! Ouuuuuh ! " Le veinard continuait donc d'avancer, mû par la seule force de la volonté qu'il avait de se venger.
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Jack Scotch


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Mar 2 Jan 2018 - 14:05

Encanis... un lieu de joie et de fêtes au cimetière d'épaves, une ode à la connerie humaine qui survit à tout pour continuer de faire n'importe quoi ! Cinq caravelles, luxueux mastodons abattus par l'océan puis dévorés par le temps, furent éventrés et déformés en vue de former Encanis. La structure parait, de loin, semblables à de cruels récifs de bois pourris. Les lumières s'en échappent des ouvertures -chaudes, intenses et vives- font presque croire à une fonderie. Un gros tas de ruines disparates encastré les unes aux autres, forcés de se pénétrer en tout sens pour finalement former une structure unie. Le bâtiment parait gigantesque, s'étendant sur des dizaines d'étages tout en s'étalant assez pour prendre l'équivalent en place d'une petite ville. Des gens errent là-dedans, dans les limbes de la débauche... de chics filles prêtes à tout pour un berry... des clochards saoulards qui comatent ou qui dansent... des bandits et gros durs comme en guise de démon maitre des lieux. Autant de gens à qui ca n'a pas suffit de s'échouer au cimetière d'épaves... puisque même en celui-ci, les gens vont s'échouer une deuxième fois à Encanis. Quelques coups de feux retentissent, par-ci par-là, Jack sursautant aux premiers mais finalement s'y habituer, toujours en train de ramper en chantonnant. Ca court après les prostitués... ou bien ce sont les filles de joies qui courent après quelques âmes en peine pour les débrouillés. Ca court par terre, bien sûr... mais le premier est sol ici est déjà un plancher... et les hauteurs peuvent s'imbriquer bizarrement. Les ponts et autres routes aériennes allaient de par et d'autres, le résultat ressemblait un peu à ce que ça donne dans une rue où tout le monde étend son linge entre les fenêtres. Un putain de labyrinthe donnant l'impression que les saoulards qu'on croise n'ont jamais su comment repartir.
Ca chante, ca hurle, ca rit et ca tire entre quelques exclamations au résultat d'un jeu !

Sans attendre, Jack sautille jusqu'au premier casino qu'il croise. Oui, il sautille désormais. S'il avait rampé jusqu'à Encanis, l'endroit est un établissement luxueux et de classe. Des bandits, plutôt stylés qu'on appellera donc mafieux, sont venus voir le rouquin. Ils lui ont dit, avec tout le standing qu'on peut attendre qu'Encanis, qu'ici l'on ne rampe pas. Donc Jack se mit à sautiller. Le fait est qu'on le retrouve maintenant dans un casino à une table à roulette. Une vieille table à roulette défoncée mais qui marche toujours. Le truc c'est qu'au cimetière d'épaves, la plupart des gens sont des clochards qui ont vite fait de dépenser ce qu'il leur restait en berrys. Pour peu qu'ils en aient eu avant d'échouer ici, pour peu qu'ils n'en aient jamais eu. Du coup, ici, le troc est de rigueur et l'on peut miser des objets ! Les fills sont libres de miser leur cul, pour une nuit ou pour la vie... ou de miser son positionnement sur le trottoir. Faire le trottoir sur une ville sans trottoir, ça ne laisse pas de place à l'imagination.
Encore que, de ce qu'en vit Jack, l'on misait de l'alcool, des armes, des fringues, de la bouffe, du bois et du tissu, et pleins d'autres choses. L'on pouvait ici miser vraiment n'importe quoi !

Donc...

" Mes chaines sur le zéro vert ! "

" Les feux sont faits. " Lança-t-il tout en essuyant son verre, puisqu'il était barman en même temps. Cool et relax, incroyablement détendu et nonchalant, le croupier mettait à l'aise. A tel point qu'on en oubliait l'énorme pistolet à portée de sa main. Sans même la regarder, le croupier fit tourner la roulette... et zéro vert ! Jack gagne ! Et lui aurait bien voulu perdre pour qu'on l'en défasse mais pas cette fois. Donc il recommence et gagne six fois de suite en ayant à chaque fois fait quitte ou double. Des gains doublés mais les pertes aussi ! Pourtant, à la septième tentative, enfin il perdit... et le croupier annonça simplement que Jack n'avait plus rien. Ni ses chaines, ni son chapeau, ni sa tenue, ni tout ce qu'il avait sur lui.
Ca craint un peu là. Sauf qu'on lui ne demande pas vraiment son avis ! Deux videurs mafieux le chope, le traine jusqu'à la sortie, celle de derrière vers une avenue sombre et isolé...

Sans attendre, il s'affaire aux chaines à coup de scie... et dès qu'il est libéré, Jack se glisse entre les quatre gros bras pour s'enfuir avec ses affaires ! Une terrible course-poursuite s'engage alors... pas de chance. Le veinard est partit sans s'inquiéter de où et en restant concentré sur le classique : aussi loin possible. Ce qui le mène tout droit jusqu'à une impasse. Les gros bras s'approchent alors de lui... menaçant, armés de ses chaines qu'ils agitent avec amusement. Jack attrape alors des mollusques voraces avec précipitation et les jette sur ses assaillants ! Parmi les coquillages, certains mangeant la main du rouquin en ce moment-même... d'autres ont ratés leurs cibles mais l'un d'entre s'est glissé dans le caleçon d'un des deux videurs ! Et l'autre videur, lui, se dépatouille avec son short !

Jack profite de l'ouverture et file en courant ! Or, la sécurité a fait tombé les chaines... le veinard ne fait pas attention mais finit par s'empêtrer les pieds de dedans et trébuche misérablement au sol. Quand le veinard a enfin libéré ses pieds, il repart les chaines cette fois-ci empêtré dans ses bras mais les deux videurs sont eux aussi repartis à sa poursuite. Se faire courser par des vigiles-mafieux... mouais... à ce prix-là, Jack aurait bien pu gratter quelques consos ! Puisque les deux énergumènes étaient plus costauds que rapides, et que la peur donne des ailes, le Veinard finit finalement par s'échapper.
Toujours à Encanis, très reconnaissable à ses vêtements dont il refuse de se séparer, Jack erre un peu au pif, histoire de jeter un œil. Voir s'il ne peut pas trouver Lydia ou Mâchicoulis, s'il n'y a pas des trucs marrants à faire ou des emmerdes à trouver.
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