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Papa outé ... par ce salaud de Joe

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Mahach
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Lun 26 Fév 2018 - 22:23



Dites-moi d'où il vient
Enfin je saurais où je vais
Maman dit que lorsqu'on cherche bien
On finit toujours par trouver
Elle dit qu'il n'est jamais très loin
Qu'il part très souvent travailler
Maman dit "travailler c'est bien"
Bien mieux qu'être mal accompagné
Pas vrai ?



Stromae - Papaoutai
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Lun 26 Fév 2018 - 22:23

Eh ben tu vois, Liam, ton paternel vient du Grey Terminal. Et donc, tu vas droit dans le mur. Sauf ... Sauf si tu tiens pas trop de moi et que ta mère arrive à te dresser. Mais franchement, si tu tiens de moi, c’est chaud. Nan mais genre vraiment. Elle va galérer comme pas possible. Remarque, tu me diras, ta mère vient bien du Grey T elle aussi, et elle s’en est plutôt bien tirée mais c’est pas le propos.

Par contre ouais, pour ce qui est de trouver quand elle cherche, tu peux la croire. ‘Fin disons qu’elle va pas te chercher toi, elle va attendre que tu reviennes la queue entre les jambes. Et c’est là que tu comprendras que c’était pas toi qu’elle cherchait, mais ce que tu faisais. Et là, ça va être ta fête. Au cas où, je parle pas cotillon et tout le merdier.
Un conseil, monte pas au créneau. Barricade-toi, fous-toi la gueule dans le sable et laisse pisser.

Quand elle te dit que je suis pas loin, que je travaille, c’est des foutaises. De la pure connerie. C’est pour pas te dire comment je suis parti comme un lâche faire les quatre cents coups avec les miens. ‘Fin, “les miens” ... L’est bien bonne celle-là.
Est-ce qu’elle essaie de te préserver de moi ? D’éviter que je t’influence ? Ou est-ce qu’elle se le cache pour pas exploser ? Ben ma foi, j’en sais foutre rien. Et je veux pas savoir. Je veux dire, savoir revient à devoir lui demander, donc l’avoir en face de moi. Et ça, je veux pas. Rapport à la fête, tu te souviens ?

‘Fin bon. Y’a bien un jour où je rentrerai hein. Si si, je te jure. J’attendrai que ma fête soit terminée et tu verras que tu seras pas si mal accompagné. Si ta mère te dit ça, c’est qu’elle en a gros sur la patate que je parte en lâche lui faire des p’tits dans le dos. Nan, je te parle pas de frère ou de soeur, un ça me suffit pis c’est ta mère qu’a ma queue et mon coeur. Que je reparte faire mes conneries je voulais dire. Tu verras aussi que les conneries c’est mieux quand c’est fait à deux, et que faire râler ta mère, juste un peu, c’est marrant. Je t’apprendrais deux trois trucs à son sujet pour la foutre sur le cul. Elle arrêtera de te gueuler dessus mais fais gaffe hein ! Ces trucs-là, c’est des cartouches que tu peux utiliser qu’une fois. Moi je les utilise plus parce que j’ai fait pire, du coup ça s’annule.

Mais bon, en attendant, Liam, ton vieux, c’est en taule qu’il est.
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Mahach
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Mar 27 Fév 2018 - 10:26

Ouaip.

Tout a commencé avec cette putain de partie de poker. J’aurais dû me douter en même temps : tu joues pas à un jeu d’argent avec Biutag. Mais je reviendrais sur lui.
J’ai gagné à la loyale, il a pas voulu me filer son flouze, ç’a dégénéré. “Je veux pas attirer l’attention”, qu’il disait. Parle-lui pognon, et il se change en reine du drame. Il se la joue pas veuve éplorée. Nan nan. Il est plutôt du genre veuve noire. En moins de temps qu’il faut pour dire “Spica”, il avait manigancé un genre de jugement. Une bonne grosse blague.

Je me suis retrouvé avec la paire de bracelet et une balle dans le genou. Pis dans un incendie. Tout ça à cause de connard de Biutag qui s’est barré juste derrière. Je t’ai dit que je reviendrais sur lui, et c’est pas encore le moment.
Même le Croq’dur m’a lâché. Foutue tanche sous acide ! T’as beau m’avoir surpris lors du jugement, j’aurais ta peau et je me ferai des sushi de ta viande. J’ai lâché la came depuis belle lurette, mais ce trip là mon copain, ce sera le plus planant et le meilleur de tous les temps. Parce que ouais, je suis sûr que je planerai rien qu’à te dévorer à même la carcasse.

Du coup, seul con au milieu du merdier : mézigue. Bouffé par le granit marin et les flammes, j’ai pu que ramper. Ramper comme un putain de ver jusqu’aux pieds du Krowly qui m’attendait bien sagement, tout fier. Ramper devant un connard de la Marine, vous me le paierez bande de fils de radasses. Mais j’y reviendrais je t’ai déjà dit.
Parce que ouais, en taule, j’ai appris à la fermer. Enfin, pas au début bien sûr, tu me connais. Je suis la Hyène, j’aime me marrer du malheur des autres et gueuler quand ça va pas. Et là ça allait pas. Pas du tout, même que. Mais tu peux pas faire le malin avec des bracelets en granit. Enfin si, tu peux, pas longtemps et derrière on te fait bouffer. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai goûté au déplaisir d’une tonfa dans la gueule. J’avais presque oublié et ça m’avait pas manqué. C’est la meilleure des muselières je crois bien.

Je suis redevenu une petite frappe. La petite frappe du Grey T. J’ai renoué avec mes origines en quelques sortes ... C’est à dire que tu fais ce qu’on te dit, et tu fermes ta gueule. Si ça te plaît pas, tu bouffes. C’est si mal fait, ou pas à temps, tu bouffes. J’ai même plus osé montrer les crocs à la longue, c’est dire. Ouais nan, je suis devenu un bon p’tit taulard des familles comme on en fait plus.
Oh, les cages étaient ni trop grandes, ni trop nombreuses, donc on jouait pas les fiers, pas assez pour tenter un truc. Alors valait mieux faire partie du lot tu vois. Tu te montes le bourrichon avec un de ces connards, et c’est toute la bande qui te tombe sur la gueule. Mais si tu rends service, tu peux chiner une clope ou deux. A la fin, je me plaignais pas, j’étais nourri, logé, et blanchi. P’tite sèche, une binouze de temps en temps ...

Je m’attendais à me retrouver à Mile High Purgatory mais ... nan. Tant mieux hein ! Parce qu’à laisser un peu traîner mes oreilles durant les temps libres, j’ai appris qu’ici, les mecs de la Marine se foutent un peu de l’ordre public. Je veux dire, tant que leur machine tourne bien, ils s’en foutent. C’est pour ça qu’on était pas trop nombreux. Et comme au final, à part un incendie, ce connard de Biutag a pas fait grand chose, on m’a laissé un peu pourrir, mais juste assez pour s’assurer que j’étais bien docile. Et je l’étais.

Faut dire que c’était pas si terrible une fois ma grande gueule fermée. Pis j’ai réfléchi, et je me suis dit que c’était pas plus mal. J’avais laissé ma p’tite seule avec notre gosse alors que je lui avais juré de rester. Doit avoir quoi ? Deux ans le p’tit Liam ? Putain, ça file ...
‘Fin bref, Spica, elle dit rien mais elle encaisse. Pis le jour où tu te retrouves en face d’elle, elle se décharge, et elle fait pas semblant. Là, elle avait dû apprendre pas mal de choses ... Mon alliance avec Biutag, notre coup à Juicy Berry, que j’étais devenu le Lieutenant de Greed, l’épisode avec Salem ... Nan, franchement, j’ai rien fait de ce qui pourrait lui plaire. Au contraire même. Alors si un jour je devais m’en prendre plein la gueule, ce serait légitime mais pas joli à voir. Pis je peux rien lui dire à ma gonz’, le pire c’est qu’elle aurait raison. Alors valait mieux que je me fasse petit pendant un temps.

Mais maintenant si tu veux bien, je vais te parler de Biutag. Je t’avais bien dit que j’y reviendrais. Au début, je gueulais, tu me connais. Je pestais comme un putois mais ça servait à rien. Pis les matons m’ont fait fermé ma gueule je t’ai dit. Alors j’ai pensé des centaines de fois à comment j’allais me venger. J’ai appris à encaisser, à laisser la vengeance se refroidir. J’ai laissé ça dans un coin de ma tête. Oh, j’ai pas oublié ! Je laisse mûrir. On finira bien par se retrouver.

Et aujourd’hui, maintenant que je suis un bon clébard bien docile, on me laisse enfin sortir. Bon, on a pas oublié de me foutre un coup de pied au cul en me disant de jamais refoutre les pieds ici et de me faire petit l’instant que je me tire.

On m’ouvre la porte d’entrée de la garnison, on détache mes bracelets en granit. Je mire le soleil droit dans les yeux, et je m’étire. Ca fait longtemps que j’avais pas eu ce plaisir. La fraîcheur du matin me fait un peu frissonner mais pas autant que le sentiment de liberté.

Akeem est splendide aujourd’hui.
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Mahach
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Mer 28 Fév 2018 - 10:04

J’ai pris du plomb dans le genou avant qu’on me foute à l’ombre. Au final, c’est dans la tête que j’en ai : va me falloir voyager, mais je sais pas à quel point peut être connu un Lieutenant de Corsaire. Mais ça tombe plutôt bien parce qu’on m’a rasé en taule. Ouais, j’ai fait tombé la crête ...

Va pas croire que j’ai accepté direct hein. Je maîtrise le Retour à la Vie, tu te doutes bien que j’ai fait chier les matons en me faisant pousser plusieurs fois une bonne grosse crinières des familles. Mais j’ai vite arrêté à force de me ramasser des coups de matraque dans la nuque. J’ai bien essayé d’en chiquer un ou deux -je suis la Hyène, tu te souviens ?- mais ça faisait encore plus mal après.

Maintenant que j’ai mes affaires en main, je vais pouvoir remédier à ça. Je me fous dans un coin pénard et je me pose. Je me concentre. Ouais, bon, “je médite” si tu veux. Je refais pousser mes cheveux et ma barbe. Bien long.
Je chope la tignasse du dessus de mon crâne dans la main gauche, et de ma main droite, je me rase le côté droit du crâne jusqu’à derrière avec un os de mouton. Je change de main, et je fais pareil avec le côté gauche. Le reste de mes cheveux, je les noue. Ma barbe, je la taille aussi. Je laisse un peu de volume proche de ma gueule.

Je remballe tout, et je prends la tangente vers le port. Et comme il a plu la veille, je me mate dans une flaque d’eau avant qu’elle s’évanouisse à cause du soleil. Visage fermé, presque dur, ça me va. Ca fait ni trop dégueulasse, ni trop déglingué. Par dessus mon marcel, j’enfile une veste en cuir.pour renforcer le look. Je peux enfin chercher un équipage pour me tirer d’ici, et de préférence pas dans un guêpier de fouilles-merde. Si je peux rester tranquille un moment, ça me va. Faut croire que j’ai apprécié le calme au trou. Ca m’a permis de m’entretenir sans m’en recevoir plein la gueule.


***


Me faut bien presque deux heures pour trouver un équipage qu’accepte de me prendre, qui tient la route, ou qui va pas se paumer dans le trou du cul du monde ou dans un nid à emmerdes.

Pis je vois enfin une ribambelle de gus qui font le plein. Si ça, ça veut pas dire qu’ils vont mettre les voiles, je suis pas un pirate. J’approche un des zigs qu’ont l’air plutôt clean.


   — Salut l’aminche.


Il me dévisage d’un sale air, de la tête au pied.


   — Salut.
   — J’pourrais parler à ton capitaine s’teu plait ?
   — C’est moi le Capitaine.
   — Ah merde, s’cuse moi. J’cherche à m’barrer d’là mais j’ai plus d’rafiot ni d’miens al...
   — Hm. C’est pas la meilleure façon de te présenter à moi, ça veut dire que t’as foutu la merde et ton boss a préféré se tirer sans toi ...



L’aurait pas eu tort quelques temps avant. Mais là, je me vois presque obligé de lui mentir.



   — Bah ! Tu sais ce que c’est, j’parie ? On a picolé dans un rade, on s’est pris d’gueule. Les bouteilles s’sont vidées, les mots durs ont fusé, des coups s’sont donnés. Pis mon capitaine, c’est un susceptible de première alors bon ...


J’vais pas lui parler de la partie de poker ou de l’incendie, ça le foutrait sur les pistes. Il me sonde du regard l’air sévère avant d’éclater un :


   — Hahaha ! Ma foi ouais ! On serait pas de bons pirates si ça n’arriverait pas !
   — Ouaip, tu l’as dit ! Du coup, j’ai pas trop envie d’rester coincé ici, ça pue l’religieux.
   — Hin hin hin ! Toi je t’aime bien ! Nous aussi les cultes et tous les trucs du genre ça nous donne la nausée ! Alors on est restés ici le temps que notre log se recharge, mais juste ce qu’il faut ! On nous a rabâché les oreilles comme quoi on devrait s’élever mais nous, on voulait juste faire le plein et se poser avant de repartir !
   — Tu m’étonnes ! Bon, et z’allez où comme ça ?
   — Boarf, tu sais, on suit la ligne, on se casse pas le cul. Kikai no Shima, tu connais ?
   — Nan.
   — Bah c’est l’inverse d’ici ! Des casinos, des putes, et des rades ! Y’a de toute pour nous rendre heureux !




Des jeux d’argent, hein ? Parfait ! Avec la petite partie de poker, ça m’étonnerait que j’y croise Biutag. Ca me va. Je pourrais peut-être même penser à prendre du bon temps, parce que ça fait un bail.
Du coup, je continue à tailler le bout de gras, histoire de.


   — Hrhrhr ! Donc d’la pègre ! Faudrait pas v’nir y foutre la merde ! que je plaisante.
   — Ah nan, tu sais, avec le bourrage de crâne d’ici, on a juste envie de se laisser aller ! Boire un peu, jouer beaucoup ! Et je parle pas que de jetons, hahaha !
   — Alors y’aurait de la place pour un vieux bougre comme moi ?
   — Ouais, sûr, mais ce sera pas gratuit !
   — Nan mec, tu m’plum’ras pas avant Kikai ! Moi aussi j’veux profiter d’l’île héhé ! Nan, par contre, j’peux bosser pour payer ma dette.  Même les postes les plus chiants s’tu veux ! On était pas nombreux avant, et fallait bien arriver à bon port, j’ai un peu touché à tout.
   — Okay, alors à la manoeuvre.
   — Ouais, vendu.
   — Mais avant ça, je vais demander à mon cuistot si y’aura assez de bouffe.
   — Ca marche.



Je me mets à l’attendre, pendant qu’il grimpe à bord de son rafiot. Son équipage bien docile range la cale et s’apprête pour le départ. Deux minutes plus tard, il revient sur le pont et me fait signe de monter.
Je passe par la passerelle et les gusses la font sauter juste après.


   — Bon, il m’a dit qu’un de plus ou de moins, ça changerait pas grand chose. Par contre, t’attends pas à du luxe hein.
   — Ouais, ça me va. Tant qu’on arrive en vie ... Merci au fait.
   — Hahaha ! Comment tu t’appelles ?
   — John
, que je mens. Et toi ?
   — Ander. Bienvenue à bord l’ami ! Et au boulot ! Allez les gars, on lève l’ancre et on met les voiles !
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