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De Langobalt

Sigurd Dogaku
Sigurd Dogaku
Le Boulimique

♦ Localisation : ^ Déconnez pas, vous étiez tous à hurler de rire.
♦ Équipage : Seul et triste

Feuille de personnage
Dorikis: 5068
Popularité: 751
Intégrité: 184

Ven 23 Oct 2015 - 14:27

-Dîtes, Sigurd. Combattre un officier de la marine désormais renégat, qu’est-ce que vous en diriez ?
-Quel profil ?
-Pirate, pas révolutionnaire. Et pas particulièrement bienveillant, précisa Haylor.
-Ca sera ptêtre plus facile. Allez, racontez tout !
-Il s’agit d’un ancien commodore de North Blue, plutôt sérieux, qui a progressivement versé dans plusieurs affaires de plus en plus louches au fil des années de sa carrière. Pour son propre intérêt financier. Mais aussi pour se faciliter la vie en mission, et disposer d’un réseau d’informateurs, de contacts, d’appuis pour lui porter assistance… d’une manière que la marine ne pourrait pas faire.
-Même genre que ce que je faisais avec Nera’, sauf qu’il avait les deux pieds dedans et s’y était plongé jusqu’au cou ?
-Globalement. Ce qui l’a particulièrement bien appuyé… jusqu’à ce qu’une enquête interne révèle l’existence de son réseau de compagnons indésirables, auxquels il s’était suffisamment attaché pour leur porter assistance à d’innombrables reprises pendant la dizaine d’années qu’a duré son manège.
-A force de jouer avec le feu… encore que si ça a duré dix ans, ça en a probablement valu le coup, ouais. Du coup il a préféré prendre la fuite plutôt que de se laisser enfermer, et la marine veut sa tête pour l’exemple ?
-Pas vraiment pris la fuite. La moitié de son équipage a choisi de le libérer, et l’autre moitié les a vraisemblablement laissé faire en faisant semblant d’avoir été subjugués par la force. L’enquête n’a jamais pu conclure à… ils s’en sont tous tirés.
-Han. Fidélité, respect et admiration envers le commodore ? Certains n’ont pas vraiment d’attaches et décident de le suivre, d’autres l’apprécient mais ont déjà une vie et le laissent donc partir en lui souhaitant bonne chance ?
-Peut être.
-Coooool. Ca aurait été dommage de tomber sur une infâme raclure mangeuse d’enfants que tout le monde hait et qu’on pourrait capturer ou tuer sans remords. Faut qu’on tombe sur un gars avec des qualités, mais qui a pris des risques pour obtenir des résultats à la hauteur, et qui s’est brûlé avec à force de le faire. J’imagine qu’il utilisait ses contacts mafieux pour faire en sorte qu’ils l’aident à faire en sorte que ses opérations se déroulent sans que rien ne puisse mal tourner ? Ouais ? Arf.
-Si ça peut vous rassurer… il subsiste désormais en se livrant à des opérations de contrebande, de vol, attaque des pirates, trempe plus profondément dans les affaires de ses compagnons criminels, mafieux, et réarme régulièrement son bâtiment en s’attaquant à des patrouilleurs ou à des bases de la marine.
-Woouuuuuh. Il attaque des BASES DE LA MARINE ?
-Des postes périphériques. Moins bien protégés, mais suffisamment équipés.
-Mouais. Meh. Je sais pas, pas trop convaincu. Aucune idée. L’est primé à combien ?
-Trente millions.
-Oh bah c’est très très juteux, dans ce cas. Donne envie. Je sais pas. Z’en dîtes quoi, vous ?
-Je ne sais pas. Peut-être. Je vous en parle. Je me demande également.
-Bah c’est simple. Est-ce que ça vaut le coup de mettre fin à la vie d’un corsaire hors la loi pour trente millions ? M’est avis que s’ils le choppent, ils vont pas le garder sagement en prison un moment… ou alors jusqu’à la fin de ses jours. A moins qu’ils le couicquent sauvagement. M’étonnerait pas vraiment. M’étonnerait pas qu’ils couicquent toute sa bande dans la foulée, aussi.
-Si seul le capitaine est primé, il suffit de ne capturer que le capitaine. Pas son équipage.
-Faire le travail qu’à moitié pour éviter que les choses se passent mal… allez savoir pourquoi, je trouve ça très rigolo. C’est vrai que le système de prime incite qu’à sniper les officiers de la piraterie, le reste c’est pour les trouffions de la marine.
-Même usage que des tireurs d’élites ou des commandos d’une armée.
-Ca coute plus cher, c’est plus rare, normal que ça soit utilisé pour des trucs mieux. Au fait, vous êtes tombée comment sur ce bonhomme ?
-Par Stanley, répondit Haylor en parlant d’un de leurs capitaines long-courrier de transport de marchandises.
-Euh… pourquoi Stanley ?
-Sa cargaison a bien failli être pillée par l’équipage de Langobalt, hier soir. Il les a attaqué en pleine mer. Ils ont réussi à se défendre… et surtout, à les distancer suffisamment longtemps pour arriver en vue de patrouilleurs de marine. Les pirates ont préféré abandonner la chasse que de se retrouver dans une situation de trois contre un.
-Oh. Il attaque des navires marchands, donc.
-Et attaque NOS navires marchands.
-C’est marrant, j’ai vachement moins de sympathie pour le bonhomme, tout à coup.
-Et j’étais très précisément du même avis.
-Est-ce qu’on sait plus de choses sur ce bonhomme ?
-Pas encore. Mais on peut se renseigner.
-Ouaaaais. Entre les gars de la révo, nos copains de la milice, les officiers de la marine, les tuyaux de Nera’, on trouvera forcément quelqu’un capable de nous faire ça. Facilement.


Dernière édition par Sigurd Dogaku le Dim 24 Jan 2016 - 2:03, édité 1 fois
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Ven 11 Déc 2015 - 21:49

-Vous avez vu ce collier ?
-Euh. Fait de cristaux bleus et verts ?
-Je le trouve… magique.

Des pierres précieuses. Des pierres taillées à perte de vue sur les étagères qui composaient la respectable échoppe.  C’était un établissement beaucoup plus petit que ce que s’attendaient à voir les deux chasseurs de primes, compte tenu de la notoriété du lieu. Et pourtant, les pièces de joailleries  exposées ici restaient de grande qualité.

La fiche d’île d’Inu Town, parfaitement mise en valeur dans la brochure touristique recensant les principales îles à visiter de North Blue, faisait mention de ce lieu. Haylor et Dogaku se trouvaient non loin de l’une des plus importantes mines de cristaux de l’île, qui se démarquait des autres par la proximité de sa forge pour alimenter les travailleurs en outils, et par sa joaillerie où étaient travaillées les cristaux extraits de la mine.

A ceci près que l’endroit n’employait que deux vendeuses à temps plein, et un seul forgeron-bijoutier. Une déception pour les deux voyageurs, qui s’attendaient à plus grand.

Mais qu’importe. Même ainsi, ils pouvaient largement s’amuser, tuer le temps.

-Celui-ci, oui. Chuis sûr qu’il irait très bien avec votre ensemble en peau de requin. Le sac à main, là. Et la ceinture, les bottines, le serre tête, les bracelets…
-Vous pensez ?
-Parait que j’ai l’œil pour ces trucs, nan ?
-C’est vrai que la couleur… mmh. Nous reviendrons demain ?
-Sans problème.

La raison de leur présence ici… n’était pas de faire du lèche vitrine, contrairement à ce que l’on aurait pu croire. Les deux chasseurs de primes savaient de source sûre que Langobalt et son équipage étaient présents sur Inu, et qu’une fois leurs ravitaillements et divertissements obtenus dans les villes adjacentes, il viendrait piller cette boutique. Comme tout le monde, ou presque. Ca aussi, la brochure l’indiquait. Ainsi que leurs informateurs.

Car lorsque l’on était détenteur d’une chaussette dédicacée par Freeman en personne, on pouvait accéder à bien des informations utiles pour peu qu’on sache où chercher. Rajoutez-y le fait que Sigurd pouvait maintenant se montrer particulièrement généreux sans que son train de vie n’en soit significativement impacté, et vous obteniez réellement…

Bien des informations utiles.

Comme le fait que Langobalt était un homme aux habitudes très particulières et très carrées. Grand amateur de bonne chère, l’ancien militaire estimait que tout repas digne de ce nom devait être terminé sur un café digestif, et que tout repas digne de ce nom devait tout d’abord être précédé par une mise en appétit exigeante qui prenait généralement la forme de séries d’exercices physiques…

… ou de prises d’actions ambitieuses que l’on pouvait allégrement qualifier de pillage. Ce qui expliquait précisément pourquoi Haylor et Dogaku avaient choisir de visiter la bijouterie en cette belle faim et cette belle fin de matinée. Contrairement au pirate, leurs petits déjeuners étaient des plus solides.

Mais Langobalt…

-Mesdames et messieurs ! Si vous voulez bien vous rassembler au fond de la salle… ceci est un hold-up !

Une dizaine de malabars venaient d’apparaître à l’entrée de la boutique. Tous étaient vêtus à la manière de soldats de la marine, à ceci près que leur insigne de mouette était orné d’une tête de mort, et qu’il s’agissait d’une mouette blanche sur fond noir. Malgré leur air patibulaire, ils étaient d’une propreté parfaite, d’un genre qu’on n’attribuait pas nécessairement à des pirates. Très militaire, en fait. Tous étaient rasés de près, les hommes avaient les cheveux très courts, ou pas loin de, les femmes portaient exclusivement des nattes et des chignons.

Et au cœur de leur petit groupe, on pouvait aisément reconnaître le chef de ce groupe de mutins, l’ancien commodore de la marine : Jérome Langobalt.

C’est en fixant cet homme droit dans les yeux que Sigurd se présenta joyeusement :

-Naaaaan, s’exclama Dogaku, tout sourire. On va faire les choses un peu différemment, si ça ne vous dérange pas. Avant de faire quoi que ce soit à cet endroit, vous allez essayer de vous battre avec nous. Si on gagne, vous allez finir en prison, parce que nous sommes des chasseurs. Si vous gagnez… ben jackpot, la bijouterie est à vous. Qu’est-ce que vous en dîtes ?
-Mesdames, Messieurs, si vous voulez bien…

Une demi-douzaine de pistolets à silex, et autant de mousquets furent instantanément braqués sur Sigurd. La moitié d’entre eux armèrent le chien de leur arme, prêts à faire feu au premier signe suspect. Et tous ces cliquetis mécaniques n’avaient rien d’avenant. Loin de s’inquiéter, pourtant, Dogaku continua.

-Ca m’étonne, quand même. Pourquoi est-ce qu’un pirate-ancien-marine-toujours-correct-pas-si-pourri-très-conciliant s’en prend à une bijouterie ?
-Parce que les temps sont durs, bien sûr. Les affaires commerciales, même underground, ne vont pas très fort en ce moment. Et j’ai un équipage à faire vivre. En plus de moi-même.
-Mmmh. Evidemment. Je comprends.
-Mais… et vous donc ? J’ai beaucoup entendu parler de vous… Monsieur Dogaku. Qu’est ce qui vous a poussé à vous faire mercenaire ? Chasseur de prime ?
-Ooooh, vous me connaissez ?
-Bien sûr. J’ai beaucoup entendu parler de vous. Ainsi que de votre compagne. Mademoiselle Evangeline Haylor. Enchanté.

Sur ces paroles, toutes les armes de la bande de pirates se redirigèrent vers la jeune femme. Sans surprise ; des deux chevaliers de Nowel, très réputés dans les environs du pays de Luvneel, c’était elle qui, de loin, était connue comme étant la plus dangereuse. Et à très juste titre. Sigurd, lui, n’était guère menaçant. Simplement plus bavard, et beaucoup plus habile. Dangereusement plus habile. Mais pas du tout sur le même plan.

-Ehm… je préfèrerais que vous pointiez tous ces trucs autre part que sur elle, s’il vous plait. Genre sur moi, si vous voulez. Mais s’il venait à arriver quelque chose à ma miss, je serais dévasté.
-C’est vous qui vous vous êtes jetés en travers de nos pattes, remarqua galamment le marine.
-Ouais, on a une assez mauvaise conception de ce qui est raisonnable, en ce moment. Mmmh. Bon. Mettons qu’on recule gentiment très très loin en arrière, et…
-Sigurd, vous faîtes absolument n’importe quoi, objecta la demoiselle.
-Ouais, j’ai jamais été bon pour être bref et efficace. Vous voulez prendre la main ?
-Je veux surtout en finir, oui.
Et vous, continua-t-elle en faisant darder une vingtaine de ses chaînes en direction du groupe de renégats. Je vous préviens d’office. Si vous veniez à faire quoi que ce soit à mon compagnon, je vous arracherais les membres uns à uns avant de vous étrangler avec et de faire griller le tout pour nourrir les corbeaux. Lâchez vos armes, et rendez main-te-nant.

Personne ne se décida à faire feu. Et les gerbes de flammes qui se dégageaient d’entre les doigts d’Evangeline ne donnaient pas spécialement envie de s’en prendre à elle. L’idée était surtout que s’ils ne parvenaient pas à l’abattre sur le champ, c’en serait probablement fini d’eux. Ce qui se disait sur le compte de la jeune femme, de la sorcière, de la plus terrible magicienne du pays de Luvneel, était autrement plus inquiétant que ce qui se disait sur n’importe quel autre pirate de cette mer du globe. Et quand on voyait ce que ces monstres étaient capables de faire, on ne pouvait que craindre ce dont elle était capable.

Aussi, Langobalt lui-même chercha à temporiser l’action.

-Sérieusement. Je trouve que vous ne faîtes vraiment pas chasseurs de primes. Pourquoi faîtes-vous donc ça ? Vous êtes beaucoup plus connus dans les affaires. Même moi, un pirate, j’ai lu des choses sur vous. Alors que je ne trempe pas du tout dans ce milieu.
-Mmmh… rhooo, la flatterie. Ben j’avais jamais entendu parler de vous perso, mais comme on est effectivement novices, on a encore la faiblesse de nous renseigner et… euh… globalement même raison que vous, en fait, continua Sigurd de plus loin. On a besoin d’argent, on fait ce qu’il faut pour en avoir. Pas forcément pour vivre, mais plus pour faire tourner nos trucs. On a envie de faire plein de trucs. Mais il faut de l’argent. Du coup… et comme on arrive à un moment où être de gentils travailleurs ne paie plus les efforts consentis… ben on s’met à tricher.
-Mmmh. Ca n’est pas votre faute, appuya l’ex commodore. Le gouvernement n’a jamais été très habile pour ces choses-là.
-Ca j’avais bien remarqué, ouais. Ou alors c’est nous qui nous y prenons comme des pieds. Mais j’ai du mal à y croire. On nous a dit que c’était beaucoup plus facile de faire du chiffre sur GL, mais… genre ouais, quoi. Soit c’est défiscalisé comme pas permis, soit c’est juste un gros gag pour inciter les gens à peupler ça. Aucune idée. Ca peut pas être rentable.

Langobalt considéra son adversaire d’un nouvel œil. Il aurait voulu pouvoir désamorcer la situation sur un simple échange, quitte à devoir se rétracter posément si les deux chasseurs refusaient de simplement laisser tomber l’affaire. Il n’avait pas vraiment envie de tenter quelque chose sur Haylor. Mais si les choses se présentaient vraiment comme ça…

-J’en conclus que vous ne nous laisserez pas partir tranquillement, même si nous décidons de ne rien faire du tout ?
-Et vous avez complètement juste. Comme quoi on peut vraiment joindre l’utile commun à l’utile personnel, hein.
-Mmmmh… les choses seront bien difficiles, dans ce cas… vous ne nous laisserez pas le choix.
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Sigurd Dogaku
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Sam 12 Déc 2015 - 12:45

-C’est pas comme si vous alliez laisser le choix à vos victimes, donc à partir de là… m’enfin, déclara-t-il à sa compagne. Je vous propose que l’on commence, continua-t-il en l’enlaçant.
-Il était temps.
-Pfffff, c’est pas comme si on était bien pressés…

Lui répondant d’un sourire, la jeune femme rapprocha son visage, passa sa main sur la joue, le nez et les lèvres de l’autre. Ses doigts glissèrent enfin jusqu’au front de Sigurd, puis elle adressa un ultime regard aux pirates. Un regard moqueur teinté, amusé et malveillant.

Alors, elle leva le bras bien au-dessus de sa tête, claqua des doigts dans un grand geste théâtral.

Et sur l’instant, la salle entière disparut dans les ténèbres. Engloutie par des fumigènes. De la fumée artificielle qui dévora l’espace.

Tous les pirates firent feu d’un seul concert, dans une grande salve meurtrière tournée vers la position des chasseurs.

Mais les Nowel n’étaient plus là ; Sigurd avait pris soin de se catapulter, avec Haylor, à une dizaine de mètres sur leur gauche, usant d’un de ses revolvers à munitions spéciales dont le seul intérêt était de propulser son tireur sur une distance invraisemblable. Dogaku grogna de douleur en percutant une pièce de mobilier servant à exposer les bijoux ; sa comparse se dégagea de lui et se mit à quatre pattes la tête à même le sol pour essayer de discerner des choses en deçà de sa purée de poids. Comme toujours, l’air pur restait au plus près du sol, même si on n’y voyait pas grand-chose non plus. Les ex-marines avaient beau être perdus, on pouvait constater que leur discipline militaire leur permettait de garder leur calme et leurs cerveaux. Eux aussi s’étaient rapprochés du sol pour échapper aux rejets des coquillages fumigènes d’Evangeline. Il ne restait donc plus qu’à la sorcière de tous les capturer avec ses rets pour mettre un terme à tout ceci. Ceux-ci se diffusèrent immédiatement, remontant le plancher en ondulant comme des serpents.

Et pour cela, elle n’avait pas besoin de voir pour y arriver. Depuis le temps qu’elle tricotait des toiles inexpugnables avec ses chaînes, Haylor avait appris à être très sensible à leurs nuances, et à les visualiser dans l’espace rien qu’en se fiant à l’écho épidermique qu’elle avait de leurs ondulations. Elle ne palpait pas l’espace en agitant ses appendices, mais parvenait pourtant à avoir un retour de ce qui arrivait à ses filins. Et puis, elle se souvenait surtout de là où elle les envoyait.

Les premiers cris ne tardèrent pas à se faire entendre, de même que plusieurs chocs suivis d’exclamations de douleur, assez caractéristiques d’un corps ligoté qui venait de perdre l’équilibre. D’autres intonations, victorieuses, suggéraient plutôt que certains marines avaient réussi à trouver un moyen de venir à bout de ses lianes. Ce qui était assez curieux, et totalement inhabituel. Mais la main rassurante de son partenaire se posa sur son épaule, et elle se boucha aussitôt les oreilles en sachant ce qui allait maintenant se passer. Une série d’explosions, six en tout, avec à chaque fois Sigurd qui faisait feu de son revolver. Ses balles en caoutchouc ricochèrent dans les rangs adverses et causèrent sans aucun doute de gros dommages à ces malheureux.

Tout était très facile. Bien sûr que c’était le cas. Ils n’auraient jamais pris le risque, sinon.

Et malgré cela…

-RANKYAKU !

Une gigantesque lame d’air éventra les ténèbres, balayant la boutique d’une bourrasque qu’on pouvait ressentir de partout. Plongé dans le noir, Langobalt avait frappé au hasard, selon ce qui lui semblait être le plus grand axe libre de disponible : en plein là où Haylor et Dogaku se trouvaient initialement. Et ce faisant, il créa un gouffre béant dans la fumée.

-Oh merde… bon bah deuxième salve, grommela Sigurd en faisant feu à nouveau.

Il vida son second revolver, puis entreprit de faire la chose la plus désagréable qui soit : recharger. Une balle après l’autre, à la main. Un exercice à priori simple, mais qui s’avérait ridiculement délicat quand on prenait en compte les deux principaux impératifs de la manœuvre : la précision du geste, et le temps qu’il prenait. Heureusement, cette fois, le couvert de l’obscurité le dissimulait à la vue de tous, et ils venaient de semer suffisamment de chaos pour lui offrir assez de temps pour ça.

Mais pendant que lui chargeait son arme et qu’Haylor tenait tout le reste à l’écart, Langobalt continuait de balayait l’espace de son rokushiki. Et à chaque impact des bourrasque contre n’importe quel paroi, l’appel d’air en résultant continuait de forer dans les ténèbres. Aussi Sigurd fut contraint de s’interrompre à mi-chemin, avec seulement deux balles dans sa deuxième arme. L’ex-commodore était maintenant dangereusement près, et son sabre de marinier n’indiquait rien de bon.

-RANKYUAKU !
-OH QUE NON !

Bang. L’ex-commodore Langobalt recula précipitamment, manquant de peu d’être atteint par l’une des balles. La lame d’air qu’il venait d’envoyer se retrouva anéantie par le projectile de Sigurd, qui cadrait maintenant son second tir. Alors, le pirate s’abrita précautionneusement au détour d’un muret, jetant mécaniquement un coup d’œil au point d’impact avant de réfléchir à ce qu’il pourrait bien faire.

Dégainer à son tour et lui rendre la politesse, par exemple. Alors, Longobalt empoigna son propre pistolet à silex, se glissa dans le recoin du muret, et…

-Mauvaise, très mauvaise idée !, s’écria Dogaku.

… se révéla fugacement pour ouvrir le feu. Tirer une balle, et se replier. Le chasseur de primes avait tiré en même temps, sans atteindre sa cible. En apparence, du moins.

Si le pirate avait su que Sigurd avait fait feu sur le projectile qu’il venait de tirer pour le dévier de sa trajectoire, et qu’il était parvenu à le faire, il aurait très certainement prit peur.

-Au fait, je peux faire de chouettes trucs avec ça. Vous voyez le mur juste en face ? J’vais tirer dessus, faire rebondir la balle, et si vous êtes là où j’pense j’vais vous pourrir le derrière. Deal ?

Tout se passait trop vite. Langobalt n’eut même pas le temps de comprendre ce que venait de fanfaronner l’autre que déjà, la terrible balle vint s’abattre sur lui. Le pirate eut tout juste le temps de voir le projectile éclater le mur à sa gauche, et lui revenir dessus en venant se fourrer dans ses côtes, provoquant la douleur. Il se plia sous le choc, étouffa un long gémissement, mais ne flancha pas : la balle n’avait pas pénétré ses chairs, et il avait déjà eu pire.

De l’autre côté du rebord, le chasseur ne s’arrêta pas.

-Alors, z’en dîtes quoi ? Touché, pas touché ? J’ai entendu qu’un seul rebond, ça doit vouloir dire que c’est touché il me semble ♫

Sigurd n’obtint pas de réponse, et il n’insista pas. Lui-même à genoux derrière une étagère, il prit le parti de se retrancher un peu plus loin, derrière une colonne de pierre qui constituerait une meilleure protection en cas de riposte. Il en profita également pour recharger son arme, délestée de trois balles, la moitié du chargeur. Les cartouches partaient vite, il restait vigilant.

De ce que le chasseur avait pu voir, Langobalt portait quatre pistolets sur lui. Pour le temps que prenait une telle arme à recharger, une vingtaine de secondes entre les mains d’un expert, il avait tout son temps. Il lui en restait trois. Il ne les gâcherait pas, mais Sigurd pouvait les dévier : il suffisait de ne pas se faire prendre par surprise. Restait juste à pouvoir l’approcher sans courir de danger. Et le sabre du pirate restait dangereux. Les autres marines avaient commencé à se replier en n’abandonnant personne, mais pouvaient toujours intervenir en faveur de leur officier. Mais ça, c’était très gérable… pour Haylor.

-Bon. On lui déboule dessus comme des brutes, ou bien ?
-« On » ?
-Booon, c’est plutôt votre partie, ouais. D’un autre côté, pas envie qu’il vous crible de balles, donc je passe devant pour le calmer ou pour les dévier. Z’en dîtes quoi ?
-Essayez plutôt ça, répondit la miss en déroulant ses chaînes.

D’un geste de la main, elle intima à ses liens de sortir de sa manche, pour s’enrouler méticuleusement sur le tronc de Dogaku. Près de trente secondes plus tard, tout le torse du jeune homme était recouvert de maillons d’acier noués les uns sur les autres, qui rampaient les uns sur les autres à la manière de serpents métalliques. Mais même ainsi, il ne se sentait pas trop alourdi : les câbles d’Evangeline s’efforçaient de ne pas trop se reposer sur le jeune homme, et se maintenaient en l’air de leur propre chef.

Ou de celui de celle qui les manipulait, plutôt.

-J’ai l’impression d’être un petit soldat de ferraille, et que vous jouez aux marionnettistes avec moi, tiens. Ou que vous me tenez en laisse, selon.
-On pourrait essayer…
-Meh. On rigolera plus tard. Langobalt ♫ ? On arriiiiiiiiive ♪

Fort de sa nouvelle armure, Dogaku s’avança jusqu’à l’abri du pirate, prêt à faire feu au moindre signe de danger. Lorsqu’il passa le recoin, pourtant, il n’y avait plus rien. Ni personne.

-Rhoooo putaaaaiiiiin ! Il s’est tiré, ce con !, geignit le chasseur.
-Il n’allait pas attendre qu’on finisse gentiment… mmh.
-Merde ! Vite dehors !
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Sigurd Dogaku
Sigurd Dogaku
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Dim 13 Déc 2015 - 1:14

Et Sigurd s’élança, suivi de près par Evangeline qui était encore reliée à lui par ses câbles. Les deux chasseurs contournèrent les étagères emplies de joyaux et filèrent vers la sortie, à la recherche du pirate disparu. A peine le pas de la porte passé, pourtant, que Sigurd s’écrasa, fauché par un coup de sabre monstrueux asséné par le pirate. Si les chaînes de la miss n’avaient pas été là, il aurait fini avec une plaie béante et mortelle en travers du torse. Au lieu de ça, il se retrouva écrasé contre le sol.

Langobalt se permit un pouffement satisfait. Le malaise qui gangrenait son estomac se ratatina sur le champ.

Il n’était pas condamné à perdre. Ses adversaires avaient des atouts effarants, mais aussi des points faibles très exploitables. Il avait ses options. Battre ses adversaires, ou fuir après les avoir retenu suffisamment longtemps pour être sûr qu'ils ne les rattraperaient pas. Ses hommes étaient partis devant, avec pour ordre de préparer le navire.

-Je ne vous ferais pas non plus de cadeau, Dogaku.

Naturellement, le militaire brandit son arme pour frapper une nouvelle fois. En face de lui, Sigurd dégaina un autre revolver de sous sa veste. Et fut assez rapide pour tirer avant que la lame ne frappe.

Le choc en fut spectaculaire. Ça n'était pas une balle normale. Tout se jouait sur un recul absurde, et une poussée inégalable. Jérôme fut éjecté à dix mètres en arrière, et Dogaku parcouru la même distance dans l'autre direction. Mais lui retomba sur ses pattes, contrairement au militaire qui atterrit les quatre fers en l'air.

Le temps que Langobalt se relève, Sigurd avait changé son arme, et fait feu à nouveau. Mais pour cette fois, le pirate était prêt.

-TEKKAI!

Et sans surprise, la balle lui ricocha dessus sans rien lui faire. Ça n'était pourtant pas n'importe quoi: elle s'était écrasée contre sa pomme d'Adam.

-RANKYAKU!

Le temps que le capitaine arme sa jambe et la balance, Haylor avait compris ce qu'il comptait faire. Et réagit en conséquence. Ses chaînes soulevèrent son partenaire à une dizaine de mètres au dessus du sol, soit bien au dessus de la lame d'air lancée sur lui. Et en dessous de lui, elle déploya plusieurs nuages qui s'étalèrent pour lui créer une grande plateforme. Il était maintenant hors de portée... à priori.

Le pirate arma encore sa jambe pour frapper. Sigurd le prit pourtant au dépourvu, le gratifiant d'une balle dans l'entrejambe. Mais ça aussi, le militaire s'y attendait.

-TEKKAI!

Et à vrai dire, sa réaction était aussi prévue.

-BOULES DE FEU!

Tous ces adeptes du rokushiki commençaient à déteindre sur Evangeline. Elle n'aurait jamais trouvé de bon goût de s'exclamer à chaque manoeuvre, mais eux étaient si fiers de leurs techniques, et si irritants à en hurler le nom, qu'elle ne pouvait s'empêcher de les singer hargneusement. Surtout quand ses atouts à elle surclassaient complètement celles de ses proies.

Le tekkai était complètement inutile contre les flammes. Il était même dangereux de ne pas chercher à esquiver. Mais les armes d'Haylor étaient très lentes, alors que lui pouvait devenir tellement rapide...

-SORU!

En un instant, l'ex commodore se retrouva à quelques mètres en biais de la sorcière, hors de la trajectoire des flammes, prêt à frapper.

-Grimpez maintenant!

Du haut de son perchoir, Sigurd pouvait tout voir. Toujours relié à sa compagne avec les chaînes qui l'enlaçaient, il agrippa celles ci de toutes ses forces. Pas pour tirer. Seulement servir d'appui.

D'un claquement de doigts, Haylor rembobina ses câbles, se tractant vers le haut. Le criminel bondit pour la toucher, mais en pure perte: la miss se retourna en balançant ses jambes au dessus d'elle, pour se suspendre comme une araignée. Elle était tout juste hors de portée. Il s'en fallait de quelques mètres. Une poignée.

Et il avait moyen de les obtenir.

-GEPPOU!

Les deux chasseurs écarquillèrent les yeux en entendant ceci. Haylor poussa un cri strident lorsque le sabre s'abattit sur elle, la balançant comme une pauvre piñata inoffensive. Les chaînes de la sorcière avaient spontanément amorti le choc, entravé le combattant, engloutit le tranchant de l'arme. Mais le contact était resté terrible.

Une seconde fois, Jérôme bondit pour attaquer. Plusieurs rets de nuages et d'acier tentèrent de l'écarter, mais il pu faire avec. Evangeline couvrit le choc avec ses avant bras ; l'arme poussa tout de même jusqu'à son torse.

Et maintenant qu'il était aussi bien placé, le pirate ne s'en arrêterait pas là. Il marcha en arrière, brandit la pointe de son sabre, et chargea en avant pour embrocher son adversaire. Il allait en finir.

Il aurait voulu le faire, du moins. Mais lorsqu'il s'élança, sa cible fusa vers les hauteurs en un instant. Une explosion tonitruante accompagna le mouvement.

Sigurd venait de se catapulter en l'air sur une dizaine de mètres. Entraînant son amie avec lui. Il se retrouva perdu au dessus du vide, atteignit lentement son point d'apesanteur, senti ses entrailles se remplir de terreur, et...

Bascula vers le vide.



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Sigurd Dogaku
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Lun 14 Déc 2015 - 10:18

Pour s'écraser deux mètres plus bas, au milieu d'un tas de gaz duveteux fraîchement créé. Même dans l'improvisation et le chaos total, Haylor avait vite réagit.

Langobalt, en plein air, se retrouva intercepté par une douzaine de tentacules qui le cadenassaient de toutes parts. Il tenta de se dégager en bondissant vers le sol, et força tellement qu'il parvint à tracter les plateformes d'Haylor de plusieurs mètres vers le bas. Elles auraient d'ailleurs cédé si l'autre ne les renflouait pas en continu.

Une fois à terre, le pirate se retrouva cueilli par trois projectiles distincts. Et successifs.

Deux balles de Dogaku, qui contribuèrent à le plaquer contre le sol. Il ne posa qu'un genou.

Ensuite, Sigurd lui-même. Evangeline l'avait balancé sans rien lui demander comme un pendule, il décida de faire avec. Et usa de tout son élan pour asséner un coup de pied magistral à leur primé. Ou essayer de le faire, du moins. Haylor le fit passer à un bon mètre sur la gauche du capitaine, et il n'ajusta rien. Le temps que Sigurd reprenne son arme et face feu, l'autre s'était déjà solidifié. Le temps qu'Eva en fasse de même, l'autre n'était déjà plus là.

Pendant quelques instants, les chasseurs hésitèrent. La sorcière remonta son comparse à ses cotés, tout en scrutant les alentours. Ils ne le voyaient nul part. Leur champ de vision balaya tour à tour les rues, les toits, le ciel, les quelques attroupements bien à l'écart, les patrouilles de marine hésitantes.

Dix secondes s'écoulèrent. Trente. Et une minute.

Une minute passée à regarder frénétiquement les alentours, en pure perte de temps.

-PUTAAAAAIIIIIIN!
-MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FAÎTES LÀ?! MAIS RENDEZ VOUS UTILES, BON SANG! OUI, JE PARLE DE VOUS! LA MARINE!

Sigurd bouillonnait. En partie parce qu'ils s'étaient complètement ratés. Aussi parce qu'ils avaient pris bien trop de coups. Par rapport à ce qu'ils attendaient, et par rapport à ce qu'ils se permettaient. Et pire que tout, il était convaincu que les choses auraient pu être pires. Facilement pire.

D'un autre coté, Haylor avait raison. Tout aurait pu être beaucoup plus facile, et ils avaient fait ce qu'il fallait pour que ça le soit. Comme à chaque fois qu'ils intervenaient, ils avaient prévenu la marine avant d'agir. Question de bon sens. Un simple coup de téléphone et plusieurs patrouilles pouvaient aussitôt converger pour leur prêter main forte.

En l'occurence, pourtant...

-Bande de... pffff...

S'il n'était pas hors d'haleine, Dogaku aurait sûrement hurlé des marées d'insultes aux spectateurs impuissants qui s'agglutinaient de plus en plus aux alentours. Comme toujours, à chaque combat fini, la vie reprenait son cours. Mais épuisé, il ne pu rien faire d'autre que de tout laisser tomber. A commencer par son corps, étalé à plat ventre sur le lit nuageux. Il n'avait pas la moindre envie de relever la tête pour regarder sa partenaire, qui était tout aussi penaude que lui. Ca n'avait rien à voir avec le combat facile et la victoire rapide qu'ils avaient attendu, et dont ils avaient l'habitude. Ils avaient pris beaucoup trop cher et...

-Vous allez bien?, demanda-t-il par pur réflexe en oubliant toute déconvenue.
-NON.
-...

Evidemment. Avec une pomette gonflée qui arborait une sombre couleur bleue, elle ne pouvait pas être de bonne humeur. Sigurd lui-même avait pris quelques coups qui le lançaient encore. Au torse notamment.
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Dim 24 Jan 2016 - 1:59



Le pirate avait fui. C'était son plan depuis le début, bien sûr. Il aurait bien éliminé ses attaquants avant de le faire, mais toutes les occasions avaient été manquées les unes après les autres. Et trop attendre devenait dangereux.

D'un seul Soru, Langobalt s'était éclipsé hors de la vue des deux chasseurs, et avait serré les dents bien fort en priant pour que la marine ou n'importe quel observateur ne parvienne pas non plus à faire le lien. Ce qui avait marché, visiblement. Alors, le pirate avait contourné les rues les plus peuplées, et commencé à courir comme il l'avait rarement fait ces derniers temps.

Il était épuisé, son corps le torturait. Mais dans l'urgence, il parvenait encore à trouver l'énergie de faire ça.

Ce que les Nowel et lui-même ignoraient, c'était que leur combat ne serait pas le dernier de Langobalt pour aujourd'hui. Conformément à ce que les chasseurs martelaient, la marine était presque exclusivement constituée de soldats qui n'intervenaient que pour combattre des adversaires à leur niveau. Pour limiter les risques. Ce qui était somme toute on ne peut plus normal, mais menait vite à des situations exaspérantes. Comme celle qu'ils venaient de vivre, où des patrouilles armées restaient complètement inutiles face à un pirate trop dangereux, et ne faisaient rien pour que ça change.

Heureusement, la marine elle même avait conscience de ses limites. À vrai dire, toute son organisation était basée sur ce principe. Pour affronter un adversaire puissant, elle n'employait...

-Jérôme Langobalt. Tu n'iras pas plus loin.

... que des soldats puissants.

-MERDE.

C'était précisément ce que le pirate espérait éviter. L'autre raison pour laquelle il avait voulu fuir et abandonner son larcin avant même d'entamer le combat avec les deux autres. Il avait deviné que s'ils n'agissaient pas très vite, l'officier supérieur en charge de la garnison viendrait l'intercepter.

-PUTAIN DE MERDE, ET IL FALLAIT QU'ON TOMBE SUR TOI!

Et celui ci avait le mérite d'être particulièrement puissant. Le colonel Mortimer, de la garnison d'Inu Town.

-SORU!

Langobalt tenta de s'échapper. Mais en pure perte. Il était épuisé. Il avait trop lutté. Haylor et Dogaku avaient donné leur maximum, et lui aussi. Il avait tellement usé de ses techniques que son soru ne pouvait plus vraiment en être un. Le colonel le rattrapa sans mal, et posa son énorme poigne sur l'avant bras du pirate qui n'y pouvait plus rien. Une courte lutte s'engagea entre les deux hommes ; lutte qui s'abrégea aussitôt lorsque Mortimer usa de son aura de renforcement pour faire plier le pirate. Et ce dernier n'avait plus l'énergie de se débattre, ni même de rager à voix haute ou de geindre en maudissant ce jour. Le colonel le menotta les quatre fers en l'air, aplati sur le ventre, pour le clouer dans cette position grotesque.

Et rapidement, d'autres soldats vinrent à leur tour, pour clôturer son acte.

C'était fini pour lui.
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Dim 24 Jan 2016 - 2:33



-Tout ça c'est VOTRE FAUTE! Je vous ai dit qu'on l'attaquait tout de suite! Et vous vouliez FAIRE LE MALIN COMME D'HABITUDE. On ne discute pas chez les pirates, et encore moins pour PERDRE L'AVANTAGE. Et il nous a bien eu. On aurait dû le garder à l'intérieur, c'était bien mieux pour nous!

Sigurd se contenta de répondre en... détournant la tête. Elle n'avait pas été beaucoup plus performante que lui sur cette affaire, mais il n'avait pas vraiment envie de jouer à se jeter la pierre à tour de rôle pour rendre le tout encore plus détestable. Et s'ils l'avaient prit par surprise pour en finir immédiatement, les récompenseurs et le karma cosmique auraient sûrement baissé sa prime en prétextant un zéro de trop dans l'imprimerie.

Et sur cette seule pensée, Sigurd se dit qu'il était décidément bien idiot s'il parvenait encore à se faire ce genre de blague dans ce genre de circonstances.

-Et ce n'est pas le moment de faire de l'humour, bon sang! On aurait pu SE FAIRE TUER!

Cette fois, Dogaku lui jeta un regard curieux. Est-ce qu'il était si prévisible?

-Bien sûr que oui, je lis dans les pensées! Et je trouve sérieusement que... je commence vraiment à... dire complètement n'importe quoi.

Elle avait l'air de devenir folle, effectivement. Que pouvait-il donc faire? La prendre dans ses bras pour essayer de l'apaiser? Ça n'était pas du tout leur genre, il pourrait aggraver les choses. Une remarque amusante? Probablement une bonne idée pour se faire tuer. Rester à ne rien dire sans prendre de risque? Vraiment de loin la solution la plus facile. Et c'est ce qu'il décida de faire, pendant que l'autre commençait tout juste à s'en vouloir de devenir infecte sous la colère.

Le naturel fini pourtant par revenir. Comme à chaque fois qu'ils se trouvaient sur un nuage, Sigurd avait fini par s'allonger à coté d'elle, posant sa tête sur une des jambes de sa comparse. Et en moins d'une minute, ils s'étaient tous les deux désamorcés.

-Laissez tomber. On a merdé et puis c'est tout. Au moins on s'en est pas trop mal tirés. Ça aurait pu être pire. À moins que j'ai raté un truc... vous allez bien?

Elle avait dû se calmer. Elle prit tout de même une grande inspiration pour lui répondre.

-Plutôt vexée que quoi que ce soit d'autre.

Autre silence, une autre hésitation. Mais elle reprit.

-Désolée pour... eh. Et vous?
-Je crois que ça va aller. Mais des papouilles sur le visage pourraient aider. Je peux?
-Pas le moral pour ça, non.
-Rhaann. Et me voilà super déçu.

-J'ai plus envie... de me poser aussi, fit-elle en s'allongeant tout contre lui.
-Oh. C'est très sympa aussi, ouais...
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Dim 24 Jan 2016 - 3:47


Les marines ne voyaient pas ce qui se passait sur le nuage. Au bout de quelques minutes, pourtant, un officier décida de prendre contact. Juste au cas où.

-Vous allez bien?
-Non! On est dégoutés de s'être faits avoir comme des bouffons.
-Et ça fait maaal! J'ai l'impression de m'être fait piétinée par un dodo géant.
-Euuh... on a un toubib, si vous voulez être patchés.
-Boah, je crois que ça va pour... euuh... encore que vous avez limite une tête de... je crois que des compresses vous feraient du bien, miss. Et de la glace.
-Une tête de quoi?
-Non. J'ai failli dire un truc très drôle qui vous aurait vexée, donc vais pas le dire.
-Sigurd!


Evangeline se releva. Reprit le contrôle de son nuage, et l'abaissa doucement jusqu'à terre ferme. À peine Sigurd eût-il le temps de se rasseoir, le marine leur annonça autre chose.

-Au fait. Je pense que vous serez content d'apprendre. Ils ont arrêté le pirate.

Et en entendant cela, il n'y avait qu'une chose qui avait retenu l'attention de Dogaku.

Est-ce qu'ils auraient sa prime?

Un regard échangé à sa comparse lui indiqua que rien n'était gagné.
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Lun 25 Jan 2016 - 19:48




-Stricto censu... vous n'avez pas capturé Langobalt.
-Alors vous...

Exactement ce qu'ils ne voulaient pas entendre. Sigurd plissa les yeux d'un air mauvais. Il se sentait suffisamment d'aplomb pour agresser le colonel jusqu'à lui faire cracher ses dents pour la bonne forme. Et à sa gauche, il était sûr d'avoir entendu des grincements métalliques en provenance de sa partenaire. Elle était bien du même avis. Si jamais l'autre avait la bonne idée de prendre cette récompense pour lui...

-MAIS. Vous allez avoir votre prime. Ne vous énervez pas. Je n'ai que de bonnes raisons de vous l'accorder.

Il fallait remettre les choses dans leur contexte. Le colonel Mortimer n'était pas venu leur rendre visite dans cette petite infirmerie de poste de marine pour se moquer copieusement d'eux.

-Vous m'avez fait teeeeellement peur, lui remarqua Sigurd en s'étranglant.
-J'ai failli vous attaquer!, s'insurgea l'autre. On ne fait pas des plaisanteries pareilles!
-Euuh... désolé. J'ai essayé de ne pas faire planer le doute.
-...
-Vraiment failli m'attaquer, ou bien façon de parler?
-Vous ne voulez pas savoir, je vous l'assure.

Le colonel les regarda d'un air suspicieux, mais décida finalement de ne rien dire. Ils allaient protester, ça n'en finirait pas. Alors, Sigurd reprit.

-Tant mieux. Parce qu'on a fait un bon quatre-vingts dix pourcents du boulot face à pépère, et qu'on a en prime eu la délicatesse de prévenir la marine que y'allait avoir du grabuge. Tout ce qu'il faut pour limiter la casse.
-Et je suis très heureux que vous ayez fait ça.
-Merci. Exactement ce que je voulais entendre, se réjouit Dogaku. Manquerait plus que la marine incite les chasseurs à faire de la merde irresponsable en leur refusant leurs sussucres quand ils la jouent réglo.
-Euh... c'est un comportement que je souhaiterais encourager, oui.
-je n'en doute pas, continua-t-il, guilleret.
-Hmm.
-Vous vouliez autre chose?
-Je ne... euh... laissez tomber.

Il venait de donner sa parole, il aurait voulu les remercier, mais...

Décidément, les gens cupides le répugnaient. Aussi fit-il le choix de repartir, sans rien demander de plus. Il n'avait pas envie. Et c'était peut être pire que ça. Allez savoir pourquoi, le grand éclat de rire qui ne tarda pas à retentir dans son dos l'irrita légèrement.
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Sigurd Dogaku
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Lun 25 Jan 2016 - 19:50






-Booooooon. Je crois qu'on va passer une bonne soirée, en fait. Je sais pas vous mais moi, je me sens bien mieux.
-Hihihi... je vois bien ça.
-Et puis, c'est vrai qu'on ne s'est pas si mal demerdés que ça, face au pirate. Vous trouvez pas?
-Bien sûr.
-J'ai adoré la tête qu'il a fait quand vous avez lancé des boules de feu sur son tekkai. Haha, le pauvre gars. Ils sont tous tellement fiers de leurs machins. Et au final on les dégomme comme pas permis.
-Mh mh.
-Et quand je lui ai tiré une prorata à bout portant? C'était pas monstrueux comme dégagement?
-C'était très bien.
-Et on a fait trop fort avec les chaînes, aussi. Le coup vous me déplacez, je vous sers d'appui, les chaînes me couvrent, je vous dégage en me balançant moi même... ça faisait pas trop mal d'être tractée d'un coup, d'ailleurs?
-Moins désagréable qu'un coup de sabre.
-Arf. À ce propos, d'ailleurs... j'crois qu'on a eu les yeux trop gros, cette fois. Les mecs à trente millions, ça commence à piquer. On devrait faire plus bas la prochaine fois. Les types à deux mille dorikis, c'est moins violent.
-Sigurd?
-Ui?
-Je suis vraiment contente aussi de tout ça, mais... je crois que j'aimerais bien dormir. Je suis finie.
-Oh. Sûr. Aucun souci.
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