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Ella Sutero : Portrait du Mystère.

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Ven 4 Déc 2015 - 22:06



Une fois, j’ai rencontré une enfant pas comme les autres. En fait, elle mendiait dans un café. Elle devait avoir 8 ans ou 9 ans et de belles boucles brunes, mais elle avait une manière bien à elle de mendier. Elle s’arrêtait devant quelqu’un, ou plus souvent devant un groupe de personnes et commençait à réciter un poème, à chaque fois elle en sortait un totalement différent du précédent. Quand elle est arrivée à ma table, elle a récité : '' Chaque soir en sortant de chez moi, je découvre une guerre en train d’exploser… Mais devant la dépendance de mes parents aux drogues, je promets de toujours trouver le moyen de vivre mon enfance et de nourrir mon innocence. »

Elle est simplement partie, sans attendre de l’argent de ma part ! Je n’ai jamais su dire si elle m’a raconté sa vraie vie ou bien une histoire quelconque…

Quelque temps après, je me remémore une douleur ineffaçable... Ella, 19 ans. Célibataire. Je hais tellement ce mot « célibataire » que j’aimerai parfois le rayer du dictionnaire. La société me tue, ma propre mère me tue chaque jour. Elle veut que je me marie rapidement. Elle dit vouloir me voir
heureuse, mais moi je suis heureuse ainsi, je n’ai pas besoin d’homme pour l’être, j’ai juste besoin qu’on me laisse tranquille. J’ai souvent l’impression que tout le monde parle de moi, que tout le monde me pointe du doigt… Mais ils ne peuvent pas comprendre, personne ne le peut, ils n’ont pas vécu ce que j’ai vécu. Je ne l’ai jamais dit à personne parce que j’ai tellement honte… Quand j’avais 10 ans, j’ai été victime de pédophilie et je n’arrive pas à m’en remettre. Il était le meilleur ami de mon père et il a abusé de moi, j’ai encore tous les événements qui passent en boucle dans ma tête, je n’arrive pas à oublier, c’est plus fort que moi. Ce monstre est mort aujourd’hui. Mais ma douleur n’est pas morte avec lui.

Une leçon de vie inattendue... Un jour, j’étais avec mon fils de 4 ans dans un parc et croyez-le ou pas, il m’a donné une grande leçon de vie, à moi, sa propre mère. Il jouait tranquillement dans une balançoire alors que moi. J'étais assise sur un banc un peu plus loin en train de le regarder. A ce moment-là, je reçu un denden-call de mon boss à cause d’un travail que je devais rendre le lendemain. La conversation finie, je redirigeais mon attention sur mon fils Mizukawa, mais il avait disparu. Je couru jusqu’à la balançoire totalement paniquée par sa soudaine disparition, mais il était juste là, au pied d’un toboggan et il tenait une petite fille de son âge dans ses bras. La petite pleurait à chaudes larmes, alors j’ai doucement dégagé Mizu pour voir ce qui s’était passé. Elle avait le mouchoir dentelle de mon fils- auquel il tenait énormément et ne pouvait aller nulle part sans- autours du genou. Je m’apprêtai à lui crier dessus mais je me retiens et pris le mouchoir. La petite fille avait une égratignure qui était caché par le mouchoir. Mizu avait sacrifié son bien le plus précieux pour aider une petite fille… Dès qu’il put, il revint vers elle pour la tenir dans ses bras. J’ai eu un moment de transe où je me suis sentie tellement stupide avant que je ne reprenne mes esprits et cherche les parents de la petite.


Ma mère : mon trésor. Nous étions jumeaux et il était le préféré de mes parents depuis toujours. C’était lui qui recevait les meilleurs cadeaux, lui de qui on s’occupait le plus, lui qu’on prenait le plus dans leurs bras… J’étais vilain petit canard devant lui. J’ai tout essayé pour capter l’attention mais rien n’y faisait, il n’avait qu’à sourire pour avoir tous les regards rivés sur lui. Je me rappelle le jour de notre 8ème anniversaire, nous étions tous les deux autours de la table devant un énorme gâteau et toute la famille était réunie pour l’occasion. Tout le monde venait embrasser mon frère jumeau et lui souhaiter un joyeux anniversaire et moi je me sentais comme une intrus dans ce décor parfait. Je suis alors sortie du salon où se déroulait la fête et je suis parti me réfugier dans ma chambre pour pleurer, effondrée sur mon lit...



Dernière édition par Mizukawa B. Sutero le Sam 5 Déc 2015 - 6:36, édité 1 fois
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Ven 4 Déc 2015 - 23:01



J’ai rencontré l’amour dans un coin de rue, et ce n’est pas une façon de parler. Je lui ai parlé sans le voir, je suis tombée amoureuse de lui sans le voir. Je ne pourrais pas le décrire mais je sais qu’il est magnifique, ses cheveux sentent la rose… Alors qu’il passait son temps à me regarder, le sourire aux lèvres. Je devinais quand il souriait et il souriait souvent quand il était avec moi. Un sourire sincère, et ce sourire réchauffait le cœur d’une aveugle comme moi… Il avait toujours la force de se battre, moi pas du tout. Il était ambitieux, moi j’avais perdu tous mes rêves le jour où j’ai perdu la vue dans ce stupide accident. Il voulait me voir heureux, alors que tout ce que je voulais c’était quitter ce monde. Il croyait en l’avenir, moi je n’arrivais même pas à croire à mon présent. Nous étions tellement différents parce que sans lui je serai déjà parti. Et aussi fort soit mon envie de partir, plus fort est mon envie d’être à ses côtés. Je sais que je représente un point noir dans sa vie, mais je sais qu’il est prêt à tout pour me soutenir et rien au monde me faisait plus plaisir que ça.

Il fit un pas qui lui coûta la vie. Il tombait dans le vide, un vide sinistre dans une nuit où personne ne
pourrait l’entendre. La forêt avait déjà enfermé sa beauté pour faire face à la cruauté de la nuit. Pendant sa chute, il ne criait pas, il avait beau être terrifié, il ne montrait guère une nuance de terreur. Il ne voulait pas mourir faible, il voulait montrer que ni la nuit ni personne ne lui faisait peur. Peut-être que la seule chose dont il avait peur était lui-même. Peut-être qu’il méritait bien d’être tombé de cette montagne. Peut-être qu’il voulait inconsciemment disparaître… Mais lui n’était pas de ce genre, lui était fort et rien ne pouvait l’atteindre… Enfin c’est ce qu’il croyait ! Il continuait sa chute et il était inévitable qu’il allait s’écraser au sol dans quelques secondes. Le vent le fit frissonner et emporta sa mémoire loin, très loin, à cette époque où il n’était qu’enfant, la plus belle période de sa vie. Les souvenirs s’entrechoquaient dans sa tête, encore et encore jusqu’à ce que le sol l’accueille à bras ouverts. Peut-être bien les seuls bras qui se sont ouverts pour lui durant toute sa vie. Le dernier
moment, le plus chaleureux…

Et si la lune se brisait ? Il y’a une légende qui raconte que tous les 100 ans, la lune se brise en des milliards de petits morceaux parce qu’elle devenait trop vieille... Et comme la lune est en gravitation autour de la Terre, tous ces petits morceaux nous tombent dessus sans qu’on s’en rende compte tellement ils sont fins, presque invisibles. C’est comme des petites gouttes de pluie, personne n’y prête attention, personne ne lève les yeux au ciel pour admirer le spectacle ! Mais même s’ils le faisaient, ça ne changerait rien. Ces morceaux, dès qu’ils atteignent le sol, tout change et la magie opère…
Les humains leurs poussent des ailes, de belles ailes toute blanches mais puissantes, comme celles des anges et ils s’envolent tous pour reconstituer la lune, tous réunis. Ils finissent en une nuit et retournent simplement chez eux dormir, oubliant tout ce qui s’était passé en se réveillant. Les ailes disparaissent et toute une nuit disparaît avec eux. Les humains se réveillent avec de faux souvenirs, comme si rien d’inhabituel ne s’était passé, et pourtant… !

La solitude du vieux marin. Une musique douce s’échappait d’un vieux escargo-platine qu’un vieil homme d’à peu près 70 ans écoutait attentivement chaque parole, chaque note de cette musique qui lui rappelle sa jeunesse. Il était assis sur un fauteuil que sa femme, 40 ans plus tôt, avait acheté avec sa première paye. A l’époque, elle avait décidé de travailler dans une usine de savon pour l’aider à financer même s’il était contre cette idée. Il était marin quand il en avait encore la force, il ne revenait que quelques jours par mois à la maison.

Il aimait la mer et y avait consacré sa vie avant qu’il ne prenne sa retraite. Il aurait tellement aimé continuer à sillonner les mers parce que rien ne lui était cher ici. Sa femme était déjà morte deux ans auparavant et il se maudissait de ne pas lui avoir consacré suffisamment de temps. Il n’avait pas d’enfants, il était seul… Il voulait revenir à son bateau mais n’en avait pas la force. Il était bien trop vieux pour ça. Il lâchait un sourire et se leva pour éteindre l'escargo-platine. Il partit à sa chambre se laisser tomber dans le sommeil et l’oubli…

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Sam 5 Déc 2015 - 6:51



Quand le soleil se leva, j’étais déjà bien loin de chez moi. J’avais pris la voiture et roulais sans vraiment être sure de savoir où aller. J’avais mal partout et j’avais peur de me regarder dans un miroir parce que je savais que mon état était pitoyable. Aujourd’hui, c’était le comble, je croyais que j’allais mourir entre ses mains. Il m’a déjà battu, mon propre mari, mais je n’avais pas la force de le laisser, je manquais de courage. Cette fois c’était le comble et je n’en pouvais plus, il a été trop violent et le pire dans tout cela, c’est que j’ai cru comme une idiote qu’il était capable de changer, il me l’avait promis un million de fois, et je continuais à espérer ! Les souvenirs de ces événements que j’ai essayé de refouler depuis que j’ai pris la route me revinrent dans un éclat foudroyant. Les larmes commencèrent à dévaler mes joues, ce qui me brouillait la vue. J'avais failli y passer lors d’un visage, raison suffisante pour que je me reprenne et ravale mes larmes. Je n’avais nulle part où aller, je vivais à Inu Town et ma famille était restée à Water Seven, j’étais seule contre le monde…

Ma mamie : mon idole. Ma grand-mère était déjà trop vieille quand je suis née, mais elle était encore en pleine forme, rien ni personne ne pouvait l’arrêter. En grandissant, j’avais appris à connaitre cette merveilleuse femme, surtout parce que ma mère me laissait chez elle toute la journée pour aller travailler. C’était devenu une habitude pour moi. Même quand j’avais commencé à aller à l’école, il n’y avait pas un jour où je ne la voyais pas. Je m’arrêtais chez elle le matin pour lui raconter le programme de la journée, et je passais chez elle encore en rentrant le soir. J’étais spécialement excitée le soir parce qu’elle m’accueillait avec plein de viennoiseries ! Elle s’occupait parfaitement de moi comme elle s’était occupée de ma mère auparavant. Elle était capable de tout et se battait chaque jour pour faire de ce monde un monde meilleur. Elle était généreuse et donnait tout ce qu’elle avait, quitte à dormir le ventre vide et affamée. Elle m’avait appris tout ce que je savais, c’était grâce à elle que je suis devenue une jeune femme comme elle le souhaitait, je suis sure qu’elle aurait été ravie de me voir ainsi. Aujourd’hui, cela fait 5 ans qu’elle est partie, « la mort de dieu » comme on dit. Elle a été forte jusqu’au dernier souffle. Tu me maques grand-mère !


De la vapeur sortait de partout dans cette vaste cuisine où une dizaine de cuisiniers bougeaient dans un rythme fou pour satisfaire les clients affamés. Aujourd’hui, le restaurant était plein à craquer, ce qui était inhabituel, mais il y’avait une exposition tout près et beaucoup de gens décidaient de s’arrêter manger au restaurant. Les casseroles bouillonnaient, le feu brûlait sous les récipients, les aliments cuits propageaient des odeurs à donner la vie à un mort… Les cuisiniers étaient ravis et travaillaient dur. Ils étaient simplement heureux d’avoir la chance de faire ce qu’ils aimaient et ce dont ils étaient doués. Les serveurs entraient et sortaient à mille reprises pour rapporter les plats aux clients. De temps en temps, ils passaient aux toilettes se laver le visage pour rester éveillé et faire disparaître les gouttes de sueur apparues sur leurs visages à force de travailler. Le chef cuisinier était le plus comblé, il passait de cuisinier à cuisinier pour examiner la confection et la cuisson de chaque plat, et repassait encore une fois avant que le plat ne sorte de la cuisine. Aucun détail n’était laissé au hasard, rares sont les fois où ils accueillaient autant de clients, alors il fallait en profiter et donner le meilleur de soi-même. Un restaurent c’est comme une grande maison avec une famille nombreuse, il faut beaucoup d’organisation, chacun doit accomplir sa tâche à la perfection pour que cela puisse avancer !

Ma chère Ella...

Elle traversait le désert d'Alabasta à la recherche d’un peu d’eau, elle voyageait depuis tellement longtemps que même son chameau crevait de soif. Elle brûlait sous le soleil de plomb et son voile la
protégeait à peine. Ils rêvaient de partir loin, très loin et voir de nouvelles régions, de nouveaux horizons, de nouveaux visages… Mais ils moururent bien avant d’avoir eu cette occasion. Le sable qui avait assisté à leur naissance, assista aussi à leur décès. Les années passèrent et Ayour devint une
merveilleuse jeune femme, elle incarnait la femme d'Alabasta parfaite et était admirée par tous. Pourtant, aucune de ses tentatives pour réaliser le rêve de ses parents ne donnera ses fruits. A chaque
fois, elle fuyait la tribu, son chameau pour seule compagnie et traversait le désert à la recherche d’autres terres, mais en vain. Elle finissait toujours par rebrousser chemin, prise de panique de quitter le seul monde qu’elle ait connu, ou bien un des hommes de la tribu portait à sa recherche et la ramenait. Une énième fois elle essayait, sachant pertinemment qu’à la tombée de la nuit, elle serait en route vers la maison. Leur rêve resterait donc toujours un rêve, mais il n’y a pas de faute d’avoir essayé.

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