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Ils foutent vraiment des portes n'importe où... [Pv Aoi Fujita]


Le navire sur lequel avait embarqué Sena venait d’atteindre sa destination après un long moment en mer. Quelle destination qui n’était nulle autre que Saint-Uréa, rien que ça ! Comme depuis le début de son voyage, l’aventurière en herbe s’arrangeait pour embarquer là où elle le pouvait, sans réel but. Accoudée à la rambarde, la jeune femme en bikini rêvassait, le regard vide dirigé sur l’équipage qui déchargeait en contrebas.

« Excuse-moi... Euh... Mademoiselle ? Faut descendre là, on est arrivés... »

La voix d’un membre de l’équipage venu à sa rencontre la tira de sa rêverie. Tel le Timon perché sur son fidèle Pumba, la rouquine se redressa et regarda autour d’elle, l’air perdue...

« Hu ? On est où ? J’veux aller plus loin. J’vais pas redescendre pour remonter après, c’con comme idée, lanterne-chan. ♫ »

D’un geste amical Sena était allée jusqu’à patpat le matelot. Elle lui avait attribué ce surnom car il lui faisait penser à ses poissons avec ce que tout le monde qualifiait de lampe accrochée au bout. Chez lui, c’était sa coupe de cheveux qui rendait cet effet. Une fine tige avec une boule suspendue au bout.

Il nageait en pleine stupidité et n’appréciait pas non-plus son surnom. Son visage devenant écarlate avant d’être encore plus effrayants, gueulant sur la pauvre charpentière qui se dépêcha de prendre ses affaires et descendre à terre. Elle s’était tellement dépêchée qu’au lieu de passer par la rampe, Sena avait sauté par-dessus la rambarde, se prenant le pied sur le bord avant d’atterrir en plein sur une cargaison de fruits.

« Non mais c’pas fini tes conneries ?! T’as intérêt à rembour... Hey ! Reviens ici tout de suite ! »

À la manière dont il lui gueulait dessus, la jeune femme n’avait aucune envie de rester dans les parages et fila. Elle laissa quelques fruits dans son sillage mais eu l’immense joie de trouver une banane logée dans son décolleté. Pour elle qui n’avait rien avalé depuis un moment, cette banane était providentielle bien qu’insuffisante.

Larguée seule, Saint-Uréa se présentait à elle d’après l’annonce du quartier-maître à l’arrivée du navire... Aucune idée de ce qu’était cet endroit ! Une sorte de grande puissance, si elle en croyait les quelques explications données par son grand-père qu’il lui apprenait un brin de géographie. Des leçons bien inutiles pour elle.

Cette ville était immense et grouillait de monde. Rien que le port lui avait semblé largement plus grand que le village sur son île natale. Des rues et bâtiments à perte de vue. De quoi faire tourner la tête de la touriste du jour. Des étals le long des grandes rues proposaient toutes sortes de fournitures, dont des fruits qu’elle ne se fit pas prier pour attraper et croquer durant sa marche.

Elle qui n’avait jamais vraiment eut à payer sur son île, son grand-père ayant ses connaissances ou venant payer plus tard, parfois en échange de services, on ne pouvait pas s’attendre à ce que Sena le fasse.

« Faut payer ma ptite... Eh ?! AU VOLEUR ! ELLE M’A VOLÉ ! »

L’un des marchands avait tout de suite réagi en la voyant poursuivre sa route. D’autant plus qu’il était assis juste à côté. Les autres victimes derrière suivirent le mouvement et crièrent la même chose, commençant à causer une forte agitation dans cette rue.

« J’ai rien fait du touuut ! Ji-Chan passera tout payer plus tard comme d’habitude ! »

Stupidement innocente et tant habituée qu’elle n’avait pas calculé le fait d’être abandonnée à elle-même désormais. C’est presque un acte criminel de l’avoir laissée voyager seule. En plus de la poursuivre, les marchands lui lançaient quelques fruits... À se demander pourquoi on l’accuse de vol si c’est pour lui en donner quand même gratuitement après ! Décidément, le monde était encore plus difficile à comprendre que les entraînements du grand-père...

À force de courir et de bousculer tout le monde, la rouquine finit par se heurter à deux soldats de la Marine en train de patrouiller. Ils se contentèrent d’abord de la gronder pour qu’elle fasse attention mais les appels des commerçants firent radicalement changer les choses. Il fallait qu’elle croise des Marines zélés (ça existe vraiment, ce n’est pas un mythe ?!) voulant régler le souci en lui faisant payer.

Une fois encore, la charpentière se dépêcha de filer pour ne pas finir en prison ! Amusant de voir comme un acte innocent pour elle venait de la mettre dans les ennuis jusqu’au coup. Plus elle courrait, plus cela rameutait d’autres patrouilles. Pour cette raison et parce que son chemin était bloqué, la rouquine se mit à courir dans les ruelles inconnues, regardant derrière pour voir si elle était seule.

Ce moment d’inattention l’empêcha de voir la porte vers laquelle elle fonçait. Elle finit par se crasher dedans, forçant même celle-ci à s’ouvrir à cause de la vitesse. Un vrai brouhaha s’en suivit pour accompagner ses roulades, finissant dans un tas d’ustensiles, au sol et les fesses relevées. Un atterrissage et une posture de haute lignée, la classe et la grâce incarnés.

« Ittaï... C’pas cool de forcer les gens à courir autant. C’royaume est chiant... »

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Ce jour-là, j'étais enfin en repos. Enfin durant la journée, j'étais exempté d'entraînement car Lazare avait des affaires dont il devait s'occuper mais le soir, le restaurant était tout de même ouvert. Je devais donc me rendre plus tôt à mon lieu de travail pour tout préparer. On aurait réellement dit une employée modèle mais j'avais bien sûr refusé au début ! Je m'étais ensuite fait engueulé copieusement et sur le coup de l'agacement j'avais fini par accepter de tout faire avant qu'il ne revienne ce qui signifiait : nettoyer le restaurant, faire la vaisselle de la veille et mettre les couverts.
Je préférais me débarrasser de toutes ces corvées le plus vite possible et donc de les faire le plus vite possible et le plus tôt possible par la même occasion.

- Bon allez, un peu d'entrain.

Mais je n'en avais aucun. J'étais las de toute idée de travailler et me promener dans la ville comme je le faisais avant me faisait désormais rêver. J'avais en quelque sorte perdue cette liberté que j'avais tant recherché seulement pour avoir un travail dont je ne voulais pas énormément.
Je me relevais de mon lit, consciente de l'égoïsme de mes paroles et de leur immaturité latente et allais m'habiller avant de sortir, toujours accompagné de mon arc et de ma cape.

J'avais fini par me fondre entièrement dans cette ville, devenant banal ce qui me chagrinait. Ma magnifique cape rouge n'inquiétait plus personne à mon plus grand malheur . Cependant, la vision de mon arc me permettait d'être toujours tranquille dans la ville et d'imposait un certain respect sur une fille si jeune.
Je ne cherchais pas à être le centre d'attention, seulement d'être crains. Et avoir une arme était extrêmement valorisant dans ce cas là.

Je me rendais sur la place de l'Obelix pour m'acheter ma nourriture avant de me rendre tant bien que mal jusqu'au restaurant lorsque des conversations me firent stopper ma course.

- Mais quel toupet ! Volez de cette façon ! Comme-ci nous faisions des crédits enfin !

- Et elle ne l'a pas fait qu'à toi ! Regarde Bérangère et Richard ! Eux aussi ont été volé, par la même personne.

- Vraiment aucun savoir vivre... j'espère que les marines l'attraperont que je me fasse rembourser !

Quelqu'un avait donc volé ? On aurait dit moi il y avait quelques mois c'était ironique. Mais j'étais tout de même bien plus discrète car je ne m'étais faite prendre qu'une fois. Et j'avais ensuite trouvé un travail grâce à ceci. Mais la personne étant au centre de toutes les discutions chez les marchands semblaient d'être d'une discrétion aussi élevé qu'un tremblement de terre.

J'achetais quelques fruits et me rendis enfin au restaurant sans attendre plus longtemps. C'était certes divertissant d'écouter la conversation des autres mais j'avais un restaurant à nettoyer moi aussi.
Une fois arrivé devant l'entrée principale je fis le tour pour entrer par l'arrière. Mais je n'avais pas besoin d'ouvrir la porte car il n'y en avait plus. Oui oui, plus aucune.
Immédiatement sur mes gardes je sortis mon arc et le bandais, prête à tirer aux moindres bruits. J'entrais dans le restaurant et, évitant de faire le moindre bruit, avançais à pas feutrés. Soudain, un mouvement rougeâtre me fis réagir. Ma flèche partit et se logea dans une pomme. Ce n'était qu'une pomme en-
Une main fait son apparition et je compris que ce n'était pas qu'une pomme. Je me mettais vers la provenance de la main pour découvrir une femme aux cheveux couleurs feu me regarder avec de grand yeux étonnés et innocents, entourée de casseroles.

- Je peux savoir qui tu es ?


Dernière édition par Aoi Fujita le Mer 23 Mar 2016 - 16:43, édité 1 fois
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Le boucan causé par l’entrée violente de Sena avait de quoi réveiller tout le bâtiment, si tant est qu’il était habité. Des étagères étaient renversées et on entendait encore des ustensiles tomber ci et là, en entraînant d’autres dans leur chute. Sonnée et étalée au sol, le moindre mouvement faisait dégringoler les casseroles tombées sur elle. Provoquant un nouveau tintamarre. Si elle comptait échapper aux marines en se faisant discrète, c’était raté.

Grommelant de douleur après sa collision avec la porte, qui heureusement pour elle était ouverte ET s’ouvrait vers l’intérieur, mais aussi pour s’être mangée des poignées de casseroles un peu partout Sena se redressa. Ses oreilles résonnaient encore de tout le tintamarre produit mais une voix aussi était arrivée jusqu’à elle. Le temps d’arrêter de voir des tortues tourner autour de sa tête, la charpentière leva les yeux pour voir qu’elle n’était pas seule dans la pièce.

« Hein ? Euh... Ah ! Moi c’est Sena ! J’étais en train d’courir quand y a une vilaine porte qui s’est mise devant moi. Pourrait faire attention ! »

Pour elle, c’était évidemment la faute de la porte comme si cet objet inanimé avait subitement voulu traverser la rue au moment où la jeune femme ne regardait pas. Aucune chance que ça soit sa faute.

« C’les méchantes mouettes qui m’veulent chai-pas-quoi ! Pis même les gens y m’couraient après en disant des trucs qui sont pas vrais... »

Le pire dans tout ça c’était qu’à voir son air innocent et sa manière de décrire les faits, on pourrait presque croire qu’elle n’a rien fait de mal.

« Et toi en fait, t’es qui ? C’est ta maison ? T’aurais pu la mettre ailleurs... Même pour les piétons faut respecter les priorités ! »

Suite à cette chute, Sena allait longtemps rester sur cette histoire de porte qu’elle aurait aisément évitée en regardant devant elle. Progressivement, la rousse se releva et vira la saleté de sa peau dénudée avant de ramasser son sac qui traînait au sol.

Depuis la ruelle, on pouvait entendre les soldats qui se parlaient entre eux. Certains disaient avoir entendu du bruit d’un côté alors qu’un autre ordonnait de se disperser pour fouiller chaque recoin à la recherche de la fameuse voleuse. Celui qui avait la voix la plus grave, bourrine, faisait partie des deux premiers à l’avoir prise en chasse. Rien qu’à l’entendre à nouveau la voyageuse fit un bond pour se réfugier derrière le dos de l’inconnue tout juste rencontrée.

« C’quoi leur problème à ces cons dans cette ville ? J’leur ai dit qu’Ji-Chan les payerait alors pourquoi y m’foutent pas la paix ? »

Une excellente question ! Le fait qu’on leur dise qu’un papy habitant bien loin viendra les payer devrait être tout à fait rassurant pour les commerçants et forces de l’ordre. Dans quel monde vit-on ? Même plus moyen de manger à l’œil de nos jours. Jusqu’à maintenant, l’idée de devoir réparer ses dégâts ou, pire encore, rembourser la petite porte ne lui avait même pas effleuré l’esprit.
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Elle le faisait exprès, c'était une obligation. Parler d'une façon si enfantin alors que l'on était adulte, car elle l'était cela ne faisait aucun doute, me donnait l'impression qu'elle se moquait de moi. Mais plus elle parlait et plus je me disais que c'était peut-être sa façon naturelle de s'exprimer. Franche et sans ambiguïté. Par contre, je ne comprenais pas l'histoire de la porte et de ces "méchantes mouettes".

J'allais lui poser la question lorsque deux marines entrèrent dans le restaurant.
L'étrangère était cachée derrière moi mais sa taille, bien plus grande que la mienne, ne l'aidait absolument pas. Les marines me fixèrent tout d'abord puis virent la jeune rousse.

- On l'a trouvé !

Ils s'approchèrent de moi et je me mis tout de suite sur mes gardes en attrapant un couteau de cuisine qui trainait la. Je n'aimais pas que l'on m'approche et leur intrusion dans le restaurant ne me plaisait pas.

- Vous sortez. C'est une propriété privée.

Les marines me regardèrent étonnés et je vis du coin de l'oeil leurs collègue arriver. Mais qu'avait-elle fait ?

- Désolée mademoiselle mais cette jeune fille a volé et à refuser d'obtempérer. Nous sommes dans l'obligation de l'arrêter alors si vous vouliez bien vous écarter pour que nous l'arrêtions.

Ils avancèrent encore d'un pas, persuadé que j'allais obéir bien sagement mais je n'en fis rien. Je leurs barrais simplement la route avec mon couteau en main pour qu'il ne l'approche pas.
C'était donc la voleuse... Celle dont parlaient les vendeurs il y avait de cela quelques minutes... Je n'avais pas de temps de m'occuper d'elle pour le moment, les marines qui commençaient à perdre patience devant moi m'intéressaient beaucoup plus.

- Hors de question.

- Et pourquoi donc ?

Un homme à la voix imposante fit son apparition dans la pièce mais je n'en étais pas le moins du monde effrayé. Mais il avait soulevé une question intéressante. Pourquoi ? La raison me paraissait totalement logique : c'était une femme. Il n'y avait pas d'autres raisons, une femme méritait ma protection face à un homme. Mais je ne pouvais pas leur dire ça, ce n'était pas une raison valable pour des brutes comme eux.

- Et bien... je vais payer pour elle !

J'avais sorti cela de but en blanc, sans même y penser mais ce fut la solution qui me parut la plus logique et la plus simple. Payer pour elle la laverait de ces dettes.

- Sais-tu combien elle doit aux marchands ? Entre la nourriture gâché, volé et les pertes il y en a pour plusieurs centaines de berrys.

Ils exagéraient très certainement mais je ne connaissais pas les pertes que pouvait engendrer un vol. Et je n'avais pas beaucoup berry sur moi car je venais tout juste de m'acheter ma propre nourriture. J'étais dans le pétrin et combattre toute une armada de marin ne me semblait pas être l'idée la plus judicieuse qui soit.

- Je prends sur moi !

Une voie émergea du tumulte présent devant l'entrée de la boutique et la personne réussit à se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur. C'était Lazare, ce vieux bonhomme qui à lui tout seul valait ces marines.

- Je vais payer mais veuillez sortir de mon restaurant s'il vous plait.

Et comme pour illustrer ses propos il sortit une bourse pleine de sa poche et en sortit une somme non négligeable qu'il tendit à l'homme à la voix grave.

- Voilà qui devrait amplement suffire.

Les marines sortirent un à un et leur "commandant" les suivit peu de temps après en grommelant, surement déçus de ne pas avoir pu mettre la main sur la rousse. Lorsque tous les marines disparurent Lazare me fixa avant de reporter son attention sur la nouvelle arrivante.

- Bien entendu, tout ceci sera retiré de ton salaire Aoi. Et toi jeune fille, puis-je savoir qui tu es et que fais-tu dans mon restaurant ?
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Comme elle devait s’y attendre, les Marines à ses trousses n’avaient pas tardé à arriver au lieu où la rouquine s’était arrêtée. Ils semblaient bien décidés à lui mettre la main dessus, probablement pour ne pas paraître misérables en ne pouvant pas attraper une petite voleuse. Ça leur en ferait une belle réputation ça, tient ! Pour l’heure, la rouquine ne faisait pas trop la maligne. Enfin si, mais seulement planquée derrière l’épaule de l’inconnue tout en adressant de nombreuses grimaces aux Marines qui lui couraient après un peu plus tôt.

« Z’avez pas l’droit d’être là ! Cassez-vous avant qu’Protection-Chan vous casse la gueule ! »

Dans sa situation, la jeune femme n’avait rien trouvée de mieux à faire que provoquer les soldats qui traînaient. Leurs tronches montraient bien toute la rage qu’ils pouvaient ressentir envers cette effrontée et criminelle. Ses grimaces cessèrent quand le plus baraqué d’entre eux et surement le chef s’avança davantage.

Plus l’homme énonçait les coûts sur l’ardoise de la rousse et plus celle-ci fondait sur place. Ses larcins n’avaient quand même pas coûté si cher que ça ? En fait, c’était surtout le nombre de choses qu’on lui avait lancées ou qu’elle avait bousillées durant sa course qui avaient explosé la note. Et encore, le coût de la porte ici présente n’était pas pris en compte jusque-là...

Sena n’avait déjà même pas de quoi se payer un véritable billet à bord d’un navire de transport alors on imagine bien qu’ils allaient tous pouvoir s’asseoir sur l’idée qu’elle rembourse le tout. Néanmoins, son ange gardien semblait être présent en ces lieux puisque l’inconnue qui lui servait de bouclier humain proposa de payer à sa place. Est-elle complètement folle ou richissime ?!

« Vraiment ?! T’es la meilleure archère-chan ! Puis comme ça t’pourras payer d’la gentillesse à Balourd-kun... »

Quelques rires provenant des soldats derrière le plus baraqué se laissèrent entendre suite à la réponse de la charpentière. Elle ne s’était pas gênée pour lui tirer la langue dans une nouvelle grimace suivie d’un signe V avec ses doigts.

« Anoo... » Commença-t-elle avant de murmure à l’oreille de l’inconnue « J’crois qu’j’ai aussi dû marcher sur quelques étales de marchands... Pendant que j’courais... »

Venant se souvenir de ce genre de petits détails, elle tirait doucement la manche de la jeune femme afin d’attirer son attention. Pouvant ainsi lui parler discrètement, Sena lui décrivit deux ou trois petits détails quant à sa course. En particulier les étals !

« C’même pas moi qui les ai cassés. C’sont les méchantes mouettes qui renversaient tout pour m’courir après en m’traitant de voleuse... »

Leur patience semblait arriver à bout mais quelqu’un d’autre finit par faire irruption sur place. Cette intervention calma d’un coup les élans combatifs de certains. Pendant qu’il négociait, Sena l’observait avec des yeux en étoiles, tel un super-héro. Le tout en s’amusant à venir tirer la joue d’Aoi comme s’il s’agissait d’un jouet élastique.

Quand il s’adressa à elle, sa prise sur la pauvre joue se relâcha d’un coup sec avant qu’elle ne se mette carrément au garde-à-vous. Il en imposait le papy ! Rien à voir avec le sien... Pendant quelques instants, la rouquine observait les Marines commençant à tourner les talons une fois un paiement obtenu... Ce qu’elle trouva alors de mieux à faire pour marquer sa victoire du jour ne fut pas mieux que lancer une casserole à la tête du chef de ce petit commando avant de faire l’innocente en direction de Lazare.

« Et eux quand ils se font tomber des trucs sur la tête on leur dit rien ! Pourraient au moins repayer l’étagère, ces radins ! ~ ♫ »

Elle n’était plus à une provocation prêt maintenant... Malgré la présence du boss des lieux, le chef serait surement passé sur Sena comme un rouleau compresseur sans ses hommes qui s’évertuaient à le retenir.

« Ce n’est pas terminé... Tu vas voir. »

Après un grand sourire, la belle finit quand même pas répondre à la question qu’on venait de lui poser pour la seconde fois en un laps de temps très court.

« Beh ? Comme tout d’suite, j’suis toujours Sena ! Et j’courais quand y a vot' porte qui s’est foutue devant moi... Z’avez des soucis de mémoire par ici ? Vous aussi vous êtes tombés à cause de la porte et avez pris trop d’coups sur la tête ?! »

Pire encore que ne pas savoir si elle était sérieuse ou non, chose fort probable étant donné sa manière de parler. C’était comme si une grande découverte venait de lui apparaître... Pour ne rien arranger, elle passa d’une réponse à côté de la place à une geste qui témoignait pourtant de sa pleine compréhension des derniers événements en s’inclinant devant ses deux sauveurs.

« Merci pour l’coup d’main ! J’savais plus où courir à force et puis c’est Ji-Chan qui a l’peu d’argent qu’j’avais alors... Ben j’pourrai pas vous rembourser ! ♥ »

Difficile de la traiter de menteuse après un tel élan d’honnêteté. Un peu trop même ! L’on pourrait lui envoyer un bon coup de poêle sur la tête que ça n’étonnerait personne. En y réfléchissant un peu, ça n’aurait pas été stupide de garder cette information pour elle, histoire d’éviter de finir à la plonge indéfiniment. Et pourtant, en réalité...

Elle ne savait pas comment s’adresser à eux, comment les remercier non-plus et se contenta de tapoter ses index l’un contre l’autre. Presque minimum durant un moment, la jeune voyageuse devint presque un vrai radar à l’énonciation du fait de se trouver dans un restaurant. Il fallait bien dire aussi que son dernier repas n’était qu’une banane et d’autres fruits...


Dernière édition par Sena Natsumi le Mar 29 Mar 2016 - 14:37, édité 1 fois
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Lazare n'avait pas été la lors de sa première présentation, il était donc logique qu'il ne s'en souvienne pas. Mais elle n'avait pas l'air de s'en être rendu compte et la réaction de Lazare me faisait froid dans le dos : personne ne lui parlait comme ça. Mais il ne fit rien, se contentant de ramasser les casseroles et différents ustensiles que Sena avait fait tomber dans sa chute. En parlant de chute...

Je me tournais vers la porte, détruite tout en me demandant comment avait-elle pu faire pour ne pas s'arrêter avant. Elle semblait lunatique mais sa franchise faisait qu'elle était vraiment attachante. On ne pouvait pas lui en vouloir même si le fait de devoir retirer de ma paye l'argent pour les dégâts qu'elle a occasionnés, ce que j'avais accepté je conçois, mais aussi la porte. Lazare n'allait pas me faire de cadeau, je le savais.

- Ne t'inquiète pas pour ça, comme j'ai dit tout à l'heure Aoi se chargera du remboursement. Toi va t'asseoir pour éviter toute autre catastrophe.

Je soupirais car j'avais vu juste puis regarder Sena qui ne semblait pas comprendre où elle devait donc s'asseoir.

- Suis moi.

Je la dirigeais vers la salle resserré au public et l'installais à une petite table dans le fond du restaurant. Je m'apprêtais à repartir en direction des cuisines mais j'avais envie de rester avec elle. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu une discussion avec une femme. J'en avais besoin.
Je pris la chaise en face d'elle pour m'installer et je la fixais avec une expression neutre. Elle s'empressa de me tirer une nouvelle fois les joues mais je me dégageais, ne supportant pas que l'on me prenne pour une enfant.

Il fallait que je trouve un sujet de discussion mais elle me paraissait si naturelle et simple, dans le bon sens du terme, que je savais que n'importe quel sujet serait une source d'échange avec elle.

- Alors, d'après ce que j'ai compris tu ne viens pas d'ici n'est-ce pas ? Moi non plus, ça nous fait un point commun. Tu étais où avant et pourquoi être venue ici ?

J'entendais les gazinières se mettre en marche ainsi que Lazare couper des légumes ou de la viande. Il devait surement lui faire quelque chose à manger. Ce n'était pas un mauvais bougre, il avait un grand coeur et je savais qu'il lui ferait un plat gargantuesque.
J'espérais qu'elle avait réellement faim mais au vu de ses yeux qui s'agrandissaient et de son ventre qui gargouillait au bruit et à l'odeur je n'en doutais pas. Je rigolais légèrement devant ses réactions si rafraichissante dans cette ville remplie de faux-semblant.
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C’était amusant de voir comme le dénommé Lazare avait tout de suite cerné Sena. Avant même qu’elle ait bougé le petit doigt suite à sa réponse, le voilà déjà en train de lui dire d’éviter de nouvelles bêtises. Des paroles sages, surtout envers elle. Le bazar qu’elle avait causé suite à son entrée fracassante était largement suffisant pour tout de suite se rendre compte qu’il s’agit d’une casseuse. Ou plutôt d’une tête en l’air comme on en voit peu.

Si la directive de Lazare semblait avoir pour but d’éviter plus de dégâts encore et partait d’un bon sentiment, il aurait été surprenant que les choses se déroulent sans accrocs. La jeune femme hocha la tête positivement mais ne fit qu’un seul pas avant de se prendre les pieds sur une pile fragile d’ustensiles qui traînaient. Perdant l’équilibre, Sena tenta de se rattraper au meuble le plus proche. À la place, sa main heurta une planche de travail qui, après lui être tombée sur la tête, laissa les couteaux se planter au sol autour d’elle...

« Go... Gomenasaï ! » Dit-elle en rougissant mais riant bêtement « C’pas passé loin... ~♫ »

Plus de peur que de mal. Elle se releva avant de suivre Aoi en direction de la salle de restaurant, regardant le décor autour d’elle le temps d’arriver à la table où on l’installa. La rouquine se laissa tomber sur la chaise, lourdement malgré le type d’établissement où elle se trouvait maintenant. C’était à croire qu’une bonne étoile veillait sur elle... Poursuivie il y a peu parce qu’elle prenait des fruits sans permission, voilà qu’elle était maintenant dans un restaurant...

« C’est chouette chez toi ! Mais... C’pas un peu con d’avoir autant d’tables ? Ça prend d’la place pour rien... Mhm... »

La jeune femme n’avait pas tout de suite percuté qu’elle se trouvait sur le lieu de travail de son interlocutrice et non à son foyer personnel. À sa manière de se frotter l’arrière de la tête en riant, on comprenait que les fils dans sa tête venaient quand même de se brancher. Heureusement que ce petit moment gênant se retrouva rapidement remplacé par les paroles de la seconde femme.

« Mais t’vis quand même ici ? C’pas ton papa alors l’grand monsieur qui pose les mêmes questions qu’toi ? »

Généralement les moments de discussions n’étaient pas le fort de Sena, n’ayant à vrai dire jamais trop pratiquer avec d’autres que ses deux seuls proches. Rien qu’en la regardant on se rendait vite compte qu’elle n’avait pas dû aller souvent au restaurant, assise de manière plutôt grossière et affalée contre le dossier. Après avoir autant couru, on fera comme si c’était exceptionnel...

« J’viens d’South Blue ! Enfin non, c’des conneries ça... C’pas d’là que j’viens mais c’est là qu’j’ai grandi et... »

En parlant, la rousse s’était redressée pour finir cambrée, reniflant l’air comme un chien sur la piste de quelqu’un. Les bruits du travail en cuisine ne l’avaient pas vraiment frappée mais l’odeur de nourriture par contre, c’était une autre histoire. Comme une girouette, ou un radar plutôt, la charpentière était dirigée vers l’entrée de la cuisine. L’estomac dans les talons, elle serait capable de manger n’importe quoi et son ventre semblait du même avis d’après les gargouillements incessants.

« Gué... Euh... Nya... ~ J’suis arrivée ici avec un bateau, y voulait pas aller plus loin. C’quoi exactement ici ? On m’a dit que c’était un Royaume mais j’ai pas vu d’chevaliers, c’nul ! »

Saint-Uréa n’était ni sa destination voulue ni celle de son choix, arrivée ici par un malheureux hasard en négociant un trajet avec le premier transport venu.

« Moi j’veux aller apprendre à construire des navires comme une pro, pas faire d’la course à pied avec des gens qui crient tout l’temps... Parait qu’c’est à Water Seven que j’pourrai apprendre. Mais j'sais pas où c’est non plus... »

La rousse avait pris une petite moue en disant ça. Elle était complètement larguée et sa destination choisie avait de quoi créer des moqueries. Comment pouvait-elle espérer atteindre Water Seven si déjà ici elle se mettait dans les ennuis jusqu’au cou...

« Toi c’est Yaoi, d'après l'monsieur, c’est ça ? T’es gentille en tout cas, j’t’aime bien ! ♥ Mais fait attention, y a plein de trucs qui trainent dans la cuisine... Y pourrait ranger un peu l’monsieur quand même ! »

Ou à la place acheter une meilleure porte pour empêcher les furies simplettes de débarquer à l’improviste et tout chambouler... Entre chaque mots on pouvait entendre et voir Sena qui reniflait la bonne odeur. Évidemment, elle ne se doutait pas encore que ça puisse être pour elle...
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Je m'étais mise à rire aux éclats en l'écoutant parler tant ses propos me semblaient farfelus.
Des chevaliers à Saint Urea ? Et pourquoi pas des chats en petites culottes tant qu'on y était ? Ca n'avait certes rien à voir mais pour moi cet exemple était tout aussi aberrant.

Elle n'avait donc pas voulu venir ici par choix, elle y avait été contrainte et je ne pouvais en aucun cas l'aider, encore moins pour aller à Water Seven. Elle semblait tout de même débrouillarde derrière son caractère assez étourdi, je ne m'en faisais pas du tout pour elle.

J'avais eu un sourire crispé en l'entendant prononcé mon nom. Ce n'était pas la première fois, on pouvait se tromper mais je n'appréciais pas franchement.

- A - Oye pas Yaoi. En tout cas merci, je n'allais pas te laisser te faire arrêter par ses méchantes mouettes quand même. Ah et puis non ! Lazare, le grand monsieur, n'est pas mon papa, juste mon employeur. C'est un restaurant ici.

Je me mettais à employer ses propres mots car ils me semblaient assez comiques et vrais. Je la vis sourire de toutes ses dents, prenant sans doute conscience de l'endroit dans lequel elle se trouvait et je me dis une nouvelle fois qu'elle était vraiment magnifique.
Une beauté naturelle vraiment rafraichissante. Mais pas très fute-fute.

- Par contre, le restaurant était rangé impeccablement avant que tu ne casses la porte. Tu as fait tomber les ustensiles dans ta chute c'est tout. C'est moi qui range tous les soirs donc je peux t'assurer que je dis la vérité.

Je l'avais légèrement mal pris qu'elle puisse dire ça puisqu'elle était l'unique fautive mais je ne pouvais pas être en colère contre elle. Je ne pouvais pas être en colère contre une femme tout cours. Dans la limite du raisonnable bien sûr.

Elle s'apprêtais à me répondre lorsque quelqu'un sorti des cuisines, un énorme plat entre les mains. Sena se retourna pour observer ce qui venait à elle est ouvrit de grand yeux en comprenant.
Lazare déposa le plat en face d'elle et elle continua à fixer celui-ci avec des yeux brillants. Si seulement tous les clients pouvaient être comme ça en recevant un plat...

- Cadeau de la maison. Tu ne sembles pas au meilleur de ta forme, un bon plat te fera le plus grand bien avant que tu ne reprennes la mer.

A peine fut-il partit qu'elle se mit à dévorer le contenue de l'assiette avec vigueur.
Du riz, des légumes, de la viande, tout y était. Une odeur d'épice absolument succulente émanait des aliments, tous cuit à point. De quoi donner l'eau à la bouche de n'importe qui.

Lazare revint à notre table pour me donner une assiette plus petite remplie de fruits divers et variés.

- Merci.

- Pas de quoi.

Sena sembla prendre conscience du nouvel arrivant et leva la tête de sa nourriture.

- Ah oui merci M'sieur ! Vous m'sauvez la vie, si vous saviez depuis combien d'temps j'ai pas mangé un si bon plat ! Vous êtes fortiches à la cuisine on dirait pas, par contre niveau rangement c'est pas ça...

Elle ne semblait pas avoir comprit ce que j'avais dit tout à l'heure et je me mis à sourire. Lazare, à mon grand étonnement, souriait lui aussi tout en s'éloignant, n'ajoutant rien à ses propos. C'était extrêmement rare comme situation.
Il faut dire que n'importe qui ne pouvait que fondre devant quelqu'un comme ça. Ou être exaspéré au choix.
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Même si tout ne s’était pas déroulé dans le plus grand des calmes depuis son arrivée dans ce lieu, le hasard et la chance des ignorantes accompagnaient visiblement Sena. Quelle aubaine que la porte qui s’était dressée sur sa route l’amena directement dans les cuisines d’un restaurant... Peut-être qu’une bonne étoile veille sur elle après tout, allez savoir ! Pas facile toutefois de se concentrer sur ce qu’on lui disait quand une si bonne odeur venait lui titiller les narines si régulièrement, même si quelque chose la frappa.

« Pourquoi c’vide, si c’t’un resto ici ? »

Mine de rien, la question était bien trouvée. Il est rare qu’un restaurant reste soit vide mais peut-être cela avait un rapport avec l’heure. Quelle heure pouvait-il bien être, d’ailleurs ? N’ayant rien pour lui indiquer l’heure, ses longues traversées eurent vite fait de désintégrer le peu de notions du temps qu’avait la charpentière avant son départ.

C’est assez facile de perdre ses repères en mer, surtout quand on voyage dans des conditions très discutables. Combien de fois la journée ne lui paraissait pas si avancée en heures pour qu’on lui dise qu’en réalité la matinée n’était même pas encore à son terme ?

« Nya ! C’est shuper bon ! C’est l’vieux qu’à préparé ça tout seul ? Putain l’es doué l’papy ! ♥ »

Avec Sena, on ne sait jamais si on doit prendre ce qu’elle dit comme un compliment ou comme un reproche. Là encore, la jeune femme semblait surprise par la prouesse du cuisinier, d’une certaine façon, sans pour autant lésiner sur les compliments. À la vitesse où elle engloutissait son repas, les mots étaient déjà bien superflus...

Plusieurs fois, la charpentière voyageuse répondit de manière aussi distraite qu’incompréhensible à cause du nombre de bouchées qu’elle s’enfilait en même temps. Un bruit sourd à l’extérieur la saisit au moment où elle avalait la fin de son assiette, manquant de s’étouffer et ne devant son salut qu’à l’eau à portée de main qu’elle se dépêcha d’engloutir.

« Pfuuuuuuuuuuuh !! Pourquoi y crient comme des abrutis, ceux-là ? C’t’encore les méchantes mouettes ? Y ont vraiment qu’ça à foutre... »

Hors du restaurant, la Marine semblait commencer à s’agiter. Trop éloignée de la vitre et ne l’ayant même pas regardée, la rouquine ne vit pas que l’un des responsables était celui qui lui avait donnée la chasse avant d’être gentiment expulsé par Lazare.

S’en sortir aussi facilement après l’agitation causée aurait effectivement été trop beau mais qui se serait attendu à un tel résultat ? Les Marines étaient revenus comme on s’y attendait et interrogeaient brutalement les passants pour savoir s’ils n’avaient pas aperçu quelqu’un correspondant à la description de Sena.

« J’crois que des clients attendent que t’ouvres, Oji-san. ~ »

Innocemment, elle s’adressait à Lazare revenu vers la table. C’était à se demander quel genre d’éducation avait reçu la demoiselle pour traiter son hôte qui la nourrissait de « grand-père » bien que ça soit fait de manière polie.

Malgré tout, elle lui était très reconnaissante pour ce qu’il faisait pour elle. La protéger après qu’elle ait mis sa cuisine sans dessus dessous et la nourrir à l’œil... De bonnes personnes existaient quand même dans ce monde de brutes et ça, c’était encourageant !

« Dites, dites ! C’pas chiant d’squatter un si grand endroit et faire toujours la même chose ? Z’avez jamais pensés à partir ? »


Comme si l’agitation à l’extérieur causée par les Marines en plein excès de zèle et préparant leur contre-attaque, Sena abordait un sujet à la fois très simple et très complexe en même temps.

Elle était rassasiée et ne pensait pas qu’on puisse se sentir si bien après un repas, aussi succulent soit-il ! La rouquine allait pourtant devoir s’y habituer puisque sa destination n’était clairement pas à côté de la porte...

Au dehors, les mouettes, comme elle dit si bien, étaient en train de se rassembler et attendaient le signal. À moins qu’elles se demandaient s’ils n’étaient pas abusés de lancer un mini-assaut sur un restaurant visiblement encore fermé à l’heure actuelle...

Hors RP:
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