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Le cimetière souterrain

John, en pleine campagne contre Teach, venait de quitter la scène principale pour rejoindre les galeries sombres d’un souterrain. Sous le cimetière de Thriller Bark semblait s’étendre une réseau de tunnels complexe, c’était tout du moins l’analyse de John. Les galeries apparaissaient être pensées pour passer précisément sous les tombes, ce qui indiquait une potentielle activité peu recommandable. Mais le mercenaire ne savait que trop bien que les activités du malvoulant étaient rarement recommandables.

Plongé dans une quasi-obscurité, John avançait à pas feutrés. Il entendait au-dessus de lui les clameurs des hommes de manière sourde. Il reniflait fortement, son nez étant encombré par tant de poussière. Sous son pied, il sentait une terre tassée, signe de passages récurrents. Ses mains glissaient sur des parois irrégulières mais stables, ce qui démontrait un véritable travail de charpente. A intervalle régulier, il touchait des lanternes de fer forgé qui servaient probablement à illuminer les galeries, mais pas de traces de bougies ou d’huiles sur celles-ci. Finalement, après avoir tâté la septième lanterne, il était tombé sur un morceau de cire potentiellement allumable. Il craqua une allumette en expirant longuement. La mèche s’embrasa, délivrant une lumière chaude éclairant plusieurs mètres de galerie.

Le sol commença aussitôt à bouger et John retira son pied droit alors que la terre devenait plus friable. Une tête émergea, sorte de croisement entre un rat et une taupe. La bestiole attrapa le mollet de John, le renversant en arrière. Une autre bête fut régurgitée du sol, sa tête non loin de l’œil droit du cow-boy. La bestiole lui lança un regard presque moqueur avant d’essayer de le prendre à la gorge. Mais une balle lui transperça la gorge. La seconde bestiole, affairée à dévorer le cuir de la botte, fut elle aussi tuée.

- Saloperies de bestioles ! Foutue île de dégénérés !

Toujours sur le dos, le tueur reprit lentement sa respiration. Son colt reposait sur son torse qui s’élevait à rythme régulier. De la terre tomba alors sur son visage. Regardant le plafond, il remarqua que la terre devenait de plus en plus friable en de multiples endroits. Sautant sur ses jambes comme si le diable allait se mettre à ses trousses, John commença à courir. Derrière lui, les bestioles tombaient comme tombent les flocons sur Drum. En quelques secondes, une vingtaine de ces démons s’étaient lancés à ses trousses. Des hurlements stridents le poursuivaient mais il ne jetait pas de regard en arrière, tout au contraire il courait à travers les tunnels en regardant droit devant lui. Régulièrement il passait devant des parois qui commençaient à trembler, sur un sol qui gonflait comme une bulle gazeuse. Et inévitablement émergeait à la fin une nouvelle bestiole qui grossissait les rangs de ses poursuivants.
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En quelques minutes, une véritable meute de petits rats le poursuivait. Ils étaient tellement nombreux qu’ils se marchaient dessus et semblaient presque devoir se superposer. Le bruit de leurs pas, de leurs cris, devenait assourdissant. John commençait à souffrir de cette course sans but.

- Peste soit ces nuisibles !

Il courait toujours, dans une semi-obscurité qui le faisait tantôt trébucher, tantôt ralentir. Accoutumé à ce degré de luminosité, il parvenait à avancer avec suffisamment de rapidité pour ne pas être rattrapé. De temps à autre, un rat parvenait à sortir de terre sous son pied et lui mordiller la cheville, mais sa course effrénée envoyait toujours l’importun valser vers une cloison.

Finalement, il commença à percevoir un rayon lumineux au loin. Optant pour la technique de tout bon survivaliste, mais aussi de ton bon insecte qui se respecte, il suivi cette lumière avec une sorte de confiance aveugle. Sa tenue grise commençait à prendre des allures de tenue de mineur tant elle était recouverte de terre. Sa joue béante avait prit son lot de poussière et ses gencives en étaient devenues noires. Avalant la distance, il parvint finalement à une section extraordinairement large. Le tunnel devenait une sorte de conduit circulaire d’une dizaine de mètre de diamètre, rugueux et très irrégulier. Au loin, la lumière devenait blanche tant elle était puissante. Derrière lui les cris avaient changé de tonalité. Se retournant finalement, John constata que la meute freinait totalement sa charge. La première rangée, posture en arrière, voulait stopper le flot qui dorénavant la poussait. Finalement tout s’arrêta et les bestioles disparurent toutes, soit firent elles demi-tour, soit creusèrent-elles rapidement un trou pour quitter l’endroit.

John souffla un instant. Il alluma une cigarette et joua subrepticement avec la bague en or qu’il avait au doigt. Il profita de cette pause pour inspecter l’endroit.
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Le tunnel était gigantesque et semblait avoir été taillé manuellement.

- Quand une meute s’évapore miraculeusement, c’est qu’il y a un prédateur plus dangereux dans le secteur…

Il reporta son attention sur le bout du large tunnel dont émanait la lumière vive.

- Quoiqu’il en soit, je ne retourne pas dans cet enfer. Mieux vaut un gros qu’une multitude de petits. Espérons seulement qu’il ne s’agit pas d’une meute de gros…

Tout en devisant avec lui même, il avançait vers le bout du couloir. Il arriva dans une sorte de vaste salle, un demi dôme de terre. Au milieu trônait une multitude de cierges de dimensions inégales, le dôme était assuré par une charpente complexe. John avança, piqué par la curiosité. Il y avait là un bric-à-brac indéfinissable. Cela ressemblait davantage à une gigantesque quincaillerie qu’à une grotte souterraine sise sous un cimetière. On trouvait des piles de vêtements, des amas de montres à gousset et autres bijoux, des tas de bottes, de ceinturons, d’armes en tous genre, de billets de banque, même un respectable monceau de dents en or. Plus loin, un large cratère était jonché d’os humains, de crânes, de bassins éclatés, de fémurs rongés.

John affichait une moue dubitative.

- Mais qu’est ce que c’est que ce délire !
- Mais qu’est ce que ça peut vous foutre ?
- Que ? Hein ?

John se retourna tout en dégainant un revolver. A trois pas de lui se trouvait un homme vêtu d’un long manteau noir.

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Il avait le visage et les vêtements poussiéreux. C’était un barbu trentenaire mince mais musculeux. Il tenait en main une pelle à la lame acérée. Peu expressif, son regard noir indiquait clairement qu’il n’aimait pas être dérangé par des arrivées impromptues.
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- Z’êtes chez moi ici.
- Il y a que je suis tombé mon brave.
- Oh, sans déconner ?
- Ne jouez pas au plus malin, vous voyez ce que je veux dire. Juste qu’avec l’attaque sur le cimetière, la terre a commencé à se fendre par endroits.
- Bordel, ça va me filer du travail supplémentaire… Mais, quelle attaque ?
- Vous êtes pas au courant du bordel au-dessus ?
- J’ai l’air ?
- Teach est attaqué par le capitaine d’Armada.
- Bon sang, ça va encore creuser des tombes sur des kilomètres cette affaire.

Le fossoyeur resserra sa main sur le manche de sa pelle.

- Une minute. De quel côté tu es mon brave ?

John comprit rapidement qu’il fallait jouer serrer.

- De l’empereur bien évidemment !
- Ah oui ? Demanda le tunnelier, suspicieux.
- Pour sûr !
- Quel est le général du Sud ?
- Slurg !
- Du Nord ?
- Ganon ! Clama John, remerciant intérieurement le briefing de Wilson avant l’assaut.
- La métayère ?
- Méphora !
- Bien...

Il reposa tranquillement sa pelle sur l’épaule. Et lança une gourde au visage de John.

- De l’eau.
- Merci.
- Ça chauffe là haut alors ?
- Comme tu n’as pas idée.
- D’la chance de pas t’être fait dévoré par les rats du coin.
- J’ai couru comme un sourd.
- Bah justement, faut arrêter de courir. Ils sont aveugles les petits, complètement, ils se basent sur les tremblements.
- Merde si j’avais su…
- Bah, ici t’es en sécurité. Ils ne s’aventurent pas près de la tanière.
- Bonne chose… Bon bah c’est pas tout ça ! Tu peux me conduire à la sortie ?
- Ouais.

John passa devant le fossoyeur mais fut arrêté par sa pelle qui rencontra son torse musculeux.

- Juste une dernière question.
- Oui ?
- Comment je m’appelle ?

Un silence lourd s’instaura, un échange de regards et le fossoyeur abattit sa pelle sur John qui recula. Aussitôt plusieurs balles furent tirées par le pistolero mais elles ricochèrent sur le plat de la pelle.

- Je me disais bien que c’était étrange. Tous les hommes de Teach rêve de voir cette caverne. C’est là que je ramasse tous les corps enterrés pour les dépouiller et remonter le butin à Teach.

John cracha au sol, agacé d’avoir été découvert si près du but.
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- Serait pas plus heureux de les dépouiller avant de les enterrer ?
- Y’a que Teach aime bien les enterrer vivants et avec leurs frocs sur eux.
- Serait pas plus heureux de les enterrer à poil ?
- Ça va le pervers ici ?

John ne répondit que par un sifflement terrible.

Une seconde rafale de balles fut tirée mais elle fut une nouvelle fois parée par la solide pelle. Le fossoyeur commença alors à courir vers John, parant chaque balle à l’aide de son arme de fortune. Arrivé à hauteur de son homme, il délivra un coup capable de fendre un taureau en deux. John esquiva habilement et tira de nouveau sans guère de succès. L’homme de Teach était rigoureux et n’offrait pas d’angle de tir respectable. Une nouvelle succession d’attaque emporta une partie du pantalon de John et lui entama la chair. La pelle ensanglantée dansait autour du cow-boy, prête à le décapiter à la moindre erreur.

John, plutôt que de reculer, avança alors sur son homme et lui délivra un coup de genou formidable qui l’envoya voler dans les airs. Il retomba lourdement sur la pile de bottes crasseuses. Repoussant les chaussures, furieux, le fossoyeur émit un hoquet de surprise en voyant que John l’avait une nouvelle fois suivi et s’apprêtait à lui envoyer un coup de poing puissant. Sa mâchoire se décala sous l’effet du coup et il roula sur plusieurs mètres.

S’appuyant sur sa pelle, il parvint à se relever, chancelant. Il laissa apparaître un sourire narquois. Ses dents étaient ensanglantées et il cracha un long filet carmin qui s’éparpilla en gerbes sur le sol boueux. Il mit la main sous son tee-shirt noir et en ressorti un sifflet sombre et longiligne.

- On va voir comment ça se passe avec papa.
- Oh ! On appelle son papa. Petit fils à son papa, hahaha.

Il siffla. Le bruit était aigu et s’insinua dans tous les couloirs adjacents. Quelques longues secondes s’écoulèrent sans que personne ne bouge. Le sol commença alors à trembler et une sombre silhouette cavala à travers un tunnel adjacent.

- Merde…
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Le tunnel était presque bouché par la forme qui progressait à pas rapides. Finalement, c’est le même genre de bestiole qui émergea dans le dôme. A la différence que le rat-taupe devait faire dans les quatre à cinq mètres de haut pour une dizaine de long. Il devait peser sa tonne sans grande difficulté et arborait quatre incisives de la taille d’un homme.

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L’animal hurla et une odeur fétide de corps putréfié se répandit dans la zone. Le fossoyeur s’approcha, flatta le cou de la bête et grimpa sur celle-ci. En effet, une selle de cuir était aménagée sur le dos du monstre et en guise de sangle, la selle était reliée à des anneaux plus larges qu’un torse qui s’enfonçaient dans une peau constellée de poil.

Le spectacle était à la fois terrifiant et pittoresque, on ne voyait pas souvent ce genre de montures à la surface.

- La cible est plus grosse. Notifia John avant de décharger ses deux colts sur l’animal.

Les balles rebondirent sur sa peau comme si elles étaient faites de caoutchouc. Le fossoyeur ne put réprimer un rire devant ce spectacle.

- Tu attaques un empereur et tu ne maitrises pas le Haki ? Cette bestiole ne peut pas être vaincue par un homme qui n’a pas l’armement dans son répertoire.

John pesta et rengaina ses colts. Finalement, la meute était peut-être moins dangereuse que le gros. Il chercha du regard un moyen de se défendre mais la monture débuta sa course, bavant en grande quantité, voyant en John un repas encore frétillant, une chose rare ici. Le fossoyeur délivrait des coups de pelles sur le dos de son animal de compagnie et dirigeait légèrement l’entreprise à l’aide de longues rênes. Impossible d’éviter l’animal, John se fit happé la jambe. Les incisives tranchantes s’enfoncèrent profondément dans son mollet. Remuant la tête la bestiole secoua son repas dans tous les sens. Elle relâcha finalement son étreinte pour envoyer John s’enfoncer dans un mur adjacent.

- Tu veux jouer avec ta proie hein ?

John effectua un garrot avec sa ceinture et chercha une nouvelle fois un moyen de régler cette difficulté. Peine perdue, l’animal fonçait déjà sur lui tel un rhinocéros en mal d’affrontement. Il fut une nouvelle fois balayé comme une brindille et vola dans un coin du dôme. C’était probablement la zone d’outillage du fossoyeur, il y avait là tout l’attirail du petit minier : pelles, pioches, poutres de renfort, gants, bottes, meules, dynamite, caisses de nourriture, eau de source en gourde, quelques bouteilles d’alcool.

Mais John ne voyait qu’une seule chose, une magnifique chose, longue et cylindrique, rougeoyante comme le soleil couchant. C’était une promesse de salvation, c’était une promesse de victoire ; et il avait le nez presque collé dessus.
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Derrière lui, les pas lourdauds de la bête indiquaient qu’un nouvel assaut allait survenir. John mit la main à la poche, se plaça sur le dos tandis que la bouche béante de l’animal commençait à descendre sur lui. Par-dessus, il entendait le fossoyeur.

- Finissons-en ! Tue, tue !

John enfonça alors son bras dans la gorge de l’animal qui recula légèrement surpris. Ce mouvement fut suffisant pour lui permettre de désengager son bras et sauter sur le côté.

La gorge du rat explosa alors et de la fumée émergea aussitôt de sa bouche. C’était une fumée noire qui sentait bon la poudre et le feu. John venait de plonger un bâton de dynamite dans la gorge de l’infortuné « papa ». La douleur le fit se cabrer et le fossoyeur tomba de plusieurs mètres de haut. Sa colonne sembla émettre un bruit désagréable mais personne ne saura jamais s’il était mort à cet instant. En effet, dans la panique, l’animal marcha copieusement sur le fossoyeur, l’écrasant dans un bruit désagréable de craquement.

Une nouvelle fois, le Cow-bow cracha du sang. Il se releva finalement pour s’approcher du fossoyeur. Non loin de là, le monstre était couché sur le côté.

- Coriace la bestiole !

Il se pencha sur le corps aplati de son adversaire.

- Jamais vu un connard si habile pour éviter les balles !

Alors qu’il était penché sur son ennemi, une ombre massive s’éleva derrière lui.

- Hoho…

Le monstre n’était aucunement mort, il ne semblait pas même blessé. Toujours de dos, John n’osait pas se retourner, se remémorant l’indication du fossoyeur « ils sont aveugles ». L’animal bouscula John qui tomba dans la boue. Il commença alors à dévorer son ancien maitre avec méthode.

- Ah ce n’est que cela !

John profita donc du spectacle, contemplant avec quelle efficacité l’animal déchirait les membres, ôtait la chair des os, recrachait méthodiquement les parties qu’il n’appréciait guère. Le spectacle dura ainsi quelques longues minutes, temps durant lequel John se remémorait ce combat. Tout en voyant le bras du fossoyeur balloter dans les airs, il remarqua que lorsque le bestiau s’était élancé sur son repas, celui-ci ne bougeait pas.

- Holà, holà…

John songea que le fossoyeur avait spécifié que les petits étaient aveugles. Et plus il raisonnait, plus il en venait à la conclusion que rien n’indiquait un pareil déficit dans la version adulte. Il manqua de s’étouffer lorsque, le repas terminé, l’animal tourna aussitôt la tête vers lui.

- Et bien… Pas de Haki, dynamite inefficace mais par l’intérieur. Mon bon Holliday, tu viens juste d’avoir le privilège de voir avec précision comment tu allais être dévoré…

John posa son chapeau sur le sol à côté de lui et regarda une dernière fois ses colts dont il caressa les crosses. L’animal n’était plus qu’à quelques centimètres de son visage, John ferma les yeux. Il sentait encore cette odeur putride mêlée à l’odeur du sang frais. La peau de son visage fut alors submergé d’une bave gluante et une surface rugueuse entra répétitivement en contact avec sa joue.

John manqua de s’étouffer et tomba à la renverse.
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L’animal plongea pour suivre le mouvement et continua à lécher le malheureux cow-boy qui parvenait difficile à parler.

- Que- ma- en- allo- st- sto- STOP !

L’animal se stoppa net et recula de quelques pas, il semblait au comble du bonheur.

John n’était plus qu’un amas de bave gluante. Et déjà l’animal se reporta en avant pour lécher à nouveau à grand coup de langue sanglante.

- MAIS ENFIN ! ALLONS ! ALLONS ! BLEUARG ! ASSIS ! ASSIS !

Cette fois l’animal recula et posa son large postérieur sur le sol.

- Mais ma parole ! C’est que l’animal à l’air de porter sa fidélité d’une bien singulière manière ! Enfin, au moins ne suis-je pas mort…

Il se releva, ôta la bave autant qu’il le pouvait, attrapa son chapeau qu’il replaça sur son crâne et reporta son attention sur l’animal. La bête attendait avec patience. John haussa les épaules, attrapa un large sac de toile et commença à y fourrer tous les objets de valeur : dents en or, liasses de billets, bijoux, montres.

- Messire fossoyeur, j’imagine que vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que je prenne quelques petites choses n’est-ce pas ?

Une fois son office réalisé, il avait sur l’épaule un sac d’une belle taille. Il harnacha le sac à la selle de l’animal et lui flatta l’encolure comme l’avait fait précédemment le fossoyeur.

- Je devrais peut-être éviter de trop copier le précédent cavalier…

Il plongea son regard dans l’œil rougeaud et massif de sa monture.

- Bon, qu’importe !

Et il s’installa sur la selle.

- Alors voyons… On monte !

La bête ne bougea pas un cil.

- En haut ? hésita John.

Pas de réponses.

- Surface !

L’animal se leva aussitôt et sauta au plafond. Ses griffes s’enfoncèrent dans la terre et il commença à creuser un large trou, direction la surface. A travers le trou béant, on pouvait entendre John hurler des paroles inaudibles, tout juste quelques bribes parvinrent jusqu’au dôme.

- FOUTU CANASSSSOOON !
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