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Le superstitieux

Anya Leonheart
Anya Leonheart

♦ Localisation : Égouts de Shell T.

Feuille de personnage
Dorikis: 1150
Popularité: -25
Intégrité: 0

Mer 5 Juil 2017 - 21:48



Au bâtiment principal de la Marine de Logue Town. En pleine soirée mais déjà la nuit est noire car les jours sont raccourcis en cette période.

Un commandant a convoqué un petit gradé pour lui assigner une mission. La mission que tous détestent. Mais le convoqué est nouvellement muté alors faut qu'il y passe. Ils ne se sont jamais rencontrés. Le Cmdt Het Master a seulement lu le dossier du transfert et le sergent qui arrive sait seulement que le commandant à la peau couleur charbon. Arrivé devant la porte, il ferme son poing et frappe avec vigueur.

TOC-TOC-TOC !

La lumière, sous la porte, montre une ombre qui s'approche et..

clic

..la lumière s'éteint soudainement. Het reviens sur ses pas et s'assit sur son bureau, face à la porte. Un individu lambda qui assisterai à ça, froncerai les sourcils d'incompréhension. Le Sergent, lui, ne montre ni sa surprise et n'a pas l'intention de signaler à nouveau sa présence. Pour lui, dans la vie, c'est donnant-donnant. Il a fait une action, le Cmdt Master aussi : l'équilibre est là. Le Sergent se met au garde à vous et laisse place à la patience.

Le temps passe.

Et passe encore.

Puis passe une mouche.

Et repasse la mouche qui se pose sur son nez.

La tentation de la dégager est grande.
Ses yeux rouge sang louchent pour lui lancer des flammes, pour seule réaction elle danse sur son pif pour le narguer. Il rage intérieurement en imaginant mile et une manière d'atomiser une mouche. Si Yugo Martelli n'était pas un justicier modèle très à cheval sur les règles, il aurait bougé. Mais le garde à vous est une position sacrée et il sait qu'il doit rester comme une statue de pierre. Étant seul dans ce long couloir, il se permet un léger écart qui devrait passer inaperçu. Sa bouche s'entrouvre légèrement et il souffle vers le haut par intermittence. Ô quelle joie pour la mouche ! Il n'en fallait pas plus pour l'amuser. Elle saute dans le vide... Et remonte de plus belle par le courant aérien ! Trampoline fantastique ! Geyser d'air ! Elle effectue, en s'aidant de ses ailes, le record d'un quintuple salto arrière et atterrit avec brio sur sa position initiale.

Pendant ce temps, le Cmdt Master est satisfait des quelques minutes écoulées. Il a une bonne première impression du convoqué. Dans la pièce totalement obscure, il s'avance à nouveau vers la porte. Malheureusement il ne verra pas le pitre de l'autre côté qui lui aurait grimacé à la gueule, puisqu'il ne l'ouvre pas. Il toque à son tour.

TOCTOC ! TOC ! TOCTOCTOC !

- Un deux-Un-Un deux trois. Lorsque vous viendrez dans mon bureau, c'est ainsi que vous me signalerez votre identité - expliqua-t-il.

Aussitôt, satisfait que la mouche soit partie à cause de la porte qui tremblait sous les coups, il répéta la leçon avec la même force.


TOCTOC ! TOC ! TOCTOCTOC !

Le commandant retourne s'asseoir sur son bureau en faisant exprès de laisser éteint.

- Entrez !

Le temps d'ouvrir il laisse entrer la lumière du couloir. Son attention cherche l'homme sans se préoccuper de l'agencement ni de la décoration de la pièce. Il remarque une grosse masse musculaire vêtue de noir qui lui fait face à quelques pas sans obstacle entre eux. Donc pas de chaises. En refermant il se remet au garde à vous.

- Bonsoir et bienvenue Sergent Yugo Martelli. Votre mémoire absolue sera mise à l'épreuve aujourd'hui. Vous ferez la ronde du centre ville, de minuit à minuit, et le rapport me sera remit en main propres. Je veux le moindre détail, jusqu'au moindre mot.
- Merci. Reçu à cent pour cent mon Commandant.
- Parfait. Repos Sergent. Bonne chance.

C'est alors que la lune absente à l'extérieur se présente ici même. Le Cmdt Master lui adresse une demi-lune d'émail éclatant qui se dessine dans la pénombre. Sourire bienveillant, amusé, ou carnassier en mettant en valeur ses dents de scie ?

Martelli s'en fiche. Il consulte son horloge interne et sait qu'il lui reste une heure avant le début de sa ronde. S'il n'était pas aussi sûr de ses capacités, il se demanderai pourquoi "bonne chance". Retrouvant la lumière, il se demande plutôt pourquoi cette entrevue s'est déroulée dans le noir. Il connait la signification subliminale, mais pourquoi cette technique est à la mode chez les supérieurs ? Par égo peut-être.

Sachant qu'il a du temps devant lui, il contemple un tableau exposé dans le même couloir. Est peint un monstre marin qu'il espère imaginaire, que le titre présente sous le nom de "Béhémoth vainqueur des flottes". La monstruosité tentaculaire et démesurée est clairement terrifiante.

Soudain.
Une porte s'ouvre.
L'ombre animée d'un Soru en sort à vive allure.
Elle lui passe devant en lâchant deux mots d'animaux presque inaudibles car emportés par le vent de l'allure et entre dans une autre porte.
Elle ressort.
Lui repasse devant.
Saisit une feuille virevoltante échappée de son dossier.
Et.
Disparais à nouveau dans un bureau.

Alors forcément, regarder la créature en l'imaginant être un chat et ses cinq navires attrapés comme des souris, ça la ridiculise et c'est plus joli à voir. C'est juste un gros matou hideux de la mer, de plus de soixante mètres de haut, qui fracasse au dessus de sa tête deux navires l'un contre l'autre et qui s'amuse à jongler avec les trois autres devant lui. Bzzzt. Par contre, elle, la mouche, n'est pas imaginaire et se dirige vers son..

CLAP !
Morte.

Elle était moins énergique que tout à l'heure.

Yugo décide de visiter un peu et il tombe sur un être humain qui se frotte les yeux comme réveillé soudainement. C'est moi qui suis assise sur le sol puisqu'il pleut dehors. Je comptais passer la nuit ici après être entrée sous un faux prétexte en montrant ma licence.

- Que faites-vous ici ?

L'homme debout, que je déteste naturellement, fixe mes mouches avec un regard embrasé. Je siffle. Elle accourent et se mettent en rangées aériennes. Je vois que ses mains lui démangent. Une manque à l'appel. Je fais le lien avec le bruit qui m'a réveillée. Furax.

- ASSASSIN ! TU AS TUÉ NUMÉRO DIX ! T'AS TELLEMENT PAS DE COUILLES QUE T'AS BESOIN DE TUER UNE MOUCHE POUR TE PROUVER QUE TU AS DE LA FORCE ! CE QUI EST PETIT EST MIGNON ET CE QUI EST GRAND - TOI T'ES GRAND - C'EST INSIGNIFIANT ! ET LES CONSÉQUENCES DANS TOUT ÇA ! AVANT TON MEURTRE DE SANG FROID T'Y A PENSÉ ! IMAGINE QUE MES DÉSORMAIS SOIXANTE-TROIX AMIES SOIENT UN BATAILLON DE LIONS ! JE TE FOUTRAI ALORS EN JUSTICE POUR CRIME GRATUIT CONTRE UN ANIMAL DE COMPAGNIE !

Je me lève et commence à partir en le maudissant.

- SOIT MAUDIT À VIE ! QUE TON ÂME SOIT TOURMENTÉE ET ÈRE INDÉFINIMENT DANS LE NÉANT ! TOURMENTÉE ! TOURMENTÉE ! Tourmentée. Pauvre numéro dix, ma fofolle acrobate, y'en avais pas deux comme toi.

Le Sergent Martelli, grand superstitieux, tombe sur ses genoux.

- Je suis maudit.. Maudit..

Un tourbillon d'air cubique lui tourne autour, cela lui confirme qu'il est bel et bien maudit. Levant la tête, il reconnait l'ombre de l'utilisateur fou amoureux du Soru.

- Eeeeeeh Sssssseeeeeerrrgeeeeent sssssss'eeeeeeeehhhhh kooooooooaaaa sssssseeeee rrrrrraaaaaaafffffffuuuuuuut ! Ooooooooon booooossssseeeee-eeeeeeen SSSSSSSIIIIILLLLLEEEEEEENSSSSSSEEEE iiiiiiisssssiiiii !
- Une sorcière... Un fantôme...
- Pfffffffff

Et l'inconnu, tel un coup de vent, repart aussi silencieusement qu'il est arrivé.

- Maudit.
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Anya Leonheart
Anya Leonheart

♦ Localisation : Égouts de Shell T.

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Dorikis: 1150
Popularité: -25
Intégrité: 0

Mer 5 Juil 2017 - 22:47


L'année dernière encore, autour de la place rectangulaire où eu lieu la célèbre exécution, se dressait une discrète maison nommée "Résistance". Effectivement, elle portait bien son nom puisqu'elle a résisté à l'implacable et inévitable assaut de son ennemi juré : les immeubles. Cette habitation, ce seul souvenir nostalgique remontant jadis à la colonisation de l'île, fut détruite et l'emplacement exposera désormais un haut bâtiment. La mort naturelle de la propriétaire était très attendue des agences immobilières, car elles trouvèrent harmonieux le fait d'être entourées de tristes constructions fades sans charme qui cachent et gâchent le paysage. La rumeur dit que l'emplacement a été racheté un demi milliard par un acheteur anonyme. Reste à savoir qui était Madame Lonlon et pour qui elle travaillait.

Sur l'échiquier du Cipher Pol, Manon Lonlon fut un fidèle pion statique à l'affût de la moindre information dans une position stratégique.

Mais avant d'être une employée du gouvernement grâce aux relations de son mari défunt, dont elle garde le crâne sur les genoux, elle occupait son temps dans la maison ainsi que derrière au jardin. Depuis son nouvel emploi elle passait tellement de temps devant à observer, qu'à sa mort tout le voisinage s'imaginait que son fantôme y serai encore. Tel un squelette éternellement assis sur cette chaise poussée par le vent dans un perpétuel mouvement de balancier.

Madame Lonlon était âgée de quatre-vingts six ans et sa santé physique et mentale était intacte. C'était une petite femme famélique, comme sculptée dans du bambou, sur laquelle se trouvait une peau blanche et ridée. Mais à la regarder, on avait juste l'impression de faire face à des os recouverts d'une fine couverture froissée. Ses cheveux blancs et longs jusqu'au sol ressemblaient à une longue robe et certains enfants se foutaient de sa gueule. Ils disaient qu'elle était un fantôme vivant recouvert d'un drap, mais Manon ne les a pas coupés pour autant. Pourquoi ? Obsédée par le confort elle n'a jamais voulu se les couper pour, une fois morte, avoir une épaisseur confortable au fond de son cercueil de bois. Forcément, la curiosité des enfants était pratique pour son métier de sentinelle. Mais lorsqu'elle entendait ses cheveux revenir trop souvent dans les sujets de discussions elle se fit une couleur orange avec les citrouilles de son jardin. Après un tel changement, les fous rires enfantins étaient quotidiens mais n'ayant plus une apparence physique inspirant la mort, elle disparu en quelques mois des têtes et fut ignorée. Ainsi, elle pouvait à nouveau être à l'écoute et retransmettre les nouvelles croustillantes, du crime le plus morbide en passant par l'arrivée d'un nouveau patron sur l'île, jusqu'aux affaires personnelles de la marine de Logue Town. C'était bien ces dernières ses préférées, puisque les plus véridiques. Mais comment parvenait-elle à les connaître ? Cette veuve était maline. Très. Elle profitait notamment de ses pupilles grises pour les faire croire éteintes et ainsi s'attirer la sympathie d'un individu, ou encore, elle faisait exprès de radoter pour ennuyer les gens afin qu'ils décidaient de parler de leur vie. Du coup, les gens essayaient au mieux de l'ignorer mais lui échapper était difficile tant son oreille était fine et son odorat semblait surhumain.
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Anya Leonheart
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Mer 12 Juil 2017 - 3:53

Je me baladais dans le centre ville, observa le grand échafaudage lorsqu'il m'interpella.

- Sorcière !

Il courra vers moi, je reconnu qui c'était mais ne laissa pas paraître ma surprise ni ma haine. Puis il se mit à genoux devant moi. Je plongea mes yeux d'aciers dans les siens, comme si j'y enfonçait un glaive pour qu'à jamais il reste au sol. Il me dit.

- Je t'en supplie ! Lève la malédiction que tu m'as jetée ! Depuis le début de ma mission je tourne en rond et cette femme... Cette femme... Cette vieille est une de tes manigances ! Cela fait une cinquantaine qu'elle me rabâche ses histoires dès que je la croise ! Sorcière ! Libère moi !
- Le remède coûte un million.

Il me les donna sans hésiter. Je pris congé et alla dans une boutique qui m'intriguait. Je déboursa la moitié de la somme pour me garder le reste et alla à la rencontre de la vieille chouette.

- Bonjour madame ! Ô que vous avez de longs cheveux, puis-je vous les coiffer comme une princesse ?
- Avec joie.

Dans son dos, je sortis de mon sac mes achats. Je lui dis une dizaine de bigoudis avec dans l'intention, pour elle, de lui onduler sa chevelure. Une fois ma mise en place terminée, je sortis... Le briquet. J'alluma une pointe de ses longs cheveux et m'en alla avant le coup d'envoi. Capuche sur la tête, je me dissimula dans un carré de quatre personnes qui portaient également une capuche blanche. Soudain, j'entendis d'énormes détonations et suivies par mes autres bâtons qui sifflèrent et allèrent crépiter en couleur dans le ciel. La maison s'effondra, j'espérais que le marine soit satisfait.
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