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Les liens du sang (Partie I)

La journée commençait d’une façon on ne peut plus classique. Farros préparait le petit déjeuner – un délicieux gâteau à la cannelle de Boréa –, Mogla s’entraînait au combat au sabre dans le jardin, et Obelon était parti faire un tour sur le port pour y étudier les navires. Le bon côté d’être coincé à Shell Town pour un moment, c’était d’être hébergés dans la maison familiale des Papriko. Ça changeait de leur petite coque de noix, même si se faire bercer par la houle nocturne avait son charme.

Ce calme se vit altéré lorsqu’on frappa à la porte d’entrée. Puisque tout le monde était affairé, Farros quitta la cuisine un moment. En ouvrant la porte, il fit face à un jeune homme, qui semblait être de quelques années son ainé. Ses cheveux étaient roses et un bandage lui recouvrait une bonne partie du bras :

- Bonjour, désolé pour le dérangement… Est-ce qu’Obelon est là ?

- Arf, à vrai dire, non, il est sur le port, à l’heure qu’il est.

- Toujours passionné par les bateaux, à ce que je vois. Eh bien, merci, passez-lui le bonjour de ma part, dit-il en commençant à s’éloigner.

- De la part de qui ?

- Rihz.

Un drôle de personnage, celui-ci. Beaucoup de questions venaient à l’esprit du Cabot : comment connaissait-il Obelon ? comment savait-il où le trouver ? Et cette odeur âpre qui se dégageait de lui… C’était celle du sang. Aucun doute possible. Pourtant, il ne semblait pas avoir la moindre intention malveillante à l’égard d’Obelon. Il le regarda un moment s’éloigner, sur ses gardes.

Il profita d’être dehors pour aller vérifier la boîte aux lettres, et ne fut pas déçu de ce qu’il trouva à l’intérieur : trois enveloppes, scellées par le sceau de la 153ème division de la marine. Il se précipita donc à la recherche de sa camarade : « Hé, Mogla, regarde un peu ce qu’on a reçu, herf herf. ». Ils auraient bien attendu Obelon pour en consulter le contenu, mais il ne reviendrait certainement pas avant des heures :

«La 153ème division de la marine a l’honneur de vous accueillir en son rang au grade de :


LIEUTENANT.


Vous êtes attendus dès demain matin pour commencer à remplir vos fonctions de sous-officier. Une section de six escouades vous sera affectée.


Cordialement,


Véhachez Pal».

Le jeune homme était ravi qu’on lui accorde de telles responsabilités dès le départ. Il se tourna vers Mogla pour savoir à quel grade elle avait été affectée :

- Alors ?

- Caporale, comme prévu.

- J’ai peur de pas comprendre… Comment ça comme prévu ? C’est en-dessous de lieutenant, non ? T’as fait mieux que moi à la session de recrutement, pourtant.

- Et comment, que j’ai fait mieux. Mais on a demandé à être placés sous tes ordres, Ob' et moi. Ce serait dommage qu’on soit séparés, on forme une bonne équipe.

-

- Quoi ?

-

- Eh, attends, tu pleures ou je rêve ? Va falloir apprendre à être plus solide que ça, sinon je donne pas cher de ta section, lieutenant.

« On m’explique pourquoi l’autre imbécile est en train de chialer ? ». Cette remarque désobligeante ne pouvait venir que d’une seule personne : Obelon était revenu de son étude navale matinale. Mogla lui balança son enveloppe :

- Attrapes, t’as été affecté au rang de caporal, toi aussi. Croyez pas que ces histoires de grade vont m’empêcher de vous garder à l’œil, tous les deux.

- Ok, comme prévu, en gros.

-

- Bordel, Farros !

Toute cette liesse avait failli lui faire oublier la visite qu’il avait eu un peu plus tôt, ainsi interpella-t-il son camarade : « Au fait, Obelon. ».
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Cela fait maintenant quelques mois que j’ai pris des vacances. Ce qui est pratique quand on n’en prend pas pendant des années, c’est que quand on en demande beaucoup d’un seul coup, la hiérarchie n’est pas trop regardante. Mais bon, il faut bien que tout reprenne un jour ou l’autre non ? Et je dois avouer que mon bateau et mes hommes me manquent. C’est vrai que pendant ces quelques mois, je suis resté peu informé du monde et de tout, j’en ai même profité pour rattraper toutes mes années d’insomnies, je reviens frais comme un gardon !

Mon bateau me récupère et je m’informe un peu de ce que j’ai loupé. Quelques bandes de pirates, deux trois crimes, une myriade de promotion et… Attend, c’est moi ou… MAIS BORDEL DE… FARROS ! L’enfoiré. Je souris un peu alors que je tiens dans ma main la liste des nouvelles recrues. Farros, mon ami tu as enfin décidé de rejoindre la marine ! J’en étais sûr depuis le temps que je te le disais ! Je ne peux feindre ma joie alors que je me sers un verre de rhum dans ma cabine/bureau. J’attrape donc mon escargophone après avoir vérifié l’affectation de mon ami.

« - Capitaine ! Ici le Commandant Volkof. Nouveaux ordres, on se rend à Shell Town et rapidement ! J’ai une personne à rencontrée. »

Le navire changea alors de route, pour se rendre sur cette petite île. Je me lêve et regarde par la fenetre. Attend moi Farros, j’arrive. Et tu as intérêt à me raconter toutes tes aventures !

Le trajet dura quelques jours, il fut calme, aucunes péripéties ou problème ne survint durant le voyage, ce qui j’avoue m’arrange, je n’avais pas vraiment envie de m’occuper de menu frottin de toute façon. Une fois arrivé à bon port, je me suis rapidement dirigé vers la base locale, en tant que Commandant, j’ai quand même quelques privilèges. Je suis accueilli par le gradé local, qui était un peu surpris.

« - Repos soldat. Je suis le Commandant Volkof. J’ai entendu dire qu’un ami à moi a rejoint la marine, je viens donc l’accueillir. Je vais prendre pour le moment mes quartiers dans votre bureau. Une fois que le nouveau Lieutenant que vous attendez arrivera, envoyez le directement me voir et surtout garder la surprise !»

Il se remit au garde à vous avant d’acquiescer, me menant jusqu’à son bureau. Je m’installe donc, face à la porte, attendant mon ami et nouveau collègue.
    - … Rihz ? T’en es bien certain, Farros ?

    - C’est ce que ce type m’a dit, en tous cas. Ça te dit quelque chose ?

    - Et merde. Il le savait, c’est certain. Ce salaud le savait.

    - Qui ça ?

    - Mon père.

    Rien que l’évocation de cette personne donna froid dans le dos de Farros. Il espérait ne plus jamais entendre parler de lui avec un moment. Ce qui l’effrayait plus encore, c’était qu’il ressentait la peur d’Obelon dans sa voix :

    - Lokiri ? Qu’est-ce qu’il a à faire avec cette histoire ? Et puis, c’était qui ce type, d’abord ?

    - Mon frère. Il est sans doute pas venu ici par hasard.

    - Ton frère ? Et comment il a pu savoir que t’étais ici ?

    - Mon père devait avoir un plan derrière la tête. Mon frère… Il n’est pas comme lui, non. Mais il a une vision bien trop magnifiée de lui. Il le voit comme un aventurier des mers, presque comme un héros. J’ai bien peur qu’il se soit fait manipuler une fois de plus.

    - Tu penses qu’il est derrière tout ça ?

    - Je pense qu’il faut qu’on prévienne la marine, et vite. Enfin… Qu’on prévienne nos supérieurs.

    Ainsi, Obelon, Mogla et Farros foncèrent vers le centre de Shell Town, où se trouvait le quartier général de la marine. Le cœur du Cabot battait à une allure folle. La perspective de devoir faire face une fois de plus aux machinations du détestable capitaine Lokiri lui donnait des sueurs froides. Mogla, quant à elle, restait muette. Cette perspective devait lui être encore plus désagréable. Si Farros avait vu son grand ami le capitaine Campscotch se faire tuer devant ses yeux, elle, c’était son frère qu’elle avait vu perdre la vie.

    Peu de choses arrivaient à éclipser la bonne humeur habituelle de Farros, mais là… Obelon avait probablement de très bonnes raisons de s’inquiéter. Les hauts murs de la base de la marine de Shell Town furent vite atteints, et le trio tomba nez à nez avec l’un des marins qui les avaient encadrés pendant leur session de recrutement :

    - Sergent Papriko, caporaux. Nous ne vous attendions pas avant demain matin !

    - En effet, je ne suis pas là dans le cadre de mes fonctions. Nous avons une information très importante à partager concernant l’un des détenus.

    - Ah ? Eh bien… Je suppose que ça tombe à pic, le commandant a demandé à ce qu’on vous mène à son bureau dès que possible.

    - Le commandant ?

    - Oups, j’en ai trop d-… Hum, suivez-moi, je vais vous y emmener.

    Le Cabot était bien trop concentré pour réagir à l’attitude louche de son interlocuteur. Si un gradé souhaitait le voir, dans l’immédiat, c’était tant mieux. Il fallait que la marine se prépare. La justice n’en avait peut-être pas totalement terminé avec le terrible Capitaine Lokiri.

    Le marin qui les avait guidés leur pointa une porte du doigt, indiquant que c’était ici qu’ils étaient attendus. Avant qu’ils n’entrent, Mogla retint le jeune homme par l’épaule :

    - Arf ?

    - Farros… Si jamais je me retrouvais face à lui une fois de plus… Je sais pas comme je réagirai. Je sais bien qu’on est dans la marine maintenant, mais…

    - T’en fais pas. Je t’empêcherai de faire une connerie. J’oublie pas la promesse que je t’ai faite. On continuera notre chemin ensemble, jusqu’à ce que t’aies réussi à trouver tes réponses.

    - Compris, sergent.

    Farros laissa échapper un petit sourire amusé, attendri et soulagé de voir que son amie ne perdait pas son caractère incandescent, avant de tourner la poignée sans se douter de ce qui l'y attendait derrière.
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    On me conduit assez rapidement dans le bureau du chef. Apparemment, tout le monde fut surpris, vu les tête d’ahuris qu’ils me lançaient. Je sais, normalement, je n’aurais pas du agir comme ça, sur un coup de tête et impulsivement. Mais que voulez vous ? Je pars en vacances durant quelques mois et quand je reviens, on m’annonce que mon meilleur ami a enfin rejoins la marine !

    Alors. Je dois avouer, j’en suis heureux. Mais d’un coté, je suis quand même assez vexé. Sérieusement, je lui bourre le crâne pendant des mois pour qu’il nous rejoigne, il me dit non à chaque fois, pour finalement nous rejoindre une fois que je suis plus là ! C’est quand même un monde zut.

    Enfin, je ne vais penser qu’à la bonne nouvelle, ça ne sert à rien de chipoter pour des détails inutiles. Je m’installe donc au bureau. D’après le personnel de la base, il ne devrait arriver que demain, j’aie le temps de préparer un peu tout. Un discours peut être ? Non, ce n’est pas mon style, je serais pas assez à l’aise… Je pourrais demander des confettis et des chapeaux de fête ? Encore non, là ça fait encore plus débile. Rha Farros, tu m’en auras fait voir hein ! En tout cas, je sens mon cœur battre de plus en plus vite, tandis qu’un sourire se forme sur mon visage. Je ne pensais pas être aussi heureux d’une chose aussi triviale, mais juste savoir que je pourrais de nouveau me battre à ses cotés et légalement cette fois me remplie de joie !

    « - En tout cas, je ne sais pas qui s’occupe en temps normal de ce bureau, mais il a des progrès à faire en terme de rangement ! Je n’ai jamais vu autant de dossier mal ranger et pourtant, je ne suis pas un maniaque. »

    Effectivement, sur le bureau était éparpillé des dizaines de dossier. Quitte à être là, autant essayer de ranger un minimum, surtout que Farros n’est pas attendu avant demain. Alors, qu’avons-nous là ? Quelques affaires de vols, un conflit de voisinage, des enfants turbulents… Hé bha, rien de bien fameux. Tout d’un coup, l’escargophone du bureau sonna. L’accueil m’annonçant que mon ami arrive plus tôt que prévu ! Mince, vite heu.. Je me lève, me met face au bureau et croise les bras. J’attends ainsi quelques minutes, puis je vois la porte s’ouvrir et Farros entrer

    {color=blue] « -Hé bien mon ami, je pense que tu as pas mal de chose à me raconter ! »[/color]