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L'ombre et la proie





Le jeune homme ouvrit ses yeux avec le plus grand mal. Tiré de sa léthargie par la brulure des rayons du soleil. Son dernier souvenir remontait à l’explosion du navire, ensuite c'était le trou noir. Il se redressa dans la douleur pour pouvoir observer les alentours, avec de la chance, un bateau croisera peut-être sa route…
Mais devant lui, s’offrait uniquement un océan à perte de vue, il tourna la tête à gauche, puis à droite, même constat. Aucune terre en vue ni présence humaine. Allait-il vraiment crever ici ? De faim et de soif ? Ou alors bouffé par un monstre marin ? Il se laissa retomber sur sa planche de bois qui lui servait d’embarcation. Totalement dépité, il garda les yeux ouverts en fixant le ciel, attendant un miracle.

Quelques minutes plus tard, plusieurs oiseaux se firent entendre. Au début, il ne fit pas le rapport entre oiseaux et terre ferme. C’est en voyant une nouvelle vague de piafs qu’il tillât !

« Ils viennent forcément d’une ile !! »

Il se redressa avec tant d’empressement qu’il manqua de peu de faire chavirer son embarcation de fortune. En tournant la tête, Howard se rendit compte que durant son agonie, il était passé à proximité d’une ile ! Cette dernière devait être à moins d’un kilomètre de là où il se trouvait. Au début il tenta de ramer avec ses bras pour faire demi-tour. Cependant, rien à faire, la planche de bois ne voulait rien entendre. Le jeune pirate décida donc de braver les monstres marins et autres requins en se jetant à l’eau. Heureusement pour lui, la traversée se fit sans accrocs majeurs. Une ou deux fois, ses pieds touchèrent une chose visqueuse, mais il préféra oublier cette rencontre pour ne pas sombrer dans la psychose.

Au terme d’une grosse demi-heure de nage, il arriva enfin sur la plage de sable fin. Se laissant tomber comme une masse sur le sol. Il était épuisé par les efforts qu’il avait dû réaliser pour arriver jusqu’ici. À cela, il fallait ajouter la faim qui lui tiraillait les entrailles et la soif qui lui brulait la gorge. En gros, le pauvre James était au bout de sa vie. Après avoir récupéré son souffle, il se laissa rouler sur le sable pour voir un peu les environs. Au-dessus de la plage, un immense mur de végétation masquait toute visibilité. En tendant un peu l’oreille, Blackburn se rendit compte que l’ile était peuplée d’oiseaux et de bestioles en tout genre.

James décida de se faire violence pour explorer un peu les environs. Il ne tarda pas à devoir trancher des lianes dans tous les sens pour pouvoir se tailler un semblant de chemin dans ce mur vert. Rapidement il découvrit qu’il était un véritable buffet à volonté pour moustiques et insectes en tout genre. Pour ne rien arranger, il avait déjà croisé bon nombre de serpents et d’araignées de taille anormalement grosse. S’enfonçant davantage dans la jungle, il tomba nez à nez avec un monticule d’os sur lequel trônait une tête de mort. Quoiqu’il fût arrivé à ce pauvre bougre, sa mort devait remonter à avant la naissance de James au vu de l’état général. Mais son attention fut attirée par quelque chose de bien plus appétissant. Une sorte de petit arbuste sur lequel pendaient de gros fruits violets. Le pirate se précipita dessus, ne prenant aucune précaution pour savoir s’ils étaient comestibles ou non. Il en dévora un d’une traite. Le gout était tout simplement succulent en bouche et juteux à souhait. (En fait il s’agissait du fruit du démon Mera Mera No Mi ! Le logia du feu … ). Une fois repu, le jeune homme continua son chemin dans cet enfer vert. Plusieurs fois il entendit des rugissements au loin, indiquant la présence d’animaux fort peu fréquentables.

Il découvrit encore un squelette humain sous la même forme de monticule d’os. Cela ne pouvait être un hasard… S’approchant au plus près du corps pour essayer de déterminer la cause de la mort. Le rescapé commença sa minutieuse inspection, lorsqu’un son lointain arriva à ses oreilles. S’amplifiant de plus en plus, le pirate distingua le craquement des branches, le frémissement de la végétation. Et surtout, les piafs ne chantaient plus. Quelqu’un ou quelque chose venait droit sur lui. Il s’écarta du squelette, sa lame droite devant, se préparant à se faire attaquer d’un moment à l’autre.

Surgissant d’un buisson, une silhouette passa en coup de vent devant lui. Pas le temps de pouvoir la distinguer plus en détail, mais cela ressemblait en tout point à un humain. Dans un mouvement de panique, James se retrouva sur les fesses après avoir buté dans une racine. Il n’était donc pas seul ici, c’était déjà ça. Toutefois, il restait maintenant à déterminer si la population locale était hostile ou non à sa présence. De toute façon, il demandait simplement un navire pour rejoindre une ile plus importante et surtout plus civilisée.

Qu’elle ne fût pas sa surprise quand une sorte d’énorme chat jaillit à son tour devant lui. Le fauve s’arrêta net dans sa course et tourna brusquement la tête en direction de Blackburn, toujours le cul par terre. Il avait dû flairer la présence d’un nouveau casse-croute. Le jeune homme était loin d’être un expert en faune sauvage, mais dans ses souvenirs les tigres ne faisaient pas cette taille démesurée . L’animal devait approcher la tonne. Le félin retroussa ses babines, laissant apparaitre des crocs de la taille d’un poignard couvert de bave. Approchant d’un pas lent et assuré en direction de sa proie. À voir les nombreuses cicatrices qui parcouraient son corps, plus d’un aventurier avait déjà dû servir de repas à l’animal. Aucune chance pour le pirate de se redresser et se mettre à courir. Le tigre ne ferait qu’une bouchère de lui avant même qu’il puisse se redresser. En dernier recours, il pointa son épée en direction du monstre. Que pouvait-il faire d’autre de toute façon ?

« Pour ton information, je ne suis pas comestible ! Même indigeste !  »

Comme seule réponse, le tigre lui offrit un grognement sourd.


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