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La bourse ou la vie ?!

Il aura fallu pas moins d’une semaine au Royal Fortune pour rejoindre sa zone de chasse, alors qu’Edmond avait tablé sur trois voir quatre jours maximum. Blackburn ne préféra faire aucun commentaire sur la lenteur sous peine de perdre ses nerfs et d’envoyer lui-même le bâtiment par le fond. Enfin, pour ça faut-il encore avoir le temps d’agir, car depuis leur départ du cimetière, un craquement incessant de la charpente se faisait entendre jour et nuit. Edmond lui expliqua dans le plus grand calme que c’était normal, car après tout le navire était fait d’un matériau autrefois vivant, le bois. C’était sa façon à lui de s’exprimer.

« Et qu’est ce qu’il raconte depuis tout ce temps ? Il en a des choses à dires en tout cas ! »

« Qu’il est mourant et qu’il nous faire défaut à tout moment» Lâcha le timonier d’une mine grave.

« Merveilleux. »

James explosa de rire face au ridicule de la situation, dans quelle galère s’était-il une nouvelle fois embarqué ? Alors qu’il avait enfin franchi une étape importante dans sa carrière professionnelle en devenant capitaine. Il avait le nez creux pour le choix du navire, enfin ; avait-il eu le choix ?
Heureusement dans son malheur, il avait réussi à dégoter un équipage d’une grande valeur aussi bien sur le plan du savoir-faire que sur l’humain.

La matinée fut plutôt calme, les rares navires qu’ils croisèrent prirent un soin tout particulier à les contourner. Car même sans Jolly Roger, ce navire était tout de même particulièrement louche et n’inspirez pas franchement la confiance.
Même en dehors des voies maritimes classiques, le trafic était tout de même relativement soutenu. Mais de ce qu’ils avaient pu observer, aucune proie ne valant le détour jusqu’à présent. Ils frôlèrent même la catastrophe, lorsqu’un navire de la marine entra dans leur périmètre. Mais visiblement il avait d’autres chats à fouetter.
Au bout de quelques heures, le pauvre James était affalé sur le pont, désespéré de voir que leur début dans la piraterie s’avérait en particulier plus difficile que prévu. Même Edmond semblait montrer des signes d’impatience…

« Ce navire est clairement un boulet, il n’avance à rien et pire encore, il repousse tout le monde.  Autant hisser notre Jolly Roger pour un gain de temps et être certains de ne pas être dérangé. »

James décida de se rendre sur la proue se changer les idées, il était clairement de plus en plus dubitatif sur les capacités réelles de ce navire. Laissant en plan son pauvre timonier qui était pour le coup à court d’arguments pour défendre sa future épave.


« À quoi bon foutre 40 millions là-dedans, on ne fera jamais d’un âne un cheval de course ! »

Le Capitaine observa à l’aide d’une longue-vue ce qu’il se passait au loin. Ici et là des navires marchands de différentes tailles passaient à bonne distance. Plus proche d’eux, plusieurs bateaux de plus petites tailles faisait la navette entre les iles les plus proches. James remarqua aussi l’étrange manège d’un petit voilier de pêcheur qui semblait accoster chaque bateau les uns après les autres. Surement pour proposer ses produits à la vente. C’est à ce moment qu’il remarqua une multitude de ces voiliers qui voguaient autour d’eux sans prêter la moindre attention. Ils n’avaient absolument rien à craindre, car ce n’était absolument une cible privilégié des pirates et autres bandits. Soudain, un éclair lui traversa l’esprit ! Il avait enfin une idée de comment se sortir de ce pétrin !

«  Les gars ! J’ai une idée »

Il décrit à la hâte son plan dans les grandes lignes. Voyant qu’ils n’arriveraient à rien avec le Royal Fortune, pourquoi ne pas utiliser une stratégie bien plus astucieuse. Ils avaient juste besoin dans un premier temps de réquisitionner une de ces petites embarcations, capable de supporter une dizaine de personnes.

Débordant d’enthousiasme, le blondinet se pressa à tribord pour faire de grands signes à l’une des embarcations les plus proches, en brandissant de façon ostentatoire une bourse remplie de pièces. C’était surement la meilleure chose à faire pour attirer un commerçant avide de pouvoir échanger sa marchandise contre quelques pièces. Au bout du deuxième essai, sa technique fit mouche, les pécheurs se rapprochèrent sans aucune méfiance d’eux. Une fois montés sur le pont avec leurs marchandises, ils se trouvèrent encerclés par une foule de pirates. Maitrisé sans avoir recours à la moindre violence et descendu dans la cale. Voilà aussi un autre point avec lequel James était en adéquation avec le reste de ses hommes, s’interdire de toute violence inutile contre les civils sauf en cas de force majeur.

James embarqua avec quelques marins leur nouveau jouet, une fois bien en place ils se dirigèrent tout naturellement vers la cible la plus proche. De son côté Edmond resta à bord du Royal Fortune et avait comme consigne de se maintenir en alerte. Une fois le signal reçu, il devait se rendre au plus vite sur place pour récupérer le capitaine et ses hommes, mais aussi aider pour transférer le butin obtenu.

Le capitaine décida de privilégier les transports de voyageurs, il ne voulait pas s’encombrer inutilement de marchandises volées invendables pour X raisons. Évoluant sans éveiller le moindre soupçon, les pirates approchèrent avec la plus grande des facilités une caravelle qui semblait transporter du beau monde.
Pour ne pas effrayer sa proie, Blackburn décida de la séduire, en faisant passer ses marchandises pour quelque chose d’authentique, avec une véritable histoire et un savoir-faire. Il n’avait pas oublié d’où il venait, ancien noble. Il savait exactement comment prendre dans ses filets ces bourgeois toujours prêts à lâcher quelques pièces pour un produit local. Quoi de mieux que de rentrer chez soi et d’épater la galerie en sortant des mets du terroir, et ainsi pouvoir établer un semblant de culture ?

Après quelques échanges, il fut invité lui et quelques hommes à monter à bord. L’équipe paraissait moins enthousiaste, flairant sans doute l’arnaque à plein nez. Mais comme le client était roi, et en l’occurrence payait grassement le personnel. Ils décidèrent de rester à l’écart en surveillant tout de même d’un œil au cas où les commerçants pousseraient le bouchon de l’escroquerie trop loin.

Une fois les pigeons regroupés, James donna le signal aux hommes restés en retrait instantanément, plusieurs gars armés jusqu’aux dents firent irruption, semant la panique sur le pont. Le capitaine récupéra au passage son arme. L’équipage résista succinctement, mais le rapport de force était bien trop inégal. C’était un bazar sans nom sur le pont. Entre deux malaises de rombières, Blackburn dut même croiser brièvement le fer avec un aristocrate qui pensait repousser l’assaut de leur navire tout seul.

Le souci c’est que toute cette agitation allait rapidement attirer l’attention, et ce n’était pas les bâtiments de guerre qu’il manquait dans le coin. Alors il ordonna à la hâte d’envoyer le signal au Royal Fortune à l’aide d’un miroir. Le plan était simple sur le papier, neutraliser, dépouiller et repartir dans la foulée.
Voyant que les choses n’avançaient à rien, le Capitaine décida de prendre la parole :

« Je suis James W. Blackurn, certains me connaissent surement de réputation ici. Capitaine des pirates de la Marque Rouge !  Aucun mal ne vous sera fait ! Tant que vous coopérer !  Nous n’en voulons pas à vos vies, mais à votre argent ![/b] »

A l’énonciation de son nom, certains des captifs comprenant à qui ils avaient affaire à devenir livide instantanément. Satisfait du résultat, il envoya ses gars récupérer les bijoux et l’argent. De toute façon c’était une embarcation à but touristique, et non de croisière. Les passagers n’avaient rien emporté avec eux, outre leurs bijoux. Un des hommes était chargé de faire la vigie, pour prévenir de toute mauvaise surprise. Pendant ce temps-là, Blackburn était en pleine réflexion, pour la suite. Une fois son méfait découvert, la zone deviendrait inaccessible. Alors, pourquoi ne pas tenter un gros coup avant de partir.
Il pensa dans un premier temps, à utiliser la caravelle pour accoster un plus gros poisson encore, mais l’opération lui semblait bien trop hasardeuse. Nombre de navires pour prévenir de toute attaque s’étaient équipés de système de défense, notamment de canon. Et ce n’était pas ce rafiot qui pourrait faire grand-chose, un seul boulet suffirait amplement pour l’envoyer par le fond. Et puis même, sa technique avait parfaitement fonctionné une fois en prétextant être des marchands. Pourquoi donc une caravelle de voyageur aurait-elle besoin d’accoster qui que ce soit ? Surtout par temps calme et si proche des côtes.

Non, il devait viser autre chose. L’idée lui vint en regardant l’ile la plus proche. Plusieurs petits villages côtiers étaient en vue, il fallait trouver le bon. Débarquait dans un village de pêcheur, n’avait pas le moindre intérêt pour eux. Au vu de leur lenteur et des moyens limités, ils n’avaient d’autre choix que de viser juste du premier coup. L’idéal étant de choisir un endroit d’accès excentré de Suna Land pour éviter d’avoir la Marine sur le dos avant d’avoir pu poser pied à terre.

Questionnant brièvement ses hommes à ce sujet, personne n’était dans la capacité de lui fournir une réponse satisfaisante. Il décida de se tourner vers ses captifs en prenant l’air le plus menaçant possible. Il attrapa sans ménagement le capitaine qu’il traina à l’intérieur de la cabine pour le questionner à ce sujet. La tension monta d’un cran sur le pont, redoutant le pire les otages devenaient de plus en plus agités. Les pirates eurent le plus grand mal à les contenir sans devoir utiliser la force.

Le responsable de la corvette était littéralement tétanisé devant James. Il avait entendu à plusieurs reprises parler de ce pirate dans différentes tavernes, ce n’était pas un simple vaurien. Le capitaine pirate n’eut pas besoin d’insister pour que sa victime passe à table. En dix minutes il avait toutes les informations qu’il souhaitait. Et vu l’état du bonhomme, difficile d’imaginer qu’un mec qui se pisse dessus en vous suppliant de le laisser vivre, puisse mentir délibérément.

Edmond arriva enfin jusqu’à eux.

« [b]Pas trop tôt !
 »

« Nous avons fait aussi vite que possible capitaine ! »

James jeta le butin obtenu à bord du Royal Fortune. Un maigre butin en somme, majoritairement des bijoux. D’autant plus qu’il fallait tabler sur une perte de 30 à 50 % lors de la revente au marché noir. De quoi tout juste couvrir les frais de l’expédition et garantir le strict minimum pendant quelque temps. Il expliqua alors son plan de razzia de la côte et commença à transborder les captifs dans la petite embarcation marchande. Il fallut les entasser les uns sur les autres pour pouvoir caser tout le monde, le capitaine ordonna de mettre les voiles vers la côte pour enfin pouvoir rentabiliser la journée.
Une fois encore, il scinda l’équipage en deux, mais cette fois-ci Edmond était de la partie. Ne laissant que le strict minimum en hommes pour faire fonctionner le Royal et pouvoir suivre à bonne distance leur capitaine.

Pleine à craquer, la corvette se dirigea donc vers un village prisé des touristes présentes sur une petite ile dans la périphérie de Suna Land. D’après ses informations toutes fraiches, un hôtel était situé au milieu de la place,, lieu très prisé par un certain nombre de bourgeois voulant éviter la surpopulation de l’ile principale.

C’est donc en compagnie d’une quarantaine de ses hommes entassée dans la soute que le capitaine Blackburn entra dans le petit port de plaisance sans éveiller le moindre soupçon. L’endroit semblait véritablement vivre à son rythme, la bourgade vivant principalement du tourisme. L’hôtel, se trouvant juste devant eux avait un cachet indéniable. Cela collait parfaitement avec l’endroit que recherchait le jeune homme. Une petite dizaine de personnes se baladaient ici et là en toute insouciance. Comment se doutait un seul instant que dans quelques minutes cette place se transformerait en champs de bataille ? Une fois l’embarcation bien arrimait au ponton. L’attaque fut déclenchée.

Ne comprenant absolument pas ce qu’il se passait la plupart des témoins restèrent les premiers instants totalement médusés avant qu’un vent de panique ne s’empare d’eux, comprenant qu’ils étaient victimes d’une attaque de pirate. En tête de la troupe, le capitaine se heurta à une résistance non prévue. Un petit contingent de dix soldats de la marine emmené par un sergent-chef tomba nez à nez avec les pirates. Blackburn se débarrassa d’eux sans la moindre difficulté, les survivants quittèrent illico les lieux pour se réfugier loin d’ici. Concentrés sur leur objectif, les assaillants ne prêtèrent plus aucune attention aux déserteurs. Ils n’avaient absolument pas le temps de jouer au chat et à la souris avec eux.

Fracassant les portes de l’hôtel et envahissant le rez-de-chaussée, les pirates de la Marque Rouge avaient comme seule et unique consigne de prendre le maximum d’objets de valeurs le plus rapidement possible. Ils avaient environ un quart d’heure devant eux pour être certains de ne pas voir un bâtiment de guerre les attendre en sortant d’ici. Avec l’aide d’Edmond, le capitaine se concentra sur la réception. Dans ce type d’établissement, il devait forcément avoir un coffre principale, permettant aux pensionnaires de pouvoir mettre leurs objets de valeurs en lieu sûr durant le séjour. Il empoigna le pauvre réceptionniste pour le soulever du sol ! Lui intimant l’ordre de le mener illico vers le coffre.
Les problèmes arrivèrent devant le verrou ? Il secoua de nouveau le malheureux employé qui expliqua que le responsable était parti faire des courses et lui seul avait la clé. Autant vous dire que vue le grabuge qu’ils avaient fait en arrivant ici. Peu de chance que celui-ci débarque comme une fleur.
L’employé tomba dans les pommes quelques instants après. Surement bien trop d’émotion pour ce pauvre malheureux.
Ne s’avouant pas vaincu pour autant, le pirate décida de passer à la vitesse supérieure en employant cette fois-ci la force brute. Le coffre était massif, mais ce n’était pas non plus une porte blindée à l’exemple de ce que l’on trouve dans une banque. Comme il ne pouvait pas l’ouvrir, il décida de l’amener avec lui.
Tirant de toute ses forces jusqu’à ne plus pouvoir, James réussis à sortir le bloc d’acier de son socle. Une nouvelle tentative et le tour étaient joués. Edmond se plaça derrière le coffre et les deux hommes traversèrent le hall principal avec leur butin de plusieurs centaines de kilos en ruinant le beau sol tous en marbre sur leur passage.
Dans le reste du bâtiment c’était le chaos, les clients cherchaient à fuir par tous les moyens possibles, des objets en tout genre tombés depuis les étages supérieurs. Une femme se tua en se jetant par la fenêtre, pensant avoir à faire à des pirates sanguinaires. Au final, seulement trois victimes civiles à déplorer. C’était regrettable, mais que pouvait-il bien y faire ? Il était après tout un pirate, et son métier comportait son lot de risques inévitables en particulier pour lui.

Continuant de pousser son fardeau jusqu’aux quais, il traversa de nouveau la place principale qui était à la présente déserte, à l’exception du corps des soldats de la marine étendue sur le sol. Autant il avait une retenue vis-à-vis des civils, que pour les militaires, c’était toute une tout autre chose. Il n’avait aucune retenue lorsqu’il s’agissait de croiser le fer avec eux pour sauver sa peau.

Au même moment, le Royal fit son entrée dans le port. La phase la plus délicate débuta à cet instant. Au risque de voir le coffre-fort faire un tour dans le pont ou pire encore, ça tombait à l’eau. L’équipage dut manipuler avec la plus grande des prudences la pièce maitresse de leur butin pour le hisser à bord.
Le temps d’arrimer solidement le bloc d’acier pour qu’il ne risque pas de causer des dommages d’ampleur en cas de tempête, de récupérer l’ensemble des hommes dispersés dans l’hôtel. Cela faisait bientôt plus d’une heure que le raide avait débuté.
Le Capitaine s’impatienta de plus en plus, ils prenaient tous un énorme risque en restant ici. Avec seulement trois pièces d’artillerie en état, le Royal n’avait pas la moindre chance dans contre une frégate de la marine, et un cuirassé, n’en parlons même pas…

Lorsqu’ils furent prêts à appareiller, le capitaine décida de hisser son Jolly Roger pour que tout monde sache qu’ils venaient d’avoir à faire aux pirates de Blackburn.

L’itinéraire choisit par Edmond, longeait les côtes avant de virer brutalement de cap et foncer droit vers leur repère. Le but étant de rester le plus discret possible avant de faire toute voile vers la haute mer.

Voilà maintenant une trentaine de minutes qu’ils étaient en route. Ils ne leur restaient plus qu’un seul ilot à franchir avant de quitter définitivement cet endroit. L’ambiance était au beau fixe sur le navire, tout le monde avait hâte de savoir ce que renfermait le coffre-fort. Pour le moment le butin total de la journée avoisinait à vue de nez avec les 5 millions de Berrys. Une première pierre à l’édifice !

Une petite crique se dessinait à leur bâbord et James jeta un coup d’œil par réflexe et la stupeur :

« LA MARINE !!!! »

Sortant de son repaire, une caravelle de la marine se retrouva face à la proue du Royal Fortune. Dans la confusion générale, ce fut les pirates qui ouvrirent les premiers le feu ! Avec seulement deux pièces utilisables sur bâbord, le combat s’annoncer particulièrement inégale. Les coups firent toutefois mouche faisant voler en éclat le bois et les hommes sur la trajectoire du boulet. Mais l’adversaire ne tarda pas à répondre lui aussi par le feu. Un boulet s’écrasa dans la proue du navire, tandis qu’un autre tomba à l’eau, frôlant de justesse la coque.
Ni une ni deux James voyant que le combat n’allait pas tourner à leur avantage ne décidèrent de prendre de cours les militaires en préparant l’abordage. Le navire de la Marine étant d’un plus petit gabarit, ils avaient un avantage sur ce domaine. Les deux bateaux se croisèrent d’un bruit sourd causé par le frottement deux coques.

Le capitaine n’hésita pas un instant à se jeter dans la mêlée. Sachant pertinemment que c’était la seule et unique chance pour eux de s’en sortir sans devoir rentrer à la nage. Les deux embarcations étaient dorénavant bien trop proches pour pouvoir faire parler la poudre. Le premier objectif était rempli.
Comme il fallait s’y attendre, l’équipage de la Marine était constitué de soldat sans grande expérience. Loin d’un équipage d’élite ou de vétérans des blues dans une zone d’ordinaire très calme. James n’eut aucun mal à se défaire de la première vague de défenseur à l’aide de son sabre. Même à cinq sur lui en même temps, ils n’arrivaient qu’à le stopper quelques instants. Sa technique, sa force, son expérience était sans commune mesure avec le reste des protagonistes. Le lieutenant de la Marine, commandant à bord, ne tarda pas à reconnaitre son agresseur.

« C’est Blackburn !! Que fait-il ici ?! Vite ! Vite, prévenez le QG !  Il nous faut des renforts ! »

Voyant son équipage se faire décimer par la vermine pirate, le lieutenant se retrancha avec ce qu’il lui restait d’homme à l’arrière du navire. Par conviction profonde il refusa de fuir, il attaqua avec hargne son adversaire en la personne de James. Relevant avec excitation le défi, un duel de sabreur débuta entre les deux hommes.
La différence avec le reste de la bleusaille se fit directement ressentir. L’officier avait reçu une formation rigoureuse du maniement du sabre et cela traduisait par plusieurs parades d’habillement effectuées. Mais les deux protagonistes ne boxaient pas dans la même cour, lorsque James passa à l’offensive, le lieutenant n’avait d’autres alternatives que de reculer encore et encore.
Même s’il n’éprouvait pas le moindre respect pour son adversaire, le pirate ne souhaitait pas non plus transformer ce duel en bain de sang inutile. Plusieurs fois il déjoua sa garde avec facilité, et exigea la réédition du lieutenant. Mais celui-ci refusa catégoriquement et mettait un point d’honneur à vaincre la vermine. Voyant que son obstination était inébranlable, Blackburn accéléra spontanément la vitesse de ses attaques et fit mouche dans les secondes qui suivirent en plein dans le cœur de l’officier, totalement dépassé par le brutal changement de rythme. Net et précis, le coup ne laissa pas la moindre chance au malheureux. Une tache de sang se propagea aux abords les contours de la plaie.. Il regarda sa blessure avec stupeur avant de s’effondrer au sol, raide mort.

Ordonnant aux rescapés de se rendre. Décidément le beau blond n’avait fait que cela depuis qu'il était arrivé ici Demander reddition sur reddition. Il ordonna à ses hommes de ligoter solidement les captifs, avant de voir ce qu’ils pouvaient récupérer avant de partir. Des munitions, et surtout un canon supplémentaire en parfait état de fonctionnement. La journée fut finalement plutôt fructueuse.
Edmond lui fit un point sur ses hommes, plusieurs blessés, dont un salement qui a nécessité sûrement une amputation par la suite.

C’était l’heure pour eux de quitter enfin les lieux. Mettant le cap plein ouest, ils avaient encore plusieurs jours de mer avant de pouvoir relâcher la tension. Une chose est certaine, ils allaient éviter cet endroit pendant un bon moment. Scrutant jusqu’à la tombé de la nuit l’apparition d’un potentiel bâtiment de la Marine, l’équipage resta sur le qui-vive.

Une fois la nuit tombée, Blackburn regagna sa cabine, épuisé par cette journée fastidieuse. Il était pour le moins satisfait du déroulement global des opérations. Mais ce genre de coup ne marche qu’une seule fois. Il espérait, que le vieux timonier puisse utiliser l’argent à bon escient pour enfin avec un navire capable de chasser.
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