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{Quête] Sais-tu que la vie est le cauchemar de ceux qui la rêve ?

Le retour du Royal Fortune fût l’une des rares attractions de la journée pour les locaux.
James retrouva pour la première fois depuis des lustres, un peu de fierté et de son panache d’antan.
Pour une fois, il ne revenait pas les poches vides ou à moitié mort, voire les deux.

Une troupe composée de curieux, de voleurs, de pirates, d’escrocs et bien d’autres phénomènes s’agglutina autour d’eux. La rumeur avait fait rapidement le tour de l’ile. Blackburn avait réalisé un joli coup ! Craignant pour son trésor, le capitaine décida de mettre les choses au clair immédiatement sous peine de voir des petits malins faire main basse dessus. !

« Le premier qui touche, ne serait-ce qu’une seule pièce de mon butin, aura affaire à moi personnellement ! »

Cela a eu pour seul effet de décourager les moins téméraires, mais les plus désireux étaient encore présents en nombre, tournant autour comme de vulgaires charognards. Toujours à l’affut d’un moment d’inattention de l’équipage.

Fier comme un coq, Blackburn se positionna en tête du cortège. Voulant écourter le spéctacle, il décida qu’il était temps de prendre la route vers Encanis. Et surtout de pouvoir enfin convertir ce butin en Berrys. Aucun intérêt de garder un monticule d’objets de valeurs, ce n’est pas ça qui permettrait d’aller sur le Grand Line. James n’avait d’ailleurs jamais compris la lubie de certains pirates à vouloir entasser d’immenses trésors remplies de pierres précieuses, d’or, et de bijoux. Certes, cela avait surement de la gueule dans une pièce. Mais où était donc la finalité ? Tout ça pour finir bouffer par les oursins avant d’avoir pu profiter réellement de sa richesse.

Durant le trajet, le capitaine jeta à plusieurs reprises des petits coups d’œil furtif derrière lui pour s’assurer de la présence contente du coffre. Comme dit le vieil adage militaire, la confiance n’exclut pas le contrôle.

Arrivé sans encombre jusqu’aux cinq caravelles qui formaient Encanis, James remarqua instantanément Edwin qui l’attendait dehors en montrant des signes d’impatience. Fait assez étrange pour mettre la puce à l’oreille du capitaine, il devait se passer quelque chose d’inhabituel. Ce n’était pas le genre du taulier de quitter son comptoir pour un évènement aussi peu singulier. Un pirate qui ramène un butin, le vieux avait dû voir ça au moins un millier de fois de sa vie.
Son intuition était la bonne, le tenancier l’invita à le rejoindre immédiatement, craignant qu’il s’agisse de ses récents déboires avec Hannibal, il confia son butin à Edmond avec comme unique but de pouvoir l’écouler au meilleur prix. Ancien domaine de prédilection du rookie de South Blue, il renonça à contrecœur aux tractations et accompagna son interlocuteur vers une destination encore inconnue.

Pour la première fois, le capitaine explora enfin la dernière caravelle, jusqu’à lors totalement inaccessible. Non pas que cela ne l’intéressait pas, loin de là, mais il n’avait jamais eu l’autorisation, ne voulant pas créer de problèmes inutiles, il renonça et laissa tomber cette affaire. Même Edmond n’avait jamais eu le droit de se balader librement en ce lieu. Il raconta à James, qu’Encanis était aux mains d’un puissant gang, par souci de sécurité et voulant éviter tout risques. Ils décidèrent de privatiser l’ensemble de la cinquième caravelle pour leurs activités. Cette explication suffisait amplement pour le Capitaine qui n’était pas du genre à se mêler des affaires d’autrui, surtout qu’il jouissait d’une protection en ce lieu.

Rechignant au départ à se plier au protocole de sécurité, il accepta finalement de se délester de l’ensemble de son attirail de guerre. Une fois encore, pour une raison qu’il n’expliquait pas entièrement, il faisait une confiance quasi aveugle envers Edwin.
« À partir de maintenant, il est préférable pour l’avenir que tu gardes pour toi tout ce que tu verras ou entendra en ce lieu, je te prie. »

Le ton du tenancier avait subitement changé, tout comme son attitude. De façon imperceptible, James avait l’étrange sensation d’avoir affaire à quelqu’un d’autre. Sans toutefois ressentir le moindre danger ou menace, c’était comme si Edwin était sur la retenue dans le quotidien.
Le pirate ne croisa quasiment personne, tout semblait désert. Mais les traces d’activités étaient pourtant bien présentes. Cet endroit devait être une véritable fourmilière en temps normal. Les rares personnes qu’ils rencontraient ne portaient que peu, voire aucune attention pour lui, ils avaient surement d’autres préoccupations plus urgentes. Gravissant tour à tour plusieurs escaliers pour se rendre au niveau de la cabine principale, Edwin stoppa son convive devant une lourde porte en acier qui se démarquait du reste de l’édifice. C’était pour le moins intrigant. Qu’est-ce qui pouvait bien nécessiter une pareille protection ? La réponse ne se fit pas attendre, le colosse s’écarta et ouvra la porte aux visiteurs qui rentrèrent sans se faire prier.

La pièce que découvrit James était uniquement composée d’un imposant bureau, le reste de l’endroit était dépourvu de tout mobilier. Malgré l’absence de luminosité au niveau de l’office, le pirate distingua sans grande difficulté une silhouette assise et deux autres qui se tenaient debout de part et d’autre. Quelques pas plus loin, une quatrième personne attendait elle aussi immobile. Face à elles, profitant cette fois-ci d’un éclairage rudimentaire se tenait un homme très grand, dans la force de l’âge, exhibant une carrure aussi large que puissante. Pendant l’espace d’un instant, Blackburn regretta de n’avoir pas même pris le soin de garder, ne serait-ce qu’un poignard avec lui. Si pour une raison ou une autre les choses tournaient mal, la simple idée de devoir se frotter à main nue avec un gaillard comme lui ne le rassurait pas.

Pour ne rien arranger, il fut invité à se placer juste à côté de lui. Ne pouvant s’empêcher, il lança un regard vers le géant, il ne lui arrivait même pas au niveau de l’épaule ! Et cette dernière était tellement massive qu’elle était encore plus grosse que sa tête. Toutes comparaisons entre les deux individus s’avéraient totalement inutiles. La montagne de muscles semblait totalement indifférente à sa présence, ce qui agaça profondément le jeune Rookie. Lui qui avait mis depuis bien trop longtemps sa fierté de côté, vivait ça comme un nouvel affront. Certes, il n’avait même pas le quart de sa masse musculaire, mais ce n’était pas des manières.

« Bienvenue capitaine Blackburn. Nous voici donc à présent au complet. »

La voix qui brisa le silence était celle d’une femme, sur le moment surpris, le capitaine remarqua qu’il s’agissait de la silhouette assise devant eux.

« Je me présente, je suis Evelynn, cheffe du gang d’Encanis. Merci d’avoir répondu aussi rapidement à ma sollicitation pour une entrevue. »



James décida d’intervenir avant tout emballement de la part de son interlocutrice pour éviter toute méprise :

« À titre personnel, je ne sais même pas ce que je fais ici ! Alors… »

Mais cette mystérieuse Evelynn ne lui laissa pas le loisir de terminer sa phrase et elle embraya directement avec lui la suite de son discours. 



« Si je vous ai conviés ici, c’est pour une affaire de la plus haute importance il se trouve, que j’ai une épine dans le pied, et cette épine est particulièrement grosse. Je ne vous apprendrais rien en vous disant que je n’ai le droit d’être en position de faiblesse vis-à-vis de mes interlocuteurs et partenaires. Sur recommandation de mes fidèles collaborateurs, j’ai donc pris l’initiative de faire appel à vos services, Gallen, commandant des mercenaires pourpres et Blackburn, pirate dont la réputation n’est plus à faire ici. »

À l’annonce du nom de Blackburn, le colosse jeta enfin un regard vers lui suivi d’un léger grognement. James ne résista pas à l’envie de croiser son regard, affichant au passage un sourire narquois.

« On m’a garanti que j’ai à faire à des hommes totalement dignes de confiance. J’espère ne pas avoir de déception de ce côté-là, car je suis quelqu’un de terriblement rancunier. Maintenant, passons au vif du sujet. Pour vous résumer les faits, il y a trois jours sur Rokade, une transaction avec une puissante famille de South blue s’est terminée dans un bain de sang inexplicable. J’ai perdu tous mes hommes sur place, notamment l’un de mes plus fidèles subalternes. Mais cela ne s’arrête pas à une simple histoire de trahison entre deux groupes criminels. La délégation envoyée par la partie adverse a connu le même sort. Et bien évidemment, nous avons aussi perdu toute trace de nos marchandises. J’espère que vous comprenez maintenant la position inconfortable dans laquelle je me trouve. »

Le commandant des mercenaires décida de prendre la parole.
« Je comprends très bien votre souci, mais en quoi une troupe de mercenaires peut-elle vous rendre service ? Nous sommes des combattants et non des enquêteurs, nous connaissons tous Rokade. Ce genre d’évènements est monnaie courante sur cette ile. Le ou les auteurs sont déjà surement bien loin d’ici. »

Le capitaine rajouta une couche pour montrer qu’il était toujours présent :

« Je suis d’accord avec mon confrère ! »

« Je n’ai rien à voir avec la piraterie mon gars, ne mélange pas les torchons et les serviettes. »


« En effet, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais, je ne serais pas assise ici devant vous aujourd’hui si je n’avais pas plusieurs cordes à mon arc.  J’ai un réseau d’informateurs assez performant. Et je sais, de source fiable que celui qui a essayé de me doubler est encore présent sur place. Concernant le butin, je n’ai malheureusement aucune information. Pour vous épauler dans votre mission, Raphaël ici présent vous accompagnera sur place. »

À cet instant la silhouette la plus éloignée apparut dans la lumière. Il s’agissait d’un homme aux traits fins, les cheveux long et blond. Sa posture nonchalante avait immédiatement fait tiquer le pirate, typiquement le genre de personnage qui avait le don de l’agacer avant même que celui-ci n’ouvre la bouche. Il ne prit d’ailleurs même pas la peine de se présenter hormis à léger signe de la main.

« Autre point capital, c’est une mission qui nécessite la plus grande des discrétions. Car nous n’avons aucune idée à qui nous avons affaire et surtout il est fort probable que notre ennemie soit infiltrée d’une quelconque manière dans mon organisation. En conséquence, pour éviter tout risque supplémentaire, Blackburn, vous naviguerez incognito avec quatre hommes de votre choix sur le navire du commandant Bartolomé. Je pense que vous avez saisi que vos têtes, et en particulier celle de votre cher timonier, sont identifiables à plusieurs centaines de lieux à la ronde. Merci donc d’éviter de ramener ce dernier dans votre expédition.»

L’idée de se retrouver en tête à tête avec ce grizzli ne l’enchantait guère. D’autant plus loin de son équipage, pour peu qu’il soit tout monstrueux comme lui dans son équipage, et James allait rapidement finir par-dessus bord à la moindre altercation.

Voyant son auditoire de plus en plus hésitant, elle décida de prendre les deux hommes par les sentiments. En mettant l’argument de la rémunération sur la table.

«Bien évidemment tout ceci sera grassement récompensé. Je crois savoir que Capitaine Blackburn vous nourrissait de grandes ambitions pour rejoindre le Grand Line et que votre principal frein est l’état de votre navire. Nous avons les moyens et le savoir-faire de prendre en charge une partie de sa remise en état, ainsi que son réarmement.  D’autant plus qu’avec vos récents exploits aux Everglades, il est préférable pour vous de mettre rapidement les voiles loin d’ici. Nous ne pourrons assurer votre sécurité indéfiniment

Le rookie lança un regard accusateur en direction d’Edwin, cette fouine avait vraiment tout raconté à sa patronne !  Il était dorénavant au pied dur mur et se voyait difficilement refuser une telle proposition. Surtout qu’il devait sa survie uniquement à la protection offerte par Evelynn.

«Quant à vous Bartolomé, je connais vos tarifs, je ne me fais aucun souci pour que nous puissions nous mettre d’accord sur votre prix.»

Le reste des échanges n’intéressait guère le pirate, il était en pleine réflexion pour savoir où était le piège dans cette histoire. Pourquoi eux ? Tout ceci semblait bien trop beau, notamment cette promesse de paiement absolument colossale pour ce type de mission. Soit elle mentait délibérément sur l’ennemie qui les attendait, soit l’objet volé possédait une valeur astronomique.

Quittant quelques minutes plus tard la pièce, Blackburn lança un regard intrigué en direction d’Edwin, ce dernier devrait lui donner quelques petites explications à son retour. Il l’avait d’une façon bien entubé dans cette histoire, en le livrant sur un plateau d’argent à sa cheffe.
Marchant aux côtés du colossal Mercenaire pour rejoindre la sortie du galion, ce dernier s’adressa à James :
«Alors voici donc le fameux Blackburn ? Hum. Je t’imaginais différemment

«Laisse-moi deveniez, plus costaud et plus vieux ?»

Bartolomé rigola bruyant en guise de réponse.

«Nous allons faire équipe pour cette mission. Je n’accorde pas ma confiance facilement, surtout envers les gens de ton espèce.Mais je suis payé pour»

«Mon espèce ?»

«Les pirates. Bon nombre d’entre vous n’ont pas le moindre honneur ni courage.»

«Venant d’un mercenaire. Cela me touche.»

Récupérant au passage leurs effets personnels. Le mercenaire se saisit d’une énorme hache qu’il fixa solidement dans son dos. La lame passant qu’a quelques centimètres de James, le pirate senti le souffle provoqué par le mouvement.

*Monstrueux*

Fixant avec attention l’arme, il ne pensait pas être capable de pouvoir ne serait-ce la soulever du sol. Ce truc était taillé pour tuer des ours et non des hommes.

«Sacré morceau !»

«De quoi ? Ah oui.. Nous vivons dans une époque dangereuse, il faut savoir prendre ses précautions. Notamment vis à vis des pirates un peu trop téméraires

James attacha à sa ceinture son sabre qu’il trouvait pour le coup ridicule. Cela faisait toujours partie de ses priorités de pouvoir enfin mettre la main sur une lame d’exception. Mais comment faire ? Surtout sans un sou en poche.

Bartolomé s’accouda au comptoir de la taverne, en attendant que son compagnon de fortune puisse se préparer au départ. N’ayant pas de temps à perdre, il alla directement prévenir Edmond en lui racontant la mission dans les grandes lignes. Ce dernier désigna dans la foulée les hommes qui accompagneraient leur capitaine. De toute façon, Blackburn lui faisait entièrement confiance pour ça. Une fois les préparatifs terminés, il alla rejoindre le mercenaire pour avertir qu’il était prêt.

Le chemin pour rejoindre son navire était escarpé et difficilement praticable même pour des gars robustes comme eux. C’était une partie de l’ile que n’avait jamais explorée James, persuadé qu’il n’y avait strictement rien à part des épaves et de la végétation. Et pourtant, perdu au fin fond des broussailles, se trouver un embarcadère. Une chaloupe ainsi que trois hommes attendaient patiemment le retour de leur officier.

«Nous voici enfin arrivés ! Et là-bas, vous pouvez apercevoir ma frégate, l’Espérance. En avant messieurs

Après une imperceptible hésitation, le capitaine Blakcburn s’installa à bord de la chaloupe. Il était Intiment convaincu qu’il ne refoulerait pas le sol de cette ile de ci tôt.

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