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Icare se brula les ailes

Voilà deux jours que Robina se retrouvait libre, enfin, cette histoire de procès était derrière elle, libre de ses mouvements, elle pouvait se balader sans contrainte dans Whiskey Peak, que ce soit du côté des chasseurs de primes ou des fruits et légumes. Il était vrai que libre était un bien grand mot, l’Amirale Chante Relle, la princesse Diana Pea ou le Secrétaire Général John Lemon se trouvaient toujours avec elle, pour qu’il y ait toujours une présence de leur peuple avec elle, montrant qu’elle était la bienvenue. Aujourd’hui, c’était son amie Chante Relle qui se trouvait avec la cuisinière.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Nous n’en savons rien, mais suite à ton procès, nous avons compris, que les cuisiniers n’étaient pas les monstres que nous avions imaginés. Même le Secrétaire Général l’a compris, ainsi que sa femme, les fruits s’ouvrent aux humains, nos deux peuples se sont rapprochés, mais pas de la façon dont s’attendait la conseillère Carro Rott.

Qu’est-ce qui va se passer pour elle ?

Rien, nous avons tous compris qu’elle a manipulé son monde pour prendre la place de la princesse, en tout cas, je le pense. J’espère que la princesse Pea et le Secrétaire Lemon s’en rendront compte et la mettront à l’écart.

Et tu ne peux rien faire de ton côté ?

Rien, je n’ai qu’un pouvoir militaire, la politique n’est pas de mon ressort, Diana m’écoute, mais pas autant que Jack en ce qui concerne les humains, et cela fait plusieurs jours qu’il n’est pas venu.

Elle ne voudra vraiment rien entendre de ta part ?

Je n’ai aucune preuve, sinon je les présenterai, je ne peux faire qu’une chose, c’est croiser les racines que notre dirigeante voit ce qui s’est passé durant ce procès et qu’elle remercie Carro Rott.

Et si elle ne le fait pas ?

Je serais là pour la canaliser, après tout, j’ai réussi avant, j’y arriverais après ton passage.

Et qu’est-ce que vous allez faite maintenant que les fruits aussi se sont rendus compte que les humains n’étaient pas des monstres ?

Nous n’en savons rien, John Lemon passe de temps en temps au palais, nos pays se trouvant à quelques heures l’un de l’autre, nous avançons dans l’amélioration de nos liens. Nous cherchons un moyen de prendre plus facilement contact avec les humains, je veux dire en dehors de Cactus Town qui se trouve de l’autre côté de la frontière.

Pourquoi cela ?

Pour nous intégrer un peu plus au Gouvernement Mondial, de plus, c’est une demande de Lemon, il veut bien le faire, mais pas en étant esclave de Cactus Town, s’il doit le faire, il préfère être indépendant de ceux qui vivent de l’autre côté de la frontière.

Et comment allez-vous faire ?

Je n’en sais rien, après tout, nous n’avons jamais réfléchi comment nous rapprocher des humains jusqu’à ces derniers jours.

La chasseresse de primes prit son menton entre ses doigts, reprenant son tic, elle se creusait la tête pour trouver une solution, après tout, c’était elle qui avait fait bouger les choses pour ces deux peuples, elle n’allait pas rester les bras croisés. Qu’avait le village des chasseurs de primes que n’avait pas les villages des légumes et fruits vivants ?

Je pense que nous pourrions trouver ce qu’il vous faudrait en allant sur le pic frontalier.

Ah bon ? Je ne vois pas en quoi ça va changer quelque chose.

Nous pourrons faire un comparatif, voir ce qu’ils ont et nous pas, ainsi, nous rajouterons ce qu’il vous manque pour ouvrir vos deux peuples aux humains.

C’est une super idée ! Allons-y vite alors.

Elles firent demi-tour, l’idée plaisait à la militaire, elle pourrait ainsi passer plus de temps avec sa nouvelle amie, ces moments, passés à discuter d’une solution, se libéreraient pour découvrir ce que la Sanderrienne lui ferait voir. Ne s’en rendant pas compte, la jeune femme fit le chemin inverse de celui qu’elle avait fait lors de son premier jour et le début de toute cette désastreuse affaire, la femme champignon avait toujours été assez délicate pour lui faire prendre un détour, ne passant jamais par la route longeant la limite entre les deux mondes.

Prenant la route sur la gauche, plutôt que la pente qui lui avait valu une chute malencontreuse, Robina se retrouva avec une vue dégagée sur Cactus Town, au loin, elle pouvait apercevoir l’Iceberg, son galion ainsi que le quartier général du Baroque Works. Elle se tourna vers le palais royal et Frutopolis, elle ne pouvait pas voir ce qui se trouvait derrière l’arbre royal, cependant elle savait ce qui manquait ici, l’ouverture au monde extérieur, ce que toutes les îles, qu’elle avait visité, avaient, un port, ici pas de navires, de pontons, de pêcheurs ou activité liée à l’océan.

Je pense avoir trouvé ce qu’il vous fallait, ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

Ah bon ? Je ne vois rien de différent pourtant.

Si, regardes, là, tu vois les navires au niveau du port ?

Oui, je les vois, mais où est le souci ?

Mais ça n’est pas un souci, c’est ce qu’il vous manque, un port, si vous en avez un, vous pourrez échanger avec des humains, sans qu’ils ne viennent par Cactus Town. Le Secrétaire Général Lemon devrait être content, et la princesse Pea aussi, ainsi, vous pourrez vous ouvrir au monde sans être dépendant de vos voisins.

Tu as raison, l’idée est bonne, nous pourrions l’ouvrir entre nos deux cités, ainsi si les visiteurs veulent commercer avec les fruits, ils n’auront qu’à partir du côté de Frutopolis. Dans le cas contraire, ils pourront venir dans le Royaume Légume, ce qui nous laissera une égalité dans la Légumanité. Oui, je pense que ton idée est excellente même.

Allons prévenir la princesse Pea ainsi que le Secrétaire Général Lemon alors.

C’est ainsi que les deux femmes se tournèrent vers le palais royal pour aller proposer leur idée au groupe de réflexion, un port, voilà quelque chose qui allait créer de l’activité pendant les prochains jours et améliorer l’humeur des habitants, peut-être.
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La foule regardait les deux femmes avancer jusqu’aux portes du palais, Robina n’était pas à l’aise, elle avait gagné sa liberté, cela ne faisait pas pour autant que tout le monde dans les pays des fruits et légumes l’appréciait et dansait avec elle, main dans la main, loin de là. Certains légumes la regardaient avec un regard assassin, on ne faisait rien cependant, l’escorte dont elle était toujours la cible par les dirigeants des deux pays, ou bien par l’Amirale Relle permettait d’étouffer dans l’œuf toute tentative de meurtre. Les tensions avaient diminué, ça ne voulait pas dire qu’elles avaient disparu comme par enchantement.

Amirale Chante Relle !

Repos soldats. Des nouvelles de la princesse Pea et du Secrétaire Général Lemon ?

Ils sont toujours dans la salle de réunion en pleine discussion Amirale.

Je vous remercie, soldat, allez boire un verre à tour de rôle. Je ne veux pas que vous vous déshydratiez en plein service.

Oui, Amirale ! Merci, Amirale !

Rompez soldats.

Les deux femmes rentrèrent dans le hall du palais, ici, des dizaines de légumes s’affairaient à travailler, le rapprochement entre les deux nations végétales avaient créer beaucoup de bouleversement, en bien, mais le travail s’accumulait de plus en plus rapidement, ne laissant pour ainsi dire plus de temps libre aux jeunes pousses. Quelques fruits se trouvaient là, ils lancèrent des regards noirs à la cuisinière, l’humanité n’avait selon eux, toujours rien à faire sur leur terre, cependant, le dirigeant de leur peuple voulait se rapprocher et laisser une chance aux humains, ils ne pouvaient pas aller à l’encontre de son choix.

C’était une véritable ruche bourdonnante d’activité qui s’offrait aux yeux de la jeune chasseuse de primes, sauf qu’à la place d’insectes, c’était des fruits et légumes qui travaillaient, les bras remplis de paperasses, courant apportant un message urgent, donnant leur direction à différents nouveaux qui étaient perdus dans le dédale de couloirs du palais… Tant de choses à voir et à détailler, cependant, elles n’avaient pas le temps, déjà Chante menait la Sanderrienne dans la salle des négociations, celle où la jeune femme avait déjà été emmenée une fois pour être passée à la question avant son jugement, curieusement, elle était aussi avec l’Amirale Chante Relle ce jour-là. Sentant l’appréhension de son amie, la femme champignon se tourna vers elle.

Quelque chose ne va pas ? Je te sens tendue, dis-moi.

C’est juste… Que la dernière fois que je suis venu dans cette pièce, c’était pour me faire accusée de crimes contre la Légumanité, et tu étais celle qui m’a amené jusqu’ici si je me rappelle bien.

Oh… Je n’avais pas pensé à ça, tu veux que je te fasse prendre un autre chemin ? Ou même que j’y aille seule ? Tu sais, tu n’as pas besoin d’y aller si tu ne te sens pas prête.

Non, c’est bon, il faut juste que je tourne la page, ça n’est juste pas facile, seulement une semaine après tout ces événements. Elle prit une grande inspiration pour calmer les battements de son cœur et expira longuement avant de se tourner vers son amie. C’est bon, allons-y.

Sentant que c’était le moment, l’amirale poussa les portes et fit entrer la jeune femme à l’intérieur de la pièce, ici, plusieurs plans de Frutopolis, ainsi que du Royaume Légumineux se trouvaient sur la table. Robina sentit tous les regards se tourner vers elle et le champignon à ses côtés, elle ne vit rien d’autre que de la surprise, avant de la discussion ne reprenne son cours, bien que la conseillère de la princesse Pea resta plusieurs secondes à fixer la capitaine de l’Iceberg avant de revenir à la conversation, avec un cran de retard.

Que pouvons-nous faire pour vous ? Comme vous le savez, nous sommes plutôt occupés, nous n’avons pas le temps pour une visite de courtoisie de la part d’une humaine qui était encore il y a quelques jours sur le point de se faire exécuter.

Mademoiselle Rott, un peu de retenu, je vous prie. Mademoiselle Erwolf est une invitée de marque de nos deux royaumes, sans elle, nous ne nous serions pas rapprochés aussi rapidement. Je suis sûre que vous en conviendrez.

De plus, nous lui devons des excuses sincères, nous avons appris grâce à elle que les cuisiniers ne sont pas nos ennemis, juste des personnes qui travaillent avec nos semblables en dehors de Whiskey Peak, ils ne nous veulent aucun mal.

J’en doute, après tout, tout le monde ne peut pas avoir le même avis que cette petite cuisinière venant de l’extérieur.

En effet, c’est pourquoi nous allons mettre en place un système de tour de garde entre nos deux peuples, mixant nos deux genres, nous permettrons de renforcer nos liens, tout en se défendant des personnes mal intentionnées.

Un choix judicieux de votre part.

Nous sommes venus avec l’Amirale pour vous proposer une idée, nous l’avons eu alors que nous nous trouvions sur le pic qui marque la frontière entre vos deux pays et le village de Cactus Town.

Oh, moi je n’ai rien fait, c’est Robina qui a trouvé toute seule.

Une idée ? C’est vrai, vous en avez une ?

Oui, ce qu’il vous manque, c’est un port, de quoi laisser l’accès à vos deux villes aux humains, sans qu’ils soient obligés de passer par Cactus Town, ainsi, vous pourrez faire du commerce avec les personnes de l’extérieur.

Et où voulez-vous installer ce port ? Parce que s’il est installé à Frutopolis, c’est le Royaume Légume qui en pâtira, et s’il est installé dans notre royaume, c’est Frutopolis qui se verra derrière nous. Quelle idée ridicule, vous ne voulez que recréer des tensions entre nos deux peuples.

Absolument pas, il suffira de créer un port entre nos deux terres, assez grand pour que les humains aient le choix entre nos deux villes, ainsi, il n’y aura pas de mise à l’écart de l’un de nous.

Et la sécurité, elle sera assurée par lequel de nos deux peuples ? Hein ? Vous n’y avez pas pensé à ça, n'est-ce pas ? Je le vois bien, vous ne voulez qu’augmenter les difficultés qui existent déjà.

Pas du tout, je vous propose que plusieurs escouades soient formées entre nos deux peuples, elles seraient mixtes, vingt personnes, dix fruits et dix légumes, nous en mettrions plusieurs pour garder les quais et ainsi assurer la sécurité de tous.

Et pour le côté plus prêt de Frutopolis et du Royaume Légume ?

Un poste-frontière, permettant de passer de l’un à l’autre, une simple formalité.

L’idée me plaît, nous ne serions pas dépendants des humains de l’autre côté, je suis désolé, mais j’ai fait pendant trop longtemps la guerre à cette bande de barbares pour ne pas vouloir me mêler à eux.

Moi aussi, nous nous ouvrions ainsi au Gouvernement Mondial, ensemble, ainsi, nous ne serions plus qu’un nom sur une liste, mais bien un peuple à part entière.

Si tel est votre souhait, je vais m’occuper des papiers pour que la construction commence dès demain.

Ces dernières paroles avaient été dites avec froideur, la carotte humanoïde se leva de son siège, prenant les dossiers qu'elle avait devant elle, elle jeta un regard furibond à la jeune femme humaine qui l'empêchait de prendre le contrôle du royaume.

Je vous remercie Conseillère Rott. La séance est finie, nous allons pouvoir enfin nous occuper d’autres sujets importants.

La cuisinière sortit de la pièce, sentant que les changements allaient être plus rapide encore qu’elle ne l’avait envisagé.
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Robina se rendit le lendemain à la colline pour aller voir comment avançait les travaux, ils devaient encore être en train de discuter des détails de la nouvelle construction, elle était bien contente d’avoir prise les dimensions du port de Cactus Town, ainsi, ils auraient une base pour réfléchir, elle était fière de son idée. Ici, un soldat l’attendait, il la regarda se rapprocher, il ne fit aucun mouvement pour engager la conversation ou se montrer courtois, quand il vit qu’elle allait entrer sur les terres des légumes, il la suivit, la jeune femme se sentit très mal à l’aise de se faire suivre par un étranger sans qu’il ne dise un seul mot.

Vous allez me suivre jusqu’au palais, c’est ça ?

Aucune réponse de la part du poivron taciturne qui la regardait avec un regard mêlé de colère et de fatigue, il ne semblait pas vouloir être ici, loin de là et le lien entre les humains ne semblait pas être très fort chez lui, la jeune femme préféra ne pas continuer. Elle aurait pu le mettre en colère, ce qu’elle ne voulait pas, elle avait beau être la bienvenue, l’Amirale Relle avait été claire, beaucoup de légumes ainsi que des fruits voulaient sa tête, elle devait faire en sorte de ne pas leur donner d’excuses pour se retrouver déshydrater.

Elle accéléra l’allure, allongeant le pas pour ne pas se retrouver trop longtemps avec son garde, il était peut-être là pour sa sécurité, mais elle n’était pas rassurée pour autant, des cultivateurs la regardaient au loin, lui faisant parfois des mouvements de la main, lui souhaitant le bonjour. Elle leur répondait d’un rapide mouvement de la main, pressée elle ne faisait pas véritablement attention aux alentours, et la pression d’avoir un compagnon qui ne semblait pas l’apprécier lui faisait oublier beaucoup de choses.

En quelques minutes, elle arriva devant le palais, elle perdit le poivron dans la foule, il n’avait pas desserré les lèvres depuis le moment où elle l’avait vu, et même quand ils s’étaient séparés, pas un mot d’au revoir, il n’aimait vraiment pas l’humaine qu’elle était, ou bien la cuisinière. Elle hocha des épaules en pensée, elle ne pouvait pas plaire à la planète entière, déjà la mentalité envers sa profession, son espèce avait changé parmi les deux peuples, ils voulaient se rapprocher d’eux, elle était contente d’avoir été le déclencheur de tout cela. C’est sur ces dernières pensées qu’elle vit la princesse Pea devant les portes du palais, elle discutait avec un soldat qui partit quelque temps après au pas de course à l’intérieur du bâtiment.

Princesse, c’est un plaisir de vous voir. Je vous remercie d’avoir envoyé un soldat pour m’escorter jusqu’au palais ?

Vous escortez jusqu’au palais ? Mais je n’ai envoyé personne mademoiselle Erwolf. Vous êtes sûre de vous ?

Plutôt oui, il m’a suivi de la frontière jusqu’aux alentours de votre palais. Il ne semblait pas beaucoup m’apprécier cependant, il ne m’a pas adressé une seule parole.

Étrange, je n’ai fait envoyer personne, ni le Secrétaire Général Lemon. À quoi ressemblait ce soldat ?

Un poivron, rouge Votre Altesse.

Nous allons demander à Chante Relle, elle se trouve près du chantier, venez, suivez-moi. Nous ne nous attendions pas à vous voir avant cette après-midi.

Nous allons avoir notre réponse rapidement alors. Je suis venue aussi tôt parce que je venais vous parler des dimensions du port de Cactus Town, j’ai fait prendre les dimensions par mon équipage en rentrant hier soir, j’espère que ça vous aidera.

C’est une belle attention ma chère Robina, mais nous l’avons fait un peu plus tard cette nuit aussi. Nous avons déjà commencé à construire notre port, il prend déjà forme.

Oh, moi qui pensais avoir bien fait.

Je suis désolée ma pauvre, votre idée a été tellement appréciée que nous n’avons pas voulu perdre une seule seconde. Dites-vous que vous êtes celle qui avait créée cette activité, vous nous avez déjà amené l’idée du port, à nous de nous en sortir seuls en construisant le port.

Oui, je sais bien, mais j’espérais aider encore un peu.

Vous avez déjà tellement fait pour nous, que vous devriez plutôt vous reposer. Venez voir plutôt, nous avançons bien, nous avons déjà plutôt quais de réaliser avec notre façon de créer des bâtiments.

Des arbres se dressaient sur la côte, leurs racines tressées plongeaient dans l’océan, créant des quais ainsi qu’un chemin pour que les arrivants extérieurs puissent se rendre à Frutopolis ou bien le Royaume Légumes selon leur envie. Des dizaines de chênes poussaient fièrement, déjà haut d’environ vingt mètres de haut, leurs racines épaisses créant un plancher pour tous, le port prenait forme à vue d’œil, il aurait déjà pu accueillir des navires selon la chasseuse de primes.

Et en parlant du loup, on en voit la queue, déjà un navire se détachait à l’horizon, les légumes et fruits qui s’activaient près de l’océan ne semblaient pas encore les avoir, déjà quelque chose s’envolait de la frégate qui se trouvait au large. Elle se rapprochait de plus en plus, le bateau suivant la silhouette loin derrière, alors que la Sanderrienne arrivait au niveau des travaux, elle put voir l’Amirale Chante Relle.

Tu as vu ?

Oui, je ne sais pas ce que c’est, mais ça arrive rapidement sur nous, le navire sera là dans quelques minutes aussi.

Tu arrives à voir ce que c’est d’ici ?

Non, il va falloir attendre.

Espérons, qu’ils ne créent pas de problèmes.

Son amie ne répondit pas à cette affirmation, elle se concentrait, au cas où quelque chose se passait mal, et l’instinct de mercenaire de la jeune femme lui disait que ça n’allait pas bien se passer, sinon il n’y aurait pas eu quelque chose qui s’était envolé du bâtiment. Il fallut attendre quelques minutes pour que les voiles blanches d’une frégate apparaissent dans le ciel azur, l’objet volant, un oiseau de ce qu’en avait compris la jeune femme aux cheveux bleus, tournait au-dessus d’eux, il disparut alors sur le pont du vaisseau.

Je n’aime pas ça princesse, vous devriez rentrer au palais.

Mais Chante…

S’il vous plaît, ne discutez pas, votre sécurité est ma priorité.

Bien, j’espère que ça n’est rien.

La tension montait encore alors que le navire jetait l’ancre près des côtes, il se rapprocha le plus possible des quais créés, il y a moins de vingt-quatre heures et ils purent voir un pavillon noir au sommet du mât principal. Déjà, les travailleurs avaient évacué, des ordres avaient été passés pour que des soldats viennent aider pour arrêter les attaquants, c’est alors que la rampe d’accès frappa la racine qui servait de quais et qu’un travesti, qui se trouvait être Mitzi del Bra ne mette pied à terre.

Le pavillon des Pussycat Okama:

Mes chéries, nous allons pouvoir faire le plein de nourriture ici ! Félicia assure-toi que les denrées sont fraiches ! Même si je n’en doute pas. Départ dans deux heures, tuez le plus de fruits et de légumes que possible et nous repartons avec eux dans la cale !

Vous pouvez compter là-dessus !

Robina sortit Libertalia et Coupe-faim de leurs fourreaux et s’avança pour engager le combat.


Dernière édition par Robina Erwolf le Mar 26 Avr 2022 - 0:35, édité 1 fois
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Même pas un bonjour ? Les jeunes femmes de nos jours sont d’un mal élevé. Les garçons, nous allons lui apprendre qui nous sommes. En formation !

De là, une cinquantaine d’okamas descendirent de la frégate, en robe, en débardeur ou bien en veste ouverte sur le devant, chacun se mettant dans une pose différente, celui ou celle, aller savoir, qui se trouvait tout derrière posa un audio dial derrière le groupe et appuya sur un bouton. Une guitare se mit à jouer, une musique entrainante se lança et les okamas partirent dans une chorégraphie pour se présenter. Le capitaine des pirates partit en pirouette, sautant en l’air, il atterrit sur un seul pied, gardant l’équilibre, il fit une révérence devant Chante Relle et Robina, qui ne savait pas quoi répondre, se regardant l’une l’autre.


Je suis Mitzi del Bra, capitaine du Priscilla. Merci de vous rendre, toi, jeune fille, il ne te sera fait aucun mal. Peut-être un changement de coiffure et de vêtements, une veste t’irait tellement mieux.

Des vestes, j’en ai dans mon navire, je suis cuisinière. Mais vous ne toucherez pas à ces fruits et légumes, ce sont mes amis.

La musique continuait en arrière-plan et deux autres membres se détachèrent du lot, un homme très musclé, faisant dans les deux mètres cinquante, jouait avec ses muscles, les faisant rouler sous sa robe, il s’approcha de la droite de Mitzi en se mettant dans une pose d’haltérophile. La seconde faisait du jonglage avec son fume-cigarette, comme un bâton de majorette, elle faisait des claquettes avec ses talons et s’arrêta dans une posture de danse endiablée en s’arrêtant à la gauche du travesti Mitzi.

Bernadette Bassenger, seconde des Pussycat Okamas et grande haltérophile. Détentrice du record de lancer de boulet de canon en robe, impressionnée jeune fille hein ?

Elle fit un clin d’œil à la cuisinière alors que la musique continuait en arrière-plan, la troisième de l’équipage fit tomber quelques cendres sur le sol en frappant son fume-cigarette et fixa la chasseuse de primes d’un regard farouche.

Je suis Felicia Jollygoodfellow, et je suis la cuisinière de ce navire, si tu veux nous mettre des bâtons dans les roues, prépare-toi, car je vais te préparer façon tartare.

Cependant, le spectacle ainsi que la chanson ne s’arrêtaient pas derrière elles, quatre nouvelles participantes firent une chorégraphie, qui semblait pour le moins apprise par cœur depuis bien longtemps pour se présenter devant le duo de femmes.

Nous sommes Nadine, Bethany, Carla et Joie, les folles de Grand Line, et rien ni personne ne nous arrêtera, pas même une jeune fille comme toi.

Le numéro n’était pas fini, elle pouvait le sentir, et son instinct ne se trompait pas, le reste de l’équipage partit dans plusieurs pas de danse, se croisant et passant devant ou derrière leurs voisins et voisines, tel un ensemble bien synchronisé.

Nous sommes les okamatelots et nous allons prendre ce que nous voulons, alors va-t’en avant de te casser un ongle.

La Sanderrienne ne savait pas quoi répondre, elle regarda son amie, sans savoir quoi répondre, la musique s’arrêta au même instant que le petit numéro venait de se finir, toutes et tous étaient essoufflées, la jeune femme aux longs cheveux bleus aurait dû en profiter, mais elle ne savait pas quoi faire dans cette situation.

Eh bien alors ? Même pas d’applaudissements ? Pas un, « c’était superbe ! » ? Vraiment la jeunesse de nos jours, ça n’est plus ce que c’était. Je vais t’apprendre la politesse moi. Les filles, vous vous occupez des fruits et légumes, moi, je vais donner une leçon à cette jeune fille et nous repartirons. C’est une bonne chose que Whiskey Peak ait maintenant un nouveau port, nous pouvons nous ravitailler sans nous faire arrêter par les chasseurs de primes, une aubaine.

Sortant son arme qui se trouvait glissée sous sa jarretière, Mitzi ouvrit son éventail pour révéler les lames qui lui servait pour attaquer ses ennemis, elle partit d’un bond en avant, les autres membres se dispersant pour attaquer à plusieurs endroits en même temps. Robina devait arrêter la capitaine avant tout, utilisant Libertalia en arme principale, dans sa main gauche, elle frappa en prise inversée, l'okama à peine à un mètre d’elle, elle enchaina dans un tourbillon vers son attaquante, Coupe-faim se fit un chemin profondément dans la chair de la capitaine pirate qui ne broncha, néanmoins, pas face à l’assaut.

Entrecôte.

Pensant avoir blessé la capitaine, en la mettant hors d’état de nuire, la commandante de l’Iceberg se tourna vers les autres adversaires qu’elle avait, pourtant, l’éventail la frappa dans le dos, créant une longue blessure diagonal descendant de son épaule gauche jusqu’à ses côtés droites.

Eh bien, ça n’est pas très poli de tourner le dos à son adversaire.

Se retournant, la surprise, plus que la douleur la faisait grimacer, elle vit que là où le meitou avait frappé, des flammes bleues s propageaient sur la peau du travesti, sa peau devenant lisse comme si leur échange n’avait pas eu lieu.

Et si nous reprenions jeune fille ?

Déjà, plus aucunes traces de la blessure et du sang, qu’elle avait vu, elle en était certaine, un homme avec un pouvoir de cicatrisation rapide ? Il allait être difficile de se débarrasser de lui rapidement pour aider les autres.
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Robina ne savait pas ce qui venait de se passer, cependant, elle n’avait pas de temps à perdre, elle allait de nouveau se débarrasser du capitaine pirate en quelques mouvements, le mettre hors d’état de nuire, et s’occuper des autres, l’objectif principal était de sauver les fruits et légumes. Elle bloqua le coup venant sur sa droite. Le Coupe-faim était une lame courte, parfaite pour un combat contre une arme atypique, comme un éventail de combat, Libertalia avait ainsi le champ libre pour percer les défenses de Mitzi del Bra. Faisant remonter son bras gauche en prise inversée, le fil de l’épée d’abordage mordit fortement dans le triceps de l’homme en robe, ouvrant une blessure profonde, cette fois, elle était certaine d’avoir touché.

Macreuse.

Cependant, elle avait vu les flammes, une capacité qu’elle ne connaissait pas, elle allait lui en infliger plusieurs pour que la guérison soit plus lente, elle aurait le temps d’intervenir, comme cela. Elle partit d’un revers, la mâchoire du capitaine pirate rencontrant malheureusement la garde en forme de coquillage, en acier poli, du meitou de la jeune femme. Un mélange de bave et de sang fut expulsé de sa bouche, sentant qu’elle avait une ouverture, elle doubla d’une attaque en croix au niveau des reins, le tissu se déchira alors qu’une blessure en croix s’ouvrait dans la peau de l’homme aux longs cheveux blonds.

Faux Filets.

Pour être sûr de son coup, elle fit une pirouette acrobatique, fauchant les jambes de Mitzi d’un puissant coup derrière les genoux. Puis telle une tornade, elle frappa successivement la cuisse de son adversaire des deux armes qu’elle avait en main, une nouvelle blessure s’ajouta aux deux autres qu’il avait.

Rond de gîte.

Contente de son œuvre, elle pouvait voir l’homme désarmé, sur le sol, incapable de marcher, de tenir son arme, ainsi que de se tenir debout avec la blessure dans son dos, même avec une guérison rapide, il n’allait pas s’en remettre de si bonnes heures. Elle partit au pas de course, laissant le corps derrière elle, mais déjà, des flammes s’élevaient des blessures du challenger, il se releva, l’orange des flammes s’intensifia alors que les efforts lui faisaient utiliser les zones blessées, il ne récupéra même pas son arme au sol, il avait compris que l’affrontement avec la cuisinière était perdu d’avance à l’arme blanche.

Il regarda longuement le champ de bataille, les okamatelots se battaient bien, et déjà sa seconde, la cuisinière ainsi que les folles de la route de tous les périls prenaient le dessus sur leur adversaire, mis à part la femme champignon qui semblait très bien se défendre. Il allait devoir faire attendre aussi, les blessures s’accumulaient plus vite qu’il ne le pensait, il était temps de passer aux choses sérieuses, prenant sa forme hybride, ses bras se transformèrent en ailes de flammes d’un rouge-orangé, un bec pointu poussa sur son visage et ses jambes se métamorphosèrent en énormes pattes d’oiseau de proie.

Regarde ta propre destruction en face jeune fille, je suis le phénix ! Tu ne peux pas me tuer ! Je suis indestructible !

Alors qu’il faisait son laïus, la jeune femme avait mis un revers de la garde de Libertalia à un des matelots du navire pirate. Elle se retourna en voyant son adversaire se relever encore une fois, elle ne s’était pas attendu à cela, encore un fruit du démon, ça n’était pas la première fois qu’elle en voyait un, mais elle aurait voulu que ça ne soit pas le cas ici.

La chasseuse de primes fit face à Mitzi del Bra, il la regardait de haut, il se pensait intouchable dans sa forme hybride, et c’était bien le cas, il le savait, cependant la jeune fille n’était pas au courant, elle allait l’apprendre d’ici quelques instants. Se jetant sur elle, les serres en avant, le capitaine pirate ne frappait plus pour apprendre une leçon à la jeune fille, mais bien pour tuer, son adversaire avait montré qu’elle était capable de s’occuper de lui, sans ses pouvoirs, il n’allait pas laisser passer l’affront aussi facilement.

Les serres enflammées du phénix.

Les griffes se parèrent de flammes orange, s’envolant haut dans le ciel, il retomba en piqué là où se trouvait la jeune femme. Elle croisa ses lames, attendant l’impact qui ne tarderait pas à arriver, si elle le laissait passer, il se retrouverait dans la mêlée et pourrait faire des ravages dans les rangs des fruits et légumes, elle ne permettrait pas cela, pas de son vivant.

Tel un éclair de feu, il arriva sur la jeune femme à une vitesse vertigineuse. L’onde de choc se propagea tout autour d’eux, certains matelots et végétaux tombèrent au sol à cause de cela, l’Amirale Relle se retourna alors pour voir la source de cette explosion, voyant que son amie se trouvait au centre, elle voulut intervenir, pourquoi ses adversaires ne lui permirent pas.

Tu penses t’enfuir où, ma jolie ?

J’ai hâte de te couper en petites rondelles pour faire une omelette, ça sera DÉ-LI-CIEUX.

Un coup-de-poing du golgoth, ainsi qu’une frappe vicieuse du fume-cigarette la prit en tenaille, elle était plus forte que les deux réunis, mais se retrouver en sous-nombre ne l’aidant pas à prendre l’ascendant. Elle bloqua les deux attaques de son sabre végétal, elle ne pouvait pas venir en aide à la Sanderrienne, elle devait d’abord se débarrasser des deux travestis qui lui barraient le chemin, et ils ne se laissaient pas faire.

Au milieu de ce tourbillon de flammes et de griffes, la jeune fille aux cheveux bleus se retrouvait avec la patte gauche de son adversaire enfoncé dans son épaule droite, rien de sérieux, sauf si elle devait recevoir plusieurs attaques comme cela. La deuxième arme naturelle de Mitzi avait été bloquée par Libertalia, le sabre d’abordage manquant de peu la deuxième griffe, elle avait glissé par-dessus la garde de la défenseuse, s’enfonçant de quelques centimètres dans la peau.

Eh bien, tu sais te défendre. Toujours dans sa forme hybride, il dominait Robina en battant des ailes alors que ses jambes étaient retenues par les lames de la cuisinière. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu besoin de me battre sérieusement, d’habitude, j’ai juste à fatiguer mes adversaires. Dis-moi, qui es-tu ?

La chasseuse de primes frappa la griffe avec Coupe-faim, retirant légèrement les serres de sa peau, elle partit alors dans une roulade pour briser le corps-à-corps et se libérer de l’empoignade dans laquelle elle était coincée avec le phénix.

Je suis Robina Erwolf, cuisinière et chasseuse de primes. Je ne vous laisserai pas vous attaquer à ce peuple.

Eh bien, très cher Robina Erwolf, la manche numéro deux vient de commencer, et tu vas la perdre.

Projetant des flammes vers elle, il bondit de nouveau en avant pour continuer le combat, repassant en garde haute, la Sanderrienne resta en garde inversée, si les blessures légères ne faisaient pas effet, les lourdes le stopperaient peut-être pour de bons.
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Apparaissant depuis l’intérieur du tourbillon de flammes, Mitzi frappa de ses ergots. Apeurée par les flammes, Robina roula sur le côté, elle évita ainsi l’attaque de l’homme, hybride, phénix. Pourtant, les flammes ne s’arrêtèrent pas quand l’utilisateur de ces pouvoirs se stoppa, au lieu de cela, elles continuèrent leur chemin, recouvrant le moussaillon que la jeune femme avait mis hors service, la cuisinière fut surprise, est-ce que tous les capitaines pirates étaient les mêmes, n’acceptant pas la faiblesse ?

Ses dernières expériences avec les derniers capitaines pirates qu’elle avait vu, ne s’étaient pas véritablement passées comme prévu, en effet, Edward Minaro avait été un homme hautain, se sentant supérieur, gorgé du pouvoir de son fruit du démon, il ne se considérait plus comme un homme. Quant à Miso, tout son équipage avait peur d’elle, elle était le cauchemar de tous ceux qui mettaient un pied sur sa frégate, elle ne s’en cachait pas. La violence, n’était-elle que la seule solution à leur vie ?

Je vois, les faibles ne restent pas vivants bien longtemps sous votre commandement, monsieur Del Bra ! Aucune faiblesse, c’est votre leitmotiv ?

Vous vous trompez, Mademoiselle la Cuisinière. Mes flammes ne brûlent pas, elles soignent. Comme pour illustrer ses propos, l’okama qui se trouvait au sol, il y avait encore quelques instants, se releva, sa mâchoire qui avait été brisée par l’impact avec la garde de Libertalia s’était déjà remise en place, ressoudée et il était plein d’énergie. Vous voyez, qu’est-ce que je vous disais. Retourne de battre Germène, je m’occupe de cette cuisinière aux mains sales.

Je n’ai pas les mains sales, elles sont noires depuis que j’ai mangé un fruit du démon !

Toi aussi, tu en as mangé un ? Il se mit en garde, ne sachant ce que pouvait garder la jeune femme dans sa manche, les pouvoirs adverses étaient inconnus et il pouvait très bien se retrouver rapidement en difficulté. Quels sont tes pouvoirs ?

Je n’en ai pas… J’ai juste les mains qui sont devenues noires, mes cheveux bleus ont changé de couleur et sont blancs maintenant. Quant à mes yeux, ils sont jaunes alors qu’avant, ils avaient la couleur de mes cheveux. Un petit instant de déprime s’empara de la cuisinière, elle n’avait que perdu la capacité à nager, sans rien gagner en retour, parfois la vie était bien injuste, surtout avec elle.

Tu n'as aucun pouvoir ?

Non, juste un changement physique visible.

Hihihihihihi. C’est risible, un fruit qui ne fait qu’enlever le fait de pouvoir nager sans rien apporter. Je vais abréger tes souffrances en te tuant, tu es trop gênante pour que je te laisse en vie.

Tu peux toujours courir.

Le deuxième tour avait commencé, et cette fois, pas question de retenir ses coups pour la Sanderrienne, elle plongea en roulant et balaya les jambes du forban. Cependant, ce dernier volait, il battit simplement des ailes pour récupérer son équilibre et fit un bond en arrière, posant une griffe, comme un flamant rose, il garda l’équilibre avant de reprendre l’échange de coups. Tournant sur lui-même, il envoya sa jambe encore en l’air dans le visage de la jeune femme aux longs cheveux bleus. Cette dernière se baissa in extremis, se trouvant prête du sol, elle se releva comme un ressort, utilisant la puissance de ses jambes pour frapper à l’abdomen.

Ça n’était pas dans ses habitudes, malgré cela, la capacité de régénération du travesti en face d’elle, ne lui laissait pas le choix. Elle frappa dans le foie avec Coupe-faim, la chair se déchira et comme un poignard, ce dernier fendit la chair, qui cracha un sang noir, l’organe touché.

Foie.

Elle ne s’arrêta pourtant pas là, voyant déjà des flammes sortir de la plaie, elle fit un pas de côté, passant dans le dos de l’homme pour frapper de toutes ses forces avec son sabre d’abordage. Les cotes se brisèrent, la chair s’ouvrit après le passage du fil de la lame et le poumon fut atteint avec aisance.

Poumon.

Elle n’aurait jamais attaqué pour faire mal, pour blesser, tuer, ce qui était le cas ici, pourtant, elle ne se sentait pas mal à l’aise en le faisant, il le fallait pour que le pouvoir de son adversaire s’épuise, que sa guérison se fasse plus lente, elle aurait ainsi le temps de s’occuper de ses subordonnés. Pourtant, ici, l’homme se retourna vers la chasseresse de primes, comme si de rien n’était, les blessures étaient déjà sur le point de se refermer, il n’avait pas été arrêter un seul instant.

Tu ne m’arrêteras pas avec ça. Le phénix est un animal immortel, même si tu devais me couper la tête, je reviendrais, encore et encore, jusqu’à ce que tu sois épuisée, et c’est là que je frapperais, te donnant le coup de grâce, alors que tu ne peux rien contre moi.

Il avança sur elle, se baissant, il prit appui sur ses jambes et bondit dans les airs. Passant au-dessus d’elle, il retomba toutes griffes dehors, une tornade, de flammes et d’ergots, tomba sur la capitaine de l’Iceberg.

La tornade enflammée de Kamabaka.

Croisant ses armes devant elle, inversant sa prise normale, maintenant standard, Robina bloqua deux coups, avant que la patte ne revienne l’atteindre à l’aisselle. Elle sentit qu’elles cédaient sous l’impact, alors qu’elle tenait sa position, le dessous de la jambe atteint, dans un dernier sursaut la commandante de l’Iceberg, l’envoyant voler au loin. Elle atterrit au pied d’un des arbres qui composaient le port du pays des fruits et légumes vivants, toujours cramponné à ses armes, comme une moule à son rocher, elle se releva, prenant appui sur son sabre d’abordage, elle avait du mal à respirer, les blessures se multipliaient alors que Mitzi del Bra ne semblait pas le moins du monde atteint par leurs échanges.

Tu vois, tu avais l’avantage au début, pourtant, maintenant, c’est moi qui te fais danser. Il reprit une apparence humaine, récupérant son éventail de combat qu’il remit à sa jarretière. Dans peu de temps, tu tomberas, puis ce seront les fruits et légumes et nous repartirons, tu n’auras été qu’un ralentissement dans nos plans. Laisse-toi faire et ça ne sera que plus rapide.

Jamais !

Très bien, comme il te plaira.

La cuisinière devait faire vite, elle était en danger, sentant que la fin approchait, elle devait trouver une solution pour renverser la vapeur, elle tourna la tête, cherchant désespérément de quoi l’aider, puis ses yeux se posèrent sur la surface de l’océan. Les utilisateurs de fruits du démon, comme elle, même si elle n’avait aucun pouvoir, perdaient toutes leurs forces alors qu’ils étaient immergés dans l’eau, c’était ça sa solution. Elle devait faire en sorte d’utiliser l’eau de mer pour éteindre les flammes qui permettaient au travesti de se guérir, et aussi de le vaincre, comment ? Elle ne le savait pas encore, mais elle était devenue douée pour improviser au fil du temps. C’est ainsi qu’elle partit en courant, son corps lui faisant affreusement mal partout, pour mettre en place son plan.
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Robina marchait lentement, derrière elle, le rire de sn adversaire s’élevait, il la regardait, sans l’attaquer, il se savait dans une situation de supériorité, il ne craignait rien, pour ainsi dire, courbée en avant, se tenant les côtes qu’elle avait d’au moins fissurées, la jeune femme avançait. Elle devait mettre en marche son plan, et même si son adversaire se moquait ouvertement d’elle, cela lui passait au-dessus, elle avait déjà été rallié par Vorzoth, un chef cannibale qui prenait son plaisir à humilier ses adversaires avant de les tuer, ici elle préférait qu’on se moque d’elle et rester en vie, plutôt que de mourir.

Alors, tu n’as plus envie de te battre ? Tu préfères partir ? Dommage, c’était avant le début de la bataille qu’il fallait le faire, pas quand je suis énervé.

La cuisinière se retourna, l’homme phénix regardait la scène d’un air amusé, il savait qu’il avait l’ascendant grâce à sa guérison rapide, il ne se faisait pas prier pour s’amuser, ses hommes prenaient du cœur à l’ouvrage en l’entendant, ils savaient que leur capitaine allait bientôt les rejoindre pour finir la bataille. L’Amirale Relle regardait souvent son amie, elle aurait voulu la rejoindre, l’aider, mais elle était déjà en assez mauvaise position en se battant contre Bernadette et Felicia, elle riposta à une attaque du talon de la cuisinière pirate en tranchant la pointe, de la chaussure, avec son sabre.

Ça n’est pas très gentil, il va falloir que je répare mes escarpins avec une pointe de colle plus tard. Tu pourrais faire attention.

Désolé, je n’ai pas de temps à perdre avec vous, nous allons en finir le plus vite possible.

Elle bloqua le poing de l’haltérophile avec sa sandale, puis se dégagea en utilisant la force de son attaquante, elle prit en main le fourreau de son sabre long et se mit en garde en combat à deux lames, la deuxième se trouvant être l’étui de son arme, il était temps de mettre fin à tout cela. Pendant ce temps, la chasseuse de primes devait se frayer un chemin à travers les différents combats qui l’empêchaient d’atteindre l’océan, à peine une vingtaine de mètres, mais en ce moment, elle avait l’impression qu’elle n’y arriverait jamais. L’un des anciens sergents d’élite se retourna vers elle, il avait mis au tapis son adversaire, une banane qui ne semblait pas faire le poids, il prit en tenaille la capitaine de l’Iceberg, s’attendant à une victoire facile, voyant l’état dans lequel elle était.

Non ! Ne t’approche pas d’elle, c’est dangereux !

Mais il était trop tard, Carla, une grande femme aux cheveux courts et noirs se propulsa sur la jeune fille qui ressemblait plus à une grand-mère qu’autre chose à cet instant précis, utilisant la longue manche de son kimono comme une arme, il tenta de l’attraper à la gorge.

Par le fil de l’okama kempo.

Blessée, mais loin d’avoir perdu sa combativité, la Sanderrienne vit le coup arriver, longtemps à l’avance, l’adrénaline l’aidait à tenir, à combattre, à vaincre, sa main gauche bondit, armée de Libertalia, elle trancha le textile comme s’il n’existait pas. S’attendant à porter, l’okama perdit l’équilibre, se rapprochant encore de la jeune femme aux longs cheveux blancs. Cette dernière voyant l’occasion de se débarrasser d’un nouvel adversaire, coriace pour les fruits et légumes, qui plus est, continua son chemin, passant de nouveau en position de combat.

Son épaule effleura le bras de l’ancien sergent et le sabre d’abordage ouvrit une profonde blessure dans l’avant-bras, Coupe-faim, en parallèle, se fit une ouverture dans le tissu et la chair des côtes du travesti pour le mettre hors d’état de nuire.

Macreuse. Entrecôte.

L’homme en robe se retrouva dans l’impossibilité de se battre avec tout son côté gauche, en profitant, la cuisinière accéléra le rythme, elle devait mettre le plus de distance entre elle et le phénix qui allait, à n’en pas douter, soigner un de ses lieutenants.

Lâche ! Tu n’as aucune honte à t’attaquer à mes hommes ?! Quand je t’attraperai, je te le ferais payer, j’en donne ma parole !

Mitzi del Bra s’agenouilla auprès du blessé, déjà les flammes se propageaient sur son corps, s’arrêtant sur les blessures qu’avait infligées la jeune femme à son adversaire, il grinçait des dents, il ne pouvait pas s’arrêter plus longtemps, il devait la poursuivre.

Cela mettra plus longtemps, mais je dois l’arrêter, elle est dangereuse, si je me retrouve seul pour tous les combattre, je devrais vous abandonner et je ne le veux pas.

Allez-y, capitaine, je m’en sortirai.

Ayant pris du retard, et voyant que la jeune femme sortait de la mêlée, ayant mis au tapis deux des matelots qui passaient à sa portée au passage, il s’envola d’un bond puissant dans les airs, battant des ailes, il la voyait se diriger vers Frutopolis, elle se trouvait en dehors de la cohue, une cible bien visible pour lui. Tel un oiseau de proie, il plongea vers sa cible, toutes serres dehors pour attraper la jeune femme. Son instinct lui soufflait qu’un danger approchait, elle regarda autour d’elle, pourtant elle ne vit rien, les combats continuaient, cependant des renforts de la part des deux pays arrivaient en ce moment, les okamas allaient se faire submerger par le nombre, dans quelques minutes, ce qui permettrait à la commandante de l’Iceberg d’avoir des alliés pour l’aider dans la capture du phénix.

Puis, elle entendit un cri dans le ciel, le soleil l’aveugla un peu, mais elle peut voir l’oiseau de flammes qui plongeait vers elle, elle courut le long des quais, la racine n’était pas très stable, mais elle ne se tordit pas la cheville, c’était déjà une bonne nouvelle en soi. Elle était maintenant sans issu, cependant, elle ne paniquait pas, cela faisait partie de son plan, et même si elle n’était pas certaine qu’il marcherait, elle se trouvait déjà en meilleure position qu’avant son repli stratégique, et non pas une fuite.

Elle s’agenouilla plongeant Libertalia dans l’eau de mer, elle ne savait pas si cela allait marcher, mais elle se devait de tenter, ses doigts s’engourdirent légèrement au contact de l’eau alors que le sabre d’abordage plongeait entièrement sous la surface. Elle fit un grand mouvement, aspergeant les racines, ainsi que le phénix, d’eau, il la regarda, furibond, elle lui avait déjà détruit une robe et maintenant elle le mouillait, espérait-elle vraiment gagner comme ça ?

Tu crois qu’en m’aspergeant, tu vas me faire perdre mes forces ? Ridicule ! Tu ne connais rien aux fruits du démon ma pauvre, il faut que les utilisateurs soient complètement immergés. Viens, je vais te montrer !

La flèche du phénix.


Le bec en avant, Mitzi partit telle une flèche pour transpercer Robina, sentant le danger, mais n’ayant pas l’espace pour manœuvrer et ainsi esquiver, elle allait devoir faire face, et ça n’était clairement pas son point fort. Pourtant, elle avait compris qu’elle était plus forte physiquement que son adversaire, il avait l’avantage dû à sa capacité hors norme de régénération presque instantanée, des flammes, rien de mieux pour les combattre que de l’eau, et si elle venait de l’océan, cela ferait perdre ses forces au capitaine pirate. Un plan parfait.

L’homme ne volant pas, elle frappa du fil de son épée, sur le haut du bec, déviant sa trajectoire pour ne pas se faire empaler par l’arme improvisée. Elle se baissa alors pour utiliser la course de son adversaire contre lui, son dos, déjà blessé, émit plusieurs vagues de douleurs, mais la jeune femme serra les dents alors que les genoux du pirate rencontraient l’obstacle que la jeune femme était devenue. Profitant de son adversaire à terre, elle lui lacéra les fesses profondément avec Libertalia, encore recouverte d’eau de mer, cela devrait ainsi l’empêcher de se relever pour de bon, l’eau devant retarder largement la guérison des flammes.

Rumsteck.

Pourtant, alors qu’elle regardait l’okama, ses pouvoirs ne se manifestant pas, elle eut la désagréable impression que quelque chose n’allait pas, il fallut quelques secondes de plus pour que la blessure se referme entièrement.

Tu vois, je te l’avais dit, il va falloir me plonger dans l’eau si tu veux te débarrasser de moi, et ça n’arrivera pas.

Mitzi del Bra se releva alors, il reprit une forme humaine, regardant l’état dans lequel était sa robe, il constata les dégâts et déchira le haut de sa robe, mettant à nu son torse velu et ses muscles.

Que le combat reprenne, j’en ai marre de toi. Je préférerais être dans un sauna ou un hammam, au moins je me sentirais bien, je ferais ça, après avoir tué tes petits amis fruits et légumes et toi par la même occasion.

Il reprit sa forme hybride pour continuer le combat alors que la chasseresse de primes resserrait sa prise sur ses deux meitous.
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Robina faisait face à l’homme phénix, tous les deux entourés d’eau, ils étaient sur les quais et n’avaient pas d’échappatoire, enfin c’était ce que la jeune femme pensait jusqu’à ce que le phénix ne prenne son envol, il la regarda, la dominant, plusieurs mètres au-dessus du sol. Il regarda autour de lui, les renforts arrivaient déjà, s’il voulait renverser la vapeur, il fallait qu’il soit avec ses hommes, pour les soigner, vaincre les plus puissants, cependant, un obstacle de taille s’était mis en travers de son chemin depuis le début, la chasseuse de primes Robina Erwolf.

Il avait d’abord cru à une femme qui prendrait la fuite assez vite, elle paraissait tellement fragile, Mitzi s’était dit qu’au premier de ses pas, elle prendrait la poudre d’escampette sans demander son reste, ça n’avait pas été le cas, et le capitaine des Pussycat Okama s’était frotté à quelqu’un de puissant, trop puissant. La chasseuse de primes se battait bien, trop bien à son goût, elle avait déjà combattu des gens puissants, il pouvait le sentir, sa façon de bouger en combat, de tenir ses armes, et son regard, aucune once de crainte, d’hésitation à l’intérieur, seulement de la détermination, même maintenant, alors qu’il était en position de supériorité, elle ne reculait pas.

Les yeux levés sur lui, la capitaine des Glaciers regardait son adversaire, voulait-il fuir ? Non, elle était sûre qu’il n’abandonnerait pas ses hommes, pas avec le comportement qu’il avait eu, quand elle avait mis à terre plusieurs membres de son équipage. Elle ne voyait pas comment l’atteindre, elle ne volait pas, n’avait pas de moyen de monter jusqu’à lui, il ne lui restait qu’une seule solution, le faire redescendre, et elle connaissait déjà la solution à ce problème, à la guerre comme à la guerre, comme disait l’adage.

Elle partit en courant jusqu’à la terre, son adversaire surprit, ne comprit pas tout de suite le but de la fuite de la jeune femme aux longs cheveux bleus, elle avait tellement dépensé d’énergie pour l’attirer près de l’eau, et la voilà maintenant qu’elle repartait dans l’autre sens. Pourquoi faisait-elle cela ? Mais il comprit bien vite en suivant le chemin qu’elle allait faire, la direction que suivait son regard, les matelots, son équipage, il ne pouvait pas faire cela, pour sa fierté de capitaine, mais aussi pour celle, bien plus grande des okamas du monde entier.

Oh non, je ne te laisserai pas faire, pas encore une fois.

Il retomba alors sur la racine, tel un véritable volatile, il frôla le bois de ses griffes, volant à quelques centimètres du sol, il allait faucher les jambes de Robina avec ses ailes, quand elle se retourna vers lui, ses armes en avant, elle avait prévu l’attaque depuis le début. Quand elle se retourna, elle ne fut pas surprise de l’attaque, mais de l’angle qu’elle prenait, en effet, elle s’était attendue à ce qu’il pique directement sur elle, et non pas qu’il volerait en rase-mottes. Pourtant, cela ne changeait pas particulièrement son plan, elle devait simplement changer l’angle d’attaque, et sa façon d’esquiver, elle attendit le dernier moment, et bougea.

Elle fit un grand pas en avant, baissa sur sa jambe, gauche, d’appui, les bras firent un mouvement de balancier, partant vers la jambe arrière, puis elle sauta haut avec la jambe, droite, la faisant passer du sol aux airs, dans ce salto costal, elle s’arma de ses deux meitous et frappa dans un mouvement contraire.

Jumeau. Macreuse. Rumsteck.

L’Oiseau de feu passa à quelques centimètres du nez de Robina, la jeune femme était contente d’avoir eu ses cours de combat quand elle avait été plus jeune, sa mère lui disait toujours que savoir se défendre était important, elle ne pouvait pas être plus d’accord ces derniers mois. Mitzi s’écrasa sur la racine servant de quais, ses plaies se refermaient toujours, mais la douleur commençait à venir, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas rencontré quelqu’un d’aussi téméraire, puissant. Il était déjà tombé sur plus fort, mais son aplomb, un peu de bluff, ainsi que ses pouvoirs lui avaient toujours permis de gagner, son adversaire partant la queue entre les jambes, plutôt que de continuer un combat perdu d’avance.

Il perdit sa forme, il redevint un homme, les flammes travaillaient de plus en plus lentement, mais il savait qu’elles ne s’arrêteraient jamais, qu’il serait bien assez vite de nouveau sur pied, seulement la douleur se ferait de plus en plus totale, sa capacité à effacer la douleur s’amenuisant peu à peu. La cuisinière put voir la différence, cependant, elle n’était pas en reste, la douleur qui irradiait de son dos, de ses côtes, de son épaule lui sapait ses forces, elle ne tenait plus Coupe-faim que par sa volonté, si elle relâchait ses doigts un instant, le wakizashi tomberait sur le sol.

Tu me vois dans l’obligation d’utiliser ma dernière carte ! Sois fière de toi, jeune femme. Je ne montre cette forme qu’en de rares occasions.

Dans une explosion de flammes, l’homme disparut pour ne pas revenir, ici un phénix, sans aucune caractéristique humaine fit son apparition, une douce chaleur se dégageait de lui, plus aucune trace des blessures que venait d’infliger la chasseresse de primes, elle allait devoir continuer de frapper jusqu’à ce que ça casse.

Contemple ta destruction Robina Erwolf ! Car je serais sans pitié !

L’aigle de feu battit des ailes pour prendre de la hauteur puis attaqua. De plusieurs frappes du bec, ainsi que de multiples griffures. Jonglant avec Libertalia ainsi que Coupe-faim, la capitaine de l’Iceberg n’arrivait pas à suivre le rythme, son arme secondaire, le meitou des lames supérieures lui échappa des mains, glissant hors de la portée de la femme et ce fut à partir de cet instant que les plaies s’ouvrirent peu à peu sur le corps de la jeune femme.

Traité comme un vulgaire sac de frappes, elle vola, le phénix l’avait submergé, elle avait répliqué, donnant des coups de son sabre d’abordage de façon sporadique, aussi souvent que possible, autant pour bloquer que pour rendre la pareille à son ennemi. Mais force était de constater qu’elle était loin derrière lui, ses plaies se refermaient plus lentement, pourtant, il était toujours en pleine possession de ses moyens, ce qui était loin d’être le cas de la commandante des Glaciers.

Elle se releva difficilement, son corps entier la faisait souffrir, elle pouvait voir derrière l’oiseau que la bataille faisait toujours rage, mais que l’arrivée constante, de fruits et légumes, avait renversé la situation, au moins, elle pouvait se féliciter d’avoir réussi à distraire assez longtemps le capitaine travesti pour que le combat soit gagné. Une main lui frappa le dos, comme pour la réconforter, elle ne devait pas baisser les bras, elle avait encore des forces pour se battre, ainsi que des alliés sur qui compter, elle se releva, se tournant vers celui ou celle qui lui était venu en aide dans son combat.

Mer…

Mais les mots s’étranglèrent dans sa bouche, quand elle se retrouva face à un double d’elle, complètement noir, comme du charbon, le doppelman lui posa une main sur l’épaule et lui mit une pichenette sur le nez, comme pour s’amuser d’elle.

Qu’est-ce que c’est ? Qu'avez-vous fait ?

Moi, rien, ça vient de toi jeune fille, je ne sais pas ce que tu as fait, mais il semblerait que ton pouvoir se soit enfin réveillé. Mais cela ne change rien, tu seras bientôt morte et je pourrais alors aller aider mes compagnons. Maintenant, dansons !

Il tourna sur lui-même, créant une tornade de flamme, il partit alors vers la jeune femme et son doppelman qui venait d’arriver, dont Robina ne savait absolument rien, elle allait devoir apprendre à jongler avec ce nouvel élément pendant qu’elle se battait contre son antagoniste.
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La tornade de Kamabaka.

Tournant sur lui-même, Mitzi del Bra, dans sa forme phénix, attaqua avec une attaque de bec en vrille, cependant, il s’était recouvert d’un manteau de flammes, pour bloquer toutes attaques, et guérir si une contre-attaque portait. Ayant perdu une de ses deux armes, et n’ayant pas un couteau de cuisine de rechange, elle allait devoir composer avec Libertalia seule, elle aurait eu plus de sentiment de sécurité en ayant une arme dans chaque main, cependant, elle ne reculerait pas face à lui, il ne restait qu’un seul paramètre qu’elle ne connaissait pas, le doppelman. Le double sautait sur le côté, faisant une sorte de danse ridicule, tentant en vain d’attirer l’attention de tout le monde sur lui, voyant que son utilisatrice la regardait, le visage du double partit dans un grand sourire et fit l’imbécile.

Fais quelque chose, plutôt que l’imbécile, on va finir par perdre si ça continue, et si je perds… Tu perds !

Sursautant, sans émettre le moindre son, il semblait être une sorte de mime, mais composée d’une substance noire, la silhouette mit les mains devant sa bouche, il se tourna alors vers le capitaine pirate, puis lui sauta dessus, sentant que quelque chose lui était atterris dessus et ne pouvant plus voir ce qu’il y avait devant lui, le pirate s’arrêta. Il prit à pleine main la doublure faite d’ombre de la jeune cuisinière et la jeta au sol, jouant la comédie, l’amalgame regarda l’aigle de feu s’abattre sur elle, comme une actrice de comédie tragique, une main tournée vers l’extérieur, posée sur le front, attendant la fin.

Les serres se refermèrent, plongeant dans le corps d’ombre, pour ne rencontrer aucune résistance, la surprise se peignit sur le visage de l’animal mythologique alors que la création des pouvoirs de la capitaine de l’Iceberg se relevait. Elle se pencha en avant et tira la langue, tout en tirant sa paupière inférieure vers le bas, elle se moquait ouvertement de Mitzi qui fulminait, se tournant, elle frappa ses fesses avec ses mains, comme pour l’inviter à la frapper.

Ça suffit ! Je te demande de m’aider, pas d’avoir l’air ridicule !

Le double parut contrarié, il joua encore la comédie, mimant le fait de pleurer, malgré cela, la jeune femme ne pouvait pas faire plus attention à ce clown grotesque qui lui ressemblait pourtant comme deux gouttes d’eau, l’okama revint vers elle, faisant un salto avant.

Par les griffes de l’okama phénix.

Passant en garde haute et en prise normale, la Sanderrienne s’aida de ses deux bras pour contrer cet assaut, cependant l’attaque était en deux temps, reposant la deuxième patte au sol, le capitaine pirate prit appui et tournoya sur lui-même, comme une danseuse ballerine, son autre jambe remontant sur l’épaule droite de la jeune femme aux cheveux bleus. Robina tomba en arrière, n’arrivant pas à garder l’équilibre, elle joua des bras pour ne pas se retrouver au sol, mais c’était peine perdue, elle se retrouva sur les quais, l’épaule démise, une douleur qui la paralysait se propagea dans son corps, elle n’arrivait plus à bouger sans que la douleur ne l’arrête.

Je te tiens enfin, tu m’auras donné du fil à retordre, cependant, à la fin c’est moi qui gagne, comme toujours.

Il reprit sa forme humaine, attrapant son éventail dans la main, il le déplia pour faire sortir les lames et finir le travail qu’il avait commencé, il y a de cela plusieurs minutes, regarda sa victime pendant un instant, se délectant de cet instant, quand le doppelman se mit ses côtés et le poussa, en tout cas il essaya. Ses bras disparurent, s’écrasant sur le torse velu du travesti qui regarda la création avec amusement, un sourire sur le visage, il se tourna de nouveau vers la cuisinière pour reprendre, sûr de lui, il avait relâché sa garde.

Tu sais, quand cette « chose » est apparue, j’ai presque eu peur. Je me suis dit que j’allais devoir me battre à deux contre un, que tu allais m’immobiliser avec son aide. En fait, ça n’est qu’une farce, tu n’es qu’une farce et personne ne te pleurera.

Elle n’avait jamais baissé les bras, face à Lee Agaa, Abou Dhabi, Archibald du Rocher, Vorzoth, Mayaku Miso, au convoi de Dead End avec le capitaine Red, Jeska Kamahlsson, Eleanor Bonny, Azeglio, ça n’était pas maintenant qu’elle allait le faire. Serrant les dents face à la douleur, elle poussa un cri et frappa de toute ses forces dans un revers vengeur, par réflexe, et aussi parce que son pouvoir commençait à s’épuiser, Mitzi del Bra recula, quelques centimètres tout au plus, c’est porté par l’adrénaline du moment, et la situation de vie et de mort, que la jeune femme frappa d’un coup de pied son adversaire.

Sa botte rencontra le torse poilu du travesti, elle frappa de toutes ses forces, cherchant à faire mal, blesser et aussi se débarrasser de lui, elle mit tout son poids dans la touche et accompagna le vol de Mitzi le plus longtemps possible. Le capitaine pirate se retourna, pour stopper sa chute, prendre appui et remonter sous sa forme hybride, mais un détail clocha, le bois n’était pas ce qui l’attendait, mais les fonds marins, il ne se trouvait qu’à quelques millimètres de la surface quand il constata ce léger problème.

Il voulut prendre son envol, mais le temps de la transformation était trop long pour réussir à s’en sortir, c’est ainsi qu’il sentit ses forces le quitter au moment où il fut plongé complètement dans l’eau de mer, il ne pouvait même pas se retourner pour vois sa némésis. Il tentait, temps bien que mal de retenir sa respiration, mais il se savait fini. Sur les quais, la jeune cuisinière cria, son soulagement ainsi que de douleur, elle n’en pouvait plus, la bataille derrière était finie, elle rengaina avec difficulté Libertalia dans son fourreau de cuir, se trouvant dans son dos, au creux de ses reins, et c’est en traînant les jambes qu’elle ramassa Coupe-faim pour en faire de même.

Elle pouvait enfin souffler, elle avait la vie sauve, et son adversaire se trouvait maintenant au fond de la baie, elle allait devoir le repêcher bien sûr, mais pour l’instant, elle n’avait qu’une seule envie, c’était de retourner sur l’Iceberg pour qu’Apolo lui remette en place son épaule et panser ses plaies pour dormir. Elle se tint le bras en se dirigeant vers l’armée des fruits et légumes, tout était bien qui finissait bien, même si plusieurs dizaines de soldats étaient tombés, ils finiraient au champ d’honneur, le compost, pour recréer la vie après l’avoir donné pour leur pays.
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Son amie vint à son secours, elle courrait sur la racine qui plongeait dans l’océan, elle s’agenouilla aux côtés de Robina, elle était en nage, des perles de rosée coulaient sur son corps, la bataille avait été éprouvante pour tout le monde, même pour la chef des armées légumes.

Comment vas-tu ? Ton épaule fait un angle bizarre, tu vas bien ?

Non. Mon épaule est déboîtée, il faut que je rentre sur l’Iceberg pour que mon médecin de bord me le remette en place et qu’il traite mes blessures. Je suis morte de fatigue.

Je peux comprendre, cet homme ne semblait pas possible à arrêter. Comment as-tu fait pour le vaincre ? Ses blessures se refermaient pour ainsi dire presque instantanément.

Je l’ai fait tomber dans l’eau, il doit être mort, à moins qu’il ne soit un champion d’apnée.

Et il ne remontera pas ?

Non, les personnes comme lui, enfin comme nous, vu que j’ai des pouvoirs aussi, nous ne pouvons pas nager dans l’océan, nous perdons toutes nos forces à son contact.

Il est mort ?

Sans aucun doute, il va falloir repêcher le corps, et escorter tout ce monde jusqu’au Baroque Works, au village de Cactus Town, ils ont des cellules pour les pirates là-bas.

Certaines pourraient tenter de s’enfuir, surtout qu’il y a des éléments doués dans le lot.

J’ai une solution, mais pour cela, il va falloir que je retourne à mon navire, tu penses pouvoir m’aider ?

Aucun souci, tu sais bien que nous sommes amies.

Elle passa un bras sous l’épaule gauche de la cuisinière qui grimaça sous l’effort, elle chacun de ses mouvements lui faisait souffrir le martyre avec son articulation luxée, elle resta penchée en avant, mettant un pied devant l’autre, se laissant porter par l’Amirale. Le chemin jusqu’à Cactus Town et le port fut interminable, la douleur étirant le temps comme une pâte, perdant ses repères, n’arrivant même plus à tenir une conversation avec celle qui l’aidait, elle regardait autour d’elle, les yeux perdus dans le vide, n’arrivant plus à garder le contact avec la réalité, elle délirait légèrement.

Capitaine !

Faites place, allez prévenir Apolo ! La capitaine est blessée, faites place, je vous dis !

Pourtant, la foule continuait de se resserrer autour de la chasseuse de primes qui était curieuse de savoir pourquoi la femme qui les commandait se retrouvait dans cet état, les questions volaient sans trouver de réponse, la seule qui aurait pu le faire était en train de perdre pied.

Vous allez déguerpir d’ici avant que je ne vous fasse nettoyer ce galion de la cale à la vigie !

La curiosité s’effaça rapidement face à ces menaces, que tous savaient réelles, le sergent Lanch n’était pas connu pour sa gentillesse. Guidant la femme champignon dans le dédale qu’était le bâtiment naval, la chasseresse de primes se retrouva ainsi sur la table d’auscultation du docteur des Glaciers qui les chassa bien vite après avoir récupéré sa patiente.

Qu’on ne vienne pas me déranger, sous aucun prétexte, elle est très mal en point ! J’ai besoin de calme pour travailler.

Elle va s’en sortir ?

Oh oui, sa vie n’est pas en danger, cependant, il faut que je remette en place le plus rapidement possible cette épaule, sinon elle pourrait avoir des lésions au niveau de sa mobilité, nous ne voulons pas ça, ni l’un, ni l’autre. Maintenant, partez !

Et sans attendre de réponse, il referma la porte derrière lui, laissant l’Amirale Relle seule dans le couloir, il avait possiblement noirci le tableau, pourtant, ça n’était pas pour faire peur plutôt pour se mettre le plus rapidement à la tâche. Il n’avait pas besoin de dévêtir sa patiente, les nombreuses attaques, qu’elle avait reçues, avaient mis à nu la zone, il attrapa ainsi un flacon de sédatif, il en mit une goutte dans un verre d’eau qu’il porta aux lèvres de la commandante des Glaciers.

Buvez, mademoiselle, ça ira mieux après.

Entendant le médecin traitant de l’Iceberg à travers le brouillard de la douleur, la jeune femme aux cheveux blancs ouvrit les yeux et avala quelques gorgées avant de tousser.

Il faut finir. Je sais que ça n’a pas forcément bon goût, mais c’est pour votre bien.

Grimaçant, Robina se laissa faire et finit les dernières gorgées amères, se voyant vider de ses forces, elle se sentit alors comme droguée, sur un nuage, la douleur se retrouvait au second plan, elle aurait pu reprendre le combat avec Mitzi vu comme elle se sentait. Le vieil homme sentit que la respiration de sa patiente s’était apaisée, la sueur était moins abondante, il attendit pendant encore vingt minutes, le temps que la boisson fasse effet complètement et qu’il puisse travailler l’esprit serein.

Remontant le bras de Robina, il posa sa main sur son épaule, puis délicatement, il massa les muscles de l’épaule pour détendre la zone, ainsi le travail se verrait faciliter, après plusieurs minutes, il sentit que sa patiente était prête et posa sa main sur son autre épaule. Surprise par le changement, la douleur ayant encore réduit, la cuisinière ouvrit les yeux un instant avant de s’endormir complètement, il était maintenant l’heure de s’occuper des blessures plus visibles de sa capitaine.

La chasseresse de primes se réveilla bien plus tard, dans la nuit, Apolo se trouvait à son chevet, elle avait le bras droit immobilisé, il dormait dans un coin de la pièce, si un lit de fortune, ne voulant pas le réveiller, elle sortit sur la pointe des pieds et ouvrit la porte le plus discrètement possible.

Vous sortez capitaine ?

Oui, merci de m’avoir soigné docteur.

Ne me remerciez pas, c’est mon travail, mais faites plus attention à vous à l’avenir, j’aimerai ne pas vous revoir aussi souvent. Et n’utilisez pas votre bras, il ne doit faire aucun effort pendant deux semaines minimum, trois dans le meilleur des cas, mais je ne crois plus au miracle, surtout avec vous.

Je vous assure que je ne le fais pas exprès.

Je le sais bien, je ne faisais que vous taquiner, montez donc, je crois que certains vous attendent à l’extérieur.

Elle acquiesça et laissa le vieil homme dormir, il avait dû passer un long moment à s’occuper d’elle, elle lui devait bien ça, elle croisa plusieurs hommes qui la saluèrent, les hommes-poissons de son équipage étaient moins formelles, mais du respect se lisaient dans leurs yeux, ce qui s’était passé au port des pays des fruits et légumes avait déjà du se propager comme une traînée de poudre. Elle se retrouva, le bras en écharpe à regarder le quartier-maître Lanch, le navigateur Shui ainsi que l’Amirale Relle en train de discuter près du mât principal, en  la voyant approcher, ils se tournèrent vers elle dans un seul ensemble.

Comment vous sentez-vous capitaine ?

Vous n’avez pas vos armes avec vous ?

Comment vas-tu ? Rien de grave ?

Je vais bien. Je vous rassure, ça va, rien de grave, sinon monsieur Apolo ne m’aurait jamais laissé sortir de son cabinet, je pense. Et oui, j’ai laissé mes armes dans les locaux du médecin de bord.

Je vais aller les chercher.

Non, laissez-le dormir, je les récupérerais demain, ça peut attendre.

Le samouraï de Wano Kuni fit une grimace, cependant il ne questionna pas les ordres de la femme qui était sa commandante, l’homme qui s’était occupé d’elle pendant des heures devait être au bord de l’effondrement, il avait lui aussi le droit à du repos.

Chante Relle nous a expliqué la situation. Que faisons-nous ?

Nous retournons avec l’Iceberg au port de la Légumanité. Nous mettrons les pirates à fond de cale ainsi et sortirons le corps du capitaine de l’eau, s’il y est encore.

À vos ordres, capitaine.

Je vais donc à mon poste, Amirale Relle, pouvez-vous m’indiquer la direction à suivre ?

Bien sûr, je vais vous montrer.

Merci.

Vous avez entendu le capitaine, on se bouge, direction le port de la Légumanité ! Faites-moi remonter cette rampe et plus vite que ça avant que je ne vous fasse briquer le pont ! Larguez la grand-voile, vent par bâbord arrière, sortez la misaine, la voile d’artimon ainsi que la brigantine !

Robina se retrouvait seule au milieu d’une activité frénétique, tout cela pour son bon plaisir, elle ne se rendait compte que maintenant, pourtant ces hommes et femmes étaient à ses ordres, prêts à suivre ses envies, elle n’avait qu’un seul mot à dire. Elle eut une soudaine envie d’avoir un tricorne pour faire comme dans les romans qu’elle lisait, les cheveux au vent, regardant l’horizon pour partir vers de nouvelles aventures, mais ça serait pour une autre fois. Il fallut deux heures à l’Iceberg pour contourner la côte de l’île et s’amarrer au port de la Légumanité.

Nous sommes arrivés capitaine, quels sont vos ordres ?

Mettez les pirates à fond de cale, dans les cellules. Repêchez le capitaine aussi, il mérite d’être enterré au moins. Nous annoncerons sa mort en même temps que le fait que nous livrerons l’équipage au Baroque Works.

Et pour la frégate ?

Je ne sais pas encore, nous n’avons qu’à la remorquer jusqu’au port de Cactus Town, nous trouverons bien quelqu’un qui est intéressé.

Mettez-moi ces rats d’eau douce à fond de cale, et attachez-les bien, qu’ils ne s’échappent pas !

Vous êtes obligés de parler comme ça sergent Lanch ?

Non, mais j’aime beaucoup cet argot maritime utilisé par tout le monde, ça donne un petit côté authentique, vous ne trouvez pas ?

Elle se tourna, amusée et affligée d’entendre ces mots sortir de la bouche du si sérieux quartier-maître de l’Iceberg, les pirates avaient été attachés par des cordes, tous relié les uns aux autres. Le corps du capitaine okama, fut déposé sur son navire, la traversée se fit dans le silence pour la jeune Robina, elle avait pris une vie, c’était la deuxième fois, pourtant, à la différence de la première fois, elle avait compris quelque chose, elle n’avait pas eu le choix.

Elle aurait voulu avoir une autre option, faire autrement, mais elle n’avait pas pu, elle regarda les eaux sombres, dans la nuit, de l’océan renvoyer la lumière de la lune alors qu’elle avait les yeux qui se perdait dans le lointain. Elle se mit une claque mentale, comme lui avait dit le capitaine des givrelames sur Sanderr.

Ça n’était pas parce qu’elle avait tué quelqu’un que cela faisait d’elle une meurtrière. Elle s’était défendue, et c’est dans une situation de vie ou de mort qu’elle l’avait fait, pas par plaisir. Elle raffermit sa volonté et partit dormir pendant quelques heures, le temps de revenir jusqu’à Cactus Town où elle livrerait les Pussycat Okama à ses collègues. Il avait fallu beaucoup plus de temps pour revenir à leur point de départ, la fatigue n’avait pas aidé, ils avaient dû faire une pause, le timonier était à bout de force, ils avaient jeté l’ancre, c’était aux aurores, alors que la majorité de l’équipage se réveillait qu’ils s’arrimèrent aux quais, à la place qu’ils avaient empruntée, il y a de cela à peine douze heures.

C’est sous bonne garde, que Robina, les matelots, lieutenants et okamas forts de l’équipage des pirates sortirent, l’un des Glaciers se rendit sur le « Priscilla » pour récupérer le corps de feu Mitzi del Bra. On laissa passer la procession, près d’une centaine d’hommes, femmes et travestis rentrèrent dans le bureau du Baroque Works. La transaction fut une formalité, le capitaine n’était pas particulièrement connu, cependant tout un équipage d’okama pirate, ça ne passait pas inaperçu, on retrouva vite leurs avis de recherche.

Alors, nous disons :
Le capitaine Mitzi de Bra, quatre-vingt millions de berries, avec ceci, nous rajoutons, Bernadette Bassenger et Felicia Jollygoodfellow, ce qui fait soixante-dix millions en plus nous avons aussi Bethany, Joie, Carla et Nadine, pour le lot, dix millions qui se rajoutent et enfin les matelots, tous ne sont pas primés, mais ça vous fait mille berries en plus, on ne va pas cracher dessus, hein ?
Ce qui vous fait un total de cent soixante millions et mille berries.


C’est ainsi que Robina ressortit les poches pleines des bureaux du Baroque Works, elle n’était pas forcément contente d’avoir du tuer quelqu’un, mais une telle somme d’argent arrivait à lui faire oublier la chose, au moins pendant un instant. Et puis, elle ne devait pas s’arrêter à ça, de nouvelles aventures l’attendaient.
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