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[Quête ] Shérif, fais moi peur !

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海 賊

∆ Feat. La Peste ∆


L'alcool coulait à flots, c'était le moins que l'on pouvait dire. Le Gin Hakhram, l'unique véritable saloon de Bella Union, était connu pour être un lieu animé. Tout ce qui avait de l'importance à Union John avait peu de chances de se passer ailleurs qu'entre ces murs. Son propriétaire était une véritable araignée qui contrôlait plus ou moins toute l'île. Une sorte de maire, auraient dit certains, un véritable petit tyran pour d'autres, tout dépendait finalement des liens que l'on pouvait entretenir avec lui. Pour Méria, son statut d'homme ne laissait aucun doute sur le fait qu'il devait en réalité être la pire des pourritures. Comment aurait-il pu en être autrement après tout ? Un homme était toujours une roulure, point à la ligne. Malgré tout, il fallait reconnaître que Rackham n'était pas dénué d'intérêt. Il était puissant, influent et fortuné, tout à fait le genre de personnage que la jeune femme aimait se mettre dans la poche. Par conséquent, lors de son séjour de plusieurs mois sur Union John, il lui était parfois arrivé de travailler pour lui. C'était finalement en grande partie grâce à lui, et surtout aux prix qu'il faisait à la pirate, qu'elle avait pu se tourner les pouces si longtemps. Malheureusement pour elle, l'oisiveté ne pouvait durer éternellement. Son ardoise ayant furieusement grossi lors des dernières semaines, la relation entre la Marianne et le Gris avait sérieusement pris du plomb dans l'aile.


Ne prêtant guère attention à sa dette grandissante, la rouquine continuait de flamber l'argent qu'elle n'avait plus, agaçant toujours plus le propriétaire des lieux. Passablement ivre, la jeune femme s'approcha d'un mineur trapu. L'homme était particulièrement musclé et avait les traits durs. S'avançant vers lui avec grâce, Méria s'arrêta à côté de lui en se posant légèrement en avant sur le comptoir, offrant une vue suggestive au quidam. Le bougre ne manqua pas de se rincer l’œil. Les hommes étaient si prévisibles.



« Dis-moi... Tu ne penses pas qu'on devrait passer un peu de temps ensemble ? Tu sais, je sais me montrer très reconnaissante quand on est est généreux avec moi, et j'ai siiiiiiii soif. »


Le mineur plissa les yeux en observant la pirate. Il n'avait vraiment pas l'air convaincu, plutôt mal à l'aise à vrai dire. Serrant fermement son verre entre ses doigts, il renifla bruyamment.


« Tu m'as déjà fait le coup. »


Le cerveau imbibé d'alcool, la jeune femme grimaça en reculant légèrement. Elle avait beau le regarder en détail, il ne lui rappelait rien. Quelle idée de voir autant aussi !


« Hein ?


- On te connaît tous ici, Méria.


- Méria ? Oh mais c'est qu'on est intimes ! Mademoiselle Marianne pour toi, espèce de mange-merde. Maintenant tu vas payer toutes mes consommations à venir où je te noie dans l'abreuvoir pour chevaux devant le saloon. »


La douce et mielleuse charmante demoiselle venait de céder la place en un rien de temps à un misandre colérique sur le point d'exploser de rage. Un seul mot de travers et elle ne répondrait plus d'elle-même. Confiant en ses capacités, l'homme avala d'une traite son verre de scotch avant de se lever de son tabouret pour faire face à la pirate. Il la dépassait d'une bonne tête.


« J'aime pas qu'on me menace.


- Dois-je en conclure que tu dis non ?


- Je dis non.


- Parfait ! »


Un prétexte, voilà bien tout ce qu'attendait la rouquine pour se déchaîner, et voilà qu'il lui offrait sur un plateau d'argent. D'un autre côté, il aurait été étonnant qu'un homme de sa stature se laisse ainsi intimider par une jeune femme si peu épaisse. Offrant à son vis-à-vis un sourire carnassier, Méria lui mit un coup de poing à l'entrejambe sans prévenir. Tandis que l'homme se penchait par réflexe en avant, la pirate lui agrippa la nuque et vint écraser son nez contre son genou. L'os du mineur craqua contre celui de l'étoile montante alors qu'elle voltigeait en prenant appui sur le dos de sa victime pour se retrouver derrière lui. N'utilisant plus que ses phalanges, elle vint lui labourer les reins avant agripper ses cheveux pour l'étaler au sol. Sans la moindre délicatesse, la criminelle le roua de coups de pieds. Plusieurs autres consommateurs, certainement des proches du mineur, vinrent à sa rescousse assez rapidement. Un premier chercha à écraser une petite masse en bois sur le crâne de la pirate. Esquivant d'une drôle de manière, elle tourna sur elle pour se rapprocher et percuter l'homme en plein plexus avec son crâne. Le suivant n'arrivait pas plus à comprendre les mouvements de la pirate. Elle était ivre, c'était un fait, mais malgré tout, elle arrivait à combattre efficacement, peut-être même mieux que d'autres quand il étaient sobres. Après avoir vainement tenter de saisir la forcenée, l'homme reçut une bouteille de whisky sur le crâne et s'écroula à terre. Riant comme une démone, la rouquine continua quelques minutes à tabasser ses pauvres victimes devants les yeux médusés des autres clients qui se gardaient bien d'intervenir. Rackham restait également en retrait, mais il ne semblait pas avoir peur une seconde de Méria.


Tandis que la jeune femme commençait à se calmer, elle respira ostensiblement avant de se rappeler de sa promesse. Avançant vers le mineur qui avait refusé de payer pour elle, la demoiselle lui agrippa les talons pour le traîner dehors. Dans un piteux état, il n'arrivait plus à se débattre et peinait déjà suffisamment à respirer convenablement. Après l'avoir tiré jusqu'à l'abreuvoir dont elle avait précédemment fait mention, elle souleva l'homme et le plongea tête la première dans l'eau fraîche. Même s'il résistait, il ne pouvait rien contre la poigne de fer de la pirate. Les bulles qui s'échappaient de sa tête commencèrent lentement mais sûrement à devenir moins grosses et régulières. Moins d'une minute après avoir été plongé dans l'abreuvoir, son corps cessa de bouger, il n'en avait plus pour très longtemps. C'est alors que la pirate sentit quelque chose lui toucher le cou. Elle ne mit qu'un instant à reconnaître le contact froid de l'acier sur sa peau et son sang se glaça dans ses veines.



« Sors le de là tout de suite. »


La voix de l'homme qui s'adressait à elle était calme mais déterminée. Lentement, la jeune femme relâcha son emprise sur l'homme et sortit sa tête de l'eau pour le laisser s’effondrer à côté d'elle. Levant les mains en l'air, elle tourna légèrement sur elle même pour constater que Lloyd Bullet, le shérif local, pointait un revoler vers elle. Se sentir ainsi à la merci de quelqu'un la faisait enrager encore plus, mais elle savait qu'il était préférable qu'elle se calme, du moins pour le moment.


« Arrête de pointer ce truc vers moi ou il va te nettoyer le fondement.


- Charmante, comme toujours. Tu m'expliques ?


- Il a refusé de payer.


- Et alors ?


- Il m'a manqué de respect.


- Je m'en moque éperdument, tu commences à sérieusement me pomper l'air avec tes idioties. »


Reculant d'un pas, le shérif rangea son arme dans son holster avant d'ajuster son chapeau de cow-boy. Il avait l'air si blasé qu'on aurait pu se demander comment il résistait à l'envie de se tirer une balle en pleine tête.


« C'est la dernière fois que tu fous la merde à Bella Union. La prochaine fois que tu fais parler de toi, je m'occuperai personnellement de ton cas. C'est bien clair ?


- Oh tiens donc ?


- Ne joue pas avec moi jeune fille, j'en ai tué des bien plus coriaces, fais moi confiance.


- Si tu le dis, Shérif.


- Ne retourne plus au saloon non plus, t'as l'alcool mauvais. »


Crachant un mollard impressionnant non loin des pieds de la pirate, Lloyd tourna les talons et entra dans le Gin Hakhram. Il était probable qu'il souhaitait s'entretenir avec la patron de l'établissement rapport à la récente altercation. Vexée comme un pou, la rouquine regarda le représentant de la loi local lui fausser compagnie. Pensait-il réellement pouvoir menacer Méria D. Marianne impunément ? Il était absolument hors de question que la pirate laisse passer une chose pareille, oh ça non. Mettant un dernier coup de pied en plein visage du mineur, elle s'en alla. Ses pas la menèrent à quelques centaines de mètres, à l'étage d'une petite bicoque modeste où elle résidait depuis quelques mois. Son propriétaire était un vieux veuf lubrique qu'elle avait convaincu de l’héberger en lui faisant du charme à plusieurs reprises. Comme elle ne souhait pas lui parler, elle monta dans sa chambre depuis l'extérieur en grimpa à la façade tel un félin. Entrouvrant la fenêtre, elle entra puis se laissa tomber sur le lit en ruminant sa colère à l'encontre du shérif. Elle allait le tuer, elle allait le dépecer, lui faire la peau et lui faire regretter ses menaces. C'était une très mauvaise idée, elle le savait bien, oh ça oui elle le savait, malheureusement pour elle et pour lui, quand la jeune femme avait une idée en tête, il était en possible de l'en déloger.



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海 賊

∆ Feat. La Peste ∆


Certains disaient que la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Méria était plutôt d'accord avec cela, mais d'un autre côté, son impatience la conduisait souvent à savourer ce délicieux met quand il n'était encore que tiède. Dans le cas présent, elle se moquait bien de se brûler la langue en mangeant. Après avoir passé une heure dans sa chambre à ruminer, elle avait pris une décision : Lloyd mourrait ce soir. Quittant Bella Union, la pirate laisse les mines derrière elle pour se rendre vers la côte. Elle cherchait quelque chose pour l'aider, une chose qu'elle ne trouverait pas dans cette ville dépouillée de toute végétation. Marchant longuement, elle se laissa perdre dans la forêt entourant le crâne immense qui trônait fièrement au centre de l'île. Déambulant presque au hasard, elle continua de se fatiguer ainsi une heure durant. Finalement, la jeune femme tomba sur ce qu'elle cherchait. S'approchant avec un sourire malicieux, elle toucha du bout des doigts les fleurs d'un laurier-rose qui se trouvait face à elle. Avec ça, elle savait qu'elle pourrait s'occuper du shérif.


« Parfait. Cet enfoiré va s'en mordre les couilles. »


Précautionneuse, la jeune femme arracha plusieurs feuilles avec ses gants en cuir. Rien qu'une petite dizaine de ces dernières permettraient de mettre Lloyd six pieds sous terre. Du moins si elle laissait au poison le temps d'agir. Satisfaite de sa trouvaille, la rouquine retourna en toute hâte en ville. Les feuilles cachées dans sa poche, elle retourna chez son logeur et lui emprunta quelques ustensiles qui feraient avantageusement officie de pilon et de mortier. Assise derrière le bureau en bois miteux de sa chambre, Méria réduisit les feuilles en charpie. Pendant près d'un quart d'heure, elle s’acharna dessus jusqu'à en faire une sorte de poudre humide. C'était avec cela qu'elle comptait agir. Mettant le fruit de son labeur dans une fiole, elle quitta une fois encore la pièce.


Bien qu'elle ne soit jamais entrée chez le shérif, elle savait pertinemment où il vivait. Bella Union n'était pas grande, tout le monde savait un peu tout ce qu'il y avait à savoir sur tout le monde. Lloyd étant en train de faire régner la justice en journée, comme à son habitude, sa maison était déserte et Méria comptait bien tirer avantage de cet état de fait. Discrètement, elle se faufila derrière la maisonnée de l'homme. Après s'être assurée que personne ne pouvait la voir, elle s'approcha de la porte arrière. Comme prévu, celle-ci était fermée. Marmonnant des insultes, la pirate fit le tour de la maison avant de décider de monter sur le toit. Au grenier se trouvait une petite fenêtre entrouverte. Elle était si étroite qu'elle manqua de se coincer en y passant, mais elle parvint malgré tout à entrer. L'endroit était sombre, poussiéreux et rempli de toiles d'araignées. Pourquoi Lloyd prenait-il la peine d'aérer son grenier s'il ne faisait pas l'effort de le nettoyer ? Regardant autour d'elle, la jeune femme vit qu'il cachait une bonne partie de son arsenal contre un mur. De nombreux fusils et revolvers étaient accrochés assez vulgairement et quelques tonneaux remplis de cartouches en tous genres traînaient non loin. S'agissait-il de l'armurerie du shérif ? La jeune femme trouvait cela étrange, d’autant plus qu'il avait accès à la prison locale pour y entreposer ses armes. Pouvait-il s'agir d'une collection personnelle ? Elle n'en savait rien, et de toute façon, ce n'était pas la raison de sa présence.


Descendant au rez-de-chaussée, elle chercha la cuisine. Rapidement après avoir commencé à fouiller les placards de l'homme, Méria se rendit compte que ce que l'on disait sur Lloyd était vrai: il ne mangeait presque que des graines. Après s'être longuement moqué de lui, elle étudia plus en détail tout ce qu'elle pouvait trouver pour chercher à comprendre ce qu'il semblait manger fréquemment. Sur une table se trouvait une miche de pain entamée. La mie était déjà dure mais encore mangeable, il y avait fort à parier qu'il la finirait ce soir. Après une brève enquête, elle trouva une boite contenant un mélange de graines. Quelque chose dans la présentation la laissait croire qu'il s'agirait de son repas du soir. Sortant la fiole qui contenait les feuilles de laurier-rose écrasées, elle décida de faire ce pari. Délicatement, elle fit en sorte de noyer le poison dans l'ensemble des graines. Afin qu'il ne se doute trop de rien, elle devait malheureusement rester assez timide quant aux doses qu'elle répandait. Faisant ensuite de même avec une partie du pain, elle rangea finalement la fiole vide dans sa poche.


Peu désireuse de rester là trop longtemps, la jeune femme retourna en hâte au grenier et s'efforça de quitter la demeure. En sortant, elle se mit mal aux hanches et jura joyeusement à voix basse. S'assurant que personne ne l'observait, elle sauta du doigt et s'éloigna rapidement. À priori, personne ne l'avait vu, ce qui n'était pas plus mal. Il n'aurait plus manqué qu'on vienne dire au shérif que la pirate s'était infiltré chez lui. Avec un sourire mauvais, Méria retourna chez elle pour attendre que ne tombe la nuit. D'ici quelques heures, Lloyd Bullet ne serait plus.




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海 賊

∆ Feat. La Peste ∆


Obnubilée par l'idée de prendre la vie de cet homme qui avait simplement cherché à faire son travail comme il le pouvait, Méria n'en avait pas mangé. Seule dans sa chambre, elle avait refusé tout contact avec son logeur, passant le temps qui lui restait à attendre à affûter puis lustres ses très nombreuses armes. Elle sentait que son séjour sur Union John touchait à sa fin. L'île lui avait permis de passer du bon temps, aussi ne regrettait-elle rien, mais il était évident qu'il devenait difficile pour elle de rester beaucoup plus longtemps sur place. Plus encore quand le shérif aurait péri. Considérait-elle cela comme un souci pour autant ? Pas le moins du monde. Cet endroit n'était, au final, rien de plus qu'un repaire de bouseux. Une fois prête, la jeune femme prépara son barda et rangea dans un sac en toile de jute ce qu'elle ne pouvait prendre à la main ou qui n'était pas une arme. Sans même adresser le moindre mot au veuf qui la logeait, elle quittait la maisonnée.


L'air était frais la nuit sur Union John et les gens plus ou moins calmes. Disons que cela dépendait finalement de l'activité du saloon. Avançant lentement, la jeune femme prêtait attention à son environnement. Il n'y avait pas grand monde dans les rues à cette tardive. Minuit étant passé depuis déjà un moment, la plupart des gens dormaient pour refaire leurs forces et retourner travailler dans les mines au petit matin. Quelle vie pitoyable. Arrivant à destination, la pirate fit le tour pour retourner dans ce qui faisait office de jardin à la demeure du shérif. Comme il n'y avait cependant pas la moindre végétation, il était un peu ironique d’appeler cela ainsi. En fait, il avait surtout servi à installer les toilettes sèches. Pas d'eau courante ici, du moins pas pour tout le monde. Cela avait souvent été assez désagréable elle devait l'avouer. Laissant son barda à terre, elle observa l'intérieur de la maison grâce aux fenêtres qui n'étaient pas cachées par des rideaux. Il faisait sombre, laissant penser que Lloyd dormait. Préférant ne pas agir à la hâte, Méria attendit cinq minutes de voir s'il y avait du mouvement. Fort bien lui en prit, car après ce délai, elle crut voir la lumière d'une lampe à huile qui se déplaçait. Voyant qu'elle se rapprochait de la porte arrière, la jeune femme se cacha dans l'obscurité.


Le Shérif sortit quelques instants plus tard. Visiblement mal en point, il titubait à moitié et transpirait à grosses gouttes. À mesure qu'il approchait, Méria entendit qu'il avait de surcroît un peu de mal à respirer. À priori, cela semblait penser que son plan avait fonctionné. Le visage de la rouquine se déforma dans un rictus malsain alors qu'elle observait sa pauvre victime à l'agonie. L'homme laissa sa lampe dehors et entra dans les toilettes, quelques instants plus tard, elle l'entendit vomir tripes et boyaux. Voyant là une magnifique occasion, elle avança vers la maisonnée et s'y infiltra. Cachée derrière un meuble non loin de la porte, elle sortait ses deux poignards. Pour se battre en intérieur, ses épées, même si elles étaient courtes, allaient lui poser problème, elle le savait et préférait éviter cela. Patiente, elle attendit que l'homme revienne. Après quelques minutes, elle entendit ses bruits de pas et se prépara. Le shérif ferma la porte à clé derrière lui et toussa grassement. À mesure qu'il avançait, la lumière mouvait avec lui. Quand il dépassa Méria sans la voir, cette dernière attaqua. Par miracle, l'homme eut un réflexe qui lui sauva la vie, il commença à se tourner. Peut-être avait-il entendu quelque chose ? Force était en tout cas de constater que ce geste lui permit de ne pas se faire transpercer d'emblée les deux reins. Au lieu de ça, il reçut simplement les dagues dans le flanc droit. Ayant une chance insolente, les armes ne lui firent aucune blessure mortelle. Cela ne voulait pas dire pour autant que l'attaque le laissa de marbre. Lloyd hurla de douleur en se jetant en arrière. Sa lampe explosa au sol et commença à répandre son huile enflammée. La bâtisse étant faite essentiellement de bois, il fallait reconnaître que cela rendait la situation bien plus périlleuse.



« Que... Toi ?!


- Ouais mon con, MOI ! »



Se jetant comme une furie sur l'homme qui saignait abondement, la jeune femme chercha à lui transpercer le cœur. Bien que blessé, ce dernier esquiva et prit ses jambes à son cou en direction de l'étage. Riant comme une démone, la pirate se mit à le suivre en marchant. Elle savait ce qu'il cherchait, il voulait ses armes pour se défendre. Soit, elle le laisserait faire s'il pensait que cela allait l'aider en quoi que ce soit. Comme elle le pensait, l'homme prit la direction du grenier, laissant une échelle en bois derrière lui. Aveugle au danger, Méria l'escalada et effectua une roulade en avant une fois en haut. Cela lui permit d'esquiver deux coups de feu tirés dans sa direction.


« Si prévisible.


- Bordel mais qu'est-ce que tu fous là ?!


- Tu m'as menacé, personne ne me menace...


- Espèce de grosse tarée ! »



Faisant cracher le feu à des revolvers, le shérif chercha à abattre la pirate, sans succès malheureusement. Agile comme un chat, elle bondissait de partout, esquivant les balles de peu. Creusant bien l'écart les séparant, elle lui lacéra le visage d'un coup descendant tandis que la seconde dague venait lui transpercer la main droite. Une arme à feu de main pour cet enfoiré, pensa la jeune femme. Peu désireux de rester au corps-à-corps avec cette furie, l'homme s'avança brièvement pour lui mettre un coup de boule en plein visage. Surprise, Méria tomba à la renverse et Lloyd s'échappa quelques mètres plus loin pour recharger son arme comme il le pouvait. Malheureusement pour lui, n'ayant plus qu'une main disponible, il avait un peu de mal.


« C'est tout ce que tu as ? Je pensais que tu en avais buté des plus costauds que moi. Petit minable va. »


Voyant que le shérif tenait à rester à distance, la jeune femme rangea prestement ses dagues pour s'amuser avec ses couteaux de lancer. En prenant trois dans chaque main, elle attendit que l'homme ne fasse feu pour se mettre à virevolter dans tous les sens. Quand elle esquivait les balles, elle envoyait ses lames vers sa cible avec une précision étonnante malgré l'obscurité relative. Plusieurs des lames firent mouche et Lloyd grogna de douleur. Pensait qu'il commençait à faiblir, la jeune femme s'approcha pour lui donner le coup de grâce, mais c'était une ruse. Son adversaire attendit qu'elle approche pour lever son arme vers elle. Une frisson, glacé parcourut l'échine de la jeune femme qui savait être trop proche pour esquiver. Plutôt que de recevoir la balle en plein ventre, si elle devait forcément être touchée, Méria considéra qu'elle préférait sacrifier un bras. Tournant rapidement sur sa droite, elle exposa son flanc gauche et deux balles virent se loger dans son épaule et son avant-bras. L'homme alors à court de munition, il chercha à recharger. Malheureusement pour lui, la pirate ne lui en laissa pas l'occasion. Brandissant son poing américain dentelée dans la main droite, elle vint lui offrir un direct d'une grande puissance. L'homme tomba à la renverse alors que la rouquine s'approchait. Se mettant au dessus de lui, elle commença à rouer son visage de coups de poings. Rapidement, sa chair commença à de détacher et son sang se mit à couler à flots. Après quelques instants, la violence de Méria la fit fracturer le crâne de sa victime. Folle de rage, elle frappa si longtemps et si fort qu'elle manqua presque de s'en casser elle même les phalanges.


Quand elle revint lentement à la raison, la douleur de son poing et de son bras gauche la firent grimacer. Bien vite, son odorat lui rappela que la bâtisse avait prit feu. Crachant sur le corps encore chaud du shérif, elle lui mit un dernier coup de pied pour la forme. Il n'y avait rien qui l'intéresse vraiment au grenier. Que ferait d'elle de cette quantité stupide d'armes à feu ? Non, ce n'était pas pour elle. Redescendant à l'étape inférieure, elle se rendit compte que les flammes gagnaient rapidement du terrain, tout le rez-de-chaussée ou presque était condamné, ce qui ne laissait plus que les pièces des l'étage. Tombant sur la chambre à coucher du shérif, son chapeau lui fit de l’œil et elle décida de l'emporter, ainsi qu'une veste et longue et un bandana. Tout cela lui permettrait de dissimuler au mieux son identité, ce qui ne serait pas un luxe. Cherchant dans une pièce adjacente elle tomba sur une cassette en bois qui contenait des berrys et quelques bijoux. S’agissait-il d'économies personnelles ou de butins dérobés à des criminels locaux ? La jeune femme n'en avait pas la moindre idée, elle prit néanmoins la petite boite avec elle ? Voyant que l'escalier n'était plus praticable lui non plus, Méria prit la poudre d'escampette depuis une fenêtre. De retour dans le jardin, elle se rua vers son sac et y rangea la cassette. Dans la rue principale, devant la maison, elle entendait déjà des gens s'activer. Quand un incendie éclatait à Union John, c'étaient les locaux qui luttaient eux-mêmes contre les flammes. Raison de plus pour ne pas rester ici. Méria n'oubliait pas qu'elle était blessée, elle devait trouver un endroit où se soigner et ensuite un moyen de quitter cette île. Jurant intérieurement, elle se faufile dans une ruelle derrière le jardin pour s'éloigner le plus possible des lieux de son crime. Elle n'était pas dupe cependant, elle savait bien qu'on la penserait très vite coupable et mieux valait que personne ne lui mettre la main dessus.




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