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[FB] Le second Poing ( Pv : Shippu )



Dans sa cellule de prison Bruce était sans cesse harcelé par certaines peurs ; la claustrophobie en faisait partie. Il cherchait par tous les moyens de ne pas sombrer dans la folie. Ces moyens résidaient dans la réflexion d'un plan d'évasion; dans les conversations avec les autres prisonniers ou bien dans ses souvenirs.

Les souvenirs de Bruce étaient pour la plupart assez durs et pleins de souffrance. Heureusement il y en avait Cinq particuliers que le prisonnier considérait comme particulièrement beaux. Il avait donné à ses souvenirs des noms pour les qualifier. Tous étaient liés à une personne, et ces personnes malgré leur opposition de caractère à Carter avaient gagné son respect. C'étaient des marginaux, des pirates qui possédaient une extraordinaire volonté résidant dans leurs poings.

Dans sa cellule de prison Bruce pensait à sa rencontre avec celui qu'il appelait avec respect Second poing...

Leur rencontre eut lieu il y a bien longtemps avant les événements du royaume de Goa... sur une petite ile de South Blue presque déserte. Elle était assez petite et souvent enveloppée par le brouillard. Quant aux bâtiments, aucun ne sortait du lot parmi toutes les maisons delabrées à part un fabuleux manoir d'au moins trois étages. On pouvait penser que cet établissement abritait seulement une famille tellement l'ile semblait déserte. La plupart des habitants restaient souvent cloitrés chez eux ou bien se trouvaient dans des mines à récolter divers métaux précieux et rares. Les femmes veillaient à tenir leurs maisons la journée pendant que les hommes et les enfants travaillaient dans le noir à frapper les roches. Et la nuit... Qui d'entre eux aurait eu le courage et la force nécessaire pour sortir alors qu'une longue journée les attendaient ...? Cette ile était une ile d'esclave qui profitait à un des parrains d'une organisation criminelle dont Bruce fit partie par le passé.

Le parrain s'etait bâti une réputation solide d'ancien pirate ayant parcouru Grandline. Nul ne sait comment il revint sur les mers de South blue mais il réussit à marquer les esprits grâce à son charisme. Il était tellement connu que diverses légendes urbaines avaient pour sources ses aventures. L'une d'elles parlait d'un trésor magnifique qu'il aurait ramené des iles de la route de tous les périls. Carter avait entendu ces légendes quand il fracassait quelque mâchoires dans le crime organisé. Ces legendes urbaines avaient tellement marqué son esprit qu'il y pensait encore en prison... et une fois sorti il ne pensait plus qu'à cet incroyable trésor.

Voici donc la raison pour laquelle Bruce posa le pied sur cette ile et qu'il décida de s'attaquer au manoir. Après quelques jours de repérage, il fit un constat : Le parrain possédait une véritable garde pour le protéger. Il était maintenant plus facile de comprendre pourquoi les rebellions n'étaient pas légion sur cette ile. Mais qu'à cela ne tienne, le pirate en devenir ne voulait pas reculer et décida de s'attaquer un soir au manoir. Avec quelques barils de poudre ( emprunté aux mineurs ) il fit exploser quelques portes pour créer une diversion et un incendie. Voyant l'affolement des gardes, Hurricane Carter estima son délai pour voler le trésor de dix minutes à peine. Avec sa vitesse cela devait être facile à réaliser...

Quel orgueil !

Car voyez vous il y a une chose que Bruce " The Legacy" Carter n'avait pas envisagé : L'apparition du second Poing.

Il se trouvait là devant lui, on ne voyait ni son visage ni les parties remarquables de son physique ; juste une silhouette. Croyant voir un garde, le pirate sortit son bâton et fonça pour lui porter une estocade avec rapidité et puissance.

Il n'avait pas envisagé que malgré tout son talent pour se défaire de ses adversaires, Le second Poing n'était pas un homme comme les autres...

- Dégage de mon chemin !




Dernière édition par Bruce "The Legacy" Carter le Mar 27 Mar 2012, 18:40, édité 1 fois
    J’étais dans le brouillard, encore. Je n’arrivais pas à en sortir et je devais avouer qu’il s’agissait la d’une chose plutôt agaçante. Encore une fois j’étais complètement perdue sur une île inconnue. Je grommelais en frappant violemment un rocher d’un coup de katana. Un sourire apparut sur mon visage agrandit par la cicatrice sur ma joue. Une cicatrice qui former un demi-sourire permanent sur mon visage. Je rengainais ma lame avant de m’adosser à l’une des deux parties du rocher et de m’endormir.

    Je me réveillais en sentant un rayon de soleil sur mon visage. Je me relevais tendit que mes articulations craquer bruyamment. Je me trouvais sur une petite colline, juste au-dessus du brouillard. Je soupirais et finis par m’enfoncer dans celui-ci en cherchant des habitations. Oui, j’avais faim et quoi de mieux qu’une habitation pour trouver à manger. Je marchais a priori droit devant moi, sans savoir ou j’allais, incapable de me repérer. De toute façon, même sans brouillard je n’étais pas vraiment capable de me repérer. Je marchais un long moment, grommelant encore et encore avant d’apercevoir une magnifique bâtisse. En rogne contre tout, je décidais sur un coup de tête de piller ce bâtiment, mais surtout, de me restaurer.

    Je m’approchais rapidement du mur le plus proche et après plusieurs coups de sabre, le découpé. Cela fit du bruit néanmoins personne n’intervînt. À croire que tout ça n’était pas surveiller ce qui m’arranger beaucoup. Une explosion retentit, mais n’attira pas mon attention. En effet, mon ventre venait de gargouiller et la faim occuper tout mon esprit. Un esprit si petit qu’il n’y avait pas vraiment de place pour deux choses différentes. Je grognais en avançant vers la porte, la cour était immense. Du coin de l’œil j’aperçus une forme courant vers moi. Rapidement il s’approcha de moi et à sa position je devinais qu’il aller m’attaquer. Tenant une sorte de bâton dans les mains. Je souris mon katana touchant le sol. De l’action se présentait, j’allais pouvoir m’amuser. J’esquivais rapidement l’attaque.

    Il parla, non je n’allais pas dégager de son chemin, surtout que j’étais l’avant et que c’était lui qui me gênait. J’éclatais de rire sans contre attaque bougeant légèrement afin de me mettre hors de portée. J’aurais pu le tuer, l’exterminer. Mais je préférais jouer avec lui. Jouer, oui, dans ma tête on peut me comparer a un gosse. Tant que je m’amuse, je fais n’importe quoi. Lorsque je ne m’amuse plus, j’arrête et je termine mon jeu. Ou alors je l’abandonne sur le sol. Oui, un vrai gamin et pourtant, je suis suffisamment sanglant pour dégoûter toute personne normale.

    -Que je dégage ? Pour quoi faire, je suis bien ici.

    Ma lame se mit à bouger rapidement, je frappais dans sa direction à toute vitesse. Non pour le toucher, mais simplement pour lui couper une mèche de cheveux. Oui, j’allais m’amuser un peu.

      L'entrée dans le manoir s'annonçait très compliquée si Bruce ne pouvait à peine quitter la cour. Un obstacle de taille se dressait devant lui et cet obstacle était le Second Poing : Shippû Kurushimi.Il ne fallut pas longtemps pour que notre héros hésite à provoquer son ennemi. Et pour une fois il avait raison. Shippu n'etait pas - il l'est toujours pas - pas le genre de personne que l'on attaque de front. il manquait à Carter beaucoup plus de force ; ce qu'il ne possédait pas encore à l'époque - il ne la possède toujours pas d'ailleurs - malheureusement pour lui. La manière dont Kurushimi le tortionnaire avait esquivé l'attaque démontrait que celui-ci était un combattant aguerri. Certes l'estocade est une charge facile à esquiver mais à un niveau poussé... Bruce pensait qu'il avait atteint ce niveau...

      Pauvre de lui...

      Le rire du second poing humiliait au plus profond de son être le jeune prisonnier dont je conte les aventures. Et le coup de sabre porté en sa direction, était tout simplement incroyable. Vif et tranchant, le son dans la zone de combat s'en retrouvait perçu d'une autre manière. Bruce ne pouvait éviter ce coup, ce n'était pas une estocade mais un coup de sabre ; il devait tenter de le bloquer et le contrer. Pour reprendre l'avantage il utiliserait le Quart de Lune ; une attaque de baton circulaire pour rivaliser avec l'épéiste. Le choc fut très vite ressenti par L'Ouragan. Le katana était véritablement proche de la tête de Bruce au point que celui-ci fasse un pas en arrière... Maintenant ce pas etait-il un mouvement de peur ou réflexe ? Lui seul connait la réponse.

      Face à ce guerrier il allait bien falloir montrer tout son potentiel offensif. Éviter cette solution revenait à fuir. D'un geste décidé, Carter saisit son bâton de la main droite avant de le scinder en deux. Ainsi avec deux lances de combat, il se lança à l'assaut de son adversaire. Les premiers coups furent un double quart de lune, puis il enchaina avec deux estocades.

      Le reste de la bataille fut très mouvementée, les esquives de la part de Bruce étaient de moins en moins hésitantes. Les coups devenaient de plus en plus précis. La hargne du sauvage s'accentuait au fur et à mesure des échanges. C'était comme dans un combat animal, tout avec l'intelligence du combat bien entendu. Au fur et à mesure des échanges et des secondes, Bruce progressait et ajustait son instinct et sa réflexion pour pouvoir arriver à détruire le second poing. Dans la zone de combat et dans une matrice impénétrable, Bruce sentait l'adrénaline monter en lui... Il ne ressentait pas la douleurs des plaies qui s'ouvraient sous les coups justes et precis de Shippu. Le combat était fabuleux, et même si Carter savait qu'il avait de grandes chances de perdre ce duel il prenait véritablement plaisir à jouter. C'était une chance unique pour lui. Dans cette matrice insondable il n'y avait de place pour rien d'autre. Le trésor, les gardes, le risque de mourir... Quelle importance !?

      Rien importait... du moment qu'il fasse payer à Shippu son impudence.

      Et cela dura une dizaine de minutes, sans que Bruce ne s'en aperçoive. Le délai avant que les gardes n'arrivent avait été dépassé mais il n'en avait que faire. Seul le second Poing occupait sa vue et son esprit ; ce qui lui valut le fait de se heurter à deux gardes qui vinrent entrer dans la zone de combat. Cette intervention interrompit les charges du Pirate qui se retourna et lança un regard féroce. Le regard changea des qu'il vit que les gardes dépassait au moins la vingtaine de membres voire plus. Le combat s'avérait retardé... cependant un autre s'annonçait d'autant plus réjouissant. Hurricane Carter allait pouvoir évacuer sa frustration provoqué par Shippu sur les sbires du parrain...


      - Hey le bretteur. Je comptais voler ce parrain en toute discrétion et éviter les emmerdes... Grace à toi je suis dedans jusque au cou ! Mais ca commence à me plaire ! Débarrassons nous de ces gardes, et de ce parrain on fera au moins une bonne action ce soir !

      Et ensuite on en finira avec notre petit conflit.


      Ce sont les paroles que dirent Bruce avant de se jeter dans la bataille à corps perdu avec le sourire.




      Dernière édition par Bruce "The Legacy" Carter le Mar 27 Mar 2012, 18:57, édité 2 fois
        Le combat commença, mon arme fût légèrement déviée par un magnifique coup de bâton venu de mon adversaire. Je souris, il était déjà plus résistant que mes adversaires habituels. Les coups s’enchainèrent rapidement. Il avait scindé son arme en deux afin de pouvoir me frapper plus vite. Ma lame le toucha plusieurs fois, toujours des blessures légères, après tout je m’amuser avec lui. Le sang coulé, je reçus quelque coup me faisant peu de dégât. Je savais que je pouvais en finir quand je voulais, mais soudain tout s’arrêta. Des hommes venaient d’entrer dans notre zone de combat. Sans doute la sécurité des lieux. Celui que je combattais parla un moment. Je ne compris pas tout, mais au vu de la façon où il attaqua les autres personnes, il ne semblait pas les apprécier.

        Un craquement retentit derrière moi, je me retournais brusquement balançant mon katana en un arc circulaire. Je frappais une autre lame et souris, il y aurait de la résistance, j’allais m’amuser. Mon poing s’avança brusquement et je frappais le visage de l’homme qui avait tenté de me tuer par-derrière. Après l’avoir touché de plein fouet, je fis une rotation et frappais à la verticale. Il n’eut pas le temps de parer, ma lame le toucha a l’épaule et le trancha jusqu’à la hanche. Il hurla, mais je ne parvins pas à la retirer. Lui fonçant dessus, je le fis tomber et récupérer sa lame. Il faudrait que je pense à récupérer la mienne en repartant. Tournoyant sur moi-même, je parais les attaques que l’on m’envoyait. Il faisait sombre, je ne comprenais pas ce qui se passait, mais ce que je savais, c’est que ces personnes étaient des ennemis. Un corps tomba, la pointe de ma lame enfoncée dans la gorge. Un autre recula brusquement tendit que je me dirigeais vers le manoir.

        Je m’approchais de celui qui m’avait attaqué en premier, occupé à se battre. Je lançais ma dague sur un homme qui voulut l’attaquer par-derrière. Elle se planta dans sa jambe, il se retourna brusquement, mais ne put parer mon attaque qui lui trancha la tête. Je lâchais suffisamment fort pour qu’il puisse l’entendre.

        -Fait gaffe tu pourras pas me taper si tu meurs.

        À partir de ce moment-là je restais prêt de lui afin que l’on se protège mutuellement, en effet, pour pouvoir continuer notre combat, il fallait que l’on soit vivant. Et pour ça, il fallait éliminer toute ceux qui voulaient nous attaquer.


          La situation ne cessait de s'intensifier et les renforts ne cessaient d'affluer. Bruce ne savait pas encore si Shippu serait son partenaire et redoutait à tout moment de ne pas pouvoir honorer son engagement. Il faut dire que pendant les offensives ennemies l'adrénaline du pirate commençait tout doucement à s'effondrer. Ce n'était donc qu'une question de temps avant que les douleurs dues aux blessures heurtent violemment le voleur de trésor. Les réflexes de Carter se faisaient bien plus discrets ; les ouvertures et négligences - elles - se faisaient bien plus nombreuses. Les soldats qui profitaient de leur surnombre en profitèrent pour acculer Bruce qui riposta avec vigueur à chaque assaut.

          Mais il avait négligé l'efficace fourberie d'un soldat qui l'attaquait par derrière... Le son de la lame adverse qui coupait le vent était tout ce qu'il y a de plus paralysant et effrayant. Bruce ne pouvait faire aucun mouvement, dos au sabre meurtrier et le regard au sol. Seuls ses oreilles l'avertissaient du danger imminent de la situation. Heureusement que la fortune était du coté du criminel. Sa fortune portait le nom de Second Poing.

          Shippu Kurushimi lui sauva la vie... Décapitant le garde et clamant avec toute sa "modeste" condescendance : "Fait gaffe tu pourras pas me taper si tu meurs.". Ce à quoi L'Ouragan ne répondit qu'un "Tss..." d'agacement mêlée à de la légère sympathie. Les deux guerriers allaient donc devenir des frères d'armes en attendant de reprendre la fin de leur duel interrompu.

          Étant dos à dos de du second Poing, Bruce pouvait laisser libre cours à sa sauvagerie d'antan. Instinctivement il prit la pose de la tortue, une garde de boxe animale et efficace. Avec sa vitesse il esquivait et parait les coups des gardes tout en les attaquant avec un coup unique. Tel un véritable maitre du combat il tentait d'en finir avec l'adversaire avec une technique de parade et une de contre-attaque efficace : Le Double coup. Avec sa connaissance des poings vitaux il en fallait peu pour que Bruce Carter expédie les effrontés mafieux dans l'inconscience.

          A la premiere charge il y eut quatre mafieux qui se jetèrent en meme temps sur Carter. Pour pouvoir les combattre il fallait que le pirate s'impose. Avec ses deux batons il fit quelques gestes dissuasifs avant de charger à son tour. La premier mafieux fut atteint d'un double coup à la poitrine ; Bruce le prit alors comme bouclier. Les trois autres guerriers combattirent sans hésiter notre héros qui fut vite acculé. Comment fit-il pour s'en tirer ? ce que je vais vous décrire ne sera pas long ; imaginez vous la scene. Bruce jeta son bouclier humain sur un mafieux qui arrivait devant lui pour parer un autre ennemi par la droite ; avec succès. Cependant il y avait trois mafieux et celui qui arrivait par la gauche profita d'une brèche pour frapper Carter au corps qui en eut le souffle coupé. Tenant bon contre le vacillement, l'Ouragan eut le réflexe d'echapper au deuxième coup en se servant d'un autre bouclier humain... Cela lui donna le laps de temps necessaire pour contre-attaquer et gratifier d'un double coup en pleine figure le mafieux vengeur.

          Des quatre combattants de la premiere charge ils n'en resta plus... Et des dix autour il n'en resta plus que six.

          Pour la seconde charge ; Bruce usa des mêmes stratagèmes pour en finir avec ses ennemis non sans peine... la faute à Shippu.

          Cette séance extraordinaire de combat dura de nombreuses minutes. La demi-douzaine d'hommes qu'il eut à mettre en porte à faux ne laissa place qu'à un seul duo de mafieux. Les deux voyant à quel genre de types ils avaient à faire décidèrent de partir du manoir. Mais ce n'était sans compter sur Bruce qui prit de véritable appel de la violence se lança à leur poursuite. L'héritage néfaste que le pirate avait acquis lui permit de courir et d'attraper-après un fabuleux bond- les deux fuyards. Dans les airs il redescendit tel un faucon et avec ses griffes, choppa littéralement les cranes des mafieux avant de les exploser au sol. Hurricane ne prit à peine le temps de regarder si l'attaque avait été létale ; il n'en avait que faire. Seule la victoire évidente de Shippu l'interpellait.

          C'est en se retournant qu'il vit devant lui la silhouette du second Poing et qu'il en vit une autre bien plus inquiétante. Les gardes n'étaient plus, c'est vrai (et Shipp' avait surement fait sa part du boulot ). Alors une question se posait, à qui appartenait cette silhouette angoissante ...?







          Dernière édition par Bruce "The Legacy" Carter le Mar 27 Mar 2012, 19:51, édité 1 fois
            Le combat continua, ma lame se coinça à nouveau dans la hanche d’un adversaire et je dus piquer son katana. Je souris encore plus tendit que le sang coulait autour de moi et mon compagnon. C’était rare que j’appelle quelqu’un un compagnon, mais cette fois c’était arrivé. Oui, rien de tel qu’un magnifique combat pour forger des liens. Même moi je le comprenais. Trois doigts tombèrent sur le sol tendit qu’un homme reculait en criant. Je tournoyais sur moi-même et ma lame lui ouvrit le visage en deux faisant gicler des bouts d’ossements un peu partout. Il tomba sur le sol en hurlant et je le laissais là. Il ne bougerait pas beaucoup de toute façon. Tout cela dura plusieurs minutes, des corps continuaient de tomber autour de nous. Puis, tout s’arrêta. Deux hommes tentèrent de fuir, mais mon compagnon les rattrapa et les massacra brutalement. Il me plaisait, violent et sanglant, il avait ce qu’il fallait pour être quelqu’un de puissant. Je regardais autour de nous et aperçus une silhouette massive qui s’avançait vers nous.

            -Ok j’passe devant.

            Je fis tourner ma lame tranquillement. Un sourire aux lèvres, j’avais soif de sang. Cet homme était gigantesque, mesurant plus de trois mètres il semblait largement musclé. Les précédents adversaires ne m’avaient pas posé de problème, mais bizarrement, celui-là je sentais qu’il allait y avoir de la casse. Il leva une énorme épée taillée juste à sa taille. Je frissonnais d’excitation et j’entendis à peine sa voix grondante.

            -Qui vient déranger le patron ?

            Je ne répondis même pas et m’élançais vers lui. Cela ne le déstabilisa aucunement, il faucha le sol brutalement avec son épée afin de m’exploser les jambes. Je sautais de justesse au-dessus et l’attaquer de plein fouet. Une crétinerie sans précédent, mais qui était habituelle chez moi. Sa lame se releva brusquement et frappa à nouveau. Je parais le coup vertical destiné à me trancher en deux. Je plier sous le choc, mes pieds s’enfoncèrent dans le sol. Un craquement se fît entendre et sentant ma lame céder je plongeais sur le côté. Je lâchais mon arme qui était désormais fragilisée et donc inutile. M’approchant en courant d’un corps, je récupérais une lance et la brandis devant moi. C’était la première fois que je touchais ce genre d’arme. La manier se révélait impossible néanmoins, cela avait pour but d’occuper ce monstre. Oui, mon compagnon pourrait ainsi profiter de l’occasion afin d’attaquer par-derrière. Mon adversaire saisit la lance d’une main et la secoua me projetant contre le mur de la cour. Je m’effondrais sur le sol me relevant lentement. Une main énorme me saisit à la gorge et me souleva sans aucune difficulté. Il me plaqua contre le mur à hauteur de sa tête. C’était le moment ou jamais pour mon compagnon. Au moment où je le verrais attaquer, j’utiliserais mon pouvoir pour lui donner l’impression que ses bras étaient brisés. Cela devrait suffire. Du moins je l’espérais.


              La silhouette se dessinait de plus en plus jusqu'à ce que l'on puisse voir à qui elle appartenait. Il s'agissait du Contremaître, le chef de la garde du parrain. Cet homme avait une stature digne de sa légende. Bruce l'avait malheureusement connu à travers les plaintes des villageois qui maintenant ne sont plus là pour le faire. A la vue de cette bête Bruce eut un léger frisson non pas de peur ( même s'il avait une grande appréhension ) mais de rage. La vue de la souffrance des habitants heurtait son esprit au point que l'Ouragan ne portait plus attention au reste de la scène. Mais l'offensive de Shipp' le rappela illico-presto à l'objectif. Lui qui ne faisait plus attention à rien fut interpellé par le : " Ok j’passe devant. " de son compagnon.

              La volonté du second poing était tellement infaillible qu'elle en éblouissait Bruce dont l’appréhension était de plus en plus forte. Tel un impuissant il assistait à une scène de combat démente. Celle-ci fut brève et intense mais se solda par une presque-defaite de Shipp'. Shippu avait sûrement eut une brèche dans son attaque, le maniement de sa lance était digne d'un amateur. Face au Contremaître Bruce le savait, il n'était pas de taille. Sa force n’était pas encore assez grande pour défier un adversaire de cette qualité. Mais sans aucune hésitation Bruce se jeta dans la bataille vers son allié neutralisé par le Contremaître. La course fut rapide et il le fallait pour avoir une impulsion nécessaire pour repousser le bras immense de la bête humaine. Avec son en guise de perche, "The Legacy" sauta et usa de ses deux jambes pour détruire le bras du tortionnaire géant. Le choc fut assez puissant pour stopper la suffocation de Shippu . Avec toute sa force, Carter repoussa encore une fois le contremaître qui recula de quelques pas.

              Les deux attaques furent difficiles, le corps de cet homme était dur. On croyait frapper contre un pneu dur, la preuve est que Bruce avait le souffle bien plus rapide qu'avant. Cependant même fatigué il gardait son sens de la provocation.


              - Moi qui pensais à faire de toi l'un des membres de mon escouade de pirates, je dois avouer que je suis déçu...

              Il prit un petit temps pour reprendre son souffle. Mais comment faire face à un ennemi aussi vif et téméraire que le Contremaître ? Sa course indiquait à Bruce qu'il lui restait peu de temps avant la défaite.

              - Je ne te ferai pas l'affront de te poser la question sur tes compétences. Je vais ouvrir une brèche... Elle ne devrait durer que quelques secondes, tu pourras en finir avec lui à ce moment là.

              L'ennemi faisait face et se montrait de plus en plus dangereux. Sa charge prenait une ampleur extraordinaire. Cependant plus il approchait et plus Bruce paraissait serein. Il cherchait à se concentrer. Il allait enfin devoir tester une technique extraordinaire; et cela nécessitait une parfaite concentration et une exécution. Une fois son souffle posé il se jeta à son tour à la rencontre brutale de son adversaire. Le Contremaître avait décidé d'en finir avec L’Ouragan, comme l'on se débarrasse d'un vulgaire animal. Sans crier gare il exécuta une fabuleuse attaque horizontale avec sa fabuleuse et immense épée. Avec ses réflexes bestiaux, Bruce glissa sur ses genoux et inclina son corps vers le bas. Pendant sa glissade il scinda son bâton en deux avant de porter deux Quart de Lune aux hanches du Contremaître. Ne laissant aucun répit au géant Carter qui passait entre les jambes de la grande bête la frappa aux épaules avec deux nouveaux Quart de Lune. Des qu'il se releva il laissa échapper quelques paroles sans aucun sens. Il dit : " ça fait fait cinq " avant de se jeter à nouveau dans le duel à l’affût d'un nouveau choc dangereux.

              Arrivé dans la zone de combat il sauta dans les airs avant de redescendre à toute vitesse vers son ennemi. Ce dernier n'eut pas le temps de contre-attaquer que déjà les genoux de "The Legacy" atteignaient son bassin. Mais ce n’était pas tout car au moment même du choc les coudes du pirate frappaient avec force la poitrine de l'ogre... Je crois que tout le monde dans le village put entendre crier Bruce qui avant de donner le coup de tête final cria : " Et de neuf ! ". Shippu ne le savait sûrement pas mais il venait d'assister à la Technique des Neuf Coups. Une technique qui a haut niveau pouvait neutraliser n'importe qui pendant un temps extrêmement bref. Bruce, présomptueux pensait avoir atteint ce niveau mais encore il était loin du compte. En relâchant son attention le contremaître lui porta un coup de poing puissant qui lui fracassa l’épaule.

              En vérité je vous le dis : Quelle idiotie fatale qu'est l'orgueil...

              Souffrant le martyr le pirate raté ne pensait qu'à reculer pour éviter un triste sort. Ça sentait la fin jusqu'à ce que le Contremaître et bourreau ne s’arrête dans ses mouvements... Il semblait comme groggy. La technique avait l'air de faire son effet. c’était le moment ! La brèche ouverte par Bruce pour le second poing !


              - Ne le rate pas !




              Dernière édition par Bruce "The Legacy" Carter le Mar 27 Mar 2012, 19:53, édité 1 fois
                Il attaqua, je pensais qu’il attaquerait la tête afin de l’éliminer rapidement, mais non, il attaqua le bras me retenant et me libéra de la poigne de ce monstre. Il le fit reculer de quelque pas et dit que je l’avais déçu. Je ne répondis pas, pour le moment, je ne voyais pas en quoi il en valait la peine. Un moucheron de plus ou de moins je n’en avais absolument rien à faire. Mais cet homme que nous étions en train d’affronter lui n’était pas un moucheron. Il était fort, il s’agissait là de la première personne ayant failli briser mon arme. Alors que mon compagnon se battait, je saisis mon katana sur le sol. Je m’étais largement éloigné du combat, néanmoins tout n’était pas fini. Je rengainais ma lame avant de retourner vers le combat. Un deuxième crie retentit, je ne savais pas à quoi correspondait le chiffre neuf et cela ne m’intéressais pas. Mon compagnon se détendit satisfait et reçu un magnifique coup de poing. Il reculait lorsque soudain son adversaire arrêta de bouger. Comme le disait mon compagnon, je ne devais pas le rater. Je fonçais sur lui, sans prendre la peine de toucher un point vital je visais la jambe droite.

                jin'soku

                Ma lame traversa la chaire, brisa l’os et le coupa. Le tout ressorti derrière. Je venais de passer juste à côté de mon adversaire qui bougea brusquement, hurla, agita les bras et me frappa de face me propulsant en arrière. Je volais sur plusieurs mètres et m’écrasais au sol. Serrant la main, je gardais mon arme entre mes doigts et me redresser. Le corps de mon adversaire s’effondra la jambe droite détachée du reste. Un hurlement a glacé le sang résonné dans toute la cour et sans aucun doute au-delà et cela me fit sourire. Je me relevais en faisant bouger mes membres qui craquèrent bruyamment. D’un geste sec, j’ordonnais à mon compagnon de rester éloigné. Oui, la fin était à moi. Je m’approchais de l’homme comme si de rien était. Il tenta de me frapper et mon katana lui trancha deux doigts qui tombèrent moelleusement au sol. Je regardais avidement mon repas que je venais de récupérer. Esquivant les attaques de plus en plus faibles de mon adversaire, je coupais méthodiquement les doigts de mon adversaire. Il saignait abondamment et mourrait bientôt.

                Je ramassais deux doigts et reculais brusquement. Croquant dans l’un d’eux, écartant la peau afin de pouvoir manger le peu de chair présent dans ses membres, je souris avec satisfaction en regardant mon compagnon. Oui, j’allais el laisser crever la, lamentablement, lentement. Il aurait le temps de se rendre compte de ce qu’il allait devenir, et personne ne lui viendrait en aide.

                -laisse le crever lentement.

                Du sang coula sur mon menton, je me dirigeais lentement vers le manoir, j’avais faim et deux doigts, bien que succulents, ne suffiraient pas à combler mon appétit. Je passais juste à côté de mon compagnon de combat, ma lame pendant sur le sol, prêt à servir. Je n’avais pas oublié mon précédent combat, mais pour le moment je mangeais et je n’aimais pas combattre en mangeant. Jetant derrière moi le reste du premier doigt, je regardais la porte en me demandant de quelle manière l’ouvrir.

                  Le contremaitre enfin à terre et neutralisé par le second poing, Bruce pouvait souffler un peu. Son épaule détruite le faisait souffrir c'est vrai. Mais quel satisfaction de remporter un combat mes amis; il n'y a rien de plus beau et euphorisant. Oui; la douleur laissait lentement place à la joie et cela se voyait sur le visage du nouveau pirate. La fin d'un conflit bien méritée il est vrai.

                  Avec tout ce qui lui restait de force, Bruce décida de se lever et de se diriger vers son butin tout en regardant Shipp'. Ce dernier était aussi puissant qu'effrayant et son anthropophagie était à glacer le sang. Il était difficile pour Carter de ne pas se focaliser sur cette vision d'horreur. Les pas lents du cannibale amateur de sabre en rajoutait à l'environnement morbide du manoir. Il fallait à tout prix terminer cette soirée et au plus vite. C'est à ce moment que Shippu regarda la porte ou devait surement se trouver le parrain. Il restait devant en train de bouffer son doigt et balançait l'autre par son épaule que Bruce esquiva d'un simple mouvement latéral de tête. Il paraissait clair que la porte était fermée...

                  Il fallait donc la défoncer. C'est ce que devait surement penser le second poing. L'ouragan lui se décida à la chercher et le contremaitre devait surement la garder sur lui. Après une petite fouille la clé s'amena à Hurricane Carter qui joua avec avant de se concentrer sur la porte. En direction de celle-ci il fut brusquement interrompu par le Tortionnaire géant encore au sol souffrant de ses blessures et attendant la mort. Les râles morbides de la victime rappelèrent à Bruce ses obligations. Ce dernier se retourna alors et vint se pencher à coté du contremaitre. Le regard sérieux et la bouche souriante il lui glissa quelques mots : " C'est ce qu'on doit appeler le Karma... Voici quelques berrys pour toi. Dis-lui que j'arrive. "

                  Laissant la fameuse bête du parrain crever comme un vulgaire cafard; Bruce se rapprocha de la porte avant de l'ouvrir. Le spectacle qu'il vit une fois celle-ci poussée fut fabuleux. Le chemin menant au bureau du parrain était une grande bibliothèque pleine de livres en tout genre. "The Legacy" se montrait admiratif au point que sa démarche se faisait plus lente. Une fois avoir emprunté la longue voie menant au butin les deux combattants se heurtèrent à une porte et apparemment il manquait une clé...

                  Encore une fois...

                  Avec une legere honte de se retrouver une nouvelle fois dans la situation, Hurricane força avec hargne la porte. Devant lui se trouvait le Parrain affolé et assis derriere son bureau. Des que le Don voulut fuir, Carter se jeta sur son bureau avant de plaque de profil le mafieux.


                  - Toi le vétéran pirate. Ou est le log pose ...?

                  Apres avoir relâché le parrain Bruce joua le test de la main chaude et trouva un livre qui servait d'actionnement. Une fois celui-ci tiré une rangée de bibliothèque défila et laissa place à différents papiers ; quelques bijoux et surtout un log pose.

                  La révélation quant à la nature de cette quête venait de se faire.


                  - Grandline m'attend !

                  [...] fais en ce que tu veux mais ne me tache pas ma chemise est blanche.




                  Dernière édition par Bruce "The Legacy" Carter le Mar 27 Mar 2012, 19:54, édité 1 fois
                    Je restais planter devant la porte sans rien faire, le regardant comme si elle était surnaturelle. Mon esprit s’imaginer des choses étranges. Et si, cette porte se transformer en… poulet. Par conséquent, je la regardais avec une certaine méfiance teinter de curiosité. Vu l’accueil que l’on nous avait fait dans la cour, il était possible que l’entrée soit piégée. Une petite voie au fond de ma tête me disait que le tas de cendre n’allait pas tarder à apparaître. Secouant brutalement ce qui me servait de cerveaux, je regardais tranquillement mon compagnon ouvrir la porte. Rien ne se passa si ce n’est que la voie était désormais ouverte. Je soupirais doucement en rengainant ma lame. Je ne savais pas ce qui allait se passer par la suite, j’attendais patiemment que mon compagnon s’active afin de connaître son but. Bizarrement, je doutais qu’il cherchait à pénétrer à l’intérieur de cette maison pour manger. Contrairement à moi. Oui, je ne devais pas oublier que mon but principal était de trouver la cuisine. Quoiqu’au point où j’en étais, je pouvais très bien manger le propriétaire de cette maison, qui, je n’en doutais pas, remplirait mon ventre autant que nécessaire.
                    Un couloir immense, empli de livre, des portes entre les étagères, je n’avais qu’une envie, brûler cet endroit. Les livres sont inutiles, ils ne devraient servir que pour allumer un feu. Oui, faire brûler une maison pareille, cela devait être un spectacle magnifique. Je souris encore plus en pensant à ce spectacle. Oui, j’allais cramer la maison en sortant. Ce serait Dison… Divertissant. Un moyen de finir cette magnifique soirée en beauté, avec un superbe bouquet final. Je suivis mon compagnon, incapable de me diriger correctement dans ce genre d’endroit, je lui faisais confiance. Il stoppa devant une porte qu’il ne pouvait apparemment pas ouvrir. Ce qui ne sembla pas lui plaire, il défonça la porte découvrant ainsi une pièce ou se tenait un homme. Sans doute le chef. Je regardais la pièce tranquillement, songeant que tout brûler serait sympathique. Soudain, mon regard se posa sur une boite de cigare. Et qui dit cigare, dit briquer. Je ne faisais pas attention à mon compagnon qui semblait chercher quelque chose. Tranquillement, je terminais de manger mon doigt attendant qu’il ait fini.
                    Ce moment arriva rapidement, il semblait avoir trouvé ce qu’il voulait et il me laissait l’homme, tant que je ne tachais pas sa chemise. Lui qui avait combattu avec tant de hargne ne voulait pas être taché de sang. Je souris en balançant les restes du doigt sur l’homme derrière son bureau. Je m’approchais contournant le bureau et tendis la main tranquillement en prenant les cigares de l’autre main.
                    -Ton briquer, et je te laisse en vie.
                    Il frémit fouillant dans sa poche, et après quelques secondes de recherche frénétique, il me tendit un briquet en métal. Brillant, bien entretenus. De l’autre main, il dégaina un pistolet, le pointa sur moi et tira.
                    Kossetsu
                    Un index brisé, je souris, il lâcha son arme, sa balle me toucha au flanc traversant ma chaire, une blessure superficielle puisqu’elle ne resta pas dans mon corps. Elle traversa simplement la graisse. Alors que je tombais sur le côté, je repris mon équilibre, dégainais rapidement mon katana et frappais sa main droite. Il hurla de douleur avant même que son arme ne touche le sol. Le briquet tomba lui aussi et je sautais sur l’homme le faisant tomber au sol. J’avais mal, à la fois a l’index, l’endroit que je donnais l’impression qu’il était briser, et au flanc. Bien que légère, cela suffisait à me faire monter en moi cette sensation de bonheur que j’affectionnais particulièrement. Je lâchais mon arme et lui donnait un magnifique coup de poing au visage. Il dégaina une dague, mais comme tout homme préférant être derrière son bureau que sur le terrain, il ne savait pas bien s’en servir. Je le désarmais sans vraiment de difficulté et lui retournant les doigts, je lui briser l’annuaire droit dans un craquement sonore. Je le maintins au sol, il s’agitait beaucoup, se débattaient de toutes ses forces pour pouvoir fuir. Je le frappais au visage l’étourdissant légèrement et lui brisait deux autres doigts. Oui, il allait souffrir. Je souriais, un éclat de folie apparut dans mes yeux lorsque d’un coup de tête, je lui brisais le nez. Le sang gicla tachant mon front et je me redressais doucement. Parcoure de frisson, je regardais cet homme si pourri qui me fixer avec terreur en gémissant de douleur.
                    La douleur à mon index droit devins sourde et j’interrompis ma technique, elle ne servait plus à rien. Un doigt cassé fait moins mal que le poignet et bien que dérangeant dans un combat, je la supportais parfaitement dans d’autres circonstances, néanmoins, si je pouvais éviter ce genre de chose, c’était aussi bien. Surtout lorsque je m’amusais de cette façon. Malheureusement, il fallait que j’en finisse. Si je continuais comme ça, d’autres hommes finiraient par débarquer dans cet endroit afin de nous éliminer, et j’avais d’autres projets. Comme manger un peu. Je ramassais doucement la dague sur le sol puis, immobilisant définitivement l’homme. Je la lui enfonçais dans le bas du ventre et remontée jusqu’au torse. La plaie béante si magnifique laissa échapper le liquide précieux donnant la vie. Je lâchais l’arme et plongeais en souriant les mains dans le ventre de l’homme. Farfouillant à l’intérieur, je saisis un organe et l’arracher tirant par la même occasion les vaisseaux sanguins, artère et autres dont je ne connaissais même pas le nom. Je montrais à ma victime l’organe que je venais de retirer, sans doute le foie, il était encore vivant et n’allais pas mourir tout de suite. La mort et lente à venir dans ce genre de cas, mais elle est certaine. Je coupais ce qui avait accompagné le foie avec l’aide de la dague et le posais délicatement sur le sol. Juste après, je découpais un morceau d’entrailles que je sortis du corps de ma victime. Mettant l’organe et le morceau d’entrailles dans mes poches, je pris la dague et la rangeait elle aussi dans une autre poche. Ramassant le briquer, je l’allumais et fît flamber minutieusement les livres afin de détruire l’endroit.
                    -Ayez on peut yaller.
                    Je jetais un dernier regard à l’homme qui ne m’avait même pas supplié, il était encore en vie et verrait sa maison brûler. Il avait beau être faible en combat, je devais avouer qu’il avait du cran de résister comme cela.
                      Après tant d'actions de faites Bruce qui se trouvait à coté de Shippu se demandait une chose importante. Il avait une question en tête qui est la même que celle que j'ai à l'esprit en ce moment...

                      Comment finir cette histoire en beauté ?

                      Je pourrais alors vous conter les états d'âmes des deux protagonistes de cette histoire ; encore... Je pourrais aussi vous faire un rappel de la situation dans laquelle Shippu et Bruce se trouvaient ; encore... Mais cela serait-il véritablement intéressant ? Ma question est rhétorique et vous l'aurez surement deviner. Alors pour aller à contresens de ce que je fais habituellement je vais vous parler non pas de l'avenir réservé à ces deux hommes et non de leurs actes passés.

                      Tendez bien l'oreille ou lisez bien car ce que je dirai sera très court mais important.

                      Quelques temps après cette aventure un groupe de marginaux se réunira sur les mers pour former une confrérie. Ils seront peu nombreux et surtout peu connus malgré une volonté de changer le monde ; par la force de leurs poings... Dieu seul sait pour quelle raison il se seront rassemblés autour d'un même étendard. Tout ce que je sais est que malgré leurs différences ces criminels possèderont une chose qu'il est dur d'obtenir... le respect mutuel.

                      Qu'ils soient plus puissants les uns que les autres, ces frères d'armes se respecteront. Qu'ils soient plus dangereux les uns que les autres, ces frères d'armes se respecteront. Bruce Carter fera partie de cette confrérie et comme vous l'avez deviné Shippu aussi. Quel avenir mes amis !

                      Ce sera tout pour cette interlude prévisionnelle. Revenons dans notre passé.

                      Voulez vous que je vous dise le plus fou ? Malgré le fait que Bruce n'avait aucune connaissance de l'avenir ; il sentait que Shippu serait quelqu'un d'important dans sa vie... Savez vous pourquoi ? Parce qu'il y a des choses qu'on ne peut ressentir que lorsque l'on est en présence d'individus spéciaux comme le sabreur fou. Alors qu'il voyait les carnages de Shippu - auquel il avait participé - et le manoir en feu ; Bruce ne fut pas longtemps partagé entre l'effroi et le respect. Et c'est respectueusement qu'il tenta de mettre fin à une histoire qui allait en précéder une autre dans le futur.

                      Quand Shippu et Bruce sortirent du manoir par la fenêtre du bureau, ils restèrent quelques secondes pour regarder le spectacle. Et c'est à ce moment que notre héros sourit avant de regarder Shippu... Non que dis-je ? Ils sourirent et se regardèrent en même temps. Alors que l'un dégainait son sabre ; l'autre s'armait de son bâton...


                      " Après notre combat j'aurai une proposition pour toi... Mais avant tout on doit finir cette soirée en beauté... "


                      Sous la pleine lune ; les deux adversaires/frères d'armes se jetèrent l'un sur l'autre dans les airs. Dans le ciel on put voir ce soir-là deux silhouettes impressionnantes éclairées par la Lune. Une pure beauté !

                      Ainsi se déroula la rencontre entre Bruce "The Legacy " Carter et Shippu Kurashimi ; futurs membre de la Confrérie des Poings divins...