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Discussion d'intenses griefs (PV CAPTAIN ET RILAS)


- Discussion d'intenses griefs -



Après un bref arrêt sur Hat Island pour prendre un repos succinct, la petite équipe d’échappés parvient non sans mal à trouver des vêtements propres et un sac assez large pour dissimuler l’identité de secrète de Farore. Après une brève voguée sur la mer déchainée du Nord, le duo héroïque parvient enfin à rejoindre le Golden Port de Manshon. L’atmosphère là-bas semble tout à fait différente depuis leur départ, les chantiers de constructions semblent avoir repris beau train, et les marchandises sont débardés à la chaîne tandis que des navires s’affairent à charger de marchandises leurs cales, cependant quelques flocons de neiges épars viennent ruiner la fête.
Le navire civil accoste donc sur un quai qui sent bon la peinture fraiche, il est accueilli par une équipe du port extrêmement bien vêtue et au professionnalisme sans faille. Au loin, on peut entendre des acclamations en direction d’une calèche sombre. « Jean-Luc ! Jean-Luc ! » Pouvait-on entendre, un large sourire s’affiche dès lors sur le visage de Farore. Satisfaite de voir que le travail au port avait repris à plein régime. Elle pose alors son regard sur Rilas, ce dernier semble avoir particulièrement subit la traversée, le froid et la fatigue, peut-être même l’angoisse et le stress de la mort. Se voulant un peu plus conciliante que d’accoutumée, elle lui claque une large tape dans le dos avant de s’adresser à lui.

« Et si nous allions manger un morceau ? Je me fais une joie de vous conduire dans un endroit non loin d’ici dans le port même. »

Sans même attendre la réponse, elle ouvre la marche en direction du tout nouveau syndicat du Récif Noir. Cet endroit n’était ni plus ni moins que l’ancien Syndicat de la famille Venici qui avait subitement disparue de la circulation pour des raisons inconnues. Vous savez, parfois, il y a de grave accident d’escaliers sur Manshon. Peut-être était-ce le cas pour cette famille ? Farore ouvre la porte de la taverne, au diable la galanterie elle laisse entrer l’homme au chapeau en premier le laissant ainsi apercevoir un lieu coquet bien que simple, la luminosité plutôt basse des lieux lui sera parfaitement profitable pour reposer ses yeux. Les deux protagonistes prennent place dans une table situé dans un pièce en alcôve un peu en retrait des regards et des oreilles indiscrètes, ce qui leur permettrait non sans mal de discuter de sujets divers et variés sans craindre la moindre interruption, hormis celle du serveur qui les assaillent déjà ! Services, set de tables, menu, tout est déposé avec adresse et les verres sont d’ores et déjà rempli d’eau, mais ce dernier les abandonne, littéralement happé  par le maître des lieux le fameux « Jean-Luc ». Livide, le serveur revient tout guilleret.

« Je… Monsieur Melmanshon vous offre le repas du jour. »

Farore lance un sourire faussement surpris.  Bien sûr que Jean-Luc prendrait à sa charge l’intégralité de la journée.

« Ça alors, c’est notre jour de chance Monsieur Rilas ! Profitons-en pour nous délecter des meilleurs plats et des meilleurs alcools non ? »

Elle ouvre la carte des menus, arpentant de ses yeux la liste des mets. Préférant largement le poisson elle décide de prendre un tartare de saumon en entrée, puis des travers de monstres marins garnis et une crème brûlée pour le dessert. Concernant le vin, elle ne laisse aucun choix à Rilas, il faut des papilles averties et en alerte pour choisir un vin digne de ce nom. Un  Château Lafuite Baujac 1615.

« Bien, maintenant, nous allons devoir discuter je crois. Voilà, je vous écoute, vu que je suis votre employée, je vous laisse la parole. Allez-y. »

Elle croise ses mains sur la table, jetant son regard profond dans celui de Rilas, un regard insoutenable et implacable, envoutant et captivant tout autant que destructeur.


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Discussion d'intenses griefs

« A-Aaa-Aaatchoum ! »

Accroché au bastingage pour contempler leur retour sur le port de Manshon, anciennement festif, Rilas tenait fermement son chapeau en subissant les affres de la diversité climatique de North Blue. S’il avait quitté l’endroit sous la douceur hivernale, la lourdeur des marécages et l’intense chaleur du désert eurent raison de ses souvenirs, pourtant récent, et d’une organisation plus adéquate pour affronter les bourrasques glaciales. Mais rien ne pouvait égratigner l’immense joie que lui procurait son retour sur une île accueillante. Et il était question de Manshon, véritable havre de la criminalité en bande organisée, c’est dire combien leurs petites aventures semblaient affreusement désagréables...

A peine débarqué du transport en commun, incertain de ne pas avoir été dépossédé de certains de ses biens, le frileux fût traîné sans rébellion dans les travées des quais, bien guidé par la démarche chaloupée de sa future olibrius et des esclaves vêtus à la manière de gentilshommes qui débarrassaient le voyageur de ses encombrants bagages.

Difficile d’affirmer les raisons pour lesquelles Farore se montrait plus compatissante. D’expérience, faible mais intense, ses gestes amicaux regorgeaient d’intentions sous-jacentes plutôt que de réel altruisme. Comme un futur client qu’on dorlote à outrance pour s’assurer qu’il souscrive à des balivernes. Le directeur n’en oubliait pas moins du défi qu’on lui avait fait subir pour vérifier ses compétences. Tiraillé entre une rancune inhabituelle, exacerbée par une note de frais dispendieuse au Poussoir – plus communément nommé Pressing à la luvneeloise -, et l’excitation provoquée par le final en apothéose, désormais assuré des capacités guerrières et du potentiel exploitable de son oiseau de bon augure.

Une flopée de doutes rapidement balayée par l’hospitalité luxueuse dans laquelle on embarquait le philanthrope capitaliste, lui qui rêvait secrètement de porter des caleçons brodés en soie aux motifs douteux. Qui irait critiquer la mode à part une infime partie prolétaire dans l’incapacité à se noyer dans l’opulence ?

Le regard enfantin face à l’exubérance de richesse sous toute ses formes – où même les ronds de serviette étaient dorés - le rêveur profitait de l’invitation avec une maladresse presque touchante, trop peu familier avec les règles d’un monde que son interlocutrice semblait maîtriser sur le bout des ongles.

Au détour d’une gorgée de vin, somptueusement choisi par l’invitée de marque, l’homme du duo extirpait un cadeau de son veston, suffisamment lentement pour que la capo des Corsandre redoute le métal d’un canon surprise.

« Tenez, voici un cadeau de la part du chef de Tribu. Un escargodeforme. C’est un escargophone avec un haut de forme, vous avez compris ? Krikirkri. »


Un prêté pour un rendu pour une entrevue terriblement amicale. La jeune femme s’était muée dans un rôle qui frôlait l’affection alors qu’elle caressait son patron dans le sens du poil. Les paupières de ce dernier se plissèrent légèrement l’espace d’un instant, cueilli par une impression de déjà-vu qui lui rappelait étrangement leur première rencontre. Une douce étreinte jusqu’à ce que la femme referme ses doigts fin autour du cou de Rilas. Se doutant que la mafieuse ne déballerait pas tout à son employeur, pas plus qu’à un proche d’ailleurs, le chapeauté ne l’accablait pas d’interrogations dangereuses. Pourtant, ses lèvres se mouvaient soudainement pour questionner discrètement sur un sujet d’actualité.

« Qui est ce Melmanshon ? »

Les histoires de copinage étaient monnaie blanchie et courante en ville, rien qui n’alarmait réellement le jeune entrepreneur. Mais la coutume exigeait de simples échanges de bons procédés, à coup de pot-de-vin ou amicalités pudiques. L’accueil en grandes pompes, le repas tout frais payés, la place de choix : on ne l’invitait pas, on s’agenouillait devant Farore S. Corsandre.

Sauvée par les domestiques à queue-de-pie, la gourmet voyait l’interrogatoire disparaître sous les pommes de terre fumantes que recevait son mécène fauché. Le Phénix était libre de rebondir, ou non, sur le thème proposé.

La serviette effaçait grossièrement les tâches accrochées aux lèvres de Rilas, ces dernières tordues en pour créer un sourire grandement satisfait après les bouchées divines. Un geste anodin qui signifiait une prise de parole imminente suite à l’ouverture de l’héroïne à propos du futur qui les lierait.

« Pendant le voyage jusqu’ici, j’ai fait appel à quelques anciennes connaissances et on m’a redirigé vers un organisme pour un emprunt financier. Vous connaissez la HSBC ? C’est un cabinet de consulting sur Luvneel, je comptais les appeler pour financer nos futurs locaux. Tenez-vous bien.. Tada ! »


De son manteau il extirpe des documents en pagaille dont il triait le tout sur le tas, ne gardant que des dessins grossièrement grattés.

« Le temple des Héros ! Je ferai construire ça sur Logue Town. J’ai longuement hésité à ériger nos bureaux ici-même, sur votre terre natale, mais East Blue est une mer plus touristique, et la ville se situe tout près de l’entrée pour Grand Line. Installer notre vitrine sur Manshon, c’est comme lancer un commerce de vêtements sur l’Ilot Flottant. Je vous fais la promesse que nous rendrons cet endroit attractif, mais cela prendra du temps. »


La table à manger se transformait petit à petit en bureau improvisé sur lequel l’ancien agent gouvernemental étalait ses idées sans se soucier de la sauce dans laquelle trempaient certains documents. Ils auraient tout le temps de se goinfrer une fois au sommet.

« Concernant l’investissement, j’ai ratissé large et prévois un budget compris entre soixante-dix et cent millions de berries. Une somme conséquente mais qui nous permettra de frapper un grand coup  pour se faire une place rapidement. »


Nouvellement possesseur d’un outil de communication personnel, le fondateur de la future bande de dégénérés n’avait pas chômé pendant la traversée, considérant que leur intervention sur l’ilot flottant retardait déjà trop suffisamment la mise en place de son nouveau rêve. Et à l’instar d’un collègue de travail qui vous présenterait sa – avouons-le – sublime femme, Rilas vantait le tout avec une fervente ardeur, habituelle sur des sujets aussi importants à ses yeux.

« Et pour l’aspect légal du métier, j’ai trouvé la solution parfaite... »

Si certains cowboys d’Hat Island avaient des serpents dans leurs bottes, comme il avait pu l’entendre lors de son passage abrégé dans les steppes arides, le costumait avait quelque chose sous son chapeau. Le couvre-chef se détachait de la chevelure de jais pour dévoiler une affiche aussitôt claquée contre le bois, si fort que les couverts rebondirent.

Cachée sous le chapeau:

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- Discussion d'intenses griefs -



Chaque bouchée flatte le palais délicat de Farore. Le tartare de saumon glisse dans son gosier, satisfaisant chacun de ses capteurs olfactifs. Entre de bouchées, elle dépose ses services sur le côté de l’assiette pour capter le regard de Rilas et prendre le temps de le remercier pour son présent. Un escargophone avec un petit haut de forme, lui donnant un air presque attendrissant si le mollusque n’était pas si visqueux.

« Merci pour ce cadeau. »

Simple et sans fioriture, des remerciements sommaires pour un présent sommaire. Puis la question tant redoutée foudroie l’air et déchire le plaisir du tartare si onctueux, le questionnement vient presque gâcher un plat proche de la perfection. Farore s’essuie convenablement la bouche avec son épaisse serviette pourpre avant de la reposer sur ses genoux. La question est légitime, mais il reste à déterminer une chose. Faut-il désormais dire toute la vérité, ou faut-il poursuivre dans le mensonge ? Un choix délicat et cornélien, mais si elle voulait s’enticher de sa couverture de super-héros, elle se devait d’être limpide avec Rilas.

« C’est un pion. »


La réponse est courte, et pour cause, le serveur approche à pas feutré pour débarrasser l’entrée et expressément apporter le plat de résistance. Les travers de monstres marins dans sa sauce citronnée et au vin blanc. Tout semble parfait pour Farore, mais préférant manger moins chaud, elle congédie poliment le serveur avant de reprendre avec son patron.

« Melmanshon est un syndicaliste comme il y en avait beaucoup autrefois. Mais la famille Venici a pris le pouvoir d’un syndicat par la force et a imposé sa loi sur le Golden Port. Au début, tout le monde trouve son compte. Puis il y a eu le blocus de la Marine… Et là… Une grande partie du port a été détruite, et les Venici ont commencé à augmenter les prix vu qu’il y a un manque à gagner. Petit à petit, la situation économique et sociale du port s’est disloquée. Par « chance », une personne dont je tairais le nom est venue régler le problème Venici. Sa famille est désormais en déroute, et en est affaiblie. Melmanshon s’est retrouvé au bon endroit, au bon moment et il contrôle le syndicat du récif noir qui gère l’ensemble du port désormais. Et il se peut que je sois à l’origine de tout ceci. »


Puis, le dévolu chef héroïque sort une multitude de dossiers le tout dans un flot de paroles rapide qui gagnent en intensité au grès de l’excitation croissante. Il voyait son projet prendre forme et ce grâce à la célèbre HSBC et son emprunt titanesque ? Ou médiocre ? Elle n’avait aucune vue sur les finances et cela ne l’intéressait aucunement.

« Manshon ne va pas évoluer immédiatement en effet. Je dirigerai cette île un jour, mais pas immédiatement, dans un premier temps, je dois acquérir un pouvoir que je convoite depuis plusieurs années. En effet, j’ai appris l’existence des fruits du démon il y a quelques années. Personnellement, je n’ai jamais vu de détenteur de cette « malédiction », car oui, une fois ingéré, il est impossible de nager. Et ce, à tout jamais. J’ai aussi appris que certains d’entre eux permettent de se changer en animaux. J’ai fait des recherches et deviner quoi… Il existerait selon de vieux écrits, un fruit capable de se transformer en Phénix ! Il aurait appartenu à un commandant d’une flotte de l’empereur Barbe-Blanche. Je mène actuellement une investigation pour tenter de percer à jour le pouvoir des fruits du démons et plus précisément savoir s’il est possible de trouver ce fruit. De ce fait, je mets de manière temporaire mes affaires sur Manshon de côté. J’ai comme je l’ai déjà dit, un plan. Je reviendrai le moment voulu ici. Ce qui nous amène à un second point… »

Elle marque un temps d’arrêt pour s’attarder sur le plat et le dévorer avec un appétit féroce digne d’un vampire sur un humain. Le combat contre les cannibales l’avait épuisée. Il était bel et bien question de se revigorer pour la suite des événements, Farore garde fermement sa fourchette en main tandis qu’elle sort une nouvelle affichette, similaire à celle des cannibales, on pouvait y voir dessus une salamandre géante. Rilas en avait fait de même avec son affichette sur le fait devenir un héros tout en déblatérant tout un laïus presque incompréhensible sur Logue Town.

« Je dois de la grixcendre à une personne. C’est une poudre aux particularités significatives. J’ai trouvé un moyen de m’en procurer, il faut aller sur l’île de Koneashima. Et on peut profiter de cette dette pour réaliser une mission héroïque en tuant la salamandre qui terroriste l’île. Puis, je… »

Elle observe la petite annonce de Rilas, arquant un sourcil intrigué. Elle porte à nouveau son regard sur Rilas tout en finissant son assiette.

« Puis je deviendrai chasseur de prime. Mes seules conditions, c’est de faire un apport de dix millions dans votre affaire. Je serai un actionnaire minoritaire. Puis, vous devrez m’aider à trouver le fruit du démon que je convoite. »


Elle termine sur cette entrefaite, attendant patiemment le dessert en repoussant sa chaise.

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Discussion d'intenses griefs
Les remerciements furent balayés aussi rapidement qu’un enfant rachitique lors de son premier concours d’arts martiaux. Pas de quoi déranger le généreux donateur, satisfait de sa nouvelle acquisition escargophonique dont il s’amusait à tarabuster la coiffe, sourire béat aux lèvres et inattention pour son interlocutrice. Une négligence aussitôt rappelée à l’ordre lorsque l’héritière Corsandre se mit à conter les péripéties qu’avait connu le Golden Port quelque temps en arrière. Rarement la demoiselle se prononçait pour ne rien dire, et sa tirade ne dérogeait pas à la règle. Détaillé sans s’arrêter sur les précisions dangereuses, le récit ressemblait à ce que la malfrat aurait pu déballer lors d’un procès à son encontre. Lippes crispées pour cacher une rangée de dents resserrées les unes contre les autres, craignant le pire.

« Vous.. vous êtes assurée que personne ne pourrait remonter jusqu’à vous ?.. »

Une question lâchée à la volée, loin anodine d’être anodine mais dont celui qui la prononçait se débarrassait avec la plus grande célérité, masquant son inquiétude grandissante derrière un débit de parole rapide et quasi-continu, n’ayant bégayé que pour s’assurer que personne ne traînait aux alentours avant de se prononcer.

La dégustation suivait son cours, entrecoupant la conversation de quelques arrêts gustatifs pour apaiser les mœurs, comme si chaque parole menaçait d’offenser le protagoniste de l’autre côté de la table. Ils marchaient main dans la main sur une sublime route menant tout droit vers le succès mais où l’architecte s’était amusé à placer de nombreux œufs au début de l’allée. De quoi donner des sueurs froides aux deux négociateurs, encore trop méfiants de cette relation patron-employée - quoique réchauffée depuis leur retour du Bourbier - et qui se rendaient coup pour coup. Nouveautés contractuelles, renégociation d’investissement, règlement de dettes, nécessités inédites. Nul ne ménageait son vis-à-vis et pourtant ni le philanthrope déjanté ni la criminelle faussement repentante ne se montrait offusqué.

Le néo-directeur savait pertinemment qu’engager une fille de mafieux, devenue elle-même mafieuse, et qui engendrerait d’autres mafieux avec une probabilité proche du total, représentait un risque pour le futur. Épris d’un espoir crédule, Rilas estimait acquérir assez de confiance pour que la malfaitrice se serve de lui comme conseiller, voire comme véritable décisionnaire, et le contrat qu’ils avaient tous deux signé fût rédigé en ce sens. Un espoir résolument dirigé vers une personnalité méritant de braver autant d’aléatoire : charismatique, affriolante, éloquente, voluptueuse, combative, bonnet D, courageuse. Toute une paire Tout pour plaire*

Et la tendance se confirmait de plus belle lorsque la femme, autrefois pleinement dubitative, se mit à promouvoir son désir de grandeur en ingérant un fruit du démon. Et pas n’importe lequel : celui qui portait le nom de la future héroïne.

Membre bureaucratique des services secrets du Gouvernement Mondial, l’ancien col blanc connaissait déjà l’existence de ces mets maudits mais n’eut jamais l’occasion d’en côtoyer de près, pas même d’en voir un à l’œuvre. Le dandy avait pourtant cru avoir fait équipe avec l’un des maudits lorsqu’il s’était entiché d’un chien de prairie lors de son évasion de l’Île aux Esclaves. Mais l’idée du Zoan s’était rapidement estompée à son arrivée sur Manshon, suffisamment nourri et reposé pour avoir les pensées plus claires.

« Se transformer en Phénix ? Mais c’est merveilleux ! Ça collerait parfaitement à votre pseudonyme. Mais à quoi ça ressemble un phénix d’ailleurs ? Initialement j’avais prévu des ailes sur le costume, mais on aurait cru à un canard. Personne ne sait ce que c’est, un phénix, de toute façon. Alors qu’un canard.. Anatra, la femme à bec.. Mh. Non, ça sonne faux, c’est le couac assuré. Krikrikri. »

Et comme on arrête jamais un bateau lancé à plein nœud, Farore enchaîne comme un chêne cool. Problème - Solution. Si elle avait le don pour se fourrer dans des affaires complexes, s’endettant étrangement, elle avait le mérite de trouver de quoi régler ses problèmes de la façon la plus héroïque qui soit.

« Une salamandre qui terrorise l’île ? Soit la population locale n’est pas plus grande qu’un pouce, soit c’est cette bestiole qui a mangé trop de soupe. »

Une analyse qui en disait long sur la méconnaissance du sujet, à peine instruit par l’affichette que son associée abattait à son tour à la manière d’un duel de cartes endiablé. Rien qui ne puisse effrayer la caboche bouillonnante d’idées, prêt à dégainer aussi vite que son adversaire lors d’un brainstorming endiablé.

« Le rapace contre le reptile, voilà un titre alléchant. Toutefois il est hors de question que vous preniez de si gros risques, toute seule cette fois. Contre les dégénérés en pagne, nous pouvions compter sur un soutien - si je puis dire - de la Marine. Cette fois-ci, c’est l’occasion de lancer mon programme de recrutement pour de nouveaux supers. Étant donné notre faible notoriété actuelle, nous allons procéder différemment pour trouver votre futur.e coéquipie.èr.e »

Un jeu de pronoms et sexualités incroyablement désagréable à prononcer mais qui dévoilait la nature aléatoire de la nouvelle recrue, plus intéressé par ce qu’elle apporterait que par des attributs physiques, une place déjà agréablement occupée par l’employée originelle.

Si le prochain super-héros demeurait inconnu jusqu’à lors, le plan pour mettre la main sur une telle pépite était, lui, finement élaboré depuis des lustres sous le haut-de-forme nacré.

« Lorsque je travaillais pour le gouvernement, dans les bureaux de Mariejoie, le service des ressources humaines du Cipher Pol organisaient, pour les phases d’embauches, des activités de Construction de Tim. Ne me demandez pas pourquoi ce nom, j’imagine que le créateur possédait un tel égo qu’il n’a pas pu s'empêcher de nommer l’exercice en son honneur. Bref, tout ça pour dire que vous allez mettre la main à la patte pour créer cette pièce de théâtre où l’acteur principal se révélera sous les projecteurs ! »

D’un bond, le fomentateur se redressait vivement de sa banquette molletonnée, sur laquelle on devinait aussitôt la forme du postérieur, et rejoignit le flanc de la table, là où le rectangle était le moins long. Surplombant la crinière cendrée de toute sa silhouette longiligne, prolongée par l’interminable couvre-chef assorti à son costume, Rilas tendit un énième papier manuscrit quelques pauvres secondes auparavant. Sur la page était inscrite une liste qui ressemblait à n’importe quelle énumération de course : dix badauds, une victime et quelques chenapans.

« On va simuler le passage à tabac d’une personne âgée, tout le monde apprécie les rombières, dans un quartier où la Marine n’interviendrait pas. Les faux agresseurs seront rémunérés pour leur jeu d’acteur et leur capacité à encaisser des coups. Je vous laisse le loisir de trouver des crapules cupides qui accepteront de se battre, trouvez-en de différentes formes pour une meilleure évaluation. Nichés sur un surplomb de sorte à assister aux premières loges, nous n’aurons plus qu’à attendre l’intervention du défenseur de la vieille et de l’orphelin qui accourra à n’en point douter après de nombreux cris de détresse. Et ce n’est que lorsque les malfrats auront été maîtrisés que je surgirai, contrat en main, pour refermer définitivement notre piège. Simple comme bonjour, n’est-ce pas ? »

Dextre restée tendue depuis la donation de la liste, le chapeauté ouvrait complètement sa paume pour proposer une poignée de main nécessaire à tout accord qui se respecte. Seuls les barbares et les drogués à la bouche pâteuse allaient jusqu’à cracher dans leurs creux pour sceller un pacte. Par chance, autour du buffet, il n’y avait que des gens civilisés.

« Vous m’aidez à étoffer nos rangs et nous vous aidons à assouvir vos ambitions. Donnant-donnant, gagnant-gagnant. Marché Conclu-Conclu ? »
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- Discussion d'intenses griefs -



Farore termine son repas, profitant du débit inexorable de paroles de Rilas. Elle aurait pu bien entendu, répondre à chacune de ses phrases par politesse. Mais le temps est une denrée précieuse et Farore n’en dispose  que de très peu, et il lui semble tout à fait inutile de répondre à des affirmations ou
des plans d’ores et déjà échafauder par son patron.
Satisfaite outre mesure par son souper, elle dépose la serviette sur la table et place ses couverts sur l’assiette avant de se lever, sans payer. Elle échange un regard complice et professionnel avec Jean-Luc qui dodeline respectueusement de la tête avant de chuchoter pour la gratifier d’un.

« Don Corsandre. »

Elle sort du restaurant laissant Rilas lui emboîter le pas si ce dernier en avait l’envie ou la volonté, elle se dirige dès lors vers les docks. Il ne lui faut pas longtemps pour trouver les protagonistes de choix pour la réalisation de son casting. Entre Manshonniens ont se comprend facilement, surtout lorsque l’on parle de gros sous ou d’influence permettant l’obtention d’une promotion ou d’un poste plus intéressant et gratifiant. Elle organise la soirée, simplement, sans fioritures et parfaitement dans l’ordre réclamé par Rilas. Elle n’avait pas réagi quant à son aveu sur le Cipher Pol. Bien sûr, il pouvait être un agent infiltré, bien entendu il pourrait la balancer sans préavis et la faire enfermer. Mais ilsavait pertinemment au fond de lui, qu’en regardant au fond de la pupille de Farore, qu’il n’en réchapperait pas. Parti de ce principe fédérateur entre eux, l’héroïne ne voyait pas l’intérêt de s’étaler sur le sujet.

Rilas avait soigneusement noté sur une feuille l’endroit où se déroulerait la fameuse embuscade, il fallait un lieu sombre et en dehors de la zone d’intervention de la Marine. Quoi de mieux que la ruelle du clocher dans le centre-ville. C’est un lieu sous contrôle de la Révolution fleurie et de la
pègre, un lieu de bataille perpétuelle. Depuis le cloché, Farore et Rilas aurait une vue imprenable qui permettrait d’observer convenablement la scène sur jouée.
La nuit tombante, Rilas et Farore se dirigent dans le centre. C’est un lieu qui a été ravagé par le blocus de la Marine, un endroit ou la haine de la pègre mais aussi de la Marine, se concentre avec ferveur à un point tel que la Révolution fleurie y a vu le jour. Par précaution, la cendrée avait pris le temps de repasser par le manoir familial pour revêtir son costume de héros. Si elle était au départ réticente à l’idée d’en avoir un, elle avait menée un combat acharné contre le chef tribal des cannibales lui avait offert une autre vision des capacités que pouvait lui apporter un tel accoutrement.

Suspendue à une gargouille, elle observe la ruelle en contre-bas ayant pour seule source de lumière la lune opaque et les lanternes à gaz qui virevoltent au grès du vent. Derrière elle, la plateforme de l’horloge du clocher est suffisamment spacieuse pour abriter Rilas et lui offrir ainsi une vue qui surplombe suffisamment le lieu de l’embuscade.

Le temps passe et le clocher se met à résonner douze fois, indiquant une nouvelle heure mais aussi une nouvelle journée. Et à Manshon, rien de bon ne se passe après minuit.
Les protagonistes se rejoignent à leurs tours en bas, profitant de quelques instants de calme pour organiser la mascarade. Le plus vieux des comédiens remonte la rue tandis que l’autre dizaine d’individus s’organise en bande pour préparer et simuler l’assaut.

Le vieil homme fait donc demi-tour avant de prendre une démarche cassée et boitant pour se diriger vers le groupe principal.
Le groupe de faux-vrai voyous s’affairent à toute sorte de choses. Compter de l’argent, boire de l’alcool bon marché, fumer des cigarettes à l’odeur particulièrement agressive. Devant cette prestation, Farore ne peut que sourire et dévoiler une rangée de dents acérées, amplement satisfaite par ce qu’elle voit.

« C’est le moment Rilas. »


Le vieillard arrive à hauteur du groupe, le plus costaud de ce dernier se positionne devant l’homme laissant son poing frappé sa paume de main.

« Mais qu’est ce qu’on là oh ! Ca alors ! Un vieil homme ici ? A cette heure tardive ? Que vois-je ? »

Le tout est dit sur un ton non naturel indiquant clairement le manque de préparation du texte. Mais le vieil homme coupe court.

« Oh ! Non ! Quel dommage. Mes aïeux ! Je me retrouve dans une fâcheuse posture ! Dans un quartier tout à fait malfamé ! Je craindais pour ma vie !”

“On dit craindre ! C’est pas dans le script !”


Un long moment de blanc s’installe avant que le vieil homme ne se jette au sol.

“Au secours ! Je suis un pauvre veillard qu’on roue de coups ! Sauvez moi donc !”

Farore détache une main de la gargouille pour se frotter le visage devant tant de bêtises et d’amateurisme, quelques instants après les brutes de gabarits et d'ethnies différentes afin de ne pas stigmatiser les minorités, se mettent à frapper avec violence le vieillard mais au lieu de faire semblant comme c’était initialement prévu, les voilà en train de rouer de coups le vieux bandit.

“Et bien… J’espère sincèrement que votre recrue pointera le bout de son nez. Faute de quoi il va finir en bouillie ce type.”

Alors que tout semble désespéré, un homme pénètre dans la ruelle. Au même instant un puissant orage se déclenche, déversant sa colère foudroyante sur le sommet du clocher qui résiste sans mal, la lumière vive illumine un bref instant le visage de cet homme. Peut-être est-ce là la providence que cherche avec ardeur Rilas ? Nul doute n’est possible. Ou pas.



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Petite ronde de routine dans les sombres ruelles de Manshon, bientôt minuit et j'ai étonnamment pas pu me mettre le moindre malfrat sous la dent ce soir. Peut être en fin de compte que c'était une idée foireuse de repasser ici ? Après tout la pègre locale a pas mal été secouée ces derniers mois, paraîtrait même que boule de billard à passé l'arme à gauche... Disons que ça fait moins d'business pour les gens de mon espèce. Ouais "les supers" quoi. Alors je continue à roder, tel un fichu oiseau de nuit en recherche d'une proie, et bon sang dieu sait que mes serres sont affutées.

Sombres pensées...:

Ressaisit toi Marcus. Ressaisit toi. Tu es un héro après tout, le fervent et dévoué défenseur de la veuve et de l'orphelin, le gardien de la justice et de l'ordre. Hum c'est pas plutôt le job de la marine ça ? Si bien sur. Mais je sais que j'peux être plus efficient qu'eux. Je suis revenu à la vie pour ça, je suis taillé pour ça, je n'aurai de cesse tant que la vermine ne croupira pas derrière les barreaux et que chaque brave et honnête citoyen de Manshon ne pourra pas dormir sur ses deux oreilles.

Sombres pensées...:

Perdu dans mes pensées, je ne me suis même pas aperçu que j'ai dégainé un cigare et en un rien de temps me voilà à tirer de grandes bouffées ben relaxantes, ce sont les douze coups du clocher me ramènent à la réalité. Dans cette ruelle sombre et déserte, livré à la froideur d'une énième nuit ou je vais sans doute rentrer bredouille... C'est alors que je l'entends. Mon salut. Quelque part pas loin d'ici, un type est en train de geindre. Mon ouïe fine m'indique qu'il est en train de pâtir de je n'sais quel coup du sort. Et des coups il en reçoit, il n'est pas seul. Parfait. L'occasion pour le Captain Thunderbolt de passer à l'action ! D'un pas rapide et silencieux je traverse la ruelle et me dirige en direction de l'altercation, je ne mets pas plus de deux minutes à trouver le gaillard. Quelle horreur, ce pauvre vieillard est en train de s'faire rouer de coups par une bande de malfrats de bas étages. L'opportunité est trop belle : Ordre et Justice, Thunderbolt est là !


Bien bien bien ! Messieurs, ça suffit comme ça !


Les types se retournent alors, interrompant leur passage à tabac et tout l'monde me regarde d'un air sceptique. Allé quoi... J'ai déjà fait parler d'moi hein ! Ça fait quoi ? Trois semaines que j'suis là, toutes les nuits à patrouiller en ville. Des bordilles dans votre genre j'en ai déjà cogné plein depuis mon arrivée. Les cafards ne se passent plus le mot comme avant ? J'peux pas croire qu'ils ignorent qui je suis. Un grand daddet ouvre enfin la bouche et nous délivre tous de ce long silence gênant.


Mais putain c'est quoi ce guignol ? C'était dans le script... ? s'interroge-t-il.

Heu j'crois pas que c'était prévu ça... lui répond un autre gaillard l'air hagard.

Je suis Le Captain Thunderbolt ! Vous m'remettez pas.. ? Vraiment ?


Les types échangent des regards surpris, l'incompréhension règne. Bon sang de bonsoir, ils ne savent vraiment pas à qui ils ont affaire ?! C'est dingue ça... Et ce qui devait arriver arriva. L'incompréhension laissa bien vite place à la moquerie. Les messes basses que j'entends puisque putain j'ai l'ouïe fine ! et les petits rires nerveux ne m'atteignent pas. Je suis la pour faire régner l'ordre. Il est du devoir des forts de protéger les faibles et ce vieillard doit être mit à l’abri. Et pour ça.. bah va falloir que ces salopards soient mis hors d'état de nuire. Frappes mesurées, il faut doser Marcus n'oublies pas... Un massacre ça fait pas une superbe pub, ça fait juste flipper.. alors qu'une petite castagne tout ce qu'il y a de bon enfant, c'est le genre de show que les citoyens aiment ! Ah oui.

Sombres pensées...:

Non Marcus. Les massacres c'est pas bien. Une petite correction c'est très bien. C'est décidé et j'ai même pas à faire le premier pas qu'un des loustic se jette sur moi avec une barre de fer. Son coup manque de me fracasser le crâne, heureusement qu'un réflexe me sort rapidement d'une mauvaise situation. Saisissant mon cigare, j'attrape le type par le col pour le ramener vers moi et j'écrase la fraise de mon cigare encore rougeoyante dans son œil. Sans surprise, ça beugle comme une fillette. J'aurais peut être pas du ? Oh et puis merde. Que le show commence !


Craignez le courroux de la justice ! Ça va chauffer !


Quelle punchline pourrie. Tu vaux surement mieux que ça Marcus... Tous les types se jettent sur moi et je distribue des pains comme si j'étais un putain d'boulanger. Poings enflammés par ma ferveur, je mets du cœur à l'ouvrage. J'envoie tous ces petits bâtards au tapis les uns après les autres. Sont même pas foutus de me toucher... Une facilité déconcertante, c'est à se demander si je ne suis pas sur un plateau du Ciclonéma en présence d'une vulgaire troupe de comédiens payée au rabais, en train de tourner un foutu nanard. J'étale ces bouseux avec panache, je m'abstient de les tuer, je fais ça bien tu peux m'croire et en quelques minutes, ceux qui ne sont pas trop à l'ouest se relèvent et se barrent en courant. Triomphant, j’exécute une pose de la victoire, pouce en l'air avant de tendre la main et d'aider le vieillard à se relever. J'ai à peine le temps de m'enquérir de son état, de m'assurer que tout va bien pour lui, que j'entends alors quelqu'un d'autre approcher. Je lève les yeux, il ne s'agit pas des autres tocards en quête d'un match retour... De nouveaux spectateurs ? Mais c'est fantastique, c'est pile poil ce qui me fallait !
    Discussion d'intenses griefs
    A peine revenus sur le berceau du crime, les initiateurs de l’inarrêtable quête de succès héroïque se mirent à l’œuvre. Supposée mise à l’épreuve de l’employée envers l’employeur,  le malentendu de l’îlot coulant venait d’être digéré autour d’un repas réconciliateur qui, à son tour, descendit aisément à mesure que le duo gravissait l’interminable escalier. La hauteur espérée pour observer la scène dépassait vertigineusement les balcons lambda des scènes de théâtre, perchés au sommet du clocher. La Belle se soustrayait au Bête pour rejoindre l’extérieur, lui laissant l’occasion d’admirer les allées lugubrement sombres de Manshon, devenue l’ombre d’elle-même à cause de l’avidité des hommes. Un appétit partagé par le créateur d’un projet haut en couleurs et en collants qui promit à son associée monts et merveilles, espérant naïvement pouvoir rebâtir les masures de cet endroit en perdition.

    Accompagné par le cliquetis millimétré des aiguilles, Rilas tournoyait sur place jusqu’à ce que son regard fut happé par l’ombre de sa rapace, inconfortablement installée sur la sculpture rocheuse, jambes sensuellement écartées comme s’étirerait une acrobate avant le grand saut.

    « C’est magnifique... »

    Si certains esprits mal placés auraient pu prêter de mauvaises intentions à notre protagoniste en proclamant éhontément que l’adjectif désignait la croupe indécemment mis en valeur par l’étroitesse de la tenue, la vérité était tout autre.

    La griffe accrochée au rebord, le phénix au plumage antipodique dégageait une prestance impressionnante. Assise sur son promontoire de pierre, Farore s’appropriait son dû aussi aisément qu’un collecteur de dettes, donnant naissance à un personnage qui les dépasserait, elle et ses espérances, en un rien de temps.

    Minuit sonne. La dramaturgie est à son paroxysme. Tout est judicieusement réuni pour rendre une copie parfaite. Ou presque. Un flash lumineux immédiatement enjoint par un bruit assourdissant, aussi courant dans les ruelles que dans le ciel, annonçaient aux observateurs l’arrivée d’une averse battante.

    « Je ne voudrai pas paraître désobligeant mais.. on ne voit pas grand-chose, non ? »

    Pas grand-chose ne signifiait pas une cécité totale. L’oisillon venait de faire son nid sur un bord escarpé, point d’observation aussi dangereux que nécessaire pour prendre l’action en cours de route.

    « Qu’est-ce que c’est que ces saltimbanques ? Mademoiselle Corsandre, ces imbéciles ne connaissent même pas leurs textes ! Pourtant, j’ai fait au plus simple ! Uf ! Ils mettent de vrais coups là ! Aïe ! Mais.. Ils vont le tuer ! »

    Le spectateur convulsait à chaque coup violemment porté sur le martyr, ne pouvant que grimacer, impuissant alors que sa mise réalisation tournait au vinaigre.  La trentenaire avait dû consciemment demander à ses acteurs de ne pas retenir leurs coups envers le pauvre vieillard. Assurément, la mafieuse faisait une piètre directrice de casting. Si elle s’en était tenue au plan initial en engageant une octogénaire, les roublards auraient peut-être retenu plus convenablement leurs poings. Méchants mais souvent galants.

    Non loin, sa voix cristalline se glissait entre les gouttes pour parvenir aux oreilles de Rilas, comme pour remuer le couteau.

    « Et bien… J’espère sincèrement que votre recrue pointera le bout de son nez. Faute de quoi il va finir en bouillie ce type. »

    Était-ce la un nouveau bizutage de l’héritière ou un moyen pour se débarrasser de son néo-chef en dénonçant ce dernier aux autorités après avoir organisé l’assassinat d’un vétéran ? Le fomentateur ne pouvait décemment pas laisser les artistes prendre autant de liberté sur le script, pas plus que d’avoir la mort d’un innocent sur la conscience. L’intervention tardait dangereusement.

    C’en était trop pour le témoin. Faisant faux bond à sa collaboratrice, il descendit du clocher bien plus rapidement qu’il ne l’avait gravi de longues minutes plus tôt. Rapide, imprudent, les semelles ne purent retenir l’ancien bureaucrate dans son élan, dérapant sur une marche plus humide que les précédentes. Vestige d’un temps révolu, la tour du temps n’empêchait plus l’orage de s’immiscer au travers de ses pores ridés, incapable de résister à la flotte abondante. Un phénomène météorologique des plus singulier dans une période si fraîche de l’année, au détriment de la neige vraisemblablement bien moins dramatique pour les bienfaits du récit.

    D’interminables secondes furent nécessaires au cascadeur pour se remettre de sa chute, aussi douloureuse qu’un groupe de mécréants vous rouant de coups. Le vieillard ?! Pas le temps de boiter, il fallait arrêter le massacre à tout prix. Accroché aux murs effrités, Rilas se hissait jusqu’à l’embrasure de l’ancienne porte pour constater les dégâts qu’il avait pu manquer lors de sa descente aux enfers. Et quelle ne fût pas sa stupéfaction.

    « Non ! Non ! Noooooooon ! J’ai tout raté ! Vous.. Vous pouvez recommencer depuis le début ? Allez, tout le monde se remet en place s’il vous plaît, on reprend à "Au secours, blabla, sauvez-moi". »

    Attiré par les gémissements plaintifs de la pléiade de comédiens bas de gamme, le metteur en scène se résigna dans une grimace fortuite, au détour d’un coup d’œil sur la rétine brûlée par le havane. Rare étaient ceux qui avaient pu se redresser, pas même pour prendre leurs jambes à leurs cous, dont l’un était tuméfié d’une puissante strangulation. A l’instar d’un enquêteur, réminiscence d’un passé chez les espions du gouvernement, le retardataire examine les corps à l’agonie pour en connaître la cause. Les traces sont fraîches, le sang pas encore emporté par les flots incessants qui ruissellent sur les pavés burinés. Comme un enfant qui relie les points numérotés pour donner forme à son dessin, Rilas remonte la piste jusqu’à tomber sur la silhouette qui lui tourne le dos, au chevet du gâteux qui devrait dépenser le maigre pécule de son passage à tabac dans les frais médicaux. C’est ça la vie d’artiste : être payé au lance-pierre pour se faire caillasser.

    Dans la pénombre des ruelles de Manshon la froide, un éclair vient raviver la vision de chacun. Une lumière intense, courte mais qui permit de clôturer l’enquête.Le buste en biais, le cuir rehaussait un fessier merveilleusement bien galbé, dénudé d’une cape superflu qui l’entraverait dans ses mouvements. Moulant à souhait, son costume dessinait les contours de chaque muscle qui composait son dos imposant, et ce jusqu’à des épaules sur lesquelles reposeraient aisément tout le poids de la Justice. Attiré par le bruit des talons, encore sur les dents après avoir rendu son jugement, l’intervenant mystère se retournait vivement vers ce qui aurait pu constituer un énième loubard en passe de se faire refaire le portrait.

    Sous le chapeau, le bon samaritain ne décelait aucune animosité. Bien au contraire. Les traits détendus, bouche et yeux grands ouverts, le jeune patron dévisageait l’homme en collant avec une admiration non feinte. Face à lui se dressait le parfait archétype dépeint dans sa collection infinie de récits héroïques : visage masqué au dessus des naseaux pour laisser à ses assaillants le plaisir de le voir sourire quand le danger s’annonce, une proéminence pectorale aussi garnie que l’entièreté de la masse musculaire du recruteur, un costume bleu nuit et l’envie d’en découdre.

    Intimidé face à la bête nocturne, il ne pu contenir un "Ouais" soudain pour se féliciter de sa prise, fier de sa mise en scène efficace. L’élégante perche savait pertinemment que le signal attirerait des badauds décemment courageux pour intervenir mais ne s’attendait visiblement pas à tirer le gros lot. Une surprise découverte après qu’elle ait déjà été déballée, au plus grand dam de l’observateur malvoyant.

    « C’est bien vous qui les avez mis au tapis ? Je.. évidemment que c’est vous, krikri. »
    se frotte l’arrière du crâne, gêné, renvoyé à sa banale condition d’adorateur ridicule. « Vous pouvez me signer un autographe ? Enfin non ! Je voulais dire : ça vous dit de signer un contrat ? Je monte une équipe de justiciers. Elle compte déjà une super, qui est perchée là-haut. Et moi je chapeaute un petit peu tout le... »

    Bien moins professionnel que lors du premier rendez-vous, pris au dépourvu par l’allure de la recrue, sa main se dirigeait sous la couche supérieure de ses habits, guidée par une force intérieur. Sa pogne tendue s’était refermée sur un papier replié, extirpé de son manteau trempé, mettant en valeur ses couches inférieures au rouge dépareillé.

    Pensées enjouées :

    Pensée hésitante :

    Sous l’avalanche de cordes, le fantôme maintenait le contrat à découvert, rapidement imbibé jusqu’à la dernière fibre. En proie à son trop plein de pensées parasites qui le laissaient pantois, quasiment inerte devant le masqué, Rilas restait figé tel un éphèbe devant la mère d’un ami qui vous propose délicatement un cookie encore chaudement préparé. De quoi désorienter le redresseur de torts, embrigadé dans un entretien d’embauche nouvelle génération aux méthodes… surprenantes.  
    KoalaVolant
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    Un fan ?! Enfin quelqu'un qui semble savoir reconnaître ma valeur comme il se doit bon sang.. Belle gueule, joli chapeau... Attendez... Non c'est encore mieux qu'un fan ! C'est carrément un entrepreneur ! Cerise sur le gâteau, voilà qu'il me dit qu'il constitue en ce moment même un groupe de Supers ! Je crois rêver. Et il n'y va pas par quatre chemins, sous un déluge à se les geler bien comme il faut, le type au chapeau me tend ce qu'il prétend être un contrat. Plutôt originale comme approche je dois l'admettre. Le vieillard se relève tant bien que mal fixe le nouvel arrivant quelques instants avant de prendre les jambes à son cou si on peut appeler ça courir... à son tour. Je décide donc d'attraper le papelard pour y jeter un petit coup d’œil. Le sourire aux lèvres, nul doute que j'ai l'air d'un gamin à qui on vient de confier un cadeau de Minoel et qui s'apprête à le déballer. J'ouvre le papier déjà bien imbibé et lis son contenu. Un vrai contrat de travail, se pourrait il que ce type dise vrai ? Ainsi il serait en train de mettre au point une force de frappe en vue de combattre le crime ? Et il avait déjà un autre candidat...

    Sombres pensées...:

    Je repli le petit papelard et fixe mon interlocuteur, déjà trempé jusqu'à l'os et lui tend son contrat avec un sourire en coin. Bien sur que je continuerai pour œuvrer au nom de la justice, après tout c'est déjà plus ou moins mon gagne-pain. C'est alors qu'une autre personne se joint à la fête, j'arrive à apercevoir un silhouette qui descend dans la pénombre et..

    Sombres pensées...:

    Je reste impassible, c'est important de rester impassible en toutes circonstances. Après tout, je suis le Captain Thunderbolt bordel ! J'hoche quand même la tête en direction de ce véritable ange tombé du ciel, la politesse reste de mise, puis je tourne de nouveau mon attention en direction du gaillard au chapeau. Ménager le suspens ? Pourquoi faire.. on se pelle le cul ici et je pense que j'suis pas la seul à le penser.


    Hé bien... J'imagine qu'on peut aller formaliser ça au sec ?


    Si je suis ok pour en être ? Évidemment, un vrai "job", une visibilité accrue, tout ça ne peut signifier qu'une seule chose : du profit. Bien sur qu'il y a aussi cet aspect enrichissant et puis.. il y a mon équipière. Je sens que je vais m'plaire dans cette équipe. Ma future équipe, composé de membres tous plus extraordinaires que moi les uns que les autres. Je serai leur capitaine pas question de laisser l'un d'entre eux me voler la vedette cependant. Je me tiens donc fixe, sourire bienveillant aux lèvres, persuadé d'avoir fait bonne impression en dérouillant ces moins que rien qui.. mais attendez une minute... Je vois.. était-ce un casting ? Je ne peux pas croire que la présence de ces deux gus, au bon endroit, au bon moment ne soit le fruit du hasard... Ma fois, ça pourrait expliquer certaines choses, mais peu m'importe en réalité. La seule chose qui m'importe là dans l'instant, si ces deux loustics m'avaient bel et bien en ligne de mire, c'est que j'commence à faire parler de moi. Et j'imagine que notre entreprise commune à venir ne fera qu'accroître ma renom !

      - Discussion d'intenses griefs -


      Elle observe la scène avec le plus grand des intérêts, non pas pour s’intéresser aux affaires de Rilas ni pour y mettre un grain d’ingérence, mais bel et bien pour comprendre à qui elle aurait à faire pour combattre la Salamandre supposément géante.

      Mais Rilas est bien plus rapide qu’elle et son entrain manifestement pathologique le conforte à prendre les devants et à rejoindre l’individu ayant aidé le vieillard. Il avait administré une salade de phalange dont il gardait le secret pour venir à bout de l ‘adversité en un tour. Rilas, qui était déjà en bas, s’amusait à observer sur toutes les coutures ce nouveau héros qu’il souhait sûrement d’ores et déjà recruter par le biais d’un contrat douteux aux formules suspicieuses et aux conditions hasardeuses.

      Solidement agrippée par une main sur la gargouille, Farore sort son escargophone. Vu que le costume n’a pas de poche, il est facile de comprendre que ce dernier était caché dans sa poitrine, et vu ses yeux en forme de cœur, le gastéropode en avait pris plein la vue, il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits avant que Farore ne puisse l’utiliser de manière convenable.

      C’était le nouvel outil financier de Farore, un outil qu’elle comptait présenter rapidement à Rilas pour qu’il puisse l’injecter dans le fonctionnement de la société ainsi que ses apports pécuniaires. Il s’agissait en fait d’un service héroïque auquel les jeunes gens pouvaient soustraites un abonnement auprès de l’agence héroïque, un service de visionnage et de photographie portant le nom de : « My Only Farore ».

      Presque en apesanteur, Farore prend un « escargofie » d’elle dans une position suffisamment équivoque pour susciter davantage de popularité héroïque. Après tout, s’il devait y avoir d’autres héros, il faudrait se remettre en question et s’adapter pour rester le top un du cœur des fans ! Et c’était bien ce que comptait faire la mafieuse. Elle en profite pour jauger la hauteur du clocher avant d’apercevoir en contre-bas un tas de foin suffisamment épais pour se réceptionner. Tout en filmant sa chute, Farore prends des poses amusées et rigolotes pour satisfaire les éventuels abonnés qui pourraient recevoir les séquences par la suite.

      Elle se réceptionne sans mal avant de sortir du tas de foin pour rejoindre Rilas et le mystérieux héros inconnus. Une question foudroie dès lors son esprit. Devait-elle se présenter sous sa véritable identité ou seulement son être héroïque ? Il valait mieux pour le moment ne pas trop en dévoiler, mais sa main gantée et acérée de griffes vient se propulser en avant pour vouloir serrer celle de son futur comparse.

      « Je suis Fenice, le phénix. Enchantée. »

      Simple, sans fioritures le strict nécessaire pour se présenter à une personne inconnue du même calibre. Mais ce dernier avait raison, il fallait dès lors se mettre au sec, mais sans pour autant attirer l’attention, les costumes aux matériaux et aux couleurs peu communes risqueraient fort d’attirer l’attention sur le trio. Aussi Farore désigne d’une griffe l’entrée du clocher avant de rejoindre la tour ou elle défonce l’une des portes donnant ainsi sur le bureau de l’horloger. On peut y voir toutes les sortes de mouvements allant du tourbillon à la grande sonnerie avec des guillochages complexes, des décorations minutieuses, des boîtiers aciers résistants et bien d’autres encore. Elle tire trois chaises et les disposent en arc de cercle avant de prendre place et de croiser les jambes et les bras, patientant sagement, elle n’avait pas à interférer dans les affaires de son patron, sauf si ce dernier lui demande ou s’il se fait menacer impunément.

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      Discussion d'intenses griefs
      L’adrénaline retombe aussi violemment que sa chute précédente, renvoyant l’éclopé aux douleurs enfouies pour un temps, celui de l’appréciation de son nouvel employé. Rien n’avait été encore signé que la première héroïne débarqua pour se présenter sobrement, autant qu’aurait pu le faire une personne étant tombé du ciel pour atterrir dans un tas de foin.

      La trentenaire bien conservée représentait un adversaire redoutable dans les négociations. C’était une des raisons pour laquelle l’initiateur du projet quémanda la présence et l’assistance de son associée. En étant à la conception du processus de recrutement, Farore rencontrerait directement son nouveau coéquipier. Une manière réfléchie de ne pas lui refourguer quelqu’un entre ses pattes élancées et risquer la désapprobation immédiate et rédhibitoire. Finalement, de lui-même, l’oiseau de proie présentait sa fine dextre gantée.

      L’homme costumé acceptait sans broncher les deux mains tendues, aussi facilement qu’un combat de rue orchestré à la va-vite. Rilas fût le premier agréablement surpris par l’impatience impassible, signifiée par une unique prise de parole limpide, loin des simagrées de la précédente embauche dans un cadre toutefois moins frigorifique.

      Main sur le coude opposé, meurtri par une rencontre sèche contre une marche plus solide, le recruteur emboîtait le pas aux quatre collants humides qui trahissaient la présence des énergumènes à des kilomètres à la ronde. Sur la route, Rilas débarassait son phénix de la paille nichée dans le plumage après son vol plané impressionnant. Au-delà de la prouesse périlleuse, Fenice cochait de plus en plus de cases sur la liste du Parfait Petit Héros. Un geste paternel et minutieux témoignant de toute l’importance qu’il accordait à l’oisillon délicat.

      De retour dans la tour horlogère, à la manière d’un tueur en série revenant sur ses pas à ceci près que le chapeauté était autant assassin que victime, le cerveau de la bande vint s’installer sur l’assise du centre. Blanc entouré de noirs, on aurait pu croire à une mauvaise œuvre escargophonique s’il n’était pas question - ici - de costumes.

      Les paluches disposées l’une contre l’autre pour les frictionner ardemment, l’homme attendait impatiemment que ses deux comparses s’assoient pour entamer son monologue explicatif. A peine eurent-ils le temps de poser leurs séants que la parole fut accaparée sans vergogne, trop animé pour laisser à qui que ce soit la place de se prononcer.

      « Je m’appelle Rilas et je suis le directeur de la société H.E.R.O.I.C. Cela ne vous a pas échappé, mais vous avez bel et bien passé un test pour rejoindre nos rangs. L’entreprise a pour objectif de rassembler des personnes extraordinaires et de les rendre légendaires, plus célèbres encore que le pain ! »

      A ces mots, l’orateur semblait mimer une miche de pain, trop difforme pour qu’on puisse le deviner s’il ne le mentionnait pas une seconde en arrière.

      « Mais ça, c’est mon rôle, et celui de l’entreprise. Le marketing, c’est bien. Le financier, c’est mieux. Mais les héros, c’est vous. Si vous acceptez mon offre, vous rejoindrez l’équipe composée de.. c’est-à-dire qu’à l’heure actuelle, présentement, à l’instant où on se parle.. Vous ne serez que deux avec le Phénix. Mais c’est temporaire ! »

      D’un bond le PDG rejoignit le dossier de son diamant brut pour déposer ses pattes sur de douces épaules recouvertes d’une crinière nacrée. Si Captain avait l’ouïe fine, peut-être possédait-il aussi une vision suffisamment aiguisée pour remarquer que le beau parleur n’osait pas toucher sa protégée, restant à quelques maigres centimètres de sa peau. Aversion pour les pellicules ou protection juridique contre les néo-mouvements féministes #Meitou ? Nul omniscient dans cette pièce, malheureusement.

      « Au fil de la notoriété, vous serez secondés par de nouveaux visages masqués mais nous avions urgemment besoin d’une assistance supplémentaire pour la mission qui nous attend. Celle qui débloquera tout le schmilblick. Pour les détails du contrat, tout est indiqué dessus. Dans les grandes lignes, pour faire simple, votre image publique appartient à la société qui gère vos interventions, les apparitions, la commercialisation des produits dérivés à votre effigie, bla-bla-bla. »


      Le baratin basique d’une agence « artistique » singulière résumé en un geste du poignet, mouliné à plusieurs reprises pour une énumération trop brève pour s’embarrasser des alinéas contraignants.

      « Si vous en êtes, après avoir signé le papier, vous embarquerez avec nous et pour l’aventure d’une vie et pour Koneashima sur East Blue pour une traque au monstre. Les rumeurs font état d’un lézard géant et la Marine offre une récompense pour ceux qui apporteront des réponses. Ou la tête de la Salamandre. Ca vous tente monsieur… ? »

      Où étaient passées ses bonnes manières. Empressé à l’idée de l’avoir à ses côtés, la grande perche au débit incessant n’avait pas pris la peine d’interroger le sauveur sur son nom, ayant raté son introduction aux comédiens bagarreurs.

      « Captain Thunderbolt ? C’est.. vous avez déjà un nom de scène en plus.. Je crois que je vais m’évanouir. »


      La coïncidence semblait trop importante. Quelle pouvait-être la probabilité de tomber sur un cinglé en justaucorps prêt à combattre le crime sur une île où il était préférable de le proliférer. Seule une préoccupation le maintenant sur ses deux jambes fébriles. Comme un petit enfant au sourire innocemment mutin, Rilas pivotait pour s’adresser à son oiseau préféré.

      « A ce propos.. Avec le petit souci lors de la dernière expédition peu lucrative, j’apprécierai une petite aide financière pour payer les billets de navigation et vos licences. Trois fois rien suffiraient. Disons.. douze millions pour la totalité ? Les préparatifs devraient me prendre une à deux semaines, histoire de préparer notre arrivée sur Loguetown après notre traque. Je vous expliquerai tout en détail dans les plus brefs délais ! »

      La demande pouvait paraître incongrue, surtout quémandée pendant les explications sur le futur radieux qui guetterait l’entreprise et ruissellerait sur ses produits phares. Mais sans le sou, le patron ne pouvait payer aucun frais de déplacement. A votre bon cœur messieurs dames.

      ***

      Deux semaines s’écoulèrent depuis le coup de tonnerre. La température n’avait fait que chuter, à l’instar de la morve qui s’écoulait inlassablement du duo nasal de Rilas. Installé proche d’un brasero, rare foyer de chaleur sur les quais gelés de Manshon, le chapeauté avait convié ses deux protégés à embarquer sur un voyage commercial. Bientôt, ils vogueraient par leurs propres moyens. Mais en attendant, ils se montreraient proches de la plèbe, empruntant des moyens de locomotions écologiques.

      L’heure de vérité approchait à grand pas. Après quatorze jours sans nouvelles, les supers seraient-ils au rendez-vous fixé par le prophète héroïque ?

      Discussion d'intenses griefs (PV CAPTAIN ET RILAS) Tbc10

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