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L'épopée de Raesthra [Lise Gray]

Whiskey Peak — An 1628.
L'épopée de Raesthra.


Se remettant lentement de ses blessures, le mercenaire à la crinière de lion décida de faire un petit saut à la bibliothèque. Il se souvint en effet qu’il avait beau marchander et comploter contre ses ennemis, il ne pourra certainement jamais les vaincre sans trouver ces fameuses armes légendaires. Son père, qu’il n’avait jamais connu, était persuadé de leur existence et avait choisi d’embrasser la cause des révolutionnaires. Sa famille, ses ancêtres, dont il savait finalement peu de choses, seraient apparemment convaincu de leur existence.

Alors, pourquoi douterait-il ? Qu’avait-il à perdre à consacrer de temps à autre un peu de son temps à ces démons, qui pourrait le hisser en un instant au rang qu’il recherchait tant. Non pas pour la gloire. Encore moins pour le plaisir ou par caprice. Mais plutôt pour la vengeance !

Ce n’était en fin de compte tout ce qui l’animait. La vengeance ! Pas n’importe laquelle, la sienne se voulait des plus obscure, capable de tout emporter sur son sillage. Ceci dit, pour l’heure, il en était loin, très loin, et c’était la raison pour laquelle il faisait l’effort de renouer avec la bibliothèque, qu’il avait presque boudé depuis la mort de sa tendre épouse.

Quoi qu’il en fût, il se présenta quelques instants avant le coucher du soleil au comptoir, se renseignant sur le genre de connaissance que pouvait renfermer ce petit bâtiment. Et même s’il se doutait finalement un peu, la réponse de la gérante lui confirma que ce n’était pas ici qu’il trouverait quoi que ce soit sur cet héritage antique. Tant pis, se dit-il, tout en s’enfonçant un peu plus dans l’immeuble, parcourant lentement les étagères poussiéreux.

Il y avait un peu de tout, sauf ce qui était susceptible de l’intéresser. Il se grattait la joue, tout en creusant un peu plus, tandis que quelques regards indiscrets se posaient sur sa personne. Pas une première et certainement pas la dernière. Ils étaient seulement étonnés de voir un colosse de son envergure, qui empestait la mort et les problèmes, s’aventurer dans un tel lieu. Quelque part, il fallait vraiment reconnaître qu’il avait un air de mafieux qui mettrait n’importe qui sur ses gardes. Ce ne fut cependant pas le cas d’une gamine qui traînait visiblement dans le coin.

« Ne vous fatiguez pas, monsieur. Vous ne trouverez rien d’intéressant dans ce bled. » Fit la gamine, qui tenait un livre intitulé « L’épopée de Raesthra ».

Le regard du colosse se posa naturellement sur la gamine, qui avait l’air de terriblement s’ennuyer.

« … Pourtant, tu as l’air d’avoir quelque chose d’intéressant, petite. De quoi parle ton bouquin ? » Finit-il par rétorquer, de sa voix rocailleuse, qui attirait encore quelques regards indiscrets.

La gamine sourit.

« Ah, ça, père me l’a acheté auprès d’un marchand. Il est plus intéressant que tous les bouquins de cette pièce réunis. » Dit-elle, en étirant ses lèvres. « Vous aimez lire ? Pourtant, vous n’en avez pas l’air, Hihihi ! Si vous voulez, je vous la prête, tenez ! Je passerai la récupérer dans une semaine, si vous arrivez à la finir, alors nous débattrons de cette incroyable histoire. De ces mythes et légendes vieilles de mille an. » Ajouta -t-elle, en le contraignant presque à prendre le bouquin, sourire béat au visage.

Évidemment, Sigmund ne saisissait pas son enthousiasme, encore moins cette insouciance qui la poussa à s’adresser à un inconnu, pire de lui prêter son bouquin, auquel elle semblait beaucoup tenir. Restant de marbre, il la vit finalement s’en aller en sautillant, alors que les autres se plaignaient de son boucan.

Demeurant curieusement sur place pendant quelques instants, l’héritier du royaume d’Eyrarfeel s’interrogeait dans le silence. Puis, tout compte fait, il finit par s’écarter du couloir qu’il bloquait à lui seul, allant se poser quelque part au fond, là où il n’y avait presque personne.

Il commença alors à entamer le bouquin, dévorant les pages les unes après les autres, avec une vitesse prodigieuse…



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Je suis passée par énormément de sensations et de sentiments depuis que nous avons quitté Cactus Town avec Jyll. Il reste discret et n'ose rien dire, mais il n'en pense pas moins. Je viens potentiellement d'apprendre qu'une personne de ma famille est toujours en vie, qu'elle suit mes progrès et m'attend au Nouveau Monde ?! C'est donc légèrement troublée et nostalgique je peux même dire, que je largue l'ancre dans le port proche d'une crique. Il n'y a que des navires de pêcheurs, Vaillant y passe un peu pour un intrus mais le soleil se couche, nous ne devrions pas avoir de problèmes pour y rester au moins la nuit. Et sincèrement, je n'ai pas la foi de continuer d'engouffrer de l'air dans les voiles de notre navire à l'aide de mon Climat-Tact pour le guider rapidement jusqu'à Frutopolis, ça devra attendre demain.

Jyll s'adosse au mat principal en me souriant, il n'a besoin de rien dire. Un simple hochement de tête me laisse comprendre que je peux partir pour prendre l'air, penser à autre chose. Je retire ma longue cape rouge que je laisse sur la barre du navire avant d'attacher mes longs cheveux légèrement ondulés en queue de cheval haute. Mon Climat-Tact accroché à ma ceinture est très visible et émet un léger bruit à chacun de mes pas, mes pensées sont tellement remplies que je n'y prête pas attention. Et c'est ainsi vêtue que je passe par dessus bord pour poser le pied sur le ponton. Je me tourne vers Jyll, cette fois accoudé au rebord du navire, une clope au bec.


« Je vais me reposer dans la cabine. Sois prudente, ne fais rien d'inconscient et n'attire pas l'attention. Oh et ... je sais que tu es perturbée, mais ne fais pas tomber une pluie d'éclair sur le port. Compris ? »

« Merci Jyll. Je ne serais pas longue, j'ai juste besoin de me vider la tête. »

Dis-je en souriant tendrement tout en levant ma main droite pour le saluer, commençant à marcher d'un pas léger, le regard en l'air, en direction d'un grand bâtiment qui surplombe ce port, entre tous les marchands et autres vendeurs qui plient leurs étalages à cause de l'heure avancée. Je croise le regard de certains vendeurs qui me sourit respectueusement, j'affiche un léger sourire en guise de retour. Mais je me sens incapable de plus. Je n'ai d'ailleurs jamais été capable de sourire sincèrement à un inconnu depuis ... cette époque ... Jyll en est la seule exception. J'entre finalement, d'un pas peu décidé dans ce bâtiment, qui se révèle être une bibliothèque. Mon regard froid, toise de haut en bas la bibliothécaire qui reste fixée sur mon Climat-Tact qui fait un certain bruit dans un endroit où cela ne semble pas être autorisé.

« Je vous dérange peut-être ? »

Dis-je d'un ton froid, avant d'avancer entre les allées. Le regard vide, cherchant quelque chose sans vraiment trop le chercher. Mon regard s'arrêta sur un homme d'une certaine envergure, assis et feuilletant un livre qui me paraissait étrangement familier. Mon sang ne fit qu'un tour lorsque le titre de cet ouvrage résonna dans mon esprit. L'épopée de Raesthra ! Sans réfléchir, j'accélère mon pas, bousculant une jeune demoiselle qui sourit et sautille en quittant la bibliothèque, je ne m'attarde pas sur elle. J'arrive finalement jusqu'à l'homme, posant ma main parfaitement manucurée sur l'accoudoir droit de son fauteuil, me penchant légèrement au dessus de son livre, mes cheveux retombant sur le côté de mon visage.

« Bonsoir. Navrée de vous interrompre, mais vous ne devriez pas être en possession de ce livre. Du moins pas dans une bibliothèque. Et surtout pas sur une île où le gouvernement garde un oeil sur tout ce qui entre et sur tout ce qui en sort. »

Je reprends ma respiration en réajustant ma queue de cheval et en me redressant.

« Désolée de vous avoir interrompu dans votre lecture, mais ... vous afficher ainsi avec ce livre ... c'est inconscient. Donnez le moi. »

Cet ouvrage trace l'histoire menant à un ponéglyphe oublié, nul ne sait s'il s'agit d'un road ponéglyphe, d'un ponéglyphe important pour l'histoire ou d'un ponéglyphe mineur, mais rien que de l'avoir en sa possession, fait de lui une personne jugée à risque pour le gouvernement. Loin de moi l'envie de le protéger, alors là vraiment loin de moi. Mais j'ai besoin de ce livre pour me mener jusqu'à ce ponéglyphe. Jusqu'à maintenant, ce livre n'était qu'une légende. Ma mentor m'en avait vaguement parlé mais jamais je n'aurais pensé l'avoir en face de moi. Pour des incultes ou des simples d'esprits, ce livre n'est qu'une histoire fantastique. Pour des historiens qui savent lire entre les mots, c'est une carte au trésor. Je tend alors ma main vers l'homme, les dents serrées et le regard insistant.
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Whiskey Peak — An 1628.
L'épopée de Raesthra.


Un roi pas comme les autres.

Non, celui dont les périples étaient décrits dans ce bouquin avait tout sacrifié. Ses amis. Sa famille. Son peuple. Son pays. Et, pourtant, pas une seule fois, il ne s’était plaint. Non, il garda la tête haute et mit tout en œuvre pour protéger ce qui lui avait valu les foudres des « dieux ».

Sa détermination pour dissimuler ce qui serait, aux yeux de beaucoup, qu’une vulgaire pierre, était tout aussi impressionnante que contagieuse, reconnut Sigmund, en dévorant les pages avec une concentration folle. Jamais il n’aurait cru trouver pareil ouvrage dans ce coin pour le moins ennuyant. Et, pourtant, le voici en train de feuilleter les aventures de ce fameux Raesthra. Une question persistait néanmoins : s’agissait-il d’une véritable histoire ou simplement un conte pour enfant ? Difficile à dire, tant certaines références historiques le laissaient perplexe.

Et si c’était finalement un peu des deux ? De quoi donner une chance au bouquin de survivre dans ce monde, où toute référence au siècle oublié ou aux Ponéglyphes était absolument proscrite.

Quoi qu’il en fût, l’archéologue poursuivit sa lecture, jusqu’à tomber sur un croquis qui l’intrigua au plus au point. Il tentait de déchiffrer, mais en vain. D’autant plus que la légende et les annotations qui l’accompagnaient étaient dans une langue étrangère, pas la langue des Ponéglyphes puisqu’il la maîtrisait sans difficulté. Non, il s’agissait soit d’une langue totalement inconnue, soit d’un langage codé dont il ne disposait pas les clés, du moins pour le moment. Il finit alors par tourner la page, pour reprendre la suite du récit, dont il restait encore beaucoup à découvrir. Seulement, c’était sans compter sur l’irruption d’une inconnue, qui se faufila derrière lui avant de pencher sa tête vers le livre, l’interrompant ainsi dans sa lecture.

En d’autres circonstances, s’il avait ressenti ne serait-ce que l’once d’un danger, il aurait très certainement immédiatement dégainé son couteau pour tenter de neutraliser cette inconnue. Seulement, là il n’avait rien ressenti de tel, d’autant plus que sa concentration sur l’ouvrage fut beaucoup trop importante pour prévenir l’arrivée de l’étrangère.

Fermant l’ouvrage, ses yeux finirent par se relever lentement pour se poser sur la personne qui venait de l’interrompre. Il reconnut la vérité dans ses propos, surtout après avoir entamé le bouquin, mais il n’appréciait guère sa façon de l’accoster. Et, évidemment, encore beaucoup moins son insistance pour qu’il lui remette l’ouvrage. Mais pour qui se prenait-elle ? Songea -t-il, alors que son regard incandescent dévisageait la jeune femme.

« Et pourquoi devrais-je vous le donner ? » Finit-il par glisser, en articulant lentement, la voix d'un calme olympien, ses deux mains posées sur l’ouvrage.

Observant attentivement la jeune femme, il reprit :

« Rangez votre main, si vous ne voulez pas avoir une crampe. » Fit-il, lui indiquant clairement qu’elle n’aura pas ce bouquin. « … Je suis toute de même curieux. C’est la légende du pierre indéchiffrable ou le récit qui vous excite de la sorte ? » Conclut-il, l’air relativement neutre.

Sa réponse, quelle qu’elle fût, lui donnera une idée sur la personne qui lui fait face, à n’en point douter, songea -t-il.


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Cet homme n'a donc pas l'air si inconscient de sa lecture. Mais alors pourquoi diable se montre t-il ainsi en plein milieu de cette bibliothèque avec cet ouvrage entre les mains. Sans perdre plus de temps je lève délicatement une chaise et que je place en face de lui. Je m'y assois en croisant les jambes sur la droite, les mains jointes sur mon genou. Le regard perçant celui se trouvant en face de moi. Il semble s'interroger sur la raison de mon envie d'avoir ce livre, qu'il maintient fermé entre ses mains. Ai-je vraiment la patience et l'envie d'inventer des mensonges après ce que je viens d'apprendre comme nouvelles ? Mon moral n'y est pas, et s'il s'avère que cela peut-être dangereux pour moi de me livrer, je n'en ai rien à faire à l'instant présent. Je lui répond donc d'une voix calme, et peu audible, pour que lui, et uniquement lui, puisse m'entendre en tendant un minimum l'oreille.

« Ecoutez. Je viens de passer une soirée peu agréable. Je n'ai aucunement envie de me livrer à un inconnu inconscient dans votre genre. »

C'est un fait, il l'est. Qui de conscient lirait un livre interdit en plein milieu d'une bibliothèque. Il y a certes peu de monde grâce à l'heure avancée, mais tout de même, n'importe qui de la milice locale pourrait venir faire une ronde de passage avant la fermeture du lieu. Et je ne donne pas cher de sa peau s'ils lui tombent dessus.

« Je suis archéologue. Spécialisée dans les ponéglyphes. Vous en parlez me met indirectement dans une situation délicate. Mais puisque vous semblez tenir à conserver ce livre, vous devez sans doute en comprendre l'importance. Alors maintenant que vous connaissez mes motivations, nous allons soit, bien nous entendre et comprendre nos intentions, ou dans le cas inverse, être divisés. Et ce lieu est bien trop beau pour que je l'abîme en voulant récupérer ce livre. »

Je fais un léger revers de main dans mes cheveux qui virevoltent en arrière. Je pose mon regard supérieur sur cet homme en serrant à nouveau les dents alors que je fais glisser ma main droite le long de ma jambe en la remontant pour décrocher l'un de mes bâtons climatique que je pose sur mes genoux en tintant mon ongle dessus. Je m'impatiente, et généralement, ce n'est pas bon. J'essaie de me calmer, en apaisant mon souffle qui commence à s'emballer, cette situation me met dans l'inconfort et je n'avais pas besoin de ça, pas ce soir. Je pourrais simplement passer à autre chose et retourner à mes occupations, mais cette histoire me rappelle celles que ma mère me racontait ... et ce nom ne m'est pas inconnu. Ce ponéglyphe pourrait bien cacher un lourd secret, et ce livre pourrait en être la carte. Je ne le laisserais pas me filer entre les doigts.

« Si cela ne vous dérange pas, je souhaiterais connaître la raison pour laquelle vous possédez ce livre. Et qui vous l'a transmit ? »

Dis-je d'un ton un peu plus calme. La pression semble redescendue. Je reste néanmoins bien déterminée à ne pas le laisser partir d'ici avec cet ouvrage.
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Whiskey Peak — An 1628.
L'épopée de Raesthra.


Aucune envie de se livrer ? Il s’attendait à mieux que ça, surtout de la part de celle qui n’était pas loin de lui arracher le bouquin qu’il tenait entre les mains.

Non loin de froncer les sourcils, Sigmund resta finalement de marbre, son regard inquisiteur dévorant celle qui s’était assisse en face de lui. Demeurant silencieux, il laissa le temps faire son travail. Il savait effectivement que, tôt ou tard, les motivations de son interlocutrice se dévoileraient au grand jour.

Ainsi, il ne lui fallut pas bien longtemps pour apprendre une information capitale : l’étrangère était une archéologue, spécialisée dans les Ponéglyphes. Rien que ça ! Difficile de rester stoïque face à une telle révélation, preuve en était que son regard s’était grossi, l’espace de quelques instants.

Toujours silencieux, il écouta la suite attentivement, faisant totalement abstraction des airs que la femme tentait de se donner. Elle pouvait beau faire semblant d’être hautaine et méprisable, jamais elle ne le battra à ce jeu. Quoique, en réalité, ce n’était pas juste un jeu… Tant pour lui que celle qui s’efforçait par tous les moyens de l’intimider, tout en nuançant par moment ses propos.

Le regard du mercenaire se posa naturellement un instant sur l’objet que la femme tentait de saisir, avant que ses iris dorés ne remontent, très lentement, sur son visage. Son regard incandescent dévorait les pupilles de celle qui avait presque le même regard que lui.

« … C’est donc après la pierre que vous en avez, je vois. » Finit-il par glisser, de sa voix rocailleuse, tout en croisant à son tour les jambes, la droite sur la gauche.

Un instant de silence, comme il aimait si bien en imposer à chaque fois qu’il en eût l’occasion, puis il reprit.

« Cet ouvrage, vous ne l’aurez pas. Soyez-en certaine. » Fit-il, en desserrant légèrement sa cravate.

Le regard toujours rivé sur la pirate qui avait hérité du même talent que lui, il se laissa un instant pour jauger son comportement.

Roulant finalement des yeux, il balaya la pièce du regard, pour voir s’il ne courrait pas le moindre danger. Après tout, s’il était mis au fond de la pièce, là où y avait le moins du monde, ce n’était pas par hasard.

« … Cela dit, j’admets qu’entre héritiers d’un savoir désormais rare et capable de détruire le monde, il n’est pas exclu que l’on puisse s’entendre… Mais, pour cela, il faudrait définitivement abandonner l’idée de posséder cet ouvrage. » Finit-il par ajouter, appuyant bien là où ça faisait mal.

Sur ses gardes, son regard analysait toujours les réactions de son interlocutrice.

« Nous pouvons néanmoins nous entraider. Trouver ce fameux « trésor » ensemble, pourvu qu’il soit bien réel. La balle est dans votre camp. » Conclut-il, en glissant le bouquin dans la poche intérieure de sa veste.

Rares étaient les fois où le mercenaire accepte délibérément de tendre la main à un inconnu, surtout si celui-là était prêt à lui nuire. Pourtant, c’était un peu le cas de la pirate, mais force était de constater que son intérêt pour les personnes qui avaient hérité du même savoir que lui se voulait parfois supérieur à son ego.

Désormais, la balle était dans son camp.
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Certaines réponses sont intéressantes à entendre, comme le fait que l'homme en face de moi semble disposer du même don que moi. Est-ce vrai ou bien est-ce qu'il tente de me duper ? Je pense à l'honnêteté, il n'irait pas lire ce livre et ne parlerait pas de pierre et d'un savoir capable de détruire le monde autrement. Alors pour ça, je peux au moins lui faire confiance. La partie qui me dérange cependant est le fait qu'il ne souhaite pas se séparer de cet ouvrage mais qu'il souhaite établir une coalition entre lui et moi. J'esquisse un sourire avant de laisser échapper un rictus de rire.

« Ai-je bien entendu ? Qui vous a dit que je suis ici pour marchander quoi que se soit ? »

Je pourrais lui prendre cet ouvrage de force en ravageant la bibliothèque, et honnêtement, après la nouvelle que je viens d'apprendre ce soir, cela me ferait le plus grand bien de déclencher un affrontement qui me fasse sortir le pire de moi-même. Je me reprends en main et laisse échapper un rire nerveux avant de reprendre mon souffle. Je dois dévier la discussion et lui montrer que j'ai une longueur d'avance, après avoir dévoilé que nous sommes deux héritiers d'un savoir qui peut détruire le monde, il faut jouer cartes sur tables et montrer qui en possède le plus.

« Commençons par les présentations. Je m'appelle Lise, pirate primée et possédant quelques informations sur des ponéglyphes situés sur la voie de tous les périls. Nous pourrions commencer par là. Si vous souhaitez vous servir de ce don pour découvrir cette pierre que le livre déclare comme si dangereuse, vous aurez besoin de moi. Comment voulez-vous que je sache si cette pierre a des coordonnées cachées si vous ne me laissez pas lire ce livre. Je n'en ai obtenu que des pages perdues que ma mère m'a raconté lorsque j'étais enfant. »

Je me calme un peu plus tout en retirant l'un de mes trois climat-tact de leur emplacement pour le faire tournoyer entre mes doigts, le regard perdu en face de moi. Ces souvenirs ne sont pas forcément les bienvenus, pas maintenant. Je fini par le faire cliqueter contre l'accoudoir droit de mon fauteuil, ce qui semble ne pas plaire à la bibliothécaire qui s'approche de moi en me sommant d'arrêter de faire ce qu'elle décrit comme du boucan. J'attrape à pleine main mon climat-tact, que je fais tourner un coup en avant, il libère une bulle électrique qui reste accrochée en son bout. Je me lève d'un bond du fauteuil en assénant la foudre à cette femme qui n'a même pas le temps de hurler, elle s'effondre juste, paralysée et prise de spasmes à cause de l'électricité, lui faisant faire un malaise. Sans chercher à me justifier je m'élance sur l'homme en face de moi, je pose violemment un pied sur le rebord de son accoudoir, ma main droite tient un climat-tact à l'extrémité crachant des arcs électriques, à quelques centimètres de son visage. Ma main gauche s'est emparée de mon climat-tact de chaleur qui libère une chaleur presque intenable, au niveau de ses bijoux de famille. Je souffle, l'air fatiguée.

« Assez joué. Vous montrer meneur avec moi ne vous mènera à rien, faites un geste louche et je vous fait monter au septième ciel pas dans le sens que vous souhaiteriez bien évidemment. Je vais lentement reculer et vous allez me donner ce livre maintenant. Me suis-je bien faites comprendre ? Je ne joue plus maintenant. »

Si mon regard pouvait parler ou même relâcher des émotions, il mettrait feu à celui qui se trouve en face de moi. Va t-il tenter d'agir en opposition ? Je me suis lancée sur lui sans même savoir s'il dispose d'une arme capable de me contrer, je me fous des conséquences. La femme couchée derrière en a bien pour quinze bonnes minutes avant de se réveiller et personne d'autres n'est dans cette aile de la bibliothèque, plus qu'à prier pour qu'il n'y ai pas un service de sécurité qui m'ai vu.
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Whiskey Peak — An 1628.
L'épopée de Raesthra.


Un rire.

Le guerrier à la crinière de lion ignorait ce qu’il avait dit de drôle. Mais il saisit assez rapidement ce qui lui avait valu ce rire, pour ne pas dire ces moqueries. Ainsi donc, son interlocutrice avait une interprétation bien à elle de la réalité. Soit, finit-il par songer, tout en restant de marbre.

Le regard toujours rivé sur son interlocutrice, qui ne semblait pas avoir toute sa tête, du moins à en juger par son humeur quelque peu lunatique, Sigmund se parait à toute éventualité. Pour une fois, ce n’était pas lui qui risquait d’être l’imprévisible, c’était du moins ce qu’il pensait sur le moment.

Se murant dans le silence, il ignora la provocation de la femme, qui possédait le même regard que le sien, préférant ainsi la laisser reprendre et aller au bout de ses pensées. Ainsi, il apprit déjà son prénom : Lise. Une pirate primée, selon ses mots, une information qu’il ignorait, mais qu’il gardait désormais bien à l’esprit. Au-delà de sa faction et de sa mise à prix, la jeune femme déclara connaître quelques informations sur certains Ponéglyphes. Voilà qui était intéressant, songea naturellement le mercenaire, tout en la laissant aller au bout de son monologue.

Curieusement, contrairement à ce qu’elle avait laissé penser, son monologue ne trahit désormais aucune animosité, bien qu’elle ne semblât pas encore encline à abandonner l’idée de posséder l’ouvrage que détenait Sigmund.

« Ghost. Je me nomme Ghost. Archéologue, à la recherche des démons endormis. » Finit-il par rétorquer, d’un air mystérieux.

Les jambes croisées et toujours bien sur ses gardes, il reprit pendant que la demoiselle s’amusait avec son bâton.

« J’aurais besoin de vous ? Vous pouvez m’être utile, naturellement, et inversement. Mais je peux tout aussi me débrouiller sans vous. Alors, commencez par descendre de vos grands chevaux, si vous espérez en tirer quelque chose de cet entretien. » Finit-il par ajouter, d’un regard sérieux.

Il avait horreur d’une chose : les menaces.
Il ne supportait pas autre chose : les personnes hautaines, à son image.

Finalement, interrompu dans leur conversation par la bibliothécaire, Sigmund vit son interlocutrice changer de comportement, en bondissant vers la pauvre femme pour lui asséner un coup d’éclair avec son bâton de sorcière. Le coup ne laissa aucune chance à la civile, qui s’effondra au sol, sous le regard indifférent de l’archéologue.

Alors qu’il espérait reprendre les choses où ils l’avaient laissé, Sigmund vit la pirate venir poser violemment son pied sur le rebord de son accoudoir, tandis qu’elle pointait son jouet qui crachait de l’électricité à quelques centimètres de son visage. Son autre main pointait quant à elle une autre de ses armes dans l’angle très fermé, du fait de ses genoux croisés, qui conduisait à ses bijoux de famille. Curieusement, aucune réaction n’émanait de Sigmund, c’était l’indifférence totale, ses yeux ne faisaient que suivre et constater.

Son regard incandescent finit par s’arrêter sur les pupilles de son interlocutrice, qui le menaçait ouvertement. Il en avait rencontré des gens pas net, et on pouvait d’une certaine façon le considérer lui aussi comme quelqu’un qui n’avait pas toute sa tête, mais son interlocutrice battait des records, tout du moins à ses yeux.

Une rage folle commençait à naître dans sa poitrine. Sa colère. Celle qu’il éprouvait depuis son enfance. Cette colère qu’il espérait un jour faire abattre contre les Tenryubito. Cette colère qu’il destinait au gouvernement mondial et à l’humanité tout entière brûlait en lui en cet instant. Mais la pirate pouvait-elle le percevoir ? Difficile à dire.

Il finit par glisser lentement sa main à l'intérieur de sa veste, obéissant à première vue à la pirate. Seulement, lorsqu’il la ressortait, lentement comme l’avait demandé Lise, c’était un long couteau, pour ne pas dire un long demi-sabre, qui s’abattit avec une force colossale contre la pirate, venant trancher nettement en deux la table devant lui. Allait-elle encaisser, au risque d’être gravement blessée, pour mieux assurer l’attaque qu’elle préparait contre lui, ou allait-elle s’éloigner très rapidement de lui pour échapper à son attaque, quitte à devoir oublier son offensive ? Nous le saurons bien assez tôt.

Une aura étrange finit par entourer la silhouette de Sigmund, comme s’il s’agissait d’une émanation de sa propre colère. Si les autres pouvaient le percevoir, il n’en était rien pour lui, qui se tenait désormais debout, dégainant sa seconde lame, prêt à se lancer dans un intense combat si nécessaire.

« La prochaine fois, arrête de tergiverser et va au bout de tes idées, pirate ! » Finit-il par glisser, le regard noir.

Fini le vouvoiement et toutes les formules de bienséance.

« Allez, je t’attends ! Vient le prendre le bouquin, si tu y tiens tant ! » Ajouta -t-il, en desserrant légèrement sa cravate, visiblement non loin de se laisser totalement à la merci de sa colère.

Comment tout cela allait finir ? Ce qui était sûr, c’est que Sigmund préférait encore mourir que de montrer ne serait-ce que la couverture du bouquin à cette femme, qui n’avait pas arrêté de le traiter comme de la merde.



Précisions:
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Eh bien on avance, malheureusement pas dans le sens que je souhaiterais. Cet homme, ce Ghost, a un quelque chose que je ne saurais expliquer. Son assaut à l'épée manqua de me faire perdre un oeil, le bout de sa lame effleura ma joue alors que je venais de donner un coup de pied à son accoudoir afin de reculer rapidement. Amusée et énervée, je passe le dos de ma main sur cette fine coupure ensanglantée en souriant. C'est très lentement que je replace mon climat-tact de chaleur à ma ceinture, en gardant tout de même mon bâton électrique en main. Mes bras pendent le long de mon corps, mon cœur bat vite, il m'a surprit. Et apparemment, ce n'est pas fini. Je cale une mèche derrière mon oreille gauche en riant nerveusement.

« Ahah ! Eh bien, il fallait jouer avec vos nerfs à ce point pour arriver à vous faire sortir de votre zone de confort ? »

Honnêtement, je ne fais pas la fière, je recule légèrement en ressentant une présence forte, puissante, imposante. Cet homme a un quelque chose que je ne saurais expliquer dans son regard, je ne baisse pas les yeux mais là concrètement je ne fais pas la fière. Et je dois inverser la tendance, pour qui est-ce qu'il se prend à m'imposer sa décision ? Il a le lead sur la situation et ça ne me convient pas, il détient ce que je veux, je le lui prendrais de force. Cette bibliothèque va finir sans dessus dessous, mais j'ai besoin d'extérioriser tellement de choses. J'entends des bruits de pas derrière, je crois que cette bibliothèque dispose d'un bureau avec des agents de sécurité. Ils nous interpellent, je ne daigne même pas me retourner. Rapidement, je prends mon climat-tact du froid et de la chaleur que je fais tournoyer afin de former une rangée de nuage épais au dessus des rangées de bibliothèques d'où viennent les agents de sécurité. Je me munis ensuite de mon bâton électrique et d'un geste vif, je lance des bulles électriques au sein des nuages qui se gorge de foudres, ils virent rapidement au sombre, avant de gronder, de plus en plus fort. Je me tourne vers le dénommé Ghost.

« Thunderbolt Tempo ! »

D'un coup, la foudre s'échappe des nuages assombris. Les éclairs s'écrasent sur les bibliothèques, les agents de sécurité, et même certains civils restés en retrait, cherchant à fuir l'allée principale. Allée que je m'empresse de rejoindre, maintenant qu'une bonne dizaine de personnes se sont effondrés, sonnés par la forte tension qu'ils viennent de se prendre. Je m'accroupis en pliant mon climat-tact du froid et du chaud l'un sur l'autre. Mon regard se relève pour toiser Ghost de haut en bas avant de m'exclamer.

« Ne restez pas dans le sillage de la tempête. Pluie de bibliothèques en prévision ! Cyclone Tempo ! »

J'étends mon bras droit, lançant mes deux bâtons climatiques, en rotation simultanées, ils libèrent une source de chaleur et de froid qui propulse mon arme en avant, accentuant la force du vent crée, pour former une véritable bourrasque qui engouffre les rangées de bibliothèques en face de moi, les livres et les corps pour bombarder Ghost avec. Mon attaque cause un véritable fracas à l'intérieur de la bibliothèque, il n'y a plus aucun civil à l'intérieur, plus aucun bruit à part celui des pages de livres arrachées qui virevoltent jusqu'à tomber sur le sol abîmé par la foudre tombée quelques secondes plus tôt. Mon Climat-tact revient tel un boomerang dans mes mains alors que je m'avance vers la position d'où se trouvait Ghost. Je reste tout de même sur mes gardes, en reformant mon arme à l'aide de mes trois bâtons, des arcs électriques se libèrent de son extrémité, je suis prête à l'offensive. Mes talons résonnent dans ce grand espace vide et saccagé avant que je m'arrête à distance respectable pour éviter de recevoir une contre-attaque en plein visage.

« Vous tenez toujours à ce livre ? Ou bien je devrais l'arracher à votre corps mort ? Qu'est-ce qui vous empêche à présent de me le donner ? »

J'ai envoyé la sauce ... cette illusion derrière lui ne m'annonçait rien de bon. L'arrivée des agents de sécurité m'a véritablement permit de changer de cible et de m'en servir contre lui. Maintenant, je prendrais ce livre et m'en servirait pour en découvrir l'origine.
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Whiskey Peak — An 1628.
L'épopée de Raesthra.


Quelle rapidité, songea Sigmund, en voyant la pirate se mettre à l’abri de son offensive. Ce n’était pas tout, en effet, il fallait aussi faire preuve de beaucoup d’agilité pour éviter son coup, surtout compte tenu de la position dans laquelle se trouvait Lise.

Désormais débout, ses deux lames entre les mains, le mercenaire se réconfortait en se disant qu’il eût au moins pu tuer les potentielles offensives de Lise dans l’œuf. C’était tout ce qu’il préférait retenir, alors qu’il observait la dame reculer pour mettre un peu de distance entre eux. Ainsi donc elle avait compris que le combat rapproché serait fort risqué pour elle, et elle l’avait plutôt compris très rapidement, ce qui démontrait quand même d’excellents capacités intellectuelles, qui lui permettaient de prévenir le danger.

Silencieux, Sigmund se contentait de garder son regard sur elle, tandis qu’une de ses mains se glissait dans sa poche pour sortir une clope. L’autre main saisit le briquet, venant allumer l’extrémité de sa cigarette, pendant que son regard observait la pirate à l’œuvre.

Curieusement, des nuages commencèrent à se former au-dessus des étagères, pendant que des agents de sécurité se ruaient vers eux, dans le but de les neutraliser. Le regard sur ce phénomène pour le moins étrange, Sigmund préféra se décaler et se tenir sur la zone où il était le moins à même à se faire avoir par la sorcellerie de la pirate. Finalement, le temps que les autres, agents de sécurité, civils, ou tout autre individu qui se trouvait derrière Lise, se rendent compte de ce qui se tramait, il était déjà bien trop tard pour eux. Ainsi, la foudre s’abattit sur leurs personnes, venant mettre une très grande partie d’entre eux dans les vapes.

L’archéologue, bien que connu pour être dangereux et impitoyable, il ne comprenait tout simplement pas cette violence purement gratuite. Pourquoi ? Se demandait-il, tandis qu’il redoublait désormais de vigilance devant cette jeune femme aux capacités extraordinaires.

« Si tu espères m’impressionner, c’est raté, Pirate ! » Finit-il toute de même par glisser, tandis qu’il tirait une longue bouffée de sa cigarette.

Impassible, il finit par cracher la fumée dans un long soupir, avant de laisser sa cigarette tomber sur le sol, venant le piétiner pour l’éteindre.

Ainsi, il n’avait pas le choix, se disait-il, tandis qu’il inspirait et expirait de façon étrange. Ce n’était pas bon, il le savait, mais il était convaincu de ne pas avoir d’autres choix, car son adversaire ne semblait connaître que la violence. Cependant, pendant qu’il se mettait dans les bonnes dispositions pour combattre à plein potentiel, son adversaire du jour provoqua une puissante bourrasque qui vint tout terrasser sur son chemin. Elle était si puissance que les étagères et les livres volèrent à travers toute la salle, mettant ainsi sens dessus dessous la bibliothèque. Sigmund, malgré sa tentative de se protéger à l’aide des objets autours, fut balayé comme une vulgaire mouche, venant se fracasser contre un mur. Il s’efforça toute de même de se relever assez rapidement, tant bien que mal, tandis que son regard ampli de colère changeait visiblement presque de couleur.

Pourquoi en étaient arrivés là ? Tout cela à cause d’un livre ? Cela en valait-il la peine ? Cela en valait-il la peine qu’il se mette dans ses états ? Se demandait-il, tandis que d'un geste vif il découpa le bouquin en rondelle. Rapidement, une des mains, en partie tailladée, attrapait le briquet pour mettre le feu à ce qu’il restait du livre. Son regard ne quitta pas un instant la pirate, anticipant ainsi toute tentative de sa part pour empêcher la combustion de l’ouvrage, dont il ne restait de toute évidence plus rien à en tirer.

« Je ne cède rien contre ma volonté. Même mort, je t’assure, tu ne l’auras pas ! » Glissa -t-il, tandis qu’il lança avec force deux planches de bois qui traînaient à proximité.

Une simple diversion ayant pour but de la ralentir, au cas où elle voudrait encore jouer avec son jouet. Pendant ce temps, c’était un Sigmund avec une vitesse accrue et à presque plein potentiel qui la chargeait férocement, avec un enchaînement impressionnant de coups de lames.

Comment allait-elle s’extirper de cette situation ? En tout cas, ce qui était sûr, c’est que l’objectif du mercenaire était de briser cette étrange arme une bonne fois pour toute, mais ça peu de chance que la pirate le sache. Un coup. C’était tout ce qu’il lui fallait pour briser cette arme climatique, songeait Sigmund...


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S'en était trop pour moi, non seulement l'homme en face de moi continuait de parler pour ne rien dire, mais il fit brûler le livre ? En face de moi ? Voilà quelque chose à ne pas faire, me mettre hors de moi alors que je pousse déjà sur mes limites. De pauvres civils ont succombés à cause de mes enchaînements de colère, et là, il tente de me provoquer encore plus ? C'est insensé. Je ris encore plus nerveusement avant de mettre mon bâton climatique en face de moi, prête à parer ses coups. Il s'élance alors vers moi avec une telle fougue, une hargne, une violence qui se traduit pas ses assauts. J'avoue ne pas être à l'aise avec les affrontements au corps à corps, mon bâton climatique encaisse les coups d'épée sans soucis, mais au bout d'un moment, il se disloque et l'un des bâtons se détache pour rouler un peu plus loin, l'arme du fou furieux en face de moi vient alors m'entailler assez sévèrement l'épaule gauche. Je lâche un râle de douleur avant de m'accroupir pour me projeter en avant, faisant tournoyer mon restant d'arme dans ma main gauche pour libérer des bulles d'un bleu éclatant, légèrement différentes de mes bulles de froid ordinaires, elles commencent à entourer le chercheur, certaines d'entres elles entrent en contact avec sa peau. Enchaînant une roulade sur la gauche en me tenant le bras, je me redresse, un genou à terre.

« Ice Ball ! Le moindre contact avec ces bulles auront pour effet de vous brûler de froid ! Vous êtes un inconscient. »

« LISE ! »

Jyll ? Mon acolyte s'est sans doute aperçu du capharnaum que nous étions en train de créer. Le voilà debout derrière l'archéologue fou, pointant son couteau en face de lui, une cigarette à la bouche il se mit à rire de la situation, avant de voir l'état des corps des civils qui jonchent le sol.

« Toi ou lui ? »

« Moi. »

Dis-je en serrant les dents.

« Il vaudrait mieux arrêter cela immédiatement. Lise tu t'es emportée, ton climat-tact a ravagé la bibliothèque, les murs ne vont pas tarder à s'effondrer. Je ne veux même pas savoir l'origine de votre malentendu, mais monsieur, vous avez l'air dans un mauvais état. Ma capitaine est un peu une tête brûlée parfois, tâchons de trouver un terrain d'entente rapidement avant que la milice locale arrive et ne nous découvre. »

Mon acolyte lance son meilleur sourire charmeur à mon opposant tout en rangeant calmement son couteau dans l'emplacement prévu à cet effet avant de reculer en souriant. De mon côté je me relève péniblement, me tenant le bras gauche, ma cape et ma tunique sont déchirées à cause du coup d'épée qui m'a effleuré, je saigne de manière modérée, ce n'est pas urgent mais il faut bander cette plaie rapidement, Jyll le sait, il est médecin et ne veut pas perdre son temps à discuter si cela n'amène rien. Il s'avance donc vers moi en déchirant un autre bout de ma cape pour m'en faire une compresse qu'il m'applique délicatement. Je garde mon opposant à l'oeil, ma main gauche sur mes climat-tact, rangés dans leurs emplacements. Je n'ose pas balayer la zone du regard, je me suis lâché ... peut-être un peu trop ... peut-être injustement. J'ai tellement de peine et de peur en moi que ma colère s'estompe. Je ressens du regret, regret que Jyll s'empresse de calmer en posant une main réconfortante dans mon dos.

« Tu es fatiguée, tu as appris beaucoup de choses ce soir. Sortir du bateau n'était pas la bonne chose à faire. »

« Cet homme, il avait un livre sur l'épopée de Raesthra, la carte d'un important ponéglyphe. Il l'a brûlé. »

« Je comprends mieux ... monsieur ? Enchanté, Jyll. Je suis le médecin de bord de notre équipe. Nous devrions trouver un compromis à l'avenir, pour ne pas que cela se reproduise. Si vous possédiez cela, vous deviez en avoir l'utilité, pourquoi l'avoir brûlé, une carte peut-elle être recrée de mémoire ? »

La situation semble s'être apaisée, je ne sais pas si mon opposant daignera se calmer mais avec Jyll ici je ne peux plus me battre quitte à faire s'effondrer le bâtiment. Je me relève donc en faisant de grands gestes avec mon bras pour faire circuler le sang.
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