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La Secte Moon [Benny]

Whiskey Peak — An 1628.
La Secte Moon, Partie I.


La nuit tombait.

Alors qu’il sortait d’une taverne, Sigmund s’arrêta un instant, en face d’une affiche qui avait piqué sa curiosité. Il s’agissait d’une annonce pour ne pas dire un avis de mission. Un homme serait apparemment porté disparu, sa famille le recherchait et était disposé à mettre les moyens nécessaires pour récompenser celui ou celle qui trouvera leur enfant.

Songeur, le mercenaire se gratta un instant la joue, s’interrogeant visiblement sur ce qu’il devait faire. Accepter ou non cette mission. Il se souvint alors qu’il avait besoin d’argent, et ce, malgré toute la fortune que lui avait donné Izumi, la Khaleesi qui n’acceptait point d’homme dans son équipage. Il estimait en effet qu’il lui fallait encore beaucoup d’argent s’il souhaitait concrétiser ses projets.

Pourtant, il avait déjà beaucoup gagné depuis son arrivé sur cette île, quand bien même ce ne fut pas toujours sans risques. C’était à se demander le genre de projet qu’il voulait entreprendre, qu’il désirait concrétiser…

Quoi qu’il en fût, il se rendit sans plus tarder à l’adresse qui était indiquée sur l’affiche. Ce ne fut que l’affaire d’une dizaine de minutes, et ce sans avoir à courir. Seulement, lorsqu’il arriva devant la maison, un homme semblait déjà discuter avec la famille du porté disparu. Ainsi, il semblerait qu’il eût été devancé par cet individu, qui lui tournait le dos…

Il soupira, puis s’apprêtait à rebrousser chemin avant que ne l’interpelle les parents du disparu.

« .. Attendez, monsieur ! Vous aussi vous venez pour la disparition de notre fils ? Ne partez pas, je vous prie. Si vous vous unissez tous les deux, on augmenterait indéniablement les chances de retrouver notre enfant. » Glissa le cinquantenaire, en s’empressant de se mettre entre Sigmund et le mystérieux individu.

Silencieux, l’archéologue se donna un instant de réflexion…

« … Je n’aime pas partager les gains, mais soit, surtout si vous êtes prêts à bien mettre la main à la poche. » Finit-il par dire, en roulant des yeux pour regarder chacun de ses interlocuteurs.

La mère du disparu s’avança aussi, se mettant à genoux devant les deux hommes.

« … Oui, tout ce que vous voulez. Mais par pitié, retrouvez notre fils, s’il vous plaît ! » Dit-elle, en priant.

Restant de marbre, Sigmund laissa l’autre individu leur dire ce qu’il souhaitait.
Pour sa part, il attendit de voir si une collaboration ne gênait pas le chasseur de primes, avant de déclarer :

« … Il me faut examiner votre maison, en particulier la chambre de votre fils. Racontez-nous également tout ce qui peut nous aider à le retrouver. Avait-il des ennemis ? Où aimait-il se balader ? Qui sont ses amis ? Avait-il une petite amie ? Je veux tout savoir. » Glissa -t-il, en retirant lentement sa capuche.


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PRESENT

En elle-même, cette foutue île aux cactus ne comportait rien de particulier, en tout cas pas ce qui pouvait retenir favorablement mon attention. Heureusement, pour ne pas tomber dans une totale oisiveté, le Baroque Works proposait de temps à autre des missions pour occuper la horde de chasseurs qui pullulaient sur l’île. C’est donc par ce biais qu’un nouveau travail m’a été transmis. 

A première vue, ce n’était qu’une simple enquête concernant une disparition d’enfant, rien de bien folichon en somme. Un sous est sous comme dit chez moi. Tant que cette opération rémunère correctement, ce serait une folie de la décliner. Avalant d’une traite le thé que je buvais alors jusque-là dans une petite taverne tranquille, je pris de suite la direction du lieu de résidence de la famille, et cela au bout d’une vingtaine de minutes de marche. Toujours de manière nonchalante. 

Malgré l’heure tardive, les occupants de la maison répondaient présents, et une fois les banalités d’usages écartées, il était temps de rentrer le vif du sujet. Pensant être le seul sur ce dossier, je me fourvoyais totalement puisqu’un type sorti de nul part attiraient l’attention du couple. Les rapaces étaient vraiment partout à ce que je vois. Du coin de l'œil, je dévisageais celui qui n'appréciait guère partager les gains, mais celui ne se rendait pas compte qu’il voulait bouffer dans ma gamelle. Ce mec c’est vraiment une raclure égoïste.

Afin de ne pas montrer un agacement naissant, je me grillais une clope dans le but d’apaiser mes nerfs. Oui, c’était nécessaire sinon j’allais insulter de tous les noms ce mec. Et puis bon, la famille semblait être favorable à ce qu’il se joigne à l’enquête. 

« … Oui, oui…Suivez-moi, je vous prie » dit la mère de famille en invitant l’enquêteur à le suivre à l’intérieur du domicile. 

Elle le mena jusqu’à la chambre de l’enfant disparu. 

«Notre petit Oroshi n’était pas un enfant à problème, certes, il avait un peu de mal à se sociabiliser à cause de sa grande timidité. Mais il n’avait pas un mauvais fond…. » celle-ci s’arrêta quelques instants en réfléchissant sur les relations amoureuses de son garçon. « …Pas à ma connaissance… Vous pensez qu’il aurait pu se faire chahuter par ses “camarades” ?» À bout de nerf, la dame se mit à pleurer à chaudes larmes, s’imaginant le pire pour son enfant. 

Quant à moi, j’étais resté au pas de la porte à discuter avec le père. 

«Comme on vous l’a dit, faire appel au Baroque Works c’est un gage de qualité pour retrouver notre fils, d’autant plus que cet homme s’est porté volontaire pour vous aider dans ces recherches.» 

Un simple hochement de tête pour signifier que j’étais en accord avec ses propos.

«On fera tout notre possible. Cependant, je tiens à vous préparer au pire, si jamais votre fils…» 

Dans son regard, on pouvait lire toute sa détresse et son inquiétude concernant le sort de son enfant, et il ne semblait pas prêt à toutes éventualités. Ça peut se comprendre, qui peut s’imaginer le pire pour son gamin ? Personne. 

«Est-ce que des disparitions de ce type se sont produites dans le quartier ?»

«Il y a certaines rumeurs qui circulent ici et là. Apparemment, ça ne date pas d’aujourd’hui, mais comme il n’y a pas voire peu d’indices laissés sur les lieux, souvent ces affaires sont classées sans suite.» 

«Je vois…Qu’est-ce que ces rumeurs disent d’autres ?» 

«Certaines personnes racontent que les disparitions se déroulent la nuit tombée, dans les bas-fonds de Cactus town…Et notre fils n’est pas rentré chez nous la nuit dernière..» 

Ce n’était pas très précis mais au moins il y avait un début de piste. Qu’en était-il pour le collègue mystère ? Avait-il réussi à glaner plus d’informations auprès de la mère ?»

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Whiskey Peak — An 1628.
La Secte Moon, Partie I.


Le chasseur de primes ne s’exprima pas sur la venue du mercenaire. En l’occurrence, on pouvait considérer qu’il n’y voyait aucun inconvénient, songea Sigmund, avant de se mettre à suivre la propriétaire de la maison.

Elle le conduisit jusqu’à la chambre de son enfant, puis se mit à répondre aux interrogations de l’archéologue, dont le regard analysait attentivement la pièce. Oroshi, un enfant calme et timide, c’était tout ce que son cerveau préféra retenir à ce stade de la conversation avec la dame.

Alors que la génitrice du disparu se mettait à chialer, Sigmund, lui, se permit de se rapprocher des étagères et de scruter attentivement tout ce qui s’y trouvait. Les pleurs de la dame, il n’en avait que faire. Il était là pour une tâche bien précise, et même si, en principe, il n’était jamais fermé à l’idée de déborder un peu, pour autant jamais il acceptera de jouer aux psy.

« Ce n’est pas impossible. Mais à ce stade des investigations, il est difficile de se prononcer sur ce qui a pu arriver à votre fils. Continuer de me parler de lui pendant que j’inspecte la pièce. » Finit-il par glisser, en se retournant vers la dame.

Il lui tendit le paquet de mouchoirs qui se trouvait sur le bureau, puis se retourna pour inspecter soigneusement la chambre du gosse.

« … Nous prions pour qu’il nous revienne sain et sauf. » Finit par rétorquer la dame, qui s’efforçait d’essuyer ses larmes. « … Oroshi est notre seul enfant. Au-delà du fait qu’il soit calme et timide, il est très intelligent. Son père veut qu’il rejoigne la marine après ses études. Mais lui ne semble pas très à l’aise à cette idée, même s’il ne l’a jamais dit avec des mots. Sinon, c'est un garçon très obéissant, il ne se plaint jamais. Je ne vois pas ce que je peux ajouter de plus… » Ajoutait la dame, pendant que le Schwarz poursuivait ses investigations.

Si ses oreilles entendaient les mots de la mère, l’attention de Sigmund se trouvait en réalité ailleurs, notamment sur des curieux bouquins qui avaient été dissimulés parmi d’autres. De prime abord, n’importe qui dirait qu’il s’agissait simplement de livre comme d’autres, mais, en réalité, c’étaient des romans centrés sur d’anciens criminels, mais le tout tourné en œuvre satirique. L’archéologue, même s’il ne les avait pas tous lus, il connaissait la portée de ces ouvrages, que sa défunte épouse appréciait particulièrement.

Très intéressant, se dit-il, tandis qu’il poursuivait ses investigations. Il fouilla sous le lit et tomba sur des magazines adultes, qu’il fit tomber au pied de la mère, qui n’en revenait visiblement pas à ses yeux. Puis, il enchaîna en soulevant le lit et ôtant les draps, à la recherche de quoique ce soit pouvant le mettre sur la piste de l’adolescent.

« … Je ne peux pas le croire. Ça ne peut pas lui appartenir, c’est peut-être mon mari qui les a cachés ici… » Finit par glisser la dame, continuant visiblement se voiler la face.

Silencieux, Sigmund se contentait de poursuivre ses investigations. Il se plaça alors entre le lit et la petite bibliothèque, s’apprêtant à jeter un coup d’œil derrière le meuble en bois pour voir si rien ne se cachait. Seulement, à ce moment, il força visiblement un peu trop et fit tomber des cahiers dissimulés au-dessus du meuble.

Lorsqu’il se retourna pour voir le contenu, il vit la génitrice du disparu tenir une des pages volantes entre ses mains, les yeux effarés devant ce qu’elle voyait. Il s’agissait en effet de dessins, de sombres desseins, montrant des images de meurtres, de tortures, et beaucoup de souffrance. Jackpot, se dit Sigmund, qui tournait les pages les unes après les autres.

« … Il a un sacré talent votre fils. Vous l’avez inscrit à l’école des arts ? » Finit-il par demander.

Sous le choc, la dame mit un peu de temps avant de répondre :

« Non, non… Notre fils étudie l’histoire. Mais comment peut-il dessiner des horreurs pareilles ? Ce sont peut-être des dessins de ses amis non, c’est possible n’est-ce pas, monsieur ? » Finit-elle par rétorquer.

Exaspéré devant tant d’aveuglement, Sigmund soupira.
Puis, il finit par lui tourner le dos, une cigarette entre les lèvres. Il alluma l’extrémité de sa clope et tira une longue bouffée, avant d’expirer le tout dans un long soupir.

« … Peut-être, oui. Sur ce, je vous laisse, je crois qu'il n'y a plus rien à en tirer ici. » Finit-il par ajouter, avant de quitter la pièce.

Une fois à l’extérieur, il s’adresse au père, puis à son « allié » de circonstance :

« Allez retrouver votre épouse, je crois qu’elle ne se sent pas très bien. Nous vous tiendrons au courant de la suite. » Dit-il, dans un premier temps. « Ghost. Je me nomme Ghost. » Reprit-il, en guise de présentation. « … Si vous en avez fini avec eux, je crois que nous pouvons entamer les recherches. Qu’avez-vous appris auprès du père ? » Conclut-il, avant de tendre une des pages que le gamin avait dessinées.
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