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Les cent bêtes et la bête.

- Yumeeeeeeee !

Réveil difficile à la suite d'une longue absence. Cette nuit a été l'une des plus dures et pour cause. Les flash incessants des événements passés sur l'Archipel aux Éveillés me font cauchemarder nuit et jour sans ne jamais me supposer une probable fin. Déjà plusieurs jours que nous sommes partis de l'île et cette faim continuelle de chaire et de sang me hante depuis que j'ai démembré cet équipage de révolutionnaires. J'espère que Sir Roland ne m'en voudra pas trop s'il apprend que j'ai tué pas mal de ses frères d'armes. Après tout, c'était d'la saloperie de révo; le haut commandement m'en a félicité. Un mal pour un bien. Quelle idée aussi d'avoir des contacts, et même pire, une affinité chez l'ennemi. J'ai une faim atroce de chose qui me ferait passer pour un psychopathe aux yeux de la populace, mais bizarrement, j'm'en contrefout. Je sue comme un d'ses obèses de Marie-Joyens s'empiffrant à n'en plus pouvoir sauf que dans mon cas, je transpire de peur. L'arrêt brutal de drogue me cause des hallucinations et à chaque fois que je ferme ces putains d'yeux, j'me vois dans la peau d'une bête affreuse déchiquetant tout sur son passage. Et d'après Yume, ce n'était pas un cauchemar. L'impression de vivre dans un beau bordel en ce moment, c'est grandiose.

- Pas la peine de crier, je suis à côté de toi.

La sueur ruisselant sur mon corps, le front luisant, je constate d'un air toutefois surpris que mes ébats nocturnes en compagnie de ma vice-lieutenant se poursuivent dans la plus grande des tranquillités, après les actes que j'ai pu commettre sur l'Archipel aux Éveillés. Faut croire que la vie ne m'en veut pas complétement.

- Ex-..excuse-moi. J'ai encore fais le même cauchemar ...
- Encore le même ? ... Ne te tracasse pas pour ça, c'est du passé. Moi je m'inquiéterais plus pour toi le jour où tu prendras un ton mielleux avec moi tout en t'excusant à mon égard. Oh, tiens, j'dois m'inquiéter du coup ?

Son sourire taquin tout en s'allumant une blonde aux coins des lèvres me force un rictus bête, me projetant dans ma propre bêtise. Tous ces événements me rendent faible et accessible. Que ce soit pour mon équipage ou pire, pour mes ennemis, je ne dois en aucun cas ouvrir la moindre faille de mes sentiments. Ce serait bien trop dangereux.

Et alors que mon souffle s'apaise, j'attrape à mon tour un de ces clopes que je prends la peine d'allumer en y collant l'extrémité contre celle de Yume en proie à la calcination. Quelques rapides inspirations me permettent ensuite d'expulser un épais nuage de fumée, ruinant mes poumons, mais expiant mon esprit de ses idées sombres. Triste réalité.

Mon regard se pose sur le sien, mes dents viennent arracher ses lèvres avant que l'on ne s'enlace une nouvelle fois pour un nouveau tour de manège.

En fin de compte, p't'être bien que la vie de Commodore me convient.


Dernière édition par Seikyuu le Mar 24 Jan 2023 - 15:18, édité 1 fois
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Forte d'une houle qui n'a cessé de s'abattre sur notre cuirassé, la nuit fut tout aussi mouvementé dans la cabine, surtout en compagnie de Yume. C'est-à-dire qu'elle m'apaise psychologiquement depuis nos tous premiers jours, mais encore plus ces derniers temps. Depuis notre passage sur l'Archipel aux Eveillés, j'peux pas m'empêcher de cauchemarder jour et nuit, de ressentir une plus grande haine vis-à-vis des autres et surtout, ce sentiment de violence constant qui semble s'être décuplé par un million alors que j'approchais de son éradication. Ce fruit que le commandant Nichaut m'a fait manger semble me changer dans mes idées, mon comportement, mais aussi physiquement. Comme l'impression de ne plus être le même homme depuis la seconde où cette saloperie est tombée dans mon estomac. J'dois en conclure quoi ? Même si c'est le haut commandement qui a souhaité m'offrir cette "opportunité" d'après eux, je me pose encore la question de l'utilité que je dois en faire. Me nourrir de cette haine pour la déverser sur l'ennemi ? La combattre pour en inverser les effets sur ma santé mentale ? J'en sais rien putain ...

L'aube arpente l'horizon avant d'éblouir mes yeux d'une lueur chaude et pure. Et alors que la vigie m'informe de l'approche de la terre, je ne fais que confirmer ce qu'il voit depuis maintenant quelques secondes. Ça doit bien faire des heures que je sens une odeur de brûlé et de poudre à canon. Ces pouvoirs du démon à la con m'ont donnés l'odorat d'un clebs, j'ai l'impression d'avoir le nez dans l'cul du monde tant le nombre d'odeur que je recense à la minute est invraisemblable. Et même si j'arrive après quelques jours à les différencier, les écartés les unes des autres pour ensuite en deviner la provenance, en les ajoutant à mes troubles psychotiques ça rend tout de suite la chose moins drôle.

Le cri de la vigie réveille alors l'ensemble de l'équipage et tous les somnolents se mettent aux tâches qui leur sont assignées pour arriver au plus vite sur la terre ferme parce que je commence vraiment à en avoir plein les griffes de cette odeur de sel constant, mais aussi parce que je commence à sentir la douille qui nous attend au port.

- Mark. Accoste nous au port le plus vite possible et que nos hommes se tiennent prêts.
- Que se passe t-il Commodore ?
- Le port est attaqué.

Approchant du havre démontrant de puissantes flammes le dévorant, mon odorat ne m'a donc pas trompé. Des civils sont en danger, mais il me faut prendre connaissance des causes de tout ce merdier. Des pirates ? Des révolutionnaires ? Ou simplement un accident qui prend un peu trop d'ampleur ? Quoi qu'il en soit, le devoir m'appelle.
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Mon souffle ainsi que mon hémostase intra-veineuse ne cessent de s'accélérer à l'approche du port qui, plus je m'en approche, plus j'en constate les dégâts effroyables. Les cris de détresse de certains individus me donnent une idée de la gueule de l'ennemi. Si toutefois les apeurés sont des civils en proie au désespoir, ce que m'indiquent les quelques cris à l'approche de la côte. Cependant, le grand impatient que je suis n'peux pas s'empêcher de prendre appui sur la tête de proue du navire, avant de m'envoler d'un geppou déterminé sans même attendre mes hommes. Après tout, si je ne montre pas la voie en tant que supérieur, je reste la même racaille que tous ces grands marines ne sachant plus que donner des ordres au lieu d'agir. Rester sur le banc ? Trop peu pour moi.

L'appel de mes hommes me supplie de revenir à bord du cuirassé, mais il est trop tard. Mon envol bien trop puissant d'une soif de sang encore inconnue me hisse sur le toit d'une bâtisse en proie aux flammes, au sein de laquelle la charpente s'apprête à s'effondrer. Et par le trou béant laissé dans la toiture par ce qui semble être un boulet de canon, je repère une gamine en pleure, serrant de toutes ses forces son jeune chiot dans ses bras. Alors sans même me poser la question, j'infiltre l'habitat par le ciel avant de fondre sur elle pour l'extirper d'une rapide propulsion de nos corps hors du danger.

Pleurant à chaudes larmes, la petite me remercie, mais reste inquiète en ne voyant pas ses parents autour d'elle. Mais peu de temps après, la jeune fille et son chien peuvent apercevoir dans mon dos la Griffe accoster au port avant de voir les griffeurs ainsi que Mark et Yume débarquer. Pour lui apporter du baume au cœur et pendant que ses parents finissent par lui faire signe avant de l'enlacer, je lui fais un grand sourire avant d'afficher mon éternelle facette impartiale voir menaçante tout en regardant au loin des hommes pillant les habitations proches.

- Ne vous inquiétez pas. La cavalerie est arrivée.

Mon regard devient soudainement froid et cette odeur nauséabonde de poudre calcinée mêlée à une légère odeur de sang me hérisse les poils, au sens propre du terme quand sans m'en rendre compte, une épaisse fourrure commence à envelopper l'ensemble de mon corps avant que ma bouche ne devienne une gueule bavant de rage. Je me tourne alors vers le père de famille tout en passant d'un homme-loup à un démon carnassier de plusieurs mètres de haut, pour prendre une dernière fois la température. Une dernière fois, avant que le déluge ne s'abatte sur cette ville.

- Dites-moi. Qui et quand.

L'homme, détruit de toute forme de confiance ou même de bonne conscience, est saisi d'une peur inimaginable en voyant l'immense monstre que je suis devenu. Yume vient alors le rassurer lui et sa famille ; nous sommes des Marines — Nous sommes la Justice.

Alors hésitant, il commence à s'ouvrir voyant que par la même occasion, je commence à m'impatienter. Non pas qu'il traîne à répondre, mais je me hâte d'ôter quelques têtes de quelques corps.

- Des .. Des pirates se sont logés dans les Hautes-Roches de l'île, il y a de ça quelques jours et ... aujourd'hui ... ont attaqués cette partie de la ville.
- Il dit vrai. La vigie nous a informé que le côté Ouest de la ville a été assiégé par ses pirates portant une bannière ... semblable à un ancien grand pirate de l'ancien monde. Sûrement des fanatiques. Que faisons-nous Commodore ?

Cette sale race de pirate ... Je dois ... tous les tuer. J'ai faim de pirate.

- Commodore ?

Me happant de mes pulsions démentielles, je reprends quelque peu mes esprits pour élaborer une stratégie d'urgence.

- Yume, prend quelques hommes avec toi et sécurise la zone et les civils. Mark, prends les Griffeurs avec toi et délimitez une zone à partir du port jusqu'au Nord de la ville. On va leur couper l'herbe sous le pied et déraciner toute envie de s'épandre jusqu'à l'Est. Quant à moi, je vais prendre le front d'Ouest et les rabattre sur vous. Ça devrait en arrêter pas mal ... Au boulot !

D'une impulsion animale, aidée d'un geppou survolté, je dépoussière le sol sous mes griffes m'envolant vers les pirates les plus proches. Que le festin commence.
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Les griffes empoignantes l'air pour me projeter toujours plus puissamment en direction de la grande place de l'Ouest, je profite de la force du cipher pol afin d'atterrir au milieu de quelques civils menacés sous les armes de pirates tous aussi méprisant les uns que les autres. La peur déjà présente sur le faciès des habitants du port s'intensifie en voyant ce chien géant entouré de flammes que j'incarne à chaque coup de sang un peu trop impétueux. Pour les plus observateurs, un certain soulagement vient gagner leur cœur, voyant que mes grognements et l'exposition de ma mâchoire bavant de rage ne sont destinés qu'aux pirates présents dans la zone. Durant cet arrêt dans le temps dû à mon apparition surprise sur le lieu du conflit, une partie de la vermine commence à vouloir s'en prendre à moi tandis que les autres se remettent à voler, tuer et anéantir tout signe de vie en ce modeste lieu.

D'un hurlement puissant, j'expulse des flammes de mon corps, venant me recouvrir afin d'empêcher toute approche physique de la part des nuisibles. Et sans attendre qu'ils ne puissent avoir la moindre occasion de m'attaquer ni même de porter atteinte à la vie de quelconque civil, ma rage envers cette sous-race ne cesse de grandir donnant un gain de violence à mes coups de griffes éventrant mes victimes aussi facilement qu'un couteau dans du beurre ramolli. Les corps se séparent en deux par mes griffes aussi noires que leurs âmes et leurs têtes volent ou encore, se font arracher par mon énorme mâchoire assoiffée de leur sang.

À cet instant même, alors que je pensais maudire à jamais le commandant Nichaut de m'avoir fait manger ce fruit me transformant en cette abomination, je prends conscience de la force que ces nouveaux pouvoirs m'octroient. La force de mettre fin à la piraterie. Et d'un sourire fétide, je remercie de le ciel.

Si les pirates avaient commencé à faire un massacre avant que j'arrive, leur sang inondant la place au sein de laquelle je me trouve pourrait alors confirmer à l'ensemble de leur équipage que leur jugement dernier est arrivé. Car malgré leur nombre, je serais déterminé, et ce, jusqu'à mon dernier souffle, à éteindre leur misérable existence.

- A..Abattez-moi ce ... chacal ... Commence alors à souffler l'un survivant, présent sous l'une de mes pattes avant, l'écrasant un peu plus chaque seconde qui passe.
- Un chacal, moi ? T'as plus les yeux en face des trous l'ami ...
- Bah oui enfoiré ... KofKof Tu m'as planté tes griffes dans les orbites, j'y vois plus rien ! KofKofKof

Je le regarde alors se vider quelque peu de son sang par le trou béant au niveau de sa hanche et un sentiment de satisfaction amplifiant mon petit plaisir personnel de voir la mort d'ordure dans son genre s'empare de mon être. Quel bonheur de voir tous ces hommes éventrés à mes pieds, l'odeur de leur hémoglobine encore chaude sur le sol. Ou devrais-je dire ... à mes pattes.
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BulupBulup ... BulupBulup ...

Prit d'un sentiment d'extase, humant l'odeur du sang inondant le sol à mes pieds alors que mon corps velu retrouve son apparence humaine, quelques spasmes viennent me secouer les fonds d'tiroirs avant de ressentir un désir infâme abreuvant ma faim insatiable de chair humaine. Bordel y'a vraiment un truc qui ne va pas chez moi; surtout quand j'pense à c'gros tas qui semblait si appétissant ... Puis je regarde cet escargophone que je sors de ma poche alors qu'il se met à brailler puis je l'imagine ouvert en deux, ses tripes à l'air dans mon assiette, accompagné d'un peu de beurre persillé. Mes canines se mettent à pousser dangereusement tout en s'accompagnant d'un filet de bave imagé par un grognement menaçant. Il me regarde dans un premier temps de manière suspecte, se demandant ce que je peux bien lui vouloir ; lui ne faisant que le travail pour lequel il est fait. Je le regarde avec appétit. Il me regarde. On se regarde. Il sue légèrement du front comprenant que j'ai une dalle atroce, tout en continuant de sonner. Un vrai pro dans n'importe quelle situation. Alors je me ravise lui octroyant le bénéfice du doute en tant que bon justicier, avant de décrocher.

- J'écoute.

Je jette un dernier coup d'œil au bougre comme pour lui demander une dernière fois s'il serait d'accord de vivre ses derniers instants.
Il me regarde apeuré.
J'ai faim.
Il me fait non de la tête.
Yume me répond alors depuis son denden. T'as d'la chance, elle t'a sauvée.

- Seikyuu, on en tient un.
- Un denden aussi appétissant que le mien ? J'crois pas non. dis-je en plein combat de regard avec la bestiole.
- De quoi tu m'parles là ?
- Hein ?
- Deux ?

Moment de silence gênant. Nouveaux spasmes. Ce fruit du démon va me rendre barge. Sûrement pour ça qu'on appelle ça comme ça. Pas folle la guêpe.

- On tient un des pirates. On a réussi à en arrêter un dans tout le brouhaha de la ville. On a sécurisé notre quartier et les griffeurs pour le ménage de leur côté comme tu leur a demandé. L'offensive ennemie semble terminer pour le moment car pas mal d'entre eux sont repartis se planquer dans les forêts aux pieds des Rocheuses. Et toi de ton côté, des survivants, des gars qu'on pourrait interroger ?
- Surviquoi ?
- Pourquoi je demande moi ... Bref, ramène-toi au plus vite, qu'on puisse en tirer quelque chose. Il semble totalement à l'ouest. Il nous parle des cent bêtes dans un charabia pas possible. J'en ai marre perso, viens t'en occuper, j'ai envie de prendre une douche, du sang de ces saloperies à tâcher mon corset tout neuf ...
- On prendra notre douche ensemble ?
- Le boulot avant tout, Commodore.
- Ça veut pas dire non ça.
- ...

Blup.
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Aujourd'hui était un jour faste à Marie-joa. Le Gouvernement Mondial venait de recruter un nouvel agent au sein du Cipher Pol. C'était le premier jour de Farore S. Corsandre. Et bien entendu, Costa était là pour la chaperonner. Pour l'occasion, il avait revêtu un costume gris anthracite et s'était affublé d'une cravate rouge criarde, dans le même ton que la crête de son masque. Le style. La classe. Il allait lui faire visiter les locaux et la présenter aux différents membres du Cipher Pol.
Depuis leur mission sur Manshon, Costa avait réfléchi à leur relation, le prenait-elle pour le dindon de la farce? Après tout, si elle décidait de trahir, il tomberait. Cela allait de soi. Aussi, Costa avait décidé de prendre un peu plus de distance avec Farore.

Il l'accueillit donc en lui tendant la main. Son arrivée sur Marie-joa était récente et le Gouvernement lui avait octroyé une chambre temporaire au Grand Marijoa Hotel. Cet hôtel n'était plus qu'un vestige de son propre passé mais cela représentait bien ce que le CP pensait de Farore. Elle avait du potentiel mais il allait falloir qu'elle le montre.

- J'espère que tu as fait bon voyage. Suis-moi, je vais te montrer les bureaux.

Et ainsi, il l'emmena dans ce qui semblait être un bâtiment quelconque. Enfin... Ce qui aurait pu passer pour un bureau quelconque. Sauf que les agents d'accueil étaient des membres du gouvernement, qu'ils reconnurent Costa d'un signe de tête et les firent entrer dans un monte-charges qui monta (ou descendit) pendant un instant. Aussi virent-ils à l'ouverture des portes une centaine d'employés de bureaux en open space en train d'oeuvre au bon fonctionnement du gouvernement mondial. Ils étaient dans les bureaux du Cipher Pol 5 et de leurs agents de catégorie III et II. Le nombre d'agents était assez impressionnant.

- Agent Cruise, c'est la nouvelle?

- Euh... Oui Agent... Davy c'est cela?

- Yep. Faites gaffe ou vous mettez les pieds Costa. Apparemment la dame derrière vous a déjà une petite réputation.

Wow. Venait-il vraiment de parler à l'agent Davy Douglas? Et là-bas, n'était-ce pas le Barracuda? Que faisaient les "grands noms" du CP5 dans les bureaux à cette heure-ci? A n'en pas doute, ils avaient du entendre parler de celle qui avait fait tomber Manshon ou du moins y avait contribué et ils venaient la jauger. Au milieu de tous ces regards, Costa traina Farore jusqu'à un bureau ou le mot "Directory" ornait une plaque de bois.

- M. Clifton, je vous amène Farore S. Corsandre, dit-il en se tournant vers elle. Je te laisse voir avec lui les formalités d'usage. Ce sera ton coordinateur. C'est déjà le mien. Tu verras, il est sympa et il connait tout le monde. Je t'attends et on va manger après. Si ça te va bien.
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Les cent bêtes et la bête. Minq

Opération Valkyrie Partie 2/2

Premier jour à Mariejoie



Après la conquête de Manshon par le Gouvernement mondial, Farore intègre le Cipher Pol 5 et est envoyer sur l'Archipel aux éveillés. Sa mission ? Attendre. Des journées entières s'écoulent sans nouvelles. Farore découvre un dojo et met à profit ce temps pour parfaire son art, rapidement, elle découvre que le maître du Dojo est un ancien soldat de la Marine, mais aussi le petit-fils de Marco le Phénix. Dans un concours de circonstances inhabituelles, elle se retrouve en possession du fruit et l'a ingéré.


Le navire de la Marine accoste péniblement au port en contre-bas de Red Line. Il faut dire que la houle est importante et que le timonier semble bien peu expérimenté. Farore avait traversé la totalité de Grand Line en quelques jours après son départ de l'archipel. Elle s'était habillé de façon à être raccord avec son nouvel emploi. Elle sort de sa cabine, c'est vrai que Farore est séduisante, elle était vêtue de sa jupe en flanelle grise à pince, d'une veste de tailleur strict sur une chemise "Popo Cannel" en soie ivoire. Elle se tenait très droite comme d'accoutumée. Son menton légèrement relevé, mais sans arrogance, attestait de son assurance. Car il lui fallait ne trahir aucun doutes, aucun ressentiment. Sa chevelure blonde était coiffée dans le style de le plus tendance de Manshon, celui de la femme d'affaires: une multitude de boucles cascadait jusqu'à ses épaules. Une coiffure assez longue pour être fatale mais assez courte pour rappeler que vous aviez affaire à une professionnelle intelligente.

Elle rejoint rapidement le pont sous les regards lourds et insistants des marins et des dockers tandis qu'un soldat l'apostrophe brièvement.

"L'ascenseur pour rejoindre les hauteurs de Red Line est par ici."

Farore ôte sa paire de lunette de soleil de chez "Rey Bam" avant de les ranger dans une poche, elle jauge du regard la hauteur de la montagne avant de hocher simplement la tête, elle gratifie le soldat de la marine d'un bref sourire avant que des flammes bleus n'enveloppe son corps la transformant peu à peu en une créature divine, les serres iridescentes se plantent dans le sol avant de propulser avec force le reste du corps vers les hauteurs, les ailes bleus battent avec force et fougue le vent. Il lui faut quelques minutes pour réaliser l'ascension avant d'atérir non loin de la plateforme de l'ascenseur. C'est à ce même endroit qu'un kiosque du Cipher Pol est présent, un stagiaire s'occupe ici d'orienter le personnel au sein de Mariejoie et c'est bien ce que fais le jeune homme présent en indiquant la marche à suivre pour Farore. Cette dernière suit donc la route indiqué avant d'arriver devant les locaux du Cipher Pol 5.

Costa était là, sans surprise en fait, choix logique du Cipher Pol. Mieux valait pour Farore taire son nouveau pouvoir pour le moment, à moins que le Cipher Pol ne soit d'ores et déjà au courant ? Elle sert la main de Costa, prenant soin de ne pas serrer trop fort à cause de ses bagues diverses. Sans dire un mot, elle se tient les côtes, encore blessée par les combats de Manshon avant de suivre Costa avec le souffle court mais sans jamais rien transparaître. Puis, l'agent Davy interpelle Costa le mettant en garde contre Farore. Si Costa presse le pas pour la faire suivre, cette dernière s'arrête à hauteur de Davy, laissant plonger son regard implacable dans celui de l'agent. Il n'y a aucune différence entre le Cipher Pol et la Mafia, les mêmes codes s'appliquent ici sauf que le Cipher Pol est du côté des plus puissants, ni plus, ni moins.

"Bonjour agent Davy. Merci de prévenir l'agent Cruise. Mais ce dernier à pu voir toute l'étendue de mes compétences divers et variés et a su miser sur le bond cheval. Je n'ai aucun conseil à vous donnez, bien entendu, mais je serai vous... Je miserai aussi sur moi. Qui sait... Je pourrais malencontreusement devenir rapidement votre chef d'équipe ou inversement. Tâchons donc d’être cordial voulez-vous ?"

Elle soutient son regard un long instant tandis qu'il n'ajoute aucun mot. Il fallait sortir les crocs et ce dès le premier jour, on est le chasseur ou la proie, mais en aucun cas entre-deux, ça n'existe pas.Elle emboîte le pas à Costa, faisant claquer ses talons vernis à la semelle rouge. Les voilà désormais dans le bureau du Coordinateur, Monsieur Cliffton. Elle ne s'assoit pas, patiente.

"Farore S. Corsandre hein ?"

Il fait signe à Cruise de sortir du bureau tandis qu'il sort un épais dossier sur Farore à même le bureau. Il fait signe à Farore de s’asseoir, elle refuse poliment préférant rester debout.

"Je ne vais pas y aller par quatre chemin. Moi, je t'aime pas. Ton nom code sera "Valkyrie", ta mission est la suivante pour une durée indéterminée... Tu pars ce jour avec Cruise. Vous allez rejoindre l'île des Pythons rocheux, la Marine prépare un gros coup et veut des gars qui envoi... Et oui, on sait pour ton fruit du démon ma grande. Des questions ? Non je m'en fous. File."


Demi-tour droite, Farore ouvre le bureau et sort des lieux, elle n'avait pas spécialement l'habitude des ordres mais elle s'en accommoderait elle rejoint alors Costa Cruise.

"Alors ? La suite ? Tu sais pour la mission ?"

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Le paternel que j'n'ai jamais eu m'a dit un jour, les discours de sourd rendent con. Mais je crois qu'après ce qu'il va se passer dans les prochaines minutes, le nouvel adage sera que les discours de con rendent sourd.

Le pas lourd, marchand avec panache dans les rues du port des Pythons tout en traînant un corps ennemi du bout des doigts, je témoigne d'une gueule anéantie d'impatience face au bougre attaché à un poteau autour duquel les griffeurs et Yume attendent. La clope fumante au bout des lèvres, j'épluche d'un œil fielleux le dernier survivant de l'assaut avec un léger goût de gerbe dans la bouche. Après tout, c'est le seul goût que je peux avoir au fond de la gorge quand je suis en compagnie de pirates.

L'air ambiant se tend alors que mon inéluctable soif de sang me gagne à nouveau. Il le ressent. Yume le ressent. Ainsi que n'importe quelle personne présente à un kilomètre à la ronde. Depuis tout petit, j'ai ce truc un peu spécial de propulser naturellement mon aura de violence autour de moi, ascendant mes pulsions meurtrières. C'est sûrement ce qu'on appelle la violence incarnée. Mais je m'en sers pour terroriser le menu fretin de la piraterie et ça c'est plutôt satisfaisant.

M'accroupissant à hauteur du poisson d'eau douce, j'expulse un épais nuage de fumée sur son visage, comme pour le réveiller du semi-coma qu'il est entrain de faire, redressant sa gueule enfariné pleine de sang.

- Putain regardez-moi le, il se réveille.
- ... Argh ...
- Tu tires une de ces gueules l'ami. La bibine ça t'réussi pas trop hein.
- On ... On a trop fait la fête papounet ?
- Pap- ? Mais c'est quoi c'bordel Yume. Il était totalement con ton bordel là ! dis-je en me retournant vers la concerné d'un air mêlant incompréhension et anxiété.

Le type me prend pour son père ? À la base, je voulais juste refléter le fait qu'il ai mal au crâne en comparé les coups de matraque qu'il a reçu par rapport à une bonne biture et me voilà entrain d'être pris à mon propre jeu. C'toujours comme ça que ça s'passe de toute façon. Saigneur.

- C'est ce que j'ai essayé de te dire au denden ...

Je la regarde.
Elle me regarde.
L'autre abruti me regarde avec des étoiles dans les yeux.
Je le regarde.
Mes phalanges viennent lui arracher subitement quelques chicots.
Réflexe de marine à pirate.

- Vous les chiens du gouvernement, vous êtes tous les mêmes ...
- N'est pas chien qui veut. Au début j'avais du mal à m'y faire mais maintenant ça va, je commence à contrôler mes pulsions à vouloir pisser partout où je sens une odeur pas folle autour de moi. C'est vrai qu'au départ je me disais dans quelle merde je suis. Mais aujourd'hui ça va, je me sens bien. J'ai l'impression d'avoir des griffes pouvant tout trancher sans la moindre difficulté, c'est fou. Maintenant j'ai une ouïe, un odorat et une vue surdéveloppées qui m'aide dans le quotidien. Fini les tracas journaliers.

- Et tu te lèches les parties aussi ?
...

- Pas très gentleman de demander ça à une dame.
- T'es une femme avec ta barbichette là ?
- Non. Mais qui te dit que je suis un homme. Qui es-tu pour juger de ce que je dois être ?
- Oh bordel pas ce débat.
- Oh bordel pas ce débat. CHIPS !
- Vous êtes sérieux là ?
- Je maîtrise la situation Yume, ne t'en fais pas.
- En jouant à chipser l'autre ? C'est une blague ? Et comment tu vas pouvoir lui soutirer la moindre information s'il joue dans ton jeu ? Ce qu'il est entrain de faire en plus.
- Ca va. J'ai juste à dire son prénom pour qu'il puisse l'ouvrir à nouveau.
- Et tu le connais son prénom ? Parce que moi pas.
- ...
- Ah bah ouais t'es bien con là !
- ... Ok Jack, dis moi où est ton boss. J'ai entendu dire que vous étiez des fanatiques des Cent Bêtes.

Moment de silence, alors que j'affiche ce même air agacé continuellement.

- J'vous dirais rien d'abord !
- QUOI C'EST TON PRENOM ?!
- Bah oui.
- J'le savais. Tous les pirates s'appellent comme ça. Comme s'ils connaissaient l'originalité en plus d'avoir un honneur. Tss ...
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Le navire vogue tranquillement lorsque le denden retenti. Le commandant de bord y répond avant
de sonner la cloche trois fois, dès lors c’est l’ensemble du navire qui s’affole pour mettre plus de
puissance vers le port des Pythons Rocheux.

Toujours en « formation », L’agent Costa Cruise explique à la jeune dame que les trois coups signifie
qu’une attaque pirate est en cours. Elle prend quelques informations auprès du lieutenant de
vaisseau qui lui indique très clairement que les rapports préliminaires parlent d’une attaque sur le
port. Le navire devrait mettre encore une bonne demie-heure pour arriver à quai, un temps
d’intervention beaucoup trop long pour la jeune femme.

Elle jette un regard taquin à Costa avant de laisser ses jambes se transformer en serres aiguisés et des
bras en ailes enflammées puissantes. Elle s’envole légèrement avant de prendre Costa par les
épaules pour lui offrir un vol au-dessus de la mer. En quelques battements d’ailes, elle parvient à
déposer Costa sur un ponton avant de s’élever à nouveau dans le ciel. Elle effectue un tour de
reconnaissance pour voir une unité de la marine prendre les choses en main. Elle se devait d’être
exemplaire pour tenter de mettre à mal son image de mafieuse et c’est bien ce qu’elle comptait
faire !

Utilisant ses yeux elle peut voir un groupe de fuyard qui tirent à tout va sur les bâtiments. Elle plonge
en piquet avant de laisser l’une de ses pattes transpercer de part en part un pirate, ses entrailles se
répandent sur le sol tandis que l’agent gouvernemental utilise son fire heart pour revêtir ses ailes
d’un feu ardent qu’elle laisse s’abattre sur les derniers ennemis, carbonisés. Satisfaite de la situation,
elle reprend totalement forme humaine avant de remettre sa paire de « ray bam ».
Non loin d’ici elle pouvait entendre une voix puissante hurler des questions. Serait ce ici l’unité de la
marine qui aurait fait des prisonniers ? Impossible de le savoir, mais Farore utilise sa prudence et son
flegme légendaire pour s’avancer a pas de chat. Elle aperçoit dès lors plusieurs soldats de la Marine
ainsi qu’un Zoan bien décidé à faire parler l’adversité sur ses intentions. Farore ne manifeste pas sa
présence mais, elle se penche au-dessus du corps d’un officier de la Marine avant de se baisser pour
fouiller son corps, ce qu’il y trouve ne l’a réjoui aucunement. Il s’agissait ici la personne de contact
pour réaliser la mission du Cipher Pol qui était désormais inconnue. Elle sort dès lors son DenDen et
prends contact avec Costa.

« Ici Valkyrie. On a un problème ici… Je vais prendre contact avec la Marine. Je suis au niveau du
centre-ville, légèrement excentrée. »


Elle raccroche et range son Denden avant de s’avancer vers la marine avec une certaine assurance.
Pas de dédains ni d’arrogance, mais une certaine prestance imposée par sa fonction. Après tout, ce
n’est pas tous les jours qu’on rencontre un agent secret. Quelques instants plus tard, le navire qui avait servi de moyen de transport pour les agents gouvernementaux, parvient à accoster et déverse de part et d'autres ses soldats pour prêter main forte à la sécurisation des lieux. Des soldats moins gradés emportent avec un mystérieux sac qu'il dépose non de Farore, cette dernière les remercie franchement avant de prendre une lanière et de la fixer sur son omoplate. Elle s'approche dès lors du zoan avant de l'apostropher brièvement.

"Dites euh... Quand vous aurez fini là. Ce serait bien si on pouvait parler un peu, je crois qu'on a un petit souci commun."


C'était la première fois qu'elle s'adressait à un soldat de la marine avec un grade supposément important sans lui faire une offre de pot de vin ou menacer sa famille. Il fallait donc bien l'excuser un peu pour son approche rustre.
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