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Un petit pas pour l'humain, un grand pas pour le géant

L’île de Tetsu est un nouveau point de départ pour nous tous. Bien que Red et Izya aient signé pour se confronter au gouvernement mondial dans ma lutte pour abolir le Buster Call, le festival marque une nouvelle collaboration et une séparation. Izya part de son côté pour se départir de l’image de Red, elle va se lancer dans une conquête. Rossignol quant à lui retourne sur la première partie de Grand Line à la recherche d’un fruit du démon. Et moi ? Moi je suis sur Mangrove Works, à l’écart de la civilisation et en train de pêcher. Nous avons vaincu l’Empereur Teach ensemble, à présent chacun a besoin de se retrouver. Mais à n’en point douter, la prochaine fois qu’on se réunira marquera de nouveau l’histoire.

Ils semblent aller bien pour le moment, si j’en juge leur vivre card. Mais mettons ça de côté, je dois me concentrer sur moi, pour la première fois depuis bien longtemps. Et… oh ça mord ! C’est ma cinquième prise ! Oh hisse… hum. Une belle bête, elle devrait pouvoir faire l’affai… Hé ! Qui t’a permis de m’attaquer ? Tu vas m’obéir monstre marin, ou tu passeras sur le grill ! Voilà. Brave bête. Pourquoi les humains ne sont-ils pas aussi obéissant face au Haki des Rois ? Bon, j’ai mon moyen de transport. Tu bouges pas, je lève le camp.

C’est ainsi que je navigue sur le nouveau monde : grâce aux créatures qui y vivent. Il suffit d’un premier appât, souvent une mouette qui apporte le journal, et après chaque prise sert de nouvel appât, auquel j’ajoute des phéromones pour attirer plus rapidement d’autres bêtes, jusqu’à en obtenir un dont la taille permet de me supporter moi et une longue traversée. Néanmoins c’est un procédé que je déconseille vivement à ceux qui ont le mal de mer.

Nouveau voyage, cette fois vers ma réelle destination : Erbaff. Je constate en chemin qu’il y a des affaires qui ne m’appartiennent pas dans ma valise. J’en ai également une que j’ai volé à Izya, avec des vêtements à elle pour un autre projet, et dont je ne lui ai pas fait mention parce qu’elle aurait très certainement mal interprété le fait que je lui demande des vêtements… ah, ils portent encore son odeur… Hum, je parlais de ma valise à moi. J’y ai trouvé plusieurs lettres signés par la main de l’enfant déesse. Parmi elles : une photo prise sur mon île natale, où j’y figure aux côtés du maire qui m’a élevé et qui représente pour moi la figure paternelle. Omiyage… une île détruite par le Buster Call. Comment a-t-elle pu se procurer pareil cliché ?

Une photo:

L’intention me touche et comme les négociations entre Red et Kiyori se sont bien passées, j’ose croire que la fiole et son indication de la boire ne sont pas un piège. Je me lance. Ça a le goût amer des médicaments et ne ressemble à aucun alcool que je connais. Je ne sens d’abord aucune différence dans mon corps. Rien a changé, il n’y a que le bruit des vagues qui m’entourent et… le bruit des vagues !? C’est pas possible… J’entends de nouveau ? J’ai recouvert l’ouïe ? Cette déesse enfant est vraiment incroyable ! Mais alors… Que dois-je tirer de ce dessin de clé ? Il est écrit « Seul toi peux trouver la clé et ce qu’elle ouvre ».

Un vieux morceau de parchemin:

Dois je le prendre comme une métaphore philosophique d’un cheminement personnel ou au pied de la lettre et me mettre à la recherche de cette clé ? Hum… un projet à la fois. Je ne devrais pas tarder à parvenir sur Erbaff. Concentrons nous là-dessus.

Pour la première fois depuis très longtemps, je me retrouve à m’aventurer seul en terrain inconnu. Cette sensation, je l’avais presque oubliée. Seul avec ma dague, réplique de celle que j’avais au début de mon voyage, il y a des années de ça sur les Blues. C’est le moment de faire un point et de constater le chemin parcouru. Le Reyson d’aujourd’hui est-il le même qu’avant ou a-t-il grandi ? Est-il plus fort ? Quoi de mieux que de se confronter aux géants pour mesurer sa propre valeur ? En voilà une échelle à ma taille !

Lorsque je pose pied à terre, j’hésite d’abord quoi faire de Bubulle, le monstre marin qui m’a transporté docilement jusqu’ici. Lui rendre la liberté ? Le manger ? Finalement il eût pour rôle de monter la garde près de l’endroit où j’ai enterré mes affaires, ne gardant sur moi que ma dague, la photo d’Omiyage et un escargophones.

Je ferme les yeux et me concentre sur les nouvelles voix que j’ai perçu lorsque j’étais sourd : le mantra. Une voix de l’âme que chacun décrit différemment. Dans mon cas je ressens une flamme, de couleur, d’intensité et de forme diverses selon l’individu. La flamme de l’âme qui brûle d’une vie unique et propre à chacun. Et immédiatement il y a un hic. Je pensais me diriger simplement en direction de l’endroit qui rassemble le plus d’êtres vivants, mais il y en a deux à grande densité, dont l’une se trouve… plus bas ? Cette île possède-t-elle une crevasse ou des gens habitent-ils sous terre ? Bon, je recherche des géants, il est plus probable qu’ils soient à la surface. Question taille c’est plus pratique, même si je dois avouer ne pas avoir croisé de géants jusqu’à maintenant. Sont ils aussi grands qu’on le dit ? Et comment accueillent-ils les humains ? Je me demande aussi s’ils sont au courant de ce qui se passe dans le monde, ou plus précisément s’ils me reconnaîtront. A priori, si la rumeur selon laquelle ils veulent améliorer leur armée pour parer à une éventuelle attaque d’Empereur a pu me parvenir, c’est que les informations circulent. Mais cette rumeur date de l’an passé, est elle toujours d’actualité ?

On verra bien. Direction la densité de population en surface. Sans déguisement ni discrétion. Le chemin direct, droit et d’un pas affirmé.

Je suis prêt !
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エルバフ

∆ feat. Reyson D. Anstis ∆


Erbaff n'était pas réputée pour être une île où il faisait particulièrement bon vivre. Outre le climat terrible qui y régnait, la présence de géants et de trolls rendait l'endroit particulièrement dangereux. L'île ne se trouvait pas sur la voie agitée du nouveau monde pour rien. Arrivant de manière peu commune, le commandant Reyson posa les pieds sur une terre où le vent était si violent qu'il lui fit rapidement dresser tous les poils du corps. Qu'il tolère ou non de telles températures, il regretterait certainement de ne pas être vêtu un peu plus chaudement. N'écoutant que son courage et sa détermination, le pirate se fia à son mantra pour trouver la plus grande concentration urbaine de l'île avant de s'y rendre.

À mesure que l'homme avançait, la température continua de descendre tandis que le vent devenait de plus en plus violent. Pour ne rien arranger à la situation, la neige commença à tomber du ciel. Si le forban prenait le temps de lever les yeux, il ne manquerait pas de voir d'immenses oiseaux dans les airs. Plus gros que des humains, ils tournaient dans les cieux et certains semblaient intéressés par le maudit. Fort heureusement, il dégageait une telle aura de puissance que les menaces à plumes restaient prudentes.


La force du commandant d'empereur n'étant plus à prouver, l'attaquer de front aurait été une erreur particulièrement stupide. Si les trolls étaient de monstres de force brute, ils ne brillaient cependant pas par leur intelligence. Apercevant au loin ce petit bout d'humain qui avançait d'un pas décidé, un gros spécimen à la fourrure grise se mit en tête d'en faire son casse-croûte. S'approchant d'abord silencieusement, il se ensuite mit à hurler comme un dément en bondissant sur sa cible.  




© ciitroon
    C’est donc ça un géant ? J’imaginais ça plus… humain et moins monstrueux. Mais soit, des monstres c’est bien aussi. Ils seront plus dissuasifs.

    « Je viens voir votre roi ! »

    Malheureusement le grand gaillard n’en a cure. Il hurle et me fonce dessus avec des intentions tout sauf bienveillantes. C’est déjà l’heure de la démonstration de force ? Il ne sait donc pas qui je suis ? J’hésite un instant à dégainer ma dague et je me ravise : si je commence à faire couler le sang de ses sujets, cela pourrait porter préjudice aux futurs négociations. Je prends alors appui sur mes jambes que je dope aux hormones avant de filer dans le ciel d’un puissant bond en direction du rapace le plus proche qui ouvre déjà sa gueule avant de comprendre que je ne suis pas à sa merci dans les airs : je m’y déplace grâce au Geppou. Trop tard pour s’enfuir, mon aura royal l’a déjà atteint et il ressent instinctivement qu’il vaut mieux m’obéir pour ne pas perdre la vie.

    « Brave bête. Tu seras Zoizo. Amène moi jusqu’à la cité des géants ! »

    Là haut je ne devrais pas risquer d’être confronté à d’autres géants. Il ne me reste plus qu’à espérer que ceux de la ville sont plus civilisés que celui qui m’a foncé dessus et qui regarde dans le ciel d’un air hagard.

    Néanmoins, le vent se fait encore plus ressentir là haut. Et pour ne rien arranger, la neige s’en mêle. La neige… Elle me rappelle un lointain cauchemar : Impel Down. J’ai vécu l’enfer glacial, vêtu d’un simple haillon. J’y avais perdu la tête et la vue du moindre flocon déclenchait chez moi une folie meurtrière où je prenais tout le monde pour un ennemi. Pour l’un de ces loups dévoreurs d’hommes qui régnaient sur l’étage glacé d’Impel Down. Mais j’ai surmonté ce traumatisme lors de la bataille contre Teach, sur la Fin de Toreshky. J’ai tourné cette page, arrêté de fuir. Enfin j’avance !

    Le froid n’est rien. J’ai vécu tellement pire que je le supporte sans mal, même si ça n’empêche pas ma peau de subir des engelures. Cependant je préfère savoir mon corps au mieux de sa forme en cas de négociations musclées. Je me cale tout contre Zoizo et glisse mes membres sous ses plumes pour ne pas sentir le vent.

    Direction la cité des géants et son roi !
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    ∆ feat. Reyson D. Anstis ∆


    Aussi vite que troll avait attaqué, sa cible avait pris la fuite. Regardant le petit bout d'homme s'en aller de manière peur conventionnelle, il resta abruti quelques longues secondes avant de hurler comme un fou furieux. Malgré le vent violent qui soufflait, Reyson ne manquerait certainement pas les nombreuses insultes du géants, toutes prononcées dans un langage de plus en plus fleuri. S'il était idiot, on ne pouvait lui retirer qu'il connaissant grand nombre de façon de dénigrer un interlocuteur.

    Filant à travers Erbaff à grande vitesse sur le dos de son immense rapace provisoirement domestiqué, le pirate eut bien vite la malchance de constater que le temps devenait de plus en plus mauvais. La neige qui tombait et le vent se muèrent finalement en ce qui ressemblait au début d'une tempête. En dépit de sa taille et de son expérience en la matière, le vol de l'oiseau devint de plus en plus laborieux. Des bourrasque gelées fouettaient le visage du maudit et sa visibilité se retrouva réduite à peau de chagrin. Malgré tout, il tenait bon et à mesure que le temps passait, il se rapprochait de la cité des géants.


    Quand finalement la météo commença à se calmer, si Reyson était alors concentré, il pourrait peut-être constater grâce à son mantra qu'il n'était plus seul. Au loin, deux goliaths remarquèrent la présence d'un humain juché sur le dos du rapace et s'en inquiétèrent. Un premier projectile frôla le pirate. S'il faisait attention il ne manquerait pas de constater que ce qui pour les géants n'était qu'un javelot faisait bien plus office pour lui de tronc d'arbre. Le duo ne s'avouant pas vaincu, il redoubla d'efforts et parvint finalement à toucher l'animal à l'aile. Le trait en bois se planta dans son aile et il perdit rapidement et dangereusement de l'altitude.




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      Un oiseau géant est quand même bien plus confortable qu’un dragon. Entre les plumes et les écailles, il n’y a pas photo. Et puis ce volatile a bien meilleur caractère qu’Izya, ou pour être plus cru : il est obéissant et ne se plaint pas. Surtout : il ne risque pas de me cracher du feu à la gueule. Zoizo, je t’aime bien. Je vais peut-être même te garder…



      Selon une légende urbaine, le capitaine coule avec son navire. Mon véhicule est en plein crash aérien. Je crierais bien les femmes et les enfants d’abord, mais il n’y en a pas et je ne vois nul canoé de sauvetage. Si je me transforme en femme, je peux jouer quid du rôle du capitaine ou de la femme je souhaite jouer, et ainsi ne pas sombrer avec le navire sans que mon honneur n’en pâtisse ? Non parce que je viens à peine de le rencontrer, Zoizo, et j’ai déjà un véhicule volant personnel. Un dragon même ! Avouez que c’est quand même bien plus classe. Et je la connais depuis plus longtemps Izya aussi. Puis elle elle se serait pas fait abattre par un tronc d’arbre. Elle aurait râlé, craché du feu, et encore râlé. Puis Zoizo c’est un prénom un peu ridicule, ma réputation m’interdirait de siéger sur pareil patronyme.

      Désolé Zoizo, c’est un adieu. Mais ne t’inquiète pas, je ne t’oublierais pas. Tu vivras dans ma mémoire encore deux bonnes heures au moins.

      Alors que nous étions près de l’atterrissage forcé, j’abandonne le navire d’un bond pour gagner terre sans encombre. Je jette un ultime regard à Zoizo, qui ne ressemble plus guère qu’à un amas de sang et de plumes, avant de me tourner vers les deux harponneurs plus loin. Est-ce une tradition d’attaquer les gens sur cette île ? Pourtant il n’émane pas d’eux la même hostilité que le premier fou furieux, et leur tenue vestimentaire laisse penser à un niveau d’éducation plus avancé que l’autre qui tenait davantage du gros rocher que de l’homme. Eux semblent plus humains… Mais je ne devrais pas le dire ainsi, ça pourrait être pris pour une insulte.

      « Bonjour ! Je sollicite une audience avec votre roi. »

      Retentons notre chance. Et cette fois, si ça ne marche pas, ils ont quelque chose qui peuvent m’intéresser : leurs vêtements. Enfin je veux dire, je me dois de venger Zoizo pour qu’il puisse trouver le repos qu’il mérite.
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      Les deux géants qui se trouvaient jusque là en patrouille regardèrent le pirate s'en sortir avec brio. Le premier, un brun plus jeune et à la barbe touffue, donna un léger coup de coude à son collègue, plus vieux et blond. Ils semblaient impressionnés par la manière dont leur cible venait de s'en sortir. L'ainé, qui se trouvait évidemment être le chef du duo, dévisagea longuement cet humain qui s'adressait à lui. Une telle demande n'était pas courante.


      « Sacrée réception, dit le plus jeune

      - Tais toi, Kurt. »


      Le chef s'avança d'un pas vers le pirate, un javelot toujours à la main. Baissant les yeux vers son interlocuteur, il souffla longuement du nez.


      « Les demi-portions dans ton genre ne demandent pas audience au roi. Qui es-tu, étranger à dos d'aigle ? Au nom de quoi notre souverain souhaiterait-il perdre son temps avec toi? »


      L'outrecuidance du maudit impressionnait le géant. Rares étaient les humains ne connaissant pas leur place sur Erbaff. Ses manières semblaient indiquer qu'il n'était pas du coin, ce qui attirait inexorablement la curiosité.



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        Demi-portion hein ? Je dois avouer que c’est bien la première fois que je dois autant lever la tête pour soutenir le regard de mon interlocuteur. Même les pacifistas, déjà imposants, ne sont que des gringalets en comparaison. Dois-je me mettre à leur hauteur pour leur faire changer d’avis ? Ou les abaisser à la mienne ? Le respect, ça se prend. Et il semblerait que c’est par là que je dois commencer. Le tronc d’arbre dans sa main, le géant cherche-t-il à m’intimider, à marquer son territoire ? Malheureusement pour lui je suis un conquérant, mais posons d’abord le cadre de ma supériorité.

        « Oh pardon. Dans ce cas je ne demande pas audience au roi, mais je vous l’ordonne…
        Vous recherchez de quoi renforcer votre armée ? J’en ai le pouvoir. De vous protéger comme de vous commander.
        Voici ce que je vous propose : tentez donc de me faire ployer le genou. Je ne bougerais pas d’un pouce, je n’éviterais pas vos coups. Et, lorsque vous comprendrez qui je suis, que vous vous agenouillerez devant la demi portion, alors je vous donnerais mon nom et vous me guiderez jusqu’à votre roi. »


        Deal ? Red m’a expliqué que le mantra permet aussi d’évaluer la puissance d’un individu. Ou plutôt de ressentir si on est en danger ou non. Ces géants sont peut-être puissants, mais je ne ressens pas la moindre trace de Dame la Mort rôdait dans les parages. Là bas, plus loin, dans la cité des géants il y a bien quelques flammes d’intensité dont je dois me méfier.

        Le jeune géant se met à rire, très vite suivi par le second qui me fait face. C’est à présent certain : ils prennent les humains de haut. Pour eux il est impensable de perdre pareil défi et voilà déjà qu’il brandit son javelot en l’air : il ne compte en aucun cas retenir ses coups. Bien au contraire : il se doit de remettre la demi portion à sa place. Ou est ce son honneur de guerrier qui l’empêche de se retenir dans une confrontation de force ? Encore faudrait-il qu’il m’estime comme un guerrier. Mais ça ne saurait tarder : mon corps se revêt de noir tandis que l’arbre s’abat sur moi comme un coup de tonnerre.

        « T’y vas pas de main morte, il ne va rester que de la bouillie de lui. »

        Le bois vole en éclat sous l’impact, l’arbre est totalement détruit. Quant à moi… je suis toujours là, droit et fier, comme s’il ne s’était rien passé, que le tronc ne m’avait pas touché – ce qui fût le cas grâce au Haki de l’armement. Et lorsqu’ils s’en aperçurent, que leurs regards croisèrent le mien, il était déjà trop tard : leurs jambes se mirent à trembler et ils s’affaiscèrent devant moi, leurs corps réagissant naturellement à mon aura royal.

        « Je m’appelle Reyson D. Anstis. »

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        Incapables de lutter, les géants s'écroulèrent face au pirate. Une telle chose ne leur était jamais arrivée. Qu'un simple humain les malmène de la sorte n'était pas quelque chose de normal pour ces deux forces de la nature. Moins affecté, le doyen commença lentement à se relever. D'abord sous le choc, il scruta quelques instants avant de se mettre à rire de bon cœur. Bien vite suivi par le plus jeune, les géants se tapèrent dans le dos en se remettant debout.


        « Bon sang, ça c'est de la force ! On sait qui tu es petit bout d'homme. Très bien, j'accepte de te mener jusqu'au roi. »


        Les deux individus ne semblaient pas rancuniers. Au lieu de sentir humiliés, ils avaient plutôt acceptés l'idée que le pirate méritait le respect. La force étant une chose primordiale à leurs yeux, il était normal de les voir agir de la sorte. À bon rythme, le trio se mit en route en direction de la cité géante d'Utgard. Si jusque là le temps peu clément empêchait Reyson de voir très loin, il se rendit compte très vite qu'il n'était en réalité qu'à une petite demi-heure de sa destination. Les géants avançant vite, bien plus qu'un humain, le maudit était contraint de trottiner pour ne pas être distancé.


        Quand les remparts de la cité apparurent, le commandant d'empereur pourrait se rendre compter que face à un tel ouvrage il n'était que peu de chose. Tel une fourmi devant une montagne, il ne pourrait qu'être impressionné. Bien vite, Reyson put se rendre compte que la plupart des gens le regardaient avec un mélange de mépris et d'hostilité. Ici, les humains n'étaient pas très bien vus et les locaux ne s'en cachaient pas. Presque une heure après son départ, la petite troupe arriva aux portes du château où la garde royale prit le relai pour mener l'étranger au roi. Ce dernier était particulièrement impressionnant dans son immense trône. La tête posée contre les phalanges de sa main gauche, il posa son regard inquisiteur sur le pirate qu'il reconnut en un instant, sa réputation n'étant plus à faire.



        « Parle. »


        Autoritaire et visiblement assez peu patient, le souverain géant ne semblait pas très amical. Tout en lui montrait à son interlocuteur qu'il n'était pas le bienvenue et qu'il valait mieux qu'il mette les formes s'il ne voulait pas qu'il lui arrive malheur.


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          Je me souviens encore de mes premières batailles, loin sur les Blues et sur Grand Line ensuite, lorsque mon corps ressentait cette peur particulière : qu’au moindre faux pas, à la moindre erreur de calcul, la Faucheuse me cueillait. Je me souviens de cette sensation et de mes jambes qui tremblaient. J’avais pourtant confiance en mes capacités, mais le stress pesait sur mon corps et le marquait de ses symptômes.

          Je me trouve dans une situation similaire aujourd’hui. Tout est gigantesque autour de moi et du roi jusqu’aux simples civils, je ne trouverais pas d’allié en cas de conflit. Tous m’ont regardé d’un air dédaigneux. Me voici donc au milieu d’une cité ou d’une simple phrase, d’un mot de travers, je me retrouverais piégé dans la gueule du loup. Et pourtant mes jambes ne tremblent pas. Je sais que je dois faire attention, je sais le danger, mais je n’ai pas peur. Au contraire, le risque m’excite. Retrouver cette sensation si lointaine, comme lorsque je m’infiltrais seul dans une base de la marine sur les Blues... Je ne peux compter que sur moi-même. Je me retrouve enfin.

          « Roi des géants, votre île était sous la protection du Seigneur d’Ivoire, déchu par le Malvoulant.
          J’ai combattu Teach. Je lui ai fait face ! Il n’est plus tandis que je suis bien vivant…
          Je viens vous proposer une alliance. Arborez mon pavillon sur les murs de votre cité et tous sauront que s’en prendre à vous c’est s’attirer le courroux de puissances qui ont vaincu le Malvoulant. »


          Pas de révérence. Pas sûr qu’il verrait la différence de là où il se trouve. Mais surtout, si c’est un peuple qui se base sur la force et non la politique des mots mielleux, rester droit face à ce souverain m’avantagerait plus que des courbettes. Ma posture envoie un message bien précis : je ne lui suis pas inférieur. N’est ce pas le minimum requis pour leur proposer protection ? Il ne reste plus qu’à vérifier si cette vieille rumeur est toujours d’actualité : les géants cherchent-ils encore à assurer leur défense ?
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          Se redressant légèrement sur son imposant trône, le monarque se crispa. Sa mâchoire se resserra tandis qu'il soufflait longuement du nez. Plissant les yeux, il ne masquait en rien son agacement.


          « Erbaff n'était sous la protection de personne, elle ne l'a jamais été. Mon prédécesseur avait noué une alliance dans l'hydromel avec Toreshky, cela s'arrête là. »


          Tapotant du doigt contre la rambarde de son trône, le géant détailla longuement le petit homme qui se tenait face à lui. La garde royale ne quittait pas non plus le pirate des yeux. Le moins que l'on puisse dire, c'était qu'une ambiance pesante régnait.


          « Je n'ignore pas qui tu es, ni pour qui tu travailles. Teach était une menace, cela ne fait aucun doute, mais ne sois pas trop prompt à t'approprier cette victoire, je n'ignore rien non plus de l'alliance qui a été montée contre lui. Tu es un homme fort, très fort, bien plus que nombre de mes semblables, c'est certain, mais pas plus que moi. Non seulement je n'ai pas la moindre envie d'afficher sur les murs de ma cité les couleurs d'un simple humain, mais je doute avoir seulement besoin de toi.  Qu'aurais-tu donc à offrir à Erbaff que je ne puisse lui donner moi-même ? »


          Allant droit au but, le géant ne s'encombrait pas des simagrées habituellement d'usage. La négociation venait de commencer et vu l'hostilité affichée par le souverain, le maudit allait devoir se montrer particulièrement persuasif s'il voulait pouvoir obtenir gain de cause.


          © ciitroon
            « Pour qui je travaille ? J’ai bien des alliés en effet, mais je suis mon propre capitaine. Je ne suis le subordonné de personne. »

            Néanmoins, en s’alliant avec moi il pourra bénéficier indirectement du soutien de mes alliés. Si les géants sont attaqués, je devrais venir les aider. Et si je combats, mes alliés m’épauleront au besoin : Red et Izya. Malheureusement, le grand roi ne semble pas enthousiaste à l’idée de cette collaboration. A moins qu’il ne cherche à négocier ? Le lien avec Toreshky date de son prédécesseur, leur besoin de se renforcer également ? Non. S’il n’y avait rien, j’aurais déjà été congédié ou arrêté. Le roi use de sa salive avec moi : il a donc des besoins. Ou, au pire, il ne souhaite pas de conflit : s’en prendre à moi c’est risquer le courroux d’Armada et du nouvel Empereur qui y habite. Et même si le roi est confiant en ses capacités, sa cité n’en ressortirait pas indemne si nous venions à nous battre.

            Ce n’est pourtant pas une raison pour tester sa patience et faire durer les négociations. Il l’a bien montré en étant direct. Qu’ai-je à offrir à Erbaff qu’il ne peut lui donner lui-même ?

            « L’histoire.
            Votre réputation est votre meilleure défense : vous êtes grands et forts. Vous inspirez crainte et respect. Malheureusement, les Mangemondes parcourent les mers, ils se confrontent aux autres. A chaque conflit qui s’éternisera, à chaque défaite, les gens se rendront compte que les géants ne sont pas invincibles. Que, comme vous l’avez dit, un humain peut être plus fort qu’un géant.
            Or, au même titre que les Mangemondes, vous êtes aussi des géants. Erbaff, cité aux milles légendes, ne portera plus l’odeur de la puissance mais de la convoitise.
            Ce qui fait votre réputation est votre taille et votre force. Avant vous, les antiques géants étaient encore plus grands et plus forts. C’est leur histoire que je vous propose : qu’on ne vous compare pas aux Mangemondes, que personne ne puisse penser être à la hauteur d’Erbaff. Ne soyez plus des géants mais des titans. »


            D’une piqûre sur moi-même, mon corps se met à grandir, les muscles se développent, deviennent plus saillants, plus imposants. Et bien que ma croissance s’arrête à la moitié de la taille du roi, j’étais un simple humain à la base. Si on prend en compte le facteur par lequel ma taille s’est multipliée, qu’en serait-il sur ces géants ?

            « Ai-je toujours l’air d’un simple humain dont on ne veut pas sur ses murs ? »
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            Si Reyson était connu, ses pouvoirs l'étaient également. Le roi savait bien entendu qu'il s'agissait d'un maudit dont les capacités impressionnantes avaient fait de lui le maître d'un cadran sur Armada. S'il n'était donc pas étonné, il n'en demeurait pas moins impressionné par ce spectacle. Laissant échapper un très bref sourire, il se mit à applaudir de manière sarcastiques durant quelques secondes.


            « Tu piquais ma curiosité, mais là, tu forces mon attention. »


            De ses bras puissants, le souverain se releva de son trône pour se poster face au pirate. Il demeurait bien sûr plus grand, mais la taille du maudit forçait le respect pour un humain. Le détaillant longuement, il hocha finalement la tête de haut en bas.


            « Impressionnant, il faut bien le reconnaitre. Toutefois je préfère les actes aux mots. Ne nous perdons pas en vaines conjectures. Horik ! »


            Surgissant de derrière un pilier, un géant de la garde royal lourdement armuré s'avança en faisant trembler le sol. Dans un grognement, il inclina la tête avant de jeter un rapide coup d'œil au pirate.


            « Et si nous tâchions de voir jusqu'où l'un de mes semblables pourrait monter ? »


            Horik grogna une fois encore, signifiant de manière claire qu'il consentait à donner de sa personne pour l'expérience du roi. Restait à savoir si le pirate accepterait ou non cette mise à l'épreuve.


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              Je suis encore en vie, nous n’avons pas encore sorti les armes et nous continuons à discuter. Mieux encore : le roi s’est levé de son séant. C’est bon signe, très bon signe même.

              Il y a néanmoins un hic dans mon plan, et de taille : je n’ai encore jamais testé ces hormones sur un géant. Jusqu’à quel point va-t-il grandir ? Est-ce que ce sera suffisant pour le roi ? Devrais je ajouter des hormones néfastes dans ce cocktail au cas où ça tournerait mal ? D’ailleurs, et si au contraire ça fonctionne à merveille, et même trop bien, cette pièce sera-t-elle suffisante pour accueillir le nouveau volume du géant ?

              Bon… on verra bien. Cette prochaine minute décidera probablement de la suite de l’entretien. J’inspire et j’injecte un maximum d’hormones de croissance au cobaye. On va voir jusqu’à quel point il va pousser. Pas d’hormones cachés, pas d’empoisonnement, par contre cette transformation ne durera que trente secondes avec cette injection-ci. Si nous devions devenir ennemis, je ne souhaite pas lui laisser ce bonus. D’autant plus que le roi n'a demandé qu’une démonstration n’est ce pas ?
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              Quarante-cinq mètres, les hormones du maudit permirent à Horik de culminer jusqu'à quarante-cinq mètres. La chose était tout bonnement stupéfiante. En un instant, le géant venait d'arriver à une taille similaire à celle des ancêtres. Réellement impressionné, le roi leva la tête pour contempler le résultat.


              « Intéressant. »


              À pas lents, le souverain fit le tour de son subordonné. Visiblement surpris à son tour, Horik regardait autour de lui avec un certain émerveillement assez peu courant chez lui.


              « Très intéressant. »


              Tournant la tête vers le pirate, le roi fronça les sourcils en le détaillant. Sa démonstration était une réussite totale. Une demi-minute plus tard, Horik retrouva sa taille normale.


              « Je vois. Très bien. »


              Visiblement satisfait, le monarque retourna se positionner dans son trône avant de faire signer à son garde de se retirer. Tapotant des doigts contre l'une des poignées, il semblait en proie à une grande réflexion.


              « Je suis intrigué. Dis m'en plus sur tes pouvoirs. Combien de temps la transformation peut-elle durer ? Y'a-t-il des inconvénients cachés ? »


              La négociation n'était pas terminée, mais elle s'engageait assez bien pour le pirate qui venait indéniablement de marquer des points.


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                Ça fonctionne ! Le géant est devenu titanesque ! Mon plan est parfait et le roi est intéressé : il demande les détails. Ce n’est plus l’heure de convaincre mais de négocier. Je reprends ma taille normale, plus confortable pour moi, avant de répondre en soutenant le regard du souverain.

                « Il n’y a des inconvénients cachés que si vous me donnez des raisons d’en mettre. »

                Ce n’est pas une menace, simplement un avertissement qu’il vaux mieux que l’on poursuive sur une confiance mutuelle que de chercher à se piéger, car je peux avoir de quoi répondre. Inutile de m’emprisonner et de me forcer à transformer tout le monde, il n’aurait aucune garantie que je n’ajoute pas d’inconvénients avec. Comme fragiliser subtilement leur squelette qui devra déjà supporter un poids plus grand du fait de leur croissance…

                « Quant à la transformation, elle peut tenir un an. Il me faudra alors un Eternal Pose pour revenir chaque année vous donner la piqûre de rappel. »

                Elle peut aussi demeurer ad vitam, mais ce n’est donc pas un mensonge de dire qu’elle peut rester un an. Une tromperie par omission ? Je n’ai pas dit qu’il s’agissait de ma limite, mais ce sera le cas dans le cadre de cette transaction : si la transformation est définitive, en quoi auraient-ils encore besoin de moi ensuite ? Bien que j’ignore si la modification puisse perdurer sur les générations suivantes. Mais je sais comment m’assurer la loyauté d’autrui : alimenter un besoin. C’est exactement ce que je fais dans mon cadran sur Armada : les résidants peuvent changer d’apparence pour une durée de trois mois renouvelable. S’il venait à m’arriver quelque chose, ils seraient dans l’obligation de me venir en aide s’ils souhaitent continuer de garder leur nouvelle apparence ou la changer.

                Ici aussi : mon offre est un contrat annuel à renouveler tant que je suis en capacité à revenir sur Erbaff. Ma survie est intimement liée à ce que je leur propose. Qu’importe qu’ils arborent mes couleurs ou non, si vous voulez mes hormones, vous me voulez en vie. Donc si je m’en prends au gouvernement mais qu’ils me font prisonnier…

                A quel point voulez vous mes hormones ?

                « Et vous grand roi, qu'avez vous à offrir en échange ? »

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                « Un an. » répéta le souverain.

                Toute une longue année pendant laquelle un géant pouvait devenir l'égal de l'un de leurs ancêtres. Ce n'était pas rien, vraiment pas rien. Le monarque était bien obligé d'admettre qu'une telle chose serait un atout primordial pour l'avenir des siens et de son île. Pour autant, pouvait-il accepter de se mettre sous les ordres d'un simple humain ? Rien n'était moins sûr.



                « Ce que j'ai à offrir ? Quelle drôle de question. Il me semble que c'est toi, et non moi, qui vient demander quelque chose à l'autre. »


                Offrant un sourire malicieux mais déterminé au pirate, le roi soutint son regard quelques secondes avant de lever les yeux au ciel, pensif.


                « Tu n'es pas le seul qui cherche à obtenir mes faveurs. Ce serpent de Kutroshinsky me sollicite plus encore qu'un jeune adolescent face à une vierge somptueuse. Ses recherches sont précieuses, tout comme ses liens avec nos cousins éloignés. Pourquoi me tourner vers toi ? »


                Il était difficile de dire si la tête couronnée croyait réellement ou non à ce qu'elle avançait, mais c'était un argument à ne pas négliger et qui avait son importance vis à vis de la négociation en cours. Reyson semblant croire qu'il avait toutes les cartes en main, il était important de lui rappeler que la situation était plus compliquée que cela. Peut-être que ses puissantes hormones ne seraient pas suffisantes à elles seules cette fois ?


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                  « Vous l’avez dit vous-même : c’est un serpent. »

                  Qui voudrait s’associer avec un serpent ? Dans sa manière de le décrire, le roi confessa sa méfiance. Ce Kutroshinsky… Si je ne me trompe pas, les projets d’Izya vont la pousser à s’opposer à lui. Je n’ai donc pas besoin de prendre de pincettes, nous risquons fort d’être ennemis de toute façon. Voyons lequel de nous deux aura le venin le plus intéressant, car s’il est un serpent, je peux en être aussi.

                  « Que vous apportent ses recherches et ses liens ? »

                  S’il veut négocier, alors négocions. Je dois d’abord connaître la valeur de cet autre interlocuteur pour savoir si je dois réévaluer ma propre proposition. J’entre dans son jeu mais je suis confiant. Le roi s’est trahi lui-même : c’est Kutroshinsky qui le sollicite, souvent même, d’après ses dires, et non l’inverse. Si c’était si important, pourquoi est ce l’autre qui revient ? S’il en a envie, pourquoi l’affaire n’est elle pas déjà réglée ? Non, il y a quelque chose qui bloque dans les négociations avec Kutroshinsky. Quoi ? Je l’ignore, je ne sais les demandes de cet homme. Mais peut être le saurais-je bientôt ?

                  « J’espère cependant que la vierge somptueuse n’escompte pas satisfaire les deux adolescents, car je dois vous prévenir que nous risquons de nous opposer dans un avenir plus ou moins proche. »

                  Ainsi vient s’ajouter une nouvelle donnée : l’idée d’un conflit à venir. Aboutira-t-il à la mort d’un de nous deux ? Peut être. Ce qui signifie aussi la perte du partenariat. Il vaut donc mieux s’associer à celui qui a le plus de chance de survie ? Et lequel des deux possède un camp qui a été capable de vaincre le Malvoulant ? Certes avec une alliance, mais qu’est ce qui nous empêcherait de la réitérer ? Kutroshinsky est-il plus puissant que Teach ? C’est une question à se poser.

                  Oh je sais aussi qu'en disant ça, le roi pourrait s'en prendre à moi pour avantager Kutroshinsky. Mais je suis confiant : s'ils ne sont pas tombés d'accord jusqu'à présent ce doit être pour une bonne raison.
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                  En partie percé à jour, le roi des géants laissa échappa un léger rictus de satisfaction. Une fois encore Reyson semblait avoir visé juste. Hochant lentement la tête de bas en haut, le monarque se perdit quelques instants dans ses pensées.


                  « Qui sait ? »


                  Visiblement satisfait mais ne cherchant pas à discuter beaucoup plus longtemps, le goliath frappa ses mains l'une contre l'autre.


                  « Je n'ai pas l'habitude de prendre des décisions hâtives, surtout pas sur un coup de tête. Je vais réfléchir à ta proposition. Tu es mon invité pour la soirée, nous parlerons demain. »


                  Considérant l'affaire entendue pour la journée, le souverain balaya l'air de la main, faisant comprendre au forban ainsi que ses gardes que l'audience était terminée. L'un de ces derniers mena ensuite le maudit jusqu'à une chambre située dans une aile des étages supérieurs du plais. Tout ici était immense, même pour des géants, aussi l'humain devait-il se trouver particulièrement minuscule. La chambre qu'on lui prêta était bien sûr trop grande pour lui, mais par chance, un lit pour enfant était présent. Certes, il restait toujours démesurément trop grand, mais c'était déjà mieux que rien. Reniflant d'un air mal aimable, le garde royal prit congé. Quelques minutes plus tard, deux servantes pénétrèrent dans la pièce avec pour l'une d'un plateau de victuailles et l'autre de boissons. Si le repas était décent pour un géant, il était littéralement pantagruélique pour le pirate.


                  Dorénavant seul dans cette immense chambre, il ne restait plus au pirate que d'attendre le lendemain. À moins bien sûr qu'il n'ait d'autres idées en tête ?



                  © ciitroon
                    A priori, tout se passe bien.

                    A priori.

                    Je ne sais rien de ce roi, de ses habitudes ou de son caractère. Dans le domaine de la piraterie, on apprend rapidement à ne pas se fier aux apparences. Qu’est ce qui l’empêcherait de s’en prendre à moi pendant mon sommeil, de me faire prisonnier et de me torturer jusqu’à ce que j’accepte de lui servir de vache à hormones ? Certes il y a le risque que ce ne soit pas si simple, qu’il subisse des pertes avant de peut être me battre. Certes mon passif à Impel Down peut laisser croire que j’ai une certaine résistance à la douleur. Certes c’est fort probable que Red vienne à mon secours. Certes, certes et trois fois certes. Mais je ne sais rien de ce roi, ni de sa folie ni de sa raison. Réfléchit il aussi loin ?

                    Alors il me faut plus d’informations. Je ne laisserai pas le temps passer sans prendre la moindre précaution, mais je ne peux pas non plus prendre des garanties qui me feraient mal voir du souverain. Je vais donc me contenter du strict minimum : demander aux serveuses qui apportent le repas si Kutroshinsky a eu droit au même traitement, et si non quelles différences ?

                    Je vais m’exercer au Haki de l’observation pendant une bonne demi heure, afin d’estimer les vitesses de déplacements habituels et le nombre de personnes rassemblées en un même endroit normalement : pour pouvoir identifier une situation hors norme, comme l’ordre d’un assaut vers ma personne ? D’ailleurs, puis-je localiser la position du roi par ce biais, parmi la multitude d’autres « flammes » que je perçois ?

                    Enfin, je vérifie la vue de la chambre, même s’il me fait faire un sacré bond pour accéder à la fenêtre. Je veux savoir si c’est un bon itinéraire de fuite en cas de besoin. Il n’y a qu’ensuite, et après un temps de réflexion, que j’ai goûté au repas en me disant que si c’est empoisonné, mes hormones devraient me donner un sursis assez long pour m’enfuir.

                    Et évidemment, avant de s’endormir, j’ai mis en place l’alarme anti intrusion : j’ai déplacé le placard – non sans force – devant la porte. S’ils réussissent à l’ouvrir, la chute du meuble devrait suffire à me réveiller. Il ne me reste plus qu’à me laisser aller dans les bras de Morphée dans ce lit où on pourrait dormir à 6 sans aucun problème.
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                    La nuit se déroula sans accrocs et Reyson put se reposer en paix jusqu'au petit matin. Ce ne fut que plus tard, vers huit heures, qu'on vint le chercher. Les gardes géants menèrent de nouveau le pirate jusqu'à la salle du trône. Le monarque s'y trouvait, une fois encore, installé bien au fond de son siège imposant. Dans sa main se trouvait ce qui ressemblait à une cuisse de poulet, mais qui aurait appartenu à un poulet lui-même géant. Voyant le maudit approcher, il lui fit signe de continuer à avancer.


                    « Il parait que la nuit porte conseil. J'admets que la mienne a été instructive. J'ai beaucoup réfléchi.  »


                    Croquant à nouveau dans son morceau de viande fumante, le souverain détailla rapidement son interlocuteur en marquant une pause.


                    « Je suis disposé à te laisser une chance. Ce que tu as à offrir m'intéresse, je ne vais pas le nier. Ceci étant, ton nom seul ne me garantit rien, je veux te voir à l'action. J'ai quelques soucis avec les Mangemondes. Nos illustres cousins de ChateauGéant ont eu la mauvaise idée de s'allier avec ce serpent de Kutroshinsky. Je doute qu'il veuille des partenaires ou des alliés, non, ce qu'il veut ce sont des sujets. Il en est hors de question. Je te dis la même chose qu'à lui, nous ne serons jamais les sbires de personne. Mais je peux vivre avec l'idée d'une alliance. Va sur place, sécurise nos intérêts, fais les revenir de notre côté ou que sais-je encore. Qu'importe, je veux que tu t'occupes de faire en sorte qu'ils ne soient plus une menace potentielle pour nous. Fais cela pour moi, et nous pourrons avancer mains dans la main, comme des égaux. »


                    La messe était dite à présent. Le roi avait pris sa décision et il ne restait plus à Reyson qu'à savoir ce qu'il comptait décider de faire. Chercherait-il à négocier encore ? Accepterait-il de but en blanc ?


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