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Une lame bien aiguisé peut trancher les flots (Tatiana et Timothée)

Un port sans détails exceptionnel, les vagues de Grand Line caressant avec insistance ses quaies et les planches gardant sec ses habitants. Le vent venait agrémenter de sel et d’odeur océaniques les narines et la peau des passants qui observaient ce qui pouvait être la mer de leur gagne pain ou la plus grande aventure de leur vie. D’autres se contentaient simplement d’apprécier la vue d’une mer s’étirant de chaque côté dans ce qui semblait être un univers infiniment bleu, défiant les logiques du monde, laissant supposer toujours plus sur l’incrédulité des dieux face à leur étrange création.


Sur ce quai, un homme se grattait paresseusement le menton, ses pieds nus goûtant de leurs pores la nature saline des eaux, ses orteils s’agitant à un rythme lent et sans empressement dans les courants éternels. Une ombre des nuages semblait couvrir son visage aux passants, en très grand nombre dans une journée à la température clémente, sans tornades, ouragans ou pluies torrentielles. Son épée, dans un fourreau richement décoré de fils rouge et or, était laissé près de sa cuisse couverte d’un large pantalon de matelot, comme s’il avait négligé sa seule protection face aux terreurs de la mer de tous les périls.


Cela n’échappait bien entendu pas aux yeux du Cornu qui, circulant derrière, ne put s’empêcher de hausser un sourcil avant de hausser les épaules à leur tour, dans un monde de vague, avant qu’un bâillement n’échappe de sa joli bouche orné de dents éternellement souriante. Ses pensées s'entre choquants dans son crâne, il portait un sac de diverses denrées alimentaire qu’il ramenait au grand navire à l’effigie d’un cygne qu’il avait le plaisir d’habiter… continuant sans cesse de se demander s’il allait y rester une journée de plus, sans jamais être capable d’effacer l’attirance de la richesse, de l’espoir et de l’amour étranger qu’il ressentait dans son coeur de casanova.


Assise sur la tête de ce magnifique cygne de bois, observant la ville portuaire accueillant ceux ayant traversé d’une façon ou d’une autre Red Line, Rachel Marco grignotait un bâtonnet de fromage, sculpté par un fromager local. Appréciant le goût singulier et profond, la nature salée venant agrémenter ses papilles, les saveurs entremêlant des accents de champignons à ceux typiques de la fumée, ses yeux n’observaient pas réellement ce qui se déroulait, étant plutôt dans un nuage de réflexion. Iel concentrait son énergie mentale à visualiser le futur. Son avenir, grandiose ou terrible, selon les prochains pas, attentifs, que l’Okama allait devoir franchir. Quels adversaires, probablement plus dangereux les uns que les autres, attendaient de rencontrer son regard charismatique sur le chemin sinueux? Profitant des derniers moments avant le départ, iel observait les passants sur les quaies…
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Une lame bien aiguisé peut trancher les flots
Présent • 1629 • PV Rachel Marco & Timothée Lendriksson


Le voyage avait été long, beaucoup trop long… Mais quelque chose avait changé depuis quelque temps dans la vie de Tatiana. Si elle avait eu l’habitude d’être seule depuis bien longtemps, cette fois, c’était différent. Elle avait été suivi pendant un petit temps par Tim’, ce petit gars bien sympa. Au début, elle n’avait rien dit et avait laisser faire ce gamin sans trop se poser de questions, avant de lui poser des questions et Tia avait finalement accepté qu’il l’accompagne. Bien entendu, cela avait été difficile pour la jeune femme qui avait eut besoin d’un petit temps d’adaptation face à la présence de TIm’,  mais au bout d’une période, elle avait fini par être habitué à la présence de ce gosse qui était plutôt cool dans le fond.

Même si tout le monde avait ces secrets, ça avait fait du bien, à Tia,  de savoir qu’il y avait quelqu’un à ses côtés et qu’elle pouvait discuter tranquillement sans avoir à trop se méfier de la personne. Même si l’un comme l’autre, ils avaient encore besoin d’apprendre à se connaître. Tatiana sera la première à poser les pieds sur le quais, s’étirant de tout son long, avant de regarder autour d’elle. Il y avait quelques navires… Pas mal de monde était accosté sur les quais et il y avait des navires tous plus beaux les uns que les autres. La jeune femme regarda à sa droite… Attendez, il est où le nain ? Puis un regard sur sa gauche… Pas là. Elle ronchonnait légèrement avant de regarder vers le pont du navire sur lequel ils avaient voyagés quelque temps. “TIIIIIIIM. Allez dépêche toi ! J’ai faiiiim!

Un léger soupir s’échappait des lèvres de la jeune femme, niant de la tête, alors qu’elle s’écartait juste à temps pour laisser passer un grand type qui ne se serait sûrement pas excuser de l’avoir bousculer. “Doucement, y a pas à être si pressé.” Elle roula du regard, avant de marcher pour s’écarter du navire, attrapant sa capuche pour le mettre sur sa tête. Autant dire que c’était une habitude de se cacher et ce genre de choses ne la quittera pas avant un petit moment. Tatiana ira vers une échoppe pour acheter une pomme à une vieille dame. Autant dire que celle-là, elle n’avait, soudainement, pas envie de la voler.  On ne vole pas les mamies toute mignonne de toute façon ! Tia posait son regard sur les navires, un par un, alors qu’elle croquait dans sa pomme, tout en marchant, avant que ces yeux se posaient sur l’un d’entre eux en particulier.

Han, c’est mignon. Un cygne.” Bon, on ne lui en voudra pas, elle était amoureuse des animaux. Bien plus fidèle que les êtres humains en général, elle avait toujours eu tendance à aller vers les animaux, bien plus facilement que vers l’humain en général. Tia’ pencha la tête sur le côté en voyant quelqu’un assis, plissant un peu le regard. Pourquoi, soudainement, elle avait l’impression de l’avoir déjà vu quelque part? La jeune femme fouillait dans sa mémoire, avant de s’exclamer soudainement. “HO! RACHEL!” Tatiana s'avançait soudainement en s’agitant, sautillant en bougeant les bras dans tous les sens, avant d’utiliser son arme ultime: une pomme à moitié entamée! Qu’elle lançait en direction de la personne qu’elle venait de reconnaître. “Arrête. De. Rêvasser.! RaaaaaAAAAaaaacheeeeeeeel


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Deux semaines plus tôt…

Un client bien étrange rôdait aujourd’hui dans la petite boutique de l’Arquebuse dorée. Là, au milieu des Marines en permission, des tire-laines peu recommandables et autres mercenaires des sept mers, un tout petit blondinet inspectait les vitrines remplies d’armes à feu présentant un vaste panel de finitions et performances.
Haut comme trois pommes, le garçon s’était vêtu d’un style Logue-townien semi-élégant : un short de canvas vert avec des chaussettes hautes, une chemise blanche bouffante et une veste légèrement décorée. Cependant, l’élément le plus caractéristique de sa silhouette n’était pas tant sa tenue mais l’œil au beurre-noir qu’il arborait sur le contour de son arcade gauche.
Après de nombreuses minutes d’attente pendant lesquelles le gérant de la boutique s’était occupé de ce qu’il considérait comme des “clients sérieux”, le jeune garçon finit par perdre patience et se racla la gorge d’une manière volontairement très sonore.

Que ce soit dans les Blues ou sur Grand Line, cette action était visiblement considérée comme le sommet de l'impolitesse au vu du regard que lui lança l’armurier… Cependant le garçon en question continua de fixer du regard le marchand pendant de longues secondes, jusqu’à ce qu’il ne daigne abandonner son client actuel au profit du jeune garçon.

- Bonjour jeune homme… Que puis-je pour…
- Je veux quelque chose de fonctionnel… Quoi que vous ayez, pour cette somme…
Le garçon sortit alors de sa bourse quelques billets de 10k berry, quelques autres de 5k et quelques pièces d’une valeur moins importante qu’il déversa sur le comptoir.
En dehors du fait qu’il était inhabituel pour un si jeune enfant de posséder une telle somme, l’armurier resta figé de surprise quelques secondes alors qu’il semblait essayer de comprendre pourquoi l’enfant face à lui voulait acheter une arme avec son argent plutôt qu’un gigantesque sac de bonbons… Le client en question le rappela à l’ordre.

- J’ai zozoté ? Je veux un pistolet ou un revolver fonctionnel pour cette somme, ce que vous avez, qu’importe la marque, tant que ça ne me pète pas dans les mains ou s’enraye au bout de deux coups. Calibre 6,5mm au minimum, et le holster d’épaule qui va avec.
Surpris par la détermination du garçon, le marchand se dirigea derrière son comptoir pour en sortir une petite boîte. Il l’ouvrit, dévoilant un vieux pistolet en manque d’entretien… Fonctionnel, mais certainement pas glamour… Il s’empara de l’arme et fit inspecter au jeune garçon la mécanique de cette dernière. Avec des gestes précis et visiblement bien renseignés, le blondinet commença à examiner l’arme sous toutes ses coutures tandis que l’armurier lui présentait son éventuelle future acquisition.
- Muëller modèle 1598, 7,2mm Logue-townien. La détente est un peu dure, mais c’est très bien pour la courte portée. Platine simple action uniquement, 7 coups plus une dans la chambre.
A ces mots, le petit garçon fronça ses sourcils et éjecta le magasin tout en l’examinant dans ses doigts. Un peu dépité, il demanda confirmation de ce qu’il venait d’entendre.
- Un chargeur à sept balles ?
- Vu vos critères et votre budget jeune homme, je n’aurai que ça à vous proposer.
Le blondinet examina l’arme pendant encore quelques secondes puis, l’air à moitié convaincu, il déposa son petit sac de berries sur le comptoir.
- Il m’a l’air fonctionnel, je vous le prends avec une boîte de cartouches et deux chargeurs monsieur.
Tandis qu’il encaisse la transaction, l’armurier lève tout de même un sourcil en direction du jeune homme, mi-préoccupé, mi-amusé.
- Tu ne comptes pas faire de bêtises avec cela fils, rassures-moi ?
A ces mots, le garçon lui adressa un sourire à moitié moqueur.
- Qu’est-ce que ça changerai ?
L’homme s’immobilisa une seconde puis se prit à rigoler légèrement avant que le garçon ne le rassures un peu plus:
- Je ne vais rien faire d’illégal avec cette arme, rassurez-vous…
Et tandis qu’il se dirigeait vers la sortie de l’échoppe, Timothée se mit à penser : ce qu’il allait faire avec cette arme n’était pas illégal, non… Mais il allait très vite savoir si c’était une bêtise…


Aujourd’hui…


Comme tous les matins depuis une semaine, Timothée s’était levé tôt à bord du navire pour préparer les petit-déjeuners de l’équipage. A défaut d’avoir suffisamment de berries pour payer son voyage, le petit blondinet s’était fait embaucher sans grande peine en tant que cuistot du navire ! Il faut dire que ses sushis de rue n’avaient pas laissé grand monde indifférent dans le port d’Alabasta.
Au menu aujourd’hui pour ce dernier jour de voyage, un menu typiquement Loguetownien ! De bons haricots à la sauce tomate, des oeufs brouillés et du Bacon en quantité. Sur le côté, le garçon faisant également revenir quelques galettes de pommes de terre et des tranches de boudin noir, une magnifique découverte qu’il avait fait à leur précédente étape ! Définitivement, la cuisine semblait être la voie pour lui… L’armurerie l’avait passionné tant que ça avait duré, mais la cuisine… Jamais il ne cuisinait la même chose ! Chaque escale était l’occasion d’en apprendre un peu plus ! A Alabasta, il avait découvert les délicieuses Tajines de ces peuples des sables, et leurs pâtisseries également ! Hum… Plein recouvertes de miel et de…

- TIIIIIIIM. Allez dépêche toi ! J’ai faiiiim!
Une petite veine tressaillait sur le front de Timothée quand il entendit Tatiana lui appeler son repas de cette manière… Il se tourna vers la poêle dans laquelle deux oeufs brouillés reposaient…

L’instant d’après, des oeufs brouillés volants non identifiés quittèrent la cuisine à toute allure en direction tu visage de Tatiana tandis que le garçon contrarié répondait.

- Tiens ! le premier service !


Quelques heures plus tard, ils arrivaient enfin à bon port ! Bon, aucune idée de quel port il s’agissait mais c’était un port… Si par contre il y avait bien une chose dont Tim n’était pas fan, c’était le bateau ! Que de l’eau à perte de vue, un coup à choper la cerise ! Enfin, au moins il n’avait pas le mal de mer…

Accompagnant Tatiana comme un gamin qui suit sa maman (bon, un peu prématuré comme lien, mais cela y ressemblait pour un observateur extérieur), Timothée n’eût pas à flâner longtemps avant de voir Tatiana fixer ses viseurs sur une personne inconnue. Surpris de sa réaction, Timothée entrepris tout de même de la suivre, en petite foulée parce qu’elle avançait vite !
Ne comprenant pas plus la situation une fois pas loin de la dite “Rachel”, Timothée, une lèvre pincée, répondit simplement :

- Heu… Bah, je ne sais pas qui vous êtes mais… Bonjour.
    Quelle surprise! Une connaissance d’il n’y a pas si longtemps mais qui, tout de même, avait quitté l’esprit du capitaine du navire apparaissait devant ses yeux. Une journée ennuyeuse et tranquille venait de se transformer en agréable événement de découverte. Les flammes de la curiosité vinrent embraser ses pupilles, qui se remémorait la dame à la chevelure si unique, regardant le jeune garçon l’ayant salué à son tour, qu’iel ne connaissait pas du tout. Tatiana s’était donc trouvé un camarade de voyage, hmm? C’était bien pour la demoiselle qui semblait s’orner d’une coquille indestructible aux relents de peur et de solitude.

    “Tiens donc! Je ne m’attendais point à te retrouver ici, Tatiana! Qu’attends-tu pour me présenter ton camarade, il a l’air si perdu!”

    D’un mouvement de la main, Rachel indiqua aux deux individus l’admirant depuis les quaies, iel qui était si haute, de se déplacer vers le pont abaissé menant au navire, sautant iel-même depuis la tête de Cygne pour se réceptionner dans un mouvement acrobatique digne de ses talents de danseur sur le pont supérieur du navire. Gardant les yeux fixés sur ses nouveaux visiteurs, Marco se dirigea en sautillant, murmurant des ordres à ses matelots qu’iel croisait d’un air autoritaire.

    “Venez, venez, je vous fais visiter, mes chères! Bienvenue sur le Cygne du Labyrinthe!”

    Et pendant que l’Okama s’amusait à guider son ancienne connaissance et le camarade de cette dernière à travers sa demeure sur mer, des sacs de marchandises gisaient sur le sol des quais, des légumes et fruits à l’intérieur roulant sur le sol au gré du vent. Un morceau d’ivoire noir resplendissait au soleil aux côtés des courses abandonnés. L’océan léchait exclusivement les quais, les pieds qui se baignaient à l’intérieur ayant quitté les lieux. Personne n’avait réellement vu le cornu disparaître, ni la large lame rejoindre son propriétaire et s’aventurer dans les rues du Port, mais certains pouvaient décrire la situation comme une brusque bourrasque.

    “Ici sont les quartiers pour mes officiers, bien sûr. Je traite bien mon bras droit actuel et les prochains membres qui vaudront la peine d’être estimés. Les matelots, bien entendu, dorment sous le pont, ils ont de larges cabines communes. Pas mal traité, mais il faudra qu’ils prouvent leur valeur avant d’être qualifié d’officier, comprenez-vous?”


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