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Carpettes rouges et Tarentule

Encore une mission ridicule de simple coursière pour la Tarentule. Depuis son plus grand échec, sa carrière en a clairement pris un coup. Dans l'ombre de cette pétasse d'Alcéa, un avenir fait de tâches ingrates et de plafond de verre s'annonce pour un bon bout de temps. Le percer sera difficile, mais Capulina ne se laisse pas le choix. Pour elle, cela a toujours été son métier de rêve. Il est hors de question de laisser sa passion s'affaisser et, encore moins, abandonner.

Les coordonnateurs semblent s'arranger pour la faire voyager. Si bien qu'elle n'a plus le temps de fréquenter les bureaux à Marie-Joa. La casquette de l'agent mobile, ou la roue de secours, lui est à présent attitré. Impossible de faire son nid dans ses conditions, le comble pour une Araignée. Il va lui falloir enchaîner les exploits pour la retirer.

Elle est donc en déplacement sur la Mer de l'Ouest. Le navire missionné pour l'embarquer est une simple caravelle commerciale. Ce bateau appartient à Mr. Carpette, l'homme que l'agent doit rencontrer. Ce marchand de textile est installé à Whiperia, et, en échange de certains avantages, il offre, chaque semestre, des informations intéressantes au Gouvernement Mondial. Il est toujours bon d'avoir un œil sur des exploitations aussi importantes. D'après des rumeurs extérieures, des changements importants ont eu lieu sur cette île minière. Certaines personnes ont hâte de consulter son rapport plus précis. L'agent devra simplement le récupérer et s'assurer de son transport en sécurité. Sa couverture est la même que les autres agents avant elle. Capulina sera une inspectrice qualité de ses produits. Elle a, évidemment, opté pour le nom de Mme. Tarentula.

Malheureusement, pour l'équipage du navire, Tarentule n'est pas un agent comme les autres. La couture étant une dee ses passions, elle farfouille et juge chacune des marchandises. Le personnel avait pourtant l'habitude d'inspecteurs très peu regardant, voire trop arrangeants. Avec Mme. Tarentula, le stress et l'agacement monte vite. Entre les indications, les ordres, les recommandations, les retraits, les notes, les normes, etc… la personne chargée de ce convoie s'arrache les cheveux, sous le regard amusé de la blonde. Il faut bien joindre l'utile à l'agréable. Si bien qu'une fois arrivée à destination, au petit matin, tout l'équipage faisait mine d'être occupé à décharger les caisses de tissus pour ne pas l'accompagner jusqu'à la demeure de Mr. Carpette. Quelques indications données, et Mme. Tarentula est livrée à elle dans cette ville marquée par l'exploitation minière jusqu'à la moelle.

Au fur à mesure de sa marche, Tarentule place ses repères. On disait que cette ville regorge de travailleurs forcés, d'ouvriers et de mineurs. Cependant, aux heures d'embauches, seule une partie des urbains s'active. Soit la population s'est réduite, soit les horaires de boulot sont spéciaux, ici-bas. Elle parvient à la bâtisse semblant suivre la description. Calepin sous le bras et sa malette de voyage en main, la jeune femme toque à la porte.

"Mr. Carpette, ici l'inspectrice de qualité. Nous avons beaucoup à discuter si vous voulez rivaliser avec des marchés plus… luxuriants. Hihi!"
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Annexe 3

Toucher de l’argent était toujours une chose importante pour vivre en dehors de la base Révolutionnaire dans laquelle je travaillais. Et m’amenait parfois sur des îles des plus dangereuses. De ce que je m’en souvienne, nous étions en 1626, j’étais tout juste arrivée à mes dix-huit ans et je me voyais déjà en haut de l’affiche. Alors j’avais pris, pour me prouver que je pouvais voir les choses en grand, une mission de garde du corps qui me semblait importante pour mon avenir. A Whiperia, zone où les rumeurs étaient plus courantes sur ce qu’il se passait à l’intérieur de l’île plus que la vérité, une personne recrutait un garde du corps pour pouvoir garder un œil sur d’éventuels voleurs par rapport à son business.

La personne était un marchand de textile, une personne qui avait son petit business, mais que se rendait compte que ses stocks étaient peut-être un peu trop en danger, et donc voulait au plus vite avoir quelqu’un qui puisse arrêter toute tentative de délit, quel qu’il soit. Il n’y avait pas plus d’information, le commanditaire ayant cherché à être discret sur ce sujet. Après quelques jours de voyages et de découverte de l’île, où une personne avait tenté de me menacer avec un couteau, je me retrouvai devant la porte du bâtiment où nous devions nous retrouver. Frappant à la porte, un rideau bougea avant que la porte ne s’ouvre lentement, arrêtée par un loquet de sécurité qui semblait déjà avoir été forcé et réparé à maintes reprises. Son visage muni d'une barbichette apparu, tout comme ses longs cheveux roux grisonnant plaqués en arrière.

« Qui êtes-vous ? Vous n’avez rien à faire ici, racaille ! »

Cette réaction m’amusa et me surprit en même temps, alors pour le rassurer, je tendis la feuille de recrutement de son côté pour qu’il puisse la lire.

« Bonjour, Monsieur Carpette. Je me présente. Ann D. Red, je suis intéressée par votre offre. »

Il prit le papier et j’attendis quelques minutes avant qu’il n’ouvre, me fasse entrer rapidement avant de regarder dehors, sur les côtés, et fermer à nouveau sa porte et y mettre sa sécurité. Il me dévisagea longuement, il ne devait sûrement pas s’attendre à ce qu’une personne si jeune postule pour cet emploi. Il regarda à nouveau son papier, comme s’il recherchait quelque chose d’important, puis souffla.

« Mademoiselle, n’y voyez pas d’inconvénient, mais je cherche une personne avec de l’expérience. Vous êtes jeune surtout, une île comme celle-ci. Je cherche un garde du corps, pas une future victime. »

« Ne vous inquiétez pas, je sais me défendre. »

Il me regarda un instant, scruta mon corps avant d’éclater de rire.

« Les personnes qui vivent ici pourraient vous humilier en moins de deux ma petite. Mais soit… Vous voulez donc mourir. Comme je ne vous connais pas et que vous êtes sûrement sur vos premières véritables missions en dehors de sauver le chat de la voisine, je vais vous faire un tarif assez simple. 10 000 berries pour chaque journée où vous réussissez à arrêter un vol sans attirer les autorités. Si c’est un groupe, je double la récompense. Cela vous va-t-il ? Miss… »

« Red. Ann D. Red. »

« Cela vous convient-il ? Miss Red ? »

J’approuvai, mais alors que je signai mon papier, une nouvelle personne vint toquer à la porte. Il s’agissait de l’inspectrice de sécurité. Il me regarda avec un air surpris. Je compris que ce n’était pas une visite attendue aujourd’hui. Il me fit un signe de la tête, me demandant d’ouvrir à sa place. Pour montrer ma confiance en moi, j’ouvris directement le loquet avant d’ouvrir la porte en grand.

« MAIS VOUS ÊTES MALADE ?! VOUS... »

Il s’arrêta de parler assez rapidement, dévisageant la nouvelle arrivante comme s’il venait de la reconnaître. De mon côté, j’étais devant l’inspectrice, mon corps prenant une bonne partie de l’encadrement de par ma carrure et son étroitesse. Si la jeune femme pouvait voir quelque chose, c’était sûrement Mr Carpette debout, les mains sur une table où se trouvaient les documents de mon début de contrat.

« Je suis désolée mademoiselle, nous sommes en plein entretien. J’aurai aussi besoin de votre identité. »
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Quelle étrange série d'événements. Dans les rapports précédents, aucun n'a fait mention de la fille de Mr. Carpette. Celle qui lui fait face n'a aucun élément de parenté pourtant. En tout cas, vu le cri préalable, il est clair que ce marchand est très méfiant. Est ce, tous les jours, ainsi, ou, spécialement quand des agents du gouvernement viennent quémander ses rapports ? Toujours se méfier de ses informateurs est une règle de base dans le Cipher Pol. Tarentule se montre plutôt clémente envers cet accueil. Noter la qualité des tissus l'ont mise de bonne humeur.

"Oh oh! Moi qui me hâtait d'impatience de discuter avec Mr. Carpette. Il faut croire que ce n'est pas un sentiment partagé. Hihi!"

Elle toise la jeune rousse qui se tient devant du regard. Jeune et fine, certes, mais d'une stature dépassant largement la blonde d'une tête. De plus, son attitude montre une confiance rare pour son gabarit. Une fille qui semble être devenue mâture très tôt. La blonde se méfie des précoces, notamment car elle-même avait de l'avance sur son âge.

"Pourquoi devrais-je décliner mon identité? J'ai déjà informé de ma qualité d'inspectrice qualité. Qu'en est-il de la vôtre?"

Soupirant, sans attendre de réponse, l'inspectrice invite la rousse à se décaler avec un geste de la tête. Calepin dans une main, mallette dans une autre, parfois, elle apprécierait que les règles d'hospitalité et l'étiquette bourgeoise, que l'on lui a difficilement inculquées, soient respectées partout. Ces voyages seraient bien plus agréables.

"Quoi qu'il en soit, j'aimerais éviter de perdre mon temps. Un entretien entre une jeune fille et un marchand accompli… dès le matin. Oh oh! Mr. Carpette, votre vie privée m'intéresse peu. J'espère que vous n'avez pas oublié la raison de ma présence, ici."
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Cette personne avait raison, mais je savais qu’il fallait que j’assure ma position et ne laisse entrer personne tant que je serai garde du corps, enfin, personne sans l’accord de la personne derrière moi.

« Je me nomme Ann D. Red, je suis son garde du corps. »

« C’est bon, tu peux la laisser entrer. Je n’aime juste pas ces contrôles, surtout avec ce qu’il se passe… Du stress en plus, non merci. Ce n’est pas d’une visite comme celle-ci que je redoute… Je me suis foutu dans une merde autrement… »

Il se leva pour aller accueillir lui-même la femme, je me décalai pour la laisser passer. Pour le moment, tout allait pour le mieux, mais je n’étais vraiment pas maîtresse des évènements qui étaient en train de se dérouler. Ne pas connaître l’île, et donc la ville et ses dangers, n’était pas quelque chose qui était propice pour mes sens et la sécurité que je pouvais donner à mon employeur.

« Je suis désolé, je ne m’attendais pas à votre visite si tôt, je dois l’avouer… Et puis, le plus tôt ce sera fait, le mieux se sera. J’ai déjà suffisamment de problèmes… Attendez, je vais chercher mes archives, les vêtements en vente sont dans une salle à part. Restez ici vous deux, ça ne prendra que quelques secondes. »

Il se leva pour repasser devant la table autour de laquelle nous nous étions assis. Sa démarche était lourde, et il semblait boiter, ce qu’il ne faisait pas auparavant, sûrement une réaction due au stress. Il était étrange qu’il soit dans un tel état juste pour des vérifications. Peut-être s’était-il attendu à d’autres personnes pour qu’il ait ainsi peur ? Enfin, je le laissai partir pour commencer à attendre. Puis il y eut un bruit sourd puis des bruits de pas, me forçant à courir directement en ouvrant la porte. Vous parlez d’une garde du corps. Une fenêtre brisée, un mur enfoncé et un Carpette disparu, voilà ce qu’il venait de se passer. Sans prendre le temps de me retourner, je hurlai, comme si cette inspectrice allait pouvoir m’aider. Ou juste pour la prévenir.

« IL S’EST FAIT ENLEVER ! »

Alors que je sautai par le trou créé par les Criminels, suivant une tache de sang qui s’arrêtait à un certain endroit. Au loin, je reconnus simplement un groupe en train de tirer une charrette dans laquelle se trouvait quelque chose. Maintenant dehors dans la rue, je regardai avec amertume et une pointe de culpabilité mon employeur disparaître au loin. La seule chose qui restait était simplement un morceau de tissu à motifs de cœurs. Ils avaient disparu, mais je devais trouver ce qui était vraiment en train de se passer, et où pouvait avoir été amené mon commanditaire. Il me fallait enquêter, et vite.
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L’inspectrice entre avec un regard teinté de jugement envers cette garde du corps. Restée aussi froide après un tel accueil, la blonde ne trouve pas cela agréable. Elle a comme une envie de tourmenter cette rousse en retour, mais n’étant qu’ici pour récupérer un rapport, l’agent n’aura pas le loisir de ce divertissement. Elle suit le maître des lieux pour être invitée, enfin, à s’installer sur un fauteuil. Pour le malheur de Tarentule, le marchand n’a aucun sens du recevoir. Il ne demande à préparer ni boisson, ni petits fours. Des douceurs et un bon thé lui auraient été succulents après ce voyage. Posant sa mallette sur les genoux, elle offre tout de même un sourire poli à son hôte.

Il n’est jamais trop tôt, Monsieur Carpette. Hihi! Revenez vite, mon cher. J’aimerais beaucoup savoir ce qui tracasse autant vos affaires.

Une allusion que le marchand arrive certainement à saisir. Les yeux du Gouvernement tiennent à ses éclaircissements. S’il ose se relâcher, les inspecteurs suivants risquent d'être bien plus invasifs. Madame Tarentula note ainsi sur son calepin cette information bien utile. La promotion est encore loin, mais la finesse de ses rapports de mission pourrait bien adoucir le regard méprisant des coordinateurs à son encontre. Le temps d’écrire quelques lignes et un fracas surprend la jeune femme autant que sa garde rapprochée. Celle-ci court dans les archives du marchand, puis elle crie à l’enlèvement.

L’agent bondit de son siège, le visage bien moins souriant que d’habitude. Elle court dans cette pièce . La garde a déjà filé. Seule dans un bureau vandalisé, la blonde fixe les paperasses, l’air dépité.

Voilà une nouvelle tache humiliante dans ma carrière.

Elle s’imagine déjà les brimades de ses supérieurs et collègues, bien content de la voir chuter toujours plus profondément. Agent Tarentule, incapable de faire un métier aussi simple que messagère. Agent Tarentule, cela rime avec minuscule et ridicule. Capulina, dire que l’on pensait à un prodige, regarde donc où elle en est. Toutes ses phrases résonnent dans sa tête comme des pieux dans son crâne. La blonde range son calepin, le point serré.

Hors de question que je sois une perdante ! Je vais le retrouver, et ils ne pourront que me remercier avec leurs faux sourires. Ahah !

Sortant par le mur enfoncé, l’agent suit des traces de sang jusqu’à la soi-disante garde du corps. Sa négligence l’a mise dans un pétrin. Autant dire qu’arrivée à son niveau, l’inspectrice ne retient pas son langage.

Garde du corps, donc? J’ai comme l’impression que votre poste tient plus à votre poitrine qu’à vos compétences. Hihi! C’est pourtant simple. Un garde du corps ne doit jamais s’éloigner de la personne qu’il protège

Elle se laisse soupirer après cette moquerie. Tarentule perçoit dans les yeux de cette rousse une certaine détermination. Si elle compte chercher son patron, il va de soi que l’aide d’un agent expérimenté serait bénéfique. De même, l’agent pourra profiter d'alliés de circonstance. Elle s’incline pour contempler le tissu qu’Ann a dans les mains.

Hum? Tout n’est pas perdu. Voilà un indice. Les ravisseurs sont probablement liés à ce tissu. Devrions-nous poser cette question à des taverniers? Il ne faudrait pas être trop indiscret en le brandissant à quidam, non plus.

Madame Tarentula lève les yeux vers la grande fille, le sourire aux lèvres. Elle espère qu’elle n’est pas trop susceptible pour refuser l’aide d’une femme qui s’est moquer. Dans tous les cas, elle ne compte pas lui laisser le choix.

Appelez-moi, Madame Tarentula, ou Tata pour les intimes. Hihi! Je prévois déjà vos questions. Monsieur Carpette est un partenaire très important, il serait catastrophique de le perdre ainsi. Je tiens à vous assister, au moins pour sauver les contrats actuels et à venir.
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justify]Le moment était plutôt désespéré, et je me retrouvai à me faire narguer par l’inspectrice qualité. Ce n’était vraiment pas le moment pour ce genre de remarque, même si avec le temps, je contenterai de dire qu’elle avait eu raison sur l’instant, je n’avais pas été sur mes gardes, trop méfiante envers la personne qui venait d’entrer que j’en avais oublié les bases : si votre employeur vous demande de le laisser seul, ne le faites surtout pas, ce sera le moment où il sera la plus vulnérable. Cependant, elle était d’accord pour aider dans l’enquete, consciente du fait que Mr Carpette soit une personne importante pour son business. J’avais juste compris qu’il avait mis le nez dans une affaire qui l’avait mis dans le pétrin, mais de là à dire qu’il s’agissait de quelque chose de véritablement important… Pour ma paie, oui, mais pour ce qui était des desseins sombres qui étaient à coté, cela ne m’intéressais pas du tout, du moins pour le moment.

« Ma poitrine se porte très bien, dame Tarentula. Cependant, une personne portant des vêtements pareils ne doit pas être compliquée à reconnaitre pour ses habitants. Allons voir à la taverne donc. »

Alors que nous voyagions dans les rues, je remarquai beaucoup de personnes se protégeant les poches, une pose bien particulière que je connaissais des moments où je vivais moi-meme dans des ruelles sombres. La confiance de cette ile ne résidait pas entre les différents habitants il fallait le croire, et si certains gardes intervenaient, ce n’était pas pour arreter les voleurs. A l’inverse, c’était pour remettre de l’ordre et calmer les civils, comme si ce genre de situation était tout à fait normale et logique. J’en conclus rapidement que la corruption pouvait etre monnaie courante, alors je fis bien attention à garder une allure et une position qui n’aidait pas au vol de mes objets les plus précieux.

« Cette ile ne me parait pas vraiment fréquentable. Je me demande comment Mr Carpette fait pour y vivre tous les jours. »

Alors qu’un peu plus loin, il me semblait observer une personne se faire passer à tabac, reconnaissant au passage une frappe grandissante de la piraterie, une personne bien trop dangereuse pour que je me décide d’intervenir. J’avais l’impression que les gardes s’en moquaient éperdument, et comme moi détournaient le regard, impuissants ? Pas vraiment, ils ne semblaient pas avoir cette peur sur leur visage.

Alors que la scène se passait, personne ne semblait se soucier de ce problème et vaquait à ses occupations comme si de rien n’était, meme si je pouvais voir que certains ne cherchaient pas de contact visuel avec le groupe.

« Réprimandez vous ainsi les personnes qui ne respectent pas les protocoles de qualité ? Ou bien comme moi tout ce qu’il se passe ici vous semble anormal ? Personne ne semble respecter un quelconque règlement. A quoi sert la milice si elle laisse de tels agissements se passer ? »

Je manquais encore d’informations sur cette ile, parce que peu de choses en sortaient réellement, seulement quelques rumeurs. Grande exportatrice et ile marchande, des Criminels y avaient élu domiciles après s’etre évadés. Mais de là à obtenir une telle liberté d’action sans y imposer leur pouvoir, c’en était ridicule.[/justify]
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Tout comme la rousse, l'agent peut constater d'elle la confirmation des rumeurs sur cette île. La sécurité a dégringolé à une vitesse incroyable. Ce n'est plus une exploitation minière accueillant simplement les bagnards mais une véritable zone de non droit. Si la situation dégénère, il faudra une réelle intervention de la Marine. Les yeux de la blonde sait bien que cette île est devenue une poubelle pénitentiaire pour le Gouverneur, mais les ordures peuvent déborder. Et l'inspectrice qualité le sent venir avec appréhension. Elle ne cache pas son étonnement en répondant à la juste remarque d'Ann.

"Il va sans dire que j'aurai bien longtemps quitté ce lieu à sa place. Mais, cela n'a pas toujours été comme ça. La situation est bien pire que j'ai pu me l'imaginer…"

Un passage à tabac sous les yeux de la Tarentule fait réaliser que cette île semble devenir un prison à ciel ouvert sans garde. Quel gâchis ! Le Chaos engloutit déjà l'île. Cela n'augure rien de bon pour le long terme. La garde du corps s'interroge évidemment sur cet événement. La blonde n'est pas la meilleure personne pour prodiguer des cours de morale.

"Oh! je fais bien pire si je m'aperçois du non respect du protocole. Hihi! Je plaisante. Nous n'aurions plus de clients, sinon. Cependant, nous ne connaissons pas toute l'histoire. Peut-être l'a-t-il mérité ? Quoiqu'il en soit, évitons de nous éparpiller. Cette taverne fera certainement l'affaire."

Madame Tarentula pointe un bâtiment très bien placé dans la rue mais qui est peu fréquenté dans cette matinée. Il n'y a pas de temps à perdre, si le marchand informateur meurt, ce sera sur son dos. Sur la devanture est inscrit le nom de Coup'Soif. Le duo entre dans la taverne. La salle est assez grande, avec de nombreuses tables. Seulement quelques-unes sont occupées par des buveurs qui justement semblent intrigués par leur intrusion. Avançant vers le comptoir, elles aperçoivent un homme chauve, avec une grosse barbe, triant des bouteilles et des verres. Il lève les yeux avec dédain en constatant leur présence.

"Que puis-je servir pour deux fillettes paumées?"
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Cette femme était tout autant logique que moi. J’avais beau avoir vécu dans des lieux qui n’étaient pas vraiment présentables, tous présentaient des règles, plus strictes que celles-ci, même si pour ceux où le combat clandestin régnait en maître, il ne fallait surtout pas en parler, au risque d’attirer des personnes peu fréquentables. Qu’il s’agisse de personnes des forces de l’ordre, ou des personnes qui voulaient juste réaliser un massacre. Si la situation a empiré sur cette île, je ne pouvais rien faire seule, surtout avec les têtes au pouvoir de ces îles.

« Sûrement, mais un travail est un travail. Tant qu’il sera vivant, je devrai le protéger. Enfin, le secourir maintenant. »

S’il avait des informations qu’un groupe pouvait vouloir, ce qui semblait être le cas, il allait falloir les lui extorquer, à lui ou à ses ravisseurs si nous réussissons à identifier de quel groupe il s’agit. Nous entrons alors dans la taverne, sans que je ne réagisse un peu à sa plaisanterie d’un petit sourire. Le tavernier semblait occupé à ranger son lieu de travail lorsque nous arrivâmes au comptoir afin de commencer à discuter avec lui. Il semblait fatigué, mais aussi toujours sur ses gardes.

« Bonjour à vous, monsieur. Deux Whisky s’il vous plaît. Pour ce qui est de leur venue, les deux fillettes que nous sommes recherchons à identifier un homme. »

Je posai alors le morceau de tissu sous ses yeux, au milieu des verres déjà servis, entamés ou ne demandant qu’à être rempli. D’abord, il fut stupéfait de voir ce genre d’objet, plutôt incommode, sur sa table de service. Il eut une hésitation, puis se reprit en affichant un sourire mesquin. D’autres personnes remarquèrent l’objet et se mirent à rire eux aussi.

« Vous savez, s’il est parti alors qu’il vous a promis la lune, c’est pas mon problème. Jolis motifs cela dit, mais je vends des boissons, pas des caleçons. »

Je me mis à souffler. J’étais intelligente, je savais que pour des personnes de ce calibre, il fallait que je sorte un plan d’un niveau supérieur. Fouillant dans mes poches internes, je sortis un billet avant de le lui présenter.

« Je pense que le travaille vous prend beaucoup de vos pensées. J’espère que ceci va vous permettre de pouvoir y voir plus clair. »

L’homme sourit, il savait faire affaire lui aussi et comprenait très bien qu’il y avait plus que pour deux whisky dans ce que je venais de sortir. Alors qu’il était en train de laver les verres pour nous les remplir, il sembla ralentir, les yeux dans le vague pour réfléchir quelques secondes.

« Mmmmh… Je me souviens d’un type… Mince, je ne me souviens plus de son nom… Si seulement quelqu’un pouvait m’aider à retrouver de qui il s’agissait. »

Un second billet sortit et se posa sur son comptoir. L’homme le saisit et le cacha dans sa poche.

« Borris l’Arnakoeur, il aime beaucoup le thème de ses vêtements, c’est le seul d’ailleurs, mais c’est une petite frappe sur cette île. Donc pour le trouver, vous devrez avoir de la chance. »

Je me mis à fouiller avant de remarquer que je n’avais plus rien sur moi, ayant dépensé le reste pour me retrouver ici. Poliment, pendant qu’il nous servait aussi notre verre, je lui répondis de cette manière :

« Je suppose que pour cette partie, mon amie aura de quoi vous persuader. »

Il fallait voir si Tarentule allait utiliser ma méthode, ou improviser pour quelque chose de moins… subtile.
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La stratégie de renseignements de cette garde du corps semble adéquate. Il faut même croire qu'elle a totalement compris l'idée. Assurant l'approche, elle délie la langue de cet homme avec quelques billets. Sa jeunesse d'apparence trompe sur sa maturité. L'agent Tarentule reconnaît le potentiel de cette jeune et grande femme. Elle compte bien continuer à l'observer. La blonde suit donc le stratagème d'Ann avec un grand sourire et pose une bourse sur le comptoir.

"Pouvons-nous acheter cette chance, mon cher?"

Le tavernier regarde la bourse avec envie. Cependant, il met un certain temps à répondre en fixant Mme Tarentula. L'homme pose sa large main sur l'argent qu'on lui montre.

"Cela pourrait le faire, ouais. Quelque part au fond du quartier des plaisirs.
-Dans quelle direction ce lieu se trouve-t-il?
-En sortant, vous continuez dans la rue vers la gauche et vous y êtes. C'est reconnaissable."


Quelque chose ne va pas dans cette réponse. Elle a l'impression que ce barman lui dit ce qu'elle veut entendre. De plus, cette direction ne correspond pas aux traces qu'à laisser le malfrat. Elle jette un regard vers son alliée avec une mine désapprobatrice. Le tavernier retourne à ses affaires sans s'en soucier. Les circonstances de sa mission ont changés. Si elle veut être prise au sérieux, il lui faut changer de style. Approchant l'oreille de la rousse, elle chuchote.

"Je vais me changer. Je reviens."

Elle laisse son verre et interpelle le tavernier.

"Pouvez-vous m'indiquer les sanitaires, je vous pris ? Je dois me refaire une beauté.
-Là bas, fillette."


Son expression témoigne d'un certain mépris pour la délicatesse de Tarentule. Les esprits se sont endurcis, ici. Sans y faire plus longtemps attention, elle se dirige vers les toilettes. Ce n'est qu'un cabinet ne payant pas de mine et dont l'entretien est franchement négligé. L'odeur y est infâme avec des relents d'urines et de vomis. L'agent fait la grimace. En intimité toutefois, en quelques secondes, l'agent ouvre sa mallette et sélectionne son nouveau costume. Grâce au relooking instantanée, elle s'habille comme une délinquante typique de Las Camp. Il est temps de changer d'attitude.

Un grand fracas résonne. La blonde vient d'ouvrir la porte avec son pied. La poignée étant aussi poisseuse que répugnante. Le bruit attire l'attention dans la pièce. D'une démarche nonchalante, elle approche du comptoir avec un sourire narquois.

"Eh bien, tu veux jouer les grandes. Bahah!
-J'aimerais revenir sur un truc, le vieux."


Elle s'affale sur le comptoir, posant sa malette à ses pieds et prenant son verre de whisky. La jeune femme le tend vers le barman et renverse tout son contenu.

"EH ! À quoi tu joues, là !
-Je crois que l'on s'est mal compris. Pouvez-vous nous répéter, où est ce Borris?
-J'ai dit tout ce que j'avais à dire. Si cela te suffit pas, dégage d'ici !"

La blonde jette le verre vide. Il se brise au sol. Les quelques clients présents regardent la scène avec curiosité. La colère du gérant monte sérieusement. Il se retrousse les manches. Il approche son visage de l'agent Tarentule avec un ton menaçant.

"Commence à courir ou tu vas regretter d'être venu."

À peine, a-t-il fini cette phrase, l'agent Tarentule déploie ses fils de pêche autour du cou du colérique avec son Rope Action. Elle tire violemment dessus. La tête du tavernier percute une première fois le comptoir. La blonde tire une deuxième fois en maintenant sa poigne. L'homme finit le nez en sang et la tête plaquée sur le comptoir. Elle s'empare ensuite d'une bouteille puis la casse en frappant le rebord du bar. Tenant fermement ses fils, elle approche son visage souriant du tavernier avec son arme de fortune.

"Gnihihi! Toi et moi, je crois que l'on s'est mal compris. Un mensonge peut coûter beaucoup à un monsieur en pleine santé tel que vous."

Les piques de la bouteille brisée s'approchent dangereusement de l'œil droit de l'homme. Il tente de se débattre mais l'agent Tarentule resserre sa prise. Les fils autour du cou étranglent le malheureux.

"Je suis plutôt impatiente, tu sais?"

À ses mots, le verre de la bouteille brisé commence à s'enfoncer dans une de ses pompettes. Malgré un manque d'air, il parvient à prononcer des mots.

"OK! Ok, OK, c'est bon. Je… hng… je sais pas où il est. Il squatte un peu partout. Hgn… cela dépend les magouilles qu'on lui propose. Mais il voit des filles… kof… dans ce quartier. C'est tout ce que je sais.
-Bien, voilà. Je savais que l'on pouvait s'entendre."

Elle éloigne la bouteille de la tête du tavernier.

"Oh, au fait. Mon prénom, c'est Dyatlova ! Hihi!"

En guise de ponctuation, elle plante le tranchant de la bouteille dans la main de l'homme. Il crie de douleur pendant que le sang coule sur le comptoir. Sans rien ajouter, Dyatlova Tarentula lâche prise pour laisser le tavernier gérer le verre brisé qui a planté sa main sur le comptoir. Passant sa mallette par-dessus son épaule, elle reprend ensuite sa démarche vers la sortie. La blonde n'a fait qu'imiter les méthodes des gens de mauvaise vie pour mieux se fondre. Comme on dit, il faut de tout pour faire un monde. Et ce tout, l'argent Tarentule le met au service du Gouvernement Mondial. Telle est la vision de son métier. Elle se tourne vers Ann devant la sortie, le regard étrangement jovial et enjouée à travers ses lunettes roses.

"Alors, on va chercher ce Borris?"

Costume:


Dernière édition par Agent Tarentule le Dim 17 Sep 2023 - 20:33, édité 1 fois
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Cette femme n’était vraiment quelqu’un avec qui plaisanter, et j’avais l’impression, après sa prestation et son changement de tenue, qu’elle ne plaisantait pas tant que cela lorsqu’elle disait qu’elle aimait faire pression sur les clients qui ne respectaient pas les normes. Mes yeux fixaient ceux du barman, et il semblerait qu’il n’ait pas vraiment apprécié le traitement de faveur qui lui avait été attribué. J’avais l’impression d’être encore trop douce pour ce monde et pour obtenir ce que je voulais. Mais la violence était-elle toujours la bonne solution ? Je ne pense pas, mais dans cette ville où elle était banalisée, et où les commerçants devaient avoir un cercle assez puissant pour pouvoir se prémunir de ce genre d’agression, elles devaient être tout à fait logiques, bien qu’inutiles.

« Vous me voyez surprise, je pensais que vous ne seriez là que pour le travail, je n’aurai jamais estimé des compétences de combat en vous. Je suppose que vos mots auparavant n’étaient une blague qu’à moitié. »

Je restais dans ma politesse la plus totale, mais intérieurement, je me posais la question suivante : Cette Tarentule était-elle réellement une simple inspectrice qualité ? Ou bien avait-elle tissé des liens sur cette île et voulait-elle aussi les informations que mon employeur désirait ne pas avoir ? Le demander maintenant, ou avoir un comportement de suspicion pourrait m’empêcher d’aller plus loin dans l’affaire, et nous n’étions que toutes les deux, alors qu’avais-je à perdre à cet instant ? Rien.

J’avais déjà emboité le pas lorsqu’elle était sorti, saluant une dernière fois avant de refermer la porte derrière moi. Plusieurs questions étaient à poser, mais celle de son prénom qui avait été donné. Un faux nom, peut-être, ou de scène. Cela n’allait pas m’empêcher de l’appeler par le nom que je lui avais donné. Cependant, certaines choses étaient à découvrir immédiatement.

« Pour être honnête, nos chances de retrouver Mr. Carpette vient d’augmenter grâce à votre intervention, c’est dommage, il possédait des bouteilles de très bonne qualité, ce barman. Nous devons nous diriger dans le quartier des plaisirs non ? »

J’étais encore jeune à cette époque, je n’avais pas l’expérience que j’ai maintenant en termes de séductions, et ce genre de lieu pouvait rapidement avoir un impact sur mon comportement. Que ce soient des hommes ou des femmes, les deux pouvaient très rapidement me faire de l’effet, et je n’avais pas ma langue dans ma poche. Heureusement que nous n’avions pas bus, parce que j’aurai pu devenir incontrôlable.

Nous prîmes par la gauche pour nous diriger vers ce quartier indiqué par le barman. En cette heure, il s’agissait d’une rue aux bâtiments plus colorés qu’à l’accoutumé. Plusieurs personnes étaient en train de marcher, souvent deux. Des hommes et des femmes attendaient, fumant une cigarette pour la plupart, aguichés au mur d’habitations. Celles-ci dégageaient une odeur d’encens qui était fort, mais aussi utilisé en tant qu’aphrodisiaque.

« Le plus simple serait de trouver une de ses clientes n’est-ce pas ? S’il fréquente beaucoup, il doit se confier à elle. Un type comme lui doit chercher de l’attention, donc quoi de mieux que ce quartier pour se vanter ? »

Mais fallait-il visiter les bâtiments un par un ? Ou bien essayer de trouver des personnes qui seraient prêtes à laisser parler un type pour une poignée de berries ? L’aiguille était fine, mais la botte de foin ne semblait pas si grosse que ça, au final.
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L’étonnement de sa partenaire de fortune est prévisible. Néanmoins, elle ne prend pas peur, ce qui témoigne qu’elle n’a pas froid aux yeux. L’agent Tarentule n’a jamais recommandé quelqu’un au Cipher Pol. Peut-être, cela changera-t-il aujourd’hui? La réponse de Dyatlova sonne comme une leçon.

Ce qui importe, ma chère, n’est pas les compétences de combat mais le déferlement de violences. Montre leur la douleur et la mort puis ils te mangeront dans la main.

Les mots de la jeune garde du corps montrent une certaine capacité d’analyse. Elle se voit dans sa jeunesse à tenter d’établir la meilleure farce possible. La blonde ne s’autorise qu’à une simple remarque.

Tu sembles observatrice. J’aime bien. Hihi !


L’attitude de Dyatlova compile nonchalance et fierté. Contraire à la politesse mesquine de l’inspectrice de qualité du début. Elle progresse les mains dans les poches, en balayant du regard les rues comme un guetteur. Son sourire reste intact, probablement même plus large.

Tu as un petit défaut, ma chère. Tu parles beaucoup pour des évidences. Penses-tu avoir le temps de bavarder sur la manière d’aborder des putains ?

Sans lui laisser le temps de réponse, l’intérêt de l’agent se porte sur une femme adossé contre le mur de ce qui semble etre une maison close. A cette heure de la journée, cela n’est pas l’équivalent des foules lors des soirées. L’ambiance étonne, d’ailleurs, l’agent qui ne pensait pas un tel quartier actif dès l'après-midi. Cependant, cela signifie qu’il est bien plus facile de se faire remarquer. Contre la montre, la subtilité n’est pas la bonne solution. Ce ne sera pas elle qui trouvera l’informateur, l’informateur viendra à elle. Quoi de mieux que toucher les trésors de ce genre de bas-quartiers pour voir les propriétaires rappliquer.

Hey, toi !

L’air condescant, cette femme sans vertu regarde la blonde approcher, cigarette à la bouche. Elle ne porte presque rien sur elle, une aguicheuse vulgaire et surmaquillée comme on peut en voir partout. La prostituée soupire avec même que Dyatlova prononce un mot.

Dis moi, tu m’as l’air d’avoir du succès dans ce trou à rat. Ne t’inquiète pas, je veux juste discuter.
-Tu me veux, tu payes.
-Hihi ! Je crois que l’on ne s’est pas comprise, la trainée. Je ne suis pas là pour m’amuser.


Le bras de la blonde empèche la femme en mini-jupe moulante de fuir la discution. Plaquée contre un mur, l’aguicheuse ne montre aucune panique sur son visage restant silencieuse. Pourtant, l’autre main de la blonde caresse dangereusement son coup.

Je n’aime pas perdre mon temps. J’ai tendance à casser des trucs quand cela arrive. Certaines choses peuvent s’avérer si fragiles…

Un poing sortant de nul part percute le visage de l’agent Tarentule. Le coup la fait tituber à quelques mètres. Elle rétablit son équilibre, tête baissée. L’homme intervenu est habillé en costard, et sa carrure ne laisse pas de doute sur son métier véreux. Il n’est pas seul, deux petites frappes l’encadrent en silence.

“Tu touches, tu payes.”


Dyatlova se redresse. Le nez en sang, ses lunettes brisées, la douleur la picote désagréablement. Ce costume n’est pas celui qu’elle préfère, car elle l’expose facilement à des douleurs aiguës. Malheureusement, il lui faut apprendre à se faire respecter dans ces milieux loin de toutes civilités. Un agent de renom se doit d’être polyvalent. L’occasion de juger la réaction de la prometteuse rousse qui l’accompagne. La blonde s’essuie rapidement les narines. Elle retire ses lunettes roses. Un doute sur l’utilité de cette provocation émerge soudainement, en les jetant. L’agent cherche dans ses poches, une nouvelle paire neuve. Une fois sur son nez, ses doutes s’estompent. Qu’est ce qui pourrait se passer mal ? Il jure tous que par la violence, alors, autant leur en donner un maximum. Le rire provoquant de Mme Tarentula résonne dans la rue.

"Gnihihi ! Alors, c’est ta pute ? Il faut donc te latter les couilles pour l’approcher. Cela tombe bien, je sais faire ça bien.
-Calme-toi, l’excité. Sinon, c’est ton cadavre ma prochaine source de revenu. Y a pas mal de dérangés qui apprécieront ton joli minois.
-Et pas mal de chiens rêvent de pisser sur le tien. Hihi !
-Je t’aurais prévenu.”


Les deux petites frappes s’avancent, chacun une batte de baseball à la main.
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Les choses ne se passaient pas réellement comme prévu, et je compris rapidement que Madame Tarentule n’était pas une personne patiente, ni posée, il lui fallait de l’action et rapidement, ce qui allait nous amener dans une impasse des plus embêtantes si je ne faisais rien. Il était difficile de travailler main dans la main avec une personne qui avait un égo qui n’allait pas avec sa véritable intelligence. Ainsi, nous nous retrouvâmes d’avancées dans notre enquête à gênées par une simple prostituée et son cortège de personnes assez bien habillées pour l’occasion, mais aussi capable de mettre un nez en sang, et casser des lunettes. Voilà ce qu’il se passait lorsqu’on ne prenait pas tout en compte, une surprise vous tombe toujours dessus. Pendant l’agression, j’étais restée légèrement en retrait pour observer la pittoresque représentation qui se passait devant moi, avant de commencer à avancer vers eux. Remettant correctement mes gants tout en avançant, je déclarai la chose suivante :

« Je n’aime pas prendre les personnes par surprise donc… »

L’un des sous fifres se retourna, en meme temps que son chef, qui semblait légèrement surpris que je puisse faire irruption dans leur pièce de théatre. Derrière mes lunettes de Soleil, je voyais tout de meme très bien la stupidité illuminer leur visage.

« Nous ne sommes pas intéressés par vos services, mais par des informations. »

L’un des sous fifre, intrigué par ma voix pleine de consternation, voulut me parler. Mais son visage fut lui aussi frappé par un poing : le mien. Les phalanges en fer lui brisèrent le nez, et il partit au sol après avoir reculé de plusieurs mètres, attirant aussitôt l’attention de tout le monde sur moi. Me permettant de réaliser un coup de pied vertical sur le second, et le rabaisser aussitôt pour l’envoyer au tapis, complètement K.O.

« Je m’excuse, mais nous avons passé le pacte de non agression, mais si vous voulez aller plus loin dans le combat, je n’aime pas dévisager les jolis minois mais il faudra songer à changer de métier à l’avenir. Sauriez-vous où se trouve Borris l’Arnakoeur ? »

Je m’étais approché de lui, mais il paraissait encore confiant, malgré ce qu’il venait de se passer. Si bien qu’il tenta un crochet, que je parai avec ma main.

« Pas de réponse constructive j’ai l’impression… Mademoiselle Tarentule, je m’occupe de lui, évitez trop de violence, il me semble que leur cerveau étroit ne pourraient pas supporter trop de stress. »

Maintenant qu’elle n’était plus vraiment protégée, le visage de la prostituée avait changé d’expression, et paraissait déjà beaucoup plus pale malgré le maquillage.
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Le test de l'agent Tarentule sur cette jeune garde du corps témoigne de résultats excellents. Maîtriser deux malfrats avec autant d'aisance, la blonde n'en attendait pas autant. La rousse se révèle être une femme d'action étonnante. D'un sourire poli, l'espionne déguisée laisse sa partenaire s'amuser, malgré le coup subi.

Tu gardes tout le plaisir pour toi. Soit, je concède.

Son attention revient vers la prostituée qui tente de longer le mur. Le bras de la blonde barre sa fuite. Elle continue son jeu du loup menaçant une brebis. Son sourire carnassier accentue l'atmosphère oppressante. Le pauvre femme se protège instinctivement le visage auxquels on peut entrevoir son regard perdue et démuni.

A nous deux, petite traînée. On dirait que tu as misé sur le mauvais maquereau. Hihi ! Dis moi ce que tu sais sur ce Borris. Ma patience atteint ses limites."

À peine a-t-elle le temps de lâcher des premiers bégaiements que des bruits de bottes foulant la poussière s'entendent à proximité. Une silhouette s'approche. Un homme mûre tenant un vieux chapeau prend une lourde inspiration.

"Vous ne devriez pas harceler une humble travailleuse.
-Comment? Tu veux te joindre à eux, toi aussi. Hihi !
-Du calme, miss. Vous cherchez ce Borris, c’est ça. Vous lui voulez quoi?
-Lui dire bonjour ! A ton avis, on a l’air de lui vouloir quoi?
-Des noises.
-Monsieur est perspicace. Hihi !
-Ecoutez, il a une petite réputation de mauvais payeur. Il me la fait à l’envers une fois. Mais, personne ne veut le chercher. Il a des liens avec certains groupes intouchables, si vous voyez ce je veux dire.
-Hum? Cela t’arrive souvent de recruter dans la rue comme ça.
-Vous faîtes un boucan. Difficile de vous louper. Un vieux loubard comme moi a simplement été chanceux de trouver des brutes qui n'ont pas froid aux yeux sur son chemin."


La mafieuse se désintéresse de cette vulgaire péripatéticienne. Faisant front au nouvel arrivant, une main dans une poche, l'autre tenant sa malette, l'homme aux allures louches a réussi à attirer son attention.

"Hihi. Et qu'est ce que tu veux exactement ?
-Que vous lui remonte les bretelles. Vous semblez savoir y faire. Si vous trouvez de l'argent, faites en ce que vous voulez. Je sais que vous ne me le rapporterez pas de toute façon.
-Une petite vengeance personnelle donc?
-On va dire ça.
-Alors? Où on le débusque, le mal fagoté ?
-Il y a des entrepôts près du Port. Je sais que sa planque et, par là. Il disait au bar qu'il avait besoin d'étendre ses activités libérales. Enfin, bref. Bon courage pour trouver le bon. Faîtes attention, il y a beaucoup de lieux qu'il ne vaut mieux pas découvrir là-bas."


Son attitude change brusquement lorsque celui-ci lui révèle l'information qu'elle cherchait. Une légère révérence, la politesse de Mme Tarentula revient un instant.

"C'est bien aimable à vous de nous prévenir, mon cher. Hihi ! Allons-y."

À la fin de cette phrase, son attitude nonchalante est à nouveau arborée. Il lui arrive de se relâcher lors d'un dénouement satisfaisant. Néanmoins, la taupe du Gouvernement Mondial est loin d'être tirée d'affaires. La pause dans son jeu est de courte durée.
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Je n’étais pas allée si loin que cela dans la remise en place de ce criminel qui se pensait homme d’affaire. J’avais l’habitude de gérer ce genre de petite frappe après tout. Beaucoup d’argent, d’entretien de son physique, tant que la personne est plus faible que lui ou le croyaient, l’illusion était parfaite. Mais avec moi, ce n’était qu’une histoire de le maintenir à l’écart, à moins qu’il ne parte en courant, peut-être pour aller chercher quelqu’un, ou bien s’enfuir. Je n’étais pas une personne qui tuait pour s’éviter des problèmes, alors je décidai de l’épargner et de m’intéresser à ce qu’il se passait à côté, car la voix de la personne qui parlait calmement n’était pas celle d’une femme, mais d’un homme, qui parlait d’argent qu’il voulait récupérer.

« Excusez-moi pour ce retard. J’ai l’impression que nous avons trouvé un commanditaire qui connaît son sujet. Nous vous remercions pour vos informations, vous nous ôtez une épine dans le pied. »

Après lui avoir dit au revoir d’une simple courbette, j’essuyai mes lunettes et mon costume. J’espérai que mon commanditaire se trouvait lui aussi dans cet entrepôt alors que nous nous y dirigeâmes. Mais tout semblait indiquer que c’était le cas. Miss Tarentule était forte, et n’avait pas froid aux yeux, c’était un bon point, entre guillemets. Le chaos pouvait être un bon plan pour déstabiliser quelqu’un d’organisé.

Sur la route, beaucoup de personnes semblaient jauger les autres. Pourtant, malgré le nombre incroyable de criminels, des familles civiles continuaient de vivre sur l’île. Prisonniers et dans la peur de se faire exécuter s’ils essayaient de s’enfuir. Certains d’entre eux avaient adopté le mode de vie à la criminelle, et le chaos n’en était pas réellement un, puisque les plus puissantes instances essayaient de le contrôler. Les petites brutes qui essayaient de se la jouer solitaire étaient souvent passées à tabac pour rentrer dans le rang. J’espérais donc que personne ne vienne nous voir pour cela.

« Il faudrait régler cette affaire rapidement, de gros bras pourraient ne pas aimer nos interventions. Surtout celui qui gère ce bordel. »

Je proposai donc le plan de rentrer dans le bâtiment et d’agir. Un plan idiot, mais qui fonctionnait pour certains cas. Nous ne venions pas comme un homme dangereux qui venait de voir son chien mourir, mais de ce que je connaissais de notre duo, c’était qu’il ne fallait pas nous sous estimer.
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"Vous voulez prendre des risques…"

Ses manières de bourgeoise surgissent subitement lorsqu'elle prend connaissance des intentions de sa partenaire. La douleur persistante de son nez a refroidi sa fougue. Ce n'est pas une guerrière, ni une téméraire, mais une simple espionne qui s'amuse à jouer une délinquante fantasmée. Sa nature reprend parfois le dessus sur sa couverture. Le regard d'Ann suffit à la remettre sur les rails. Elle doit assumer ses déguisements jusqu'au bout. Devenir ce que ses vêtements montrent comme image. La blonde secoue la tête en prenant une grande inspiration. Ignorant avec difficulté sa prudence d'espionne, Dyatlova revient en course.

"Cassons leur la gueule sans sommation dans ce cas ! Hihi !"

Bien entendu, l'agent Tarentule a toujours une idée derrière la tête. Le duo scrute les environs pour repérer l'entrée. La porte la plus exposée est investie par un guetteur. Celui-ci semble assez distrait et impatient. Sans que Capulina ait le temps de donner son aval, Ann marche en détente vers le malandrin. Leur regard se croise enfin quand la grande femme pénètre le faible halo de lumière. L'homme à la dégaine misérable plissé les yeux. Cette garde du corps est prête à en découdre. Le guetteur semble, pourtant, se relâcher dans sa posture en réduisant la distance qui les sépare.

"Enfin la relève ! Je suis venu le dépanner le temps tu te pointe, dis moi mer…"

Sans attendre plus de mots de la part du pauvre homme, un direct du droit l'envoie dans les roses. Quel gâchis ! Tombant raide, le pauvre bonhomme finit au sol sans comprendre ce qu'il lui arrive. Un inconscient gisant au sol, la rousse ouvre la voie. Faisant mine de la suivre dans cet entrepôt, elle disparaît dans la pénombre à l'aide de son Soru. La première ligne n'a jamais été son truc. Grâce au Geppou, l'espionne atteint rapidement une position idéale sur le toit. Celui-ci abîmé par le temps laissé des interstices et des trous. À travers, l'agent Tarentule contemple la scène.

Au milieu de ce lieu abandonné, ligoté sur une chaise, le pauvre informateur du Gouvernement en sang. Visiblement, la petite frappe de Borris l'Arnakoeur s'est amusé. Et il n'est pas seul. Un groupe de spectateurs juge de sa prestation, dont le chef semble être le plus tatoué. Le ravisseur se tourne vers ce qui semble être ses employeurs.

"Il a eu sa dose là non?
-Vas-y continue, le boss veut voir jusqu'où tu peux aller.
-Les gars, il agonise là, le bonhomme. Vous vouliez pas l'embarquer?
-Tu veux l'argent ?
-Un peu mon neveu !
-Alors, fait lui manger encore tes beignes.
-Bon, bah, j'aurais essayé mon vieux. J'espère que tu tiendras le 3e round.
-Oh ! Relâchez-le."


À cet instant, Ann apparaît en salvatrice. Les yeux mi-clos de Monsieur Carpet se remplissent d'espoir et d'admiration en apercevant sa garde du corps lui venir en aide. Lui qui se sentait déjà mourir à bien faillit se résigner à ce sombre destin. Le groupe de voyous en armes voit d'un très mauvais œil la nouvelle intrue.

"Bordel, tu avais dit que personne ne nous dérangerait.
-Je la connais pas cette folle. Je sais pas qui tu es mais si tu veux pas mourir reste en dehors de ça.
-Si ce n'est pas ta pote, on s'en débarrasse."


L'homme aux grands tatouages dégaine son pistolet en le pointant vers la grande rousse qui ne s'aperçoit que tardivement de son isolement. Un grand fracas retentit avec violence dans l'entrepôt. Dyatlova à briser la toiture pour surprendre les adversaires. Ses pieds s'enfoncent dans le crâne du malfrat dont la tête s'écrase puissamment au sol. L'atterrissage de cette fausse délinquante s'est fait en toute beauté. S'adressant aux trois autres adversaires encore débout, elle ne manque pas une occasion de jubiler devant leur désarroi.

"Le ciel nous tombe sur la tête ces temps-ci. Il faut être prudent, chers messieurs. Gnihihihi !
-Putain de merde !"
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Sachez que si des histoires sont racontées à ma place, celles-ci sont possiblement fausses, mais il faut croire qu’impressionner les personnes que je croise est un talent inné à ma personne, et je continue d’en avoir la preuve au présent, alors imaginez comment Madame Tarentule était, et je n’exagère pas dans mes propos !

Enfin, trouver l’entrepôt ne fut pas la tâche la plus difficile à réaliser. Si l’araignée avait eu l’impression d’avoir les idées remises à leur place, je remarquai qu’elle fut rapidement de retour pour ce qui était de sa mentalité étrange, alors plutôt que de la laisser agir pour ce qui était de s’occuper du garde et de le voir souffrir, alors je me mis en tête d’engager le dialogue. M’approchant de lui, il vit mon impressionnante figure, croyant qu’il s’agissait de la relève, bien, pas besoin de le frapper, je lui mis ma main sur son épaule, celui-ci semble partir vers l’arrière, ayant glissé sur une surface mouillé, ma main aide donc le haut de son corps à basculer vers l’arrière, et il se heurt violemment la tête contre le sol, inconscient sur le coup. Il fallait croire que de loin cela donnait l’impression d’un coup impressionnant, ce que j’aurai pu faire, mais la situation était beaucoup trop comique pour que je me laisse à inventer un mensonge d’une telle ampleur.

Puis ce fut Tarentule qui disparut, sans laisser de trace. Elle devait sûrement être partie en avance, mais j’espérais qu’elle ne m’envoie pas de signaux de fumée afin d’indiquer sa position. Regardant tout autour de moi pour commencer à la chercher, parce que c’était un travail d’équipe, et sur l’instant, je n’avais pas été briefée sur une stratégie où je me retrouvais seule. Serai-je tombée dans un traquenard ? La suite va vous surprendre.

Vers le centre de l’entrepôt abandonné, cinq personnes étaient présentes, quatre étaient debout et pouvaient marcher et se mouvoir, tandis que la troisième, le visage méconnaissable, laissait apparaître les vêtements tâchés de sang de monsieur Carpette, mon client. Mais toujours pas de nouvelles de la miss

« Bonjour à vous ! Je suis bien embêtée… Comment je me suis débrouillée pour me retrouver séparée de mon acolyte ? Visiblement je suis tombée sur vous avant elle, il va falloir que je vous arrête sans tarder. Le problème, c’est que vous avez une personne importante qui ne peut plus bouger. Alors pourriez-vous la libérer s’il vous plaît ? »

Ils se mirent à parler entre eux, puis à sortir leurs armes en me visant. Ils veulent jouer à ça, et sachez que si une balle a éraflé ma joue, c’est parce qu’une Tarentule est descendue du plafond pour venir lui faire manger le sol avec ses deux pieds. Les négociations étaient terminées, l’action venait de commencer, et cette imbécile venait de mettre en danger un honnête citoyen.

« Eh bien s’il veut pas parler, descends-le Jimmy. »

Alors qu’il change de cible pour descendre le pauvre vendeur de vêtements, je me mis à accélérer afin de dévier son tir. Jimmy lâcha immédiatement son arme lorsque mon poing pointu percuta le dos de sa main, mais pour peu de temps car le second lui déforma la joue avant de l’envoyer voler au loin. Mon visage n’était plus aussi calme qu’auparavant. Il y avait des choses que je n’aimais pas, et c’était tout simplement

« Abattre une cible incapable de se défendre, c’est petit de votre part, mais j’ai un travail à faire, et je préfère le faire bien. »

Alors que deux étaient en train de tenter de s’occuper de l’agile animal qui me servait de compagnon et qui n’en faisait qu’à sa tête, Borris, lui avait une autre idée, cherchant dans une caisse non loin, il en sortit une arme lourde… Et Monsieur Carpette n’allait pas s’en sortir. Les balles fusèrent dans tous les sens alors que je saisissais la chaise où se trouvait mon commanditaire, et la lançais le plus haut possible avant d’avancer en me décalant légèrement dans le même sens que la salve qu’il envoyait à l’aveugle. Lorsque l’arme chauffa trop et demanda à se calmer, la fumée devant lui fut si épaisse qu’il ne vit pas mon coup de poing l’envoyer au loin, alors que la chaise atterrit au sol, se brisant en morceaux, sur les pieds arrières, faisant tomber le prisonnier sur les fesses, les jambes encore bloquées par le cordage et la devanture du meuble.

« Le plan ne se déroule pas comme prévu… Z’êtes qui ? C’est le gang des Requins qui a découvert le pot aux roses et qui vous envoie ? Vous avez si peur que ça qu’on vous prenne la marchandise. »

« Des esclaves ! C’est un trafic de ressources qui cache un trafic d’esclaves ! J’ai voulu les prévenir, mais ils interceptent tout ! »

« Ça je l’ai compris, mais je veux savoir où va se passer ce trafic… Si je peux interférer sur les acteurs de cet échange et tout récupérer, je serai tout puissant. Allez, dis le moi, et je te promets que tu deviendras mon protégé. »

Il mentait, et je le savais. Il voulait l’information, et tuer toutes les personnes ici. A force de comploter, Borris en était devenu paranoïaque. Je ne le savais pas encore, mais son attitude montrait simplement qu’il tentait de reprendre l’avantage mentalement, il se savait mal et cherchait à trouver une issue en baissant notre garde.

« J’ai juré allégeance à la Justice ! Et jamais elle ne t’accueillera, bandit ! »
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Des balles fusaient à travers la pièce perturbant aussi bien Tarentule que ses deux autres adversaires. L’agent Tarentule a fait le pari de laisser Ann gérer cette crapule, il faut croire qu’elle n’a pas su profiter de l’élément de surprise. L’activation de son Tekkai ne suffit pas à annuler les dégâts. L’un de ses avant-bras est percé par une balle, tandis que d’autres lui provoquent des éraflures. Toujours dans son rôle, elle jure.

Putain de malade mental.

Dans son malheur, les deux brutes terminent au sol après cette première salve. L’un esquinté par une balle dans l’épaule, l’autre la jambe malmenée. Quelle déception. Ann n’est pas la prodige que la blonde attendait. Au moins, cette garde du corps a préservé la vie de son patron. Alors qu’elle finit par mettre enfin Borris en difficulté, l’agent Tarentule rejoint sans tarder la victime encore sous le choc. En quelques secondes, l’agent déguisé en délinquante détache les liens du marchand. L’informateur du Gouvernement semble reconnaissant mais, alors qu’il s'apprêtait à lui dire quelques mots, Dyatlova lui met son index devant la bouche avec un sourire inquiétant.

Les esclaves, c’est ça? Vous aurez tout le temps d’en parler longuement à votre employeur. Avec moi, il vaut mieux que vous gardiez le silence. Pour votre bien. Hihihi !

L’agent Tarentule sort un bandage de sa mallette pour l’appliquer rapidement sur son avant-bras et sur quelques blessures de Monsieur Carpet grâce à son Rope Action. Elle ne se cache pas de l’avoir mauvaise de toutes les complications de sa mission en serrant un peu fort sur ses membres malgré ses gémissements. Forçant l’informateur à se relever, elle commence à le pousser vers la sortie. La blonde pose un regard vers Ann et son adversaire à travers ses lunettes roses.

Vous avez l’air de bien vous entendre. Avec notre cher Monsieur Carpet, nous allons vous laisser faire connaissance et discuter autour de la Justice tout, tout ça. Hihi ! Allez, on avance le vieux.

Disparaissant dans l'obscurité, l’agent du Cipher Pol traîne la victime avec un manque flagrant d’empathie. Quittant l’entrepôt, elle vise le port. Approchant son poignet de sa bouche, elle lance un appel avec son escargophone noir.

Ici, Agent Tarentule. J’ai besoin d’extrader un informateur de Whiperia urgemment. Préparez-moi donc le nécessaire.
-Les coordinateurs ont reçu votre demande. Elle est immédiatement traitée. Terminé.”

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Le combat venait de se finir rapidement, mais à part les criminels présent, et je ne percevais déjà plus Mr. Carpette et ma complice de sauvetage. Borris, lui, était inconscient et son visage avait pris un certain nombre de dégâts, ce qui n’allait pas l’aider à oublier ce qu’il venait de se passer, heureusement pour ses prochains choix de carrière. J’avais juste peur d’avoir supprimé ce qu’il lui restait d’intelligence. Et moi, je devais retrouver les deux personnes, qui devaient s’être mises à l’abri.

L’entrepôt était toujours aussi sombre, mais sortir de là fut des plus simples. Si Tarentule et mon commanditaire avaient pu s’en sortir plus tôt que moi, cela voulait indiquer qu’ils étaient en avance, et qu’il allait me falloir les rattraper. Cependant, arrivée à son atelier, je remarquai il n’y avait personne. Je compris immédiatement que quelque chose n’allait pas. Comme je l’avais craint, Tarentule n’était pas une personne envoyée pour inspecter la qualité de ses produits et améliorer son marché, mais d’après ce que je voyais, je me mis à demander aux personnes autour, certains m’indiquèrent le port.

Une fois arrivée à destination, je vis un navire au loin. Incapable de déterminer de qui il s’agissait, je saisis un marin qui était en train de terminer d’amarrer son navire.

« Excusez-moi jeune homme, auriez-vous vu une jeune femme, cheveux blonds coupe carrée, les yeux bleus. Elle était avec une personne plus âgée, blessée, les vêtements abimés de couleur orange. Ses vêtements sont vraiment spéciaux. »

Je ne voulais pas dire qu’ils ressemblaient à des tapis, mais il s’agissait bien de ce cas.

« Bien sûr, J’les ai vu ! Elle le trainait au bout d’une corde et cherchait un navire ! P’is j’sais pas,l’quel par contre, ça pourrait être n’importe, mais bon, ça fait quelques minutes et j’la vois plus, donc j’suis désolé, mais l’a du être partie vot’ madame, c’était important ? »

Une protection qui se passait mal à nouveau, mais cette fois, il avait été enlevé pour rejoindre quelque part d’autre que Whiperia. Peut-être avais-je mal jugé cette Tarentule ? A ce moment, je ne savais pas si mon commanditaire était en sécurité ou non. Mais dans tous les cas, je n’avais pas été payée. Mais je n’avais pas réalisé mon travail parfaitement non plus. A présent libre de tout contrat, je lui dis non de la tête avant de lui demander.

« Je cherche aussi une caravelle de voyage pour quitter cette île, sauriez vous qui pourrait m’offrir un tel présent ? »

« Oh vous parlez fort bien mam’zelle ! J’sais pas trop mais j’pense qu’y a des gens qui vont pas dire non à quelqu’un d’vot’ gabarit ! D’mandez donc à Gaary ! Il est à quatre navire d’là, y pourra sûrement vous trouver une place ! »

Je le remerciai, car en effet, ce Gaary accepta ma présence sur son navire sans la moindre contestation.
FIN
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