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Premier échange

Il était une fois un bref passage.

C’était la visite d’un homme dans la fleur de l’âge et dont la silhouette trahissait une certaine expérience martiale. Lorsqu’on le voit, on se demande s’il vaut mieux éviter son chemin ou s’il fait parti de ces personnes fermées de l’extérieur mais fort sympathiques lorsqu’on entame la conversation avec eux. Il a une aura qui force le respect : personne n’ira lui chercher de noise. Sauf si l’on craint pour son poste de chef des caïds éventuellement. Mais nous ne sommes pas dans une ville peuplée de pirates et criminels en tout genre. Ici, ce sont de bons et braves citoyens. Et c’est en tant que bon et brave gens que cet homme se dirige d’un pas assuré vers l’ambassade du gouvernement mondial. C’est une fois là bas que son prénom fut prononcé pour la première fois : Tûté.
Tûté:

Monsieur Tûté Féhu est originaire d’une tribu indigène sur Mangrove Works, une île où le gouvernement mondial et la marine sont absents et laissent à ces gens le soin de se protéger eux-mêmes. Ainsi Tûté a grandi en apprenant à donner justice par lui-même. Il ne peut devenir un marine. Ils ont choisi sciemment de ne pas s’installer sur son île : leur justice n’est pas absolue mais sélectionnée. Néanmoins, en tant que chasseur de primes, il pourra faire la loi où et comment il l’entend, sans avoir de compte à rendre.

C’est là le but de sa visite dans la grande ville de Parisse. Obtenir la licence de chasseur de primes. Ce qu’il obtint sans difficulté en répondant aux questions concernant son identité, nécessaire à l’élaboration de la licence, et contre la modique somme d’un millions de berrys.

Le même jour, Tûté Féhu quitta l’île. Mais ce que tout le monde ignore, c’est qu’il s’agissait en réalité du pirate métamorphe Reyson D. Anstis. Attention amis pirates, vous venez de gagner un attrait supplémentaire pour Reyson. Soit vous êtes bénéfique à sa réputation, soit à son portefeuille. Selon, c’est Reyson ou Tûté qui vous aura officiellement vaincu.

Héhé, j’aime beaucoup l’idée.
Bien entendu, vu que c’est la tienne.
Ah, vrai. Tu as raison narrateur.
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  • https://www.onepiece-requiem.net/t862-reysondanstis-le-pirate-assoiffe-du-sang-de-la-marine
Il était une autre fois un fin gourmet.

L’intrigue se déroule dans la même ville, au lendemain du passage de notre cher Tûté Féhu.
Tu t’es fait eu, haha !
Hum hum.
Oh pardon.
Phil:

Cette fois-ci nous retrouvons un autre homme, d’âge à l’apparence plus mûr et à l’allure plus avenante dans l’une des tavernes de la ville. Là bas, il usa d’une technique ancestrale et pourtant commune pour délier les sourires et les langues : l’offrage de verre.
L’offrage ?
Oui, l’offrage. Je suis néologue monsieur, je fais preuve de néologisme. Tout le monde a compris que c’était une erreur intentionnelle.
Je dis ça juste pour ton barème de notation, c’est toi qui vois.
Occupe-toi de ta piraterie et laisse moi la narration !
D’accord, d’accord. Mais ça sonne quand même comme naufrage, je dis ça…
Tu dis rien ! Et d’ailleurs je vais retirer toutes tes lignes de dialogue pour cette partie, ça t’apprendra !

Bon, où en étais-je ? Ah oui, l’offre de verres gratuits – avouez que l’offrage sonnait quand même mieux. Grâce à sa générosité, et le fait qu’il en était à sa troisième tournée générale, de plus en plus de clients participaient à la conversation. L’homme, qui s’est nommé Phil Anthrope, interrogeait les locaux sur leurs spécialités culinaires et les différents lieux de restauration, de la plus petite à la plus grande, en passant par les cafés, les boulangeries, et même les épiciers du coin. Lorsqu’on lui demanda pourquoi cet intérêt, il répondit qu’il n’était pas un critique culinaire comme son interlocuteur le suspectait, mais qu’il est simplement fin gourmet, un voyageur qui parcourt le monde à la découverte de nouvelles saveurs. Il partagea ses propres expériences culinaires, à commencer par son mets préféré : le ragoût de mouette, en se gardant de préciser qu’il était souvent livré avec la gazette.

Phil Anthrope…
C’est moi !
Je pense que nos lecteurs l’ont compris, merci. Phil Anthrope, disais-je, obtint bien des informations. Quel café ressert les aliments de la veille, quel épicier ne se lave pas les mains après avoir éternué, dans quel restaurant on peut trouver des mouches dans sa soupe, …
J’en aurais bien voulu des mouches dans ma bouillie à Impel Down. Bande de bourgeois !
Arrête avec Impel Down, tu radotes. Il est temps d’avancer, grandis un peu !

Je vous présente mes excuses pour cet aparté. Nous en arrivions à la quatrième tournée, où Phil glissa une question à l’allure innocente : il demanda quel genre de clients fréquentait chacun des lieux dont ils discutaient depuis tout à l’heure, car la qualité des clients en dit long sur la qualité des mets servis, a-t-il argué.

C’est ainsi qu’après quelques verres de plus, et noyé dans la panoplie d’informations sans intérêt, il obtint une piste qui lui plût : dans quelle boulangerie les membres de l’ambassade du gouvernement mondial se procurait son pain.
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Il était une autre fois encore, une histoire de pain.

Phil Anthrope resta deux jours de plus dans la ville, se régalant la journée et offrant des tournées à la taverne le soir. Sa dernière soirée se termina très tard dans la nuit, ou tôt à l’aube. Ses adieux laissèrent place à un nouveau protagoniste : une jeune femme dont la robe appartenait à Izya.
J’espère qu’elle ne remarquera pas que je le lui ai emprunté sans sa permission.
C’est préférable pour toi en effet, mais là n’est pas le propos.
Sarah:

C’est donc une femme, que dis-je une dame, dans la vingtaine, qui se rend dans la fameuse boulangerie et qui démarre avec la plus vieille ruse au monde : la flatterie.
« Bonjour, on m’a dit que c’est ici qu’on trouve le meilleur pain de la ville ? »
« C’est bien ici ma petite dame, qu’est ce que je vous sers ? »
Ma petite dame a été dit de manière très sympathique, presque affectueux. Une formulation qui ne choqua personne, ni le client qui venait d’entrer dans la boulangerie et peut être même pas vous, ami lecteur. Et pourtant, sous cette allure normale, il y a un mot hiérarchisant, qui indique de fait que le boulanger est plus grand, supérieur. C’est donc ce qu’ont droit les femmes depuis la nuit des temps ? Des mots devenus normaux mais qui inconsciemment appuient la hiérarchie ?
Les femmes je peux comprendre, mais qu’il me le dise à moi ? Je vais lui montrer qui est le petit de nous deux, il va voir !
Hé oh ! N’oublie pas ton plan ?
Mon plan de le couper en morceau tout en le maintenant en vie le plus longtemps possible pour qu’il comprenne qui il vient d’insulter ?
Non l’autre. Celui que tu as appelé le plan de la mort qui tue.
Ah ! Le super plan de la mort qui tue tu veux dire !
Oui, celui-ci.
C’est vrai qu’il est vachement bien ce plan.
… C’est bon, on peut reprendre ? Ou je te retire de nouveau ton texte ?

« Je voudrais apprendre de vous mon bon monsieur. »
« De moi ? »
« Oui. Vous êtes le meilleur après tout. »
« Je n’ai pas besoin d’apprenti, aussi mignonne soit-elle. »

La petite dame

Pardon. Sarah n’avait pas besoin de connaître les techniques particulières des femmes à base de mordillement de la lèvre inférieure, de jouer avec une mèche de cheveux tout en roulant innocemment des yeux ou que sais-je encore. Non, elle avait une arme bien plus efficace pour capter l’attention d’autrui. Une dose de phéromones.

« … Bon, je vais y réfléchir. Quelles sont vos compétences ? »
Attends, mais j’y connais rien moi !
C’est pour ça que tu t’es inventée une super histoire pour l’attendrir, souviens toi !
« Je viens d’une île au climat désertique, nous n’y cultivons pas ce qui est nécessaire à faire du pain. Je ne connais que ce dont mon père m’a parlé. Il y a des années de ça, il a goûté du pain pour la première fois de sa vie ici, dans cette boulangerie, et c’est aussi ce jour qu’il rencontra ma mère. Pour lui, votre pain a le goût de leur rencontre. Ma mère nous a quitté il y a deux ans et depuis l’état de mon père empire. Il se laisse aller et ne peut plus se déplacer. J’espérais qu’en goûtant à votre pain il retrouve aussi le goût de la vie. Il nous en a parlé si souvent… »
« … Je compatis pour votre père. Tenez, je vous offre ce pain. J’espère que ça l’aidera. »
« Mais le temps que je rentre il sera rassie ! Je dois apprendre à faire le pain comme vous, je vous en supplie ! »
« … »
« Je travaillerais même gratuitement ! »
« Bon, c’est d’accord. Mais c’est bien pour ton père. Tu commences demain matin, 4h. »
Hein ? Comment ça 4 heures ?
Et bien oui, c’est un horaire de travail correct pour les honnêtes gens.
Ça ne donne pas envie de travailler honnêtement. Je pourrais pas juste m’immiscer à l’arrière et contaminer tout son stock ?
Non, ils ne doivent rien suspecter. Qu’ils aient l’impression que ça vienne de nulle part. Qu’ils comprennent le danger que tu représentes. Qu’ils aient conscience qu’ils ne pourront rien faire pour t’arrêter. Soit ils obtempèrent, soit ils vivent dans la peur et subissent.
… va pour 4 heures.
« Merci infiniment ! Je n’oublierai jamais ce que vous faites pour moi ! »
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Il était une fois, l’avertissement.

Après une semaine à travailler et à trouver ses marques, Sarah sut quels jours l’ambassade venait acheter son pain mais aussi où était placé leur commande à l’arrière de la boulangerie. Inutile de rester plus longtemps.

Sarah arriva comme n’importe quel autre matin au travail. Elle profita d’un moment seule pour injecter des hormones dans la commande à destination des membres du gouvernement mondial et alla enfin voir le patron.
« Je suis désolée mais je suis indisposée aujourd’hui. Est-ce que… »
« Ah, euh… tu peux prendre ta journée bien sûr. Vas-y. »
Pour les gueux, euh pour les simples d’esprit – pardonnez la mauvaise influence que Reyson a sur moi – indisposée est le terme élégant pour faire référence à l’immunité mensuelle des dames. Vous savez, la période où elle est moins patiente, où elle peut vous sortir des atrocités mais que vous devez pardonner parce que c’est la règle.

C’est ainsi que Sarah se rendit pour la dernière fois à l’hôtel, et bien que sa chambre était payée pour une semaine de plus avec la mention ne pas déranger, plus personne ne la vit.

A la place, une lettre trônait fièrement sur l’oreiller du lit défait.
Je peux ?
C’est le moment oui.


Avez-vous finalement remonté la piste jusqu’ici ou aurais-je dû vous accorder plus qu’une semaine avant que le maître d’hôtel ne vous apporte la réponse ?
En tout cas cette lettre est à destination des hauts placés du gouvernement.
Vous devez vous en douter, mais le marché passé avec l’amirale Kenora n’est pas suffisant. L’immunité pour Izya et moi en échange de la tête de Red ? Si je veux une nouvelle vie, mes hormones peuvent me l’accorder. Vous m’avez refusé l’unique demande qui n’est pas en mon pouvoir : l’abolition du Buster Call.
Je vais donc vous faire une nouvelle proposition : des fléaux s’abattront régulièrement sur les bases de la marine. Vous ne saurez ni où ni quand et n’apprendrez que j’étais là qu’à travers la lettre que je laisserais. Ces fléaux iront crescendo. Cette fois je n’ai fait qu’offrir un sommeil réparateur à vos braves ambassadeurs. Prenez-le comme un avertissement.
Mais vous pouvez arrêter ça. Il vous suffit de quelques mots : une retransmission en directe dans le monde entier du démantèlement de vos escargophones dorés et un discours tenu par les plus hautes instances, les cinq étoiles, où le Buster Call sera décrit comme une abomination innommable qui n’aurait jamais dû exister et où vous vous excuserez sincèrement pour ce qui est arrivé à Omiyage.
Faites-le et j’arrêterai d’attaquer vos structures. Utilisez le moindre Buster Call et je ne me retiendrais plus. Ne commettez pas l’erreur de croire que c’est tout ce dont je suis capable.
Reyson D. Anstis


Bon, je peux enlever la robe maintenant ?
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