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[Quête] Bienvenue à Dinoland

Trois semaines plus tard, nous étions toujours le cul sur notre navire traversant un océan à perte de vue. Étrangement, aucun incident notable à signalé ! Pas d’attaques de la Marine, ni de pirates, ni de monstres marins. J’avais pour ma part asséché les dernières bonnes bouteilles de rhum de la réserve personnelle du Contre-Amiral pour mon plus grand regret. Je devais maintenant me rabattre sur de rhum bon marché faute de mieux. Même si cela manquait cruellement de femme, la vie à bord se passait plutôt bien, bien évidemment j’occupais les quartiers du patron, donc je profitais d’un confort exceptionnel. Et la seule attirante était quant à elle recluse dans sa cabine en permanence avec ses hommes de confiance en train de potasser de mystérieuses notes à longueur de journée. Bien évidemment j’avais une interdiction formelle d’approcher mon museau de tout ça. De toute façon je m’en foutais, ce n’était pas le contenu des notes que je voulais, mais elle ! Elle hantait mes nuits, je n’avais plus qu’une seule chose en tête, l’obtenir d’une manière ou d’une autre.
Mis à part mes problèmes de cœur, la vie à bord se passait relativement bien. Quelques bagarres, deux ou trois disparitions de marins sans doute pour de vieilles rancunes.
 
Nous étions à mi-chemin environ d’après les calculs de notre excellent capitaine William, nous avions largement de quoi tenir davantage si besoin question, vivres et alcool. Le soleil était à son zénith, encore une magnifique journée en perspective, à défaut de pouvoir baiser, je pouvais au moins parfaire mon bronzage. J’étais donc allongé sur mon transat quand toute l’obscurité tomba brutalement, nous étions passés du jour à la nuit en un battement de cil.

 

«Hum ? »




Le ciel était noir comme du charbon, je n’avais jamais vu de ma vie un changement aussi brutal de temps. Une grosse averse emboita le pas accompagné d’éclair et de coups de tonnerre, en l’espace de quelques secondes j’étais trempé de la tête au pied. Décidément, cet endroit était vraiment merdique sur tous les points. Je me dépêchais de me mettre à l’abri quand quelque chose attira mon attention au loin dans une mer soudainement déchainée. Entre deux éclairs qui illuminaient le ciel, je remarquais une énorme masse sombre qui se tortillait hors de l’eau, encore un fichu monstre marin. Mais celui-ci présentait des mouvements anormaux, je remarquais alors à la lueur d’un autre éclair, un homme armé d’une énorme épée qui embrocha la créature avant de disparaitre dans l’obscurité la plus totale.


« C’est impossible ?! J’ai dû rêver ! »





Oubliant la pluie, le vent et les énormes vagues, je me dirigeais vers le bastingage pour lever mes doutes. J’étais convaincu que mes yeux ne m’avaient pas joué des tours, qu’il y avait effectivement quelqu’un là-bas en pleine chasse aux monstres.
La dernière chose que j’entendis avant d’être violemment percuté fut un bruit sourd et terrifiant. Une vague titanesque frappa notre navire par le tribord, emportant tout sur son passage et me projetant comme un fétu de paille dans la mer avec une violence inouïe. À moitié sonner, je me retrouvais soudainement sous l’eau au milieu d’une tempête de tous les diables. Il faisait noir et froid là-dessous, j’étais totalement désorienté et paniqué, je cherchais par tous les moyens à regagner la surface. J’arrivais au terme d’efforts surhumain à finalement sortir la tête de l’eau, cherchant du regard autour de moi mon navire, je remarquais qu’il était à une centaine de mètres en prise avec d’énormes vagues. Mais une nouvelle fois un bruit sourd et terrifiant parvint à mes oreilles, je me retournais pour voir une nouvelle vague scélérate me tomber droit dessus. Tétanisé par la peur, je fus percuté de plein fouet par ce mur d’eau avant de sombrer dans les abysses.


Une vive douleur sur la joue gauche me tira brutalement de ma torpeur ! Encore les yeux clos je cherchais à comprendre d’où venait la douleur à l’aide de ma main pour tomber sur quelque chose de vivant qui me pinça violemment les doigts. J’ouvrais les yeux pour découvrir qu’un énorme crabe envisageait fortement de me prendre pour son quatre heures !
Je l’envoyais paitre plus loin avant de me retourner sur le dos. J’étais trempé de la tête au pied, couvert de sable, je me retrouvais face à un soleil à son zénith qui me brulait littéralement la gueule.



« Comment… Je suis encore en vie ? »







Les dernières images me revenaient en tête et me filaient encore des frissons d’effroi. Comment je pouvais être encore de ce monde après avoir terminé à la flotte en pleine tempête ?
Je me redressais pour observer les alentours et compris que des débris de navire m’avaient certainement sauvé la vie en m’évitant une noyade certaine. Je me trouvais sur une grande plage de sable fin et totalement déserte excepté mon pote le crabe qui revenait à la charge bien décider à se taper le Jack. Outre mes vêtements, je n’avais sur moi plus qu’un poignard, alors qu’il revenait dans ma direction, les pinces en avant. Je lui plantais ma lame à travers la carapace d’un geste assuré. Finalement, c’est lui qui allait finir manger et non moi.


Derrière moi se trouvait une épaisse jungle qui composait d’arbres gigantesques, je n’avais pas souvenir d’avoir vu des troncs aussi énormes dans ma vie. Me remettant sur pied, je scrutais à présent l’océan pour espérer voir une trace de mon navire, mais rien du tout. Pas âme qui vive à l’horizon…




« Cela pue du cul cette histoire… »





Je décidais de marchais le long de plage pour espérer voir des traces de vie humaine, mais au bout d’une demi-heure je me resignais. Tout indique que j’étais coincé sur une putain d’île déserte de ses morts. Je décidais alors d’explorer l’intérieur de l’île à défaut de trouver de l’aide, cela me permettrait au moins d’échapper à ce soleil assassin et surtout trouver à boire. Car j’étais totalement déshydraté, j’avais la gorge en feu, combien de temps étais-je resté sur le sable à cuir ?
J’entrais dans l’épaisse végétation avec mon poignard comme seul compagnon, je compris rapidement que cela n’allait pas être une partie de plaisir, bien au contraire. C’était un vrai merdier là-dedans, non seulement la végétation semblait hostile à ma présence, mais en plus cela grouillait de bestioles qui ne voulaient qu’une seule chose, me sucer le sang. Sans être expert dans le domaine, je compris rapidement que quelque chose cloche ici, tout semblait bien plus grand que la moyenne. Même les foutus moustiques semblaient être bodybuildés à l’extrême, je commençais à regretter d’avoir fait le choix de m’enfoncer dans la jungle au lieu de rester en sécurité sur la plage. Pourtant hors de question pour moi de faire ma fiotte et rebrousser chemin pour quelques insectes plus gros que la moyenne.
L’air saturé d’humidité était étouffant et la végétation tellement dense qu’il faisait limite nuit là-dedans. Partout autour de moi j’entendais des cris d’animaux, cela grouillait de vie au moins je n’aurais pas de mal à me trouver de quoi manger. Toutefois, restez à savoir si j’étais un prédateur ou une proie ici.
Je n’allais pas tarder à le savoir, car au détour d’une racine je me retrouvais face à une drôle de bestiole. Un gros lézard d’environ 2 mètres de haut qui se tenait sur deux pattes comme un homme, il était là, devant moi immobile à me fixer droit dans les yeux. Je me décalais sur le côté pour voir sa réaction, il ne bougeait toujours pas, me suivant avec attention du retard.



« Tu veux quoi le sac à main sur pattes ?! »







Il ouvrit grand sa bouche pour laisser apparaitre une rangée de dents impressionnantes et poussa un étrange cri venant du fond de sa gorge. L’instant d’après, je me retrouvais projeté au sol, percuter sur le flanc gauche par un de ses congénères. Attrapant à pleine main sa gueule qui cherchait à m’arracher un bout de barbac, je lui briser le cou d’un geste sec. Son congénère me sauta dessus à son tour, pas le temps de me dégager, je décidais de lui faire tâter de ma lame en retour. Il s’empala comme un grand sur mon poignard qui le transperça sans difficulté. Après quelques soubresauts, il finit par claquer.
 Je me relevais en scrutant les alentours pour ne pas me retrouver pris au piège par une colonie entière de ces drôles de lézards mangeurs d’hommes. Je n’avais même pas remarqué au début, mais je pissais le sang au niveau de la jambe, ces saloperies avaient des griffes plus aiguisées que des lames de rasoir.
Environ une demi-heure plus tard après avoir bataillé ferme avec les moustiques pour qu’ils me lâchent la grappe, je tombais cette fois-ci sur le cadavre d’une énorme bestiole totalement éventré. Elle n’était pas morte depuis bien longtemps à première vue, car la chair semblait encore fraiche. Qu’est-ce qui avait pu buter un truc pareil ? La carcasse faisait la taille d’une caravelle sans exagérer. Et au vu des plaies, cela ne ressemblait pas à une attaque des lézards que j’avais précédemment croisés, mais quelque chose de bien plus gros.


Par précaution je décidais de m’écarter de la zone pour ne pas me retrouver face à face avec le propriétaire de ce plat, mais trop tard.
La jungle semblait être en vie tout d’un coup, les arbres bougeaient dans les tous les sens et les oiseaux prenaient leur envoles frénétiquement. Quelque chose d’énorme se diriger droit sur moi, et je n’avais nulle part où aller pour me planquer. L’arbre devant moi s’écroula et je me retrouvais seulement à quelques mètres d’un truc indéfinissable.


Un énorme lézard rouge qui devait bien mesurer 9 mètres de haut, doté d’une mâchoire capable de briser un navire en deux sans difficulté.
C’était bien la peine d’avoir survécu à la noyade et aux monstres marins si c’était pour finir bouffer ici.
Le monstre hurla sa rage à mon encontre, la puissance du cri me déchira les tympans. Cette fois-ci pas de chinoiseries avec mon poignard et encore moins à tenter de lui briser la nuque à main nue. La seule option envisageable, c’était la fuite ! Je tournais les talons en une fraction de seconde pour quitter les lieux le plus rapidement possible. Derrière moi je pouvais entendre les pas de l’animal faire trembler la terre, le salopard avait la ferme intention de me faire payer mon intrusion dans son territoire. J’avais beau courir vite et faire preuve d’agilité, lui n’avait pas besoin de s’emmerder à esquiver les racines ou contourner les obstacles, il fonçait droit devant lui écrasant tout sur son passage sans se soucier de la topographie du terrain !


À plusieurs reprises, il tenta de me croquer, je pouvais sentir son souffle chaud sur ma nuque ! Mais la fuite en avant prit fin plus tôt que prévu ! Je me retrouvais devant un ravin difficilement franchissable. Ne souhaitant pas finir mes jours, la nuque brisée en contrebas d’une falaise, je préférais opter pour l’affrontement. Après tout quitte à crever, autant que ce soit au combat. Avait-il fait exprès de me pousser dans cette direction ? Quoiqu’il en soit, il ne semblait pas pressé d’en finir avec moi, car il était resté à bonne distance en me gardant à l’œil. Nous étions dans une petite clairière et je n’avais de toute manière nulle part où aller. Toutefois, il me restait encore une corde à mon arc, mon Haki Royale ! Après tout j’avais déjà réussi à repousser plus d’une bestiole grâce à ça !


Je décidais de le prendre par surprise en me dirigeant à présent dans sa direction. L’animal redressa la tête comme interloquée par mon comportement. Puis je lui envoyais une vague de Haki en plein dans la poire, l’onde déferla droit sur lui. Il poussa un cri de surprise et recula d’un pas avant de subitement se reprendre et m’envoyer dans les airs par un formidable coup de queue en plein dans la cage thoracique.
Le choc fut tel qu’il me coupa instantanément la respiration avant de me projeter plusieurs mètres en arrière. Heureusement pour moi, les nombreux branchages freinèrent ma chute de plusieurs mètres en contrebas. Cela ne m’empêcha pas pour autant de finir par m’étaler comme une me
rde au sol quelques instants plus tard. J’avais certainement plusieurs côtes de fêlées, putain de lézard !


Au moins j’étais encore en vie et la grosse bestiole ne semblait plus en vouloir après moi, mais j’étais à présent totalement perdu dans cette jungle. Je me taillais un chemin à travers la végétation à l’aide de ma lame sans avoir la moindre idée d’où je me trouvais. J’en venais à regretter la plage et son soleil ! Je regardais au-dessus de moi parfois pour m’apercevoir que la journée était bien entamée, je redoutais par-dessus tout la tombée de la nuit. Comment je pouvais pioncer dans des conditions pareilles ? Le moindre insecte présent sur l’île n’avait qu’un seul souhait, me bouffer !

Je décidais de faire l’impasse sur une nuit de repos pour continuer mon exploration malgré que l’obscurité se faisait de plus en plus pesante. De toute part me venaient des cris de bestioles qui n’avaient pas l’air de manger que de l’herbe, mais bizarrement depuis que j’avais croisé l’autre gros machin je n’avais plus eu d’attaques. Cependant, je n’étais pas seul, j’avais une flopée de petites merdes modèles réduites qui me suivaient partout à bonne distance, impossible de m’en défaire. Ils étaient une bonne vingtaine à me filer le train, mais n’osaient pas s’approcher davantage et quoique je fasse ils me collaient.


Autant la journée ce fut relativement éprouvant que la nuit tombée c’était une tout autre épreuve. Maintenant que je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez. Non seulement je me prenais les pieds tous les cinq mètres dans une racine, mais en plus j’avais la désagréable sensation de tourner en rond. Épuisé après des heures de marche, je finissais par m’écrouler dans un tas d’herbe pour sombrer.
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Alors que j’étais encore dans les bras de morphée, quelque chose me tira de mon sommeil. Une chose visqueuse était en train de me lécher le visage. En ouvrant les yeux, je tombais face à face avec un énorme lézard qui semblait aussi surpris que moi ! Il recula sa tête en poussant un vilain cri de peur avant de se retourner brusquement pour m’envoyer un véritable boulet de canon dans la poire ! Au réveil, le moins qu’on puisse dire c’est que cela pique !

La bestiole fonça sur moi ensuite pour me piétiner, à voir sa gueule, elle devait avoir sensiblement l’intelligence d’une vache. Alors qu’elle allait me percuter, je l’attrapais par le cou pour la soulever pour finalement la faire retomber sur sa carapace. Bordel, je n’imaginais pas ce truc aussi lourd !
Une fois sur le dos, elle gesticula dans tous les sens en beuglant comme pas possible. Visiblement, elle était incapable de se retourner toute seule. Je décidais de la remettre sur son bon côté en la poussant avec mon pied, elle allait alerter toute l’île de notre présence ! Une idée me traversa alors l’esprit, m’en servir comme moyen de locomotion.


Bien évidemment sa première réaction fut d’essayer de me virer de sa carapace, mais après deux ou trois coups de poing sur son crâne elle finit par se résigner à sa condition d’esclave. Assis en tailleur sur son dos je n’avais plu besoin de marcher et je pouvais ainsi m’économiser pour la suite. Mais la bestiole était aussi stupide que têtue, au bout de seulement une heure je décidais de m’en séparer.
Le soleil n’avait pas encore atteint son zénith, qu’une chose étrange attira mon attention. Camouflée sous une épaisse couche de végétation, je tombais sur un drôle de monument en pierre qui représentait un gros lézard, pour changer ! Comme quoi, dans des temps reculés, il y avait eu de la vie dans le coin. En inspectant les environs, je remarquais les vestiges d’un ancien chemin en pierre, je décidais de le suivre par curiosité, de toute façon perdu pour perdu…
Le parcours lézardait sur plusieurs kilomètres et personne ne semblait l’avoir entretenu depuis des siècles. À certains endroits, il ne restait d’ailleurs plus une seule dalle, m’obligeant à revenir régulièrement sur mes pas et changer de direction pour retrouver le tracé.
Je finissais par arrivée à un embranchement menant à une immense clairière et là, face à moi se dresser un immense temple en pierre !




« C’est quoi ce machin ?! »

Qui pouvait avoir l’envie de construire une chose pareille avec toutes les saloperies qui vivaient dans le coin ?


Alors que je m’avançais en direction de l’édifice, une silhouette apparue à son sommet, un type aussi grand que baraqué semblait me désigner de son sceptre.




« C’est quoi ce délire ?! »

Qui pouvait avoir l’envie de vivre dans un coin pareil sérieusement ? Le manque d’eau et de nourriture m’avait-il fait perdre la boule ?
Je marchais prudemment dans sa direction, ce type n’avait pas l’air normal, même d’aussi loin je pouvais ressentir sa puissance. Dans le même temps, le mystérieux inconnu descendait les innombrables marches pour me retrouver. J’avais bien évidemment mille et une questions à lui poser, mais je voulais avant toute une seule chose, pouvoir enfin boire et manger à ma guise. L’homme était habillé étrangement, on aurait dit une sorte de prêtre ou une connerie dans ce genre. Toutefois, il était tout bonnement énorme physiquement, pourtant je n’étais pas réputé pour être une chips bien au contraire. Mais ce truc avait une musculature encore plus développée que la mienne ! Mais avant que je puisse lui poser la moindre question, il me désigna du bout de son sceptre :


« Ainsi venu le dernier prétendant venu défier le grand Kuraq-Kag, le seigneur des Saurus ! »





« Hein, tu racontes quoi le vieux ?! Je ne suis venu défier personne, je suis… »




« SILENCE ! Aucun mortel ne peut s’opposer au Grand Dessein ! »




« Écoute l’illuminé ! Rien à branler de tes conneries de dessins ! Je suis ici, car »



Même pas le temps de finir ma phrase qu’il me donna un violant coup avec son bâton sur la tête. Je me retrouvais à présent au sol, totalement sonné par le coup. Mais putain, c’était qui ce type ? Pourquoi fallait-il que cela tombe sur moi ? Il m’avait l’air totalement dingue, mais une chose était certaines, ce type avait une force hors du commun.





« QUE LES PRÉTENDANTS SE REGROUPENT ! LORSQUE LE DIEU SOLEIL ILLUMINERA LE TOMBEAU DU SEIGNEUR KROAK ! »




D’une petite entrée sombre sortie tour à tour plusieurs personnes qui n’avaient pas l’air d’être ravagées comme le coco que j’avais face à moi.
Le premier à sortir se présenta à moi sans que je lui demande.


« Indy Jones ! Célèbre aventurier qu’on ne présente plus ! J’ai découvert sept fruits du démon au cours de mes aventures ! Et mes récentes recherches indiquent qu’il existe un fruit antique caché sur cette île ! Ce sera la pièce maitresse de ma collection après ça à moi la retraite dorée sur Marie-Joa. »





Le second enchaina lui aussi, toujours avec la même assurance


«Lucky Strike! Plus fine gâchette d’East Blue ! Chasseur de prime et mercenaire à mes heures perdues. Un client est prêt à me payer une fortune si je mets la main sur ce Zoan antique.»



Puis arriva le troisième…



« Appelle-moi Capitaine Edward ! Je suis ici, car ma carrière connait comment dire, une baisse de régime. J’ai eu quelques ennuies avec l’État-Major pour une mission qui à mal tournée avec des Dragons Célestes. Depuis, je suis au placard ! Je compte bien relancer ma carrière avec ce fruit ! »



Puis le quatrième…



« Sir Lanister, membre éminent de la Ligue des Explorateurs, j’ai le grade de chevalier. Je suis ici que pour une seule chose, chasser ce Kuraq-Kag et ramener la tête à la ligue ! Avec ce trophée je pourrais prétendre à un avancement. Le reste, je m’en fiche à vrai dire, libre à vous les gueux de faire mumuse avec un fruit du démon. »




Et enfin le dernier

« Tu es bien le dernier trou-cul que je pensais voir ici Jack ! »



C’était ni plus ni moins que Bojack, capitaine des Orphelins de Zaun, que j’avais déjà eu l’occasion de croiser quelque temps auparavant.

« C’est quoi ce cirque ?! Qu’est-ce que tu branles là ?! »




« C’est à moi de te poser la question, la dernière fois que je t’ai vu, tu étais dans la merde jusqu’au cou avec un sous-amiral sur le dos. À croire que tu as réussi à t’en défaire ! Mais qu’est-ce que tu viens foutre ici ?! »




« Je me suis perdu, longue histoire, mais à quoi rime tout ce cirque ?! »




« CE N’EST PAS UN CIRQUE MORTEL !!!!!!!!! MAIS LA VOLONTÉ DES ANCIENS ! »






Bojack explosa de rire


« Tu ne sais pas où tu as foutu les pieds Skellington ! Bonne chance à toi, car je compte bien repartir avec ce fruit du démon. »





« MAIS BORDEL C’EST QUOI CETTE HISTOIRE ?!»




« SILENCE ! ON NE JURE PAS À CÔTÉ DU TOMBEAU DU SEIGNEUR KROAK MORTEL ! »





Le prêtre m’envoya un coup de sceptre qui me coucha une nouvelle fois au sol.



« C’est simple Jack, il faut juste récupérer un talisman viole et le ramener ici le premier. Aucune règle stupide, juste une compétition entre hommes ! C’est le moment de montrer ce que tu as dans le calbute Skellington. »




« Et il se trouve où ce talisman ?! »




« Autour du cou d’un énorme Tyrannosaure rouge, il se fait appeler Kurag-Kag. »




« Oh merde pas lui ! Je l’ai croisé en venant ici. »




« Félicitation d’avoir survécu alors, il a buté une trentaine de mes gars en un clin d’œil. »




« QUE L’ÉPREUVE COMMENCE ! J’ATTENDRAIS ICI LE RETOUR DU GAGNANT, CELUI QUI ME RAMÈNERA LE TALISMAN DE KROAK ! »




Les candidats s’élancèrent dans différentes directions pour ramener le précieux butin jusqu’au prêtre. Quant à moi, je restais sur place n’ayant pas la moindre envie de devoir recroiser ce gros lézard fou furieux. Alors que je m’apprêtais à rebrousser chemin, le prêtre se posa devant moi : 


«ON NE REMET JAMAIS EN CAUSE LE GRAND DESSEIN ! »



Des veines de rage apparaissaient partout sur son corps, il enfonça son bâton dans le sol, provoquant un mini cratère.




« Tu me les brises le taré ! je vais te foutre ton bâton dans le cul et me barrer d’ici ! »



Cinq minutes plus tard, j’étais moi aussi partie à la recherche du talisman avec une énorme bosse sur la tête et le nez cassé ! J’avais parfaitement compris la leçon, ne jamais remettre en cause le Grand dessin et surtout ne jamais désobéir au grand prêtre !


Dernière édition par Jack R. Skellington le Dim 14 Mai 2023 - 14:29, édité 1 fois
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Je m’enfonçais une nouvelle fois dans la jungle hostile à la recherche de ce fameux trophée, je n’avais pas bien compris exactement de quoi il s’agissait. Mais une chose est certaine, si je voulais quitter cette île en un seul morceau, cela devait pouvoir m’aider dans cette quête. D’autant plus qu’au vu du profil des autres candidats, cette histoire de Fruit du Démon ne devait pas être du chiquer. J’avais déjà entendu un nombre incalculable de ragots aux sujets des fruits du démon depuis l’époque de Rokade. Pouvoirs divins, force surhumaine, capacités extraordinaires, les superlatifs à leurs sujets ne manquaient jamais. J’avais eu l’occasion de voir une fois ou deux des utilisateurs à l’œuvre et en effet cela leur prodiguer des capacités bien étranges. De ce que j’avais compris, il en existait une multitude répartie en plusieurs catégories, les plus prisés étant les fameux Logias qui rendaient leurs utilisateurs quasiment immortels.

SI j’avais tout bien compris, ici il s’agissait d’un Zoan Antique, je n’avais pas la moindre idée de quoi il s’agissait, mais cela sonnait plutôt bien comme nom, cela avait l’air rudement puissant comme truc, pile-poil ce qu’il me fallait. J’avais toujours trouvé ça stupide de voir des pirates avec un fruit du démon, car il est dit que celui qui mange un fruit perd la capacité de nager et coule instantanément comme une pierre lorsqu’il tombe dans l’eau. Un comble pour un pirate, quand on y pense ! Toutefois, je n’étais pas un homme de raison et si tout le monde voulait ce pouvoir c’est qu’il devait valoir le coup. De toute façon, j’avais toujours été un homme de compétition, rien de savoir que j’avais la possibilité de clouer le bec à Bojack me comblait de bonheur.

Me voilà donc de nouveau en territoire hostile, je ne pensais pas devoir revenir ici de ci tôt. D’autant plus qu’il fallait maintenant ajouter à la liste des dangers, cinq adversaires qui visaient le même objectif. Aucun ne semblait être un amateur dans son domaine, je n’ai jamais rechigné à me mesurer contre des adversaires, même plus fort que moi. Mais pour une fois, je n’étais pas contre quelques semaines de vacances, histoire de me remettre d’aplomb.


Je naviguais à l’aveuglette, de toute façon je ne voulais pas spécialement être le premier à devoir affronter le patron des lieux. L’idée, ramasser les miettes ne me dérangeait absolument pas, bien au contraire. Je préférais mille fois affronter l’un de ces aventuriers que devoir me farcir de nouveau Kuraq-Kag. La dernière fois, j’étais passé à deux doigts de finir dans son estomac.
Sur mon chemin je découvrais par hasard un cadavre d’une bestiole similaire à celle qui m’avait attaquée la veille. Elle portait des plaies qui ne laissaient que peu de doute sur les circonstances de sa mort, elle avait été tuée à l’aide d’une lame. Je devais donc être sur la même route qu’un autre concurrent, mais lequel ? Je décidais d’ouvrir grand mes écoutilles pour ne pas tomber bêtement dans un piège visant à m’éliminer de la compétition.


J’avais à présent l’impression que toute cette foutue jungle m’épiait à chaque instant, et qu’à tout moment je pouvais finir avec un couteau planté dans le dos.
D’autant plus que contrairement aux autres je n’avais que mon poignard comme seule arme.
Alors que je continuais ma progression, une détonation raisonna non loin de ma position, faisait s’envoler une nuée d’oiseaux. Je me dirigeais immédiatement sur place pour voir de quoi il retournait, ne voulant pas voir une occasion de rafler la mise me passer sous le nez. Sur place, je découvrais une flaque de sang et un fouet, mais aucun corps. Je fouillais les environs pour découvrir plusieurs traces d’hémoglobines au sol me menant tout droit au corps encore chaud de l’aventurier Jones. Il avait une vilaine plaie au niveau de l’estomac qui saigner abondamment. Alors que je le croyais déjà raide, il agrippa mon bras dans un dernier geste et bredouilla des paroles inaudibles avant de trépasser. Je fouillais son corps à la recherche de quoique ce soit d’utile pour moi en vain.
Au moment de me redresser, je faisais face au capitaine Edward :




« Un pirate reste un pirate, toujours aussi lâche et fourbe ! J’avais décidé de mettre le travail de côté, mais ce crime est impardonnable ! »








« Quoi ? Qui est ce que tu me chantes l’ahurit ? Je n’ai même pas d’armes à feu ! »







« Toujours à nier, même devant l’évidence ! Décidément, vous êtes irrécupérables vous les pirates ! »






Il se jeta sur moi avec son sabre en pointe avec la ferme intention de m’embrocher. J’avais déjà affronté à plusieurs reprises des adversaires plus doués que lui. Cependant, armé de mon simple poignard, je ne faisais pas le poids face à sa lame. J’étais sur la défensive, contraint de reculer à chacune de ses attaques sous peine de me faire sanctionner.
Alors que j’étais acculé contre un énorme tronc, il fonça sur moi. Je ne du mon salue, uniquement à une racine mal placée sur sa route qui le fit à moitié trébuché et fit dévier sa lame dans le tronc. Profitant de cette aubaine, je m’engouffrais dans la brèche pour l’envoyer valdinguer en arrière. J’avais subitement une idée, récupérer le fouet de feu Jones pour jouer à armes égales. Je n’avais jamais manié un truc pareil de ma vie, mais cela n’avait pas l’air sorcier sur le papier.


Talonné par Edward, je me jetais au sol pour récupérer le fouet à l’aide d’une roulade avant de me relever pour faire face à mon adversaire pour lui envoyer une attaque éclair en pleine face. Le fouet claqua avec violence dans son visage au niveau de son œil gauche, il hurla de douleur en se tenant son visage ensanglanté. Alors que j’armais une nouvelle attaque, une énorme masse rouge apparut derrière lui.


Je reculais instinctivement en voyant Kurag-Kag à seulement quelques dizaines de mètres. Il fixait avec attention le capitaine éborgnait, brasser de l’air avec son sabre tout en jurant. Il n’avait pas remarqué l’invité surprise présent derrière lui. Voyant que je reculais tout en fixant du regard le monstre, il comprit malgré la douleur intense que nous n’étions pas seul. Au moment où il se retourna, il fut happé comme une vulgaire cacahuète. Même pas le temps de hurler, qu’il était déjà au fond du gosier.




« Putain de merde… »





Kurag-Kag posa son regard bestial sur moi.


Une voix hurla dans ma tête :


« COURS ESPÈCE D’ABRUTI CONSANGUIN !!!!! »


Je me retournais et couru aussi vite que possible sachant qu’il n’allait pas me louper une seconde fois. Alors que j’étais déjà en galère pour me déplacer dans cette végétation des enfers avec un dinosaure à mes fesses. Voilà maintenant qu’on m’a tiré dessus ! Décidément, cette île voulait sincèrement ma peau. Le premier projectile transperça un arbre à quelques centimètres de ma tête, faisant un trou colossal dans celui-ci. Le tireur n’était pas un manche, loin de là, pouvoir me viser avec autant de précision alors que j’étais en plein mouvement en pleine jungle. J’avais ma petite idée sur qui se cachait derrière le canon, je n’avais vu qu’un seul type se balader avec un engin capable de faire de tels dégâts. Une seconde fusa au niveau de mes pieds, comme si je n’avais pas déjà assez à faire avec ce foutu lézard mangeur d’hommes.


Je me retrouvais à présent bloqué une nouvelle fois dans une impasse, avec Kurag-Kag qui fonçait droit sur moi la gueule ouverte. Je n’avais plus qu’une option, lui faire face ! Après tout, ce n’était qu’une vulgaire bestiole, j’avais toutes mes chances de l’avoir par la ruse.
Je le prenais donc à contre-pied, lui envoyant une déferlante de Haki Royale dans la face, faute de pouvoir le terrasser, cela avait au moins l’utilité de le déstabiliser une fraction de seconde. Assez pour me permettre de lui rentrer dans le lard.




« IL EST À MOI ! »






Un nouveau candidat entra en action, il s’agissait de Sir Lanister armé de ses deux pistolets qui me percuta au niveau de l’épaule pour prendre ma place. Tout en mouvement, il lui envoya une première série de cartouches en pleine tête. Le T-REX secoua sa tête, avant de pousser un puissant rugissement de rage et de foncer droit sur le tireur. Celui-ci fit une première roulade puis une seconde pour esquiver les attaques du lézard. Il démontrait une agilité et une dextérité hors du commun, rechargeant sans aucune difficulté ses armes en plein mouvement. Cependant, il avait certainement sous-estimé la résistance de sa cible, car même si ses munitions faisaient systématiquement mouche, aucune ne semblait avoir réussi à percer ses écailles. Il avait réussi à faire entrer Kurag-Kag dans une rage folle, ce dernier envoyé tout volé sur son passage en tentant d’écraser son adversaire avec ses grosses pattes. Mais Lanister semblait hors de portée, se déplaçant avec une telle aisance sur le champ de bataille, il allait finir par épuiser le dinosaure à ce rythme ! Je n’en demandais pas de temps, je restais en retrait histoire de ne pas risquer de me faire croquer par inadvertance.


Cependant, les choses allaient prendre un tout autre rythme, avec l’arrivée en fanfare de Bojack qui sauta sur la bestiole comme si c’était un taureau dans une compétition de rodéo. Agrippé dans la nuque du dinosaure, il tenait bon malgré les efforts du reptile pour se débarrasser de son hôte indésirable. Je n’avais pas prévu ça ! Je me retrouvais maintenant sur le banc à devoir attendre un quelconque dénouement. Ne pouvant pas me risquer à une attaque frontale, j’essayais de voir par quel moyen je pouvais moi aussi tirer mon épingle du jeu. Alors que je m’apprêtais à partir sur un côté pour tenter de contourner l’animal pour le prendre de dos. L’espace d’une fraction de seconde, une lumière attira mon attention au plus profond de la jungle, dévoilant brièvement une silhouette suivie d’une puissante détonation. C’était le dernier des participants, Lucky Strike, qui venait de faire feu sur Lanister. Ce dernier en pleine course fut touché à la hanche gauche par la munition, il chancela sous l’impact. Son sort était déjà scellé, grièvement blessé, il n’arriva pas à se dégager à temps du T-REX qui l’écrasa comme une vulgaire fourmi sous sa patte dans une gerbe de sang et d’os.


Je jetais un coup d’œil en direction de Bojack qui ne semblait pas pour le moment en capacité de dérober le talisman. Je m’enfonçais dans la jungle à la recherche du tireur fou, il avait déjà réussi à éliminer deux candidats, ce salopard. Je n’avais aucune intention d’être le suivant sur la liste, et j’avais un avantage, j’avais repéré sa position lorsqu’il avait fait feu.


Armé de mon seul poignard, je traversais la végétation pour me rendre à proximité du dernier repère de notre assassin. Bien évidemment, il n’était plus là, mais au sol je trouvais la douille de sa cartouche tirée, je ne m’étais pas trompé. Je décidais de me faire le plus discret possible en remontant sa piste, mais je n’avais jamais chassé quoique ce soit de ma vie. Remonter une piste ce n’était absolument pas dans mes compétences alors je restais immobile cherchant le moindre mouvement dans la végétation. D’un coup, des oiseaux s’envolèrent, au premier coup d’œil je ne remarquais rien de particulier. Il me fallut un petit moment à fixer attentivement pour voir la silhouette de Lucky qui se faufilait entre les arbres. Regardant à gauche puis à droite, il grimpa sur l’un d’entre eux pour s’installer confortablement à plusieurs mètres de hauteur et épauler son fusil. Accroupi, je progressais dans sa direction en essayant de ne pas commettre la même erreur que lui.


Cependant, mes potes, les mini dinosaures venaient de me retrouver et se mirent à me suivre comme des toutous en poussant de petits cris stridents. J’avais beau leur faire signe de dégager, rien à faire.
Camouflé derrière une grosse fougère, je pouvais voir Lucky regarder dans ma direction, cherchant à savoir d’où provenait ce bruit. Après avoir levé le doute, il se reconcentra dans la direction du T-REX pour éliminer encore un autre concurrent. Je parvenais à la base de l’arbre, juste en dessous de lui sans avoir dévoilé ma position.



« Il est où cet abruti de Skellington ! Pourtant, il n’est pas du genre discret. Je vais pouvoir me faire un sacré paquet de fric avec leurs primes, tant pis pour le bijou, ce dinosaure est bien trop puissant. »







« Abruti de Skellington ? »





La moutarde me monta au nez, et de rage j’envoyais un énorme coup de poing dans le tronc de l’arbre qui hébergeait Lucky Strike, qui vola en éclat. Surpris par la déflagration, le tireur manqua de peu de se faire écraser par l’arbre qui s’écroula au sol. Je fonçais sur lui pour l’empêcher de riposter, saisissant le canon de son arme et le pointant vers le ciel. Le fusil se déchargea en direction des nuages, je profitais de la confusion pour lui envoyer un énorme coup de poing dans son nez. Expédiant le bandit à plusieurs mètres de là. Le visage en sang et chancelant, il se releva et dégaina immédiatement son poignard caché dans sa botte avant de se jeter sur moi comme une bête enragée. Sa première attaque me laissa une vilaine plaie au niveau de la joue droite, tandis qu’il parvenait à bloquer ma lame avant qu’elle ne parvienne à l’atteindre. Débuta un combat rugueux et viril entre nous, les coups pleuvaient de chaque côté laissant ici et là des plaies saignantes. Je parvenais à prendre le dessus en lui neutralisant son bras à l’aide d’une clé chanceuse. Privé du membre tenant son arme, il était à présent à ma merci, incapable de se défaire de mon emprise. Je décidais de mettre un terme à l’affrontement en lui brisant le bras d’un coup sec. Il partit en arrière en hurlant tout en tenant son bras fracturé. En désespoir de cause, il dégaina une nouvelle lame avec sa main faible. Faisant plus pitié qu’autre chose, il balayait l’air devant lui avec son canif, sans doute ayant perdu toute sa lucidité, il me chargea et connu un nouveau revers qui lui couta son second bras. À genoux, bave aux lèvres, il était à présent aussi dangereux qu’un nouveau-né, je me désintéresser de lui en voyant mes potes, les mini dinosaures se ruer sur lui de toute part. Derrière moi, je pouvais entendre des hurlements qui n’avaient rien d’humain tandis qu’il se faisait becter morceau par morceau.


Je revenais sur le champ de bataille pour voir une scène surréaliste ! Bojack était dégoulinant de sueurs et de sang, les genoux fléchis, face à lui, Kurag-Kag semblait lui aussi au bout de force. Mais le détail qui sauta immédiatement à mes yeux était le talisman qui pendait à son cou, la chaîne était sur le point de rompre à tout moment.


Bojack remarqua ma présence au moment où je m’élançais droit sur le flanc du dinosaure pour lui grimper sur le dos. Il hurla à s’époumoner 




« SKELLINGTON FILS DE PUTE ! » 






en quelques enjambées, j’étais déjà au niveau de la cuisse du T-REX. Avant que le reptile puisse percuter qu’il avait un intrus sur lui j’étais rendu sur son dos, solidement fixer à ses écailles. Tournant la tête dans ma direction pour essayer de me décrocher, Kurag-Kag effectuait des déplacements anarchiques bloquant toute tentative d’approche du capitaine des Orphelins de Zaun. Je parvenais à la force de mes bras à me hisser jusqu’au cou pour briser le dernier chainon maintenant le talisman. Je me laissais glisser le long de son dos avec le précieux sésame dans la main. Alors que Bojack se ruait sur moi rouge écarlate de rage, le reptile géant se retourna et envoya son énorme queue en plein dans la supernova qui fût propulsée comme un boulet de canon dans la jungle.

Je pouvais entendre dans mon dos les rugissements titanesques de Kurag-Ka, furieux d’avoir perdu son précieux trésor. D’ailleurs, comment il était arrivé autour de son cou ?


Deux heures plus tard, je parvenais enfin à retrouver le chemin me menant jusqu’au temple. En fin de journée je parvenais enfin à ma destination où m’attendait le puissant Krog-Kar droit comme un « i » et son sceptre.




« Ainsi le talisman du Seigneur Kroak est de retour auprès de son maitre après tant d’années ! »







« Une vraie partie de plaisir ! Comment un putain de dinosaure peut-il se balader avec ça autour du cou ?! »








« Car Kurag-Kag est le descendant de son ancien compagnon d’armes. »





« … »





« Bon, je suis trop fatigué pour comprendre quoique ce soit, et la récompense promise où est-elle ?! »




Il pointa du bout de son sceptre le sommet du vieux temple.




« Là-haut »







« Sérieusement ? »





Au bout de ma vie de gravissais les marches me menant jusqu’au sommet du temple en suivant pas à pas Krog-Kar avec autant de motivation qu’un condamné en direction de la potence. Finalement au bout d’une ascension interminable, je finissais par atteindre la dernière marche. Le Grand Prêtre m’attendait avec un coffret recouvert d’or et de pierre précieuse.




« Voici la récompense promise par les Anciens. »





Je rester devant intrigué par cette boite, c’était donc ça la récompense ? Une simple boite en or ?




« Il faut l’ouvrir crétin. »







« Ah ! »





J’ouvrais la précieuse boite pour découvrir son contenu, un drôle de machin immonde, ressemblant plus ou moins à un fruit. Je faisais la moue devant, soudainement je n’avais plus aucune envie de bouffer ça pour acquérir des pouvoirs.




« Voici le présent des Dieux Anciens, ce fruit enferme le pouvoir du Carnosaure. »







« Du quoi ? Très peu pour moi, en plus ça pue le rat crevé ce bordel ! »







« Il n’est pas possible de refuser ce présent pauvre imbécile ! »







« C’est ce qu’on va… »



Le prêtre m’attrapa par le cou et me souleva du sol comme si je n’étais qu’un gamin. Avec son autre main, il prit le fruit et me l’enfonça jusqu’au fond du gosier. Je crus pendant un moment que j’allais m’étouffer, m’obligeant à macher encore et encore pour avaler ce foutu fruit qui me filait clairement la gerbe. Il me lâcha peu de temps après, j’avais qu’une seule envie c’était de déglutir tout mon repas.



« Enfoiré ! Tu es totalement timbré l’ancien ! Tu as passé trop de temps tout seul ici avec tes potes les lézards.  Et maintenant ?! »







« Et maintenant ? Va ! J’en ai fini avec toi, utilise le pouvoir du Carnosaure à bon escient. Car n’oublie jamais que tu n’es qu’un grain de sable dans le Grand Dessin. »





« Et mon pouvoir ? Cela marche comment ?! »







« Aucune idée, je n’ai jamais mangé de fruit. Tu le découvriras par toi-même. »







« Tu parles d’un sachant ! »







« Allez oust bon à rien ! »





Il m’envoya bouler dans les escaliers manquant une fois encore de me tuer. Je quittais les lieux, pas mécontent de m’éloigner de ce danger public. Il avait de la chance d’être d’une puissance bien supérieure à la mienne, cet illuminé. J’avais encore un sale gout dans la bouche, et je me demandais toujours si tout ceci n’était pas finalement une vulgaire plaisanterie. Il m’avait peut-être fait bouffer un fruit périmé qu’il avait ramassé au pied de son temple. En tout cas, je ne ressentais rien de particulier en moi, cela puait l’escroquerie à plein nez cette histoire.
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Il était maintenant temps de trouver un moyen de quitter cette île avant de finir vidé de mon sang à cause de ces maudits moustiques. Je ne pense pas avoir déjà connu une île aussi hostile à la vie humaine, tout, je dis bien tout, ici n’a qu’un seul but, vous butez.


Les autres participants n’étaient pas arrivés ici par une intervention divine, ils avaient forcément utilisé une embarcation pour rejoindre cette île. Partant du postulat qu’ils étaient à présent tous morts et dévorés, je pouvais donc me mettre à la recherche de leurs navires l’esprit léger. Même ce monstre de Bojack ne pouvait faire le poids contre Kurag-kag, il avait dû succomber à ses blessures avant de finir dévorer. Et c’était d’ailleurs ma principale crainte, croiser de nouveau la route de cette bestiole. Je prenais donc d’extrêmes précautions pour éviter de retraverser son territoire, même s’il devait maintenant faire une bonne sieste après avoir enchainé autant de plats.


De mon côté, je ressentais une immense fatigue et une faim de loup. Même si le fruit aussi immonde qu’il est avait au moins eu le mérite de remplir un minimum mon estomac désespérément vide de toute nourriture. Mais pas le temps de se lamenter, la priorité était de trouver un moyen de partir loin d’ici et croiser les doigts pour ne pas retomber dans une tempête ou sur un monstre marin ou sur la Marine… Bref mes chances de survie étaient proches du néant que je reste ici ou que je parte. Pourquoi ne pas tout plaquer et devenir moi aussi prêtre ? À torturer de pauvres gens au nom des dieux très anciens et parler avec des phrases qui ne veulent strictement rien dire ?


Devant moi se dressait une sorte de montagne couverte de végétation, le genre de truc immonde à gravir, mais c’était le seul moyen que j’avais pour me repérer ici. Alors, serrant les dents et maudissant la terre entière, je m’enfonçais au plus profond de la jungle pour débuter l’ascension. Les heures défilèrent, et j’avais la désagréable sensation de faire du surplace. Le sol était boueux, les prises glissantes, plus d’une fois je trébuchais pour glisser sur plusieurs mètres en arrière, une vraie partie de plaisir.


Ce que je prenais au début pour de vulgaires piafs tournant autour du sommet se révélait être au final des dinosaures volants. Vu le gabarit des machins, je décidais de contourner leur nid ne voulant pas finir becter par leur progéniture. J’avais beau me creuser la tête, je ne comprenais pas qui avait bien pu vouloir faire une île aussi merdique.
Finalement, en fin de matinée, je parvenais au sommet d’une crête me donnant une vision panoramique des environs. Derrière moi, la végétation s’entendait à perte de vue, aucun signe de la mer derrière une flopée de collines. En revanche à l’ouest, je pouvais distinguer nettement la mer qui n’était qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau. En regardant attentivement l’entendu d’eau, je remarquais la présence de navire qui mouillait à proximité. Faute de longue-vue, je ne pouvais avoir de certitude, mais cela ressemblait fortement au galion des Orphelins de Zaun. Un peu plus à l’ouest, voguer un second navire encore plus imposant en sens inverse. Rapidement j’identifié l’embarcation comme étant un cuirassé de la Marine qui semblait être en piteux état.



« PUTAIN ! C’EST EUX J’EN SUIS CERTAIN ! »






Je dévalais à toute vitesse mon perchoir pour ne pas louper mon seul billet vers la sortie. Si seulement j’avais quelque chose pour attirer leur attention d’une manière ou d’une autre. Mais n’ayant rien sous la main, je me contentais de courir comme un fou vers mon salue. Si seulement je pouvais arriver sur la plage avant qu’ils ne décident de prendre le large. Ne faisait preuve d’aucune discrétion, je traversais la jungle comme une horde de sangliers dans un magasin de porcelaine.
Au prix d’effort surhumain, les poumons en feux je parvenais enfin sur la plage ! Mais le plus dur rester à faire, je devais à présent remonter toute la plage pour arriver au niveau du navire et attirer l’attention.



« SKELLINGTON ENFANT DE PUTAIN ! JE VAIS TE CREVER !! »






À quelques mètres au-dessus de moi se trouvait en haut d’un énorme bloc de pierre, Bojack avec ses frangins et plusieurs de ses hommes.

« BOJACK !! TU AS LA PEAU DURE ! »






Soutenu par l’un de ses frères, il était dans un sal d’état, avec les vêtements en lambeaux et couvert de plaies. Il avait dû passer un mauvais moment en compagnie du T-REX.



« JE VAIS T’ARRACHER LA TÊTE ET TE LA FOUTRE DANS LE CUL ! IL EST OU MON FRUIT ?! »







« LE FRUIT ? TU VAS RIRE ! MAIS C’ÉTAIT DU CHIQUER, JE L’AI BOUFFE, MAIS RIEN, PAS DE POUVOIR NI RIEN, JUSTE UN FRUIT DÉGUEULASSE. »






Son cadet s’élança le long de la pente dans ma direction comme un fou furieux. Durant sa course effrénée, il s’était subitement métamorphosé en un dinosaure, j’avais eu l’occasion d’en rencontrer plus d’un. Un mixte entre un gros poulet et un lézard, ils appelaient ça un vélociraptor, je crois. C’était donc ça le pouvoir des fameux Zoan ? La capacité de se transformer en un animal !

« Me voilà bien putain ! »






La bestiole sauta sur moi en faisant un bond prodigieux de plusieurs mètres de hauteur pour me retomber dessus lourdement. Il possédait les attitudes de combat du vélociraptor tout en gardant son intelligence humaine, en somme un adversaire imbattable dans mon état actuel. Coincé sous ses griffes tranchantes comme des rasoirs qui me lacéraient le ventre, je m’étais toute mon énergie à tenter d’empêcher sa mâchoire de venir m’arracher la tête. Mais j’avais face à moi un combattant frais et en pleine possession de ses moyens contrairement à moi. Voyant qu’il parvenait à se défaire de mon emprise, je lui ai opposé mon bras comme dernier rempart. Il planta avec force ses crocs acérés dans mon avant-bras avant de contracter sa mâchoire. Cette saloperie allait m’arracher le bras, la douleur était atroce, je sentais mes os à la limite de la rupture quand soudain.


Une violente pulsion provenant du fond de mes tripes se propagea dans mon corps, puis une seconde, puis une troisième de plus en plus en fréquente. Mon corps se métamorphosa, je prenais subitement de la hauteur et du volume. J’avais l’impression d’être dépossédé de mon corps, n’être plus qu’un simple spectateur.
Je toisais à présent mon adversaire, le redoutable vélociraptor qui faisait ma taille, n’arrivait même pas à mi-hauteur maintenant. Finalement le prêtre ne me l’avait pas mise à l’envers avec son fruit dégelasse.
Je hurlais de rage et de douleur en produisant un rugissement semblable à celui de Kuraq-kag

« BARDOCK DÉGAGÉ DE LA IMMÉDIATEMENT ! »






Je me jetais la mâchoire grande ouverte sur mon adversaire pour lui rendre la monnaie de sa pièce. L’attrapant sans peine dans ma gueule avant de le soulever et de le secouer dans tous les sens. Je m’employais à mettre le plus de pression possible sur sa cage thoracique avant de l’envoyer voler contre la paroi rocheuse. Bardock s’éclata contre celle-ci et reprit sa forme humaine, il était brisé de toute part.



« SKELLINGTON TU VAS ME LE PAYER ! JE TE FAIS LA PROMESSE QUE TON CRÂNE ME SERVIRA DE CHIOTTES ! »






Je me retrouvais maintenant face à tout l’équipage des Orphelins de Zaun qui avait fait un mur de protection autour de Bardock qui gisait dans son sang.


« Capitaine ! Le cuirassé fait demi-tour, il file droit sur nous !! »



 « Fais chier… Jack, je te pourchasserais même aux fonds des enfers, crois-moi ! Profite bien de ton sursis enfant de putain. »






Même si j’avais une furieuse envie de tester mes nouvelles capacités en leur rentrant dans le lard. J’étais totalement incapable de bouger la moindre écaille, je préférais pour le moment en rester là. J’avais déjà suffisamment tiré sur la corde pour aujourd’hui à mon humble avis. Les voyants disparaitre au loin pour rejoindre leur navire, je commençais à me calmer et retrouver un aspect humain progressivement.



« WOW ! PUTAIN QUEL TRIP ! »






Une demi-heure plus tard, Blake posait le pied sur la page avec une dizaine d’autres membres de l’équipage.



« JACK ! Il faut filer en vitesse, ça grouille de dinosaure ici ! »






Il me scruta des pieds à la tête plusieurs fois en regardant partout autour.




« Qu’est-ce qu’il tes arrivés ? Je ne t’ai pas vu dans un tel état depuis ton affrontement avec Belhomme ! Tu as survécu à Little Garden tout seul ! Alice nous a briefés sur cette île, l’espérance de vie d’un humain ne dépasse pas le quart d’heure. En tout cas, filons, on a vu un énorme dinosaure se fritter avec un autre ici même. »







« Ah vraiment ? Bon j’en ai ma claque d’ici, je veux dormir et manger dans la viande saignante à m’en péter le bide. »








Une fois à bord, tout le monde voulait savoir ce que j’étais advenu depuis ma chute dans une mer déchainée deux semaines plutôt. Alice m’attendait les bras croisés pour le moins surprise de me voir en une seule pièce.



« Impressionnant Jack, tu as réussi à survivre à une vague scélérate et à Little Garden. Bon tu as mauvaise mine, mais tu peux remercier ta bonne étoile. Cela relève du miracle d’avoir survécu à tout ça. »






L’ensemble de l’équipage s’était réuni autour de moi en arc de cercle pour entendre le récit de mes péripéties.

« Longue histoire, bien trop longue, à base de Grand Dessin, de Dieux Anciens et tout un tas d’autres conneries. Je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, sous aucun prétexte ne foutait un pied sur cette île de merde. Mais pour le moment, je n’aspire qu’à une seule chose… Dormir. »






Mon auditoire semblait terriblement déçu par ma volonté de couper court à toute discussion. Alice continuait à me fixer avec une grande attention.

« Quoi ?! »






« Je trouve que quelque chose a changé chez toi. »






Je haussais les épaules et continuais mon chemin en direction de ma cabine pour un repos bien mérité.
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