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Un poney Glitch

Un poney Glitch Syjz

Un poney Glitch

Une histoire de pirate



Après la trahison de Farore et sa défaite sur les Pythons Rocheux, la jeune femme tente de prendre un nouveau départ. Elle fait escale sans grande conviction sur l'île de Union John qu'elle croit être hors du Gouvernement Mondial.

Le vendeur observe Farore avec des yeux incrédules. Son accoutrement déchiré, les tissus gorgés de sang, le maquillage coulant et la coiffure dans un état déplorable. Elle avait pourtant sorti l’argent nécessaire pour acheter son billet dans le plus grand silence. L’homme déchire le talon et lui tends dès lors sans poser davantage de question. Farore qui n’est plus qu’une coquille vide s’avance vers le navire de la Translinéenne, aucun agent du Cipher Pol ne semble surveiller l’endroit et la Marine non plus. Simple coup de chance ou véritable abandon de leur part ? Jamais elle ne saurait. Le navire effectue une brève manœuvre pour quitter le port et l’écume se masse autour de lui dès qu’il parvient à prendre suffisamment de vitesse. Elle rejoint sa chambre, épuisée, lessivée par les combats récents, elle s’offre le luxe d’une douche et s’endort. Il lui faut plusieurs jours de repos et de sommeil pour complétement reprendre ses forces. Mais ses forces mentales, elles, sont inexistantes.

La halte au cap des jumeaux lui permet de voir Grand Line différemment, sous un autre angle de tout ce qu’elle avait pu voir. Tout son monde s’était écroulé, il n’était pas possible pour elle de retourner sur Manshon, même si elle avait voulu rejoindre la Mafia, plus personne ne lui ferait confiance et il serait impossible de retourner au sommet de la chaîne alimentaire. Sa prime n’était pas encore tombée, mais c’était une question de temps désormais avant qu’un chasseur de primes, la Marine ou le Cipher Pol ne soit à sa poursuite. Après une seconde traversée, Farore décide de s’arrêter sur une île dépourvue de la Marine et du Gouvernement Mondial pour tenter de vivre une nouvelle vie. Union John se présente à elle, une simple île minière aux allures Far-west, rien d’intéressant ne semble s’y passer et le fait même de parler d’un endroit ennuyant lui paraît propice au parfait camouflage.

Elle débarque donc sur cette nouvelle terre, sans rêve, sans but, sans raison de vivre. La terre battue et le sable suffocant s’offre à elle comme une traînée de poussière de rêve. Par où commencer ? Elle n’en a aucune idée, enfin si, s’habiller. Il fallait absolument se débarrasser de cet immonde tailleur gouvernemental. Elle s’aventure donc dans la ville et s’arrête au premier magasin venu pour acheter des vêtements convenables, une paire de jeans, une paire de bottes de cuir marron de facture faible, un top échancré lui permettant de survivre à la chaleur locale, sans oublier un chapeau de paille banal. Elle sort des lieux tandis qu’un jeune garçon l’apostrophe.

« T’es un pirate ? »


Le teint blafard, Farore dévisage l’enfant sans comprendre, devant le silence pesant, il enchérit.

« Tu t’es pris pour Luffy ? »

Farore enlève son chapeau de paille et fait le rapprochement, elle avait entendue bien des histoires étant enfant sur Monkey D. Luffy, le célèbre pirate !

« Oh ! Euh… Non, c’est vrai que ce chapeau lui ressemble trait pour trait. Mais non, je n’ai rien à voir avec… La piraterie. »

Un vieil homme approche près de l’enfant qui ne doit avoir pas plus de quatre ou cinq ans. Il s’incline poliment devant Farore avant de se confondre en excuses.

« Oh je suis désolé Mademoiselle, j’espère que mon petit-fils ne vous a pas vexé. Être comparé aux pirates n’est pas forcément flatteur. Je… Oh zut. »

Il fait tomber son épais carnet ou des dizaines de pages s’étalent au sol, plusieurs d’entre elles arborent des motifs étranges. Ces caractères bien spécifiques attirent le regard interrogateur de Farore qui ramasse petit à petit les papiers pour les tendre au vieil homme.

« Oh c’est… Gênant ça… »

Farore avait un doute, puis elle se remémore certains événements, ce n’était pas la première fois qu’elle voyait ces caractères, c’étaient bien ceux d’un Ponéglyphes. Elle avait vécu une aventure sur les Blues qui l’avait conduite devant l’une de ces stèles.

« Vous étudiez les Ponéglyphes ? »

L’homme lui saute dessus et pose sa main sur sa bouche en prenant un air gêné.

« Chuuut pas si fort, vous êtes folle ou quoi ?! Venez marchons un peu, discutons. »

L’homme et le petit-fils s’aventurent un peu plus loin dans la rue, Farore n’avait rien de mieux à faire que de le suivre alors elle lui emboîte le pas tandis que ce dernier chuchote.

« Il faut faire très très attention quand vous parlez de … Vous savez quoi. Même si le Gouvernement n’est pas présent ici, les personnes qui connaissent ce que vous savez, sont traquées ! Je m’appelle Maj Ax, je suis un érudit et je vis ici avec mon petit-fils. Ses parents sont morts il y a peu. Vous êtes nouvelle par ici non ? Vous êtes la seule à ne pas être sale haha. »

« Je suis Farore Corsandre, j’ai effectivement atterri il y a moins d’une heure ici. J’essaie de… Me lancer dans une nouvelle vie. »

« Une nouvelle vie hein ? Palpitant ça ! Et vous faites quoi dans la vie ? »

« Je… J’étais… Je ne sais pas. »

« Oh euh… Bien… Pardon. Et bien euh… Bonne journée ? »

Farore le regarde partir avant de se mettre à courir dans sa direction.

« Hey Monsieur Ax ! Je… Vous voulez bien… M’apprendre ? »

L’homme se raidit, son échine se redresse subitement comme s’il avait pris un coup de feu en pleine poitrine. Il se retourne lentement et observe de haut en bas la jeune femme, il ne peut se restreindre de penser à « elle ».

« Je… C’est une voie dangereuse et pavée d’ennuis. Si le gouvernement l’apprend, vous serez… Une bête à leurs yeux. »

« Je ne vais pas vous mentir. Je suis déjà recherchée. Alors autant leur donner une raison valable de le faire, vous ne pensez pas ? »

Les semaines s’écoulent, Farore et Maj Ax poursuivent leur étude, chacun dévoilant peu à peu sa personnalité à l’autre. Un soir, autour d’un verre, le vieil homme se confie davantage, il est en peine.

« Tu sais Farore, tu me fais beaucoup penser à ma fille. Elle était droite, fière, elle avait de l’allure. Elle a fréquenté un soldat de la Marine… De cette union, est nés mon petit-fils, Gil. Mais ce dernier a compris qu’elle était dans la capacité de lire les ponéglyphes, et pour avancer dans sa carrière, il a tout bonnement sacrifié ma fille. Elle a été mise à mort, quelque part sur Grand Line. Je n’ai jamais eu le courage d’avouer à Gil la vérité. Quand j’ai su ça… Nous avons quitté notre île natale pour venir ici, j’ai bien trop peur que son père nous retrouve.

Une larme ruisselle sur la joue de Farore, elle avait rarement pris en pitié des gens, mais Maj en faisait partie, son histoire touchante lui avait remuée les entrailles. Elle se contente d’une tape dans le dos avant d’aller partir se coucher, en lisant avant tout quelques lignes de ponéglyphes.
Des bruits assourdissants et de fracas se font entendre en bas, Farore se réveille en sursaut, s’apprêtant à bondir pour se défendre, mais elle prend le temps d’écouter attentivement pour tenter de percer à jour la nature des événements.

« Maj Ax ! Je sais que tu es là ! Je veux mon fils ! »


« Tu ne connais même pas son prénom, me prendre ma fille ne t’a pas suffi ?! »

« Ouvrez le feu sur la maison. »

Des dizaines de coups de feu se font entendre, Farore défonce la fenêtre de sa chambre au premier étage en passant au travers. Son pied s’embrasse et illumine l’obscurité, son visage flamboyant transpire la haine et la violence, l’impact au sol dégage une imposante aura de flamme qui vient lécher les vêtements des soldats de la Marine. Sa jambe propulse un cône d’air qui vient lacérer ses ennemis de part en part, plusieurs soldats tombent au sol et gisent dans leur propre sang.

« Qui veut s’en prendre à Maj Ax ? »

Un soldat de la Marine sort du lot, il ôte son épais manteau et fait craquer ses poings comme du papier bulle.

« Je suis le Commodore Johns, je suis ici pour venir chercher mon fils ! Et toi, qui es-tu ? Oh non, ne réponds pas, tu es morte ! »

« Je suis Farore S. Corsandre, je ne me cacherai pas devant la Marine, ni devant le Gouvernement Mondial. Je suis venu ici pour apprendre à lire les Ponéglyphes dans le seul but de mettre à mal votre entité tyrannique. »

« Corsandre ? C’est la traîtresse Commodore ! »

« Parfait, tu vas donc mourir et me laisser m’occuper de mon fils désormais ! »


L’homme s’élance avec fureur vers la jeune femme et lui administre une série de coups-de-poing ravageurs qu’elle peine à bloquer. Ce n’est pas le physique qui ne suit pas, mais bel et bien l’esprit. Depuis ses trahisons et son récent combat perdu contre le Cipher Pol, elle ne parvient pas à franchir un cap mental, la volonté n’est plus. Elle déploie des trésors de puissance pour envoyer une nouvelle lame d’air que le Commodore esquive sans aucun souci, cette dernière vient se loger dans une maisonnette provoquant une large fissure. Le Commodore utilise le geppou pour prendre son envol et venir la frapper de plein de fouets avec une série de coups de pied sauté et retourné. Elle encaisse la plupart lui déclenchant un saignement au niveau de la bouche et de l ‘œil, sa vue diminue et la met davantage en difficulté. Elle semble perdue dans cette impasse combattive. Le panache de celle qui avait mis à mal Caille-Doux n’est plus présent et le soldat de la Marine ressent bien les difficultés de son adversaire et n’hésite pas à exploiter cette faille, il assène un nouveau coup qui envoi Farore dans un bâtiment non loin, le bois lui tombe dessus et la voilà au sol, le visage peut observer en direction de la maison de Ax.

« Peuh, misérable. Foutez-moi ce déchet aux arrêts. »


Tandis que plusieurs soldats de la Marine s’approchent de Farore, le Commodore pousse le vieil homme à terre.

« Où est mon fils !? »

Maj reste muet, et encaisse des violents coups sous les yeux impuissants de Farore, les soldats tentent tant bien que mal de la dégager de sa prison de bois. L’interrogatoire musclé se poursuit son cours lorsque Gil sors par lui-même de la maison sans comprendre. Il tente de s’interposer et reçoit à son tour une gifle magistrale qui le met au sol. Des larmes et des pleurs proviennent du petit Gil. Dans les yeux de Farore, une flamme prend naissance. Elle avait vécu cette situation d’impuissance trop souvent, trop souvent la Marine avait abusé de sa puissance sur Manshon, trop souvent elle avait vécu des injustices, il était temps que tout ceci change de manière définitive. Elle se relève, faisant chuter le bois d’elle sans aucun souci devant les yeux ahuris des soldats.

« Vous êtes tous morts. Tous. »

Sa jambe s’enflamme et percute avec une rare violence le premier soldat venu qui est littéralement propulsé dans les airs avant de retomber dans un fracas macabre. Elle, qui s’était fait la promesse de jamais utiliser ses poings, déroge à cette règle, son poing droit traverse le thorax d’un soldat de la Marine, le perforant de part en part.

« Vous avez créé le spectre de votre propre destruction ! »

Elle s’élance avec une vitesse folle en direction du Commodore et enchaîne ses meilleurs combos pour le déstabiliser, si sa garde est excellente, la puissance et les impacts répétés ont raison d’elle et le force à baisser sa garde, il reçoit alors une kyrielle de coups offensifs d’une rare violence, c’est une véritable mise à mort qui s’opère. Le Commodore tombe sur ses genoux, épuisé de devoir se défendre. Farore se dirige alors vers Gil et Maj.

« Je suis désolé pour le tort que je vous cause, jamais ne pourrais, vous remerciez pour ces semaines à vos côtés, il vous faut fuir au plus vite, changer d’île et vivre une vie nouvelle. Vous le méritez tout deux. »

Gil essuie ses larmes et serre fort dans ses bras la criminelle avant que cette dernière ne traîne Gil dans la maison. Elle s’approche de l’officier de la Marine et récupère par le col un soldat blessé qu’elle place à côté de ce dernier.

« C’est quoi ton grade ? »

« Je… Caporal Madame. »

« Très bien. Tu vas être le seul survivant, et je vais t’expliquer pourquoi, mais d’abord… »

Avec son pied, elle frappe violemment le haut du crâne du Commodore, la pression fait littéralement exploser la boite crânienne, l’homme git au sol et fait des petits soubresauts d’agonie. Farore se place au niveau du Caporal avant de parler lentement et de manière intelligible.

« Je suis Farore S. Corsandre. J’étais la reine du crime de Manshon, d’aucuns dise que j’aurai pu devenir le « boss » de North Blue, au lieu de ça, j’ai préféré trahir les miens pour me ranger du côté du bien en m’engageant dans le Cipher Pol. Ils m’ont trahi, ils ont trahi les valeurs… Je croyais que je n’avais plus aucun but, mais en fait, j’en ai un désormais. Je vais trouver tous les Ponéglyphes qui existent en ce bas monde, les déchiffrer un par un et quoi qu’ils racontent, je vais tous les rendre accessible au monde entier. Tu entends ? Je vais percer à jour les secrets si bien gardés du Gouvernement, et désormais, rien, ni personne ne pourra se mettre en travers de ma route. Rien, ni personne. Raconte bien tout ça à tes supérieurs et préviens tes camarades, il n’y aura qu’un seul et unique survivant à chacune de mes rencontres avec la Marine. Seules les prières pourront les sauver de mon courroux vengeur. »

Elle l’assomme sans aucune autre forme de procès tandis qu’elle se dirige vers le port, elle trouve sans mal un navire clandestin qui souhaite remonter la route de tous les dangers pour s’aventurer sur la prochaine île. Une page se tourne pour la jeune femme qui semble avoir trouvé un nouveau but, cette flamme s’insuffle en elle comme un virus ardent. Son seul regret et de ne pas avoir pu dire adieu de manière convenable au petit Gil et à Maj Ax.