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Un chat n'est pas un pigeon !

Ça fait plus d'un an maintenant... Plus d'un an que je suis enfermée dans ce petit corps poilu et tout chétif sans savoir pourquoi. A cause de cela, j'ai du renoncer à ma tournée mondial, à mon agent, à mes beaux cheveux roses, mes mains munies de pouces opposables, mes longues jambes...
Tellement de sacrifice ! Et tout ça pourquoi ?!

Mais je sais pas, justement ! C'est quand même terrible ! Moi, la grande Rori qui était sur le point de devenir une véritable étoile montante, je suis maintenant un ridicule chaton perdu, abandonné à son sort, martyrisé même ! Si si, pour de vrai ! Rien que le mois dernier, j'ai du faire des ronds de jambes à une femme achetant du lait, elle m'a gentiment ramené chez elle, m'a nourrie et là, paf ! Le piège : je me suis retrouvée jetée dans les bras d'un bambin qui m'a tiré les poils et les moustaches ! Et quand je l'ai griffé parce qu'il voulait pas me lâché la queue, paf le chat ! Jetée dehors ! Non mais je vous jure, c'est pas une vie !

Et encore, je ne parle même pas des rares fois où je fais confiance un peu à quelques personnes et que je leur parle ! "Oh non, un chat qui parle !" "C'est un démon qui utilise un fruit du démon ! Noyons le !" Pfff. Enfin... Heureusement, y'a quand même pas que des personnes sans cœur dans ce monde.

- Tu es sûre que tu veux aller dans cette ville petite ?
- J'ai pas trop le choix je crois...
- Hm... J'ai promis de t'y emmener mais c'est un coin malfamé tu sais... Alors je suis désolé mais je ne resterai pas plus longtemps avec toi si tu y vas.
- Je... Je comprends... Je me débrouillerais, vous en faites pas pour moi.
- Tu as de l'argent ?

Question intéressante que celle ci... Rapport que oui, j'ai pleiiiiin d'argent. Ou du moins, j'avais. Rapport que j'ai essayé d'aller récupérer mes sous quand j'ai été transformée, sauf que la banque à rien voulu me donner. Donc je me suis infiltrée pour prendre des sous moi même... Et qu'est ce qu'il s'est passé ?

- J'ai pas de poche...

Donc non, j'ai pas d'argent...

- Hm... Attends.

Le vieil homme et capitaine de son petit navire de transport se retourne pour aller dans sa cabine et récupère un bout de toile et une ficelle, et rapidement, le voilà qui me bricole une petite bourse et y mets quelques berrys.

- Je suis désolé de pas pouvoir faire plus...
- Oh monsieur ! C'est déjà beaucoup ! Vraiment ! Merci de tout cœur !

Je le laisse alors m'accrocher la bourse au cou avant qu'il ne retourne à la barre pour débarquer dans le port. Là, après des adieux presque larmoyant, j'entre dans la fameuse ville de Zaun, celle dont on m'a dit qu'elle abritait un grand nombre de personne capable de soigner tout et n'importe quoi si tant est qu'on ait de quoi les payer. Bon, avant que le grand père me donne des sous, j'avoue que je comptais surtout sur ma petite bouille d'amour et potentiellement un paiement à crédit pour me faire soigner - après tout, une fois redevenue humaine, je n'aurai plus de soucis pour récupérer mes sous... Enfin normalement...
Mais maintenant que j'ai un peu d'argent, alors ça devrait forcément bien se passer.
Non ?

Je me demande combien il a mis dans cette mini bourse et ce que ça vaut quand même... Rapport que je ne me suis jamais occupé de la valeur des berrys, j'ai toujours eu des gens pour le faire pour moi...

Trottinant dans les ruelles qui quand même ne me rassurent pas tellement... Je me demande si je vais pouvoir trouver un médecin facilement... Est ce que je vais encore devoir parler à des inconnus.

- Hé regarde, un chat avec un truc autour du cou.
- Je me demande ce que c'est.
- Minou minou, vient par ici.

Hm... Ces trois enfants vont peut être pouvoir m'aider ?

- Ahah je te tiens !
- Heyyy !

Alors que je regardais les trois mômes, une paire de main m'a attrapée sauvagement ! Non mais ça se fait pas ce genre de chose !

- Vas-y arrache lui sa bourse !
- Non ! Mon argent !
- Qui parle ?
- Merde, c'est le chat !
- Vite on se tire de là !
- Non ! Mes sous ! Rendez les moi !

Usant de mes techniques de super ninja, j'arrive sans mal à rattraper les sales gosses et une fois fait, je saute sur la cheville de celui qui m'a dépouillée qui hurle de douleur sous ma morsure ! Mes crocs et griffes planter dans sa jambe, je tente vainement d'articuler "rends moi ma bourse" mais le résultat est incompréhensible.
Et finalement, c'est un coup de pied d'un de ses potes qui sonne la fin de se combat alors que je m'envole le souffle coupée par la violence du choc et atterri dans un mur avant de tomber au sol, incapable de bouger tant la douleur est grande.

Les mômes peuvent alors s'enfuir sans soucis, me laissant seule sous une pluie battante et incapable de me relever... Le vieux avait raison, j'aurai peut être pas du venir ici...
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Un chat n'est pas un pigeon !


Depuis qu'il était parti de Las Camp, Hayato n'avait jamais vu un endroit aussi lugubre, sale et malfamé. Si son ile natale avait su garder un pied dans la rationalité et la bienséance, en la ville de Last Joy, Zaun semblait avoir totalement sombré. Il sentait en permanence les regards des locaux l'évaluer et, devant la très claire absence de butin à se mettre sous la dent, le laisser tranquille. S'il avait eu un sabre en métal à la place d'un simple Bokken, l'épéiste était convaincu qu'il aurait déjà été alpagué pour cette maigre récompense. Il en aurait été de même s'il ne voyageait pas en kimono rapiécé. Son aspect dépenaillé, au moins, ne jurait pas avec l'ambiance locale.

L'île était pourrie jusqu'à la moelle, cela ne faisait aucun doute.

Les pas du sabreur demeuraient sereins, malgré l'ambiance pesante et lugubre. Il s'était promis, il y a bien longtemps, de se mettre à l'épreuve, de braver les obstacles et de rendre son fier mentor. Aussi, puisqu'il sentait que son voyage en North Blue était la dernière étape de son voyage initiatique, il commençait plus sérieusement à rechercher des compagnons de route, des hommes de mains et des spécialistes sur qui il pourrait compter. Raison pour laquelle il s'était aventuré sur ces terres à la réputation brutale... mais également intrigante.

*Comment une population aussi vile, peut réaliser de telles prouesses médicales et technologiques ?* se demanda-t-il, abasourdi.

Il n'avait pas grand espoir, du haut de son aspect dépenaillé, de pouvoir intéresser un grand médecin ou un ingénieur de renom. Se voir aborder par un homme attifé de la sorte, sale, mal peigné et la bouche pleine de grands projets n'enchanterait probablement personne, ici bas. Néanmoins, Hayato persistait et parcourait les rues, les sens aux aguets. Il n'avait pas débarqué pour forcément recruter un associé, mais plutôt pour du repérage.

Il fut coupé dans ses pensées par une scène poignante, en bas de la rue qu'il descendait. Un groupe d'enfants en guenilles avait détecté un petit félin, qui portait autour du cou une... bourse ? Sans grande surprise, les trois garnements tombèrent en embuscade sur le pauvre animal et le dépouillèrent sans aucune vergogne. Alors qu'Hayato hésitait à intervenir, il écarquilla les yeux lorsqu'il entendit la victime protester de vive voix, dans le langage des humains ! Le petit chat se battit vaillamment, mais une attaque sournoise eut raison de ses forces. Il se retrouva projeté contre un mur et s'affala au sol. Les voleurs commencèrent à détaler, mais, alors qu'ils arrivaient au niveau de l'épéiste, celui-ci leur barra le chemin. D'un ton calme mais sévère, il leur lança droit dans les yeux :


- Je n'ai encore jamais frappé d'enfants, mais j'imagine qu'après ce que vous venez de faire, vous êtes prêts à assumer.


La main ostensiblement sur son Bokken, il les dévisagea tour à tour, avant de reprendre d'une voix ferme :


- Déposez l'argent du chat, puis disparaissez.


Les délinquants serrèrent les dents. Après une série de regards haineux, ils laissèrent tomber l'objet de leur larcin et décampèrent, non sans menacer Hayato :


- C'est pas fini, tocard !


Loin de s'en émouvoir, le vagabond les laissa filer. Il ramassa la sacoche de fortune et la plaça dans son kimono, à l'abri des regards. Il soupira et s'approcha du blessé. Il semblait encore vivant, mais en sale état. Pour lui montrer qu'il ne pensait pas à mal, l'épéiste s'accroupit doucement en murmurant quelques mots d'apaisement. S'il se laissait faire, il attraperait le matou et lui dirait :


- Apparemment tu peux me comprendre, alors laisse-moi t'aider. Je vais nous trouver un coin au sec.


Le sabreur se dirigerait alors loin de la scène de crime, à la recherche d'un abri sommaire.


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- J'ai mal ! J'ai si mal ! *snif*

Pleurant discrètement du fait que respirer fort me fait encore plus mal, la douleur me fait totalement oublier ma prudence. Et incapable de bouger, je me laisse transporter par l'homme qui est venue à mon secours et nous emmène dans un petit bar de la ville.

D'où il est vite chassé à cause de ma présence... Les animaux n'étant pas admis dans l'établissement... Décidément, cette ville n'est vraiment pas faite pour moi. Et pourtant c'est peut être ma seule chance de retrouver ma véritable apparence ! Alors, que faire ?! Entrant dans un nouvel établissement, l'homme cette fois prend soin de me cacher dans sa manche large et abimée avant de rentrer et d'aller s'installer dans un coin tranquille de la pièce. Heureusement à cette heure, les gens sont encore à travailler plutôt qu'entrain de boire, ce qui lui permet de me déposer à côté de lui sur une banquette sans se faire remarquer.

- Merci... J'ai vraiment très mal vous savez... Je crois que j'ai besoin d'un médecin.

Ma vision trouble cause de mes larmes de douleurs, j'ai du mal à voir notre environnement mais je ne doute pas une seconde que nous sommes dans un bar. Tout comme je commence à avoir la certitude que ces sales méchants enfants m'ont surement cassée une côte vu ma souffrance. J'aurai vraiment du me méfier de ces affreux... Et y'en a qui ose dire que les enfants sont des anges ! Un mensonge, voilà ce que c'est ! Dans ce monde, on ne peut se fier à personne !
Personne !

...

Et si ce monsieur me voulait du mal lui aussi ? Il pourrait très bien vouloir me vendre parce que je suis un chat qui parle ! Ou que sais-je encore ! Me manger ?
Soudainement suspicieuse, je tente de me mettre sur le ventre pour pouvoir me redresser et m'enfuir mais la douleur est si insupportable qu'elle m'arrache un véritable cri qui résonne soudainement dans toute la salle... Et juste après, tout le monde se tait et regarde dans nos directions... Heureusement que je suis cachée par la jambe du monsieur qui m'a ramassé mais dont je ne sais pas ce qu'il va faire de moi. Et finalement, quelques secondes de gênes plus tard où je reste cachée, le peu de gens présent retournent à leurs discussions.

- Pardon... Dites, vous pourriez me commander un bol de lait chaud s'il vous plait ?

Quelqu'un qui voudrait me faire du mal ne m'offrirait surement pas du lait... A défaut de pouvoir fuir, il faut bien que je trouve un moyen de savoir si je peux lui faire confiance ou pas.
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Un chat n'est pas un pigeon !


Il aurait du s'y attendre.

Les seuls établissements qui semblaient vaguement fréquentables et ouverts à cette heure-ci étaient des bars. Fort heureusement pour eux, les bistrots ne grouillaient pas encore de coupe-jarrets ou d'autres engeances tout aussi peu recommandables. Pour autant, là s'arrêtait leur chance : le premier tenancier refusa net de l'accueillir à cause de la boule de poils logé dans ses bras. Se retirant sans chercher à polémiquer, Hayato trouva son bonheur quelques portes plus loin. Cette-fois ci, il dissimula le félin dans son kimono et put rentrer sans encombre.

Ce dernier était vraiment en piteux état. Une fois qu'ils furent installés à l'abri des regards, le chat le remercia d'une voix où pointait sa douleur. Hayato allait répondre lorsque le blessé émit tout à coup un cri strident. L'épéiste se racla la gorge, alors que tous les yeux s'étaient braqués vers lui. Il lança quelques excuses dont les badauds se soucièrent comme d'une guigne, puis retourna à sa discussion avec le félidé.


- Bien entendu. Néanmoins... je suis désolé de vous demander cela, euh... monsieur le chat, mais pourrais-je utiliser vos Berrys pour payer votre commande ?


Ici le sabreur sembla profondément embarassé, mais il annonça la terrible nouvelle :


- Par choix, je sillonne les mers en payant mes traversées avec des petits boulots. Voilà des mois que je n'ai pas tenu entre mes mains d'espèces sonnantes et trébuchantes. Je n'aurais pas de quoi vous avancer, vous m'en voyez confus.


Si son nouveau camarade acceptait, il hélerait le barman et commanderait un bol de lait chaud, sous les regards incrédules des piliers de bars. Les quidams auraient beau pouffer ou jaser, Hayato ne s'en trouverait nullement blessé dans son orgueil. Après tout, Jinro-san le lui avait maintes et maintes fois rappelé : « nul besoin de se soucier de l'avis de tous les hommes, seul celui d'un sage importe ». Loin de se départir de son calme inné, le vagabond relança la conversation :


- Quant à votre demande de soins, je peux bien sûr vous conduire jusqu'à...


L'épéiste réalisa enfin :


- Un médecin ? lança-t-il innocemment. Vous ne voulez pas plutôt un vétérinaire ?


La question était sincère, car son esprit n'avait pas encore connecté tous les points. Les rouages de son cerveau s'activèrent en arrière plan, tandis que le barman apportait avec un air condescendant le bol de lait fumant et encaissait son paiement. Une fois l'homme éloigné, Hayato se gratta la barbe un instant, avant de demander :


- Pardonnez ma potentielle grossièreté, mais... vous êtes un être humain ?


Il avait beau voyager depuis huit ans sur les mers, Hayato n'avait jamais entendu parler de ce genre de phénomène. À moins qu'il ne s’agisse d'un de ces mythiques fruits du démon ? Mais dans ce cas, pourquoi n'avait-il pas repris sa forme humaine pour se défendre ?

Décidément, cette rencontre était pleine de surprises !


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Dernière édition par Suisou Hayato le Dim 3 Déc 2023 - 14:09, édité 1 fois
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Oh mais c'est qu'il est perspicace ! Si j'étais dans un meilleur état, j'en serais toute contente ! Mais là... Avec la douleur qui me cloue sur le coussin de la banquette...

- Je suis une humaine oui. Une humain dans un corps de chat... Vous pouvez m'appeler Rori.

Parce que bon, "monsieur le chat", pour une chanteuse comme moi, c'est quand même pas très respectueux... Enfin, c'est vrai que ma petite voix fluette n'est pas un indice assez probant je suppose... Hm...
Quand à mon test de gentillesse, me voilà bien dans l'embarras... Oui il m'a commandé mon lait chaud mais il me l'a pas offert ! Est ce qu'il veut juste profiter de moi ? De cet argent que le vieux monsieur du bateau m'a donné ? Est ce qu'il m'a donné tant que ça pour attiser l'intérêt de tous les gens de cette ville ?! J'espère pas, sinon je me sentirai beaucoup trop redevable et je n'ai pas envie de m'encombrer d'un tel sentiment.

Mais bon, finalement le lait arrive et le monsieur me le tient tout en me gardant cacher pour que je puisse boire à l'intérieur. La chaleur de celui ci me fait un bien fou, assez pour m'aider à réfléchir...
Et si il avait empoisonné le lait ? Je m'arrête un instant de boire, passant ma langue sur mes babines pour nettoyer les gouttelettes de laits qui s'y sont amassées tout en fixant mon bienfaiteur... ou catnappeur ?

- Dites... Vous faites quoi dans la vie ? Vous venez souvent en aide aux pauvres chats errants ? Vous êtes originaire de Zaun ou vous êtes de passage ? Et vous pouvez me dire combien j'ai de berrys dans ma bourse ? Et combien de verre de lait ça fait ?

Quitte à poser des questions, autant avoir en plus des informations utiles. Cela dit, il faut combien de "verre de lait" pour être rechangée en humaine ?

- Et vous pourriez m'emmener chez un médecin et non un vétérinaire s'il vous plait ?

Parce que bon, même si cet homme me veut du mal, dans l'absolu, je ne peux de toute façon pas me déplacer toute seule alors... Je n'ai pas trop d'autres choix que d'espérer qu'il sera gentil avec moi. Et puis, je suis un petit chat trop mignon, non ? Qui pourrait résister à mon charme ?
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Un chat n'est pas un pigeon !

- Une humaine dans un corps de chat  ? répéta Hayato en clignant des yeux. Vous êtes étonnante, Rori ! Je n'aurais jamais pensé rencontrer quelqu'un avec un tel pouvoir. Les mers de ce monde sont étonnantes...


L'épéiste n'eut pas vraiment le temps de s’appesantir sur l'immensité du monde. En effet, la dénommée Rori le pressa soudain d'une multitude de questions, au point d'en faire tourner la tête au pauvre homme. Le sabreur sourit à s'en faire plisser les yeux, une main derrière la tête. Le chaton était bien curieux !


- Et bien, cela fait beaucoup de questions d'un coup ! se défendit-il d'un air paisible.


Il laissa échapper un petit rire gêné avant de reprendre contenance. Tandis que les deux yeux du félins l'observaient avec attention, l'épéiste attrapa son menton d'un air pensif, avant de reprendre la parole :


- Ce que je fais dans la vie... Pour l'instant, j'imagine que la plupart des gens diraient que je suis un vagabond. Je voyage dans toutes les mers, à la recherche d'aventures, afin de me développer physiquement et spirituellement. Je ne suis pas un héros, je ne cherche pas particulièrement à sauver la veuve et l'orphelin, mais...


Il regarda le petit chat d'un air sérieux, avant de continuer :


- Je ne peux pas laisser passer certains comportements. La violence gratuite dont ils ont usée pour vous voler était inadmissible, Rori. Ce ne sont pas les valeurs qui m'ont été transmises. Un comble, lorsque l'on sait que ma ville natale est presque aussi malsaine que Zaun.


Toujours enveloppé de cette aura de calme inée, Hayato sourit d'un air triste, un court instant. Il croisa les bras en secouant la tête doucement.


- Si vous avez un peu voyagé, j'imagine que vous connaissez Las Camp, sur West Blue ? Je suis né dans cette ville décadente et corrompue jusqu'à l'os. Si je n'avais pas été sauvé...


Sentant que la conversation déviait vers des sujets qu'il ne préférait pas aborder de manière frivole, l'épéiste se racla la gorge. Même s'il n'avait rien à cacher, il venait tout juste de rencontrer Rori et ne connaissait absolument rien d'elle. Il n'allait pas s'épancher sur sa vie à ce point. De son coté, par contre, la chatte-humaine menait un véritable interrogatoire ! Il fut même surpris qu'elle lui demande de compter l'argent présent dans sa bourse. Hayato finit par en saisir la raison : elle voulait sans doute s'assurer qu'elle n'avait pas été volée par les petits gredins. L'épéiste compta discrètement la somme et en informa la petite blessée. Quant à sa dernière question, elle le laissa pantois.


- Combien... Aucune idée. Mais vous n'avez même pas fini votre bol. Vous êtes certaine d'en vouloir un autre verre ?


Toujours un peu lent à la détente, il finit par connecter les points entre l'agression et son manque d'appétit. Evidemment... la douleur l'empêchait de manger ! Et lui qui prenait son temps pour répondre à ses questions.


- Mes excuses, Rori, je n'avais pas saisi à quel point vous souffriez. Si vous en avez terminé, je vais vous amener voir un médecin. Je pense que la somme que vous avez suffira à couvrir les soins. Dans le pire des cas, nous pourrons peut être trouver un arrangement avec les soignants.


Si elle se laissait faire, il tenterait d'attraper délicatement la blessée, avant de la dissimuler sous ses vêtements. Après avoir brièvement remercié le barman, Hayato se leva et se dirigea d'un pas assuré vers l’hôpital local. En chemin, sa curiosité le titilla et il demanda soudain :


- En y repensant, c'est un drôle de pouvoir que vous avez, Rori. Vous avez mangé un fruit du démon ? Mais même avec une faculté aussi puissante, cette île semble dangereuse. Qu'est ce que vous êtes venue chercher ici ?


Même s'il n'avait pas le débit de parole de la jeune femme, l'épéiste aussi était curieux.


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- Si j'avais mangé un fruit du démon, je n'en serais surement pas là aujourd'hui...

Même si je ne connais pas la valeur de l'argent, je sais très bien que les pouvoirs démoniaques sont puissants et permettent de ne pas se laisser faire ! Et surtout, ils maudissent celui qui le mange en l'empêchant de nager. De ce que je me souviens, c'est la première chose que j'ai testé quand j'ai été transformée en chat...

- Mais je peux toujours nager, donc ce n'est pas ça... En fait, avant de me faire frapper aujourd'hui, je cherchais déjà un médecin pour qu'il m'aide à retrouver ma forme humaine...

Ça fait presque deux ans que je suis dans ce corps de chat, que je cherche des solutions pour y remédier... Mais pour l'instant je n'ai rien trouvée. On m'a traitée de folle, et on a surtout essayé à mainte reprise de me capturer pour me vendre au plus offrant... Oui, j'en ai vécu des mésaventures depuis que je suis un petit chat. Alors j'espère que tout cela va pouvoir s'arrêter aujourd'hui.

Mais déjà, j'ai de la chance d'être tombé sur cet homme. Il a l'air finalement gentil même si il réfléchit un peu trop à ce que je dis... Après tout, je lui ai jamais demandé un autre verre de lait, j'ai juste voulu savoir combien de verre de lait coute des soins médicaux. Et maintenant, nous voilà partie alors que j'ai même pas fini mon verre ! Ce gâchis...
Enfin, plus vite je serais guérie et plus vite tout s'arrangera pour moi alors ça vaut bien un verre de lait non consommé...

Et puis au moins, je n'ai pas à marcher et à choisir notre itinéraire. L'homme le fait pour moi. D'ailleurs, ça me fait penser que je ne lui ai même pas demandé son nom... Enfin, je vais attendre un peu avant de le faire car il est entrain d'interroger des gens pour avoir des renseignements sur la localisation d'un centre de soins. De ce que j'entends de leurs conversations, il en existe plusieurs dans la ville, diriger par différents scientifiques. Mais le plus proche n'est qu'à cinq minutes, par contre, le plus réputé est celui qui se trouve de l'autre côté de la ville. Je laisse alors l'homme les remercier avant de prendre discrètement la parole.

- Je préfère qu'on aille voir les meilleurs si ça vous embête pas... Vu ma.. maladie... il faudra au moins ça... Au fait, comment vous vous appelez ? Ça vous embête si on se tutoie ?
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Un chat n'est pas un pigeon !


Les paroles pleines de bon sens de Rori lui arrachèrent un hochement de tête. Effectivement, si elle pouvait nager elle n'était pas maudite ou, en tout cas, pas par un fruit du démon. Mais il s'agissait sans doute d'une sorte de malédiction. Comment expliquer, sinon, qu'elle soit prisonnière d'un frêle corps de chat, elle qui était humaine auparavant ? Ainsi donc, elle cherchait un moyen de se défaire de cette condition rocambolesque. La réputation des médecins locaux n'était plus à faire, mais Hayato avait du mal à concevoir une approche pour soigner un tel mal. Cela dit, il était loin d'être expert en la matière, aussi garda-t-il cette réflexion pour lui.

À force d'errer dans les rues et de demander son chemin, l'épéiste finit par trouver les renseignements qu'il souhaitait. Deux choix s'offraient à eux : une petite clinique proche, ou bien marcher jusqu'à l'autre bout de la ville, sous la pluie, afin d'obtenir les meilleurs soins proposés sur Zaun. S'il avait eu à choisir entre les deux possibilités, le sabreur aurait opté pour la seconde. Rori abonda dans ce sens et lui fit remarquer un point important :


- Ah ! s'exclama-t-il. J'étais tellement étonné de vous... de te voir parler que j'en ai oublié mes bonnes manières ! Mes excuses, Rori.


Reprenant un ton plus placide, l'épéiste reprit :


- Je m'appelle Suisou Hayato, enchanté. Je vais nous amener jusqu'au meilleur centre de la ville. Avec un peu de chance, quelqu'un comprendra ce qui t'arrive. Dans le pire des cas, ils pourront au moins te soigner.


Le vagabond entama alors son périple, sous une pluie insistante. Il s'abritait autant que faire se pouvait sous les toits ou les devantures de magasins, mais malgré tout il fut rapidement trempé. De son coté, cela importait peu : il ne tombait jamais malade pour si peu. Mais ce serait peut être une autre histoire pour la blessée. Au détour d'une rue, il tomba sur un petit tas de détritus. Après une courte recherche, il finit par trouver un morceau de taule froissée, qu'il transforma sans plus de procès en un parapluie improvisé.


- J'espère que ça t'aidera un peu pour la pluie.


Sans un mot de plus, il continua son avancée, légèrement plus au sec. Peu à peu, alors qu'il semblait s'éloigner de la crasse et de la misère, Hayato distingua un bâtiment étrange. Et il pesait ses mots. Un empilement précaire de bric et de broc, aurait été plus indiqué. Le moindre coup de vent semblait vouloir arracher un morceau de l'édifice. Quant à l'entretien, l'averse aurait sans doute le mérite de nettoyer grossièrement les lieux. Cet immeuble de cinq étages ne lui inspirait absolument pas confiance, à l'instar de l'ambiance générale de cette île. Pourtant, à mesure qu'il s'approchait, un sentiment d'angoisse pointa le bout de son nez, au sein de ses entrailles. Les locaux lui avaient dit de ne pas faire attention à l'apparence de l’hôpital, certes, mais il était loin de s'attendre à pareil spectacle. Une fois arrivé au pied du centre de soin, il ne fut pas plus rassuré d'apercevoir l'écriteau « Ord Mantell » juste à coté d'un autre, plus petit et crasseux : « hôpital ». La précision semblait, en effet, nécessaire.


- J'imagine que c'est ici, mais... je ne sais pas vraiment quoi en penser.


Après un instant d'hésitation, le sabreur se racla la gorge et finit par déclarer :


- Ça ne coûte rien de rentrer pour voir, j'imagine.


Sur ces bonnes paroles, il lâcha le parapluie improvisé et poussa la porte de la clinique. Le contraste saisissant entre l'intérieur et l'aspect externe le fit hoqueter de surprise. Le hall d'entrée d'une blancheur immaculée était propre, ordonné et sentait le désinfectant. Ici, c'était plutôt le vagabond trempé et dépenaillé qui dépareillait ! Immédiatement, une femme androïde en tenue d'infirmière vint s'enquérir de la raison de sa présence. Hayato retrouva rapidement contenance et répondit d'une voix aimable :


- Nous recherchons un médecin, pour apporter les premiers soins à mon amie blessée.


Sur ces mots, il fit sortir Rori de son Kimono et la présenta à l'infirmière d'accueil, espérant secrètement ne pas se faire jeter tel un malpropre pour amener un animal dans un hôpital.


***


La porte du bar s'ouvrit violemment. Ou plutôt, elle voltigea à l'autre bout de la pièce. Le barman allait pour saisir son arme, sous le comptoir, lorsqu'il aperçut le responsable. Il se crispa en même temps que les quelques piliers de bars qui restaient. Un homme en manteau noir entra, ne se souciant pas de laisser perler de sa chevelure ébène d'énormes gouttelettes d'eau. Derrière lui, les trois garnements qui avaient agressé Rori se pressait, l'air mauvais. Après un rapide coup d’œil aux alentours, ils jurèrent et s'approchèrent du nouveau venu.


- Grand frère ! Ils sont pas là...


L'intéressé arqua un sourcil, puis se tourna vers le barman. D'une voix grave à racler les pierres, il lança :


- Eh, barman, t'aurais pas vu un chat et un touriste avec un sabre en bois ?
- Un chat et... j'ai vu un étranger en kimono bleu, mais il n'avait pas de chat.
- Ok.


Alors qu'il allait tourner les talons, un habitué lança d'une voix avinée :


- C'pas l'blanc-bec qu'a c'mandé un bol d'lait chaud, c'lui que tu cherches ?
- Un bol de lait chaud ?
- Ouais, mêm' qu'y parlait tout seul, ce con là.
- C'est lui ! Grand frère ! Il devait parler au chat !


Après un regard dur vers les trois gamins, l'homme s'approcha d'un air inquiétant vers le poivrot notoire. Il se pencha en avant et lui lança :


- Ils sont partis par où ?
- Y... Y demandait un toobib, j'crois ! 'fin, il a dit qu'il devait soigner que'qu'un !


L'homme en noir se redressa, l'air songeur, avant de se fendre d'un sourire mauvais. Il envoya une poignée de pièce sur la table, ainsi qu'une autre vers le comptoir.


- Pour le dérangement.


Sans un mot de plus, les quatre compères sortirent, laissant l'assistance reprendre son souffle. Dehors, le quatuor prit instantanément la direction d'Ord Mantell.


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Dernière édition par Suisou Hayato le Dim 3 Déc 2023 - 14:10, édité 1 fois
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Alors que mon brave ami Hayato si gentil me tend en direction de l'infirmière cyborg, une lumière bleue sort alors de ses yeux et vient nous entourer de haut en bas jusqu'à ce qu'elle touche le sol.

- Amie non trouvée. Veuillez reformuler votre demande.
- Il parle de moi ! Je suis enfermée dans le corps d'un chat et je dois avoir quelques côtes blessées !

Notre interlocutrice se fige étrangement sous mon interpellation avant de réagir quelques secondes après en m'attrapant par la peau du cou. Immédiatement mon corps se replie sur lui même dans une position induite par ce transport tandis que je me peux qu'écouter impuissante la voix robotique.

- Animal intrus détecté. Expulsion en cours.
- Hey non !

Mais même Hayato n'a pas le temps de réagir avant que la dame mécanique revienne vers la porte et me jette dehors sans aucune délicatesse. Et si d'habitude je suis quand même capable de retomber sur mes pattes, avec ma blessure aux côtes c'est peine perdue... Heureusement que je ne suis pas venue toute seule jusqu'ici ! Une nouvelle fois Hayato vient à mon secours et me ramasse avant de me remettre dans son kimono.

- Merci... Mais j'ai peur qu'on ne puisse rien tiré de cette boite de conserve... Le mieux c'est peut être que tu dises vouloir parler à un vrai médecin pour un quelconque mal de tête ? Mais je sais pas si je supporterai d'être encore jetée de la sorte...

Avec ce nouveau choc, ma respiration est devenue un peu plus douloureuse qu'elle ne l'était déjà... Je sais pas trop ce qui se passe dans mon corps mais c'est pas normal.

Nous rentrons donc à nouveau dans le drôle de bâtiment médical, en ignorant totalement la menace située quelques rues plus loin qui avance sur nous...
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Un chat n'est pas un pigeon !

L'épéiste poussa un soupir dépité, lorsque l'infirmière androide ne reconnut en Rori qu'un chat de gouttière. Il eut un vague espoir lorsque cette dernière prit la parole, très rapidement brisé par un geste inqualifiable de la part d'un soignant. Certes, il s'agissait d'un hôpital et non d'une clinique vétérinaire, mais de là à jeter un animal mal en point sans aucune vergogne ! Lorsqu'il tenta d'ouvrir la bouche pour protester, il se retrouva traité de la même manière. L'étonnante force du cyborg lui permet d'envoyer Hayato dans un vol plané qui se termina dans la boue.


- Prière de ne revenir qu'en cas de blessure sérieuse. Merci de votre bienveillante coopération.


L'homme éconduit se releva, serra les dents et s'enquit immédiatement de l'état de Rori. Alors qu'il la replaçait dans son kimono, le vagabond écouta la remarque encore une fois pleine de bon sens du petit chat. Cependant, un détail se glissa dans les rouages de la logique de Rori, aussi surement qu'un grain de sable :


- La salle d'attente semble pleine. Malheureusement, un simple mal de tête ne passera sans doute pas en priorité, vu le traitement robotique réservé aux patients de cet hopital.




Même en tant que néophyte, le sabreur n'avait eu aucun mal à estimer l'état de santé de Rori : elle avait besoin de soins rapides. Sa respiration devenait même laborieuse, à la suite de la mauvaise réception qui lui avait été imposée à l'instant. Il avait beau être d'un naturel serein et logique, l'épéiste n'appréciait pas du tout ce genre de comportement, encore moins de la part d'une infirmière. L'averse le glaçait moins que la situation : une malade jetée d'un hôpital ? La moindre protestation traitée avec violence ? Cela n'appelait qu'à une seule réponse.


- Il semblerait que nous n'ayons pas le choix, Rori.


Sans un mot, il attrapa son bokken et le dégaina d'un geste fluide, tout en se dirigeant vers le centre de soins. Sous la pluie battante, Hayato prit une décision rapide et efficace. Alors que l'infirmière lui tournait le dos, il leva son sabre de bois et l'abattit de toutes ses forces. L'écho du déluge fut alors brisé par un bruit sourd. Sans un mot, la mine figée dans une expression grave, l'épéiste rengaina son arme et s'avança de nouveau dans le hall. Immédiatement, l'infirmière d'accueil s'avança vers eux et les salua comme si l'échange précédent n'avait jamais eu lieu. De sa main droite, le jeune homme pointa son avant bras gauche :


- Votre vol plané a laissé quelques marques, madame l'infirmière.
- Absence de déformation, oedème, début d'hématome, possible impotence fonctionnelle. Probabilité de fracture... moyenne. Circonstances du trauma requises.
- Je viens de vous le dire, répondit Hayato avec calme. Je me suis fait ça après que vous m'ayez propulsé hors de l'hôpital.
- Probabilité de poursuites... maximales. Veuillez me suivre, le médecin va vous recevoir.


Rori toujours dans le revers de son kimono, le blessé s'avança d'un pas alerte à la suite de cet être dépourvu d'émotion. Il fut amené dans un box de soins et l'androide partit en refermant la porte. Il fit alors sortir la malheureuse de sa cachette et regarda son avant bras meurtri. Il ne pensait pas avoir frappé assez fort pour le briser totalement, mais peut être avait il surestimé sa résistance au point d'effectivement se casser lui-même le bras. Avant qu'ils ne puissent échanger sur l'événement, la porte s'ouvrit et une jeune fille aux cheveux noir de jais entra. La chevelure de la petite était ornée de deux cornes étonnantes, mais le plus surprenant fut ses yeux : ils n'étaient pas humain, mais plutôt reptiliens.


Un chat n'est pas un pigeon ! 2-brute-femme-serpent-m-decin-180x400


D'une voix de pimbêche, la jeune fille attaqua sans préambule :


- Ok ! Qui est le pauvre petit qui s'est fait blesser par l'IAO ?
- IAO ? répéta benoîtement l'épéiste.
- Infirmière d'Accueil et d'Orientation ! Bon, j'imagine que c'est toi... qu'est ce qu'un chat fait ici ?


Hayato ne se laissa pas démonter :


- Ce n'est pas un simple chat, c'est...
- Ok, ok, c'est ta petite princesse, ta chouchoute, ta raison d'être... Ça reste un animal et c'est interdit ici. On a suffisamment de blessés avec les humains, on va pas s'encombrer avec...
- C'est un être humain coincé dans le corps d'un chat, la coupa l'épéiste.


Immédiatement, la petite peste s'arrêta de parler et regarda Rori d'un œil nouveau. Comme il sentait que le vent était en train de tourner, l'épéiste continua :


- Docteur, elle a été battue en ville et a besoin de soin. Nous avons de l'argent et je peux même...
- Arrête de parler, l'asperge.
- L'a... l'asperge ?
- Je vais te dire, t'es moins bête que t'en as l'air. Enfin, pour un homme qui ment et se blesse lui-même pour passer devant tout le monde.
- Comment...
- T'es pas le seul à savoir regarder. Tu as vu une blouse, un stéthoscope et mon badge ? J'ai vu la forme du trauma et ton sabre. Maintenant...


La porte commença à s'ouvrir avec une voix robotique de l'autre coté « Tout va bien, doc... ». L'IAO n'eut pas le temps de finir, que la petite médecin ferma violemment le vantail au nez et à la barbe de l'androide :


- On t'a pas sonné, l'tas de ferraille ! Retourne traumatiser les autres patients !


Comme le calme retombait dans le box d'examen, l'énergumène reprit d'une voix apaisée :


- Si c'est effectivement une humaine blessée, parce que c'est une chatte, hein... Je la soignerai. C'est peut être le cas le plus intéressant que je verrai du mois, sinon de l'année !


Le médecin peu orthodoxe s'approcha doucement de son patient, avant de pencher la tête sur le coté et de sourire :


- Si tant est que ce soit pas un vulgaire Zoan. Alors dis-moi, minou, qu'est ce qui se passe ? Et t'as un nom ?


KoalaVolant


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Affreux. Cette situation est totalement affreuse ! Le pauvre Hayato ! Il s'est fait une fracture juste pour moi !

- Je... Je ne suis pas un zoan... Je peux nager.
- Est ce qu'on en est sûr ? Si tu veux bien, j'ai besoin de le voir pour le croire !
- Mais ! Mais je suis blessée ! Je crois que j'ai une cotte cassée... Et Hayato aussi est blessé... Soignez le s'il vous plait.

Ma voix faiblie en même temps que mes forces m'abandonnent de plus en plus...

- Hm... Très bien, je suis pas véto mais je vais d'abord te soigner toi et l'autre énergumène et ensuite, tu me laisseras faire tous les tests que je veux sur ton corps, compris ?
- Si ça peut... Vous permettre... De me rechangée en humaine... alors d'accord.

A peine ai-je fini ma phrase que cette fois mes forces m'abandonnent et que ma conscience s'éteint.

*********

La bouche pâteuse, le ventre rasé avec un gros pansement je me réveille alors dans un bureau, allongée dans un carton contenant un drap blanc sur lequel on m'a posée.

- Qu'est ce qui..
- Ah, tu te réveilles enfin ! Ça tombe bien, tu as de la visite.

Lentement, mon esprit encore embourbée par l'anesthésie se remémore ce qui s'est passé avant que je perde connaissance.

- Hayato ?
- Non, c'est pas lui, une IS est entrain de s'occuper de son plâtre. Il n'a pas voulu être soignée tant que tu n'étais pas sorti d'affaire... C'est ton amoureux c'est ça ?
- Non ! On s'est rencontré aujourd'hui. Enfin... On est toujours le même jour ?
- Tout à fait. Bon, je vais dire à l'IAO de faire venir les visiteurs.
- Mais je comprends pas... Je suis arrivée sur l'île qu'aujourd'hui et à part Hayato je n'ai rencontré personne...
- Et pourtant, cet homme et ces trois mômes veulent te voir.

Tandis que le médecin décroche son denden pour transmettre le message, je comprends soudainement que cette visite ne présage rien de bon.

- Non ! Les faites pas venir ! C'est eux qui m'ont fait mal ! Pour me voler !
- Oh... Intéressant.
- Ils vont vouloir encore me faire du mal !

Et c'est à ce moment là que mon chevalier servant revient de ses soins.

- Tu tombes à pic le maso. Il semblerait que les visiteurs du chat soient déjà là.

Et effectivement, derrière la porte opacifié de verre nous pouvons très nettement voir des silhouettes se dessiner. Devant cette apparition, faisant preuve de tout mon courage, je saute alors de mon panier improviser pour me planter devant la doc.

- Pitié ! J'étais une grande chanteuse avant d'être transformée en chat ! Si vous m'aidez, je pourrai vous payer très largement ! C'est moi Rori, vous avez déjà entendue parler de Rori hein ? Ne les laissez pas nous faire de mal ! Pitié !

Malheureusement pour moi, la porte s'ouvre avant que j'ai le temps d'avoir de réponse... Ce qui me fait avoir mon deuxième acte courageux de la journée : paniquée et sauter sur l'épaule de mon défenseur en me roulant en boule en tremblant à côté de son cou.

Ninja ou pas, même si je vais mieux et que je peux de nouveau bouger, je suis clairement pas en état de me battre la tout de suite.
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Un chat n'est pas un pigeon !


Hayato patientait.

La gypsothérapeute confectionnait lentement un plâtre autour de son avant bras gauche. Après examen, son os était fêlé et nécessitait une immobilisation de plusieurs semaines selon l'avis médical. Pour avoir déjà expérimenté ce genre de blessure, Hayato savait qu'il serait plutôt sur pied en quelques jours. Cela dit, comme il espérait rentrer dans les bonnes grâces de la médecin au caractère de pie-grièche, l'épéiste prenait son mal en patience.

Malgré son apparent mauvais caractère, la médecin à l'aspect enfantin avait su soigner efficacement Rori, non sans le congédier rapidement car « il gênait ». En y repensant, un sourire en coin se dessina sur son visage. Ce genre de femme l'avait toujours fait rire. Se cacher derrière un feint mauvais caractère, pour cacher son bon fond, ne faisait aucun sens selon lui. Pourtant, elles étaient plusieurs à utiliser ce genre de curieux stratagème. Il haussa les épaules et retourna au moment présent.


- Vos soins sont terminés. Vous pouvez rejoindre le docteur Kuroja.
- Je vous remercie.


Le vagabond se leva, le bras gauche engoncé de la main jusqu'au coude dans un plâtre. Il soupira : s'entrainer au sabre allait s'avérer compliqué, en l'état. Mais puisque le petit stratagème avait fonctionné et que Rori avait reçu des soins, il n'allait pas se plaindre pour si peu. Il rejoignit le box où il avait amené le petit chat, quelques instants auparavant. À peine la porte ouverte qu'il fut accueilli par une remarque étrange de la petite pimbêche. Hayato fronça les sourcils en apercevant plusieurs silhouettes derrière le verre opacifié mais, surtout, en entendant les révélations de Rori. Elle était une star de la chanson ? Il n'aurait jamais deviné ! Quel autre secret lui réservait-elle ?

Sans crier gare, la porte s'ouvrit en grand, laissant apparaître les trois voyous rencontrés plus tôt, ainsi qu'un dernier larron à l'air bien plus coriace. Aussitôt, Rori fila se réfugier sur son épaule, tremblante.


Un chat n'est pas un pigeon ! Aniki


D'une voix à fêler une tombe, le nouveau venu entama les hostilités d'emblée :


- Bonsoir, on vient pour le chat qui parle.
- Je doute que Rori veuille vous suivre.
- Oh. C'est toi qui a volé mes petits frères ?
- Volé vos... hein ?
- Et ça te fait rire, de t'en prendre à ces trois anges ?!


Pendant un instant, on entendit les mouches voler dans le box d'examen. Le silence pesant fut soudain rompu par le docteur Kuroja :


- Eh, les débilos, c'est un hopital ici.


Sans l'écouter, le nouveau venu reprit d'un ton sérieux :


- T'as de la chance de pas les avoir frappés, sinon on aurait discuté autrement, sale mauviette !
- Le premier qui tente de se battre, je le calme, lança la médecin, totalement ignorée.
- Ce sont eux qui ont attaqué Rori pour lui dérober son argent, répliqua calmement Hayato.
- MENTEUR ! lancèrent les trois monstres, en lui faisant des grimaces dans le dos de leur frère.
-  Non, vous avez raison, gueulez, on est pas dans un hôpital, continua le docteur Kuroja.


Le grand frère en question approcha dangereusement son visage de celui de l'épéiste. Le regard mauvais, il reprit d'un air provocateur :


- Oh ! OH ! Et en plus t'as le culot de me mentir ?! Hein ! Regarde les, ils sont incapables de faire du mal à une mouche ! Alors que toi, ça crève les yeux que tu aimes te battre !
- Pas sans raison, répondit l'épéiste en plissant les yeux.
- Oh ! OH ! OOOH ! Tu veux que j'te donne une raison, le plouc ? J'vais te faire passer l'envie de... Aie !


Tout à coup, l'homme s'affala au sol, une énorme seringue plantée dans les fesses. Un instant, un calme surréel retomba dans le box de soins, avant qu'une voix ne s'élève de nouveau :


Un chat n'est pas un pigeon ! 2-brute-femme-serpent-m-decin-180x400


- Je l'avais pourtant prévenu... quelle patate !
- GRAND FRERE ! S'écrièrent en cœur les trois petits démons. Qu'est ce que tu lui as fait, sale gamine ?!
- QUI VOUS TRAITEZ DE GAMINE, BANDE DE PETITS POIS ?! J'AI TRENTE SEPT ANS !
- Hahaha ! T'es une vieille en fait ! se moquèrent-t-ils.


En un instant, ils reçurent tous le même traitement que leur grand frère et sombrèrent dans les bras de Morphée. Hayato se gratta la tête, regardant à droite puis à gauche d'un air gêné. La médecin soupira, secoua la tête, puis se tourna vers ses deux patients.


- Bon, on va simplifier. Vous deux, vous me débarassez le plancher avant de mettre le souk dans le service. Le platre et les soins sur le chat, en comptant la ristourne pour m'avoir apporté le cas rare d'une humaine coincée dans le corps d'un félin... ça fera cent mille Berrys.
- Cent... cent mille Berrys ? s'étouffa Hayato. Mais nous n'avons pas autant ! Et Rori voulait également redevenir humaine, alors...


La paupière droite du docteur tressaillit à de multiples reprises. Avant qu'elle ne s'énerve plus ou, pire, ne le sédate lui aussi, Hayato leva les mains en geste d'apaisement et tenta de négocier :


- Je peux me rendre utile et vous payer autrement !
- Je suis flattée. Mais j'ai beau être majeure, je ressemble quand même à...
- Je parle pas de ça ! L'arrêta l'épéiste, rouge comme une pivoine. Je peux vous rendre un service équivalent à...
- Espèce de... sale... hmmph, ma tête.
- Deux secondes, je dois reprendre l'anesthésie.

Elle souffla théâtralement sur son poing, avant d'assommer en bonne et due forme le pauvre homme qui s'affala de tout son long. La soignante reprit alors comme si de rien n'était :


- T'as l'air d'être un baroudeur et de savoir te défendre... J'aurais un truc à te faire faire. Mais pour l'instant, tirez-vous. Vous n'avez qu'à revenir quand ils seront partis, sinon je vous retrouverai, croyez-moi. Allez, ouste ! Y'en a qui bossent, ici.


Elle accompagna ses paroles de gestes des mains qui leur intimaient clairement de déguerpir. Sans demander son reste, Hayato cacha Rori sous son kimono et sortit de l’hôpital avant de s'enfoncer dans les ruelles sinueuses de Zaun.


- Vous allez bien, Rori ? Elle a beau ne pas être commode, elle a l'air de vous avoir bien soignée. Vous connaissez un endroit où on pourrait se cacher, en attendant de pouvoir y retourner ?


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Tout s'est passé si vite ! Tellement que je n'ai eu que le temps de trembler avant que nous soyons de nouveau dehors sous la pluie. Et si on pourrait penser qu'on est sorti d'affaire, en réalité il n'en est absolument rien !

- Il nous manque beaucoup pour atteindre cent milles berrys ?
- Quatre vingt quinze milles...
- Ah... Alors ça fait beaucoup... Et non, désolé, les seuls endroits que je connaisse ici sont le port et l'hôpital qu'on vient de quitter... Et il semblerait qu'aucun des deux ne soit disposé à nous recevoir... Ah moins que...

Je m'arrête dans ma phrase tandis que mon porteur s'arrête dans le même temps sous le suspens que je laisse peser... Lentement mais surement, je fais alors quelques étirements pour tester les soins que j'ai reçu. Et rapidement, je trouve leurs limites en faisait une moue grimaçante sous la douleur.

- Hm. Ça devrait pouvoir le faire...

Je regarde alors à gauche, puis à droite, puis finalement je remonte le long du bras d'Hayato pour regarder l'hôpital derrière nous depuis son épaule. Puis, m'asseyant sur celle ci en remuant la queue sous l'excitation de faire une mission secrète, je souffle finalement à son oreille :

- J'ai un plan.

Mon regard se pose une nouvelle fois sur l'hôpital, puis cette ruelle à droite, et ce balcon avec un chat blanc au premier étage dans celle ci, avant de finalement me lancer.

- Comme on est obligé de retourner à l'hôpital, le mieux serait d'y retourner dès que la brute et ses démons seront sortis. Et pour ça, il va nous falloir ce chat !

Un plan simple... Très simple et qui ne risque absolument pas de foiré !

- Pour ça, il faut que tu me lances sur le balcon et je ferai en sorte de le pousser dans tes bras. Dès que tu l'auras, tu iras vers le centre ville d'où on vient, en faisant bien attention à ce que le chat soit visible ! Pour que les gens te voient avec. Moi, pendant ce temps, je me glisse dans l'hôpital et je les attire dehors où ils me chercheront mais je les sèmerais et retournerai vite dans l'hôpital sans me faire voir. Toi tu relâcheras le chat au milieu de la rue et après tu reviendras à l'hôpital en faisant attention de ne pas être vu ! Et hop ! On sera tranquille et au chaud avec Madame la médecin et on sera débarrassé de ces méchants.

Si ça c'est pas du plan parfait, je ne m'y connais pas !

- Bon, il faut se dépêcher d'attraper le chat !
- GRAND FRÈRE ! ILS SONT ENCORE LA !
- NOOON !

Tout mon plan, tombé à l'eau parce qu'ils sont sortis trop vite de l'hôpital !

- COURS HAYATO ! COURS !
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Un chat n'est pas un pigeon !


La situation se compliquait. Rori non plus ne connaissait aucune cachette. Il leur fallait à présent naviguer à vue, pour tenter d'échapper à quatre brigands qui, eux, devaient connaître la ville comme leur poche. Cependant, une bonne nouvelle semblait poindre le bout de son nez. En effet, le petit chat se mouvait bien plus facilement et semblait avoir retrouvé son énergie et sa souplesse. Mieux encore, sa compagne d'infortune le surprit lorsqu'elle annonça rapidement avoir un plan. En quelques instants, l'ex-chanteuse lui expliqua la manœuvre à suivre. Une diversion simple mais efficace. Oui, ça allait marcher !


- Compte sur moi, Rori !


Sans plus de préambule, Hayato s'exécuta. Handicapé par son plâtre du coté gauche, il attrapa de son mieux le félin de sa main droite. Au moment même où un cri retentissait derrière eux, l'épéiste la lançait d'un geste précis sur le dit balcon ! Le vol du chaton se soldat par une réussite critique ! Le crane de Rori rencontra celui du chat blanc qui ne demandait rien à personne. Le félin lambda fut assommé sur le coup et tomba dans les bras d'Hayato. Le sabreur l'attrapa au vol par la peau du cou et se permit même un sourire niais : la stratégie avait on ne pouvait mieux fonctionné ! Ce ne fut qu'en se retournant, qu'il aperçut les trois gamins et leur grand frère, qui le fixaient tous d'un air déboussolé.


- Mais... qu'est ce qu'il fait, cet idiot ?
- Ah... Ils sont déjà là.


Une idée, une idée, une idée... il lui fallait vite une idée !


- HAHA ! leur cria Hayato en montrant ostensiblement le chat blanc. Vous ne nous attraperez jamais !
- C'est celui-là qu'on cherche, crétin ! lui cria le grand frère, en pointant Rori.


Un corbeau croassa, en arrière plan, tandis qu'une goutte de sueur perla derrière le crane du vagabond. C'était ce qu'on appelait être débusqué en beauté. Une voix s'éleva soudain, du haut du balcon :


- COURS HAYATO ! COURS !


Rori ne se fit pas prier et sembla disparaître en un instant. L'épéiste jura en silence. Elle était certes soignée, mais restait assez mal en point pour souffrir en cas de combat ! Se séparer n'était pas du tout une bonne idée. Mais puisqu'il l'avait perdue de vue et que leurs poursuivants avaient compris leur stratagème, que pouvait-il bien faire ? Déjà, les trois garnements commençaient à courir vers une rue parallèle. Avaient-ils repéré la trajectoire prise par leur cible ? Il ne pouvait pas rester sans rien faire !

Il lâcha le chat, puis s'élança sans plus attendre.


Un chat n'est pas un pigeon ! Aniki


Le grand frère bondit et intercepta le vagabond. Le bokken rencontra deux dagues émoussées. Les bretteurs se regardèrent alors en chien de faïence, sans que l'un d'entre eux ne puisse prendre immédiatement le dessus. Du coin de l'oeil, Hayato vit les trois enfants déguerpir en le narguant. Fuir n'était plus la solution : leurs poursuivants n'en avaient pas après lui, donc ils se concentreraient tous sur Rori. Mais que se passerait-il s'ils se séparaient et fuyaient chacun de leur coté ? Rori allait être poursuivi par quatre personnes, tandis que lui-même aurait perdu sa trace. C'était trop risqué, à présent !


*C'est franchement dommage qu'ils soient sortis aussi tôt !*, pensa Hayato. *Ce plan avait toutes ses chances !*


Il revint bien vite à la situation présente. Son adversaire modifia sa garde et tenta une manœuvre de désarmement. Hayato contra d'une torsion de poignet et se dégagea. Manier son bokken d'une seule main lui enlevait beaucoup d'habileté, mais il devrait faire avec.


- Pourquoi tu t'acharnes ? lança l'homme d'une voix à réveiller les morts. Mes frères ont trouvé ce chat en premier, et ils le veulent. C'est de mon devoir de le leur rapporter !
- C'est ton devoir d'aider trois enfants à violenter une jeune femme ?
- Oh ! OH ! Une « jeune femme » ? Tu me prends vraiment pour un con !


D'un revers, il lança une feinte de la dague droite avant de tenter un estoc vicieux de la gauche. Hayato para, sabre vers le bas, et força l'autre à trop accompagner son mouvement. Profitant du déséquilibre provoqué, il lança une contre attaque en plongeant son pommeau vers le menton de son adversaire :


- Kai Kishuu !


La deuxième dague vint bloquer le coup, malgré le déséquilibre. Un éclair de lumière annonça une autre passe d'arme, qu'il désengagea d'un bond en arrière. Les deux hommes se remirent en garde, avant que le grand frère ne reprenne la parole :


- T'es pas mauvais, pour un bourreau d'enfant.
- Je te renvoie la pareille, pour un kidnappeur.
- Tu comprends décidément rien à rien. Mais t'inquiète pas, John va te remettre les idées en place.


Après une courte hésitation, l'homme reprit :

- John, c'est moi, hein.
- J'avais compris...
- Nan mais parce que, t'as pas l'air... enfin... Bref. Dis moi ton nom, boulet, avant que je te laisse sur le trottoir.
- Hayato. Désolé, mais je compte bien aller protéger Rori de tes trois petits démons de frères, quand je t'aurai battu.
- Des... démons ?! Enfoiré !


John raffermit sa prise sur ses dagues et se lança de nouveau à l'attaque. Hayato soupira, il espérait que Rori s'en sortirait mieux que lui !


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Tapis dans l'ombre de la plante en pot sur le fameux balcon, un genre de Yuka ou autre, j'avoue que je suis nulle en plante... Je reste un moment cachée là après avoir fait croire d'un bond rapide que je partais dans une direction en sautant sur une gouttière avant de revenir très rapidement en arrière grâce à mon entrainement de ninja.

Et de là où je suis, je peux entendre toute la conversation entre mon sauveur et le boss des trois vilains enfants. C'est si touchant ! Ça fait à peine quelques heures qu'on se connait et déjà il met sa vie en jeu pour moi. Bon, peut être pas sa vie. Ou peut être que si ? Moi j'aime bien l'idée qu'il me protège telle un chevalier servant sa douce princesse ! D'autant plus que dans les faits je suis réellement une princesse... Mais du coup, il faut absolument que je retrouve mon corps pour lui donner un gage de ma gratitude ! Un baiser d'amour sincère ? Hm... Qui n'en rêve pas ! Et peut être que c'est ça la solution ! Je crois me souvenir d'une histoire comme ça avec un prince changé en grenouille...
Haaaan, ce serait si bien que ce soit la solution !

Me tortillant dans ma cachette en imaginant la vie heureuse que nous pourrions avoir, je ne remarque que lorsqu'ils me font face les trois garnements de l'autre côté de la fenêtre... Les affreux ont du trouvé l'entrée de l'immeuble pour dire au logeur que leur chat avait atterri sur leur balcon. C'est donc face à eux qui s'apprêtent à ouvrir la fenêtre que je change soudainement de comportement, passant du chat rêveur au chat dans le caca.

Et alors que le loquet de la porte fenêtre se tourne, je réussi à me défiger pour fuir ! Avant de me retrouver confrontée à la dure réalité : c'est trop haut pour que je saute jusqu'à Hayato qui est entrain de se battre. Et cette fois les morveux sont passés !

- Cette fois tu es coincé le chat !
- Tu es à nous !
- On va t'offrir à notre petite soeur !
- Mais vous êtes combien dans votre famille !?!
- Euh... l'enfant de gauche se met alors à compter sur ses doigts. Quand il commence à lever les doigts de sa deuxième main je m'offusque !
- Mais vos parents s'en sortent avec toute cette marmaille ?!
- C'est qui que tu traites de marmaille là ?!
- Et puis on a pas de parents d'abord !
- Oh, je suis désolée...
- Snif...
- Pleure pas Rolo.
- Bref, tu viens avec nous ? Notre petite sœur à toujours voulu un chat. Et un chat qui parle c'est mieux qu'un chat !
- Désolé mais je suis pas un chat... Je veux dire, j'ai l'apparence d'un chat mais c'est qu'une apparence ! En vrai je suis une femme, une chanteuse même !
- C'est ça... et moi je suis un castor !
- Hahahaha
- Tsss... les enfants...
- Hey ! On est pas des enfants !
- Euh, techniquement, si, quand même...

Je roule des yeux tandis qu'ils me demandent une nouvelle fois de les suivre, ce à quoi je refuse, encore.

- Bon, tant pis, on va être obligé de t'attraper ! YAAAAA !!

Et alors qu'ils se jettent les trois en même temps sur moi, je saute sur place pour les esquiver et atterrir gracieusement sur la tête d'un premier avant de sauter sur le dos d'un deuxième puis les fesses du troisième jusqu'à rejoindre la fameuse gouttière. Et là, je me mets juste à deux mètres du balcon et je m'assoies en remuant la queue.

- Alors ? Vous voulez toujours tenter de m'attraper ?
- Vous l'avez eu les enfants ?
- Non Madame ! Il est parti sur la gouttière !
- Vous auriez un balais s'il vous plait ?
- Laisse tombé, je vais allez le chercher moi !

Pris d'un élan de mécontentement et d'énervement... Surement un problème de mauvaise gestion de la frustration à mon avis... Le plus frêle des enfants se sent alors pousser des ailes pour enjamber la balustrade et mettre ses pieds sur la gouttière qui se tord dangereusement sous son poids.

- Tu ne devrais pas faire ça...
- T'as qu'à venir avec nous si tu veux pas que je fasse ça !
- Non, non, je viendrai pas. Mais tu vas tomber.

Et tandis qu'il avance, je recule doucement pour tenter de lui faire comprendre que je resterai hors de porté.

- Tu ne peux pas m'attraper alors retourne sur le balcon !
- Tu vas voir si je peux pas t'attraper !
- Euh... Jean... Tu devrais peut être revenir...
- Pas avant de l'avoir eu !
- Ouais ! Vas y Jean, choppe le !
- Tenez, voici le balais mais... MAIS REVIENS ICI TOI ! C'EST DANGEREUX !

La voix de la femme à le mérite d'être assez forte pour alerter tous les gens dans la ruelle. Et quand je dis tous, je parle aussi des deux plus bas entrain de se crêper le chignon. Dont un grand frère qui soudainement est trop distrait pour combattre...

- Jean ! NON !
Crac

Sous ce bruit, le gosse se fige soudain en sentant son appuie être soudain branlant. Et l'instant d'après, alors que nos regard son plongé l'un dans l'autre, la gouttière se brise sous son poids. Et c'est là que je me dis que je ne suis plus une adolescente capricieuse. Non, j'ai bien grandi depuis : la preuve, je me jette immédiatement au secours du gamin, agrippant de ma mâchoire son t-shirt grâce à ma vitesse de Ninja juste avant qu'il chute.
Le problème, c'est que mon poids de chaton ne fait pas le poids contre celui du garçon. Et qu'au lieu de le sauvée me voilà prise aussi dans sa chute.

- AAAH !
BAM

Une chance pour nous, la gouttière nous a accompagnée dans notre chute tout en restant accrochée en un point en hauteur, nous créant alors un genre de rampe pour nous faire glisser violement jusqu'au sol. Et miraculeusement, le gamin à bien amorti ma chute, de sorte à ce que je ne me blesse pas plus... Par contre, lui...

- Ah, j'ai mal ! J'ai mal !
- Tsss. T'as de la chance, je crois qu'il y a un hôpital pas loin !
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Un chat n'est pas un pigeon !


Les passes d'arme s’enchaînaient à un rythme effréné. John s'était emporté après l'insulte de sa fratrie, tant et si bien qu'il laissait exploser sa rage dans des coups de plus en plus violents. Hayato esquiva une vilaine attaque en biais, mais écopa d'une estafilade au bras gauche. Il répondit d'un violent coup de bokken qui manqua d'un cheveux son adversaire. La discussion semblait loin derrière et, à présent, seuls leurs maîtrises du sabre parlaient pour eux. Malgré son arme en bois, l'épéiste avait appris à s'en servir contre toutes sortes d'armes et, surtout, à éviter le tranchant de l'adversaire. L'exercice était risqué mais déterminant, afin de progresser encore et toujours. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il s'était refusé à prendre un véritable sabre : se mettre un handicap le poussait à se dépasser.

Il para deux nouvelles attaques de taille et contra-attaqua d'une feinte, suivi d'une tentative de balayage pour déstabiliser le grand frère. Ce dernier lut la manœuvre et recula, mais le vagabond le suivit et attaqua en biais sur son genou. John para au dernier moment et tenta de renverser la vapeur en effectuant une double attaque verticale, à l'aide de ses deux dagues. Immédiatement, Hayato pivota sur lui même pour esquiver son attaque, tout en passant sur le coté gauche. Dans la rotation, il plaça un contre dans les cotes :


- Tai Sabaki !


John laissa échapper un juron. Il bondit en arrière pour esquiver le coup suivant et se remit en garde, haletant légèrement. Le combat était serré sur le plan technique, mais leurs capacités physiques différaient fondamentalement. Des années d'aventures et d'innombrables heures d'entrainement avait forgé à Hayato une force et une endurance rares, tandis que son vis-à-vis commençait déjà à manquer de souffle. Dans ces conditions, l'épéiste savait qu'il n'avait qu'à multiplier les passes prudentes, sans jamais laisser son adversaire souffler. De son coté, John allait probablement tenter un contre éclair pour en finir rapidement, avant d'être dépassé.

Il allait repartir à l'assaut, lorsqu'un cri de femme s'éleva au dessus d'eux. Suivi de l'appel désespéré d'un enfant. Sans baisser sa garde, Hayato jeta un vif coup d'oeil vers le balcon, pour découvrir une scène étonnante : un des trois frères de John tentait de grimper sur une gouttière. Dans un craquement sinistre, celle-ci céda. L’enchaînement d'informations ne laissa pas le temps à Hayato d'intervenir. Tant et si bien que quelques secondes plus tard, la rue accueillit à bras ouverts un voyou avec fracas, ainsi qu'un chat qui retomba sur ses pattes. Evidemment, le gamin se mit à hurler mais, tandis que le chat le narguait à haute voix.


*Ils sont en train d'encercler Rori !*, réalisa Hayato en pensée.


Avant qu'il ne puisse s'élancer vers eux, la main du grand frère fusa dans la même direction et se referma dans un bruit sec. Le dénommé Jean hurlait de douleur, mais se calma une fois dans les bras de John. Ce dernier pleurait à chaudes larmes devant les blessures de son protégé, au point qu'il ne réagit pas au sarcasme de Rori. Le petit frère, en larmes également, agrippait à son sauveur, tout en pleurnichant :


- Désolé, aniki ! On l'avait... On l'avait presque attrapé ! Le chat qui parle pour... l'anniversaire de... Rosie !
- Je sais, Jean, je sais. Tout va bien. On va s'occuper de toi.
- Mais... MAIS NON ! Elle est juste là ! Et... elle parle ! Et elle dit... qu'elle chante aussi ! Et elle s'appelle Rori, c'est presque comme... la vraie ! On en retrouvera jamais un comme çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
- C'est vrai qu'un chat qui chante et qui s'appelle Rori, ça aurait été parfait. Rosie est fan de la chanteuse depuis toute petite. Depuis qu'elle a disparue, alors qu'elle avait enfin un ticket pour la voir en tournée... elle pleure tous les jours. Ça lui aurait remonté le moral !


Voyant que son frère hurlait de plus belle, John se racla la gorge et rectifia bien vite le tir :


- Mais t'inquiète pas. Là il faut te soigner... on attrapera le chat et on réglera son compte au blaireau après.
*Au blaireau ?*, releva en pensée Hayato.


Les deux autres kidnappeurs débarquèrent en pleurant, ne prêtant aucune attention au chat ou à l'épéiste. Ce dernier se gratta la barbe d'un air ennuyé. Est-ce qu'il devait en profiter pour fuir avec Rori ? Ou bien devait il mettre hors d'état de nuire les quatre larrons ? En voyant le spectacle de toute une famille pleurant à chaudes larmes devant la douleur de Jean, le vagabond soupira. Non, il n'avait plus vraiment le cœur à leur donner une bonne correction, malgré leurs mauvaises actions. En tout cas, pas s'ils les laissaient tranquilles. Il rangea son bokken et s'approcha discrètement de Rori, avant de lui murmurer :


- Ça va ? Ils ne t'ont pas blessée ? Et... euh... on fait quoi maintenant ?


Rori semblait dotée d'un esprit vif, capable de trouver rapidement des solutions. De son coté, Hayato avait toujours été plus lent, sauf concernant le Kendo. Devant une telle effusion de pleurs et de douleur, alors que les quatre bandits les pourchassaient quelques instants auparavant... il ne savait plus trop quoi en penser ! Il espérait que ça ne serait pas le cas du petit chat.


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- On fait quoi ? C'est évident non ? On les accompagne à l'hôpital et on leur demande de payer nos frais !
- Hein ?

Assise sur l'épaule de Hayato qui ne comprend pas encore où je veux en venir, je ricane légèrement sous mon idée. Si j'avais encore des pouces opposables je me frotterai surement les mains avec satisfaction sous l'effet de mon idée de génie.
Héhéhé, et dire que tout cela a pu être rendu possible parce que des sales mioches dans leur genre ont voulu me voler ! Mais sous l'incompréhension de mon partenaire, je suis bien obligée de tout lui expliquer dans le creux de l'oreille.

- Tu as entendu comme moi ce qu'ils ont dit, leur petite sœur est une de mes plus grande fan ! Tellement qu'elle pleure tous les jours depuis ma disparition de la scène ! Et je ne peux clairement pas ignorer une si fervente admiratrice ! Mais je dois aussi retrouver mon corps ! Pour elle comme pour moi ! Donc on va rester avec eux, je vais leur chanter une de mes chansons dans la chambre d'hôpital, je les convaincrais alors de payer les frais médicaux pour que je retrouve mon corps, et dans ces frais y'aura aussi les frais des soins qu'ils nous ont obligé à faire ! Et Hop ! Plus de dettes, plus de corps de petit chat et je redeviendrai enfin moi ! C'est parfait non ?
Hey ! Mais qu'est ce que vous faites ?! L'hôpital est juste là non ?

- On est pas comme vous nous... On a pas les moyens de se payer le meilleur hôpital de Zaun.

Je fais les gros yeux en les regardant s'éloigner tous aussi déçus les uns que les autres. Enfin, y'en a un encore plus que les autres à cause de sa blessure...
Et mon plan dans tout ça ? Je le vois dissous avant même d'avoir pu être lancé. Rhaaaa mais c'est pas possible ! Qu'est ce que je vais faire maintenant ?! Et cette petite fille, et tous mes autres fans ?! Non non non ! Je dois absolument retrouver mon corps !

- Attendez !
- Quoi ?! Tu t'es pas assez moqué de nous ? Mais ne t'en fait pas, on reviendra de trouver...

Et ils reprennent leur avancé vers l'intérieur de Zaun tandis que je suis totalement perdue. Pour dire vrai, je ne sais même pas pourquoi je les ai interpelé. Raah, mais que faire ?!
Je ne vois que ça.


♫ A l'infini
Plus haut que l'oiseau
Plus loin que la nuit
Restez dans ma vie
Et malgré la distance
Les différences
Pour un million d'années
Nos vies sont liées.

J'ai le cœur qui bat,
Ne me quittez pas,
Même les yeux fermés
Vous êtes dans ma vie !

A l'infini,
Pour un million d'années,
A mes côtés. ♫

Terminant mon chant, je rouvre les yeux que j'avais fermé pour me concentré sur ces paroles que je n'ai pas chanté depuis si longtemps maintenant, paroles que j'avais écrites en parlant de mon public, et de tout le monde entier.

- Je suis la vraie Rori. Celle qui a créé cette chanson et beaucoup d'autres mais je ne sais pas pourquoi, du jour au lendemain, je me suis retrouvée dans ce corps de chat. C'est pour ça que je suis ici, à Zaun ! S'il vous plait ! J'ai besoin d'aide pour retrouver mon corps ! La médecin que nous avons vu tout à l'heure à promis de m'aider mais il faut que je la paye ! Sauf que dans ce corps, je n'ai aucun moyen de récupérer l'argent de mes anciennes tournées... Et plus personne ne me connait maintenant ! Mais vous, vous me croyez hein ? Je suis sûre que Rosie me croirait elle ! Réfléchissez, ce ne serait pas un plus beau cadeau pour Rosie que de rencontrer sa star préféré ? Si vous arrivez à convaincre la médecin de me rendre mon corps je ferai un concert rien que pour votre sœur et, je pourrais même vous dédommager financièrement !
S'il vous plait ! Aidez moi !


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Un chat n'est pas un pigeon !


Une nouvelle fois, Hayato salua la vivacité d'esprit de Rori. C'était à se demander s'il s'agissait vraiment d'une simple chanteuse ? Ce genre de mécanisme de pensée était plutôt digne d'une criminelle ou, tout du moins, d'un être assez malin pour tirer l'extrême parti des lois de ce monde. Pourtant, le plan machiavélique du petit chat tomba rapidement à l'eau, une nouvelle fois. Apparament les quatre voyous les pensaient bien plus riches qu'eux, assez pour se payer sans sourciller les tarifs exorbitants du meilleur hôpital de Zaun. Le vagabond sourit à cette pensée : ils étaient tellement loin du compte !

Avant qu'il ne puisse trouver une solution à ce revirement de situation, la chanteuse les envoûta à l'aide d'une de ses compositions musicales. À mesure que les couplets défilaient, l'épéiste sentait la tension ambiante diminuer, jusqu'à finir par disparaître. Les révélations de son amie finirent par arracher des mines éberluées à leurs anciens ennemis. Bien vite, ils se jetèrent à genoux et implorèrent le pardon de la star, sous l'oeil gêné d'Hayato :


- Roriiiiiii ! On est désolés ! On savait pas ! Promis, juré, craché ! Rosie va nous tuer si elle apprend qu'on vous a volée... AH ! Si ça se trouve, vous auriez même pas pu redevenir humaine à cause de nous ! LA BOULETTE !
- Taisez-vous, vous vous embarrassez, les coupa le grand frère. Alors c'était vrai...


John lança un regard furtif du coté d'Hayato, avant de secouer la tête, d'un air dépité. Il se racla la gorge avant de continuer de sa voix caverneuse :


- Mademoiselle Rori, nous vous remercions pour votre proposition généreuse, mais nous n'avons tout simplement pas les moyens de payer les soins de Jean. Alors pour un traitement aussi fou, c'est juste impossible.


Le vagabond avait depuis longtemps appris à laisser le temps au temps, à s'effacer lorsque son intervention n'apportait rien. Il était donc resté muet tout ce temps, car il sentait que Rori avait réussi à les atteindre, à les toucher de sa voix cristalline. Néanmoins, devant les considérations bassement financières qui risquaient de faire échouer les pourparlers, l'épéiste sortit de son mutisme :


- Le docteur Kuroja semble accepter d'autres types de paiement.
- Elle a l'air d'une gamine, je vais quand même pas...
- Je veux dire qu'elle accepte qu'on lui rende un service pour ses soins ! le coupa bien vite Hayato.
*Mais qu'est ce qu'ils ont tous sur cette île...*, se demanda-t-il en aparté.


Après un temps de réflexion, les frères se regardèrent et finirent par capituler. S'ils pouvaient payer autrement qu'avec des Berrys, ça valait peut être le coup d'essayer ! Ils repartirent donc bien vite voir la trentenaire au caractère explosif. Cette dernière ne manqua pas de les accueillir à grand renfort de sarcasme, lorsqu'elle les vit arriver tous ensemble sans se taper dessus :


- On vous laisse cinq minutes, et vous êtes comme cul et chemise ? Si c'est pas merveilleux... Sauf pour ce gamin, apparemment.


Elle soupira avant de reprendre la fratrie dans un box d'examen, laissant Rori et Hayato patienter dans le hall d'entrée. Comme les soins pouvaient durer longtemps, l'épéiste trouva une chaise et s'y assit. Il se tourna alors vers la chanteuse et lui lança :


- C'est un coup de chance que tu sois l'idole de Rosie ! Il aurait été très dur de leur faire entendre raison sans cela... Mais vraiment, tu as l'esprit vif pour avoir pensé si vite à une manière de tirer profit de la situation.



Après un court instant de silence, l'épéiste reprit d'une voix plus hésitante :


- Tu as toujours voulu être chanteuse ? Je veux dire, tu n'as jamais voulu d'une autre vie ?


La pente que prenait la discussion pouvait devenir risquée. Après tout, il était toujours un simple citoyen lambda. Il n'était pas même encore un ersatz de hors-la-loi. Sans aucun soutien, sans un sou en poche, sans une équipe soudée ni même un seul camarade fidèle ; il devait rester prudent et contrôler les discussions plus profondes qu'il entretenait avec d'autres personnes. Cela étant, il sentait qu'il approchait de la fin de ce parcours initiatique qu'il s'était imposé. Tout du moins, il était bien plus expérimenté que lors de son départ de Las Camp. Ainsi, il devait commencer à considérer des projets à long terme et se tisser un réseau dès à présent, afin de se faciliter la vie dans un futur proche. Que ce soit par simple amitié ou pour apprendre à imiter cette vivacité d'esprit, il gagnerait certainement à rester en contact avec Rori.


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Assise sur la chaise à côté de Hayato, je patiente sagement, la mine un peu plus basse qu'avant que je sois obligée de me livrer totalement à cette famille. Mais comme il dit...

- Oui, j'ai vraiment beaucoup de chance.

Du moins aujourd'hui, sur ce point. Mais j'ai du mal à m'en réjouir. La vérité c'est que je suis soudainement très stressée : stressée de pouvoir enfin retrouver mon corps mais surtout, apeurée à l'idée que ça puisse échouer. C'est un véritable tourbillon d'émotion qui se déroule actuellement dans ma tête. Et finalement, c'est peut être mieux que je me laisse distraire par les questions de mon ami pour ne pas trop y penser.

- Et oui, j'ai toujours voulu devenir chanteuse. Je voulais être admirée, aimée et surtout, pouvoir apporter de la paix et de la joie dans le cœur des gens. Un peu comme aujourd'hui... je souris timidement tout en m'allongeant sur la chaise, fixant toujours le sol de l'hôpital, ayant trop peur que croiser le moindre regard me fasse totalement perdre ma concentration pour gérer mon stress... Mais ce n'est pas ce que ma famille voulait pour moi... Alors j'ai du apprendre à ruser pour vivre ma passion. J'avais 16 ans quand je me suis enfuie de chez moi pour vivre toute seule. J'ai du apprendre à me débrouiller, à me salir les mains et à profiter de chaque opportunité qui pouvait se présenter, voire à créer mes propres opportunités. C'est comme ça que j'ai réussi à devenir ce que je rêvais, que j'ai commencé à chanter et à devenir célèbre !
Et puis je me suis retrouvée dans ce corps de chat, et tout à basculer. Une nouvelle fois j'ai du redoubler d'effort pour me débrouiller et survivre. Mais cette fois... Peut être ? Peut être que je vais enfin retrouver mon corps et que tout pourra redevenir comme avant ? Ça fait tellement longtemps maintenant ! Tellement... longtemps...


Et si ça ne marchait pas ?! Raah, voilà, ça recommence ! Et je commence même à trembler tellement je suis impatiente et apeurée ! Ça ne va pas du tout !

- Rori ?

Je fais un bond sur ma chaise si haut que j'aurai pu atterrir sur la tête d'Hayato alors que la médecin est à côté de moi.

- Nerveuse hein ? T'as bien raison. D'ailleurs, on m'a dit que c'était ces 5 hommes qui allaient gérer tous tes frais ? Te voilà donc avec quatre chevaliers de plus... Enfin, suit moi. Tu peux venir aussi chevalier numéro 1, après tout, tu es à mon service maintenant...

Le sourire de Kuroja ne laisse rien présager de bon pour mon ami, mais je suis bien trop tendu pour y faire attention... Et c'est en silence que nous suivons notre guide médical jusqu'à son bureau.

- On va commencer par la routine : prise de sang, imagerie complète, test d'aptitude, test des sens... Bref, tout ce qu'on peut. Prépare toi à être totalement mise à nue petit chat.

Anxieuse, je déglutie bruyamment avant de faire ce que la doctoresse me demande...
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Un chat n'est pas un pigeon !

Hayato écoutait religieusement Rori. Elle aussi avait dû s'endurcir, au contact du monde, afin de vivre selon ses principes et de poursuivre son rêve. Elle s'en était apparemment bien sortie, jusqu'à être transformée en chat sans aucune raison. Les péripéties l'avaient aguerrie de plus belle, la transformant corps et âme, alors qu'elle s'était lancé dans une quête épique pour retrouver son ancienne apparence. La médecin les interrompit et, après une autre de ses remarques acérée, les guida en silence jusqu'à son bureau.

Durant ce qui lui sembla une éternité, le Dr. Kuroja se lança dans un véritable interrogatoire militaire, enchaînant des questions complexes et pointues, mais aussi quelques autres qui lui semblèrent bien plus triviales :


- Et donc, tu arrives à manger la nourriture pour chat, maintenant ? demanda-t-elle par exemple.


Non contente de passer sa vie au crible fin, la médecin l'examina des oreilles à la queue sous toutes les coutures, Rori dut passer des radios et des échographies multiples. La soignante alla même jusqu'à lui demander de la laisser passer un minuscule miroir au fond de sa gorge pour regarder ses cordes vocales. Non sans oublier qu'elle désira instamment vérifier de ses propres yeux que Rori savait toujours nager. Elle voulut prélever du sang, des poils, des muscles, de la salive, de l'urine et même un morceau de griffe, avant de déléguer leurs analyses à des laborantins... puis de repartir à la charge avec d'autres interrogations ! Enfin, après ce véritable parcours du combattant, le Dr. Kuroja se laissa aller dans son fauteuil avec un soupir satisfait, une liasse de résultats sur son bureau. Elle venait de terminer de les éplucher, ne laissant entrevoir aucune réaction. Tout à coup, elle exulta avant de reprendre la parole :


- Je n'ai jamais vu quelqu'un comme toi, Rori. Tu as l'apparence d'un chat et, avec un examen sommaire, on pourrait effectivement penser que tu es une Zoan, mais tu n'es pas maudite. Lorsqu'on pousse les examens, tes analyses sont formelles : tu es une humaine avec l'apparence d'un chat. Je sais : « tout ça pour ça », que vous allez me dire ! Mais ce n'est pas tout. Lorsqu'on rentre dans les détails, c'est là qu'on se rend compte des spécificités de ton cas.


Elle se pencha en avant et saisit une feuille avant de la montrer au duo en face d'elle, un sourire fendant son visage d'une oreille jusqu'à l'autre :


- Par exemple, les félins et les humains n'ont pas du tout les mêmes type de fibres musculaires. Les Zoan ont la possibilité de modifier leurs fibres pour obtenir les avantages des deux races en fonction de leurs formes. De ton coté, tu as des fibres humaines alors que tu es en forme de chat ! Tu as même gardé beaucoup d'autres traits humains, par exemple tes cordes vocales sont encore purement humaines, ce qui te permet de parler et chanter, alors que les Zoan peuvent développer une hybridation entre l'humain et leur animal totem. C'est fascinant !
- Docteur... commença Hayato.
- Et ce n'est pas tout ! La structure des os, le code génétique, les aspect de tes organes à l'imagerie... Tu es restée une humaine !
- Docteur ! l'interrompit l'épéiste.
- Quoi, l'asperge ?! Tu vois pas que je suis en pleine découverte scientifique, là !
- Docteur... je ne sais pas pour Rori, mais je ne comprends rien à ce que vous dites. Surtout que là n'est pas le fond du problème. La question reste la même, quelque soit ce que vous avez trouvé : est ce que vous pouvez l'aider ?


Instantanément, son sourire s'évanouit. La jeune femme au caractère difficile, se racla la gorge, avant de reprendre la parole d'une voix plus mesurée :


- Je ne sais pas... Pour être honnête, je ne comprends pas vraiment ce qui t'arrive, Rori. Alors je ne réussis pas à trouver un angle d'approche, pour créer une solution à ton problème.
- Et vos collègues, peut être qu'ils...
- Je leur ai déjà demandé, ils font chou blanc aussi.


Après un instant de silence pesant, la soignante déclara d'une voix contrite :


- Je suis désolé, Rori. Après tous les examens que tu as passés, je n'ai pas trouvé comment te faire redevenir humaine.


Après l'exaltation qu'avait affiché le Dr. Kuroja, retomber au point de départ accabla l'épéiste. En y réfléchissant, le petit chat n'était pas retourné au point de départ, c'était bien pire encore : une éventuelle piste venait de se fermer définitivement. Il n'osait pas imaginer le degré de déception de sa nouvelle amie. Dans ce genre de situation, que pouvait-il faire ? Lui qui n'avait aucune connaissance médicale, pas le moindre contact avec un expert en la matière ni de malédiction au pouvoir démesuré pour l'aider... Hayato ne vit qu'une seule maigre possibilité qui s'offrait à lui :


- Rori, même si tu n'as pas pu trouver comment redevenir humaine, tout n'est pas perdu. Je vais moi aussi me mettre à chercher un remède, lors de mes futurs voyages. De son coté, j'en suis sûr, le docteur continuera de se pencher sur ta situation.
- Ne serait-ce que par curiosité professionnelle ! surenchérit-elle.
- Ne perd pas espoir, nous sommes avec toi.


C'était évidemment facile à dire, dans sa position; mais à défaut d'une réponse technique et probante à son horrible condition, il ne pouvait guère lui offrir mieux.


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