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Le goût âpre de la victoire

Le goût âpre de la victoire Meria-viking-signa3-copie

海 賊

∆ Feat. Les Louves de Givre ∆


Après de longs jours en mer, Méria posait enfin le pied sur Armada. Ses navires prirent la direction de son cadran, quittant de fait ceux dirigés par Lamia, la dirigeante des chevaliers du lac. Leur attaque sur Drum avait été un véritable succès et les pirates revenaient au bercail avec les cales remplies d'or et d'autres richesses. Fatiguée par le voyage, la Peste prit la direction de son grand skali. À peine de retour dans le quartier qui était dorénavant le sien, elle put constater que le regard des siens était toujours le même qu'avant. Bien qu'elle soit la nouvelle Walkyrie, personne ne l'aimait, pire encore, personne ne lui était véritablement loyal. Loin d'être idiote, Méria savait tout cela, mais elle savait aussi qu'elle était trop forte pour qu'ils puissent la déloger. Elle régnait par la crainte, avec une main de fer ensanglantée. Naïvement, elle avait pensé que le pillage de Drum permettrait à ses Skjaldmös de changer d’opinion la concernant, mais ce ne fut pas le cas. Dévisagée par les habitants, elle pénétra dans le skali qui se trouvait au centre du cadran avant de se servir une choppe de cervoise. Plusieurs guerrières au bouclier quittèrent rapidement le bâtiment, mais la plupart restèrent.


« Maman est de retour à la maison les enfants ! »


Aucune réponse, rien d'autre que des regards froids et une désapprobation globale. Ricanant toute seule, la pirate avala sa boisson d'une traite avant de se servir à nouveau. Avançant au centre de l'immense pièce sans se soucier du regard des autres, elle alla s’asseoir sur son trône en bois. Quelques secondes après, plusieurs des guerrières commandées par Hedda et Melkorka firent irruption dans le skali. Les bras plein de trésors, elles vinrent les agglutiner à quelques mètres de Méria. Le tout formait un joli tas qui donnait particulièrement envie d'y plonger. Une fois mis en vrac, l'or avait cette propriété d'être souvent très impressionnant, il fallait le reconnaître.


« Pas mal non ? »


Malgré leur piètre opinion de leur nouvelle dirigeante, les skjaldmös présentes ne purent s'empêcher pour certaines de montrer une certaine approbation. Plusieurs murmures se répandirent au sein du bâtiment, mais guère plus. Silencieuses, les deux capitaines venues à la Walkyrie piller Drum se contentaient de la regarder, chacune loin de l'autre. Presque cachée dans un coin, à la faveur de l'obscurité, Asrunn, l'ancienne cheffe du cadran était morose.


« Faites pas les fines bouches, bande de sales ingrates. C'était quand la dernière fois que vous avez récolté autant en si peu de temps ? Hein ? On parle en mois ? En années peut-être bien ? Vous me faites marrer avec votre chasse au gros. La piraterie, voilà ce qui rapporte, vous l'avez oublié ou quoi ?!

- Nous respectons les traditions. »



Nouveau murmure dans la salle, mais d'approbation cette fois. Plissant les yeux, la Peste envoya un regard mauvais en direction de celle qui venait de parler. Toujours dans son coin, Asrunn leva les yeux vers elle, la défiant du regard avec force mais respect.


« Les traditions. Ouais, bien sûr, vos fameuses traditions. Regarde à quoi elles t'ont réduite. Le minable petit laquais d'une cheffe que tu détestes.

- Il ne me revient pas de questionner nos coutumes ni la volonté des anciens. Si cela est arrivé, c'est qu'il y a une raison derrière tout cela.

- C'est le genre de choses que tu te racontes le soir pour te rassurer quand tu pleures à chaudes larmes ? Fais donc la grande dame digne devant nous tous, on sait tous très bien ce dont il retourne vraiment.

- Si vous le dites.

- Assez ! J'en ai marre de vos sales tronches. Déguerpissez de ma vue, toutes, bande de connasses ingrates. Vite, avant que j'en pende plusieurs pour l'exemple ! »



Personne ne se fit prier pour quitter les lieux. Furieuse, la Louve envoya son verre heurter la pile de trésor. Celui qui s'énervait de cette manière perdait toujours aux yeux des autres. Cela faisait donc d'elle une perdante ? En aucun cas, elle ne le permettrait pas. Cette impertinente Asrunn ne cessait de remettre son autorité en jeu, elle devait la remettre à sa place. Le plus dur serait certainement de ne pas la tuer. Faire d'elle un martyr serait la pire des choses à faire à ce stade. Ruminant dans son coin, Méria resta sur son trône à grogner des insultes jusqu'à ce que toutes les bougies du skali ne viennent à s'éteindre. Dans l'obscurité, les deux yeux de la bête scintillèrent d'une lueur malveillante.




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海 賊

∆ Feat. Les Louves de Givre ∆


En à peine une semaine, pas moins de six guerrières décidèrent de défier Méria en duel. Conformément aux coutumes qui régissaient le clan, elle était obligée de les accepter si elle venaient de Skjaldmös ayant par dix fois été au combat. Par le passé, de ce qu'elle savait, c'était un moyen pour les guerrières de s'assurer d'être toujours dirigées par la plus forte d'entre eux. Il aurait alors été de mauvais ton qu'une incapable parvenu puisse s’agripper au pouvoir sans le mériter. Ces coutumes idiotes étaient la raison pour laquelle la Peste avait eu l'occasion de voler le cadran à Asrunn. Cette dernière ayant eu une dette envers elle quand elle s'était chargé de tuer sa cousine renégate, elle avait pu lui extorquer un duel rituel. À l'époque, la chose lui avait semblé parfaite. Aujourd’hui, elle en avait plein le dos de devoir remettre à leur place ses idiotes de subordonnées.


Comme cela était à prévoir, aucune ne put véritablement briller face à la Walkyrie, l'écart de puissance étant bien trop grand. Une seule fut en mesure de briser l'un de ses trois boucliers durant les affrontements, et ce fut plus par excès de confiance de la part de Méria que de véritable talent de son adversaire. Les Skjaldmös étaient loin d'être de mauvaises combattantes, bien au contraire, mais la Louve était juste bien meilleure. Lassée de ces affrontements, elle voulait en finir. Tous les jours, elle devait se faire violence pour ne pas aller massacrer sa prédécesseure. Elle n'avait envie de rien d'autre que de l'éviscérer devant tout le clan avant de la laisser pourrir en place publique. La nuit, elle rêvait du goût de son sang et de la joie qu'un tel acte lui procurerait. Mais elle ne pouvait s'y résoudre, elle ne pouvait agir la première. Tenir ce foutu cadran était déjà suffisamment compliqué comme ça.



« Il faut la défier. »


Tournant la tête, Méria plissa les yeux face à la proposition d'Hedda. La blonde n'était pas spécialement plus digne de confiance que les autres, mais elle était son amante et n'avait pour le moment jamais rien tenté contre elle. Contrairement à Melkorka, elle n'avait pas non plus cherché à la défier pour prendre sa place. Depuis lors rencontre sur Banaro et après la mort de Grunhildr, son ancienne cheffe et cousine d'Asrunn, elle la servait efficacement. C'était elle qui lui avait parlé des coutumes du clan et de toutes les spécificités du cadran. Il était évident que la Peste lui devait beaucoup.


« Je peux pas faire ça. On a déjà combattu sous le skali. C'est fini pour elle.

- Je ne parlais pas d'un duel rituel.

- De quoi alors ?

- Une simple exposition. Un affrontement amical, si l'on peut le dire ainsi.

- Amical hein ? Hahaha, pas mal. Ouais, amical.

- C'est assez courant chez nous. Hum, pas si courant que ça non plus en réalité, mais ça arrive, ce ne serait pas la première fois.

- Un duel, juste comme ça ?

- Pas exactement. Dans une semaine, nous fêtons l'anniversaire d'Astrid, ce serait une bonne occasion de la remettre à sa place devant tout le monde.

- Astrid ? La plus célèbre guerrière du clan c'est ça ?

- Et accessoirement sa fondatrice, oui. Tout ça remonte à bien longtemps. Ce sera votre première fête avec nous. Généralement c'est un bon prétexte pour un banquet, une chasse au gros et quelques combats. »



Ouvrant la bouche en s'enfonçant sur sa chaise, Méria passa sa langue contre ses dents. L'idée était intéressante. Très intéressante même. Tapotant des doigts sur la table, elle fixa longuement Hedda. Son plan était bon, joindre l'utile à l'agréable comme on disait habituellement. De toute façon, elle n'avait rien prévu pour l'occasion.


« Ma foi, pourquoi pas. »


Satisfaite de la tournure qu'avait pris la conversation, la Louve se leva pour s'approcher de la guerrière. Se postant derrière elle, elle lui attrapa le menton par derrière et vint l'embrasser dans le cou.


« Tu ne cesses de m’impressionner ma chère. »


Muette, Hedda se contenta de tourner la tête pour lui rendre son baiser. Seules dans la salle à manger située à l'arrière du skali, les deux femmes savaient qu'elles ne seraient pas interrompues. Après un bon repas, et pour fêter la bonne idée de son amante, la Louve estimait qu'il serait de bon ton de la remercier autrement qu'avec des mots.




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海 賊

∆ Feat. Les Louves de Givre ∆


Si une chose était certaine, c'était bien que le Skjaldmös savaient faire la fête. Durant les quelques jours qui avaient précédés l'anniversaire d'Astrid, tout le monde sur le cadran avait commencé à s'activer. Boendr comme Skjaldmös s'étaient pleinement investis pour faire de cette journée quelque chose de grandiose. Tout le cadran était bien plus animé que jamais. Chaque maison était décorée pour l'occasion, des groupes jouaient de la musiques sur les rues flottantes et nombre de stands vendant nourriture et babioles avaient été installés. En réalité, tout cela donnait l'impression d'un véritable petit festival. L'alcool coulait à flot partout dans le cadran, les gens riaient, festoyaient, s'aimaient. Même Méria fut bien contrainte de reconnaître qu'elle prenait du bon temps. Malheureusement, sur son passage, elle ne faisait rien d'autre que de laisser un froid. Les gens changeaient en sa présence. Soit il avaient peur, soit ils la défiant du regard. Même en ce jour de fête, les choses restaient les mêmes.


Se moquant bien de tout cela, la Louve ne se fit pas prier pour boire, manger et faire l'amour. Elle prenait du bon temps comme rarement. Toute la journée, elle festoya sans modération. Quand le soir vint, un feu d’artifice commença, elle sut que c'était son moment. Revenant de mer, un équipage de fières guerrières offrit au cadran un petit monstre marin rare et dont la viande était réputée dans le monde entier. La liesse populaire atteignait des sommets, mais la Peste ne comptait pas changer d'avis. Devant le grand skali, sur la place centrale, elle monta sur une promontoire et prit la parole.



« Mes guerrières ! »


Hurlant à plein poumon, la pirate parvint à couvrir une partie de la musique, ce qui ne manqua pas de faire cesser les groupes les uns après les autres. La population commença à se retourner vers elle. Les gens n'étaient pas bien heureux de voir la Walkyrie prendre la parole.


« Allons, ne faites pas ces têtes. J'ai un cadeau pour vous. Un superbe cadeau, n'en doutez pas ! Alors, où est-elle... Asrunn ! Oui, allez, approche ! »


À une quinzaine de mètres, l'ancienne dirigeante étaient en compagnie de Melkorka et de plusieurs autres guerrières qui lui restaient dévouées. Fronçant les sourcils, la femme garda la tête haute et approcha.


« Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour ces inepties.

- Le moment, c'est quand je le décide ! En plus tu te trompe, c'est thématique cette fois, promis. Tu te souviens de notre duel n'est-ce pas ?

- Comment l'oublier.

- Bien, bien. Je t'offre une revanche.

- Nous ne combattons jamais deux fois pour le poste de Walkyrie contre la même personne. Peut-être que te moques de nos coutumes, mais pas moi.

- Oh, arrête de faire ta bêcheuse. Non, c'est pas pour ma place, c'est pour ça. »



De sa main gauche, la Louve dégaina une magnifique épée dont la garde était décorée avec de l'or et quelques pierres précieuses. C'était l'épée de la Walkyrie, la lame ayant appartenu par le passé à Astrid.


« Seule notre cheffe peut porter cette épée.

- Et alors ?

- Si vous perdez cette lame, vous devrez renoncer à votre poste.

- Je sais.

- Très bien. »



Après quelques murmures mêlant surprise et joie, les gens qui composaient la foule se montrèrent de suite particulièrement emballés. Un tel combat, ne pouvait que les ravir et il ne serait pas à huis clos cette fois. Descendant de son estrade, Méria alla chercher son bouclier rond. Asrunn fit de même et s'approcha de son adversaire. Bien vite, plusieurs guerrières vinrent former un cercle autour des deux combattantes.


« C'est pas un duel rituel. Un seul bouclier, et la première qui ne peut se relever perd le combat. »


Gardant le silence, l'ancienne walkyrie se contenta de hocher la tête de haut en bas. Son épée toujours à la main, Méria la planta dans le sol, au milieu de l'arène improvisée. De plus en plus agités les habitants du cadran hurlaient dans l'espoir que débute l'affrontement. Un sourire narquois aux lèvres, la Louve laissa Asrunn attaquer. Ne se faisant pas prier, cette dernière fonça. Armant une frappe d'estoc, elle vint percuter de plein fouet le bouclier de Méria, le faisant pivoter. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, elle fit sortir une chaîne de sa manche avant qu'elle ne vienne heurter de plein fouet le visage de la rouquine. Touchée de plein fouet, la Peste perdit l'équilibre. Profitant de son avantage, Asrunn nimba sa hache de haki et vint briser le bouclier de son adversaire. Se rattrapant in extremis, Méria ne tomba pas. Ses lèvres en sang, elle se contentait de sourire de manière mauvaise.


« Quoi ? C'est tout ? Allons, tu peux mieux faire. »


Plissant les yeux, l'ancienne dirigeante du cadran sembla hésiter. Faisant bon usage de ce court laps de temps, la rouquine lui fonça dessus en faisant pousser ses cheveux. Deux mèches parvinrent à lui écarter les bras de la poitrine avant que la pirate ne flanque un uppercut à son opposante qui la fit décoller. Avant même qu'elle ne retombe au sol, elle la ligota avec d'autres mèches, la fit tournoyer dans les airs avant de l'écraser au sol. Armant son poing de haki, la Peste l'envoya de nouveau au tapis tandis qu'elle essayait de se relever. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, la sournoise flibustière roua son adversaire de coups de pieds avant de lui enlever son bouclier de force. Le jetant au loin, elle s'écarta pour haranguer la foule, mais elle n'avait pas son soutien. Tout le monde hurlait le nom d'Asrunn, c'était elle qu'ils voulaient voir triompher. Méria le savait, et c'était bien là le but, montrer à tout le monde qu'elle n'était pas le cheffe pour rien. Profitant de l'excès de confiance de la Peste, son adversaire se releva et attrapa le manche de l'épée plantée au sol. Au dernier moment, la rouquine vit l'attaque venir et se tourna sur elle-même. Le fil de la lame lui transperça légèrement le flanc mais na parvint pas à l'embrocher correctement. Attrapant le bras d'Asrunn, la Louve le lui brisa, faisant alors chuter l'épée au sol. Grognant de rage et de douleur, la blonde cherchait à échapper à l'emprise de Méria, mais rien n'y faisait. Riant comme une démente, la pirate ne semblait pas faire fi des coups que lui donnait son opposante. Finalement, elle recouvrit son front du haki et termina le combat d'un coup de tête qui envoya Asrunn au tapis pour de bon. Essuyant son propre visage ensanglanté, la Walkyrie toisa les siens.


« JE SUIS VOTRE CHEFFE ! Ne l'oubliez jamais bande de misérables cloportes !!! »


Récupérant son épée, Méria avança vers la foule qui s'écarta de son chemin. Un silence de mort pesait dorénavant sur la grand place. Attrapant au passage une bouteille d'hydromel, la pirate entra dans son Skali. La fête était gâchée, mais elle était fière d'elle. Une petite piqûre de rappel lui avait semblé nécessaire. Mieux valait à présent qu'ils n'oublient pas une fois encore qui dirigeait.




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