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Born to kill !

Pas facile la vie de caporal ! Même si j’avais évidemment échappé à une mort certaine en me trouvant comme le reste de ma compagnie au QG-0, je n’échappais pas pour autant à un immense sentiment de culpabilité. Autant dire tout de suite que la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe ici, depuis l’ambiance n’était clairement pas au beau fixe, bien au contraire. Les mines étaient sombres, même nos officiers n’arrivaient pas à faire semblant devant la troupe.

Mais soyons réalistes, ce n’est pas la présence du caporal Diez et de ses petits camarades qui auraient changé quoique ce soit à cette issue tragique. Non je serais mort dès les premiers instants et n’étant qu’un vulgaire caporal de merde je n’aurais même pas eu une citation au panthéon de la Marine.
Mais cette histoire était avant tout une terrible déconvenue pour la Marine, la capture d’un officier supérieur par un Empereur avait fait l’effet d’une bombe au niveau des citoyens du GM. Si même l’institution qui est en charge de vous protéger n’est même pas capable de protéger ses meilleurs éléments…


De mon côté, je n’avais pas l’audace de me prétendre intime avec le Contre-Amiral Ambrosias. Pourtant, j’avais eu la chance de la rencontrer personnellement, chose rare pour un troufion dans mon genre. Et je dois dire qu’elle m’avait fait une forte impression à l’époque, un sacré bout de femme ! Humaine, chose rare pour les huiles, et surtout elle n’hésitait pas à se salir les mains. Je ne voulais surtout pas imaginer ce qu’elle devait subir à présent dans les geôles d’une ordure d’Empereur. Certainement déjà enceinte de triplés d’une dizaine de pères différents.


Quoiqu’il en soit, je restais un militaire de la Marine vaquant à ses tâches quotidiennes, comme tout bon soldat qui se respecte. Après des débuts en fanfares, j’étais très rapidement rentré dans le rang à tel point que je pense que tout le monde avait oublié mes faits d’armes lors de l’opération anti mafia sur Kikai No Shima. Je connus là-bas, il faut le dire, mon quart d’heure de gloire. La capture du contre-amiral n’avait pas ébranlé pour autant mon quotidien, je me trouvais toujours sous les ordres du lieutenant-colonel ZHANG. Elle non plus n’était pas une partie de plaisir, j’étais bien content de ne pas être l’un de ses premiers subalternes. Décidément, les femmes officières se ressemblaient comme deux gouttes d’eau ! À croire qu’il fallait absolument pour commander, qu’une femme le plus autoritaire possible, quel drôle de monde que celui des officiers.


Je ne manquais pas de tâches sur le Beluga, véritable forteresse des mers du long de ses quatre-vingts mètres de long. Nous étions plus de cinq cents agglutinés sur le navire et c’est là que j’enviais plus que tout, les officiers. Avoir ses propres quartiers, un rêve pour moi ! Car s’il existait bien une chose à laquelle je n’arrivais pas à me faire, c’était bien la vie en collectivité et plus particulièrement la nuit. Quelle plaie de devoir trouver le sommeil au milieu de dizaines voir de centaines de ronfleurs, sans parler des milliers de flatulences nocturnes qui embaumaient en permanence notre dortoir.


Mais l’institution était ce qu’elle était, difficile pour un troufion comme moi de gravir les échelons surtout sans bénéficier du moindre soutien de ma hiérarchie. Mon acte de bravoure n’était pas passé inaperçu, cependant je me coltinais un fardeau de poids, qui allait me suivre jusqu’à la fin de mes jours, mon nom.
Cela faisait à présent de longs mois que j’étais affecté à des tâches subalternes, à croire que quelqu’un là-haut avait été offensé par ma soudaine notoriété et souhaitait que je reste à présent au placard. Alors qu’elle fût ma surprise quand un gradé m’ordonna de le suivre.


Comme toujours, je me méfiais de ce genre de convocation à double tranchant. Un officier mal luné, sur une simple rumeur, pouvait littéralement vous pourrir l’existence sans raison valable. Voilà une éternité que je n’avais pas fait parler de moi, alors je traversais le couloir en regardant mes pieds, suivant le gradé qui m’ouvrait la voie espérant que personne ne remarque ma présence.


Même si l’action me manquait plus que tout et que je mourrais à petit feu en restant cloitré dans ma petite existence de caporal. Je n’avais aucune intention de faire parler à nouveau de moi, je n’avais eu que trop d’emmerdes avec ma grande bouche par le passé. Alors je priais intérieurement pour que tout ceci ne soit qu’une simple formalité, et qui sait, peut-être à la clé, enfin une mission sur le terrain.


Mais au fur et à mesure de notre progression, je commençais à me poser mille et une questions. Je pensais être convoqué sur le pont des officiers subalternes, mais non, nous étions en train de nous diriger tout droit vers le pont principal, mais pourquoi ?


Je me retrouvais dix minutes plus tard sur le pont principal du navire, totalement vide à cette heure-ci de la journée, excepté une poignée d’hommes de tous grades. Je reconnaissais certains d’entre eux, des vétérans pour la plupart, des durs. Qu’est-ce que je pouvais faire ici ? Bientôt rejoint par d’autres, pour finalement former un groupe d’une cinquantaine de soldats.


Un groupe d’officiers débarqua, le pas assuré dans notre direction, l’air grave. Une fois au garde-à-vous et les formalités d’usages effectuées, le plus gradé de tous prit la parole, toujours en gardant son air grave. Pas besoin d'être un expert pour comprendre que ce qui allait sortir de sa bouche puait sincèrement du cul ! Moi qui suppliais les dieux de m'accorder une mission et un peu d'action... Une fois encore j'aurais mieux fait de me taire !
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