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Rainbow Island : Terre de Désolation


Quelques part sur South Blue...

- Elle s’est encore enfermé n’est ce pas ?

- Ouais.

- Garce. C’est une chochotte….tu peux t’en aller. Fais en sorte que l’on garde le cap vers Renverse Mountain.

La jonque du sud manœuvrait depuis quelque temps sur cette même mer, et cela en toute tranquillité. Sûrement dû au fait le navire n’était connu que de ceux qui s’en occupaient, et qu’il ne portait aucun pavillon. Pas même le noir. Pourtant, l’équipage était un ramassis d’ordure, de scélérat sans âme, de mercenaire. Chacun d’eux était sale, puant, vulgaire, affreux. Il riait du moindre faux pas. La moquerie était monnaie courante. Elle remplaçait l’entraide, le respect, la camaraderie. Ho ! Et ne cherchait pas de respect, ni de hiérarchie ; seul la loi du plus fort est valide, ici, sur le Trafalgar. Et le capitaine n’était autre que ce sadique, celui là même qui siégeait dans la chambre la plus grande et la plus propre. Un homme sans cœur, riant de sang et de gloire. Excité même à l’idée de toucher une femme sans son consentement. Un pervers, un mal. Son visage pur, ses yeux gentillets, sont mensonges. Il est Imori. Le responsable principal du massacre de Rainbow Island. On le dit encore chasseur de prime, mais il ne fait que salir le métier. C’est un pirate. Pire même que certains autres de ces brigands. Lui et sa bande navigue en continu vers la montagne pourpre…

…Au environ de Rainbow Island…

La Marie Belle voguait sagement avec à son bord une très bonne flopé de marin. Chacun travaillait en hâte, sans aucune pause, sous le regard de leur capitaine. Tous étaient de fier camarade sali par le sel, mais propre dans leur âme. Pas un ne rigolait de l’autre. Plutôt que ça, ils s’aidaient. Chaque manœuvre était un moment de fraternité. Il régnait sur le navire un sentiment de bien être et de grande aventure. Edward faisait partit de ces hommes, mais au lieu d’aider aux tâches rude sur le pont, il restait dans près du gouvernail en regardant attentivement la boussole et en analysant discrètement ses propres intuitions. Son instinct le guidait, le prévenait de tempête. Autre qu’un don, c’était la connaissance de la navigation qui lui permettait de prévoir chaque tempête. Quand au loin, il voyait un vague plus grosse que les autres, il prenait la longue vu et matait l’horizon afin d’y percevoir, soit un navire, soit un tempête. Quand la brise devenait vent, il faisait de même et englobait de son regard la direction de l’est. Mais aujourd’hui, la mer semblait calme et le navigateur n’était pas inquiet. Au lieu de rester sérieux, il se décida à lâcher sa longue vue et à discuter avec les deux autres hommes en sa compagnie. Tout trois étaient sur le pont supérieur. L’un continuait de fumer tandis que l’autre restait mystérieux. Ce Monsieur Loiseau était vraiment un grand gaillard, bien bâti et à la mine rude. Il en dû vivre des choses. Ses cicatrices au visage parlaient pour lui. Puis, surtout son allure. Il était plus à l’aise ici, sur le navire, que sur terre. Sa barbe était grasse tout comme l’ensemble de ses vêtements et il demeurait pied nu. Edward avait confiance en lui, car il rappelait à notre héros ce genre d’homme que, autrefois, il avait entendu les aventures de la bouche de son père.

- Beau navire…il a dû en vivre des aventures. Disait Edward pour faire la discussion- ...Il va falloir interroger le survivant…qu’il soit resté sur son île reste une supposition vraiment farfelue. Mais on a que cette piste.

Il déplia sa longue vu, trouvé sur le navire et regarda une nouvelle fois l’horizon au devant de la Marie Belle.


-L’homme risque bien de me haïr si jamais il apprend que je suis chasseur de prime…pour l’individu témoin, je serais un marine ; ne faite pas de gaffe !
- Il eut un rictus, puis figea son regard, redevenant sérieux.

- Terre en vue, droit devant !!!

En effet, une silhouette morne et sans éclat se distingua au loin. Pas un seul navire ne semblait y être amarré, étant donné que Seavers ne vit aucun grand mât s'y élevait...Ho ! Il se trompait. Il vit plus tard, quand il bateau s'approchait, qu'un pavillon sombre s'élevait...




Dernière édition par Edward Seavers le Dim 25 Sep 2011 - 15:16, édité 1 fois
    Le chasseur de primes à l’air de s’y connaitre en bateau et en navigation, pas de bol. Il s’agit de ne pas faire de gaffes. Peut être qu’en le faisant reluire un peu ….
    -T’as l’œil garçon, c’est plutôt rare de voir un gars de ton âge capable de sentir la mer comme ça. Tes vieux y seraient marins que ça m’étonnerait pas Tu s’rais mieux pas mieux à naviguer qu’a courir après les primes hein?
    Red lui laisse même barrer le gouvernail de temps en temps pour montrer qu’il lui fait pleinement confiance…Et dans la foulée il se la raconte sur ses aventures en mer. Depuis la femme qu'il a dans chaque port de South Blue, jusqu'a la fois ou la Marie belle s'est fait attaquer par un poulpe de quinze mètres qui la prenait pour un copain. Sans oublier de parler de la tornade qui les a pris une fois et qui était tellement puissante qu'elle a fait décoller le bateau et l'a envoyé s'écraser dans une vraie jungle à l'intérieur des terres d'une ile inconnue. Même qu'ils ont mis trois semaines à descendre le bateau de la pour le trainer péniblement jusqu'a la mer...


    -…pour l’individu témoin, je serais un marine, ne faites pas de gaffe !

    -Pas de souci garçon, on f’ra tout comme tu veux . De toute façon, je compte pas aller taper la causette à terre. Ça c’est ton boulot et celui de mister l’officier…Moi je vous emmène ou vous voulez et j’veux juste me tenir à coté de vous pour la fin.

    Pendant que le navire se rapproche de la cote, visant l’entrée de la crique ou est installé le village, Red récupère une longue vue à son tour pour participer à la séquence observation…

    -Il y a un bateau amarré dans le port. Plus gros que le notre. On pourrait presque croire à un navire marchand mais… il a une rangée de sabords mal camouflés… Peut être huit canons. Et on dirait des filets d’abordage rangés le long de la lisse….

    Reposant la longue vue il se tourne vers les deux autres..
    -Si ces types sont d’honnêtes marchand, alors moi j’ai jamais mis les pieds sur un bateau. Des pirates ouais, voila c’que c’est… (Crache par terre)

    Puis il se tourne vers Rik, après tout, c’est lui le seul officier de marine du coin.

    -Sur qu’ils sont la pour piller… Doivent tous êtres à terre à l’heure qu’il est, en train de fouiller les maisons et de ratisser tout ce qu’ils peuvent. Pour moi, on peut foncer sur leur bateau et s’en emparer. Si on réussit on aura les canons et ils seront coincés à terre. Sinon on peut aussi descendre à terre par l’autre coté de l’ile. Je connais une plage ou on s’ra tranquille.
    Mes gars sont pas des soldats, mais ils savent tenir un fusil et un couteau, et ils se battront comme des fauves si il faut… C’est à vous de voir chef. Qu’est ce qu’on fait ?

      Conformément aux estimations de Loiseau, nous n'avons guère trainé sur les mers. À peine si j'ai eu le temps de faire connaissance avec quelques matelots autour d'une partie de cartes un soir. Tout en partageant un verre de rhum, ils m'ont vanté les mérites de leur Capitaine et de son navire, conté quelques-uns de leurs exploits. Je me suis fait moins bavard qu'eux sur ma carrière de marine, n'ayant de toute façon que peu d'anecdotes à partager.

      Maintenant, déjà, les contours de Rainbow Island se dessinent à l'horizon. Et ceux, plus menaçants, d'un bâtiment, pavillon noir hissé fièrement en haut du grand mât. Armés de sa longue-vue, Loiseau a deviné l'existence de sabords sur leur flanc. Heureusement, notre présence n'a semble t-il pas été relevée. Nous avons donc en ce sens un avantage sur le potentiel ennemi.

      Le loup-de-mer se retourne vers moi, pour me confronter à mes responsabilités. Fait rare. D'ordinaire, en bon Caporal que je suis fier d'être, j'ai pas à prendre de décisions d'envergure. Mais là, circonstances obligent. Alors, je monte au gaillard, me place face à l'équipage rassemblé, et commence à donner mes directives.


      Bien, messieurs. Il faut s'assurer que leurs canons resteront muets. Nous allons donc nous introduire à bord de ce navire pour neutraliser la menace et mettre hors d'état de nuire ces occupants. Le Capitaine Loiseau désignera ensuite six hommes qui demeureront à bord. Qu'ils effectuent une fouille de la cale, libèrent les éventuels prisonniers et restent maîtres du bâtiment. Si la situation devenait hors de contrôle, sabotez le gouvernail et repliez-vous par la terre sans prendre plus de risque que de raison.

      Ces hommes ne sont pas des marines, payés pour se faire trouer la panse. Je m'en voudrais de les abandonner dans un guêpier dont ils ne pourraient sortir vivants. Quand bien même Loiseau m'assure qu'ils peuvent se battre tels des fauves, je ne vois pas l'intérêt de leur faire courir le moindre risque inconsidéré.

      Le reste de l'équipage accostera pendant ce temps dans la crique dont vous nous parlez, capitaine. Ensuite, monsieur Seavers et moi-même descendrons en reconnaissance avec deux de vos matelots, qui éventuellement reviendront quérir des renforts par la suite si la situation le nécessitait.

      Une dernière remarque, il va de soi que dans la mesure du possible, nous devons faire quartiers à ces hommes.

      Ça aussi, ça peut sembler couler de source, mais sait-on jamais.

      Sur ce, au boulot messieurs.
          - ...Bon plan...mais une fois à terre, je ferais comme bon me semble, Rik. Libre à vous de me suivre.

          La discussion était lancé et les individus à l'écoute purent contaster que le chasseur de prime était semblable aux autres tueurs de pirates. Il était un solitaire, ne s'imposant aucune règle ni plan. Il allait suivre son instinct. Comme il le disait souvent, s'il voulait faire justice en suivant les ordres, lui même serait déjà marine. Ce n'était en aucun cas ses intentions. Pas qu'il ressentait une certaine satisfaction à contredire le membre du gouvernement ; mais son plan, certes juste, ne plaisait guère à notre homme. En effet, le Marie Belle était une belle embarcation, de la taille d'une caravelle, nettement visible à l'horizon. Si Seavers avait put voir de si loin le bâtiment pirate, eux le pouvait aussi. Mettre en risque l'effet de surprise n'était pas bon et risquerait de mettre en danger la propriété du capitaine. Lui seul d'ailleurs pouvait trancher. Il se tenait au côté des deux individus sur le pont supérieur, et écoutait tout comme le reste de l'équipage. Pas un mot ne sortait de sa bouche pour le moment, comme s'il n'était plus maitre à bord. Le caporal avait certes un certain grade, mais le fier marin serait le seul à prendre la décision.

          - Si l'on arrive à aborder leur bateau sans se faire repérer, on aura de la chance. En tout cas, l'idée est bonne, s'ils veulent fuir, nous les tiendront en sandwich. Et leur navire serait alors saboter.

          Puis, ce cher caporal invita chacun de faire quartier des pirated qu'il croiseront. Enfin, c'est ce que compris Edward. Alors, il exprima son accord d'un murmure léger puis revint dans la conversation.

          - Oui, l faut en garder le maximum vivant. Si je me souviens bien, ce sont des pirates qui auraient commandité le massacre de la population de l'île...ils sont donc les seuls à savoir où s'est dirigé le mercenaire Imori.

          Ainsi, il avait mit de côté, conscient, sa rage contre la piraterie. Mais, dans son fort antérieur, le désir de tuer ces forbans était grand. Edward ne s'en doutait pas lui même, mais sa colère était plus intense qu'elle n'y paraissait. Endormi, inconsciente, et dangereuse. Après cette affirmation, il chercha à sa ceinture, dissimulé sous son long manteau blanc, grisé par la saleté, ses deux armes. Il les montra à ses partenaires. Deux bons pistolets bon marché, sans rien de spécial si ce n'est une vulgaire augmentation de la cadence de tir. Douze balles, six par arme. Et des munitions dans les poches antérieurs du même parka.

          - J'utilise ceci pour me battre. Dit-il, donnant pour la futur bataille quelques informations a ses alliés.


        Dernière édition par Edward Seavers le Lun 3 Oct 2011 - 14:55, édité 1 fois
          -J’ai ce qu’il faut pour éviter qu’ils nous tirent dessus en nous voyant arriver…

          D’un geste, Red fais signe au bosco au pied du mat..
          -Hé, Joe, sort le pavillon noir de la réserve et fais le flotter, et ajoute celui qui sert pour le Davy back fight…

          A Rik, un peu hésitant quand même…
          -J’sais bien que c’est pas vraiment légal. Mais sauf vot’ respect, la marine est pas toujours la pour nous sortir des griffes des pirates. Alors parfois, faut bien s'débrouiller comme on peut avec c’quon a…

          Puis avec un sourire un peu forcé, espérant visiblement que les deux autres les suivent et ne se mettent pas à gueuler contre la possession de pavillon noir sur un bateau marchand…
          -Une vieille ruse du temps ou je passais des marchandises de contrebande, toujours avoir plusieurs pavillons sur soi, suivant les rencontres…Avec celui que Joe est en train de rajouter, les pirates vont croire qu’on est un équipage comme eux qui vient les défier. Et aucun pirate ne tire sur un bateau qui propose un défi au Davy back fight…
          On aura qu’a se mettre bord et bord et vous leur tomberez dessus par surprise…


          Et comme prévu, pendant que la Marie belle continue droit vers le bateau pirate et se fait repérer, personne ne tire. A bord les marins ont attrapés les armes que le capitaine leur a distribué, les ont planqués le long du bastingage et se tiennent prêts à les attraper et à bondir à l’assaut.
          Le bateau pirate est maintenant tout proche, il est plus gros, et plus haut que la Marie Belle, et ses sabords cachent une dizaine de pièces sur chaque flanc.
          Sur le pont une quinzaine de pirates regardent arriver les nouveaux venus. Essayant probablement d’évaluer leur puissance et le danger qu’ils représentent. Comme prévu ils n'ont pas l'air sur le pied de guerre. La surprise sera totale.
          La Marie Belle s’aligne sur le bâbord de l’autre navire, on rentre les voiles et les deux navires se collent lentement l’un à l’autre…Déjà on jette les grappins et on saisit les armes.

          -A vous messieurs, on vous suit…
            Seavers manifeste son envie de rester maître de ses mouvements pendant l'intervention et j'ai rien contre. J'avais de toute façon pas la prétention de jouer au petit chef à la base, mais Loiseau m'a un peu confronté à mes responsabilités. J'acquiesce les propos du chasseur de prime sans un mot, d'un simple hochement de tête. Puis, le capitaine démontre à nouveau qu'il est un homme plein de ressources, en nous permettant d'accoster le navire pirate sans subir le courroux de ses canons grâce à une astuce évidente mais pourtant efficace.

            Il semble presque s'excuser du procédé même si c'est inutile. Si j'étais à cheval sur le règlement, je porterais un uniforme, je fumerais pas pendant le service, je plumerais pas les collègues aux jeux d'argent et j'en passe. J'ai le sentiment que Loiseau se doutait déjà de tout ceci et qu'il en rajoute allègrement, peut-être pour épater la galerie, mais je me garde de le lui faire remarquer. Pas très utile, ni trop le bon moment. L'abordage est lancé.

            Les forbans nous observaient jusque là sans manifester de velléité, méfiants juste ce qu'il fallait, aussi se trouvent-ils légèrement pris au dépourvu par notre brusque changement d'intentions. De pacifiques, elles ont viré de bord; sabre au clair, arme à feu au poing, les marins de Loiseau haranguent désormais l'équipage d'en face.

            Sitôt l'écart suffisamment réduit pour pouvoir bondir d'un pont à l'autre, je m'élance, après avoir été invité par notre capitaine d traversée à ouvrir la voie, en compagnie de mon associé chasseur de primes. Mes pétoires sont encore rangées, je compte ne les utiliser qu'en ultime recours. Nous avons l'avantage d'avoir pris ces hommes au dépourvu, si nous pouvons leur faire entendre raison sans avoir à les combattre, nous gagnerons un temps et une énergie précieuse. C'est donc en position de force que je m'adresse aux pirates, bien aidé en cela par les airs menaçants des matelots de la Marie Belle qui investissent déjà pour certains le pont.


            Bien le bonjour messieurs. Je me présente, Rik Achilia, pour vous servir. Ces hommes-ci et moi-même sommes en quête de quelques renseignements pour une de nos affaires. Si vous coopérez, je vous garantis que chacun d'entre vous aura la vie sauve. Qu'en dites-vous ?

            On est surpris, on hésite. Ça se concerte quelques instants, avant que deux portes-paroles ne se dégagent. Des fieffés gibets de potence à la barbe hirsute, aux vêtements transformés en haillons aux couleurs fanées par de trop longues années de flibusterie sous le soleil. L'un des deux, pressé par l'autre, m'adresse enfin la parole.

            Et c'est pourquoi qu'on d'vrait vous répondre ? Z'êtes pas marines, pas vrai ?

            Hum, tout juste mon brave.

            Que diriez-vous d'un petit jeu pour décider de notre affaire ?

            Un...un jeu ?

            Une simple partie de cartes. Un Black Jack. Vous contre moi. Si vous gagnez, nous quittons le navire pour ne plus vous déranger d'aucune façon que ce soit.

            Je sais, si je perds il est probable que ça gueule du côté de Seavers ou de Loiseau, nous pouvons recueillir auprès de ces hommes des témoignages capitaux, mais il faut savoir parler à la canaille. J'ai dit ça comme j'aurais pu dire lancer de couteau ou concours de ripaille, mais c'est la solution la plus expéditive qui soit. Je fixe mes deux interlocuteurs, ils hochent la tête. Pas le genre à chercher des problèmes on dirait.

            Bien, dans ce cas...

            Je sors mon jeu de cartes et mon dé fétiche de la poche droite de mon pantalon.

            Black Jack, Black Day.

            Les cartes se retournent, les unes après les autres. Une minute après le début de la partie à peine, le verdict est tombé. L'un des forbans a dépassé les 21, l'autre n'a pu faire mieux que mon 18. J'ai gagné. Je m'adresse à celui des deux qui a perdu.

            Le reste des matelots de votre équipage sont à terre ?

            Oui.

            Combien sont-ils ?

            Une quinzaine.

            Tu vas dire à ton équipage de déposer les armes dans le calme.

            Bien. Déposez les armes, vous autres !

            Derrière lui, les matelots hésitent. Certains obtempèrent. Son collègue se retourne vers lui, surpris, et demande des explications. Quand il croise son regard, vide, il pointe vers moi un regard noir en hurlant.

            Trahisooon ! Aux armes !

            La comédie a assez duré, manifestement. Mon vis à vis bondit vers moi, coutelas brandi au dessus de sa tête. Pas assez vif. Le canon d'une de mes armes se retrouve braquée sous son nez, prêt à lui offrir une troisième narine avant qu'il n'ait pu mener son attaque à bien.

            À ta place, je poserais sagement cette lame, compadre.

            Il obtempère. Le premier forban reprend lui enfin ses esprits, encore sonné par cette partie de cartes un peu trop particulière; sa première vision est mon second flingue pointé sur sa poitrine, menaçant. Le reste des ennemis ne s'en laisse pas compter. Mais grâce à ce petit préambule, nous avons pu prendre un certain avantage sur eux. Les mettre hors-combat ne devrait guère être plus d'une simple formalité.
                L’idée de Loiseau était vicieuse et bien pensé. L’équipage pirate ne put déceler la supercherie et c’est avec efficacité que l’abordage eut lieu. Tout d’abord, Rik se mêla aux hommes afin de proposer un jeu pour le moins original en vu de la situation : un black jack. Edward connaissait les règles : nombreuse sont les fois où il perdit contre Shogun. Il laissa faire, remarquant au passage que quelques choses de spéciale ressortaient des cartes. En effet, après avoir répondu à un interrogatoire rapide, l’un des gaillards mal vêtu demanda à ses compagnons de déposer armes…ils s’exécutèrent, pour ensuite mieux trahir cette ordre et se jeter sur nos héros. A cet instant, le chasseur de prime était resté au côté de ce brave Achilia, accompagné aussi par les marins. Quand le cri annonçant le combat s’étendit parmi la conscience des fiers hommes de Sir Loiseau, Edward s’était déjà élancé au devant de la scène. Il décocha, au plus mal chanceux d’entre les ennemies, une droite joliment exécuté, par le biais impitoyable du canon de sa première arme. Sa victime valsa maladroitement en arrière pour se déposer ensuite sur le sol du pont. Un autre vint par le côté dans le but barbare de trancher le flanc gauche du chevelu. Lui-même n’était pas dupe et il profita de l’élan de sa précédente attaque pour dérouiller la joue gauche de l’agresseur, usant ainsi de la même main pour attaquer (la droite), tout en se servant de l’impulsion violente de son pivot. Son pistolet avait déjà mit au tapis deux hommes sans qu’il ne soit obliger de tirer une balle. Et tel était son objectif. Edward voulait a tout pris éviter que les coups de feu préviennent les autres au centre de l’île.

                De sa précédente offensive, Seavers avait carrément fait un demi tour gauche sur son axe, plaçant son regard vers Achilia qui tenait enjoue deux des pirates. Il y avait danger, car le chasseur était dos tourné aux derniers combattants. Mais il n’était pas seul et les marins du capitaine Loiseau parèrent les sabres qui voulurent percer le dos de l’homme en manteau blanc. Le combat se figea ainsi : deux hommes à terre, deux autres maintenu par la menace du coup de feu, et quelques derniers mit en difficulté par la force de caractère des marchands.


                Edward se tourna et regarda ceux qui maintenaient leur effort pour la victoire. Ils étaient aux nombres de trois. Au bout de quelques secondes, il lâchèrent prises et reculèrent.


                Spoiler:

                - Votre groupe est dissout, cette fois ci, lâchez votre arme.

                Les pirates se regardèrent, rigolèrent sadiquement.

                - Vous faites une grave erreur, ho oui hahaha.

                - Le capitaine va vous égorger vif haha !

                - Ce soir, on boit votre sang hihi !


                Ils lâchèrent leur sabre et continuèrent de se foutre de l’équipage du Marie Belle…Edward en était agacé, mais il ne voulait risquer de tuer ces misérables et donc, alerter les autres. Au lieu de ça, il ignora et s’adressa à Rik.


                - Faites ce que bon vous semble, caporal. Je vais en vil…

                Au moment de terminer sa phrase, un cri sourd se fit entendre de la cale. Un appelle à l’aide. Edward regarda Rik, puis quitta la formation en allant dans les cales, où, emprisonné derrière de minable barreaux, se tenait un homme. Il était vieux, portait une moustache fine sous le nez et des cheveux court et gris claire. L’individu sanglotait. Et les pleurs de l’Homme sont le symbole de la tristesse. Le chasseur devina. C’était le survivant.



                Bon, comme prévu, le duo du sous off et du chasseur de primes viennent sans difficultés à bout des pirates. Le style d’Edouard est tout ce qu’il y a de plus classique vis-à-vis de l’armement qu’il trimballe, par contre celui de Rik… Ce truc qu’il a fait avec les cartes ? Un tour de magie ? De l’hypnose ? En tout cas c’est balaize, le pirate à qui il a montré son tour avait l’air complètement perdu. Red est carrément curieux, voire franchement envieux et meurt littéralement d’envie d’en savoir plus… Il va falloir aborder la chose en douceur pendant le prochain trajet.
                Pendant que les deux hommes gèrent l’assaut, l’agent Red se borne à contrôler que tout se passe bien. Un couteau de lancer au creux de la main il surveille les pirates et vérifie que personne ne se prenne de balles dans le dos. Et quand un type commence à s’esquiver par un des sabords arrière il lui colle illico et tout à fait discrètement quinze centimètres de métal dans la gorge.

                Une fois la situation maitrisée il soutient le mouvement en envoyant ses hommes garroter et entraver rapidement les pirates sur le pont. On met quelques beignes, quelques coups de crosses, et on attache tout le monde serré avant de les enchainer au mat. Et comme on n’a pas envie de les entendre, on les bâillonne aussi.
                Pendant que les marins s’occupent des détails Ed met la main sur le type qu’ils sont venus interroger, visiblement raflé par les pirates dés leur première descente à terre. Peu désireux de causer avec lui pour le moment, Red s’occupe de faire visiter le bateau. Pendant qu’Ed et Rik s’occupent des relations publiques avec le survivant Red et ses hommes débusquent deux autres pirates et font disparaitre celui que l’agent a liquidé.
                En moins d’une heure le groupe se retrouve maitre d’un bateau supplémentaire au complet et à la tête d’un groupe de pirates capturés et d’une dizaine de canons…

                Pendant que les marins commencent à transporter les valeurs les plus légères d’un bateau à l’autre Red rejoint les autres… Sur les quais quelques pirates se sont rassemblés et doivent commencer à se poser de sévères questions. Red ne leur donne pas vingt minutes avant de mettre les chaloupes à la mer pour revenir au bateau.
                D’ailleurs il y aurait peut être un coup à jouer tiens…. Les pirates entassés dans les chaloupes, des canons à bord…On va bien voir si le caporal y pense…
                  L'assaut est bref, maîtrisé. La supériorité numérique des assaillants avait déjà saboté le moral des flibustiers. L'écart de niveau a fait le reste. Aussi soudainement qu'elles se sont lancées, les hostilités s'achèvent. Une dizaine de prisonniers sont faits, la situation est de nouveau sous contrôle. Autre satisfaction, aucun homme de Loiseau n'a été blessé. Du bon travail, rondement mené.

                  Seavers m'indique qu'il compte se rendre sur la terre ferme, mais un appel à l'aide étouffé le suspend dans son mouvement. Trente secondes plus tard, on touche le jackpot à la cale. Il a une sale gueule par contre : un vieux bougre qui paye pas de mine, qui s'étouffe presque dans ses larmes et sa morve. Emprisonné dans une cellule miteuse, bouclée par un cadenas qui a tôt fait de sauter face au travail d'une lame de coutelas. Jackpot est libre. Je lui propose un peu d'alcool, c'est un bien meilleur remontant que l'eau faut bien admettre, et le bougre retrouve quelques couleurs. Quelques remerciements plus tard, on peut discuter.

                  L'identité de l'ex-prisonnier ne fait aucun doute, et lui-même a tôt fait de comprendre qui nous sommes et qu'elles sont nos intentions. Il va s'empresser de nous confier ce qu'il sait. Je laisse l'insigne honneur de poser les questions à mon collègue. J'écoute, attentif, en respectant un silence quasi-religieux ce que le malheureux nous raconte. Le massacre de son village, sa petite-fille tuée de sang-froid sous ses yeux, une bande de fous furieux, deux démons à leur tête. Parfois, des sanglots viennent interrompre sa narration; puis il secoue vivement la tête et reprend, comme s'il était de son devoir de surmonter cette douloureuse épreuve en partageant ses informations.

                  Nous complétons ainsi nos données au fil du récit du vieil homme, pour en arriver à la partie intéressante. Comment s'est-il retrouvé enfermé ici ?


                  La nouvelle du pillage de notre petite Cité a fait grand bruit dans les environs. Tous les profiteurs se sont empressés de venir se battre pour les miettes.

                  Vous auriez mieux fait de fuir la ville dans ce cas grand-père, non ?

                  Et pour aller où ?

                  Il marque un point. Dans le ton de sa voix, on sent que l'homme a perdu sa raison de vivre. Il est brisé, attend que la mort vienne le cueillir comme un fruit trop mûr. À cette remarque succède un léger blanc. L'occasion de prêter attention aux bruits qui proviennent du pont. L'équipage transvase sûrement les cargaisons d'une cale à l'autre. Mais cela risque d'éveiller les soupçons des autres pirates encore à terre.

                  Je vous laisse finir avec lui, je vais jeter un œil dehors.

                  À peine suis-je arrivé sur le pont qu'un homme de Loiseau m'aborde. Le Capitaine me fait demander, qu'il dit. Ça bouge à l'horizon.

                  Bien, faites rapatrier le prisonnier que nous venons de libérer à bord de la Marie Belle. Et prévenez Seavers que l'on risque d'avoir recourt à ses services une fois de plus.

                  Le marin s'exécute. Moi je rejoins Loiseau, entouré de quelques-uns de ses matelots, qui fixent tous des points mouvants sur l'eau à l'horizon. Des chaloupes. Le reste des forbans revient à bord. Contrariant. Surtout qu'il est difficile de savoir quel navire ils vont décider d'aborder.

                  Une moitié des hommes sur la Marie Belle, les autres sur leur navire. Nous avons largement l'avantage du terrain sur ses hommes, tâchons de les forcer à déposer les armes sans heurt.

                  Ça a bien marché la première fois, y'a pas de raison que ça foire maintenant. Quoi qu'il en soit, on va vite être fixé. Les barques approchent, leurs occupants brandissent déjà haut sabres et mousquets. D'ici cinq minutes au plus, le second round va s'engager.
                      Edward séjournait toujours dans les cales avec le brave homme. Il raconta son histoire avec une certaine amertume dans la voix. La frustration l’envahissait à chaque mot et expression. C’était un supplice pour l’homme que de se remémorer cette tragique histoire. D’après lui, les chasseurs de primes, si ont les considèrent toujours ainsi, aurait sans raison abattu l’ensemble du village sans laisser de survivant si ce n’est un unique témoin. On le força à regarder l’ignoble génocide, le meurtre de sa petite fille. Le vieil homme disait que c’était uniquement dans le but qu’il aille tout raconter à la marine. Chose qu’il fit bien entendu. Le chasseur de prime comprenait soudainement quelques choses. Imori voulait de la reconnaissance ou alors attirer l’attention sur lui. Le mercenaire et son groupe de chien galeux voulaient être poursuivit. Mais pourquoi ? Quelle satisfaction retiraient-ils d’être constamment poursuivis par le gouvernement ? Le chasseur ne comprenait guère leur démarche. Vint ensuite le sujet sensible. Yume. Il la disait démone, sans pitié…mais étrange. Le survivant, portant d’ailleurs le nom « Hans », n’arrivait pas à la blâmer, ni même à croire qu’elle ait tuer sa pauvre fillette de son plein gré. Sous ses yeux, il la vit hésiter. Assez ironiquement, il dit en sanglot qu’elle était la seul qu’il eut le temps de supplier. Les autres faisaient le travail rapidement…

                      - Le travail vous dites ?

                      - Oui…on aurait dit…qu’il faisait ça comme quelqu’un qui fait son job. Ils étaient sans cœur. Le chef….Imori je crois…il était le seul à prendre véritablement du plaisir. Les autres étaient indifférents à leurs actions. Ils passaient à autres choses sans mêle regarder le corps de leur victime.

                      Leurs attitudes, un travail accompli…Seavers commençait sérieusement à se douter de quelques choses. Alors il se forma une hypothèse dans son esprit. Fronçant les sourcils tout en restant silencieux, il comprenait petit à petit que la bande de meurtrier avait été payé. Il n’avait pas de preuve, mais tout concordait furtivement dans cette direction dramatique. D’abord, ils laissaient un témoin. Le gouvernement alors prévenu de la tuerie, mettant une prime sur la tête d’Imori et de Yume sans poser d’autres questions. Puis, coïncidence…a peine quelques temps suivant l’attaque, des pirates jettent l’ancre à Rainbow Island et pille la ville sans soucis.


                      - Hans, dites moi…y’aurait-il quelques choses de précieux sur votre île ? Un objet authentique…quelques choses qui pourraient attirer un équipage pirate par exemple.

                      - Je ne vois pas…attendez ! S’il y a bien quelques choses…une vieille légende en fait. On raconte qu’un vieux navigateur aurait, il y a bien longtemps, dissimulé sous la terre, au pied de l’arc-en ciel Sud, son trésor. Personne ne l’a jamais trouvé…


                      - Un navigateur ? Qu’aurait-il pu cacher ?

                      - Je n’en sais rien…mais pas de l’argent. Peut être des cartes, une boussole spécial pour grand line…je crois qu’on appelle ça "Eternal Pose".


                      Et voilà ! Seavers avait sa réponse. Mais alors que sa réflexion prenait forme, un homme fit son apparition dans les cales. Il insista sur le fait que des barques venaient vers nous et qu’il fallait mettre en sûreté le vieil homme. Edward acquiesça et regarda Hans pour lui faire mine de le suivre. Le chasseur emboita la marche mais son épaule fut retenu par la main rocailleuse du survivant.

                      - Je veux me battre. dit-il avec détermination

                      - Quoi ?!

                      - J’ai compris votre raisonnement…ces pirates là…il pourrait être à l’origine du meurtre de mes amis, n’est ce pas ?

                      - En effet. -Ed' tira une mine désolé.

                      - Alors je vais vous aidez.

                      - Vous ne devriez pas monsieur. Vous avez eut de la chance de survivre…

                      - Ne me dis pas ce que je dois faire jeunot ! Donne-moi un fusil et c’est tout !

                      Tandis que les deux personnages parlementaient, il y avait de l’action sur le pont. Les hommes du Marie Belle s’étaient divisé en deux groupes. Ils dirigèrent les canons du navire pirate vers les barques dans l’intention de les dissuader d’avancer plus. Mais une ombre sournoise et volumineuse en décida autrement. S’élevant dans le ciel, l’individu imposant se posa directement sur le pont et, de sa grande lame, trancha les deux marins positionné aux canons.

                      - De quel droit vous imposez-vous sur mon navire, scélérat !

                      Il regarda alors le drapeau du Marie Belle. Un pavillon pirate et un engagement au Davy Back Fight. Le forban rigola puis mit en évidence son immense hachoir, mais aussi troublons, d’une manière assez pragmatique.


                      - Très bien. En tant que capitaine j’accepte le défi. Disons donc que ces deux morts sont le pacte. Hahahaha !


                      C’était un colosse, une sorte de capitaine expérimenté et charismatique. Sa voix roc, enfumé par la clope, lui offrait une personnalité forte et respectueuse. Ses hommes, toujours sur les barques, l’acclamaient déjà. Eux continuaient à ramer : maintenant le danger des canons n’existait plus et bientôt il serait à bord.

                      - Moi, c’est Mick Mac !

                      Il gueula des mots incompréhensibles et tira une rafale de plomb vers les intrus.


                    Spoiler:
                      Et voila ! On discute, on s’interroge, on tergiverse et on se retrouve abordé par des barques qu’on aurait eu dix fois le temps de couler avant qu’elles ne rallient le bateau. Il y a des jours ou jouer les larbins obéissant n’a pas que des avantages. Enfin, on ne peut pas avoir que des supérieurs intelligents et efficaces, l’agent Red en sait quelque chose…
                      L’ennemi est donc à bord inutile de pleurer la dessus, il est plutôt temps de se remuer pour sauver les meubles. D’abord évaluer les forces en présence. Pendant que le pirate plastronne et ouvre le feu sur les types sur le pont. Red alias Loiseau dégaine son couteau de marin et se glisses subrepticement hors de l’entrepont, se faufilant prestement derrière le pirate pour le poinçonner sauvagement. Le pauvre Loiseau n’étant pas un foudre de guerre Red prend soin de rester juste assez discret pour se faire remarquer. Et quand il se rue vers le pirate couteau brandi il s’attend tout à fait à ce qui va se passer.
                      Comme prévu le pirate se retourne avec la vitesse d’un chat sauvage et allonge au pauvre Loiseau un coup de tromblon manié comme une masse qui le fait décoller du sol et l’expédie jusque dans les cabines arrière. Non sans que Red, jouant une parade un peu trop tardive n’ait réussi à planter discrètement une de ces aiguilles dans le mécanisme de mise à feu du fusil. Ce n’est pas méchant, mais son prochain tir risque de faire long feu.

                      **2000 Dorikis ! Merde, voila qui est plus coriace que prévu…Espérons que les deux autres s’en tireront. Ou au moins le retiendrons assez pour que je revienne les aider…**

                      Se relevant dans la cabine Red passe à la phase deux, s’occuper des sous fifres…Jetant un œil par une des fenêtres il constate l’arrivée imminente des quatre barques sur l’arrière des deux bateaux toujours amarrés l’un à l’autre. Deux des barques choisissent de contourner les bateaux pour tenter l’abordage sur les flans dégagés, les autres ayant visiblement l’intention d’embarquer par l’arrière.
                      Un jet de grenade plus tard et l’embarcation visant le cul de la Marie Belle n’est plus qu’un bout de bois flotté et fumant. L’autre barque étant hélas trop prés de la fenêtre pour une arme à explosion, Red dégaine un couteau et saute directement chez l’assaillant. Les rameurs déjà surpris par le départ en fumée de la moitié de leur effectif le sont encore plus en recevant l’agent sur le dos.
                      Le temps qu’ils réalisent que le sens de l’attaque a changé et trois d’entre eux ont déjà passés l’arme à gauche. Les autres se dressent et sortent leurs armes mais son bien mal servis par le lieu du combat. Dans l’espace étroit et instable de la barque ils se gênent, se bousculent et sont incapable de profiter de leur surnombre ou de se coordonner pour inquiéter l’agent Red.
                      D’un coup vicieux il étripe un des homme de l’aine au nombril avant de le basculer tout hurlant à la baille, traverse la mâchoire du suivant d’un coup de lame et le transperce jusqu’au crane avant de le repousser sur ses potes en arrière. Profitant du corps que le suivant à rattrapé il s’avance et poignarde le pirate encore encombré à l’aisselle et aux reins…
                      Et alors que le dernier homme de la barque arme le chien de son pistolet il lui lance son poignard en plein torse avant de se jeter sur lui et de lui briser le cou à main nues….

                      Deux barques de moins, une quinzaine de pirates… Ne reste que les hommes prenant d’assaut les latéraux. Sur la Marie Belle bien couverte par ses propres marins armés et embusqués l’attaque devrait échouer. Sur le bateau pirate en revanche, c’est une autre affaire. Entre la présence du chef et l’infériorité numérique des marins…Rien n’est joué.
                      Soucieux de préserver sa couverture Red balance les cadavres hors de la barque. Il sera plus facile de les déclarer tués par le feu nourri des marins si on ne peut pas observer leurs blessures par armes blanches. Puis retournant sur le navire pirate il entreprend d’en escalader la façade jusqu'à se retrouver sur le gaillard arrière. Espérant y trouver un poste de vue et de tir dégagé qui lui permettrait d’évaluer le déroulement du combat et d’y jouer un rôle sans dévoiler son statut d’agent d’élite au service du gouvernement.
                        De sous contrôle, la situation a vite dérivé, pour être désormais chaotique. Un gaillard redoutable, une arme qui crache ses munitions, un défi relevé. Quel défi ? Le Davy Back Fight. Le changement de pavillon orchestré un peu plus tôt par Loiseau continue de bluffer son monde, et ce n'est sans doute pas un mal. Mais le comportement du capitaine lui-même vient réduire à néant le bénéfice de ses apparences trompeuses.

                        Quand on s'engage dans un Davy Back Fight, on n'attaque pas le capitaine ennemi dans le dos, avec un large coutelas prêt à faire taire le rival une bonne fois pour toutes. Mick Mac le fait savoir à son homologue, à la manière forte. Celui-ci décolle littéralement du sol, disparait rapidement pour aller s'écraser en coulisses, probablement dans une cabine. Fameux. De quoi engager la discussion sur de saines bases. Quoi que la première salve lancée un peu plus tôt par le pirate en a touché trois, sur la Marie Belle, dont un peut-être définitivement. Ça ressemble pas tant à un début de discussion qu'à une exhortation au combat. Alors, on va ranger le costume d'apparat et revêtir le bleu de chauffe à la place.

                        Okay, Mick. Nous, c'est les gars qui t'arrêtons. Caporal Achilia. Enchanté.

                        Mick prend trois secondes pour réaliser ce qu'il vient d'entendre. Une chose de sûre, il s'y attendait pas. Il a pas l'air d'apprécier de s'être fait duper. On sent l'envie monter en lui de me réduire en petites tranches. Et pour joindre le geste au juron lâché sous l'effet de surprise, il s'élance vers moi.

                        Dispersez vous tous et visez les jambes. Personne ne prend de risques.

                        Les hommes de Loiseau obtempèrent rapidement. Personne n'est trop envieux de se retrouver en première ligne face à la terreur. Chacun s'éloigne de l'épicentre de la charge du colosse. De mon côté, j'attends, presque serein. Dans quelques enjambées il sera sur moi. Et tout risque de se jouer sur un seul lancé. La pièce s'envole, la technique qui l'accompagne lâchée dans un murmure. Et quand le grand Mick me bondit dessus...

                        Pile. Black Day.

                        ...il se retrouve en possession de l'arme ultime, composée d'une part, d'un hachoir géant à lame ciselée, rétractable ou allongeable à l'envie, et d'autre part d'un tromblon à double canon scié qui envoie des pépites de 6 pouces dans la gueule de ses cibles. Je fixe en tirant grise mine la pétoire désormais en plastique que je pointe sur ma cible, laquelle me rit au nez, n'en croyant pas de tant de chance.

                        Tss...j'vous jure...

                        Mais pas le temps de s'apitoyer. J'balance mon flingue à gauche, plonge à droite. Mick atterrit, tranche la robe à Marie Belle sur trois bons mètres et manque de m'arracher une jambe que je retire bien vite de l'axe de découpe du pont. Toujours au sol, je me retourne, dégaine mon second flingue; la brute pivote. Feu contre feu. Pas besoin d'ajuster la mire, on est à deux mètres l'un de l'autre. Sauf que lui va m'avoiner comme au tir au pigeon avec son nouveau surpuissant calibre.

                        Hin...rien que ça...

                        Clic. contre CLOCK.

                        Bang. contre BOOM.

                        L'explosion perce un nouveau trou dans le pauvre navire. Jme retrouve propulsé dans la cale, quelques mètres plus bas, au beau milieu des débris. C'était tout bonnement impossible d'éviter ce coup là. J'ai essayé d'esquiver; un mouvement vif pour rouler-bouler. Mais j'ai pas pu. Je me suis retrouvé pris dans le tir, j'ai morflé. J'ai tout le côté gauche du costume cramé maintenant.

                        C'est malin, un costard presque neuf...

                        Sauf que c'est l'intérieur de l'habitacle qui reste le plus préoccupant. De ma manche perle du sang, le mien. Et au niveau de ma chemise, plaqué contre la paroi gauche de mon abdomen, une auréole vermeil gonfle, gonfle. Ça fait un mal de chien.

                        La poussière due à l'explosion se dissipe rapidement. Le temps d'allumer une roulée. De recharger. Sur le pont, j'vois déjà Mick Mac pencher la tête par la trouée, prudemment manière de pas ramasser un pruneau entre les deux yeux, pour venir terminer le travail. Un liseret de sang coule le long de sa tempe. C'est que j'ai failli faire mouche, malgré tout. Failli seulement. Le pirate, rassuré, rigole. J'souris un peu bêtement. Vrai quc'est cocasse. Vrai qu'j'aurais pas du tenter le diable. Vrai qu'elle est classe son arme grâce à moi.

                        Aaah, monde de merde.

                        Allez, adieu "Caporal".

                        Sans jouer le mec inquiet, ça semblerait le moment tout indiqué de venir m'aider les collègues...


                        Spoiler:
                            C’était le foutoir ! Edward était resté dans les cales le temps que ce gros pirate barbu ne déglingue une bonne partie des hommes de Loiseau, mais aussi ce pauvre caporal. Le chasseur ainsi que le civil Hans ne purent qu’entendre que les coups de feu, violents et assourdissants. L’arme du bonhomme devait être un ces calibres dévastateurs. En entendant les divers sons de la bataille, le vieil homme hésita, tremblant faiblement fusil en main. Puis, il avala sa salive et se déposséda de ce regard de trouillard pour s’équiper d’une volonté coloré par la vengeance. Le capitaine avait payé les mercenaires pour anéantir ses amis, il devait mourir ici et maintenant ! Le survivant s’empressa de monter les escaliers menant au pont du navire pirate, quand soudain il fut arrêté par la main du tueur de pirate. Celui-ci gardait un visage sérieux et inquiet. Il pressentait que l’ennemi était trop puissant pour une attaque directe et irréfléchie, surtout qu’il venait d’entendre le craquement du bois. Un des navires avaient subit des dégâts. Seavers décida de sortir en premier, et cela discrètement. Il grimpa les marches, passa la tête vers le dehors et vit l’action. Sur le pont du Marie Belle, le géant. C’était un de ces colosses peu recommandable qu’on aimerait éviter de foutre en rogne. Pourtant, là il l’était, avec une petite rivière de sang sur le bord du visage. En face du titan, un trou où se trouvait sûrement Rik Achilia. C’est en tout cas ce que conjectura notre protagoniste en ne voyant nulle part le marine. Il pensa aussi que Loiseau avait été vaincu. Il fallait trouver un moyen rapide de faire cesser le bougre dans son action, car il s’apprêtait à en finir avec le compagnon de Ed’. C’est maintenant que ses talents de pistolero allait être mit en avant. Il prit ses deux pistolets et regarda vers la voile du navire du Marie Belle. Celle-ci était lourde, peu attaché et enroulé. La mer était calme, donc la brise trop légère pour dévier la trajectoire de cette grosse voile. Il allait la jouer fine. Il pointa ses deux canons vers les rafistolages rapides qu’avaient entrepris les marins pour aborder précédemment le bâtiment pirate. Il tira. Neuf balles en tout. La cadence de tir de son arme, réduite de deux secondes, lui permettait de telles prouesses en si peu de temps. Mais, le son de l’attaque attira l’attention du colosse. Il regarda sur le pont de son bateau et aperçut le chasseur, vêtu comme a son habitude de cette longue parka blanche. Voyant qu’aucune blessure ne se creusait dans sa peau crasseuse, il rigola, toujours tenant en joue le caporal.

                            -…hahaha ! Tu m’as manqué amateur !

                            Faux ! Edward ne l’avait tout simplement pas visé, il le faisait seulement croire en pointant ses armes vers lui. En tant que bon tireur, il savait qu’à une distance supérieure à six mètres, les tirs de pistolets n’étaient pas assez puissants pour causer d’important dégâts. Inutile donc de gaspiller des munitions. Non, c’est une autre offensive qu’il lança. Avant que le bougre presse la détente, une ombre imposante se dessina au dessus du pirate. Celui-ci, surpris par la nouvelle obscurité, leva la tête et vit la voile du Marie Belle lui tombait littéralement sur la tête !

                            - Haha, ça a marché !

                            Edward, regardant le pirate se mouvoir dans la voile, se tourna ensuite vers Hans.

                            - Hans ! Lâchez donc ce fusil et chargez un de ces canons sur le pont ! On va lui briser les os.

                            Le vieillard se mit à la tâche, offrant sa carabine au chasseur qui replaça son regard vers le Marie Belle. C’était maintenant à Rik de profiter de l’aveuglement de son ennemi pour se tirer de là.
                            Précédé par deux des fusils piqués aux pirates de l’équipe d’abordage Red débarque sur le gaillard arrière. Rampant et discret il se glisse jusqu'à la rambarde qui donne sur le pont du navire. De la il peut embrasser à nouveau la scène et déduire ce qu’il a loupé depuis son départ.
                            L’absence de Rik est plutôt mauvaise, mais entre le pirate coincé sous sa bâche et Ed qui sort l’artillerie lourde, la situation semble globalement satisfaisante. Presque sous contrôle. Un coup d’œil lui apprend qu’une seule des deux barques restantes est encore potentiellement dangereuse. Maintenant accrochée à l’avant du navire elle va permettre aux pirates à son bord de débarquer juste à coté du trou ou, selon toute logique doit se trouver le caporal Rik.
                            D’abord gérer l’urgent.
                            Fusils en bandoulière Red saisit une des cordes pendant des huniers, fait quelques pas d’élans et se jette par-dessus bord. Suspendu au bout de sa corde il traverse le bateau dans le dos d’Ed et de son homme de main pour aller se parachuter dans la barque et le groupe de pirates qui s’y trouve. Arrivée soignée hélas un peu gâchée par la balle que l’un des hommes lui loge dans l’épaule. Et au lieu d’atterrir souplement dans la barque pour y liquider les pirates, Red vient percuter à pleine vitesse les types debout dans l’embarcation.
                            La suite est assez confuse mais tourne quand même à l’avantage de l’agent. C’est juste moins rapide et facile que prévu. Trois hommes tombent à l’eau, un autre se prend une balle perdue venant d’un pote. Red et les deux suivants échangent quelques coups de couteau au fond de la barque. Red y gagne une belle balafre en travers du bras et les deux pirates un billet tarif couple vers l’au delà …
                            Ne laissant pas le temps aux nageurs de remonter, Red loge trois balles dans trois cranes et abandonne la barque.
                            Pissant le sang de son épaule blessée il se hisse péniblement jusqu’au pont, enjambe le bastingage et se laisse tomber comme une loque dans le trou ou a disparu Rik…

                            -Caporal ? Caporal vous allez bien ?
                              Quand arrive l'instant fatidique, je ferme les yeux et tire longuement sur ma roulée, manière de partir sur une bonne note. Mais rien ne se produit. Le rendez-vous avec l'illustre Robby Cash au paradis des joueurs est reporté à plus tard on dirait. Au moment ou le grand Mick veut m'envoyer ad patres, mes collègues se rappellent à son bon souvenir. Enfin, je le suppose, à l'écoute de la voix fanfaronne de Seavers surplombant le vacarme et du cri de dépit du pirate sur le pont. Un moment de répit dont profite le troisième mousquetaire pour venir aux nouvelles. Loiseau. Lui aussi a l'air d'avoir douillé, ce qui me conforte dans le sentiment qu'on est tombés sur un sacré nid de serpents en accostant. Ou qu'on a simplement eu les yeux plus gros que le ventre en tentant le coup.

                              J'vous cacherai pas que j'ai connu mieux, capitaine.

                              Mais on est pas encore tirés d'affaire. Il faut profiter de la confusion sur le pont pour reprendre l'ascendant sur notre ennemi. Sans quoi rien ni personne ne sera plus en mesure de nous sauver. Alors jme relève. Dépoussière un brin ma veste. Un mal de chien me prend aux tripes. Mes muscles sont crispés, ma respiration rendue saccadée par la douleur; sans parler de la vue brouillée. Mais je serre les dents sur ma feuille de tabac et regagne le pont en trébuchant à peine.

                              Mick Mac encore dans la voile fait un ramdam du tonnerre pour s'en dépêtrer au plus vite. Je pourrais l'attaquer mais j'ai mieux à faire. Lui retirer son joujou.

                              Nouvelle donne. Is That Bad Doctor ?

                              Au moment ou le forban s'extirpe des toiles, les dés livrent leur nouveau verdict. Un coup d'épée dans l'eau ou presque, à ceci près que l'arme de notre ennemi reprend sa forme originelle. Good point. Maintenant, problème. Que faire ? De cque j'en sais, voilà ce que ça donne. J'suis plus trop apte au service, alors autant faire diversion et laisser les gens en pleine possession de leur moyen montrer ce qu'ils ont dans le ventre. Bonne nouvelle, attirer l'attention d'un gugusse avec ma grande gueule, j'sais faire. Très bien même. Moins bonne nouvelle, quand le brave Mick percutera que je lui sers simplement un bon vieux bluff comme on n'en fait plus, il risque de me mettre cher.

                              Hmm. On repassera sur les détails. En avant toute.

                              Je capte de nouveau l'attention du bonhomme en m'avançant de deux pas vers lui, mais il reste toujours vigilant aux autres.

                              Yare, yare...m'obliger à en arriver à de telles extrémités, vraiment...Mystical Trap.

                              Doucement, je laisse glisser ma main jusqu'à ma poche d'où je sors deux pièces que je lance instantanément en l'air. Puis j'ouvre le feu. De là, personne ne sait trop ce qui se passe, excepté que je fais un carton en dégommant deux pièces de 1 Berry en plein vol. C'est chouette, ça en jette un max et ça distrait l'attention d'à peu près tout le monde une demi-seconde; un bon magicien sait orchestrer les diversions pour vendre son tour. Ici, ce laps de temps est juste suffisant pour qu'un couteau de lancé sorte de ma manche et fuse droit sur Mick.

                              Dans l'idéal, la lame se fichait en plein son cœur. Sauf que, badinerie du sort, le grand Mick a mis son avant bras en bouclier et repart de plus belle à la charge, mécontent de la farce, vers moi, et par association Loiseau. Et c'est là q'ça risque de se compliquer. Hé ouais, jl'avais bien dit : tout ne peut pas être parfait.

                              Spoiler:
                                Rainbow Island : Terre de Désolation Papyru51
                                Les tongs bien en éventails, le vieux bonhomme aux chaussettes hautes prenait un bain de soleil sur son galion. Il brossait sa longue barbe blanche d’une main gantée, l’autre essuyait les grosses gouttes de sueurs qui perlaient sur son front déboisé. Pourquoi n’y avait-il aucune brise sur le seul galion Marine à la pointe de la météorologie ? Pourquoi ?

                                « C’est vrai ça ! Pourquoi n’y a-t-il pas de vent sur mon bâtiment face d’alizé ? »

                                Je vais vous le dire mon amiral, car vos hommes ronflent à en faire péter les esgourdes d’un poisson.

                                « Par Icare ! C’est bien vrai ce que tu me dis là ! C’est vraiment un tas de… Rooooompf Zzzz»

                                Les fameux météorologues œuvrant corps et âme à bord du galion de la Tornade roupillaient sur le pont et bavant au soleil. Les ailes de verre du vice-amiral étaient accrochées sur le bois du grand mât et seule la vigie faisait un tantinet de son travail. L’homme à la longue-vue s’amusait à nouer et dénouer un nœud magique d’où émergé un léger vent à chaque fois qu’il tirait le bout, il reluisait l’horizon de temps à autres. Barre à tribord toute, à moins de temps qu’il en faut pour dire cumulus, un bâtiment de collègues était emprunt à une rixe avec des pirates.

                                « Amiraaaaaal… Y aaaa comme un ouraaaagan dans les voiles d’un collègue… Hum ? c’est la Maaaarie-belle… »

                                En un soufflet, tous les hommes se réveillèrent d’un seul coup de vent, hormis Swiffer qui combattait un glaviot noctambule alors qu’il rêvait de la superbe femme de l’amiral en ch…

                                « Oh le jeunot avec un bouc là ! T’es qui pour squatter mes nuages ? Hum… »

                                Pardon.

                                « Mon amiral, le navire de Loiseau est dans un orage, quelles sont vos prévisions ? »

                                « Moui moui… Eh bien je crois que nous n’avons pas le temps … Mais le temps, c’est notre spécialité alors disons… »

                                « …qu’on intervient monsieur… »

                                « …Hmm z’allez arrêter de me couper le sifflet ! Bon, préparez vos nœuds messieurs ! »

                                Les hommes acquiescèrent du chef, Jones était un vieux bonhomme qui parlait souvent trop, mais qui agissait bien trop souvent vite. Il fit craquer ses gros orteils et se leva pour se saisir de ses ailes de verres. Tout en les plaçant sur ses épaules, il se mit en fente. Ses hommes venaient tous de confectionner un gros nœud avec leurs cordes personnelles. Après un léger temps d’attente, la voix veillotte du barbu siffla dans l’air comme un coup de savon.

                                « Canon.. »

                                Canon.


                                Knot Knot Heaven’s Door


                                Les nœuds lâchèrent et soufflèrent une puissante rafale de vent commune, Swiffer partit comme une flèche vers la Marie Belle.

                                Sept secondes, c’est le temps qu’il lui fallut pour faire l’équivalent de dix minutes de navigation toute voile dehors. N’est pas vice-amiral de la météorologie qui veut ! D’un coup d’œil avisé, il objecta que le gros était plus viscéral qu’une tornade dans un champ de mais transgénique. Tendant ses deux bras rachitiquement msuclés, il prit le gros par les aisselles et le souleva du sol, les ailes battantes, lui bloquant tout mouvement en calant ses mains sur sa nuque. Jones regarda les hommes qui s’organisaient autours.

                                « Messieurs, je le tiendrais moins de temps qu’il n’en faut pour dire cumulonimbus et le temps, nous ne l’avons pas. »

                                  Mick fait pas dans la dentelle ce coup-ci. Pas de coup de pistolet. Pas d'attaque complexe ni plus de stratégie préalablement élaborée. Non. Le brave boucanier en a marre et ça se sent. De la puissance physique, pure et brute. Et douloureuse. Le pavé qu'il me décoche en travers de la gueule me décroche presque la mâchoire et m'envoie heurter la rambarde. Fort heureusement, malgré l'avoinée ce que j'ai pu ramasser, le sort a semble t-il décidé que c'était pas mon tour de passer à la casserole, mais bien celui de mon cuistot.

                                  Sorti de nulle part, un grand-père déboule et neutralise totalement la menace. La plupart des acteurs du combat est trop éberluée pour réagir. Qui est ce vieux croûton ? D'où vient-il ? Et comment diable peut-il réussir à prendre le dessus sur un pirate dopé aux amphet' quand tout un équipage de loups de mer se prenait un bouillon phénoménal ?

                                  Beaucoup de questions, mais notre sauveur nous intime d'agir vite. Okay. Je peux. En finir avec le grand Mick, ça m'botte bien. Après tout ce qu'il m'a mis en travers de la gueule, je veux ouais. Une dernière fois, je me relève. J'y vois flou mais on est plus à ça près. Rapidement, j'essuie d'un revers de la manche le sang qui coule depuis le coin de ma lèvre, fendue. Anecdotique. C'est ma minute de gloire. De ma ceinture, je décroche une paire de menottes que je brandis comme un trophée devant le pirate entravé dans ses mouvements.

                                  À charge de revanche...comme on dit...Z'en faites pas Grand-Père, j'vais vous endormir ce bestiau... Go to Bed.

                                  Ultime lancer de dé. J'aurais foutrement aimé clore le bec de Mick et les bracelets sur ses poignets, mais le résultat me confirme ce que mes côtes, ma hanche, mon bras, ma gueule et le reste de la carrosserie m'indiquaient déjà : c'est pas mon jour.

                                  ...'g...Breakdown...

                                  Mon corps m'obéit plus. Mes genoux touchent terre, et dans quelques secondes, ma gueule va la rejoindre.

                                  Coma...

                                  Zzzz. Over.


                                  Spoiler:
                                    Décidément le marine dispose d’un impressionnant répertoire de techniques. A peine sur le pont et voila qu’il recommence à jouer les magiciens avec un nouveau tour original, celui des deux pièces du flingue et du couteau… Joli c’est sur, mais vraiment utile ?
                                    Autant le coup de l’hypnotisme des marins avait impressionné Red, autant cet esbroufe ci le laisse perplexe, parce que gaspiller deux balles pour créer la surprise et lancer un couteau ça fait un peu contre productif, pourquoi ne pas plutôt choisir de jeter le couteau pour mettre les deux balles dans la cible ?
                                    Enfin, l’heure n’est pas aux questions et aux échanges de recettes, plus tard peut être…

                                    Red ressort une fois plus une dague d’on ne sait ou et se prépare à continuer à vendre chèrement sa peau contre ce décidément trop puissant capitaine pirate… Une option pourrie de plus… Quand soudain bam !
                                    Surgie comme le deus ex machina salvateur des pièces de théâtre classique voila qu’un homme oiseau débarque de nulle part et s’empare du pirate d’une prise magistrale et volante. Le temps que Red l’identifie, un vice amiral ici ? Alors c’est vrai, il y a un dieu pour les pauvres agents dans la déche… Merci seigneur !

                                    Déjà Rik joue déjà son rôle de marines et sort les menottes de l’interpellation judiciaire, il s’avance d’un pas conquérant vers le pirate et … S’effondre ?
                                    Franchement ces techniques d’illusionniste c’est marrant deux minutes mais ça montre quand même rapidement des limites… Et le vice amiral sera surement d’accord avec cette analyse. Franchement une technique qui rend narcoleptique, est ce vraiment utile ?

                                    - Messieurs, je le tiendrais moins de temps qu’il n’en faut pour dire cumulonimbus et le temps, nous ne l’avons pas.

                                    Soucieux de ne pas gaspiller la carte « appel à un ami » qui vient de leur sauver la mise Red rejoint l’amiral donc la prise maintient de plus en plus difficilement un pirate aux abois… Heureusement que neutraliser fait partie de son boulot. Et qu’il ne s’est jamais endormi en le faisant.
                                    Profitant de l’immobilité relative de sa cible Red évite de jouer dans la dentelle et poinçonne immédiatement le pirate à coup de dagues en visant les points sensibles. Comme une séance d’acupuncture, mais avec la douleur en prime…

                                    Et tac dans une épaule, et tac dans l’autre, on enchaine avec les poignets, les coudes, la hanche… En quelques coups de poinçons bien ajustés Red handicape suffisamment le pirate pour le rendre incapable de liquider qui que ce soit…

                                    Le mot clé au Cipher Pol c’est l’efficacité. Serait temps que la marine en prenne de la graine…
                                      La suite n'a de l'intérét que pour les Archives...

                                      Le vice amiral relâche sa proie qui s'effondre en gémissant sur le pont, puis il se pose à son tour, léger comme le zéphyr. Observant d'un œil d'aigles les aléas de la météo du bord pendant que Red s’empresse de menotter le capitaine au sol.

                                      -Et bien et bien... A part quelques intempéries que vous pourrez vite soigner vous même il me semble que le temps à bord est maintenant au beau fixe. Le pont est dégagé, la tempête se calme, et tous les éléments perturbateurs sont sous contrôle...

                                      -Ouaip Amiral, sacré arrivée si je puis me permettre. Vous êtes tombés à pic ! J'suis l'agent Red, Cipher Pol 5. Content de vous rencontrer monsieur.

                                      -Je vais ou les vent me portent agent Red, et quand on sait les entendre ils mènent toujours au bon endroit.

                                      "La tornade" fait quelques pas sur le pont, agitant mollement ses ailes comme s'il s'imprégnait de la légère brise qui parcourt le bateau.

                                      -Je n'ai guère le temps de m'attarder ici. Une tempête bien plus féroce gronde à l'horizon et m'invite à une danse que je ne voudrais rater pour rien au monde. Je repars chevaucher avec les nuée et vous laisse régler les affaires les plus terres à terre de cette affaire. Moi ça ne m'amuse plus.

                                      -Non mais attendez !

                                      A peine le temps de réaliser qu'un subit coup de vent traverse le pont au moment précis ou le vieux étend les bras. Le temps de dire bourrasque il est déjà loin au dessus du bateau ou il tourne deux fois en cercle façon vautour avant d'obliquer vers son pavillon qui vire de bord pour reprendre sa route originelle.

                                      Fidèle à son surnom la Tornade est reparti avant même qu'on ait le temps d'arrimer les meubles, laissant Red tout seul sur le pont avec des cadavres partout, un type menotté et deux dans le coltard... Comme d'habitude, c'est encore au Cipher Pol de s'occuper du nettoyage...Soins, évacuation des corps, mise au fer des pirates survivants. Et puis un peu plus tard, retour en ville revente et partage des primes...

                                      Un quotidien de chasseurs de pirates sur les blues en somme...


                                      [Autorisation accordé par Oz pour le maniement du pnj.]