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At fishing like at war

Petite barque. Grand océan. Vagues qui gondolaient doucement, faisant un doux bruit de fond de clapotement contre la coque de bois. Et par intermédiaire, entraînait une femme mûre à roupiller. Cette dernière, renommée sur sa Blue pour sa colère mais également pour ses bonnes actions, considérée comme quelqu'un de sympa, tardait à se réveiller, malgré les petits appels d'une voix d'enfant. Se tournant sur le côté opposé, elle grogna, sa pipe bougeant au même rythme que ses lèvres. Finalement, ses sourcils délaissèrent leur froncement, et Old Crow s'apaisa.
Maman avait un drôle de sommeil, disait toujours sa fille d'homme poisson, Rosianne, sirène elle-même. On pouvait crier dans ses oreilles, lui mordre les joues, lui brûler le bout des doigts, lui chatouiller les orteils, ou tout simplement faire rugir des canons à deux pouces de son faciès, elle roupillait comme une déesse. Pourtant, au moindre petit bruit, simple craquement, fourmillement à dix pas d'elle (ou encore à au débouchement de son énorme gourde de saké), la brute se réveillait en sursaut et vous étalait en trois secondes. Rosianne était une habituée à la pratique de cet art sans fondements. Des coups, elle en prenait à longueur de journée... Et particulièrement au réveil de Maman, qui était toujours bourrue et dé-soûlée. Mais n'allez pas croire que c'était ce qu'il fallait à la petite pour regretter d'avoir comme seul parent cette épaisse femme au caractère explosif : Rosianne préférait de loin Sarah à toute les femmes de la terre !
Cependant, elle prenait maintenant ses mesures. De plus que dans l'eau, Rosianne avait un avantage effrayant. La petite, pour les non-informées, avait héritée de l'affinité de son père non désiré pour son adresse aquatique mais également de la force de sa mère. Et de son rire.

« Baka! »

Ces deux caractéristiques ne furent pourtant pas assez intéressantes, cette journée là, pour que la sirène échappe au courroux de sa mère. Plus rapide que sa fille, Crow, dès qu'une oeil fut ouvert, empoigna par le bras la sirène et la projeta à plusieurs mètres au dessus d'elle, l'envoyant valdinguer contre les flots, plus loin. Puis, sautant sur ses deux pieds, tanguant dangereusement dans sa barque, brassant l'air de ses bras, elle empoigna une rame, puis deux, et les fit déchirer les vagues, assommant pour de bon sa fille. La petite sombra bien vite, les yeux blancs, dans un amas d'oxygène en bulles crevant à la surface. Old Crow plaça ses poings sur ses hanches, le regard fier, au delà de l'horizon.
Une tête jaune pâlotte immergea, doucement, ne montrant que les yeux noisettes-mordorés. Des bulles entourèrent ce bout de minois. Puis, un rire tonitruant, venant de la petite, alors que sa bosse se formait maintenant sur son front, explosa, bien vite suivit par celui de sa mère. Et ensemble, Crow empoignant une nouvelle fois le bras de sa fille pour la hisser sur son bateau de fortune, elles se marrèrent bien.
Redevenant sérieuses, les deux filles se regardèrent un instant. D'un grognement, allumant sa pipe, la tête de sa fille contre son ventre, jouant dans ses cheveux, la mère demanda ce que voulait Rosianne.
Le petite leva immédiatement le regard, un grand sourire illuminant son visage.

« J'ai trouvé un banc énorme d'poissons, M'man ! On va pouvoir bien manger c'soir !
— Quelle race ?
— Du saumon !
Baka! J't'ai déjà dit que j'chiais pas l'saumon !
— Ayeuh ! »

Se tenant sa tête de ses petites mains, une langue sortie, les yeux en X, elle se maudit de ne pas y avoir pensée plus tôt. Rosianne, de sa mère, avait également héritée de sa bêtise sans nom !

« Y'avais aussi des esturgeons, c'vrai, j'avais oublié... »

Crow sourit. Voilà qui semblait mieux. Ni une ni deux, Rosianne sauta à l'eau, sa grosse queue de sirène fendant les vagues, tirant sur la corde rattachée au bout de la barque, menant sa mère au lieu propice à la pêche. Une fois sur place, la fille plongea, la barque se stoppant lentement. Crow se leva, scrutant les abysses, avant de boire une gorgée de saké — une gorgée pour elle, dix pour vous — et de sauter à son tour. Avec grâce, la belle fendit l'obscurité, d'une brasse parfaite, les joues tendues d'oxygène. Elle avait à sa taille un grand filet qui ondulait derrière elle, les dix poids flottant plus que calant. Crow était experte au maniement du filet, et aidée par le chant de sirène de sa fille qui attirait ses congénères dans ses mailles, les Crow faisaient à coup sûr un tabac ! Et bien qu'habituellement, Sarah ne prenait pas part aux manoeuvres sous-marines, elle avait envie de se dégourdir un peu.
À bonne profondeur, la plongeuse armateur se surprit à toucher fond, alors qu'elle devrait nécessairement flotter entre ciel et terre. Se penchant aussi rapidement que lui permettait son corps submergé, soit très lentement, elle toucha la mousse qui peuplait le sol sous ses drôles de godasse. Étrangement déconcertée, la belle en oublia sa tâche primaire...

Un mouvement sur sa gauche ! Crow se retourna prestement, les sourcils froncés, l'eau salée lui arrachant un grognement alors qu'elle pénétrait ses narines. Un mouvement à l'arrière. Retournement nouveau et soudain. Un gros poisson lui fonça dans les côtés, la poussa de son perchoir inhabituel et la cale avec lui. C'est à peine si la belle eut le temps d'attraper son filet à sa ceinture, qu'elle passa au dessus de la peau huileuse de l'esturgeon, pour le saucissonner bien comme il le faut. L'oeil rong et globuleux de l'ovipare s'énerva, et la pièce maîtresse du dîner de ce soir s'échappa, passant entre les bras puissants de maman. Che. À sa suite, bien que fort lente, Crow tenta de le rattrapper, du moins, du bout des doigts... Rien à faire, elle manquait d'air.
Immergeante solution conseillée.
C'était la grande goulée, puis la brasse gracieuse pour rejoindre la barque qu'exécuta Old Crow, d'un air maussade. Elle avait ratée sa proie, et donnait ainsi le privilège à Rosianne de revenir souriante, avec, aux bouts de ses bras l'énorme poisson aperçu. De quoi pour passer une mauvaise soirée... C'est maman la meilleur, pas fille.
Et comme de fait, la petite sirène éclata d'un rire tonitruant à son retour...

Mais la partie n'était pourtant pas finie. Alors que le soleil plongeait dans la grande bleue, Crow demanda un second défi à sa fille. Le ventre rassasié. Mais cette fois, pas question de plonger, ça se ferait à l'ancienne, avec deux cannes et du fil. Un hameçon chacune, quelques intestins d'esturgeon, et voilà la ligne à l'eau. La queue d'écailles de Rosianne battait l'eau doucement, ne créant bientôt plus que les dernières vaguelettes. Calme plat. Toutes deux adossées à l'autre, Crow mâchouillait son bout de pipe, le goulot de sa gourde proche des lèvres. Une douce odeur de tabac flottait en l'air, entourant tel un drap invisible les épaules des deux femmes. Rosianne avait les yeux lourds de fatigue. Quant à Sarah, elle baillait à tour de bras, manquant à chaque coup de perdre sa pipe dans les abîmes de la Blue. La barque tournoyait sur son axe, sans rames, et la nuit tomba finalement.
Le bout de la canne de Maman se courba subitement, avant de se détendre. Trois quatre coups agirent ainsi. Ça mordait ! Fière d'être la première, sans mal, la belle se leva avant d'agiter ses bras pour faire sortir son hameçon et son lot de l'eau — faute de moulinet. Cela était plus compliqué que prévu. La canne, sous la masse, courbait affreusement et menaçait de se rompre, calant sûrement avec son trésor inconnu. Connaissant quelques trucs de vieux pêcheurs, la brute rajusta ses mains sur sa canne, pour finalement empoigner le fil lui-même, l'entourer une bonne dizaine de tour autour de sa paume et tirer fort bien ! L'animal qui agissait contre sa hargne sans limite ne put qu'abandonner et ce fut une ombre énorme qui tomba sur la barque, sentant le sel et l'algue à plein nez. Braf! Tanguant, les Crow eurent d'abord le réflexe de pencher échine, et Rosianne sauta à l'eau — ou du moins, s'y glissa du mieux que le permettait sa simple queue. L'agitation retombée, Old Crow admira d'avantage sa prise...
Elle grognait.
Elle ronflait même.
C'était un homme-poisson !


Le pauvre requin-marteau humanoïdem, âgé d'une bonne soixantaine d'années, se promenait bien peinard dans les fonds abyssaux lorsque la fraîche odeur d'esturgeon lui monta au cerveau. S'y précipitant, le requin à l'odorat le plus développé se fit avoir comme un bleu par l'attrape-nigaud de Crow. Maintenant, sa joue pissait le sang.
Il fixa un instant Old Crow et sa fille, ne comprenant pas pourquoi deux honnêtes civiles, comme semblait-il le croire, venait pêcher dans un coin aussi désolé que ce milieu de Blue du Sud. Rien d'exceptionnel, vraiment. C'était à peine si, dans les vingt années que l'homme-requin-marteau avait passé seulement un navire marchand. Nada. Niet. Ce fut lorsque la petite lui montra ses dents pointues et que sa queue frappa l'eau qu'il comprit qu'elle devait sûrement être une de ses guides/esclaves à la solde des hommes... D'autant plus que la femme qui l'accompagnait ne semblait pas des plus agréables. Pauvre petite, le vieux Néo va te sauver !

« Dîtes-moi donc, mam'selle, que faîtes-vous donc là ? Si c'est pour la pêche, c'est sûrement pas la plus belle place, hein. Un peu plus au nord, un peu plus vers l'ouest, de nuit, la route est belle. Allez-y, allez-y ! Vous verrez comme c'est magnifique.
— C'où l'nord ?
— Vous... Et bien, le nord, c'est au nord quoi. »

Pas de chance, vieux Néo, d'être tombé sur une femme au sens d'orientation plus pourrie qu'une dent gâtée de vieil homme mal nourri. De plus que Crow n'aimait pas trop les hommes-poissons, dut au petit « accident » avec Mister Thunder F., alors, si en plus, il lui indiquait des directions labyrinthiques, c'est que ça allait chauffer dans ce bout de mer déserte !
Voyant bien que son stratagème ne semblait guère fonctionner, le pauvre Néo se cala d'avantage.

« Et si je vous servais d'guide, hein, ma p'tite dame ? Et si j'vous montrais comment naviguer ? Vous seriez pas bien contente, hein ?
— Nan. »

Houla que ça n'allait point être facile.
Néo avait cependant l'astuce imparable transmise de génération en génération. Un truc que son grand-père avait transmis à son père lorsque ce dernier, en bon petit homme-requin avait dut bouffer son frangin dans le ventre de leur mère, transmis au travers de la peau tendue d'une mère en sueur. Transmis ensuite à Néo de la même façon, qui le transmis également à son fils. L'astuce dont rêvait les plus grandes armées de ce monde, et qui déchirerait en deux l'amitié éternel entre le gouvernement mondial et la marine si l'un des deux ne pourrait pas l'apprendre.
Et ce truc, il allait le partager aujourd'hui aux yeux ébahis de simple mortel qu'étaient ceux de Crow. Il allait user de son arme secrète pour récupérer la sirène, pour la protéger !
Rapidement, il leva un doigts, un sourire malsain sur son visage.

« Oh ! une vache. »


La tentation était trop forte ! Crow tourna la tête, se demandant bien ce qu'une vache venait foutre dans ce coin perdu aqueux ! Mais bordel, où était donc ce damier ambulant ?
Et hop ! Néo embarqua Rosianne sur son épaule et plonga, sans demander son reste, sous les cris de surprise aiguë de la sirène.

Voilà donc où il venait en venir... Crow se retourna lentement, doucement, presque démesurément calme pour ceux qui la connaissaient — si ils ne sont pas morts, ils ne sont pas forts, dirait un de ses admirateurs secrets, huhuhu. Poings serrés, Maman esquissa un drôle de rictus, un long ricanement s'échappant d'entre ses lèvres. Gras. Une veine pompait affreusement sur sa tempe, et la brute se fit violence, se plantant les ongles dans sa paume, pour ne pas couler sa barque. Elle n'était pas si folle, la vieille. Pas de barque et c'est adios le rôle de cocher maritime, cognant son animal de fille par ci par là.
Rapidement, sûre d'elle, la belle se dévêtit. Elle laisse des getas, et plonge, une gorgée de saké macérant doucement contre sa langue et son palais.
La barque, depuis le début de la pêche, n'avait presque pas oscillé sous l'influence des douces vagues, et ce fut ainsi que Crow retomba sur l'espèce de fond où elle mit pied plus tôt, le plus étrangement du monde possible. Sa vue, bien irritée par l'eau salée, lui renvoyait une image floue des fonds obscurs, et elle sentait que chaque seconde qui s'écoulait entamait toujours un peu plus sa réserve d'oxygène. Elle suivit le fond trop, elle suivit sa courbe — ça semblait être une sorte de boule, du moins — et s'enfonça encore un peu plus. Elle ne put s'empêcher de relâcher un grappe de bulles, grinçant des dents. Elle en vint même à regretter de n'être pas une sirène elle-même, Thunder F. n'aurait alors été qu'un vulgaire homme... Alors qu'elle sondait toujours plus creux, toujours plus dangereusement, et que ses bras s'alourdissaient à chaque mètre gravit, elle toucha enfin vrai fond. Nue, et complètement aveugle, elle lâcha de nouvelles bulles. Maintenant, même si elle tentait de remonter à la surface, elle manquerait d'air, de toute évidence.

Ses pieds s'accrochaient aux roches pointues qui parsemaient le sol, alors que le corps de Sarah se tortillait de douleurs passives. Le sel maritime la faisait répéter son panel incroyable d'insultes à tout va. Puis, elle frappa un mur. Non pas comme dans l'expression frapper un mur... Elle frappa réellement un mur ! Ses doigts eurent les premier le contact, s'écrasant mollement contre lui, puis ses coudes et enfin son nez. Elle s'assomma. Puis elle coula.
    "Vive les courants, vive les courants, Vive les courants marins ! Qui s'en vont en poussant dans les grands coraux ivoirins... Oh !"
    "Maman, j'ai mal aux oreilles."
    "Tant mieux c'est de ta queue don tu as besoin pour nager."
    "J'ai faim !"

    Une petite viré en famille classique, mais au fond des eaux, qu'est-ce que nous faisons la ? Vous voyez vraiment une sirène et deux femmes poisson naviguer sur un navire alors qu'il est bien plus simple de nager ? En plus il y a tout ce qu'il faut pour manger dans l'eau que demande le peuple. C'est en me dandinant dans l'eau que j'avance, précéder de ma petite carnassière chérie qui cherche son repas et avec Shizu que je tiens par la main. J'adore mes petites, même si elle ne me montre pas trop de respect, non justement pour ça je les aime encore plus, elle affirme leur égo et leur personnalité ce qui est important dans le monde où ont vis. Je ne me fais pas trop d'illusion, si un jour on veut aller parcourir le monde il nous faudra forcement embarquer sur un navire et trouver un équipage digne de ce nom ça demande des ressources et du temps. À cette allure elles seront majeur avant même d'approcher de Grand Line. Alors que l'on passe un nouveau récif et quelques coraux très jolie un groupe de poissons vient voir ma fille. Chio est la seul à pouvoir les comprendre, mais étrangement elle n'en attrape pas un ou deux pour les déguster... Elle semble morte de rire, intrigué je vais la voir.

    "Ils voulaient quoi dit ?!"
    "Ils voulaient savoir si la baleine de tout à l'heure est partie !"

    Alors qu'elle se roule complètement tordu de rire sur le fond marin, j'essaye de comprendre, qu'elle baleine ? Puis je fini par saisir et gueule vers ces satanées poiscailles.

    "Bande de goujat j'ai une voix magnifique !"
    "Quand tu chantes, tu es la terreurs des océans maman..."
    "Hé !"

    Là elles l’ont cherché, je boude. Les bras croisé en gonflant mes joue je nage doucement en écoutant d'une oreille attentive la voix cristalline de ma petite qui s'éloigne pour sa collation, à force de rire comme ça elle n'attrapera rien et ça sera bin fait pour elle na ! En même temps moi aussi j'ai un creux, enfin on verra bien il n'y pas d'urgence, la nourriture nage tout autour de nous et il y en a à foison dans les environs, peut-être plus au bout du courant allant au nord. Tiens ma petite Chio reviens, j'arrête de bouder, je l'aime trop pour lui en vouloir longtemps de toute manière.

    " Maman tu ne m'a pas dit que les humains ne savent pas respirer sous l'eau ?"
    "C'est le cas."
    "Et bien il y en a une qui coule à pic."
    "Comment ? Allons y."

    Effectivement, une humaine va au fond de l'eau elle semble coincée au fond et tape mollement la roche.

    "Elle se noie."
    "C'est inutiles les humains quand même."
    "Bon, il y a des grottes plus loin il doit y avoir une poche d'air, la surface est trop loin."

    En tant qui sirène, Chio est de loin la plus rapide est trois et c'est hâtivement qu'elle amena l'humaine là-bas, effectivement malgré le peu de lumière la grotte à de l'air. Par contre ça caille dedans. C'est alors que Shizu arrivé seconde a mis en pratique ce qu'elle a lu dans des livres écrit par les hommes. D'abord elle la placé face contre terre, thorax relevé et lui tape fort le dos pour évacuer l'eau, commencer tout de suite parle e bouche à bouche et le meilleur moyens de la tuer. Même si elle ne sait pas encore ce qu'est les alvéoles pulmonaires mentionnés dans le livres, ça doit être important. Pendant qu'elle lui tape sur le dos j'arrive, bon ce n'est pas le lieu le plus confortable, mais dans l'urgence on fait ce qu'on peut.

    "Il fait trop froid ici, il va falloir que je ramène de quoi faire du feu. Chio va chercher de la nourriture ma chérie et fait attention Shizu s'il te plaît."
    "Oui maman."
    "ça mange quoi les humains ?"
    "Poisson et fruits de mer aussi, cuit."

    Pendant que je vais chercher du bois sur l'île la plus proche ce qui prendra certainement un bon moment, Ma sirène à ramener divers choses puisqu'elle ne sait pas trop quoi prendre, mais en grandes quantité car elle a une faim de loup de mer et ma petite génie des mers a prodigué les premiers soins bouche à bouche puis massage cardiaque. D'ailleurs heureusement qu'elle n'a que 10 ans sinon elle lui aurait certainement broyé les cotes la pauvre, comme ça sœur elle mesure mal sa force.

    "Où sont ces écailles ? C'est quoi ces cheveux sur sa... ce truc rose ? Pourquoi elle tremble ?"
    "Elle n'en a pas, à poil et à froid."
    "C'est étrange les humains."
    "Diffèrent..."

    Alors que les petites frictionne la peau de la femme pour lui procurer un peu de chaleur, celle-ci est installer sur une boule de vêtement en guise de coussin et sous une veste détrempé en guise de couverture. Au fil du temps elle à commencer à prendre la teinte bleue stroumph. Il m'a fallu une demi-heure pour trouver une île, pendant ce temps-là la personne semble reprendre conscience peu à peu à ce que vois mes filles.

    Pendant ce temps je rassemble du petit bois, pas la peine d'abattre un arbre pour ça et de toute manière c'est trop long, heureusement que j'ai un sac qui me permet de protéger mes outils de l'eau quand même, ça sert aussi à certains à coté comme ce combustible. Je vérifie que j'ai gardé les allumettes de l'autre imbécile, celui qui a tenté de m'arnaquer il n'y a pas une semaine, j'ai fait ses poches avec plaisir. Bref, je retourne à l'eau pour rejoindre mes deux anges des eaux, je ne pense pas qu'elles soient en danger mais l'humaine elle si avec le froid.

    "Je n'ai jamais vu une humaine d'aussi prés et sans vêtements."

    Shizu lui fait un sourire timide et continue de lui frotter la peau pour lui procurer un peu de chaleur.
      « ROOOOOOOSIAAAAAAANNNEEEE !!! »

      Sortant de son demi-coma, Sarah agrippa à la taille la pauvre petite Shizu qui se donnait à la frictionner. La serrant durement contre son énorme poitrine, les yeux sur le bord des larmes, elle avait un grandiose sourire niais collé à son faciès. Elle en bavait presque, mouillant le joli front de la pauvre enfant qui n'était pas sienne. Shizu agitait les bras, criait dans les seins de Maman Crow. Elle se débattit assez longtemps, assez puissamment pour que Sarah daigna à baisser la tête, s'apercevant que ce qu'elle serrait ainsi n'était qu'une enfant différente à la sienne... Alors elle la repoussa. Shizu vola. Heureusement, Crow visa par chance (ou malchance) l'eau qui abondait à l'entrée de la grotte. La petite sirène y tomba, aspergeant sa soeur. Crow, toute nue, se releva.
      Elle toisait les enfants.

      « Z'êtes qui ? Où est ma fille ? Z'êtes de mèche avec l'homme-poisson ? Savez, moi pis les H.P., on s'aime pas trop... Si vous vous attardez à fréquenter ces bestiaux, j'vous défonce le front à coups de... »

      Elle hésita. Son regard sévère se transforma en passion, puis sa bouche fit une vague. D'un bond, elle rejoignit les enfants, qui reculèrent de surprise. Accroupit, elle dit d'un ton mielleux :

      « Z'êtes tellement adorables, vous autres ! C'qui vot' maman ? J'peux dev'nir vot' mère ? Allez, v'nez voir Old Crow !! Elle est point méchante, Maman... »

      Les bras ouverts en grand, elle se rapprocha. Mais les deux filles semblèrent ne pas vouloir s'y engouffrer. Alors, d'un cris qui parut pour Crow joyeux — mais étrange, guttural et féroce pour elles — elle se jeta à leur poursuite. Les petites jambes de Chio la porte un peu partout dans la grotte, tandis que Shizu aspergeait la reine des Walkyries. Luttant pour ne pas paralyser de deux lancés de rochers précis ses cibles (elles n'avaient peut-être pas aussi dure la tête que sa fille, qui en arrachait souvent à aimer sa mère folle), Crow profita d'une feinte pour plonger à la suite de Shizu. Le contact de l'eau froide sur sa peau nue lui procura un spasme... Elle cracha du sang.


      Lorsque Keira revint, Crow était au sol, couchée, aussi calme que quand elle était partie. Elle se reposait.
      Ouvrant un oeil, elle marmonna quelques sons, avant de se tourner, présentant maintenant son dos à la femme ange-poisson. Elle grogna :

      « Est où ma fille ? Où est-ce qu'vous avez caché Rosianne, hein ? Si elle va mal, j'vais brasser terre et mer pour la r'trouver, pis si vous lui avez fait un peu d'mal, ce sera mon poing traversant vot' bide qu'vous aurez. Faîtes pas chier pis crachez l'morceau ! »