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Grabuge Portuaire

Hinu Town, une île plutôt désertique, au climat aride, et aux paysages relativement peu communs. C’est sur cette île que le lieutenant Léonidas fut envoyé pour enquêter cette fois-ci sur des diverses activités suspectes. Ici, de nombreuses pratiques illicites sont commises dans le secret le plus absolu, l’endroit est d’un côté idéal et rassemble un bon paquet de conditions propices au crime.

La présence d’une réputée zone maritime en est la première, en effet dans ce genre de lieu où d’innombrables échanges ont lieu durant une journée, il est très facile de faire fleurir des commerces fructueux certes, mais peu légaux d’un côté purement législatif.
Il est aussi très aisé de les faire dissimuler, le problème étant que ces méfaits constituent un véritable fléau pour la population locale. Non seulement, car il dessert les commerçants locaux, mais aussi car il crée de véritables problèmes sociétaux pour les riverains.

Quelques jours avant que le gradé de la marine ne débarque sur place, plusieurs disparitions furent signalé aux abords du port d’Attalia. Dans cette zone pourtant très animée, depuis quelque temps, le nombre de personnes disparus augmente progressivement.
Les victimes, souvent des soûlards, des sans-abris, des mendiants ainsi que toute sorte d’individus précaires. En somme, des gens que l’on chercherait nulle part.

En apparence, cela pourrait paraître intéressant de débarrasser les rues de toute cette crasse. Nombreuses sont les cités ayant recours à de telles pratiques à l’approche de grands événements. Hélas, humainement parlant, cela laisse fortement à désirer.
De plus, ce schéma de disparition récurrent n’a rien d’inhabituel. Pour n’importe quel marin expérimenté, il est assez facile de déduire l’existence d’un trafic de produits humains, soient vendus esclaves au pays ou c’est autorisé, soit vendus en pièces.

Quoiqu’il en soit, cette problématique devait être résolue avant qu’elle ne prenne de l’ampleur.
L’officier subalterne ayant lu les rapports qui lui furent donnés, se renseigna dès lors à propos des volatilisé. Leur âge, les endroits qu’ils fréquentaient majoritairement et enfin le dernier lieu où ils furent aperçus.

Tout pointait du doigt une certaine zone du port, il semblait que la personne ayant fait le rapport s’était déjà occupé de la majeur partie des formalités. En somme, il ne s’agissait pas d’une mission de recherche. L’objet du jour était le passage à l’acte, le vif du sujet, pour ainsi dire la besogne.
En principe, il est assez rare que le lieutenant travaille seul, souvent accompagné d’une troupe de soldats, il agit comme un exemple pour ses subalternes qui le suivent dans ses entreprises.

Cette fois-ci, c’est en loup solitaire qu’il opérait, et c’est à grand pas qu’il se dirigea vers l’épicentre des problèmes.
Déjà arrivé par ce port, il fut assez aisé pour le gladiateur de retrouver l’endroit indiqué sur les rapports. Visuellement, il n’avait rien d’atypique. Il s’agissait là d’un bateau, rien de plus basique.
Pourtant, le calme anormal qui régnait dans cette zone unique du port semblait crier que rien qui ne vaille se tramait sur les lieux.

Sur ce genre d’embarcations, il existait souvent une entrée inférieure au bateau, une sorte de sortie de secours au cas où ce dernier coulerait, souvent à l’arrière du vaisseau. C’est par là que Léonidas allait entrer.  
Pour une raison plus que capitale : il n’avait aucune idée de l’étendue des pouvoirs des potentiels adversaires qu’il allait croiser à bord. Il devait donc par précaution se montrer discret. Le lieutenant était certes un fier guerrier, mais il n’était pas sot et son ego ne le conduirait pas à un mort certaines.

Se jetant dans l’eau, le gladiateur vint atteindre la trappe avant de la forcer de sa lance. Dès lors qu’il fut à l’intérieur, l’odeur nauséabonde qui pénétra dans ses narines lui rappela celle de la fosse après une bataille royale.
Ça sentait la mort à plein nez. À présent devant une unique porte au bout d’un couloir moisi, le lieutenant allait bientôt découvrir ce qu’il en était.

S’approchant de l’entrée, une voix retentit d’un coup. Attentif, Léonidas vint tendre l’oreille.

« De l’eau, je vous en supplie, cela fait bientôt 7 heures que je n’ai rien bu.»

Deux voix se mirent à rire avant que l’une d’entre elle ne réponde. Celles-ci étaient manifestement juste derrière la porte devant laquelle se trouvait l’officier.

« Tu boiras quand on l’aura décidé papy, t’impatiente pas. »

Chuchotant, ce qui semblait être le collègue de la personne qui venait de parler reprit.

« Ses reins sont d’jà résérvés, il est vieux mais les chefs vont s’mettre plein les poches avec c’pauvre narvalo »  

Entendant ces révoltante paroles, il serait tentant de défoncer la porte et de tabasser les deux gardes pour le style, mais il fallait être efficace.

Se saisissant de sa lance, l’officier subalterne vint enfoncer son arme dans la porte. C’est un cri déchirant qui vint confirmer le succès de son entreprise.

Dès lors, il était à présent judicieux de défoncer la porte, retirant son outil du bois, c’est d’un coup de pied spartiate que le lieutenant vint envoyer la porte à l’autre bout de la cave.

Découvrant alors le visage comme prévu laid des surveillants. L’un au sol constatant le trou béant qu’il avait désormais dans le ventre, l’autre troublé par ce qui venait de se passer.

« Rendez-vous, ou mourrez. Je vous donne le choix bande de monstres,
contrairement à vous, je ressens de la compassion envers mes semblables. »

Les larbins prirent vite une décision et se firent dès lors attacher. Leur instinct de survie criait que toute résistance était futile, et ils avaient bien raison. Désormais privé de paroles et de mouvements, ils observèrent la scène silencieusement.

Le guerrier, prenant les gourdes des deux truands vint la donner à l’unique prisonnier de l’endroit.
Le vieillard se saisissant du présent s'hydrata immédiatement.

« Vieillard, que sais tu de cet endroit ? »  

L’homme âgé, un peu déçu de ne pas pouvoir donner de réponses réelles vint se justifier.

« Je ne sais pas, je me suis réveillé ici, je me rappelle simplement m’être assoupi dans la taverne de la jument pavoisée. Ce que je peux vous dire, c’est que de telles salles, il y en a certainement d’autres, j’ai souvent entendu d’autres gens gémir à travers les murs. Dieu soit loué que vous soyez là. »

Prenant les clés des deux gardiens, Léonidas vint libérer le prisonnier lui indiquant la sortie. Le vieillard le remerciant vint immédiatement quitter le navire.

Pendant ce temps, le sauveteur vint se diriger vers l’autre entrée de la salle, désormais, il allait devoir passer à la suite…
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- « T’en fais pas, mon gars. On va te vendre à bon prix ! Avec ta belle gueule, y’a moyen d’se faire un bon pactole auprès d’un proxénè- »

Puis soudain, un cri. Strident. Déchirant. Immanquable même. Il venait surement du pont inférieur. Le navire dans lequel nous étions devait être assez grand en tout cas. C’est la réflexion que j’me fis en tout cas, alors que je m’évertuais à faire de l’ordre dans mon esprit encore un peu dans l’brouillard. En effet, cela faisait à peine dix minutes que j’avais repris connaissance avant d’constater que j’avais les mains liées derrière mon dos en plus d’être entreposé comme une marchandise dans une sorte de cellule crasseuse au même titre que quelques autres personnes. Des poivrots, mendiants, vieillards au bout de leur vie… Bref, la lie d’la société. Dans le coin, ça sentait l’vomi, la pisse, la merde et toutes les autres joyeusetés qu’on pouvait imaginer. De quoi rapidement m’faire comprendre que j’étais tombé dans un beau merdier ! Les paroles, rires et regards goguenards des gardes me confirmèrent que j’étais tout simplement tombé sur un navire esclavagiste. Quant à l’endroit, il y avait fort à parier que nous étions toujours à quai à Hinu-Town. Le navire n’avait pas l’air en mouvement. Par contre, ce qui se mirent en branle furent les gardes qui se foutaient de ma gueule tout à l’heure. Vu le cri poussé, tout ne se passait surement pas comme prévu…

A moins qu’il ne s’agisse d’un autre captif qu’on torturait ? Va savoir… Tout était clairement possible.

Que fallait-il faire alors ? Retirer la corde qui m’enserrait les poignets et essayer de sortir d’ici ? En temps normal, c’était ce que j’aurai fait, oui. Seulement, j’étais encore trop affaibli pour m’amuser à tenter une évasion. J’avais toute ma tête, j’arrivais à cogiter, mais j’me sentais raplapla. C’est d’ailleurs en rotant très bruyamment que j’finis par comprendre que j’avais dû boire comme un trou la veille. Veille dont je n’avais absolument plus aucun souvenir, d’ailleurs. M’aurait-on drogué ? Possible. Mais risible aussi. Si je tenais à certaines doses de poisons, constater que je n’étais pas infaillible face à la drogue ou l’alcool me faisait quand même un peu rire, quelque part. C’était aussi la preuve qu’il fallait que j’me reprenne en main et que j’donne un sens un peu plus intéressant à ma misérable vie. Vivoter de blues à vivre de petits coups dérisoires sans savoir quoi faire, c’était un peu la loose quand même. Enfin, j’allais certainement réfléchir à ça plus tard. Pour ma part, j’finis par me redresser doucement, bravant mon mal de crane clairement symptomatique d’une sacrée gueule de bois, avant de regarder autour de moi. Entre ceux qui sombraient dans un profond sommeil, ceux qui flippaient ou qui s’en foutaient, j’étais pas avancé.

J’allais devoir m’débrouiller tout seul. L’objectif dans un premier temps ? M’débarrasser de mes liens.

- « Hé toi là… T’as l’air un peu costaud. Viens m’retirer mes liens, s’teuplait. ♪ »

Hypnose, quand tu nous tiens.

Du côté des gardes, ça s’agitait. Le cri qu’ils avaient cru percevoir venait d’Abdul, qu’ils pensaient. C’était le seul garde parmi eux qui avaient une voix aussi aigue, reconnaissable entre mille. Et s’ils se foutaient généralement de sa gueule, fallait quand même reconnaitre qu’il était généralement efficace et qu’il avait d’la suite dans les idées, le fameux Abdul. Le fait qu’il ait gueulé d’la sorte voulait dire qu’il y avait une couille quelque part. Aller vérifier serait pas un luxe. Sur les trois ponts inférieurs de toute l’embarcation, ça s’agitait donc. Plusieurs gardes se mirent à descendre et leurs mouvements presque à l’unisson provoquaient un sacré boucan dans tout le navire. C’est dire qu’ils étaient plutôt nombreux. De chaque pont, cinq gardes au moins descendirent, ce qui faisait au moins une quinzaine de personnes. Voir autant de monde pour une contrôle ne signifiait qu’une chose : le trafic qu’ils effectuaient était très juteux. C’était dans ce genre de situations que j’me faisais également la réflexion que j’devrais pouvoir en faire autant. Vendre des gens et me faire des millions, c’était un putain d’bon filon à exploiter à tous égards ! Est-ce que je mangeais à tous les râteliers ? Clairement. J’avais pas de race moi ! Les scrupules, j’les laissais aux autres !

Une porte finit par s’ouvrir au bout du couloir dans lequel Léonidas venait de s’engouffrer. Il s’agissait tout simplement des renforts. D’abord circonspect, le premier de la troupe des quinze haussa un sourcil en voyant la silhouette du marine au loin. Il cligna plusieurs fois des yeux, avant d’ouvrir sa gueule : « MAIS T’ES QUI TOI ?! » Et sans attendre la réponse de son interlocuteur, il chargea son arbalète qu’il visa vers sa nouvelle cible, avant de tirer tout bonnement ! Mais il n’était pas seul ! A ses côtés, d’autres types armés jusqu’aux dents dépassèrent leur collègue archer avant de foncer vers leur nouvelle cible. Le pauvre aurait fort à faire pour se débarrasser de tous les nuisibles qui semblaient ne souhaiter qu’une seule chose : le neutraliser le plus vite possible. Bien entendu, la plupart des types qui lui faisaient face ne faisaient pas plus de 200 dorikis chacun, mais il fallait s’en rendre compte une fois en combat. Fuirait-il ? Ou se jetterait-il dans la mêlée sans trop réfléchir ? Toujours est-il que l’infiltration du gladiateur n’avait pas été un succès sur toute la ligne et qu’il allait devoir faire des choix décisifs durant les secondes à venir. Un choix cornélien puisqu’en plus de devoir se défendre face à plusieurs adversaires, il y avait pas mal d’innocents à libérer…
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Pour l’infiltration, c’était raté, archiraté même. Léonidas avait largement surestimé la taille de l’endroit. En effet, il n’avait pas prévu que le cri de l’ignoble crapule qu’il avait terrassé pourrait résonner jusqu’aux étages supérieurs. Mais à présent, il était trop tard et il allait devoir improviser.
De toute manière, ça n’a jamais été son fort de passer inaperçu, ou de frapper l’adversaire dans le dos. Il n’a jamais été formé pour, ni à la marine, ni au cours de ses années de combat dans la fosse. Il laisse volontiers ça à ses collègues du cipher pol, ce sont eux les spécialistes en la matière.

Quoi qu'il en soit, maintenant qu’il avait sonné la sonnette d’alarme, il était très aisé d’entendre le grabuge éveillé dans le navire, les bruits de pas se firent nombreux et le vaisseau dans son entièreté vibrait en diapason avec ces derniers. Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’ils n'arrivent en face de l’intrus.

Très vite, le gladiateur se saisit de son escargophone, contactant dès lors les troupes stationnées localement. Elles n’arriveraient certainement pas dans la demi-heure, mais au moins, elles finiraient par être là afin de soutenir leur supérieur.
En temps normal, la fuite serait une meilleure option, ceci étant dit, il y avait deux raisons rendant cette alternative impossible pour le spartiate. La première étant qu’un guerrier de la fosse ne fuit jamais face au danger, quel qu'il soit. La deuxième, encore plus importante, étant la présence d’otages à bords.

Le lieutenant allait donc devoir résister à l’ennemi en attendant les renforts ou carrément pourfendre l’adversaire afin de libérer les prisonniers lui-même.
Se saisissant d’une table ainsi que d’une commode moisie dans ce sous-sol entreposés, l’officier vint préparer son lieu de combat, créant une barricade de fortune au cas où il aurait besoin de retraite.
Alors qu’il finissait ce qu’il était en train de faire, la troupe adverse fit irruption dans la pièce, constatant surpris l’homme au casque d’or. Attaquant ainsi sans plus attendre ce dernier d’une flèche directement dirigé sur son torse.

Bouclier à la main, le belligérant n’eut aucun mal à arrêter le projectile. Par ailleurs, il put constater l’évidente faiblesse de ceux qui trouvaient en face de lui. Dans le passé et travers ses nombreux combats, Léonidas avait reçu mille et un coups, et celui qu’il venait de repousser était largement plus faible que ceux qu’il avait déjà subi.

Il avait grâce à l’expérience gagnée la capacité de jauger le potentiel de ses adversaires, et l’individu qui venait de l’attaquer ne pouvait à lui seul que battre au maximum dix hommes non entraînés. Ce qui était un score honorable en soi, mais largement insuffisant pour tomber le divin.
Heurtant le sol de sa lance, Léonidas s’adressa à ses opposants.

« Rendez-vous et libérez les gens que vous avez emprisonnés ici et vous échopperai d’une sentence allégée. 
Résistez et payez-en le prix fort. »

La réponse fut immédiate, simultanément, les larbins foncèrent sur le gladiateur qui bouclier en avant vint fracasser le premier venu sur son chemin, le traînant ainsi avec lui avançant tout droit vers leurs lignes arrière. Son objectif était simple, il fallait à tout prix se débarrasser prioritairement des archers, sinon, il ne pourrait jamais se battre sans s’en soucier.

Se faisant canarder par ces derniers, le lieutenant protégé de son bouclier ainsi que du corps du malchanceux qui a eut le malheur de se trouver en face de lui finit par atteindre un des archers, lui assénant un violent coup de lance au niveau du cou, l’homme s’effondra sans délais inerte.
Il n’y avait pas de temps à perdre, le gradé de la marine poursuivit sa course vers le prochain archer qu’il finit très rapidement par atteindre. Lui ôtant la vie d’un coup de bouclier à la mâchoire.

Il ne restait plus qu’un attaquant à distance, et il se trouvait à l’autre bout de la pièce, heureusement, ce qui le séparait du marin était une mare d’hommes et dans cette pièce étroite, s'il voulait toucher sa cible, il allait devoir prendre le risque de toucher ses alliés. Ce qui ne le dérangea visiblement point.
Il n’atteignit sans surprises pas sa cible, en revanche il avait bel et bien blessé les siens dans la procédure, un des hommes s’effondra, une flèche profondément ancrée dans son crâne.

« Enfoiré t’as tué Kenny, tu vises comme un soûlard. »

« Je vais te montrer comment on lance un projectile. »
Dit solennellement le lieutenant.

Se penchant pour plus de force, Léonidas s’apprêtait à lancer un boulet de canon sur son adversaire. Et la position qu’il venait de prendre en disait long sur la puissance avec laquelle sa lance était sur le point de traverser l’endroit.

Enflammée, l’arme du gladiateur fut éjectée d’une violence inouïe. Déchirant tous les hommes qui se trouvaient sur son chemin, elle finit par atteindre le centre du corps de l’archer pourfendant ce dernier d’une facilité effrayante, provoquant un feu d’artifice embrasé par la même occasion au niveau de son corps désormais non seulement troué, mais aussi cramé.

Grabuge Portuaire  SYR92

La lance continuant sa route vint pulvériser le mur de la salle avant de voir son avancée stoppée. L’avantage, c'est que c’était une salle de prisonniers et que ça signifiait que le marin allait pouvoir en libérer davantage. Mais d’abord, Léonidas allait devoir s’occuper des hommes restants dans la pièce.

Mais avant qu’il ne fasse un geste, ces derniers se rendirent sans faire d’histoires, capitulant visiblement face à ce qu’ils venaient de voir. Ils n’étaient plus aussi nombreux, et surtout, ils avaient compris qu’ils n’avaient aucune chance.
Il était peu probable que cette petite troupe représentait tout l’équipage de ce bateau, l’agent du gouvernement restait donc sur ses gardes, se dirigeant dorénavant vers la salle précédente afin d’en libérer les otages.
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CRAAAAAAAAAAACCCC !


La descente avait été violente ! Totalement violente ! Comme un couteau dans une motte de beurre, j’avais traversé de force les différents planchers qui constituaient les ponts inférieurs avant de finir ma course pile poil devant le gladiateur qui s’avançait vers d’autres salles, sans doute pour nettoyer entièrement le pallier avant de se décider à monter les étages qu’il lui restait encore à explorer. Les yeux complètement écarquillés et le souffle coupé, je crachai une grosse gerbe de sang, non sans faire par la suite un effort surhumain pour ne pas tomber dans les pommes. Au beau milieu de mon ventre, on pouvait apercevoir une grosse ecchymose fumante qui prouvait que j’m’étais mangé un sacré punch, raison pour laquelle j’avais fait un voyage express jusqu’au dernier niveau de ce galion qui tanguait quelque peu après tout le bazar provoqué de part et d’autre. Après tout, un navire n’était pas une plateforme adéquate pour des affrontements de ce calibre… Et je n’étais pas fait non plus pour me manger des coups de ce genre ! Clignant alors plusieurs fois des yeux, je fis là encore un autre gros effort pour me redresser, avant que mon regard ne se glisse vers la silhouette massive de ce qui semblait être un combattant à première vue. De quoi m’effrayer un peu avant que je ne rampe en arrière pour prendre de la distance, jusqu’à ce que…

- « La mari- KOF ! KOF ! KOF ! »

En me calant contre une accumulation de planches en bois brisées, j’fus pris d’une quinte de toux et j’crachai littéralement mes boyaux vu les gerbes de sang qui s’en suivirent. Comment en étais-je arrivé là ? C’était simple. Après avoir ordonné ou plutôt hypnotisé un autre prisonnier pour qu’il me libère, ce dernier, lui aussi lié par des cordes s’était ramené vers moi et servi de ses dents. Ça avait été très laborieux, mais il avait réussi à me libérer au bout de très longues minutes -soit tout le temps qu’avait pris l’intrus pour se débarrasser et tenir en respect tous ses adversaires. Forcément, le grabuge occasionné par tout ceci avait rameuté cette fois-ci le boss de tout le coin. Ce dernier, fort de ses trois mètres traversait les allées quand il me fit retirer mes liens et me masser les poignets. Forcément, il grimaça rageusement, s’empara des barreaux de notre cellule et les écartela avec une force surhumaine, qu’il m’arracha une mine surprise et un mouvement de recul ! Il pénétra ensuite notre prison, avant que je n’hurle aux autres prisonniers de l’attaquer ! Ces derniers, pris sous ma voix hypnotique se ruèrent vers lui, mais ils furent tous neutralisés en un rien de temps. Il faut dire qu’en plus d’être faibles, ils n’avaient pas les mains libres comme moi, ce pourquoi l’affrontement fut totalement inégal… Voire même ignoble…

L’enflure les avait bien saigné et sonné en même temps…

- « Toi, comment tu as fait pour leur ordonner ça… ? Ils n’ont même pas hésité à m’attaquer, alors qu’ils doivent normalement savoir qu’ils ne font pas le poids… »

Dorénavant coincé, j’étais donc contraint d’me défendre par mes propres moyens. Avec lui, aucun doute possible : mon hypnose ne marcherait clairement pas ! Je grinçai des dents avant d’me mettre en position de combat, occasionnant alors un rictus moqueur à celui qui faisait au moins deux têtes de plus que moi ; alors qu’avec mes 2 mètres, j’étais absolument pas un poids plume -même si la castagne et moi, ça faisait deux. Je n’étais pas du tout faible, loin de là, mais cogner sans réfléchir, c’était pas mon domaine de prédilection… Ni ma came d’ailleurs. J’étais plus plan foireux, coup de putes, ce genre de trucs retors quoi. Ça m’allait bien et j’en étais pas peu fier. Dans un monde comme celui-ci, cultiver un moyen de se défendre, quand bien même crasseux, était un impératif tout simplement ! De ce fait, j’métais élancé vers le type avant de l’assaillir de plusieurs punchs çà et là. Malheureusement, il encaissa tout sans broncher et sans prendre la peine d’esquiver comme pour me montrer qu’il était complètement solide et que j’étais rien devant lui. Au bout d’un moment donc, je lui flanquai un coup dans les couilles, mais rien à faire : il demeurait stoïque. Puis, devant ma stupeur, il m’enchaina avec un high kick qui m’fit rebondir contre un mur façon ballon de basket avant que je ne tombe au sol sur mon dos…

Puis il vint me terminer avec un coup de poing en plein bide qui me fit tout traverser jusqu’au dernier palier. Voilà comment en deux coups, il avait réussi à me fracasser…

- « Vous arrivez un peu tard là, non… ? » Qu’avais-je fini par demander à l’espèce de gladiateur devant moi, non sans essuyer rageusement les commissures de mes lèvres. « Y’a un monstre qui arrive et qu’il vaut mieux éviter, bordel ! Où sont vos collègues d’ailleurs ? »

Et voilà que je balayais l’endroit du regard, avant de constater que ceux qu’ils avaient épargné bloquèrent le chemin derrière lui…

Ce con avait l’air de s’être ramené tout seul… Et plus loin, on entendait des bruits de pas, signe que le big boss arrivait vers nous…

Bordel de merde…

Sunesh, Contrebandier et esclavagiste à 1100 dorikis. Prime : 5 millions:
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La première bataille fut relativement facile pour le gladiateur. Il avait fini de nettoyer tout le premier pallier et avait attaché tous les survivants en face de l’entrée afin que ses collègues puissent les récupérer le plus rapidement par la suite, désormais, il ne lui restait plus qu’à continuer son avancée, et si celle-ci se poursuivait sur le même rythme, la besogne allait bientôt être terminée. Ceci étant dit, le lieutenant avait l’intuition que ça n’allait pas être aussi simple que cela. Et ce, pour diverses raisons. Notamment car un tel commerce ne pourrait jamais fleurir sans l’aide d’un puissant manitou ou au moins d’un leader imposant. Autrement, la concurrence aurait déjà écrasé ce trafic illégal.

Alors que l’officier subalterne s’apprêtait à quitter la pièce, un vacarme monstrueux semblait provenir du plafond, se rapprochant progressivement vers le marin qui instinctivement se mit en position. C’est dans un grand fracas qu’un homme relativement imposant atterrit au sol. Finalement visible lorsque le nuage de poussière fut levé. Celui-ci ne paraissait pas être seul si l’on croyait ses dires.

Observant la situation, Léonidas se rendit assez tôt que l’individu ne mentait guère. Quel genre de monstre enverrait valser un tel gaillard des étages en dessous ? Cela confirmait la théorie du guerrier de la fosse. Il s’agissait sans aucun doute du maître des lieux.

Ne répondant pas à la question du visiteur, le gladiateur demeurait concentré sur le boss qui allait bientôt faire irruption. C’est sans surprise qu’il aperçut les larbins qu’il avait précédemment attachés se mettre derrière lui. Était-ce par peur ? Ou essayaient-ils de lui barrer la route. Stratégie futile quoi qu’il en soit, un revers de lance suffirait à les déchirer pour passer. Ces derniers étaient probablement terrifiés de voir la réaction de leur chef face à leur cuisant échec.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le leader n’arriva point par le trou qu’il avait occasionné avec le corps de ce qui semblait être un ex-esclave ici, non. Il avait pris la peine de prendre les escaliers comme quelqu’un de civilisé. Marchant calmement jusqu’à l’agent de l’ordre et son nouvel acolyte.
On put entendre ses pas sereins se rapprocher ainsi que sa carrure apparaître en face des protagonistes désormais acculés. Illuminé par la lumière qui émanait de la cavité dont il était l’artiste, de gauche à droite, il scruta les environs, manifestement non atteint par ce qu’il voyait.

« Je vois que tu t’es occupé de ces bons à rien. »
Dit-il en applaudissant.

« Félicitation. Je te dois une fière chandelle,
cela fait un moment que je désirais les transformer en esclaves tant leur incompétence est accablante. »

Marquant un arrêt, il vint observer Nihil avant de détourner son regard sur le gladiateur.

« Tu sais quoi, tu m’épargnes une besogne que je repousse depuis quelque temps. Je vais donc te donner une chance de te faire pardonner. Met-moi tout ce beau monde en cellule, et tu pourras quitter cet endroit sans représailles. Tu feras ton petit rapport et nous aurons déjà mis les voiles lorsque tes collègues arriveront. Qu’en penses-tu ?»

Dès que l’antagoniste finit de parler, Léonidas d’un geste brusque projeta sa lance qui à toute vitesse se dirigea vers son adversaire. C’est d’un geste aisé que Sunesh esquiva cette offensive. Entre temps, le lieutenant avait disparu, seule trace de lui, le sol fracassé sur lequel il avait pris appui pour quasiment disparaître et se rapprocher de son adversaire. Surpris, ce dernier ne put réagir.

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Projeté d’un coup de poing brutal, il finit par atterrir au fond de la pièce, un épais nuage s’étant levé autour de lui.

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Malgré l’étonnement des spectateurs, l’officier savait pertinemment que c’était loin d’être fini. De par son expérience, il avait pu jauger ce nouvel adversaire, et indéniablement, il était d’un tout autre niveau. Il faisait partie facilement des adversaires les plus puissants qu’il avait eu l’occasion de combattre.
D’ailleurs, surgissant de la brume. Le voilà sans une égratignures, craquant sa nuque à gauche puis à droite.

« Je prends ça pour un refus. C’est regrettable. Je vais devoir te donner une bonne correction, mais pas d’inquiétudes, je ne te tuerai pas, des hommes aussi bien bâtit que toi, ça ne court par les rues, je suis sur que tu me rapporteras un paquet de berrys. »

Dès lors, les choses sérieuses avaient commencé. Le criminel s’élança sur Léonidas à toute vitesse. Celui-ci n’ayant eu le temps que de se protéger de son bouclier fut emporté par le coup malgré sa parade. Un bruit assourdissant raisonna dans l’endroit avant qu’un autre ne vienne l’interrompre.
Le gladiateur fut projeté d’une violence inouïe avant de fracasser le mur de la pièce. Mais avant même qu’il n’ait le temps de se relever, la bête était déjà là, le regardant littéralement de haut.

« J’ai horreur des insectes. » Dit-il en levant le pied.

Écrasant l’officier, celui-ci vint placer son bouclier sur son corps, mais cela ne changea rien. Sunesh continuait de piétiner le marin successivement avant de le tirer tel un ballon de football au loin.
Satisfait, le monstre se retourna vers Nihil. Peut-être celui-ci était-il en train d’essayer de fuir. Il n’avait aucune chance de quitter l’endroit de toute manières, Quelle que soit sa tentative, le belligérant semblait à l’affût. C’est d’ailleurs sans plus tarder qu’il se dirigea vers ce dernier.

« Revenons à nos moutons. Que t’avais-je demandé déjà ? Ah oui, c'est vrai, mes propres hommes de mains qui m’attaquent, tu va m’être d’une grande utilité, si toutefois tu demeures obéissant. Mais je vais quand même devoir te corriger afin que tu saches ce qu’il en coûte de tenter une telle évasion. Après tout, ça aurait pu être bien pire, heureusement pour toi, ils n’ont envoyé que cet insecte. »
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« AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!! »

Comme dans toute situation désespérée, il me restait un atout dans la manche : mon cri strident ! Fallait vraiment que j’me convertisse en chanteur d’opéra, moi. Tous mes pouvoirs étaient basés sur ma voix, qu’il s’agisse de l’hypnose ou de ce hurlement terrifiant. Il fallait vraiment que j’me diversifie ou que j’apprenne un peu plus à cogner quand même. Mais cette réflexion attendrait plus tard. En effet, mon attaque avait fait mouche et Sunesh fut une nouvelle fois désarçonné. D’abord par l’autre gladiateur là, mais ensuite par bibi. Le cri effectué avait résonné dans ses tympans avec force, si bien qu’ils en prirent un coup ! Sans comprendre comment, le colosse blond sentit sa joue gauche s’écraser brutalement sur le plancher. Ayant perdu l’équilibre, il était finalement tombé comme une merde. Etonné par ce qui venait de se passer, il cligna des yeux plusieurs fois et tenta aussitôt de se redresser. Faut avouer qu’il perdait pas de temps, le gars. Mais une fois encore, il retomba à terre et grogna même de rage ! En effet, l’impact de ma voix assourdissante faisait dysfonctionner son oreille interne. Il ne se remettrait pas debout avant au moins deux bonnes minutes avec un peu de chance. C’était p’être le moment d’en profiter hein… Quoique…

- « Vous là ! Venez neutraliser votre patron ! Vite ! ♪ »

En claquant des doigts, je fis réagir les hommes de main de Sunesh qui bloquait la sortie à l’autre marine qui s’était fait massacrer par l’esclavagiste aux coups dévastateurs. Immédiatement, mes nouvelles marionnettes se précipitèrent comme des géants anthropophages déviants vers leur toute nouvelle victime, oubliant complètement tout bon sens. Heureusement qu’ils n’avaient pas été totalement atteint par ma première offensive, celle-ci s’étant réverbérée uniquement vers le grand blond qui comptait dératiser tout son navire comme il se doit. Comme des fous, ils se jetèrent sur le corps de leur capitaine et l’assaillirent de coups en tout genre et partout. Ils étaient peut-être faibles, mais leur surnombre leur permettait de gêner pendant un temps le féroce combattant de ces lieux. C’est à ce moment là que j’eus une pensée pour le moins peu commune : essayer de regagner les ponts supérieurs pour ensuite fouiller rapidos ses bureaux et certainement trouver un p’tit pactole. On s’refait pas, heh ! Mais bien avant, il fallait que je m’assure un bon garde de corps : L’autre gladiateur de pacotille là ! Il cognait fort, mais pas autant que Sunesh ce qui était problématique. Le mieux étant donc de le booster à ma manière…

- « Tu es plus fort que tu n’le crois, jeune marine. Allez, du nerf, lève-toi ! ♪ »

Alors ok : dit comme ça, ça semblait un brin ridicule, j’veux bien l’accorder ! Mais le fait est qu’en prononçant ses paroles d’une voix chantante, je l’avais positivement hypnotisé. En effet, je venais d’appliquer un boost qui allait débloquer tout ce qui pouvait le limiter d’une manière ou d’une autre. Il se sentirait désinhibé et gonflé à bloc à 100 voire même 200%. J’étais à ses côtés comme un mage enchanteur. Bien évidemment, ses dorikis ne seraient pas doublés ou quoique ce soit dans ce genre, mais ses limiteurs aussi physiques que psychologiques sauteraient tout bonnement. C’était déjà ça de pris, avouons-le. Puis, je me fendis d’un « Bonne chance ! J’vais essayer de chercher de l’aide ! » avant de me barrer rapidos de ce palier, direction les ponts supérieurs ! Finalement, j’aurai p’être le temps de vider un peu les caisses de ce bateau et d’me tirer. Je n’aurai que cinq minutes tout au plus, mais qu’importe ! Ça en valait la peine ! J’aurai qu’à me barrer si j’constatais un silence plus bas. C’est donc dans cet état d’esprit que j’grimpai les marches qui donnaient vers les hauteurs. Sur mon passage, je m’arrêtai quelques secondes à chaque palier pour hypnotiser tous les hommes de main et autres prisonniers qui se remettaient de leurs dégâts tout doucement.

L’objectif ? Qu’ils fassent barrage à Sunesh si jamais ce dernier remontait les escaliers après avoir vaincu le gladiateur.

- « Vous êtes lourds… »

Ce dernier n’avait pas dit son dernier mot, puisqu’il réussit à se redresser malgré les coups que lui administraient ses hommes. Traits froissés par la frustration et mâchoire serrée par la colère, le contrebandier se mangeait toujours les coups de ses hommes un peu partout. L’un de ses hommes lui fracassa un tonneau sur la tête, ce qui eut pour effet de le faire saigner, mais pas de quoi le mettre K.O. Du reste, c’est d’une main qu’il s’empara du cou de l’un de ses assaillants, à l’aveuglette, avant d’utiliser sa prise comme une arme en balayant avec une bonne partie de ses adversaires hypnotisés. Il jeta ensuite le corps de son « arme » vivante vers le gladiateur, qui, s’il n’esquivait pas, se mangerait de plein fouet un corps en pleine poire, avant de se redresser et de regarder autour de lui pendant quelques secondes. Pas là. J’étais pas dans l’coin, ce qui le fit sortir de ses gonds avant qu’il ne se débarrasse des autres nuisibles qui continuaient de l’attaquer) à coups de punchs distribués un peu partout. Puis, lorsqu’il finit par se débarrasser de tout ce beau monde, il tâta le côté de son visage ruisselant de sang… Avant de voir rouge !

Le gladiateur comme le tatoué allait payer le prix fort.

Le premier sur la liste était d’ailleurs le gladiateur…
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