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[FB 1623]Bouchage de trous et autres petites affaires...

Une petite barque s'éloignait paisiblement d'une petite île dans un petit coin de West Blue au petit matin...

À son bord se trouvait un homme qui ramait des deux mains, l'esprit tranquille et envahi d'un étrange sentiment de satisfaction qu'il n'avait pas ressenti depuis un moment. En vérité, Walters Scott, autrement dit l'unique passager de la petite barque, avait été la victime de nombreux troubles intérieurs récemment, en grande partie expliqués par l'anéantissement total qui s'était déroulé sur son île natale et depuis lesquels il avait été plutôt troublé et avait passé des nuits plutôt agitées peuplées de rêves ou il était entouré par quatre personnages étranges. Il y repensait alors qu''il ramait, et était certain d'avoir pris la bonne décision, et qu'il la reprendrait plus que volontiers si l'occasion se représentait à lui.
En effet, moins d'une heure plus tôt, juste avant de prendre la mer en fait, Walters était en train de de boucher le trou dans lequel se trouvait le cadavre d'une jeune fille dont la profession ne sera pas nommée, sachez juste qu'elle offrait des services très intimes en échange de quelques berrys. D'ailleurs, un de ses meilleurs clients reposait déjà sous quelques mètres de terre juste à côté d'elle. L'homme avait été trainé dans le trou environ une heure après sa mort, qui lui avait été infligé de manière on ne peut plus écransante par un puissant coup de masse. Il avait avant cela mené un combat plutôt honorable, armé d'une épée longue, il avait failli toucher son adversaire mortellement et aurait pu le mettre à terre si celui-ci avait été un zeste moins rapide. L'issue avait en effet été serrée, et c'est à cause de sa fatigue que le marchand avait perdu face au passager qu'il avait laissé monter à bord de son navire lors de son dernier passage à Terrett.
Il avait de son côté essayé toutes les bottes qu'il connaissait, mais l'allonge que procurait cette masse à son adversaire bloquait toutes ses attaques. Il y avait pourtant bien des failles dans le style de combat de Walters, mais il avait tout de même le temps de voir venir les mouvements dont il avait à se défendre.
Au final, Walters avait pu profiter d'une occasion en or. Le sang étalé au sol, parsemé par des morceaux de cervelle, projettés du crâne du capitaine marchand comme le contenu d'un oeuf jetté sur le sol. Voilà plus ou moins le résultat d'un crâne défoncé par un très gros marteau. La boite en question, crâniène évidemment, avait eu la mauvaise idée de reposer par terre. Il faut dire que le reste du corps en faisait de même, tout ça parce qu'une jambe, soutenant au mauvais moment le poids habituellement attribué à sa frangine, s'était fait fauchée par un grand balayage de la masse.
Quelle poisse de se retrouver ainsi déséquilibré à un moment aussi peu propice ! Mais bon, quand on met toute sa force dans un coup de taille horizontal qui se retrouve paré par une barre en acier trempé, faut avoir les bras solides. Dans le cas contraire, toute l'énergie mise dans l'attaque revient dans le corps, et c'est assez pénible de supporter le contrecoup.
Bien dommage d'ailleur, c'était la meilleure botte que le capitaine gardait bien au chaud dans sa manche. Elle se terminait par ce coup horizontal, porté sur le côté gauche de l'adversaire, qui suivait une pirouette après une feinte d'estoc. Simple mais très souvent efficace. L'adversaire esquivait le coup la plupart du temps, et s'il tentait de le parer sa garde souvrait sur le côté.
Walters, lui, n'avait pas vu l'astuce venir en avance, mais était en position pour frapper en force depuis le haut. Il eut simplement le reflex laisser le manche de son arme se planter dans le sol quand il vit le marchand pivoter. La suite, eh bien, vous la connaissez.


Dernière édition par Walters Scott le Mer 25 Jan 2012 - 16:53, édité 2 fois
    En ce qui concerne ce qui précède, en revanche, l'audimat est déjà moins bien informé.

    Walters avait ouvert sa garde et tenait son arme au dessus de lui après l'avoir fait tournoyer autour de lui plusieurs fois, toujours dans un sens vertical. Le marchand, lui, avait été contraint de reculer devant ces assauts répétés. Il avait pourtant trouvé une belle opportunité pour frapper mais son sabre avait été écarté par la masse. Il venait de se rendre compte qu'il se trompait de stratégie et qu'il lui fallait absolument profiter de la moindre opportunité pour se rapprocher de son adversaire afin de le blesser. Plus facile à dire qu'à faire quand c'est d'un mastodonte maniant une masse de deux mètres de long comme s'il s'agissait d'un manche à balais.

    Le mouvement qui apporta cette conclusion fut le coup de poing entrainé par le poids du manche de la masse. Walters avait profité d'une bonne esquive pour frapper son adversaire. Ce dernier avait fendu l'air de son sabre en direction de la gorge de son ex-passager. Ce mouvement avait été permis grâce à une série de maneuvres dont le but avait été de se mettre à une distance permettant de toucher son adversaire, en essayant de le coller tant bien que mal afin de grapiller peu à peu du terrain. Le marchand avait pris plusieurs fois d'énormes risques pour y parvenir, cherchant à pousser le borgne à ouvrir sa garde.

    De son côté, Walters y allait à l'instinct. Il était à la fois heureux de croiser le fer avec son ami et commençait d'être agacé par la distraction qu'il lui apportait. Après tout, il était là pour enterrer l'objet de ses désir, et cet homme s'était mis sur son chemin. Car oui, le borgne éprouvait un désir fou pour la jeune fille morte, gisant à une dizaine de mètre du combat, et sentait que, malgré son état pitoyable, il verrait son monde s'écrouler si un autre homme s'en emparrait.

    Walters venait de prendre conscience de ce sentiment de jalousie qui résidait dans son esprit torturé depuis sa rencontre avec la jeune femme. Ce n'était pas le seul, évidemment, vu que lorsqu'un sentiment nait dans la tête du garçon, un autre en totale contradiction vient pratiquement à coup sûr s'y opposer. Ainsi, tout comme il souhaitait être aussi proche de l'élue de son coeur, plus proche que n'importe quel homme, il avait aussi l'affreuse impression que ce supposé bonheur lui occulterait toute autre forme de joie, le privant ainsi de tout ce dont la vie avait encore à lui offrir. Mais cette dissonance avait déjà trouvé un début de résolution, ou plutôt une réduction. Car le garçon sentait que ce corps reposant à l'air libre devait être protégé, préservé, afin qu'il puisse le retrouver à n'importe quel moment. Voilà pourquoi il vouait en finir avec son ami, afin de mettre son trésor en sécurité.
      Mais avant ça, ce n'était qu'un néant sans fond qui s'étendait dans l'esprit de Walters, alors qu'il se démenait contre la lame rapide du marchand. Un néant d'ennui que seul les attaques passant d'un des adversaire à l'autre troublaient. Jusque là le combat n'avait pas soulevé d'intérêt chez le borgne si ce n'était dans la valse qui s'était installée entre son ami et lui: attaque - parade - riposte - esquive - attaque - riposte - parade - riposte... Il s'amusait à essayer de deviner ce qui allait suivre, inconscient des sentiments qui allaient soudainement surgir.

      Tout semblait enveloppé dans l'ennui. Les mouvements du capitaine qui l'attaquait semblaient flous tant ils y étaient plongés. Et rien à faire, l'ennui demeurait. Ce divertissement, cette distraction qu'il lui avait été offert et qui l'éloignait de son réel désir, voilà qui était ennuyeux. Il avait bien essayé d'y mettre du sien en imitant l’épéiste et avait commencé de brandir son arme contre lui, mais cela ne ferait pas de différence. Mais il était inutile de continuer d'esquiver mollement les coupes, les estocs après tout. Autant y mettre du siens car, après tout, c'était bien pour ça que le capitaine marchand l'avait arrêté dans sa besogne.

      Il lui était arrivé dessus en hurlant, son épée étincelante au clair de lune, et Walters avait juste eut le temps d'attraper sa masse pour se défendre. Il l'avait plantée à quelques mètres pour se concentrer sur la tombe de sa compagne d'un soir. La demoiselle avait de longs cheveux blonds, il les avait laissé retomber sur ses épaules après les avoir serrés autours de son cou. Elle n'avait même pas essayer de le faire lâcher, mais avait plutôt chercher à l'embrasser. C'est du moins l'impression qu'il eut alors que sa bouche s’entrouvrait, son regard implorant plongé dans l’œil unique du borgne et le corps tremblant. Il l'avait emmené au loin pour en terminer, il l'avait désiré et avait vu le capitaine la regarder avec les mêmes sentiments que lui. Il avait tout de suite refusé la simple possibilité qu'un autre homme ne la touche, elle devait être sienne. Mais il s'était aussi souvenu de Macha, la première qu'il avait aimé et qu'il aimerait toujours. Impossible de l'abandonner, bien qu'elle soit morte. Impossible de l'abandonner, elle, sa mère, son père ou qui que ce soit d'autre...

      Il avait emmené la prostitué loin des bâtiments où la musique grondait. Il savait déjà qu'elle allait mourir de sa main à ce moment là. Il la tenait près de lui et elle se confiait. Elle lui disait que sa vie ne valait pas la peine d'être vécue et que, s'il l'aimait vraiment il l'en arracherait d'une manière ou d'une autre.

      Walters l'aimait, et il savait comment arracher cette jeune fille à la méprisable vie qu'elle menait.