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Une nouvelle arme

Galowyr Dyrian
Galowyr Dyrian
Le Sable Rugueux
Mousse

♦ Équipage : Fantine et les garçons

Feuille de personnage
Dorikis: 6910
Popularité: -462
Intégrité: -278

Jeu 1 Déc 2011 - 1:27

Il s’était levé tôt ce matin. Cela ne lui ressemblait pas, mais il n’arrivait pas à dormir. Il avait beau se creuser la tête impossible de savoir les origines de cette insomnie. Il sortit sur le pont du navire, le jour se levait à peine. Le soleil commençait à apparaitre à l’horizon, donnant au ciel et à la mer un vaste panel de couleur où se mêlait ombre et lumière. Le balafré n’avait jamais eu une âme sensible à ce genre de phénomène, pour lui ce n’était qu’un banal levé de soleil. Mais il sourit quand même, le soleil se levant sur la mer, combien de temps ça faisait qu’il ne l’avait pas vu. Il se souvenait de son père qui le réveillait à ces heures là pour leur entrainement quotidien, il se souvenait encore des raclés qu’il avait pris.

Bon fin de la séance nostalgie du jour abruti, dit-il tout bas.


Il quitta le Susanoo, sa nouvelle demeure. Fier navire de taille moyenne, Galowyr se demandait s’il s’y plairait éternellement, mais peu importait pour le moment. Il profiterait un maximum de ce que pouvaient lui offrir les Bloody Sorrow et qui sait il finirait peu être par s’y attacher comme à une vrai famille, enfin encore fallait il qu’ils soient à la hauteur. Il marchait sur le bord de la mer, regardant avec curiosité la ville qui se dessinait devant lui. Inu Town, si il se souvenait bien. C’était comme ça que Drogo l’avait nommé en tout cas. Il pénétra à l’intérieur de celle-ci, la ville se réveillait peu à peu, les travailleurs sortaient de chez eux, les marchands des rues installaient leurs étables et les artisans ouvraient leurs échoppes. Il n’avait jamais beaucoup aimé les villes, trop de mauvais souvenir sans doute. Il s’y sentait toujours terriblement enfermé, puis c’était surtout le symbole de sa vie de larbin de bas étage, qu’il voulait mettre définitivement derrière lui. Il était un pirate maintenant et un vrai ! Mais si il détestait tant les villes que ça que faisait-il dans l’une d’elle me direz vous ? Et bien il n’en savait rien lui-même, il avait juste eu envie de marcher seul pour se changer la tête et méditer (c’est un bien grand mot) sur les récents événements. La vie à bord n’avait pas été propice à cela et il comptait y remédier. Perdu dans ses pensées sur les membres de l’équipage, il déambulait dans les rues un peu au hasard, pendant ce temps le temps s’écoulait. Si bien que le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu’il se retrouva face à une étrange boutique, dont l’insigne en forme de crochet l’intrigua. Le nom « au joyeux manchot » était plutôt explicite, et poussa Galowyr à pousser la porte de la boutique.


Enfin boutique, c’était plus une sorte d’étrange musée poussiéreux regroupant des prothèses en tout genre des plus simple au plus farfelu en passant par les plus chics. Il regarda son vieux crochet de fer, se trouvant légèrement ridicule. Il faut dire qu’il y avait dans la boutique un nombre de modèle bien plus classe à ses yeux. Un triple crochet en forme de griffe, qui lui parut bien plus pratique pour planter ses adversaires, mais ses yeux s’en détournèrent vite tellement cette véritable réserve à merveille. Il y en avait un qui ressemblait à une main, l’autre n’était qu’une longue épée, chaque modèle faisait rêver Galowyr. Il aurait pu y passer des heures, il y avait même des modèles étonnant qui contenait un pistolet ou un lanceur de clous pour les personnes travaillant dans les chantiers navals. Soudain une voix puissante le fit sursauter.

Je peux vous aider ?

Il se retourna, un homme se tenait juste devant lui. Il le regardait d’un air jovial, l’homme était légèrement plus petit que Galowyr, ses cheveux noirs encres étaient attachés en une longue queue de cheval. Il portait un tablier couvert de taches d’huiles et de produit en tout genre, qui recouvrait son torse musclé qu’il gardait nu, n’ayant pour autre tenue qu’un pantalon qui paraissait ancestrale à la vue des multiples trous que celui-ci présentait. Pour ponctuer le tout, il portait une courte barbe noir, qui semblait plus due à sa négligence qu’au choix viril d'en porter une. Détestant être déranger Galowyr lui répliqua sèchement.

Je fais que regarder.

Ah très bien bah suivez-moi, je vais vous faire une petite présentation.

Alors qu’il s’apprêtait à vivement protester, le forgeron lui attrapa le bras et lui fit faire le tour de la boutique. Présentant avec grande fierté les modèles présents, expliquant tout leurs fonctionnalités. La résistance de Galowyr disparu aussitôt. Puis se fut le moment où il lui montra la pièce maitresse de sa collection. Le crochet en question était placé sur un superbe coussin rouge. Il était tout en or, et l’extrémité du crochet se rapprochait d’une lame courbée en certains points même si la forme restait celle d’un crochet classique. Il se demandait ce qu’il pouvait avoir de si exceptionnel, surtout que la taille massive de la base crochet devait le rendre lourd. Ce fut à ce moment que son guide appuya sur un interrupteur, attrapa le crochet et fit un geste brusque du poignet, déployant alors une chaine dont l’extrémité était le crochet. Les yeux de Galowyr furent ceux d’un gosse découvrant le jouet de ses rêves, son imagination fertile se mit à imaginer les multiples possibilités que pouvait offrir une telle arme. Il la lui fallait à tout prix.


Quel est le prix ? Dit-il d’une voix remplie d’excitation.

Oh pour ça il faut voir avec le chef.

Et bien va la chercher !

Même si le ton du balafré ne lui plut pas, l’homme au tablier s’exécuta. Il revint plusieurs minutes plus tard avec le patron. Enfin la patronne, une femme de taille moyenne, aux longs cheveux blonds qui formaient une grande natte, elle était elle aussi vêtue d’un tablier qui recouvrait une longue tunique noir, qui laissait transparaitre des courbes tout à fait féminines, sur lesquelles les yeux de Galowyr dérivèrent, il n’y a pas de mal à regarder vous aurait il dit. Mais il se méfiait, on devait toujours se méfier des femmes. C’étaient le plus souvent des créatures horribles.

Peut importe le fric que tu pourras sortir t’auras pas les moyens de te payer ce crochet. D'ailleurs il n'est pas à vendre, du moins pas pour des berrys. Dit-elle sans autre forme de procès.

Une personne riche aurait immédiatement tenté de sortir le plus grands nombre de berrys possible pour la convaincre. N’appartenant malheureusement pas à cette catégorie Galowyr, répliqua du tac au tac une phrase qu’il n’avait jamais cessé de ressortir.

J’accepte tout les boulots même les plus ingrats, je sais casser des bras, me battre et tout ce genre de trucs. Et au pire j’apprends vite. Je veux ce truc à tout prix

Tu sais cuisiner ?

La remarque surprit Galowyr. Ah bah ça, on lui en avait refourgué des boulots bizarres, bruler des filets de pêches, tuer des animaux domestiques ou d’autres trucs totalement absurde. Mais alors cuisiner jamais et cela ne lui été jamais passé par la tête d’entamer une carrière de cuisinier. Enfin à part faire un pâté en croute pour Drogo, Aïo et Maka. D’un air pas du tout convaincu il répondu :

Heu … oui !

Tant mieux je fête l’anniversaire de ma fille ce soir, et le cuistot que j’avais engagé nous a fait faux bond, si tu t’en occupe le crochet est à toi. C’est ma fille unique pour qu’elle soit heureuse ce soir je suis prêt à tout même à te céder cette arme.


Vendu !

La proposition lui parut étrange mais il lui fallait absolument cette arme. En plus quand on lui parlait de famille, c’était les rares cas où il se montrait sensible. Le pauvre il ne savait pas ce qui l’attendait. Il se retrouva dans une cuisine immense, un frigo aux proportions titanesques et des légions d’ingrédients. Viandes, œufs, farines ou poissons il y avait là tout les ingrédients possibles et imaginables.

Comment se fait il qu’une forgeronne est une telle cuisine ?
Demanda t il à l’homme de la boutique qui l'avait accompagné dans l'immense maison en face de la boutique où vivaient la forgeronne et sa famille.
La patronne descend d’une famille de célèbres forgerons et prothésistes, on raconte que c’est son grand père qui fabriqua le crochet de Sir Crocodile pendant la grande guerre. Enfin ça c’est une légende, en plus de ça son mari est un riche marchand du coin. Et puis pour être honnête vous êtes rentré par l’arrière boutique, enfin la vieille réserve quoi, d’où le coté un peu poussiéreux du coin.

Il se foutait de sa gueule ou quoi ? Il eut une soudaine envie de lui envoyer son poing à la tronche, mais ce n’était pas bon pour le business ça … Il allait de nouveau jouer le gentil larbin compatissant comme il l’avait toujours si bien fait.

Et qu’est ce que je dois préparer ?

Il lui sortit le menu du soir, le balafré le lut lentement. Non pas qu’il n’arrivait pas à le lire mais que ça ne lui plaisait pas du tout. Du roi des mers et un immense gâteau, ça allait faire du boulot ça. Il se creusa la tête pour tenter de se rappeler les recettes que Mike lui avait appris, le gâteau ça devrait aller, le roi des mers ça par contre, aucun moyen de trouver une idée. L’image du pâté en croute lui vint dans son esprit, et bien il allait leur faire du roi des mers en croute alors. Il se mit rapidement à faire une immense quantité de pâte à pain utilisant la quantité astronomique d’eau, de farine et de levure qui se trouvait dans la pièce, se fut rapidement le boxon, mais au pris de multiples efforts et de l’utilisation massive d’un rouleau à pâtisserie, il y parvint, celle-ci de par sa taille recouvrait une bonne partie du plan de travail, il posa l’immense morceau de créature marine au milieu de la pate, il replia les côtés vers le dessus, mouilla avec un peu d'eau pour bien faire adhérer et mit le tout au four. Il se sentait épuisé, non mais quelle idée il avait eu d’accepter ce boulot. Mais soudain, il se rappela qu’il avait aussi un gâteau à faire, jetant un coup d’œil à son plan travail qui ressemblait à un véritable champ de bataille, il poussa un soupir. Ce la lui prit encore une bonne partie de la journée mais à grand coup d’œuf, de farine, de fraise de crème et de beurre, il parvint à terminer l’immense gâteau pour l’anniversaire de la petite. Ah le gâteau aux fraises, que de souvenir on disait que c’était sa meilleur recette sur le navire de Dyrian. Enfin il s’en foutait. Mais maintenant il fallait tout ranger. Astiquer le plan de travail, faire la vaisselle des immenses ustensiles utilisés, et ranger tout finit de le lessiver totalement. Il lui fallait une cigarette. A son immense regret il n’en avait pas, mort de fatigue il finit par s’endormir sur l’unique tabouret de la cuisine.

Je ne te paye pas à dormir toi !

Ce fut ainsi qu’il fut réveillé. Vous n’inquiétez pas votre plat est dans le four et le désert dans le frigo. Satisfaite ?

Son employeuse jeta un regard dans le frigo et à travers l’immense vitre du four où le plat finissait de cuire.

Cela m’a l’air pas trop mal, tu m’as rendu un bon service … Comment tu t’appelle ?

Galowyr …

Et bien Galowyr tu as amplement mérité ce pourquoi tu as travaillé.
Ils quittèrent la maison de la forgeronne, pour traverser la rue et rejoindre la boutique. La fatigue disparue soudainement face à l’excitation qui le gagnait. Il allait enfin avoir ce crochet. Ils rentrèrent à l’intérieur et celle-ci fila le chercher. La vraie boutique ne ressemblait en rien à la réserve. De superbes vitrines nettoyées à la perfection protégeaient des crochets tout aussi impeccables. Le parquet était recouvert d’un superbe tapis rouge, une vraie boutique de luxe en réalité. Galowyr ressemblait à un enfant la vieille de son anniversaire qui n’a qu’une impatience celle d’ouvrir enfin ses cadeaux. Elle revint enfin avec la précieuse prothèse. Il sourit, en quelques instants son vieux crochet fut remplacé par le neuf. Sa nouvelle prothèse était beaucoup plus grande et plus lourde, mais rien de bien handicapant. Il fit quelques mouvements de bras pour s’y habituer, tout en voulant garder l’air de ne pas voir la différence. La prothésiste lui expliqua alors les conditions d’utilisation de l’arme, mais Galowyr trop excité par son nouveau jouet n’en écouta pas un mot et n’avait qu’une envie celle de le tester. Disant au revoir à la gérante. Il fila comme un voleur si ce n’est plus vite.
La nuit était tombée sur Inu Town, il avait passé sa journée là-dessus. Il espérait que Drogo n’en avait pas profité pour aller chercher des noises à la marine sans lui. Il marchait vite impatient de regagner son navire. Quand soudain, une voix d’homme l’interpella.
Ou tu va comme ça ?
Galowyr regarda celui qui venait de lui adresser la parole, son visage lui disait quelque chose mais aucun moyen de mettre un nom dessus.
Bah alors le balafré on se souvint même pas de son vieux copain, quel heureux hasard de te croiser ici n’est-ce pas les gars ?
Il était en effet accompagné d’une dizaine de type possédant une mine tout aussi patibulaire que la sienne.

On se connait ?

Comment ça tu m’as oublié ordure, je suis Nairyd, on s’est croisé à l’époque tu bossais pour un Don dont je m’rappelle plus le nom. Tu avais interrompu notre business à moi et à mes potes, on a été obligé de bouger ici pour continuer.

Si je devais me souvenir de tout les minables dans ton genre je n’en aurais pas fini.

Tu va voir ordure. Mike occupe toi de ce type !

Le dénommé Mike fonça sur lui, une immense batte à la main, Galowyr lui expédia un coup de pied dans le ventre qui le plia en deux, avant de transpercer son cou avec le crochet. Il s’écroula net, au moins pour cela le nouveau crochet était tout aussi efficace. Les compagnons de Mike restant commencèrent alors à l’encercler, forts de leur supériorité, il affichait un visage confiant presque goguenard. Le balafré ne pouvait se permettre de foncer sur l’un au risque de se prendre un coup dans le dos. Mais il avait son nouveau joujou. Il était temps de tester sa chaine maintenant. Il appuya sur l’interrupteur comme il avait vu le type de la boutique le faire, un cliquetis mécanique se fit entendre. Il fit un brusque mouvement de bras, comme il aurait fait pour donner un coup d’épée de haut en bas. La chaine se déploya, avant de s’abattre violement sur un des hommes de mains. Puis le balafré exécuta un tour sur lui-même, la chaine vint frapper tout les ennemis de coté.

Qu’est ce que vous pensez de ça bande de minable ? C’est la Galo Tornado !

C’était pas mal ça comme nom, fallait qu’il le note, mais en plein combat ça risquait d’être plutôt difficile. Bon bah il faudrait compter sur sa mémoire, aussi défaillante soit elle. C'est dommage, le noble art de nommer ses techniques était difficile mais il trouvait qu'il s'en sortait plutôt bien. Nairyd ne sembla sensible aux talents nominatifs de Galowyr, il ne semblât pas non plus apprécier se qui venait de se passer, pas du tout même. Il dégaina une large épée qu’il avait sorti de nulle part. Sans se démonter Galowyr envoya voler la chaine dans la direction de son adversaire, celui-ci para le coup à plusieurs reprises. Le balafré commençait à s’habituer à son arme qui prenait des trajectoires de plus en plus audacieuses, sans jamais parvenir à frapper son opposant. Il se débrouillait bien le bougre. Galowyr frappa verticalement, son adversaire esquiva de coté et parvint à bloquer la chaine sous son pied. L’arme du balafré était bloquée. Merde comment on rembobinait cette connerie. Non mais cette idiote de forgeronne avait oublié de lui dire, ou alors c’était lui qui n’avait pas écouté. Impossible de s’en rappeller.
Alors c’est qui le minable Dyrian ?

Dans un geste totalement instinctif, Galowyr appuya de nouveau sur le bouton du crochet, ce qui eu pour effet de rembobiner la chaine, et de faire tomber Nanryd ,surpris, à la renverse. Tout fier de son nouveau crochet Galowyr ne pensa même pas à l’achever. Mais son mystérieux rival, enfin si on pouvait l’appeler comme ça, avait été sonné par sa mauvaise chute et resta par terre.

C’est quand même une sacrée arme ce truc, j’ai hâte de le montrer aux autres. Oh et puis, non, je le garde secret, ça le coupera le souffle le moment venu. Puis si je me retrouve à me battre contre Drogo ça pourrait me sauver la vie.

Il se remit en route vers le navire, il avait bien envie de se fumer une clope et de boire un coup. Très envie même.

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