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Escape from Zartacla [FB 1621]

Tahar Tahgel
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Lun 12 Déc 2011 - 0:25

Sais où jsuis avant même d’avoir ouvert les globuleux. L’instinct. Mais pas que. C’toujours le même ordre faut dire. D’abord les feuilles. C’par elles qu’arrivent les premiers sons. Et c’gargouillis dans ton dos c’est un poivrot qui vomit son malheur. Et c’t’affreux beuglement un peu lointain c’est un maton qui conte ses exploits nocturnes à son pote qui s’en branle. Puis l’toucher. Et c’sol en dur sous une paillasse qui sert plus à rien tellement elle a été aplatie par les cohortes de clodos qui t’ont précédé, c’est c’ui d’une prison moins deux étoiles. Puis l’tarin. Et c’savant cocktail d’acide, d’âcre et d’pisse, c’est les douces senteurs variées d’un trou à rats jamais nettoyé d’puis qu’on l’a creusé. Enfin, donc, les globuleux. Et c’vague truc que t’aperçois derrière la brume qui flotte encore un peu, c’est un codét’nu qui s’débat dans ses restes de soirée. Et en prime t’as la baveuse empâtée. Ca, c’est pour t’rappeler les excès d’la veille. Par cœur que j'la connais, la rengaine.

’y est ? Enfin ’t’réveilles ? Tocard.

J’fixe un brin l’chacal à l’haleine fétide qui vient d’m’agresser d’son verbe subtil et délicat. L’est assis dos au mur à cinq pas, m’mire comme pour m’laisser l’temps d’le r’trouver dans mon passé proche. Fait pas très lumineux ici, alors jvois pas bien sa tronche de laid. Charpente d’épouvantail, gueule sans âge d’ces gens qui s’noient tous les jours dans un verre pas propre, gueule comme moi. L’a quand même un vague air d’déjà-vu, mais m’souviens pas encore bien des détails. D’un coup, y a ses éclanches qu’s’mettent à s’agiter toutes seules. Y maîtrise pas, ça s’voit. Jreplie les cannes par réflexe. Et pendant qu’son estomac lui r’met un coup d’bile, en flash, y a une gueuse qui m’passe en mémoire. Suis pas encore trop sûr d’c’qu’a pu lui arriver… Une blondinette qu’aurait mieux fait d’rester chez sa mère, sûr’ment. Elles auraient toujours mieux fait de.

Vos gueules, les glands.

Pas eu l’temps d’vraiment jacter pour ma part t’sais, cousin. C’que jpense à répondre à la raclure qui vient d’causer d’puis l’ombre du fond du trou. Mais suis pas encore en état d’lui faire avaler son poing d’gros tas. Alors jdis rien. T’façon j’avais rien à baver. Au lieu d’ça jcontinue ma tournée d’souv’nirs. La blondasse reste une blondasse sans nom. Mais elle r’trouve ses formes. D’jolies formes. J’me r’dresse. Contre mon mur, ouais. Va pas croire. Dans la manœuvre, jnote que la garde a pas dû être bien tendre c’te nuit. J’ai des flottantes qui flottent un peu trop on dirait.

Parlant d’blaze, l’endroit où jsuis r’trouve soudain l’sien dans les méandres de ma tumeur cérébrale. Zartacla. Ridicule, ouais. Jsais. Dirait un nom d’cirque. Mais non. Juste une chtiote île comme tant d’autres sur West. Des putes, des bars, des putes. Comme partout. Et une putain d’taule dans laquelle j’m’ai fait jeté ent’ hier et hui. Comme pas partout. A m’sure que mes esprits s’retrouvent, jme rends compte qu’en fait ça m’est pas arrivé d’puis un moment. D’tâter l’roc froid d’un sol de gnouf. Pas plus mal r’marque, vu qu’à chaque fois que j’fréquente d’un peu près la maréchaussée jpasse à un poil d’la corde. Rapport à mon passif tout ça. Bref.

Les tempes m’tintent quand j’essaie d’rester juste droit sans bouger contre la paroi. C’est pas bon signe. Jsens la bonne grosse journée d’merde en approche. L’genre de journée qu’tu vis sans vivre, qu’t’attends qu’elle passe sans la voir passer. J’ai l’nez pour ça. L’habitude ? Aussi, ouais. M’enfin. Du coup j’essaie même pas d’fermer les mirettes. Trop risqué dans mon état. Et j’ai déjà eu assez d’mal à m’foutre assis pour m’donner une seule chance de m’recasser la gueule. Donc jreste tel quel. Adossé à la pierre humide. Jambes presqu’ tendues. Quinquets grands ouverts. Qui r’gardent rien. Cervelle liquide. Qui pens’ rien. Qui pense rien… Qui pense r…



Hé, tocard !

Mon poto d’la veille. Jsais toujours pas qui c’est mais jpourrais l’buter pour m’avoir réveillé. Jpourrais. Mais jpeux pas. Sens plus mes pattes. Et pour cause : m’suis quand même cassé la gueule. Bien la peine de prendre mes précautions, tiens. Et donc j’ai pioncé dans la seule position du manuel qu’permet à un humain aussi normalement constitué qu’mézigue d’foirer assez sa circulation sanguine pour les ankyloser. Ankyloser, ouais. T’as vu un peu les mots qu’jconnais. Mais donc.

Mais donc je l’bute pas. Au lieu d’ça, jmire dans la direction qu’y mire. Grostas au fond mire pareil. Y a du boucan du côté d’l’entrée. Genre des gusses qui causent.
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Pénélope Solète
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Dim 18 Déc 2011 - 3:00

Dans le bateau vers l'île, Pénélope s'était mise à se remémorer le discours de son chef, un monologue foutrement faux-cul, elle avait même laissé échapper à haute voix et avec l'expression faciale la plus moqueuse possible :


"Mission de première importance... objet d'une valeur sentimentale incommensurable... haut dignitaire avec des amis très haut placés... une tâche noble..."


Noblesse et valeur sentimentale étaient deux expressions consacrées pour dire qu'elle n'allait pas sauver le monde cette fois-ci. Aucune chance de brasser des millions, de sauver du granit marin, de mettre sous les verrous un amiral véreux. Cette mission avait l'attrait de l'entrecuisse fanée et herpétique d'un tapin centenaire. D'ailleurs, cette impression se confirma de la manière la plus inattendue qui soit : "un chat". Encore que s'il s'agissait de retrouver un chat encore vivant, elle pourrait, en plissant les yeux et en fermant sa gueule, comprendre, mais il était mort depuis plus de deux ans. C'était un meurtrier en série de chat qu'il fallait de toute urgence qu'elle coince, et les enquêtes internes du Cipher Pol étaient évidemment sur le coup.


*La prochaine fois qu'une mouche t'emmerde demande un buster call, connasse.*


Elle n'osa pas faire la remarque parce que la vieille en face, n'avait pas l'air commode. Quand on avait la chance de posséder la moitié d'une île et d'habiter un manoir en surplomb, on imposait implicitement le respect. De ce fait, l'agent se tut autant que ce fut possible et mit ses oreilles à profit, car manifestement, la commanditaire, une certaine Lucie Pherpol n'avait besoin de personne pour faire la conversation. Après lui avoir expliqué comment elle avait rempli pas moins de trois cartons des fruits de sa recherche et l'avoir mis en garde contre tous les habitants du village, elle l'invita à dîner.

Ne serait-ce que pour la boustifaille et la bibine, cela aurait pu éventuellement valu le détour. Les mets les plus fins qui soient et les alcools les plus raffinés qui furent distillés. Comme chez toute personne amatrice de gastronomie, on mangeait peu et l'éthanol montait sans escale au cerveau. Assommée par des vins millénaires et des whiskys antédiluviens, Pénélope prit la peine d'emprunter sans échéances de remboursement une pleine caisse de liqueurs de chez son hôte.



*Après tout, faut bien que je me console de lui torcher le cul. Et je ne suis pas bourrée !*


Elle consacra la journée du lendemain à déchiffrer la documentation reçue, élucubrations tout droit sorties de l'esprit dérangé et sclérotique de la démentielle Lucie, et partit sur le terrain, le surlendemain. En descendant la pente vers le hameau, elle vit une tête de chat épinglée sur le mur, même mode opératoire, l'agression datait de la veille. Elle allait passer sa main dans le sang avant de se dire que c'était complètement débile de faire ça.


*Il ne me manque plus que me mettre à fumer la pipe et à porter l'imper.*


Cela étant dit, il fallait bien qu'elle commence son enquête quelque part et rien de mieux que le poste de la marine pour avoir quelques renseignements sur les cas locaux. Ce qu'elle y entendit lui fit perdre le peu de foi qu'elle avait pour l'humanité :


"Ah celui qui décapite les chats ? Il est ici, dès qu'il force un peu sur la boisson il nous refait le coup. On le met un peu au frais et après il pleure, il se traîne à nos pieds, un percepteur d'impôts qu'a pas de couilles si tu voulez mon avis, madame. De toute façon, je ne peux pas blairer les chats."


Ce fut mot pour mot ce que moufta le sergent, un gus bien en chair qui n'avait pas peur des tâches sur son uniforme.


*Douze jours de voyages parce que cette vielle conne ne peut pas traîner son déambulateur jusqu'ici. Je vais me le faire ce connard de tueur de chat, je vais tellement lui casser la gueule qu'à côté, le cubisme ferait réaliste.*


Elle poussa donc la porte avec le sergent au bout de sa main avant de se planter devant la cellule et là, elle repéra immédiatement la cible à abattre, son sac de sable, celui qui allait épouser la forme de ses phalanges, la seule serpillère qui allait passer sur le sol crotté de cette étable en forme de poste de la marine. Il était dans un costume fripé et ses longs cheveux graisseux dégoulinaient de son crâne pour tomber en cascade devant un visage salement envahi par une barbe bordélique. Elle savait que c'était lui parce qu'il portait une longue éraflure au cou, effet secondaire notoire de la manipulation intempestive des chats. De plus, il émanait de lui un bouquet de spiritueux bon marché et de salive épaissie par l'alcoolémie.


"Allez les guignols, vous m'emmenez çui-là dans une salle tranquille vous voyez, un endroit où on pourra causer sans être interrompus par des branquignols comme vous." fit-elle avec la mauvaise humeur de circonstance.


Grognant et pestant, aussi silencieusement que possible, s'entend, le sergent et son larbin se mirent à soulever la masse peu coopérative pour la mettre dans une salle aux murs bien solides et où il y avait une robuste table en acier rivée au sol. Ils le déposèrent à même le sol en prenant le soin de lui retirer ses entraves à la demande de Pénélope.


"J'ai des aveux à te faire signer, mais je te demanderais d'avoir l'aimable obligeance de ne pas te mettre à table trop vite."


Là-dessus, elle allongea une beigne magistrale, mirifique courbe parabolique d'une paluche qui fendit l'espace pour aller s'écraser du produit de la moitié de sa masse et du carré de sa vitesse sur l'angle de la mâchoire du gars, histoire de requérir son attention.


Dernière édition par Pénélope Solète le Dim 15 Jan 2012 - 22:22, édité 2 fois
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Dim 18 Déc 2011 - 20:25

Jvais pas t’mentir, gars. Au contraire d’tous ces branques qui vivent l’foie jauni par leur peur d’jusqu’à leur ombre, des questions existentielles, jpeux m’targuer d’en avoir solutionné un paquet d’puis que jfoule ce monde de péché. C’est c’qui m’donne ma sérénité légendaire. Ouais jsuis un gars serein, ta gueule toi au fond. Dans ma pensée. "Que suis-je ?" Nib. "Où vais-je ?" Chez la Passeuse. "Pourquoi la vie ?" Pour la fin. Pour le fun. Et ça ça m’suffit pour avancer. Ou pour rester sur place… Où jveux en v’nir ? A c’qu’y a une interrogation qu’j’ai jamais trouvé la réponse qu’allait avec. Un putain d’miracl’ de l’existence qui m’laisse toujours sur le cul en y pensant. C’te truc, c’est, jte l’demande émile : comment font mes vingt-douze ratiches pour me coller les basques d’puis bientôt quarante berges d’bons et déloyaux sévices sans encore avoir cherché à s’barrer sous l’soleil où y fait meilleur vivre ? Comment ?

Prenons maint’nant par exemple. Prenons, là, tout d’suite, l’instant présent où jme prends c’te maousse tannée par la fée clochette qui m’sert d’interrogatrice, à propos d’jsuis pas même sûr qu’elle m’ait dit quelle affaire. J’l’appelle la fée clochette pack’ ça sonne bien, qu’j’ai des cloches qui sonnent l’tocsin au-d’ssus d’mon crâne enfoncé d’deux pouces dans l’sol, et qu’elle a des tifs longs et d’une couleur que y a qu’les fées des histoires pour mômes pour en avoir des comme ça. Les fées et les putes, mais ça je la connais pas encore assez pour me permettre, tu comprends. Mais bref. Comment donc fait mon ratelier pour tenir l'coup sous la violence du choc ? Hein ? Tu m'expliques ? Tu peux pas hein ?

Aut’ miracl’ de la vie, jsens à nouveau mes jambes. Tu m’diras qu’ça c’est packe j’ai eu un sursaut d’adré qui m’a débouché d’un coup les tuyaux à sanguinoleux jusque dans les cinq extrémités, et t’auras sûrement raison, mais sur le moment ça fait bien plaiz. Les préliminaires un zest’ violents j’ai rien contre, mais suis pas du genre à rester passif et tant qu’à faire j’aime bien pouvoir m’défendre dans c’genre de situation. Manière d’varier les plaisirs, ouais. J’en profite donc pour m’extirper la gueule des miettes pierreuses qui m’martyrisent le derme facial et la rel’ver –la gueule– vers la douce colombe qui vient d’me saluer avec autant d’délicatesse que son espèce en est capable.

J’en reste coi.

Et j’ai des idées qui m’viennent. Idées d’coït ? Ouaip mon grand. A ma décharge, l’oiselle est aussi bonne que la musique. Ah, y a pas d’musique ? Bon, alors elle est juste bien gaulée. Jfais semblant d’reprendre ma contenance en papillonnant des mirettes comme si j’y avais toujours d’la poussière, mais en réalité c’est juste pour la mater un poil plus longtemps telle qu’elle est là… Faut dire que quand j’en aurai fini avec elle y a ptet deux choses qui peuvent se passer. Soit j’ai étanché sa soif et elle se barre satisfaite, soit malgré tous mes efforts j’ai pas réussi à la combler et elle se barre aussi. Ouais, suis quasiment certain qu’notre relation s’ra seul’ment faite d’immédiateté et qu’elle peut avoir aucun av’nir à long terme. Et dans tous les cas, y a peu d’chances qu’elle se tire sans séquelles sur son mignon minois des fous ébats qu’on va consommer ensemble elle et moi.

Veux baver un truc sympa, mais c’est un filet rouge et plus ou moins consistant que jsens m’couler sur la barbe jusqu’ sur la veste. Jréalise que jsuis encore trop dans l’coltard pour vraiment avoir toutes mes facultés et qu’la tâche consistant à mettre sa rouste à la mousmé va pas être si easy qu’ça si j’y mets pas du mien. Toujours la fixant qui m’fixe, j’fais appel à toutes les forces obscures que je renferme au dedans de mon moi alcoolisé et maléfique pour trouver l’énergie et la stabilité qui m’permettront de lui buriner sa jolie face de salope. Oui, ça y est, j’la connais assez pour ça, t’as vu.

Greuuuh

Pas b’soin d’la Poulie ou du Kan, qu’sont chais pas où dans les casiers d’la zonzon, pour m’donner du cœur. Sous c’cri d’guerre bestial s’cachent en fait pas mal de ch’vaux-vapeur et, quand jfonce sur elle et qu’elle esquive, j’ai pas l’temps d’voir le mur derrière surgir qu’illico j’m’y r’trouve imprimé. Brutal’ment, proprement, presque silencieus’ment. Jdis presque, parce que ça a dû faire assez d’boxon pour que les glands qui servent d’armée à c’t’île de dégénérés s’disent que putain la bonasse droit l’frapper fort, le vieux poivrot qu’elle a sélectionné. Et dire qu’c’est pas d’lui qu’y causaient en mentionnant l’tueur de chats. Double échec. L’crépi lézardé m’tombe sur la gueule en même temps que j’reglisse au sol.

Mais, d’même que la muraille que jviens d’cogner, l’en faut bien plus pour m’abattre. On s’apelle moi ou on s’appelle pas moi, et c’te fois-ci non seul’ment j’ai l’sanglant qui circule bien partout dans mon corps d’athlète, mais en plus j’ai les idées claires. C’qu’avait pas réussi la beigne introductive de ma partenaire de jeux, l’choc contre la cloison l’a fait : j’ai décuvé. Encore à terre j’la laisse s’approcher, curieuse et gironde, et au bon moment jlui chope la crinière, m’en fais une rêne d’un tour d’main expert, et j’l’attire au sol d’une secousse. Ca y est, on est d’jà tous les deux sur notre lit tout dur, d’jà à l’horizontale, elle sur l’dos sur moi qu’suis aussi sur l’dos. Position ô combien sympa t’en conviendras. Et, un bras qu’appuie sur son cou d’oie blanche pendant qu’la palme qui y est reliée lui bouche la parleuse et qu’l’autre est toujours rivée à sa ch’velure d’un aut’ monde, j’lui susurre enfin les mots d’amour qui m’sont pas v’nus tout à l’heure. J’ai pas jacté d’puis la veille, et ça ça fait long pour moi. J’ai un quota d’mots à évacuer et j’prends l’temps d’le faire. D’autant qu’jsens encore les conséquences d’sa mandale et qu’chaque son un peu trop découpé m’picote la mandibule.

M’mettre à table, poupée ? Elle s’débat, jresserre un peu. Bouge pas chérie, laisse-moi finir. Là... Pourquoi donc t’voudrais que j’tarde, mh ? T’as l’air d’pas avoir voulu faire le déplac’ment pour rien. Jme trompe ? J’attends pas d’réponse. Dis-moi, t’veux savoir quoi ? Si jsuis libre pour c’soir ? Ou si jsuis libre pour toute la vie ? Jsuis cramé ou jsuis pas cramé ? T’es là pour moi ? L’fugitif prudent parle pour moi. L’manque d’alcool aussi, ça fait faire des phrases.

Jveux pas t’décevoir ma jolie, mais si c’est la s’conde ça va pas êt’ possible, j’ai d’jà une régulière dans la vie. Son ptit nom c’est Lady Death, cherche pas tu peux pas rivaliser. Mais si c’est juste pour la nuit on peut s’arranger, elle est pas trop jalouse. D’un coup d’boutoir dans son séant bien comme y faut, jla gicle soudain au loin en lui lâchant la grappe. Et dans l’même élan jme r’lève pour qu’on puisse poursuivre la discussion les yeux dans les yeux. Alors ?
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Mer 21 Déc 2011 - 1:45

Elle n'avait pas lésiné cette fois, le mec était parti faire une bise au mur, lui cédant au passage un peu de son sang. Elle le voyait déjà à terre, emplâtré et s'en voulut presque d'avoir cassé son jouet trop vite, comme un gamin qui verrait ses espadrilles lumineuses crachoter leurs dernières couleurs. Cependant, il se releva et se secoua pour la charger tel un bestiau. Ce n'était pas qu'il s'y prenait mal ou qu'il n'y mettait pas la bonne volonté qui seyait, mais lâcher un "Greuh" avant de foncer en ligne droite n'était pas la meilleure méthode pour attraper du Pénélope. Il lui suffit de se retirer de la ligne au bon moment pour que le bourrin aille rendre hommage à l'autre mur. Par contre, il paya un autre tarif ; il se retrouva à nouveau par terre avec en prime du plâtre plein la gueule ce qui n'arrangeait pas son aspect.


*Eh ben, quand on ne s'y connaît pas en briques, il faut se méfier ; elles ne respectent jamais le code de la route et ont tendances à jaillir n'importe où.*


Du coup, elle voulut s'approcher de lui, histoire de tâter son pouls, vérifier l'absence de sang dans les selles et toutes ces conneries qu'on lui avait enseignées en secourisme. Bref, elle se penchait sur lui pour le secouer un peu, voir s'il se souvient encore de qui il était, mais il fut plus rapide qu'elle et empoigna une mèche aventureuse avant d'agripper le reste de sa tignasse. Sans qu'elle eût l'occasion de réagir, elle se retrouva plaqué contre lui solidement retenue par ses deux bras.


Vint le moment où elle paniqua, elle ne s'était pas préparée à cette situation et il arrivait, contre toute attente, à l'empêcher de se libérer. Elle dut subir son haleine aux effluves de vinasse et son souffle chaud contre sa nuque. Histoire de compléter le tableau, sa barbe lui frotta la joue en y déposant des gouttes de sa sève vermeille. Non pas que ses avances la choquaient, elle en avait entendu tellement, mais cette proximité la rendait malade. Elle mit du coeur à se dégager de sa prise, mais rien n'y fit. Il usait à peine de ce qu'il fallait de poigne pour la retenir comme s'il ne voyait pas l'intérêt de faire étalage de sa force et là, elle comprit quelque chose, elle était, pour la première fois, tombée sur quelqu'un de plus fort qu'elle. Il fallait donc passer sur une stratégie plus subtile et faire montre de créativité. Pendant qu'il finissait de la ridiculiser, elle glissa une équerre dans sa ceinture solidement fixée à un fil qu'elle tenait accroché dans sa tenue. Puis, elle essaya de lui en planter une autre dans la cuisse pour tempérer ses envies, néanmoins il lui mit un tel coup de pied dans le cul qu'elle se retrouva en l'air avant d'avoir mené à bien son projet.


On n'aurait pas pu trouver mieux pour grimper à la plus haute place du classement de Pénélope dans la catégorie : connards de premier ordre, félicitations du jury. Il y avait peu de chances qu'elle le laissa partir vivant quelles que soient les emmerdes subséquentes. Sa haine était si dense que l'air en devint compact et le guignol d'en face était la seule chose qu'elle pouvait garder dans son champ de vision. Pendant que celui-ci se relevait, elle s'était mise en condition pour faire couler le sang et tenter de clore la scène par les violons annonçant la mort de ce fumier



"Oh tu vas te mettre à table, celle du légiste en tout cas."


Sur ces mots, elle tira sur le lien et déséquilibra l'homme qui était en face, le faisant passer pour une crème de con. Terminée la pose guerrière, il avait l'air d'un pantin désarticulé qui cédait à une bourrasque venue de sa gauche. Pendant ce temps, Pénélope prit son élan dans les airs et arriva pile au moment où il menaçait de se coucher une troisième fois sur le sol. Son tibia l'atteignit au flanc droit et la force de l'impact élégamment mariée à la saveur du Rankyaku acheva de bouter le puant vers son destin, et accessoirement un pan de mur particulièrement rancunier.


Cela lui donna le temps de trancher le câble qui les reliait et de coiffer ses cheveux en chignon en tentant d'occulter le commentaire soudain ressurgi de sa mère qui l'obligeait pour la petite histoire à l'appeler Madame :



"- Je t'avais dit que tu regretterais de laisser traîner tes cheveux !
- Je m'excuse, Madame. Je ne le ferai plus.
- On ne soupire pas !
- Je n'ai pas soupiré !
- Si, je t'ai vu, on ne discute pas non plus !
- D'accord.
- D'accord qui ?
- D'accord, Madame."


Elle fit aussi appel à Équerre qui la regarda d'un air désapprobateur :


"- Celui-là, c'est lui ou toi. S'il survit, il ne te laissera pas partir et ça m'a l'air d'être un sacré client.
- Vraiment, merci pour ton aide, je me sens beaucoup mieux, t'es un ange !
- Tâche de calmer sur les sarcasmes pour te concentrer sur ton combat."

La fraction de seconde que lui prirent ces deux dialogues mentaux ne l'empêcha pas de se mettre en condition à nouveau afin d'éviter de tapisser le sol comme son adversaire semblait être assez enclin à faire.


Dernière édition par Pénélope Solète le Jeu 22 Déc 2011 - 21:12, édité 1 fois
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Jeu 22 Déc 2011 - 20:47

J’aime ces moments-là.

On est là, tous les deux. Du sanglant sur le sol. Des regards qui se croisent.

C’est toujours les mêmes gestes. D’abord le mur gauche. Toujours. Encastrage. Glissage au sol. Puis le mur droit. Et puis un glaviot de mon propre sang, toujours. Parce qu’il me transmet plus que les oligo-éléments et les forces du volcan, ravaler mon carmin est un plaisir.

J’lèche mes babines comme une bête s’nettoie la gueule après avoir brouté des entrailles.

Peu importe comment on en arrive là. Jtease puis jme laisse défoncer. Toujours. Un peu. ’stoire de s’mettre en condition. Là, la colombe a la rage. J’l’ai bien travaillée. Suis content. Sûr, j’ai toujours pas pigé quand elle a pu m’mettre c’fil à la patte avant d’me tataner comme elle vient d’le r’faire. Sûr. Mais qui s’en fout ? Les glands dehors, qu’hésitent ent’ rentrer pour participer et rester safe dehors ? Ptet.

M’rel’ver, encore, toujours.

Pas moi, pas elle. Sûr’ment pas elle, nah.

J’l’aime bien son r’gard à Clochette. J’d’vais avoir l’même genre quand j’ai buté Flermet. La motivation qu’c’était une salope de raclure en plus, ptet… …mh, en fait non, on va dire qu’c’tait pareil. Vu la tronche qu’elle tire mes avances ont pas l’air d’l’avoir vraiment chauffée. Curieux, hinhinhin.

Tiens. Chignon, mignon. Hinhin bis.

’m’ébroue. Ouais, elle m’attend alors j’prends l’temps. Et j’m’ébroue, comme un chien. Chien battu, j’sens trois côtes qui m’font la gueule. D’la poussière m’tombe des douilles, on dirait d’la neige. Et moi j’dois avoir une bouille d’zombie. Bref. Tableau des options ouvertes.

Désolé chérie, jsens qu’ça va être dur d’faire original. Pas qu’jveuille pas t’épater mais, tant qu’tu m’rends pas mon coupe-coupe et ma décapiteuse pro, c’va être tendu. ’dra pas qu’j’les oublie en sortant d’ailleurs. C’srait un coup à c’qu’y m’tirent la gueule pendant deux s’maines après, ça. Mh.

Un, foncer sur la minette. ’n’a vu c’que ça a donné la première fois, sais bien, mais y reste un mur à peu près intact et c’srait l’occasion d’le déflorer. Deux, foncer sur la minette et c’te fois la choper. Fait un peu déjà vu, certes. Pis après, quoi ? Prise de catch à la one-again, encore ?

L’temps qu’jcommence à la violer si elle s’laisse faire, sûr qu’j’aurai la garde au cul. Sont pas un gros danger maint’nant qu’elle a réveillé l’kraken, mais c’jamais très classe d’sfaire mirer dans l’acte.

Meh, Ta gueule, Tahgel.

J’aime bien mon nom, jpeux faire des jeux d’mots rigolos avec. Sans qu’les autres le sachent en plus.

Mais j’ai raison, jpense trop. Vite mais trop. C’est chiant. Option trois donc.

Un pas et jsuis à destination. L’avantage des salles d’interrogature : c’est pas grand. Carrément ptit. Et c’pas la miss que j’chope. Non. La table. Rivée au sol, qu’tu dis ? Possible. Ah. Ca. Les quatre bitoniaux. Pas vus. Rien à battre, même. Jsens la rage de la frapper qui r’monte en moi. Ca passe par plein d’tuyaux. Des gros, des ptits. Des transparents, des colorés. Des mous, des pas mous. L’seul point en commun qu’y z’ont, tous ces morceaux d’tubes qu’sont d’dans moi, c’est c’te pression sanguine qu’y monte, qu’y monte. Qu’y monte. J’explique pas. Mais c’est monté. C’est là.

J’greuh encore. Ca fait viril, probablement. Rien à carrer toujours. C’est efficace, point barre. Jcrois qu’elle a perçu l’danger cette fois. La miss. Elle m’pique avec un truc. Une équerre ? Qu’est-ce tu fous avec une équerre ? Jsaigne d’ailleurs qu’des gencives et du pif. Les mains. Ca c’est la table qu’j’ai arrachée. Les bords c’est tranchant quand on serre trop d’ssus. Le dos. Ca c’est l’truc pointu. Les trucs pointus ça fait des trous. Mais nafoutre. Jsens plus rien. Tahar berserk. Pourquoi ? Comme ça. Ca lui arrive.

Et l’bloc d’métal part. Coupant et pointu lui aussi. Elle est pas loin. Pas d’raison qu’elle évite. Et si elle évite, vu comme on est posés c’est la porte qui prend. Et si c’est la porte qui prend, j’retrouverai mes ptits copains en deux-deux. Et là jpourrai faire dans d’l’original. Dans l’artistique. J’la sens qui vient, mon âme d’artiste.
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Pénélope Solète
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Dim 25 Déc 2011 - 23:58

« Mais ta gueule, ta gueule. »


C’était les premiers mots intelligibles que sortit le percepteur d’impôt à Pénélope et elle commençait sérieusement à se poser des questions à propos de son identité. À moins que le gouvernement local se soit mis à entraîner ses employés au niveau des hauts officiers de la marine, il semblerait qu’il y ait confusion.


Cela étant dit, il l’avait attaquée et elle était en droit d’user d’autant de force que nécessaire dans le cadre légal de la légitime défense. Maintenant, il fallait juste qu’elle trouve le moyen de le rétamer une bonne fois pour toutes ; sa façon de se relever sans cesse l’agaçait au plus haut point.



*Même s’il a une sacrée poigne, il a mangé sévère et je suis encore en l’état. Je vais lui faire regretter d’avoir laissé passer sa chance tout à l’heure.*


La secrétaire se remit en garde bien décidée à le vider du reste de son sang sans sentir que ce soit vraiment le meilleur moyen de l’achever. Elle lui faisait face prête mentalement et physiquement à le laminer, un mort en sursis qu’elle voyait devant elle. Un macchab qui avait une sérieuse tendance à s’ébrouer comme un chien après une douche et à grommeler à tout va.


Cette fois, il la fixait et Pénélope devinait par-delà son rideau de tifs une haine quasi palpable. Elle sentait que Mahatma Gandhi perdait pied et laissait derrière lui la réalité pour se forger la sienne en empilant cadavre sur cadavre. Elle avait souvent vu dans les mirettes de ses ennemis la soif de meurtre et avait sondé les profondeurs de la cruauté et de l’humanité, du moins le croyait-elle, car aujourd’hui, Pénélope laissa la peur s’incruster dans son âme et la pousser jusqu’au gouffre de l’insanité. Seulement, quelque chose en elle prenait vie et se repaissait de la dangerosité de la situation. Quelque chose qui submergeait la crainte et lui donnait envie de basculer à son tour au rang de bête sauvage. L’agent lança d’une main habile une équerre savamment agrémentée de Shigan et celle-ci alla se loger dans la cuisse du monstre d’en face.


Celui-ci ne semblait pas s’en apercevoir. Il n’avait pas l’air de faire semblant de rien ou de vraiment supporter la douleur, elle ne comptait pas pour lui. Il se trouvait à un niveau différent de conscience où le monde se résumait à hacher menu celui d’en face peu importe les conséquences et le bon goût vu qu’il arrachait la table en acier solidement fixée au sol en lui cédant un bout de son épiderme. Toujours impassible, il la lança vers la jeune furie qui eut un moment d’hésitation et sentit une main se poser sur son épaule :



« - J’ai cru pendant une seconde que j’allais te perdre. Tu n’es pas faite pour vivre comme lui. Regarde-le, il attaque et ne se défend pas, il a même l’air de prendre plaisir à se faire cogner dessus en même temps qu’il cogne. Si tu lui tiens tête, il serait capable d’avoir de l’admiration pour toi. T’es pas bâtie comme lui. Ne te claquemure plus jamais dans ta rage comme il le fait. Tu vaux bien plus que ça et maintenant, Tekkai, elle est trop près de toi pour l’éviter.
- Je n’ai pas envie !
- Pénélope, ne fais pas l’enfant ! Il va vraiment te tuer si tu ne te bats pas à fond. »


« Tekkai. »


Pénélope se reçut le plat de la table de plein fouet. Elle sentait que sa barrière était solide et qu’elle allait pouvoir encaisser pour repartir à la charge, son mentor de toujours était derrière elle et elle se sentait plus forte que jamais. Il y avait assez de volonté en elle pour faire trembler le monde.


Ce que l’enquêtrice n’avait pas prévu, c’était que la table allait gagner le duel et briser sa technique comme elle briserait le mur du fond dans sa course folle. Celui-ci par contre entraîna le projectile improvisé dans sa chute et seule Pénélope allongée sur la porte sortit de la pièce pour finir sa course un peu plus loin. La violence du choc avait brisé tout ce qu’il lui restait d’outils de bureau et quelques morceaux stratégiques firent des dégâts superficiels sur toute la largeur de son tronc.


Pourtant la secrétaire se releva pour voir le toit s’effondrer sur l’architecte d’intérieur qu’elle avait eu le déplaisir de rencontrer. Elle se dirigea vers la silhouette qui traversait l’épaisse couche de brique pour la quatrième fois depuis qu’elle le connaissait. Elle lui mit une taloche sur le coin de la caboche en le vitupérant comme un garnement :



« Mais t’es complètement con ! T’as vu ce que t’as fait ? »


Elle sortit d’une poche une bouteille de whisky de première qualité qui avait miraculeusement survécu à l’affrontement et la tendit vers son visage en accrochant son nez au passage.


« Si les liqueurs avaient une aristocratie, il serait roi. Il est aussi âgé que toi et pourtant t’es pas frais. C’est une honte. »


Puis, elle resta figée dans la même position ; elle était méchamment groggy et sans défense.
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Tahar Tahgel
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Sam 14 Jan 2012 - 21:39

Des fois, jme dis qu’y a un sale con qu’balance des dés que’qu’part jsais pas où. Par là-bas sûr’ment, dans un palais d’ivoire bien gros et moche comme y faut à un gars qu’aurait qu’ça à glander d’toutes ses putains d’divines journées. Et jme dis aussi qu’tout c’que nous humains on peut branler ici-bas dans not’ monde de décadence, c’est obéir aux résultats qu’ce taré à obtenus. Comme j’peux pas vraiment savoir au final j’en ai un peu rien à carrer, mais jpeux pas m’empêcher d’remarquer qu’parfois y a l’air d’avoir une masta couille dans l’pâté suprême. Genre les dés ont dit qu’y d’vait s’passer tel truc, mais toi t’as pas envie. Ou genre les dés ont dit qu’y d’vait s’passer tel truc, mais dans les faits ça peut marcher qu’en r’voyant une ou plusieurs lois immuables. Au hasard, celles qui prétendent que plus un gusse a perdu d’son bordeaux, moins il a d’chance de marcher droit.

Genre là. Prends là, maint’nant, tout d’suite. Ouais, sais bien que t’ai déjà fait l’coup d’l’instant présent t’t’à l’heure, mais fais-le encore une fois. T’y es ? Bon, ben tu r’marqu’ras qu’en plus des tonnes de gravats divers qui viennent de me ruiner la gueule par le sommet quand la pièce s’est effondrée sous le prétexte fallacieux que, bon, il paraîtrait que la table que j’ai lancée allait un peu vite pour le mortier, mes reins ont mués vers l’stade suivant d’l’évolution. Exit la purification qui sert à rien, maint’ant ’font juste fontaine non-stop à sanguin. Vers l’extérieur jveux dire, sans robinet. L’équerre de la vicieuse, ouais. Te méprends pas : moi aussi j’trouve que c’est cool, que c’est original, que ça fait stylé. En bref, que c’est génorme c’filet parme qui gicle en continu. Mais, de une, ça tache grave le linge sans jamais vraiment r’venir à la lessive et, de deux, à chaque goutte qui passe d’mes entrailles sur l’sol, y a une goutte d’moins qu’est dispo pour mon palpitant qui pompe toujours, le con.

Et du coup, donc, quand j’entends mon inconscient m’beugler en sourdine, commandé par l’autre lanceur de dé si t’as suivi : t’es en forme, gros, finis-la ! … Jme gausse, quoi. Nan mais franch’ment. Et en plus la garce, non contente de m’enguirlander et d’me baffer comme si j’étais l’chiard qu’vaut mieux pas qu’elle ait un jour, m’sort d’une pirouette scénaristique comme j’les surkiffe une teille de sky qui m’fait saliver comme y a pas. Quand t’as plus d’pourpre dans les tuyaux, tu fais avec c’qui t’passe par la main, dis l’proverbe. Et puis jte r’fais l’tableau : une fille, sans défense, avec du fermenté dans la palme et d’vant mon pif. Oui, tu vois où on en arrive, jpense bien. Ca m’aurait déçu sinon, d’puis l’temps qu’tu bourlingues avec moi. Qu’est-ce tu veux, jsuis homme, jrest’rai homme… J’la viole. La boutanche. D’un trait sifflée. Non, pas la gueuse. Elle, elle m’attire plus des masses. Jsaurai pas trop dire si c’est ses fringues déchirées d’fée déchue façon shrapnell, sa tonsure défaite par le ciment ou l’regard qu’elle me jette, mais y a plus le truc qu’y avait cinq moments avant.

Ptet c’est l’intimité. Qui manque. Jveux dire, maint’nant, c’pas comme si on pouvait encore dire qu’on est à l’écart dans une chambre d’amoureux sur l’point de. D’l’œil gauche, jvois au loin la cellule avec le dégénéré qui m’prenait pour son pote en m’appelant Tocard et Grostas dans l’ombre derrière. D’l’œil droit… la même chose, jlouche pas moi. V’là, changé d’focus. Donc, à droite… Tiens, la troupe qui s’ramène pour la partouze générale de fin. Très classique comme scénar au final, c’t’histoire. J’ai plus d’sang mais l’eau d’feu m’a requinqué pour encore un ptit sprint. Après seul’ment, faudra que jme trouve un fossé tranquille pour m’lécher les plaies. Et pour l’heure, m’reste devant et derrière. C’sra derrière, donc, puisqu’ jme vois pas taper la causette à Cosette. Jdis Cosette pack’elle vient d’se caler peinarde dans un coma un peu chelou où c’qu’on voit plus bien son aura d’guerrière d’l’instant passé.

Mais j’ai bien conscience qu’avant d’la laisser en chien alors qu’elle m’a donné d’la bibine en temps d’déveine, faut bien qu’je dise un truc. C’est curieux hein, c’besoin qu’ont les donzelles pour qu’on dise des conneries qui servent à rien avant d’se barrer comme des sales. Pourtant les sorties sans un mot du héros sont pas mal classes aussi. Mais. Bref. Jcherche. Pis jtrouve. Alors qu’le premier garde ramène sa baïonnette et qu’j’l’envoie planter son voisin.

Jviens d’me souv’nir, chérie. J’ai d’jà un plan c’soir. Pis t’m’a déjà bien pompé et pour une première rencontre c’pas mal. Nan ? Jpropose on fait la r’vanche un aut’ soir. Tiens, jte laisse mon phone, tu m’fais signe quand tu r’passes en ville et on voit à s’trouver, d’acc ?

Jtourne les talons après avoir craché un morceau d’tripe et griffonné un machin sur un bout d’truc. Et lui avoir laissé dans l’corsage. Ha, la conne. C’même pas mon vrai numéro qu’j’y ai laissé. Mais ça f’ra genre. Et derrière toute, donc.

L’absence de porte. L’tas d’débris. L’mur du fond. Tahar passe-muraille, t’as vu. Et bim. D’vine qui jretrouve derrière, en m’viandant dans une pièce éclairée par un ptain d’soupirail borgne. A moitié bouché, ouais. D’vine jte dis… T’es trop fort, bro. Yup, c’tait bien la consigne pour les affaires des visiteurs. Ah ben c’pas Impel ici, les règles de sécurité, la distance réglementaire ent’ les armes et les dangers publics, on s’en tamponne l’oignon avec des bricoles qui sont pas faites pour ça. Des babouches par exemple, stu veux. Et donc c’de nouveau vêtu des choses essentielles pour un homme, sa lame et sa poulie, que jme r’tourne vers l’trou qu’jviens d’percer et les maréchaux qui m’regardent d’puis là-bas. Z’ont pas l’air bien motiv’ pour v’nir m’trouver d’un coup, jme d’mande pourquoi.

Jdéconne. Jsais pourquoi. Jfais peur et j’redécouvre que j’aime ça. Tintintinn.

Et donc soupirail. J’aurais pu prendre la porte pour sortir mais ç’aurait été banal et ça m’aurait pas coûté un tiers d’mon énergie restante. Pas drôle, t’avoueras. Oui pack’on dirait pas forcément mais mine de rien jcontinue à m’vider en extra-veineuse et jme sens d’venir normal, blanc. Et puis ruelle sordide, hop. J’aime les ruelles sordides. La violette ’tait plus là quand j’ai maté en arrière. Mon douzième sens m’prend par l’col alors qu’jme fous d’bout dans la boue en bavant un liquide ent’ le sang et la lymphe, signe que j’commence à m’tarir sal’ment. Et y m’dit qu’elle est sans doute dans l’coin. Le douzième sens. Que la violette est sans doute dans l’coin. Vrai ou pas vrai ? Clochette, t’es là ou jpeux m’barrer ?
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Jeu 19 Jan 2012 - 14:44

* Je croyais que c’était lui qui avait reçu le toit sur la caboche.*


« Toi le jeune boutonneux prépubère, va me chercher un comprimé au lieu de t’exorbiter les yeux sur mon décolleté. »


Elle ne savait pas exactement ce qu’elle foutait par terre, mais elle se rappelait vaguement qu’elle avait sombré progressivement dans une doucereuse torpeur ; la sensation d’être enveloppée dans du coton avait estompé l’interminable monologue que lui avait servi le barbu malpropre en guise de dessert. En tout cas, pour l’instant, elle avait un mal de crâne bien pénible comme il faut. Le médicament arriva et dès qu’elle l’eut ingurgité, elle se sentit mieux. Au goût, elle se disait qu’il devait être efficace faute d’être supportable.


Peu à peu, ses facultés lui revenaient et le brouillard qui avait pris place entre ses tempes pour lui embrouiller l’esprit et la vue se dissipa à mesure que la drogue colonisait ses artères. Elle arrangea sa tenue et s’aperçut qu’il y avait un petit papier déposé sur l’échancrure de son haut. Un numéro était écrit dessus, il avait quelque chose d’étrange, cependant il semblait y avoir la quintessence de la bonne volonté du poivrot.


* Ah, oui, le percepteur d’impôts. Ils leur mettent quoi dans leurs céréales, merde ? *


Elle en était à faire le lien entre le numéro, son adversaire et son état quand le même soldat l'interrompit.


« - Madame ?
- Oui ?
- Je peux parler ?
- Tu le fais déjà, alors continue sous-produit de demeuré.
- Le tueur de chats, c’était pas tout à fait lui.
- Est-ce que quelque chose de consistant va enfin finir par sortir de ton clapet à chiasse ?
- C’est l’autre là, celui du fond.
- Bordel ! »


En effet, c’était le bordel sans nom, un chaos innommable, une destruction indescriptible et bien d’autres trucs pas marrants. Pour faire simple, la base ressemblait à un pays libéré de la dictature par une grande puissance. Plus rien ne tenait debout, et elle avait une part de responsabilité dans l’état de fait. De plus, l’autre guignol s’était amusé à traverser des cloisons. Il n’avait pas l’air d’être familier avec le principe des couloirs et des portes. D’un autre côté, ces enfoirés ne l’avaient pas prévenue que c’était celui qu’elle cherchait, cependant elle ne se sentait pas la force de les enguirlander. Elle expédia l’affaire aussi rapidement que possible. Grosso modo, les deux combattants n’avaient jamais foutu les pieds ici de mémoire de registre. C’était la foudre qui avait fait tout le travail, le bâtiment avait juste été fulguré par une divinité artistique. D’ailleurs, l’ancêtre de la colline allait payer pour le tout et arroser généreusement les agents pour leur silence dans une affaire de meurtre de chat et de suicide de prisonnier. Pénélope devait aller lui soutirer un salaire, à la hauteur des dommages occasionnés à son matériel et à son hygiène de vie. Mais avant cela, elle avait un dernier compte à régler avec le moribond ; on ne repeignait pas les locaux de son sang sans y laisser quelques plumes. Elle était plus ou moins convaincue qu’il bavait sur son costume quelque part pour retrouver des forces. Le seul point positif avec ce bled paumé au fin fond du cul du monde, c’était qu’il n’y avait pas trente-six mille endroits isolés, ce qui n’empêchait pas la jeune femme de retrouver la trace du soulard à la fin de son inspection des lieux.
Il était, comme elle l’avait pensé, abruti par la spoliation sanguine. Elle tenait encore la bouteille qu’il avait sifflée sans nullement partager. Elle la brisa d’un coup sec sur son front. Nouvelle giclée de sang, sujet imperturbable. Elle regarda le tesson en se disant que les coups ne semblaient pas tellement être efficaces sur le type.



« Range les crocs, t’avais pris le contenu, je t’offrais le contenant en prime. C’est cadeau, je suis généreuse, je ne me referai pas. »


Après une courte pause, elle continua :


« Paraît que t’es pas tellement tueur de chats ni percepteur d’impôts en fin de compte. Du coup, je t’ai ramené un toubib. Comme t’es un mec bien couillu, je lui ai dit de te rafistoler à vif. Y a peu de chances que tu sentes quoi que ce soit de toute façon. »


Le temps qu’un vieux tout sec s’approche de lui, l’agent s’écria :


« Ah ouais, au fait, j’ai failli oublier, ton numéro là, il a deux chiffres en trop. Tu devrais penser à la crédibilité de tes mensonges, ce n’est jamais bien compliqué. T’étais pas obligé en fait, j’ai aucune envie de revoir ta sale gueule de con. Je te le dis pour que tu puisses dormir avec la conscience tranquille ce soir des fois que tu sentais que j’étais une pauvre demoiselle en mal d’amants pouilleux et crottés. Allez, adieu tête à claques et va crever. »


Elle décolla en le plantant sans cérémonie et le médecin acheva enfin de se pencher sur son patient. Pénélope ne pouvait s’empêcher de se dire que c’était une défaite à son actif. Elle l’avait bien amoché, mais il avait eu l’occasion de la finir, mais ne l’avait pas fait. Tout ce qu’il lui importait, c’était de boucler le tout, prendre ses affaires et s’éloigner de cette humiliation.


* Merde ! *
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