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Passe moi le café !

J'avance tranquillement vers la ville, un bon thé au lait à la main. La journée est à peine commencée que déjà elle s'annonce belle. Le ciel est d'un bleu pâle. La température idéale de ce début de matinée avec un brin de fraîcheur promet un temps des plus agréable pour la journée à venir. Je marche d'un pas décidé profitant de ces instants de calme avant d'arriver. Dire que j'ai eus des jours de repos pour me balader un peu sur cette mer, c'est assez sympa, du coup je vais en profiter pour rendre visite à mon association.

Un bon quart d'heure plus tard, je toque et ouvre la porte, je salue d'un signe de main accompagné d'un large sourire prennent place sur un canapé. Au bureau, il n'y a que le président qui s'assied à mes cotés, très cher Suzuki Dema. Ce jeune homme charismatique est content de me voir et commence à me conter les évènements déroulés au cours de l'année. Après de la paperasse, ça lui fait du bien de parler un peu...On en profite pour se boire un bon café.

Alors Suzuki, dit moi ce que vous avez fait ?

Oui ! Le dernier évènement a été un franc succès, une soirée Gala où on a récolté des dons, je peux te dire que le trésorier, il a été content. Du coup, on pourra se lancer dans les sous branches et organiser des activités pour les orphelins du coin, leur rendre visite pour pas qu'ils se sentent délaisser. On est plein d'entrain héhé.


Le courrier est là mais, le secrétaire n'est toujours pas arrivé. Régulièrement en retard, mais pas aussi souvent que les gens pourraient le penser, il ne s'en formalise pas. Il ne s'en soucie pas davantage que c'est son anniversaire aujourd'hui. Il va pouvoir compter vingt-deux bougies sur le gâteau, ou ce qui en tiendra lieu, que lui aura préparé sa petite-amie qui nous a récemment rejoins. Selon un rituel dûment établi depuis son entrée à l'asso', il arrive avec autant de retard que son âge. Il sera donc là à neuf heure vingt-deux tapante, ni avant, ni après. Ouais, je sais encore une bonne heure avant qu'il ne vienne.

***

Ah, le voilà qu'il arrive, sourire au lèvre avec un vieux salut matinale. Il attrape le courrier du jour déposé sur son bureau et nettoie les traces de cafés qu'on a faite. Ils ont reçu une lettre et un colis. La première, du service comptabilité, est là pour leur rappeler qu'ils n'ont pas à payer quelques trucs pour le bureau. Y est adjointe une énième note de frais qui part directement dans la corbeille près de son bureau. Il s'empare ensuite de la boite en carton et lis l'adresse...

Il me la passe, pis je remarque l'écriture est manuscrite et familière. L'expéditeur semble avoir tenu à écrire l'adresse le mieux possible. J'ai comme l'impression que c'est anormal. La nature du paquet, l'écriture et l'absence du nom de celui ou celle qui l' a envoyé. Cette chose me convainc que quelque chose ne va pas en même temps que mon instinct me fait comprendre que je ne vais pas aimer ce que je vais y découvrir si je l'ouvre. Après avoir déballé le tout, une longue lettre est désormais entre mes deux mains, comme titre : Pardonnez-moi.


La lettre est écarlate et montre un vieux dessin d'une paire de nibards, je regarde instinctivement la signature et lis à voix haute, Mister Picsou. Mes deux amis sont stupéfaits, tandis que je reste tout bonnement stoïque. Après avoir mis un nom et un visage sur l'expéditeur à l'écriture si familière.


Cher tous,

Je suppose qu'au moment où vous lisez cette lettre, vous êtes assis confortablement sur le canap' à boire un bon café tout chaud préparé par Avrel le secrétaire.
Je ne viendrai pas au bureau le jour où le père fondateur sera là, ce qui veut dire aujourd'hui. Ne me demandez pas comment je le sais, bon d'accord...J'ai payé un type avec des capacités particulières pour savoir et pis voilà. Bref, je ne viendrai plus. Si j'étais optimiste, je pourrais vous dire que je m'absente quelques temps. Seulement je suis réaliste.

Je me doute que vous vous posez tous plein de questions en ce moment. Je vais y répondre, Vous devez savoir. Quoi vous me direz? Et bien la vérité, simplement la vérité. J'ai piqué tous les sous de la soirée Gala !

Cordialement, Picsou.


Abasourdi, je ne comprends pas son geste, pourtant il est trésorier ! Il se doit de tenir les comptes pas de les piquer. Je regarde avec rage Avrel et Suzuki qui sont troublés par la réaction de leur confrère. Les regards se braquent sur moi, je tente en vain de me contrôler, mais mon visage laisse filtrer mes émotions. Une rage qui éveille et aiguise mes sens.



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J'engloutis d'une traite la dernière gorgée de café et me lance à la recherche de cet infâme personnage...Je peux vous dire que s'il ne me donne pas une bonne raison pour ce geste si..Ah j'en perds mes mots ! Je vais le tuer, ce petit con !

Je sors un calepin et de quoi noter de mon sac et regarde Suzuki, c'est lui qui l'a vu la dernière fois d'après ce qu'il m'a raconté en savourant notre délicieux breuvage. Alors ? Comme ça, il l'a aperçu à la soirée en train de recompter les sous, de draguer une minette habillée en marine...Je lui demande fermement s'il se souvient de la fille en question...Soudain Avrel, m'interpelle, il lève les yeux au ciel et marmonne qu'il sait peut être de qui, il s'agit...

Une brune aux yeux bleus avec de longs talons rouges ! Pt'in ! Ces minettes, y'en a dans tout ce foutu royaume ! Je quitte le pièce avec un dernier salut, je longe le couloir tout en jurant devant des civils, je descends les escaliers pour sortir de la bâtisse et au moment d'ouvrir la porte, je reprends ma respiration. Trident à la main, je marche jusqu'à atteindre une autre bâtisse où je demande à un passant s'il a vu l'homme que je lui montre sur une photo. Que dalle. Il peut pas quitter l'île ce ripou, il a trop peur de l'océan et de toute façon, j'aurai récolté des infos au port et je l'aurai rattrapé...

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