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[FB] La musique fait bien des heureux :)

- Merci Shinji, je te vaudrais ça, un de ces jours.

- De rien Wohr, si tu me vois dans les parages et que tu as besoin d'une locomotion, n’hésite pas, hein! Je serais toujours disponible pour t'emmener sur les profondeurs de l'horizon. Ahha-ah. Bon séjour et bonne chance pour ta recherche, au fait.

- Ouais, merci. Bon retour à toi aussi.

Le jeune historien salua de la main son ami avant de lui tourner le dos. Il était là, debout comme un con à regarder le navire quitter le dock d'amarrage. Le bateau s'était chargé de marchandise en provenance de l'île et s'en alla dans le bleu lointain de l'océan.

Le port débordait de monde, les boutiques s'ouvraient les unes derrières les autres, les marchands étendaient leurs stands et les matelots chargeait et déchargeait les produits entre le quai et les navires. Les activités matinales prenaient de plus en plus leur ampleur. Le jeune homme sans soucier même pas. L'air était frais et la brise soufflait avec douceur. Une bonne odeur de sel venait chatouillait les narines de Worhwèlch.

L'historien en quête de nouvelles reliques, avait entendu dire qu'il existait sur l'Archipel Vert un calice de grande valeur abandonné par le temps et l'oublié. Se serait un moyen pour lui s'il le retrouvait de rembourser ses petites dettes qu'il devait. Mais surtout, pour pouvoir être reconnu, un bon archéologue comme il se doit. Il est vrai qu'il en serait assez fière. Wohrwèlch ne pensait même pas comment il allait faire pour rentrer. Il avait d'abord décidé de faire le repérage dans la ville avant de partir dans la campagne. Les villageois des alentours en sauront plus si ici serait plus difficile de tirer les vers du nez pour retrouver cette fameuse calice. Il se dirigea alors vers la grande rue en direction d'un forum ou d'une grande place.

Au bout d'un quart d'heure de marche, il se retrouvait dans une avenue toujours remplis de monde. Quelque chose l'attirait, quelque chose d'agréable. Une douce mélodie venait dans ses oreilles. Il trouva alors son auteur et s’arrêta pour l'écouter davantage. Il lui adressa la parole:

- Salut, c'est sympa ce que tu joues, c'est beau. C'est toi qui l'as composé ?


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 19:07, édité 1 fois
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20 janvier 1622.

Tu n'avais déjà plus que le fond de ta bourse qui ait encore la possibilité de nous payer à manger et à dormir. Et pourtant, ton grand voyage autour des blues venait à peine de commencer... Tu étais bien un des notre, Sören, toi que j'aurais suivi jusqu'au fond des mers ! Un vrai chat. Jamais de réserves, toujours des chasses maigres, immédiatement consommées. Toujours, tu voyages léger, sans tellement penser au lendemain. Tout ce dont tu as peur, c'est de faire un choix définitif, qui t'immobiliserais pour de bon. Tu t'en sors bien, avec ce style de vie, ces habitudes de grand vagabond, de puissant félin ! Miawahah !

Là, tu venais d'arriver sur l'archipel vert, quelque chose comme ça. Une île de West Blue, un coin plutôt tranquille. Tu espérais récupérer du voyage, et trouver un nouveau convoi marchand au plus vite, histoire de retomber sur un centre plus important, et collecter des informations concernant les pirates locaux. Pas simple, la vie de chasseur. Les jours se suivent et pourraient se ressembler, mais tu trouveras toujours quelque chose pour rompre cette monotonie. Un forban coriace qui te brisera les dents, un voleur sans vergogne qui te videra les poches, ou même un batelier verreux qui te fera payer le prix fort... Un peu comme ce gars que tu viens de quitter en jurant dans ta barbe. Tu aurais du m'écouter. Je l'avais pas senti, moi.
Enfin, une fois de plus, tu jouais dans la rue. Pas de chats, sur l'île. Ou en tous les cas, aucun qui ne se soit décidé à te suivre à la trace, comme ils le font d'habitude. Drôle d'île, drôle de village. Peut-être qu'il ne cultivent pas grand chose... Pas de cultures, pas de rats, pas de rats, pas de chats. Ou si peu.
Tu improvises donc autour de ton répertoire de taverne. Ça en prend un coup au niveau du spectacle, forcément. Heureusement que tu commences à bien t'en sortir, que ta voix est forte, et touche les cœurs avec simplicité. Suffisamment pour faire tomber quelques pièces, en tous les cas.
Je me souviens d'un moment où tu t'es laissé partir, sur une chanson épique concernant des pirates malchanceux. Il faut dire qu'un cercle s'était peu à peu dessiné autour de toi. Les plus enthousiaste ne réprimaient pas leur envie de taper du pied et des mains. J'en ai eu le poil retourné, parole !


-Hélas, qu'avons nous trop souffert ?
Par les océans bleus et les mers abyssales !
Mon capitaine couché sur la civière,
Les yeux brillants dans un visage de pierre,
Par les océans bleus et les mers abyssales !

Ah, ah !

Un regard de truand qui voit s'enfuir sa vie,
Par les océans bleus et les mers abyssales !
Au fond, tout au fond des eaux chéries,
Là-haut, plus haut, que le ciel soit maudit,
Par les océans bleus et les mers abyssales !

Oh, ah !

« Mes trésors, mon or et mes diamants,
Par les océans bleus et les mers abyssales !
Je les donnerais au diable si seulement
Il me laissait encore gonfler voiles au vent
Par les océans bleus et les mers... »


-Salut, c'est sympa ce que tu joues, c'est beau. C'est toi qui l'a composé ?

Un sourire candide, mais une atmosphère plombée. Les plus pressés qui s'écartent sans laisser d'obole, déçus. Les autres qui regardent le jeune homme avec réprobation. Il est bien vrai qu'aucune règle n'interdit de venir parler à un musicien de rue au milieu d'un morceau qui traîne en longueur... Mais cela n'est jamais bien pertinent de le faire, alors qu'autour de soi, l'on sent la sauce prendre et l'air devenir plus rare.
Toi, tu te rends compte que tu as fait un faux pas en arrêtant de jouer si vite. Sans doute, tu devais croire à quelque chose d'important. Un militaire venu te signaler que rien ne t'autorisait à jouer à cet endroit, à cette heure ci, par exemple.
Tu reprends immédiatement, après avoir adressé un court signe de tête au gêneur, indiquant des yeux ton chapeau, retourné sur le pavé.


... et les mers abyssales !

Tu continues de jouer avec une ferveur redoublée, n'écoutant pas la fatigue que tu sens pourtant venir, le froid de l'hiver aidant. On t'appelle « Le Chat », mais tu n'en as malheureusement pas la fourrure. Tu chantes encore un morceau, puis un autre... Au final, tu auras joué près d'une heure sans prendre de pause. Mais une belle pyramide de berrys trône dans ton chapeau. Tu vas pouvoir avaler quelque chose de consistant, et ça suffit à ton bonheur pour le moment. Tu remets ton instrument dans ton dos, tu t'adresses à la foule au milieu de laquelle ton admirateur n'a pas bougé.

-Merci à tous, mes amis ! Pour ceux qui voudraient m'entendre sans la caillante, j'jouerais dans la soirée au « Joyeux forban ». V'nez tant qu'vous pouvez, gros buveurs et grands fêtards devant ! Bonne journée à vous tous !

Ton annonce passée, tu te baisses pour ramasser tes affaires et compter tes gains. 1352 berrys. Pas si mal, pour un peu, tu te sentirais nanti. Mais lorsque tu te relèves, tu te retrouves face à celui qui t'avait interrompu, une heure plus tôt. Un admirateur secret ? Ah ! Soit. Après tout, peut-être pourrait-il te payer le repas que tu espérais tant pour ce midi.

-Toujours là, hein ? Si tu veux causer, on causera, mais au chaud, à l'auberge que j'viens d'dire. J'serais mieux le ventre plein, tu vois...

Comme un grondement sonore jaillissait de ton estomac, le bonhomme comprit qu'il n'y avait guère à discuter. Il fallait que tu te reposes et que tu manges de la viande. Sans doute, ton corps commençait-il à te rappeler que le mauvais batelier des jours passés ne t'avait rien offert d'autre que des biscuits secs et durs comme du bois pendant près d'une semaine...

[Hrp : pour ce sujet, je fais un petit essai en narration 2e personne. Avec, en qualité de narrateur Morgan, le chat ^^.]
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Pendant que le musicien rangeait ses affaires et qu'il lui indiqua qu'il avait faim et qu'il fallait être au chaud, Wohrwèlch restait silencieux. Il n'osait plus reprendre la parole. Il l’observait tranquillement, ce qui n'avait rien de plus simple. Une fois le rangement étant finis, le clochard devait certainement prendre la direction d'un délicieux "miam, miam". Alors, l'historien prit enfin la parole:

- Vous allez au... Au « Joyeux forban », hmm... C'est cela?

Vu que son nouveau compagnon marchait déjà et que l'archéologue était toujours à l'endroit où il regardait sans un bruit le chasseur de prime, il lui emboîta le pas pour se retrouvait à sa hauteur. Wohrwèlch était plutôt joyeux. Sans vraiment attendre de réponse, il continua plaisant:

- Ah, au fait. Comment vous vous appelez? Je me nomme Worhwèlch. Historien et archéologue qui débute dans sa carrière et je peux vous dire que je suis un peu dans le même bateau que vous.

Il eut un petit rire gêné. Le genre de rire qui vient juste après qu'on sort une phrase qu'on regrette. Oui, il se demandait si le jeune homme à côté de lui allait le prendre bien ou mal. Il enchaîna alors immédiatement:

- Ne le prenez pas mal, hein. Je voulais dire par là que mon métier n'était pas aussi facile que je l'espérais... À moins que vous chantiez pour le plaisir et que vous avez une profession plus rentable, non? Combien avez-vous gagnez, si je peux me permettre?

Ils marchèrent alors ensemble jusqu'à cette fameuse auberge. L'homme encapuchonné remarqua qu'à ce moment-là Morgan sur les épaules de son maître. C'était rare de voir des chats aussi fidèles pour rester suspendu sur son compagnon humain. Comme il pouvait se l'attendre, l'établissement n'était pas très moins. Soulagé d'être à destination, il ouvrit la porte avec une question un peu à la con du style "c'est bien là?" et fit preuve de politesse en incitant son nouvel ami à passer devant lui. Il commençait à avoir un peu mal aux pattes. Le pavé et plus de monter n'était pas réellement une ballade de santé pour ses pauvres pieds. L'historien était plutôt content de pouvoir les reposer. Il se dirigea au comptoir et se retourna pour dire à Sorën:

- Hmm, j'ai tendance à sacrifier mes repas au déprit de la survit des malheureux non pas par prise de conscience ou de bonne foi, mais par générosité. Cela me fait plaisir et de toute façon j'ai déjà mangé. Hmm, je devrais largement de quoi vous payer votre dû.

Ensuite, il prit la commande auprès du tavernier et alla trouver deux places de libres.


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 19:52, édité 1 fois
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Un historien, ça, tu as une petite idée de ce dont il s'agit. Un bonhomme qui passe du temps au milieu d'une montagne de vieux papelards pour déchiffrer le passé, bien à l'abri de la lumière du jour. Et qui en vient à oublier le sort des vivants.
Je persiste à penser que ton opinion a été influencée par ton éducation dans un milieu paysan, privilégiant l'action à la parlotte. Tes parents ne badinaient pas là-dessus. D'ailleurs, tu ne sais pas lire, ou si peu... Tout ce que tu as appris, tu le dois au vécu, et à l'oralité. Les livres ne t'ont jamais rien apporté. Et... « archéologue », ce n'est pas un mot que tu as souvent entendu. Aucun barde ne les célèbre, ces animaux là. Aucun récit, aucun conte ne les met en scène, du moins, pas à ta connaissance. Sur ce coup, tu es ignorant.
Bah. Peu importe. Cela ne changera pas ta vie pour autant. Par décence, tu réponds tout de même, mais le cœur n'y est pas. On ne dirait pas, comme ça, mais je devine à certaines tensions légères dans tes pas que tu es au bout, et que ton repas risque fort de se voir couronné d'une sieste digne d'un félin.


-Sören, c'est mon nom.

Le dénommé Wohrwèlch te recouvre de questions, tu n'en vois pas le bout. Tu n'aimes pas tellement les interrogatoires, alors, tant que tu n'auras rien dans le ventre, tu ne répondras pas. Tu risquerais de te montrer agressif, et tu n'aimes pas cette idée. Alors, tu te diriges comme un automate vers la taverne envers laquelle tu as conclu un marché. Tu essaye aussi de faire abstraction des remarques à la limite de l'indécence de ton compagnon improvisé. Sans rien dire, tu t'assois au comptoir, et tu fais signe au tavernier. Mais ton compagnon prend les devants. Il te parle de charité vis-à-vis des malheureux, et se dit prêt à te céder son repas.
Oh, oh ! Il n'aurait jamais du dire des choses pareilles à un ancien paysan ! Jamais, pas à un de ces hommes qui préfèreraient crever la gueule ouverte plutôt que de recevoir de l'argent sans travail !
Tu fronces les sourcils, tu entrouvres les lèvres, et, sans lever la voix, tu fais comprendre à l'étranger qu'il ne fait pas bon attenter à ton orgueil, pauvre ou pas.


-On m'offre pas d'repas sans service rendu en échange. Je n'demande pas la charité.

Comme l'historien avait déjà passé commande et payé, tu repousses le plat dans sa direction. Avant qu'il n'ait le temps de protester, tu poses ta bourse sur le comptoir, et tu en sors quelques berrys. En tombant les unes sur les autres, les pièces émettent un tintement sonore.

-Chef, final'ment, j'reste à manger c'midi aussi. Tu m'mettras la même chose que lui.
-Sans problème, je t'apporte ça. Toujours bon pour ce soir ?
-Toujours !

Satisfait, le bonhomme ne tarde pas à te ramener ton plat. Du bœuf, des carottes, des patates, et un gros os à moelle à étaler sur un quart de pain. A côté de ce qui représente, pour toi, un menu de fête, une belle choppe de bière mousseuse à souhait ne tarde pas à faire son apparition. Derrière les bulles, le tavernier sourit de toutes ses dents, dont la moitié manquent à l'appel.

-Une p'tite avance sur le paiement pour ce soir, mon gars. Refais toi une santé, t'es blanc comme une couche !

Tu remercies l'homme du regard, et, couteau en main, tu te jètes sur la nourriture. Le ragoût te brûle agréablement la gorge; c'est comme un soleil ardent après une grosse averse. Tu te détends, au fur et à mesure que ton écuelle se vide. Oh ! Tu as pris soin de m'en laisser un morceau. Tu devrais pas. Tu ne chasses pas la souris, toi. Ceci dit, on ne va pas cracher dans la soupe, hein !

-Aaaah ! Bon sang qu'ça va mieux !

Eh ! Je te retrouve, là. Un bon sourire sur les lèvres. Tu vas pas t'excuser pour autant, ni reprendre l'interrogatoire. Hors de question. De toutes façons, tu aurais répondu quoi ? « J'suis un chasseur de primes mélomane qui gagne pas une obole le mois, je sais pas ce qu'est un archéomachin, et je te déconseille de me faire la charité à l'avenir ? » Autant se taire, hein ?
Ça ne t'empêche pas d'avaler une longue gorgée de bière, en observant ton compagnon.


-C'était pour faire l'bon apôtre, que tu m'as suivi, mon gars ? Ou pour aut'chose ? L'concert, c'est ce soir, y'a l'temps, si tu veux v'nir... Après, rien t'empêche d'rester là, posé, et d'picoler en attendant, hein...

Pour un peu, tu serais soupçonneux. C'est pas ta faute. Tu n'es pas habitué aux groupies, pas encore. Ne t'en fais pas. Tu as du talent, ça viendra avec le temps.
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Le tavernier semblait connaitre intimement le musicien. Lui faisant indiquer clairement que l'homme au chat ne voulait pas que Wohrwèlch le dérangeait davantage alors il se pressa de manger sans un bruit. Il repoussa son assiette, suivis d'un revers de manche sur sa bouche. Il avait bien mangé. Il se leva d'un bond tout en souriant devant Sören:

- Bon, beh, je vous dis à ce soir l'ami. Dommage qu'on n'est guère pu parler que cela. Peut-être la timidité?

L'historien salua le patron avant de fermer la porte derrière lui. Il espérait que tout à l'heure ne se serait pas une perte de temps. Et de toute façon, se connaissant, il sera tellement plongé dans ses recherches qu'il en oublierait le temps. Choses qu'il ne souhaiterait pas toutefois... "Bon, première étape, la mairie. Si je peux déjà récupérer quelque information se sera déjà ça. Plus vite j'aurais fini cette partie de mon travail, plus j'aurais du temps à consacrer dans les fouilles. En plus, j'ai entendu dire que les ruines étaient tout proche. En bordure de forêt, à quelque kilomètre de la ville..." Il aborda le premier venu et lui demanda:

- Excusez-moi monsieur, pouvez-vous m'indiquer où se trouve la mairie s'il vous plais?

- Oui bien sûr, vous n'avez juste à monter dans la grande rue tout droit et vous commencerez à la voir.

- Merci.

Peu de temps après, il se retrouva devant le bâtiment désiré. Il entra aussitôt. Il était devant le comptoir et fit les démarches administratives habituelles. Par chance, il y avait une bibliothèque et la secrétaire lui prêta les documents souhaités et la direction à prendre pour les archives de la maison qui gardait les livres. Wohrwèlch sentait que ses recherches irait très vite. Il s'en réjouissait d'avance, même. En chemin, il repensait encore à Sören.

La grande bibliothèque municipal était assez grande. On pouvait dire qu'il aurait de quoi s'occuper. Il demanda aux documentalistes les renseignements supplémentaires adéquats pour trouver son calice. Peu de temps après, il se plongea dans son travail. Les heures défilèrent comme il avait prévu très rapidement. Mais pour une fois, il n'avait pas oublié la soirée chez le "Joyeux forban". Il rangea immédiatement ses affaires et se dépêcha de se rendre à la taverne en y espérant revoir le mendiant. C'était quand même pour lui qu'il revenait. Sinon, il n'avait aucune raison d'interrompe ses méditations... En se rapprochant de l'édifice de restauration, on attendait déjà de la musique. Peut-être était-ce le jeune homme blond qui commençait déjà sa soiré?


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 19:57, édité 1 fois
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[Hrp : je fais pas énormément avancer les choses, pour du coup, mais en même temps, si Woh ne fait ou ne dit rien de spécial, y'a pas de raison pour que Sören change son programme. La balle est chez toi ;) ]

Ah, ah, sur ce coup, tu ne t'étais pas trompé. Le bonhomme ne devait pas avoir mangé. Il avait entièrement vidé son assiette, tout comme toi. Menteur par charité. Tu n'aimes pas ça, et dans le fond, tu te sens presque un peu soulagé de le voir partir.
Tu n'as pourtant pas le tempérament austère. Mais il y a des choses qui ne passent pas avec toi, ou du moins, pas au premier abord, et pas en cas de grande lassitude.
L'historien accuse ta prétendue timidité, et tu hausses les épaules tandis qu'il prend la porte.
Légèrement amer, sans plus, tu vides ta choppe, et tu échanges quelques mots avec Maturin, le tavernier.


-Merci pour l'coup à boire. T'aurais une paillasse, dans un coin, que j'dorme un peu ? J'ai pas mal bourlingué, et si tu veux du spectacle, c'soir...
-Ouai, ouai. J'me disais, en te voyant ce matin, que t'en aurais besoin. Passe par l'extérieur, tu trouveras une porte sur la droite. C'est là que j'mets mon stock, t'y trouveras ce que tu veux. Me r'mercie pas, moi non plus, j'aime pas les services gratuits...

Tu t'arrêtes brièvement, un air vaguement soucieux sur le visage.

-Tu crois qu'il va rev'nir, l'historien ?
-M'en a tout l'air. Pas du coin lui non plus, je l'ai jamais vu.
-Bon, on verra. Et, dis... tu sais c'que c'est, toi, un archéo... Un aréo... C'qu'il disait être, là... Un arléocho...
-Un archéologue ? Ouai, j'sais, on en a souvent qui viennent sur l'île. Moins souvent qui en r'partent, ils ont la concurrence du monstre marin du coin et des pirates... Sur l'Archipel, il y a des rumeurs qui parlent d'un trésor, alors tu penses ! Un archéologue, c'est un type qui cherche des antiquités dans la terre, pour deviner le passé. Un genre d'historien qui se promène avec une pelle, si tu veux.
-Ah, bien ! Merci. Tu m'réveilleras ?
-Sans problème.

Tu t'en es allé au lieu dit, et tu y as trouvé, non sans ravissement, un bon tas de foin frais, et une couverture moelleuse. Tu ne m'as pas attendu pour t'endormir, d'un sommeil lourd et sans rêves.

Tu t'es réveillé de toi même, étrangement frais et dispos, à la tombée du jour. Il est encore tôt. Le soleil cerne encore l'horizon d'un trait d'or. Tu te lèves, et tu retournes tout gaillard au comptoir. Maturin t'accueille d'un sourire franc. On sent qu'il apprécie autant le fait de te voir en forme que de constater que tu n'as rien d'un feignant. Serait-il vraiment allé te réveiller ? Je n'en suis pas si sûr.
Qu'importe, tu lui rends son sourire, auquel tu joins même un éclat de rire.


-Alors ? Comme ça, j'ai l'temps d'me chauffer ! J'peux commencer d'office. Laisse les portes et les f'nêtres ouvertes... Ça f'ra venir.

Obéissant avec un plaisir non-feint, le tavernier s'exécute tandis que tu accordes ton instrument. Les quelques joueurs de cartes présents lèvent les yeux de leur jeu. Certains en profitent d'ailleurs pour tricher, sans vergogne.
Bientôt, tu commences à frotter tes cordes. Moi, je reste couché sur le comptoir, et je t'écoute en regardant défiler les bières que l'on commence déjà à servir un peu plus souvent qu'à l'accoutumée.
Quelques curieux commencent à pointer le bout du museau. Tu ne chantes toujours pas, pourtant. Tu te contentes de jouer quelques balades, réservant toute ta voix pour la soirée.

Mais soudain, un visage déjà bien connue refait son apparition, aux portes. C'est l'historien. Tu ne t'arrêtes pas de jouer pour autant, mais tu lui adresses un sourire, et un signe de bienvenue.
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L'archéologue entra dans la taverne. La première personne qu'il vit était Sören. À sa droite se tenait le tavernier derrière son comptoir et dans la grande salle il y avait déjà du monde. Il remarqua certaine tête du midi. Avaient-ils fait comme lui ou avaient tout simplement restés au même endroit? En tout cas, il semblerait que tout le monde était là au rendez-vous. Tout le monde voulait entendre le chasseur de prime chanter? Visiblement, pour Wohwèlch, c'était une idée qu'il avait depuis qu'il avait écouté le long poème de tout à l'heure. Il se demandait d’ailleurs, ce qu'il allait leur préparer...

L'historien s'installa de manière qu'il puisse voir de plus près le jeune qui devait certainement en train de s'échauffer. Il lui adressa un signe de la main en guise de reconnaissance. Il était content. Le barman arriva en lui demanda ce qu'il voulait prendre.

- Bonsoir, vous désirez?

- Bonsoir. Je prendrais juste une boisson chaude pour commencer. Je verrais ensuite après.

Une fois servi et plus tranquille, il sirotait paisiblement en observant le chanteur. Wohr se souvenait que le jeune mendiant avait un chat. Alors, il le chercha des yeux, mais il devait être fichtrement bien caché...

Sören Hurlevent commença alors à chanter pour de bon. Alors, tout le monde se tut. Il y avait quelque bruit de couverts contre les assiettes et des ''chuts'' par-ci, par là. Il avait une voix qui porte, on sentait le dynamisme et l'assurance. Cela se voyait qu'il avait de l'expérience. En plus des vibrations de ses cordes vocales, les paroles étaient très bien recherchées. Une bonne maitrise de la langue apparemment. Wohrwèlch se demandait s'il n'était pas vraiment mendiant. Jouait-il la comédie? En tout cas, si c'était le cas, il le faisait bien. L'historien était charmé par la puissance de cette voix incroyable. L'homme au chat était baryton.

Et voilà, la chanson d'introduction était finie. Aussitôt une pluie d'applaudissement envahit la salle. D'autres sifflait avec joie. Des serveur en profitaient pour faire des commandes ou pour apportaient des plats. En moins de temps, le calme revenait. Le chasseur de prime, entama son deuxième morceau.
Fallait dire, que c'était la première fois, que Wohr prenait de son temps pour écouter paisiblement de la bonne musique. Elles étaient d'une douceur agréable pour ses oreilles. Cela lui permettait de se reposer un peu. Il ne faisait que rarement des pauses dans son travail.


Le chant étant fini, un nouveau brouhaha fit crier de bonheur la foule qui était venue assister Sören. Des habitués? Des admirateurs? Une voix féminine et passionnée s'éleva:

- Aller Sören. Yououhh!!

Le jeune chanteur commença une ritournelle et le silence replongea. On dirait qu'il été bien respect malgré son apparence par-ici. Voir des fans amusait beaucoup l'archéologue. Il redemanda un verre commanda un repas discrètement. Les belles ballades lui donnaient faim.

Soudain, pendant que le baryton jouait et chantait, une bande de quatre hommes et d'une femme entrèrent de façon assez bruyante. Ils semblaient être ivres, car ils n'avaient remarqué qu'une personne donnait un spectacle ce soir. L'un d'eux chantait comme un sagouin et un autre réclamait de l'alcool.


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 20:11, édité 1 fois
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Miaou, tu parles d'une ambiance de taverne ! Autant jouer dans un caveau. Pas une mouche qui vole, les gars qui boivent à petites gorgées pour ne pas faire de bruit... Et ça s'appelait le « Joyeux Forban » ?! Guère de joyeux, ni de forban dans l'atmosphère sordide, qui ne va pas sans te rappeler une déclaration militaire publique. Je sens dans ta voix que tu te sens seul. Alors, je me mets à ronronner sur le comptoir, en me blottissant contre toi. Eh, quoi ! Je suis désolé, mais il n'y a pas moyen pour que le chat que je suis fasse l'animation.
Bien décidé à ne pas laisser tomber, tu achèves « l'or de Gold Roger » sous les applaudissements polis (dire qu'il s'agit là de l'un de tes morceaux favoris !), et tu bois une gorgée de bière en reprenant ton souffle. Sur une table, une jeune femme se met debout, et profère des encouragements d'une voix qui sent l'alcool. Pleine comme une outre, sans doute un pilier de bistrot, qui achève de vider son quatrième litron quotidien.
Vraiment, cela t'inspire tellement peu que tu t'arrêtes de jouer brutalement, à peine ta ritournelle entamée. C'est vrai. A quoi bon jouer des ritournelles si personne ne...


-AH QUOI C'LA RIME-T-IL DONC DE JOUER DES RITOURNELLES SI Y'A PERSONNE POUR DANSER ?

Tiens, c'est que l'on ne te vois pas souvent en colère. Mais il est vrai que tu n'as jamais beaucoup aimé la mollesse. C'était évident que tu n'allais pas supporter ça toute la soirée sans rien faire. Tu ne remarques même pas les deux lascars qui, entrés quelques minutes plus tôt, alors que tu jouais, commencent à chercher les histoires auprès d'une table du fond. De toute manière, je crois que tu aurais presque préféré une bagarre à cet état de stagnation qui te fait penser que les murs profitent davantage de ta musique que la clientèle.
Un silence. Tu gueules encore un peu pour la forme, tu encourages le monde à se lever, et en vitesse. Et puis, tu marques deux accords rageurs, qui signent l'introduction d'une chanson à boire particulièrement bruyante.


-Qu'est-ce qu'un homme' sans sa bouteille ?
Rien d'mieux qu'une veuve toujours en deuil !
Qu'est-ce qu'un verre sans sa liqueur ?
Rien qu'd'y songer ça me fait peur !

Rien de plus beau qu'une bière qui mousse !
Un rhum, du whiskey, et un bon verre de pif !
Pas d'frousse dans la brousse
Hey ! T'auras l'oeil bien vif !


Tu te débats comme un beau diable pour donner un peu de chaleur à l'atmosphère. En cela, tu es aidé par les deux agitateurs du fond, qui se sont mis en tête de danser sur une table occupée, en donnant des coups de pied dans les verres à moitié pleins. Tous deux connaissent ce grand classique et chantent avec toi. Les moins sages de ton assistance plus que méditative se mettent frapper le rythme avec leur choppe. Voilà qui commence à être mieux. Mais cela ne te suffit toujours pas. Maturin a d'ailleurs l'air aussi étonné que toi. Il n'a pas l'habitude d'une telle clientèle, sans quoi son établissement n'aurait sans doute jamais pris le nom de « Joyeux Forban ». Possible que cela cache quelque chose...
D'ailleurs, je ne saurais dire si tu l'as remarqué, mais la plupart des hommes et des femmes présents sont armés. Cela se voit bien, sous leurs vestes, qui les boudinent. Et ils n'ont pas l'air à l'aise. Et puis, les regards ont tendance à converger vers les deux fêtards (qui ont demandé un jambon dans lequel ils mordent à deux, et en rythme !). Se pourrait-il que ton concert soit en train de servir de couverture à un règlement de compte bien en règle ? Il est vrai qu'au sein d'une bagarre de comptoir, les pots cassés ne sont pas pris en compte par les autorités... Brrh...Rien que d'y penser, j'en ai le poil qui se dresse !
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Soudain, la musique s'arrêta net. Sören s'exclama aussitôt:

-AH QUOI C'LA RIME-T-IL DONC DE JOUER DES RITOURNELLES SI Y'A PERSONNE POUR DANSER?

Wohrwèlch fut étonné en une seconde puis lorsqu'il entendit ces paroles, il retrouva le sourire. Après tout, il avait raison, s'était lui l'expert! Et un bar ayant un nom qui fait envie fallait mettre de l'ambiance. Wohr était contenant. Cela dit, il hésita à danser. N'étant pas un as dans ce domaine, il préféra que d'autre s'élancer avant lui. Genre, il s'enfoncerait dans la masse. Or, il n'y avait quelques rigolos qui osaient faire cela sur une table à moité bancal sous les yeux surpris des occupant du meuble.

Alors, le jeune chanteur retrouve sa voix. L'ambiance était finalement au rendez-vous. Les gens ivres se donnait à coeur joie pour rejoindre le groupe qui avait fait les premiers pas. Le musicien fini son morceau avec un peu plus d'entrain qu'au début. C'était bon signe. Malheureusement, la bonne ambiance allait vite déraper...

La petite bande de quatre hommes et d'une femme qui furent entrés dans de manière bruyante remarquèrent soudainement qu'ils se retrouvaient dans une taverne où les gens dansaient. Ils firent beaucoup de bruit, gênant le pauvre chasseur de prime. Cela irritait Wohrwèlch. Il n'aimait pas l'irrespect, surtout de cette manière! Il fut le premier à rétorquer sèchement. Il cria d'un coup en plein milieu de la grande salle sous les regards intrigués des spectateurs:

- He! Vous, là-bas! Oui la petite bande de rigolos. Vous n'avez pas honte de chanter à tût-tête de cette manière? Ya pauvre mec qui galère pour qu'on lui fasse attention deux minutes. Vous devriez au moins avoir du respect, non?

Venant de nulle part. En réalité d'un homme l'ayant mal pris. L'historien reçut en pleine face une bouteille qui se brisa en plusieurs éclats...


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 20:18, édité 1 fois
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[Hrp : là, je viens de me rendre compte que j'ai fait une bourde dans mon post précédent : j'avais zappé que tes agitateurs étaient quatre (trois hommes/une femme) et pas deux. Donc du coup, pour info, les deux qui ont dansé sur une table dans mon post faisaient parti de ton groupe de quatre. Voilà, voilà... On va faire comme si.]

Eh, par le Père Lustucru, et par tous ses disciples ! On dirait que tu es vraiment tombé sur un drôle de rigolo, ce coup-ci... Oui, l'historien. Voilà que ça commence à se détendre et à s'amuser... Ou plutôt à faire semblant. Tu ne vois toujours pas, Sören ? Celui-ci a fait tombé une dague de sa poche... Il se baisse prudemment au milieu du tumulte pour la faire disparaître dans sa chemise. Et celui-là ! Tellement chargé d'artillerie que son paletot s'est craqué par le devant et par le derrière, si bien qu'il fait des efforts prodigieux pour économiser ses gestes en dansant. Faut-il que tu sois aveugle ! Ou tout simplement dépité d'entendre l'autre scribouillard engueuler les fêtards, sous prétexte qu'ils font trop de bruit, et que l'on ne t'entend plus... Que l'on ne t'entende plus ?
Oh, oh ! Je vois que tu gonfles tes poumons, que tes mouvements deviennent plus amples. Tu sors le matériel d'amplification.

L'historien reprend à peine son souffle, que toi, tu te lances dans une nouvelle chanson au rythme chaloupé, d'une voix si forte, si grave, et si pure qu'il semble qu'une tempête s'est engouffrée dans la salle, écrasant de sa colère sainte le tumulte de la taverne. Tu es un chanteur de rue, et un ancien contre-maître. Chanter, gueuler dans les vignes au milieu d'un cortège de travailleurs plus que braillards, tu sais ce que c'est. Te faire entendre au milieu d'une foire aux bœufs, tu en es capable. Alors, ce n'est certainement pas les quatre clampins qui font plus de bruit que les autres, et qui essayent de prendre un peu de bon temps qui vont t'empêcher de faire le spectacle ! Quoi qu'en puisse penser l'historien !
Je sens que tu t'es senti insulté, dans toute ta fierté de bouseux, de la campagne comme de la rue. Tu n'es pas fait pour jouer dans un théâtre, au milieu de cols blancs. Prétendre que tu as besoin de silence pour bien faire, c'est aller contre ta nature même. Ah, ah ! Comme il est commode d'être chat ! Tu n'aimerais pas ces paroles, toi qui a toujours refusé de te définir. Mais il n'y a guère de honte à cela. Peut-être finiras-tu bien par l'admettre.


-La complainte du grand voilier,
Lai, hei, lalilala hei ! Lalila i tou, i lère,
Me contait le grand timonier,
Le grand timonier...

Je m'rappelle ses grandes' voiles' blanches,
Son drapeau blanc qui claque dans l'vent,
Sa bonne coque bien étanche !
C'était le Prince' des Océans...


Mais tu n'as pas l'occasion de continuer. Un terrible bruit de verre brisé, suivi d'un craquement sinistre, vient de retentir. Tu ouvres les yeux. Devant toi, l'historien vient de payer le prix de son goût pour le calme et les respect silencieux. Tu t'attristes un peu de voir ça, malgré tout. Ah, ta manière de toujours tout pardonner aux victimes ! Et dire que tu fais le chasseur de primes...
Tu n'as cependant pas le temps d'intervenir qu'une pagaille terrible s'est mise en place. Comme un seul homme, la quasi-totalité des fêtards ont sorti de leurs chemises des armes à feu, qu'ils pointent dans la direction de la bande des quatre roublards. Ceux qui venaient de s'attirer les réprimandes de l'historien... Un homme, un costaud, qui fume le cigare, se met à beugler, le geste menaçant.


-Les pirates du Mont-Victoire ! Pas de chance, hein ? Bande de cafards, vous nous avez donné du mal, pendant ces dernières semaines... Trouver une occasion idéale pour vous régler votre compte, sans attirer la marine...

Mais, bien décidés à ne pas se laisser faire (d'autant plus qu'ils avaient l'air saouls comme des porcs), les assiégés se jètent dans la masse, dégainant au passage sabres et pistolets, et taillant au petit bonheur ce qui se présente à eux. Des coups de feu, plusieurs hommes s'écrasent sur le sol en terre battue. Toi, tu poses ton instrument derrière le comptoir. En te retournant, tu te rends compte que Maturin a été assommé et ligoté prestement sur une chaise. Inutile de compter sur lui... Il fallait dire qu'il avait l'air costaud, habitué aux débordements. On avait du le prendre par surprise, par mesure de précaution.

Tu réfléchis à toute vitesse. Ces hommes là, de quel camp sont-ils ? Certainement pas des Marines, ni des chasseurs. Trop nombreux... En fouillant dans tes avis de recherche, que tu gardes dans ton manteau, tu reconnais les visages des dits « pirates du Mont-Victoire ». Un petit équipage local, primé à la suite de bagarres trop récurrentes dans les tavernes... Pour un total de 5000 berrys. Une misère ! Et il y a au moins une trentaine d'hommes sur l'affaire ! Aucun chasseur ne ferait une chose pareille.
Reste deux solutions : il s'agit soit d'un équipage pirate rival, soit d'un groupe de bandits local, ayant un compté à régler avec eux. Maintenant, tu sais comment agir.
Sans prendre les armes, tu ramasses l'historien à moitié assommé, et dans un coin sombre de l'établissement, tu t'efforces de lui faire reprendre ses esprits, à grand renfort de baffes. Ce n'est pas évident, il saigne déjà abondamment du nez, le bougre...
Néanmoins, alors que son regard a l'air de regagner en lucidité, tu lui donnes un ordre concis et sans appel, un peu moqueur. Comme un contre-maître aux vendanges.


-Eh bien, tu voulais d'l'ordre ?! Tu vas pouvoir en r'créer ! Faut pas qu'ces gars brûlent la taverne. L'père Maturin s'rait mal, y'a pas de Marines ici... Faut absolument arrêter c'bordel. Et tu vas m'aider, l'historien ! Hein !



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- Eh bien, tu voulais d'l'ordre?! Tu vas pouvoir en r'créer! Faut pas qu'ces gars brûlent la taverne. L'père Maturin s'rait mal, y'a pas de Marines ici... Faut absolument arrêter c'bordel. Et tu vas m'aider, l'historien! Hein!

- Hrnf?? Qu'est-ce passe-t-il? Pourquoi m'as-tu giflé? Je t'ai rien fait voyons...

L'archéologue avait beau être réveillé, il en captait pas ce qu'il lui était arrivé. Le fait d'avoir changé de place lui surpris et s'exclama:

- Hein?! Mais qu'est-ce que je fout là?

Le bruit des hommes qui se battaient à grand coup de bouteille, de chaise et de poing accompagné du fer grinçant et des coups de feu firent réaliser en un clin d'oeil la réponse tant recherché de Wohrwèlch. Il se releva d'un bond et sortit de suite ses deux fidèles lames. Il les assembla en un rien de temps. Et continua de parler sans regarder Sören:

- Si tu dis qu'il n'y a fichtrement aucun Marine comment comptes-tu te battre pour arrêter cette folie? On ne peut faire confiance que sur nous-mêmes alors? C'est parti!

À ces mots, il s’élança dans le tas. Il ne souhaitait cependant pas de faire de mal aux pauvres citoyens qui subissaient cette injuste situation. Il donnait juste des coups d'épaule ou repoussait d'une main les types qui voulaient l'intercepter. Heureusement que Wohr avait mémorisé les visages des pirates. Et hop, il était arrivé face à un qui s’apprêtait à tuer une femme. L'historien baissa la tête et cogna violemment le hors-la-loi et le fit tomber à terre. Ce dernier lâcha sa prise. Pris par l'élan, le jeune homme trébucha lui aussi. En se relevant, l'homme méchant répliqua:

- Avorton, tu n'aurais pas dû faire ça! Tu m'as mis en rogne, maintenant. Je vais te tuer!!

- Il en va de même. Cela dit, je n'ai pas le temps de m'amuser avec toi.

Il engagea alors le duel dans une vive colère. L'archéologue cherchait avant tout maîtriser la situation et qu'il y ait le moins de victimes. Le mieux serait de n’avoir aucun mort aussi bien parmi les villageois que les bandits. Ce qu'il le démangeait par-dessus tout, c'était le chef de la bande qui l'avait balancé la bouteille sur lui. Non pas à cause de cela, mais parce que c'était lui le capitaine et qu'il n'avait aucun respect pour les autres. D’ailleurs ce dernier profitait bien de l'ambiance pour taper tranquillement les clients, voir en trancher quelques-uns. Ce qui fâchait de plus en plus l'homme à la capuche.

La salle qui était auparavant une taverne joyeuse n'était plus que maintenant un ring grotesque où le sang et la colère étaient réunis. Les cris de douleurs et de rages sonnèrent dans la grande rue. Il y avait une foule de gens qui s’agglutinaient devant la façade de l'auberge. Ils laissaient néanmoins de l'espace près des baies et de la porte. Ils avaient peur. Soudain, un homme mal au point fut projeté au travers la vitre et alla dire bonjour au pavé...

L'historien faisait attention de ne pas recevoir des coups en traire tout en croisant le fer avec son adversaire. C'était un coriace. Il ne pensait pas être aussi long. Il se demandait ce que devant Sören et surtout s'il s'en sortait...


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 20:29, édité 1 fois
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Encore un retournement de situation auquel tu ne t'étais pas attendu, Sören... Tu avais déjà tendance à penser que l'historien était très nettement en décalage avec la réalité. Sans juger, sans lui en vouloir. Toi aussi, ce sont des choses que tu connais, toi qui a toujours préféré la compagnie des chats à celle des hommes. Mais là, dans la confusion, tu te sens tellement perdu face à la soudaine violence dont fait preuve le bonhomme que tu en restes sans voix. Le comble pour un barde.
Ah ! Il faut dire que tu te fais une vertu de ne jamais te battre dans les tavernes. Histoire de ne pas faire comme tout le monde, je suppose... Et avec les circonstances qui sont en train de t'y pousser, l'autre imbécile qui ne fait qu'ajouter de la confusion dans la mêlée...

Je crois que la plupart des non-concernés, en large minorité, ont pris la fuite rapidement. Quelques bravaches sont bien restés, ainsi que deux femmes qui n'avaient pas réagit assez vite, et qui tentaient de se fondre dans la masse en évitant les coups. Un attroupement commence à se faire, devant la porte... Un carreau se brise. Il faut vite arrêter ce bazar, sinon, non seulement le Père va se retrouver à la rue, mais en plus, ton nom restera associé à l'évènement. Tu es conscient de cela, presque trop. Ton côté paysan qui ressort... Encore... Cette grande fierté couplée à ce soucis constant du matériel. Des choses qui me dépassent, je le crains !

Tu hésites à prendre les armes, mais, finalement, tu te retournes vers le père Maturin. Toujours assommé, personne autour. Avec l'une de tes serpes, tu le libères, et tu attrapes une bouteille rescapée de derrière le comptoir. De l'eau de vie. Une eau qui porte fort bien son nom, puisque, comme chacun sait, il est courant que l'on en use pour ramener les évanouis et les victimes de malaises à l'était de veille. Tu remplis un verre, et tu le passes sous les narines du tavernier. Il lève un sourcil, puis une paupière, et enfin, les deux.
Son réveil est brutal, lorsqu'il prend conscience de ce qu'il est en train d'advenir de son établissement. D'un geste, il t'arrache le verre des mains, et le vide d'un trait. Il est si furieux que l'on imaginerait fort bien de la fumée sortir de ses oreilles.


-Maturin, pas d'bêtises ! Ils sont armés, c't' un règlement d'comptes. 'Faut aller sonner l'alarme, les villageois pourront ben t'aider ? Eh ?
-Mais... mais... mais...

Interdit, rendu à son tour muet par le spectacle qui se tient devant lui, le tavernier hésite. Mais toi, tu pose une main lourde et usée de petit paysan sur son épaule. Une main qui contraste avec ton visage aimable et doux, et qui, étrangement, semble donner confiance à ton interlocuteur.

-Dépêche-toi. J'vais faire d'mon mieux pour limiter les dégâts en attendant.

Maturin te regarde dans les yeux, et s'en va en courant par la porte de service, située derrière le comptoir. Toi, tu craches dans tes mains. Tu n'as pas ton manteau, alors, je me couche sur la chaise qu'occupait précédemment le tavernier.

-Style du Lèche-Bottes : Chat-pardeur !

Tu t'es jeté dans la masse, mais tes poings sont vides. Pas d'armes. Mais pourtant, une minute plus tard, des cris indignés percent le tumulte ambiant. De nombreux combattants regardent leurs mains vides, et fouillent leurs poches, qui crient misère.
Miaw ah ah ! Jusque là, tu te tiens à tes exigences. Tu ne te bats pas, tu empêches les autres de se battre en volant leur armes. Armes que tu balances par la fenêtre cassée, au fur et à mesure, et qui s'écrasent lourdement au milieu des badauds abasourdis.
Mais bientôt, la confusion passe, et l'on se bat de plus belle, à mains nues. L'un des quatre dits « pirates du Mont-Victoire » est en passe de se faire étrangler. Deux mains velues lui enserrent la gorge avec violence.
Au milieu de tout cela, l'historien se bat lui aussi. Tu n'as pas poussé le vice jusqu'à lui retirer la curieuse chaîne qu'il brandit avec aisance. Après tout, tu lui avais bien dit de faire quelque chose... Et il est vrai qu'il parvient à mettre hors d'état de nuire plusieurs opposants. Toujours ça de gagné.

Mais, soudain, le son d'un carillon parvient à tes oreilles, à peine masqué par les cris et le tapage. Les renforts ne tarderont plus guère à arriver.

En attendant, tu te saisis tout de même de tes serpes, et tu assommes l'étrangleur en le frappant à la nuque de toutes tes forces, avec les manches des outils. Libéré, le pirate suffoque dans son épaisse barbe noire. Il peine à parler.


-J'sais que t'es une charogne de pirate, mais t'as rien fait d'mal ce soir, et j'pense pas qu'tu sois si mauvais bougre que ces gars. Alors, tu ramasses tes copains, et tu te barres. Les renforts arrivent, et j'préfère qu'ils mettent en cage les vrais coupables. Y'a une porte, derrière le comptoir.

Je crois que tu viens d'obéir à l'un de ces états d'âme, qui te font avoir toujours de la sympathie pour les plus faibles. Le barbu se relève, et, sans rien dire, sort ses amis de la mêlée, et prend la fuite. Tu l'aides encore un peu, en assommant quand tu le peux les adversaires directs des membres de son équipage. Finalement, la bagarre poursuit son cours, mais n'a plus aucune raison d'être. Chacun frappe où il peut, en s'acharnant sur les civils restants. Seuls quelques uns semblent avoir compris, et cherchent à sortir de la taverne. Mais toi, tu t'efforces de contenir les mouvements de fuite.

Un bruit de pas se fait entendre, dehors. Par les fenêtres, on entrevoit des torches enflammées, qui dessinent le contour de visages fantastiques. Un groupe de villageois, armés de vieilles pétoires, de bâtons et de rouleaux à pâtisserie se préparent à intervenir.

La cavalerie est arrivée...
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La porte d'entrée s'ouvrit à la volée. Les renforts arrivaient. Les personnes qui n'étaient pas concernés qui furent malheureusement bloqués ici purent enfin s'échapper. Il ne restait plus que les pirates qui réglaient leur compte. Le pauvre Maturin allait avoir de lourdes réparations à faire. Toutes les tables et chaise étaient dans de salle état, voir pour certaines complètement détruite.

Sous les tires continus et les coups d'épées, Wohrwèlch désarma enfin son adversaire. Il cria au chasseur de prime:

Sören, les villageois sont arrivés, il est temps de maîtriser la situation. Car si cela persiste, on pourrait avoir de gros problèmes à l'avenir. Et personnellement, j'ai déjà assez de galères.

Il s'adressa à un nouveau arrivant:

Hé! Vous. Pouvez-vous attacher cet homme?

L'historien s'attaqua ensuite sur une des femmes pirates. Lui qui n'aime pas combattre les femmes de manière générale, il était bien obligé ne serait-ce pour sa survie et celle des autres. Il n'en fut pas beaucoup de temps pour faire perdre le sabre de la combattante. Cependant, on le bouscula. Ça tapait un peu partout sur les côtés. C'était difficile de gérer à droite à gauche en même temps surtout quand devant soi il y a une personne prête à bondir.

Les citoyens qui étaient venus en masse permirent de donner l'avantage aux deux héros. Sans leur aide, il leur aurait été pénible de stopper cette foutu zizanie.
À propos de bagarre, Wohr se demandais si malgré tout, cela avait été provoqué par lui...


'\~°O°~\,

C'était maintenant fini, Sören et l'historien se retrouvaient désormais devant le bureau du chef local avec tous les villageois qui ont participé à la baston. Les renforts étaient aussi là. L'un d'eux s'écria le premier:

Monsieur le doyen, grâce à ces hommes, nous avons pu arrêter les pirates des Mers déchaînées qui pensaient régler leur compte sans la moindre intervention de la Marine. Pas de bol pour eux.

Alors, c'est vous qui avez fait tout le boulot? On vous doit une fière chandelle. Tenez, voici l'argent pour les avoir capturés.

Merci bien monsieur, mais je pourrais ôter le seul bien de cette ville et je ne suis pas un chasseur de prime de toute façon.

Wohrwèlch regardait son compagnon. Il est plutôt gêné. Bien que certain habitant avaient donnés la main à la patte, ils remettaient les honneurs au chanteur et à lui comme s'ils étaient des héros.


Dernière édition par Wohrwèlch le Lun 26 Mar 2012 - 20:36, édité 2 fois
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Bon. La situation a été maîtrisée, les pirates, emmenés, l'appel à la marine, lancé. Bientôt, ils seraient sous les verrous. Toi, tu as repris ton instrument tristement, tu as rajusté ton manteau, et tu as suivi le groupe jusqu'à la demeure du doyen. Enfin, de ce qui devait servir de maire local.
Pas ton truc, tout ça... Être remercié alors que la taverne de Maturin ressemble désormais à un squat pour lapins blancs des neiges...
Tu es un chasseur de primes, toujours à court de berrys. Tu ne comptes pas cracher sur une récompense, que le chef entend bien te donner. Mais tu ne peux ignorer non plus le visage de l'aubergiste, qui reste digne, malgré l'orage que l'on sent passer derrière ses yeux. Sans doute, il songe déjà aux réparations, aux frais que cela va représenter.
Tu n'as pas dit un mot, pendant que l'on vous encensait, Wohrwèlch et toi. Tu n'es pas habitué à être remercié pour une chose qui te semble aller de soi.
Il y a eu du grabuge pendant un de tes concerts, chez un type sympathique qui t'offrait le gite et le couvert. Tu as fait ton possible pour calmer le jeu, afin d'éviter de te coltiner une mauvaise réputation. Simple calcul de paysan.

Manque de chance pour toi, les pirates dits des « Mers Déchaînées » étaient tout juste primés. Essentiellement pour des rapines et des bagarres provoquées délibérément. Rien qui ne vaille la peine de rester deux longues semaines sur l'île, le temps que la marine arrive, reparte, et revienne avec la prime... Maturin en profiterait.
Quant à la récompense que proposait le maire, dans le fond, tu l'aurais bien acceptée, si l'historien ne t'avait pas devancé, en refaisant le coup du bon Samaritain...

Miaw ah ! La peste soit de lui, hein, Sören ? Aller, ne te ment pas. Je vois bien que, sous ton allure détendue et vaguement souriante, tu caches un agacement grandissant. Ce n'est pas si grave. Pas autant que de perdre la face.


-Y'a pas d'mérite. J'les aurais sans doute par trop réveillés, avec mes chansons... L'argent ira bien au Maturin. Vous l'avez pas vue, mais pour sur, son auberge en a ben b'soin.

Un temps d'hésitation, un Maturin qui rayonne. Finalement, l'affaire est conclue.
Tu ressors, en compagnie de l'historien et du tavernier. Désœuvré et les poches vides, pris d'une profonde lassitude. Cela se sent dans la lourdeur que tu places dans chacun de tes pas. Mais Maturin pose soudain une main chaleureuse sur ton épaule.


-Hey, hey, p'tit, faut pas faire une tête pareille. Après ça, je vais t'faire un repas de roi, concert ou pas. Et c'est pas moi qu'tu pourras accuser d'faire la charité ! Pas après ça. Je t'ai déjà dit que j'aimais pas les services gratuits.
Ça vaut aussi pour toi, mon gars, d'ailleurs !


Comme l'aubergiste pose une seconde main sur l'épaule de l'historien, vous poussant tous deux en direction de ce qu'il restait de son établissement, tu te laisse emporter. Ah, un léger progrès pour toi, fils Hurlevent ! Tu n'as pas râlé, ni fait mine de refuser, comme l'indique pourtant clairement le code de l'honneur paysan. C'est pas si mal. Un jour, tu finiras bien par devenir l'opportuniste fier que tu entrevois déjà en nous, fier peuple des gouttières et des bords de chemins.

-'Puis quand vous serez remplis, vous resterez dormir. Et demain, j'vous raconterais un truc ou deux qui devraient vous intéresser... Ouai. Parce qu'il en passe, des histoires, par ici. Et surtout des histoires de trésors et de merveilles oubliées. Vivre sur une île passante pour des pirates, ça a parfois du bon. Du très bon...
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