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Royaume Champignon -> Une navigatrice sinon rien !!

Royaume Champignon -> Une navigatrice sinon rien !! Sans_t14


Le royaume champignon, une île pas plus grande qu'une grande ville. Comparé à d'autre royaume, celui-ci est tout petit, minuscule même et à cause de cette première particularité, il n'y a pas d'armée, de police où de présence de la marine. Ce royaume est pour ainsi dire à la merci de tous ceux qui le convoite. Les habitants de cette île font sans doute parti des peuples les plus pacifistes au monde. La violence, ils ne connaissent pas. Comment une île peut-être vivre sans force militaire ? La réponse est très simple, le royaume ne possède aucune richesse. Ce n'est pas le désert, mais pour trouver la moindre pierre précieuse, vous allez devoir changer d'île. La seule chose qui à de la valeur pour les habitants de l'île est l'air qu'ils respirent. A cause de la "pauvreté" de leur terre, très peu de personnes viennent sur l'île. Les habitants de l'île vivent principalement de l'agriculture et de la pêche. La plus grande partie de l'île étant un potager géant, ils se suffisent à eux-mêmes et ne commercent que très peu leur récolte. La surface habitable de leur terre représente à peine l'espace d'un village d'une cinquantaine de personnes.

Même si cette île n'a aucun intérêt économique, quelques personnes adepte de la méditation accoste sur l'île dans le but de profiter de l'air pur de l'île et des légumes riches en vitamines qui selon certaines personnes remettent d'aplomb. Pour arriver sur cette île, il y a deux conditions impératifs à réunir, la première étant d'être un très bon navigateur et la seconde était de ne pas avoir peur d'accoster l'île. En effet l'île se situait aux confins de la mer du Sud et elle n'apparaissait sur très peu de carte, car toutes les personnes n'étant pas accompagné par un bon navigateur trouve un funeste sort. L'île est entourée d'une barrière de corail assez spéciale, car celle-ci "sélectionne" les navires qui ont le droit d'accoster l'île. Enfin ce sont les dire des habitants de l'île, car ce genre de phénomène est courant sur Grandline d'après les deux spécialiste qui ont réussi à passer, mais qui n'ont pas réussi à quitter l'île.

Une autre preuve qui prouve qui ne faut jamais remettre en question l'action divin du corail qui a toujours protégé et apporter bonheur à ces fidèles croyants. Shoma a fini par tomber sur cette île en fuyant une fois de plus la marine. Un groupe d'une trentaine d'homme et avec à leur tête un colonel fou furieux le poursuivaient sans relâche depuis deux jours déjà, puis en voyant un petit groupe de quatre personnes monter abord d'un navire du nom de "Peace", Shoma trouva bon de payer un billet et de jouer au même jeu que cette bande d'illuminer de la paix, mais il ne savait pas dans quelle galère il s'embarquait. En payant plus d'un millier de berry pour avoir le droit de monter sur le navire, Shoma pensait qu'il allait simplement se diriger vers une île ù il pourrait facilement fuir, mais en arrivant, il se retrouva perdu au milieu de nulle part et pire encore, il vit de ses propres yeux un navire qui tentait de quitter l'île détruire, car le navigateur avait progressé trop vite sans prendre en compte le niveau de l'eau et la marrée. A cause de cette petite erreur, son équipage n'eut aucune chance. Dans cette optique où la moindre erreur peut provoquer la mort, Shoma ne pensa même pas une seconde à brusquer le capitaine. Quand celui-ci partirait et qu'il serait certain de pouvoir l'amener à bon port, alors il monterait avec lui.

Le capitaine ne repartant pas avant deux jours, Shoma profita du lieu afin de faire les seules activités possibles sur l'île. La méditation et l'observation. Comme lui avait dit son petit groupe en pèlerinage, l'air de l'île était frais et pur. Un régal pour les poumons. Observer le lagon qui se situait entre le corail et l'île était magnifique. Depuis sa position, Shoma pouvait voir les poissons nager dans la lagune. Les petits, les moyens et même les plus gros. D'ailleurs un poisson qui ressemblait assez à un imposant monstre des profondeurs approcha à grande vitesse des côtes, ce qui provoqua chez Shoma une réaction typique d'un guerrier, il se mit en position de combat. Ce n'était pas aujourd'hui qu'un monstre marin ferait de lui son repas.

La bête s'approchait de plus en plus, puis d'un coup, sortit sa tête du fond du lagon avec de s'approcher de la rive. Shoma sera ses poings avant de sauter, quand une main le toucha. Un des habitants de l'île lui demanda de rester tranquille et de ne pas attaquer l'un de leur protecteur. La bête approcha de la rive avant de secouer sa tête et de laisser tomber plusieurs algues marines sur le sol. Une fois sa tête propre, la bête quitta la rive avant de disparaitre à l'extérieur de la barrière de corail. Une fois lois, très loin du champ de vision des deux hommes, l'habitant de l'île lui ramassa les algues que venait de jeter le monstre marin avant d'en proposer une gentiment au pirate. Voyant le pêcheur manger devant lui l'une des algues, Shoma fit de même et ses yeux se mirent à pleurer. L'algue était aussi délicieux qu'un ragout aux Poissons Epics, une spécialité d'une île qu'il avait goûtée et particulièrement apprécié lors de l'un de ses précédent voyages.


Dernière édition par Mantle Shoma le Sam 3 Mar 2012 - 1:35, édité 1 fois
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« Francis était beau, grand et fort. Sa nature altière en avait fait l’un des grands princes des mers. Ses muscles saillants offraient à ses observateurs un regard nouveau sur sa condition, beaucoup le prenaient pour un simple animal auparavant. Aujourd’hui, il était aimé et chéri. »

    Un honnête marin – sûrement assez car il n’avait guère demandé marchandise en échange de ces brèves indications -, penaud et décadent avait offert ce récit à Silver. Il s’était laissé aller aux confidences alors qu’elle tentait de reproduire l’esquisse d’une toile qui trônait dans une des boutiques de la rue marchande où elle se tenait. Ce tableau conviait le spectateur à forcément s’y arrêter dessus. Cette prestigieuse peinture attirait automatiquement le regard, rien qu’à deviner la qualité du tracé et l’exaltation de l’artiste, il ne pouvait en être autrement. Ainsi, notre jeune femme s’était retrouvée sur cette modeste île de South Blue afin de se ravitailler. Évidemment, elle n’avait opté que pour de modestes victuailles représentées par des fruits et autres légumes mangeables crus car, penser un instant cuisiner sur son radeau de fortune relevait de l’exploit. De plus, si elle désirait perdre un doigt, cela restait encore la meilleure solution. Donc, un passant s’était joint à son observation, arrêtant ses prunelles sur son dessin point abouti. L’haleine peu fraîche et le ventre certainement galopant sous les masses d’alcool qu’il avait dû engloutir avant son apparition ne l’empêchèrent pas de conter mirette à Jezebel. Il lui avoua avoir déjà côtoyé cet affriolant mammifère et même tenté de l’appâter…sans succès. On l’avait chassé. Ce mystérieux cétacé séjournait alors sur une île nommée « le Royaume Champignon ». Sortez le champagne car les lèvres de la donzelle s’étirèrent en un étincelant rictus, s’approchant plus de la grimace que du sourire. Lâchant son calepin pour s’intéresser à l’individu, elle hasarda une réponse « Ah vraiment ? ». Jamais nous n’en saurons plus sur la raison de l’exil de son brave interlocuteur mais, pour sûr, elle voguerait sans foi ni loi jusqu’à cette fameuse contrée.

    Cheveux au vent, paupières plissées pour entrevoir l’horizon, mains à l’assaut des rames pour mieux pagayer, les conditions étaient réunies pour tenter d’aborder cette île. Elle sentit le remous des vagues sous sa fade embarcation, manqua à plusieurs reprises de finir victime des flots mais, finalement, en déjouant les quelques frasques météorologiques et tromperies de la mer, elle parvint à distinguer une forme semblable au continent. Que venait-elle donc chercher par ici alors qu’elle avait déjà pris de quoi se sustenter ? La réponse réside au cœur de ses tripes, une chose qui l’anime depuis déjà toute môme, un espoir succinct mais empreint de passion : son affection pour les créatures aquatiques. Plus elles sont repoussantes, plus elle les idolâtre. Donnez-lui un charmant petit hippocampe contre un alligator à trois têtes et à la queue en tire bouchon, elle penchera indubitablement pour la seconde option. Alors, mettant pied à terre en intimant à son rafiot de ne pas se faire la malle, mal à l’aise au milieu de ces grands navires le surplombant fièrement. Jez se mit alors en quête de son but.

    Il ne fut guère difficile à trouver. En effet, les lieux restaient sommaires et point imposants. Elle traversa une partie de l’île pour parvenir près de la lagune. Elle s’était bien entendu renseignée auprès de quelques habitants pour entendre sa marche. Là, elle aperçut un petit groupe de personnes affublé autour du lagon. Certains semblaient au bord de l’infarctus, que le Dieu Plancton sauve leur frêle santé. Comment se résigner à mourir devant pareille beauté car, oui, la brunette venait de l’apercevoir. Il s’en allait déjà mais sa supériorité avait déjà hypnotisé la lady. Les yeux quasiment blancs, la langue presque pendante, elle ne pouvait détacher son regard de… « FRANCIS ! » Il était là, face à elle. Le pied léger, elle aurait presque plongé pour le rattraper. Néanmoins, on lui avait indiqué qu’il voguait en ces terres comme un digne protecteur alors, déçue mais compréhensive, elle n’irait pas troubler la quiétude du divin animal. Au contraire, approchant du groupe d’intéressés, elle se joindrait à la foule.

    Le sac, auparavant sur ses épaules, bascula entre ses mains. De là, elle récupéra ses ustensiles : feuille, plume, encre et autres carottes séchées pour contenir son impatience. Elle décida de déguster un morceau du légume, mâchant celui-ci d’un air décidé en s’installant le plus près de la rive. D’ailleurs, elle aperçut des coutumiers de l’île car ils semblaient en consommer les mets. Des algues fortement appétissantes mais sa gourmandise n’était pas là, elle laissa donc cette idée de côté. Néanmoins, elle leva les yeux vers les deux hommes avant d’entre ouvrir ses lèvres pour prononcer ces mots : « Je vous dérange peut-être mais...Est-il possible d’observer Francis de plus près ? L’île n’est pas bien grande mais il doit bien y avoir un endroit où mieux le voir, sa tanière, son repère, sa maison, hutte, appelez ça comme vous voudrez. » La jeunette serait fermement son outil de dessin entre ses fins doigts détaillant tour à tour ses deux interlocuteurs dans l’espoir d’une réponse. Oui, Francis l’attendait, elle en était certaine. Il ne désirait rien d’autre aussi fort que de poser dans toutes les situations inimaginables pour ravir le cœur de Jezebel. Cette dernière savait. Ils étaient tous pareils ces monstres, tous sous son charme. Pourquoi n’était-elle donc pas née baleine ou dauphin ? Sa vie aurait été tellement plus rafraîchissante.

    Après avoir eu le plaisir de manger les quelques algues déposé sur le rivage, Shoma compris pourquoi les habitants de l'île considérait le monstre comme un protecteur. Depuis toujours cette créature venait et apportait les fruits de la mer afin d'en faire profiter les villageois. Comment une bête des mers pouvait-il vivre aussi près des hommes et ne pas tenter de les attaquer ? Dans la chaîne alimentaire animal les forts ont pour habitude de se nourrir des créatures les plus faibles, alors pourquoi celui-ci faisait exception à la règle ? Pourquoi au lieu de se nourrir des faibles, il faisait tout le contraire et leur apportait à manger. Curieux d'apprendre le fin mot de l'histoire, Shoma se tourna vers le pêcheur qui ramassait les algues afin de remplir son panier. Alors que sa première question allait quitter sa bouche, le jeune capitaine fut coupé par l'intervention d'une jeune femme. Plus rapide, mais également plus curieuse, la jeune femme montra à quel point le monstre marin l'intéressait. Elle voulait tout savoir, plus qu'il n'en faut même. Francis ? Qui était ce Francis ? Parlait-elle du monstre ? Cette créature avait un nom ? Le fait qu'une créature est un nom signifiait que les villageois ait réussi à surmonter son côté bestial afin d'en faire un allié, sinon à quoi bon donné un nom aussi familier à ce genre de créature.

    Le pêcheur mit plus d'une minute à répondre. Visiblement plus cool que lui, il n'y avait pas sur cette île. Le vieil homme répondit aux questions de la jeune femme par un simple "bof", avant d'enchaîner avec "bof". Ne connaissant pas les intentions de la jeune femme, le pêcheur hésita avant de cracher le morceau. Ce n'est qu'en regardant la détermination avec laquelle la jeune femme tenait fermement son crayon, qu'il décida de parler. Il désigna la seule colline de l'île par un geste du doigt avant de ramasser deux nouvelles algues. Ce n'est qu'une fois la rive complètement nettoyé, qu'il se mit à faire des phrases plus constructives.


    "Francis, comme vous l'appelez est un cadeau du ciel. Il est le protecteur de l'île et notre plus grand gardien. Depuis des générations, ce monstre des mers veille sur nous. Seul une âme désireuse et bienveillante envers les animaux peuvent voir le lieu où il réside.
    Je vois dans votre regard la passion, si votre cœur est pur, vous n'aurez aucun mal à voir l'entrer de la grotte sous marine où il dort, mais attention, si votre cœur n'est pas pur, vous ne sautez le voir. "


    Après avoir répondu à la jeune femme, le pêcheur se tourna en direction de Shoma avant de lui conseiller la méditation. Il n'était pas bon de s'éveiller à la colère où à l'envie de combattre sur cette île. L'homme ne savait pas qui il avait en face de lui et c'est sans aucune gène qu'il lui parla. Mais voyant qu'il n'avait rien à craindre des habitants de l'île, Shoma accepta le conseil du pêcheur avant de le laisser partir. Visiblement ce conseil était les dernières paroles qu'il voulait lui dire.

    Avec le départ du pêcheur, il ne restait plus que deux protagonistes au bord de la plage. La jeune femme ressemblait à une groupie, non pas celle que l'on voyait dans les concerts de musique, mais d'un autre genre. C'était plus de la passion, oui elle était plus passionnée que jamais et la vue du monstre marin venait de la rendre plus heureuse que jamais. Ses yeux, la manière de s'exprimer, tous laisser envisager que contrairement aux personnes avec qui il était venu sur cette île pour méditer, elle, elle n'avait d'yeux que pour cette bête de la mer. Après avoir décrypter au peigne fin la jeune femme, Shoma en conclut qu'elle n'était pas d'ici. Si c'était les monstres marins qu'elle aimait, alors elle n'avait qu'à le suivre, lui aussi en avait un, mais contrairement à celui-ci qui était amical avec la population de ce village, le sien était encore à l'état sauvage. Dire qu'un monstre marin est sien est un grand mot, car sans un dispositif dérobé à la marine, sa tortue marine serait capable de le manger sans état d'âme.

    Coincé sur cette île pour deux jours, Shoma n'avait aucun but précis. Il voulait fuir ses poursuivants, il avait réussi, mais maintenant qu'il était sur cette île, il ne savait pas quoi faire. Les habitants de l'île n'avait rien de précieux, rien d'important à dérober, alors à quoi bon voler des légumes et de l'air. Au lieu de tenter quelque chose qui n'aurait pas de sens, il allait profiter de son séjour afin de se rapprocher de cette jeune femme et en apprendre un peu plus sur sa passion des monstres marins.


    "Je n'ai pas bien compris ce que ce vieil homme viens de dire, mais dis-moi, tu sembles grandement apprécié les monstres venus des profondeurs de la mer ? Je suppose également que tu vas te rendre au sommet de cette colline afin d'essayer de voir le lieu où vit "Francis" ? Je peux t'accompagner ? Promis, je serais aussi discret qu'une souris. "


    Qui l'aurait cru, un jour Mantle Shoma, terrible capitaine pirate laisser de côté ses activités et la marine qui le pourchasse afin d'en apprendre plus sur une jeune femme qui aime les monstres marins, sans doute personne, pas même lui, 24h plutôt. Comme quoi, dans ce monde, il y a des surprises à chaque coin de rue. Un pirate peut-il en cacher un autre ? ...
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      Pourquoi l’avait-il nommé ainsi ? Jezebel ne s’en souvenait guère. Sûrement que le loup de mer n’avait décidé de lui livrer la raison de ce surnom ou qu’il n’en avait même pas mentionné l’existence. Notre jeune demoiselle avait très bien pu associer cet agréable appellation au cétacé qu’elle poursuivait. Son esprit n’avait pas cherché plus loin que de nommer la robuste créature Francis. Cela sonnait étonnamment bien, offrant un son mélodieux à chaque interlocuteur discourant sur ledit animal. Ses sens étaient tous émoustillés et, dès lors qu’elle l’avait aperçu, elle savait pertinemment que rebrousser chemin serait inutile. La moindre cellule composant son épiderme était en alerte, sur le front, elles n’attendaient que de pouvoir lover la créature contre elles pour exulter de bonheur. Les fourmis parcouraient les doigts de la belle tandis qu’elle écoutait le récit de l’homme, buvant la moindre de ses paroles. Il venait de lui donner l’accès à l’un de ces secrets espoirs du moment. Loué soit ce petit bonhomme ! Elle lui dédierait une chanson à l’avenir. Lâchant alors son crayon et, prise d’une passion effrénée, ses affaires également. Ses pieds tentèrent de l’emporter dans la dégringolade de son sac mais, elle sut se rattraper avant de chuter peu décemment. Son instinct de chasseuse s’était réveillé. Désormais, seule l’ascension de ce ridicule mont calmerait ses envies. Bien pâles et dérisoires envies, je vous l’accorde.

      Alors que plusieurs questions brûlaient la langue de la brunette, une autre voix se fit entendre. Cette-fois, d’un interlocuteur qu’elle n’avait pas quémandé. Viendrait-il perturber ses projets ? Serait-il désireux de l’arrêter dans sa folle épopée ? Gare à ses fesses, qu’il ne se mette guère en travers de son chemin sinon cela allait être chaud bouillant ! Mais, laissant le bénéfice du doute à ce hasardeux personnage, elle tendit l’oreille afin d’ouïr ce qu’il souhaitait lui confier. Elle cligna tout d’abord des yeux, beaucoup de pieuses personnes pensaient à mal en comprenant ses plus sensibles passions. Il n’avait omis aucun constat mais tendait même à vouloir l’accompagner. Juchant du regard ce drôle d’oiseau, elle en conclut qu’il ferait un allié de poids pour parvenir à ses fins. Observer Francis allait se révéler tendu s’ils devaient emprunter une quelconque route périlleuse afin de parvenir à cette grotte sous-marine. Il pourrait servir d’appât en remuant des bras pour attirer la créature tandis que Silver attendrait au bord de la rive l’apparition du monstre pour mieux imprimer sa robuste carrure. L’affaire allait donc être conclue. Notre zoologue ramassa ses affaires qui traînaient à ses pieds avant de déclamer avec insouciance: « J’aimmmmmmeeeeeuhhhh à la folie les créatures marines. Elles ont bien plus d’intérêt que vous tous, humanoïdes. » L’héroïne déposa alors ses affaires dans les bras de l’inconnu. « J’accepte. Tu seras mon porteur. Nous irons plus vite. Les hommes, ça marche plus vite donc si je me décharge, nous irons au même rythme » ajouta-t-elle sans savoir si elle se moquait réellement, ou non, de son interlocuteur.

      Ses pas empruntèrent la direction qu’avait indiqué leur informateur. Hélas, l’air avait changé de ce côté-ci de l’île, il s’était humidifié et chargé de cette texture qu’elle reconnaîtrait entre mille. De plus, les nuages s’étaient rapprochés, offrant un intéressant contraste entre le ciel et la terre. Jez pouvait affirmer deux choses : leur trajet ne serait pas bien long, l’île n’étant point immense cependant, le temps allait virer, foi de Silver à 98,321 % (et je vous épargne le reste, tronquons notre pourcentage au millième, cela resta assez précis pour être pris en compte, non ?).

      Après une cinquantaine de mètres parcourus, elle se tourna en direction du seul membre de son expédition, enrôlé à la plus basse place malgré lui, du moins, s’il ne piquait une colère noire…Elle n’avait pas attendu sa réaction avant de filer en douce vers le sommet. Ainsi, elle prononça quelques mots. « Au fait, j’espère que t’es pas un trouillard, y’a de l’orage dans l’air. Et puis, je m’appelle Jezebel. Et puis, pour attirer Francis, faudra pas que tu fasses la souris mais plutôt le mâle rugissant si si ! ».

      C'est avec joie que Shoma constata que la jeune femme accepta sa présence. Son impression était bonne, la jeune femme voulait aller sur la colline afin de voir le repaire du monstre marin. C'était une bonne chose en soit, mais ce qu'il n'avait pas imaginé une seule seconde, c'est le fait qu'il devienne malgré lui porteur de bagage. C'était d'ailleurs à cette seule condition qu'il pouvait suivre la jeune femme comme son ombre. En un instant, Shoma venait de passer du rang de capitaine pirate à celui de porteur officiel d'une jeune artiste. Cette île n'était vraiment pas faite pour lui. En voyant sa nouvelle condition, notre jeune capitaine remercia le ciel qui avait réussi à lui épargner pareille situation en présence de Yasmeen, car en voyant la façon dont la jeune femme venait de l'obliger à porter ses affaires, si jamais elle aurait été présente, il y a de grandes chances que la jeune femme en prenne de la graine et aurait à son tour transformer son capitaine en simple roturier.

      La nouvelle maîtresse de Shoma semblait avoir plus de considération pour les monstres marin que pour l'espèce humaine, enfin pour tous les hommes il ne savait pas, mais dans son estime, son bénévole se trouvait en dessous, très en dessous du monstre marin en matière d'importance. Shoma pouvait mettre sa main à brûler que s'il tombait et se brisait une jambe, la jeune femme ne le verrait même pas. Qu'importe l'avis que la jeune femme avait de lui où des hommes, il s'était lui-même mit dans cette histoire en voulant la suivre, maintenant qu'elle avait accepté, il allait être le meilleur assistant qui soit. Elle voulait que son matériel la suive comme son ombre ? Alors il allait faire en sorte de ne pas la lâcher d'une semelle et avec elle trouverait les secrets de ce monstre et de cette île au combien étrange.

      Après avoir franchi le seul obstacle qui séparaient les deux protagonistes du lieu où résidait le "Francis", Shoma jeta au sol le matériel de la jeune femme. Ce n'était pas bien lourd, mais ils étaient arrivés et ne pouvaient plus progresser. Maintenant, qu'il se trouvait devant le meilleur point d'observation de l'île, Shoma tenta de voir le lieu que le pêcheur avait désigné comme étant la tanière du monstre marin, mais rien. Du bleu, du bleu et encore du bleu. La mer était partout et rien ne laissait croire qu'il y avait une quelconque grotte dans le coin. Le vieil homme était-il fou au point d'inventer des lieux pour bluffer les rares touristes qui viennent lui poser des questions ? L'âge lui jouait-il des tours ?

      Alors que Shoma commençait à grimper sur le seul cocotier de la colline, la jeune femme se présenta. Comme un bon assistant, il se présenta à son tour et même si les bonnes manières exigeaient d'un homme qu'il se présente de manière courtois envers une jeune femme, notre bon capitaine le fit de manière assez rapidement tout en essayant de poursuivre son ascension du cocotier. Mais très vite, une chose qui ne semblait pas très important aux yeux de Shoma changea très vite d'ordre de priorité. La jeune femme lui confia que le temps ne devait pas tarder à changer et à monter une autre facette, sans doute moins clément. Oui, les nuages étaient plus proches, mais à part cela, le soleil était toujours au beau fixe, alors comment pouvait-elle affirmer que le beau temps allait bientôt partir et laisser place à quelque chose de moins joyeux ? Toujours en train de monter sur l'arbre, Shoma s'adressa à la jeune femme. Elle devait avoir quelques trucs et astuces qui lui indiquaient un changement météorologique, sinon elle devait être devin où voyante.


      "Qu'es qui te fait dire que le temps va changer ? Même si je suis doué pour porter le matériel, sache que je n'ai peur de rien, pas mêmeeeeee, merdeeee aieeeeee. "

      En grimpant sur l'arbre, Shoma n'avait pas vu qu'il venait détruire un fourmilier et maintenant qu'elle se sentaient agresser, les fourmis étaient venues prendre leur revanche et punir celui qui venait de faire d'eux des sans domiciles fixe. Une fourmi qui mord un homme à très peu de chance de lui faire mal, mais quand une trentaine de bestiole préparent une attaque collective, alors la douleur n'en ai que plus douloureuse, même pour un fier pirate.

      Devant un tel assaut, Shoma tomba de l'arbre avant de gesticuler dans tous les coins. A force de bouger sans savoir où il se dirigeait, la faute à des fourmis pleines de haine, Shoma emmêla son pied dans le sac que la jeune femme venait de lui confier et manqua de peu la chute. En réalité, il tomba dans le vide, mais les racines du cocotier l'avaient rattrapé de justesse. Le corps totalement dans le vide, retenu au niveau des pieds grâce au sac de la jeune femme, Shoma pouvait s'estimer heureux d'être encore en vie.

      En contre-bas, des rochers et plus loin, la mer. Dans tous les cas il était perdant. S'il tombait de son perchoir, il se retrouvait en purée humaine et s'il utilisait ses pieds afin de se propulser vers l'immensité de la mer, il coulerait tel une enclume au fond de la grande bleue et finirait comme nourriture pour poisson. Son seul espoir reposait plus haut. La jeune femme était sans doute sa seule chance de rester en vie.


      "Heuu avant que le temps ne change de visage Jezebel-san, tu pourrais me venir en aide ? Promis, je resterais sage.
      Euuuu, attend, je la vois, la grotte, la grotte dont parlait le vieil homme, ici je la vois, regardez par ici, tu la vois ? Non ? "


      Depuis sa position, Shoma pointait du doigt la grotte, même si depuis sa position, la jeune femme n'avait sans doute pas la même vu que lui et dans un sens heureusement pour elle.


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      Après plusieurs minutes accrochées dans le vide, Shoma avec l'aide de la jeune femme réussi à quitter son perchoir et à retrouver la terre ferme. L'expérience du vide était une chose à faire une fois de temps en temps, mais pas plus. N'aimant pas ce genre de sensation, Shoma ne testerait sans doute plus jamais de s'accrocher dans le vide afin d'aider une personne. Quoi qu'il en soit, Shoma venait d'indiquer à la jeune femme le lieu qu'elle cherchait, mais voilà la grotte se trouvait dans un lieu qu'il ne pouvait accéder. La mer était interdite pour les personnes comme lui et bien qu'il ait envie de jouer les explorateurs, sa raison lui interdisait de plonger dans cette surface bleuâtre. Non, plutôt que d'aller avec la jeune femme, Shoma l'accompagnera mentalement. C'était le moins qu'il puisse faire.

      Tandis qu'il se préparait à quitter la colline, Shoma se tourna afin de demander à la jeune femme de venir le voir une fois son exploration terminer histoire qu'elle puisse lui raconter ce qu'elle avait réussi à voir où à découvrir sous les flots. Il y avait des chances pour qu'il n'y ait absolument rien dans cette grotte, mais ce n'était pas là le but de Shoma qui se fichait royalement des découvertes en terme de trésor, non, ce qui souhaitait était d'approcher la jeune femme qui semblait avoir un certain potentiel qui pourrait lui être utile en tant que capitaine pirate. En se tournant, Shoma remarqua que la jeune femme avait déjà commencé à retirer ses vêtements et qu'il ne lui restait plus qu'à retirer la partie du bas afin d'être complètement en maillot. Ne s'attendant pas à ça, Shoma se retourna aussitôt et demanda à la jeune femme de bien vouloir l'excuser, car il n'avait pas fait exprès de se tourner au moment où elle se déshabillait.

      Amusé par l'attitude du pirate, la jeune femme se mit à rire avant de lui dire que ce n'était pas grave, car ce n'était pas comme si elle se trouvait totalement nue. Après avoir retiré les vêtements superflus qu'elle portait, la jeune femme répondit à Shoma qu'elle acceptait avec plaisir de boire un verre avec lui, une fois qu'elle reviendrait de la grotte où devait résider le monstre. Payer un coup à la jeune exploratrice, ce n'était pas vraiment ce qu'avait pensé Shoma en parlant d'en apprendre un peu plus sur elle, mais étant donné qu'il aurait sans doute beaucoup de temps à tuer, ce ne serait sans doute pas un problème pour lui que d'aller boire quelques bières tout en écoutant le récit de la jeune femme.

      Pendant que la jeune femme jouait les exploratrices des fonds marins, Shoma quant à lui se renseignait auprès des habitants de l'île sur ce qui pouvait se faire ici. Comme il ne pouvait pas attaquer cette île à cause de la jeune femme qu'il ne voulait pas décevoir, Shoma pensa qu'il serait peut-être bon de faire quelques emplettes histoires d'ajouter quelques objets utiles à ses équipements personnels, ainsi après dix minutes à farfouiller dans les rares boutiques de la ville, le jeune capitaine réussi à trouver des tranquillisant fabriqué à base de plantes, quelques médicaments servant à soigner la fièvre, cette fois fabriquée à partir des algues et encore ce n'était là que les choses qu'il connaissait, car l'île était riche en enseignement. Quand on prenait le temps d'écouter les habitants, on pouvait croire que vivre sur cette île était comme vivre au paradis.

      Trois heures plus tard la jeune femme fini par quitter les fonds marins et retrouva Shoma en train d'étudier certaines plantes. Quittant son occupation, le jeune pirate demanda à la jeune femme si son exploration c'était bien passé. La jeune femme avec un grand sourire lui répondit qu'elle avait pris son pied en allant dans la tanière du monstre marin et qu'elle avait appris de nombreuses choses sur son mode de vie grâce à l'étude de son habitat. Rien qu'en écoutant la jeune femme parler, Shoma pouvait facilement deviner que ce genre de choses était sa passion. C'était une bonne chose, en faisant les choses avec passion on ne pouvait que progresser et accroitre son expérience.

      N'ayant pas trouvé de taverne sur l'île, Shoma proposa à la jeune femme un peu de miel. Il ne l'avait pas acheté, non il l'avait volé à des abeilles, d'ailleurs c'était sans doute l'une des seules choses sur cette île qui en valait vraiment la peine, car une fois la course poursuite avec les abeilles passés, il n'y avait rien de meilleur qu'un peu de bon miel sucré. Pas contre un peu de sucre, la jeune femme accepta et tous deux se posèrent au milieu des plantes et des arbres afin de parler, parler jusqu'à pas d'heure.

      Plus le temps passait et plus Shoma avait envie d'enrôler la jeune femme, mais quand il lui posa la question de savoir si elle était intéressée pour devenir membre de son équipage, la jeune femme refusa, car elle ne se voyait pas vivre une vie de hors-la-lois. Le refus de la jeune femme était prévisible, mais Shoma avait espéré que cette dernière accepte. Malgré son refus, la jeune femme et Shoma restèrent des heures à parler avant que Shoma ne la laisse, car il devait trouver des membres afin de composer son équipage de pirate. Une chose était certaine, bien qu'elle ne partagerait pas les aventures du capitaine, tous deux se quittaient bons amis.



      FIN
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