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L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen

Parfois, on était en droit de se demander ce qu’avait ce crâneur de Salem dans la caboche. Après le débarquement dans une île franchement hostile, il crut bon d’envoyer des éclaireurs. Éclairer quoi ? Aucune idée. L’île était manifestement déserte, probablement à cause sa légère tendance à retenir ses hôtes pendant une bonne année. Bien sûr, on pouvait supposer que la population locale, peu friande des câlins-bisous et autres facéties avait elle aussi son rôle à jouer dans la faible densité de population. Pourtant, il sembla nécessaire à ce crétin de capitaine de lancer des équipes défricher la jungle. Comme prévu, il y en avait deux ou trois pour succomber face à l’adversité manifeste de l’environnement. Par contre, ce qui étonnait le plus était le score du biotope contre les grouillots du débile en chef. Dans la catégorie : « massacres secs et nets », la première vague de marines en collants bleus pouvait au moins se faire nominer parmi les meilleurs, voire espérer le titre. Oui, bon, on n’avait pas encore eu de nouvelles, mais il n’était pas déplacé de penser qu’ils aient tous simultanément oublié de contacter le navire. Du coup, l’ordre de ramener les patrouilleurs signifiait clairement toute la connerie dont pouvait faire preuve le colonel Fenyang.


Là où la situation devenait extrêmement pète-couilles, métaphoriquement, c’était que Pénélope eut le malheur de se retrouver désignée par cet arriéré profond pour faire office de croque-mort. Autant son rétablissement lui avait donné le temps de prendre du recul sur leur affrontement, autant les évènements actuels l’éloignaient de son état zen et serein dans lequel elle se trouvait. Il n’y avait rien de mieux que le risque s’embourber dans les ronces pour altérer l’humeur de quelqu’un. Pourquoi ? Parce que ça piquait, les ronces.


Pour récapituler, deux gars, physiquement improbables, devaient lui tenir la jambe à travers une forêt dense par un climat humide et chaud pendant que des moustiques et autres antiquités animales incongrus tenteraient de l’assaillir, et ce dans l’unique but de ramener au bercail des macchabées ou ce qu’il pouvait en rester vu l’appétit que l'on serait en droit d'attendre des monstres en présence. On pouvait s’étouffer rien qu’en se répétant cette phrase mentalement, d’où l’on pouvait aisément déduire le bonheur avec lequel Solète accueillait ces directives.


Elle allait protester puis elle se ravisa. Officiellement, elle était sous ses ordres et d’ailleurs, elle l’évitait depuis leur combat. Ce n’était pas de la peur, non, ou alors seule la crainte de lui glisser une dague entre les côtes, à la discrète, dans un esprit de franche camaraderie. Elle ne le ferait probablement pas, elle le savait, mais rien ne l’empêchait de l’éviter quand même, par principe de précaution. Et puis, au fond, elle comprenait que c’était un bon gars malgré tout. Il n’avait rien à cacher, tellement qu’il avait l’air de pleurnicher quand on lui dit que ses hommes auraient disparu. Ce n’était pas une raison suffisante pour l’apprécier toutefois, c’était un début raisonnable.



« Machin Stark, machin Jenkins. Rassemblez des, du, enfin, vous voyez, des matelots, une dizaine disons. Par contre, choisissez des types vigoureux, de ceux qui ne vont pas me claquer entre les pattes après deux lieux. Vous me suivez ? J’espère que je ne vais pas trop vite pour vous. Équipez-les de machettes et de gros sacs en toile, bien solides, les sacs. Vous faites ça, pendant que de mon côté, je ferai des trucs qui ne vous regardent en rien du tout. On se retrouve en dehors du navire dans quinze minutes. Allez-y. »


Pendant ce temps, la jeune femme alla mettre son uniforme au placard afin de se vêtir d’une tenue plus seyante. Elle ne mit que le haut d’un maillot de bain avec un pantalon d’un tissu léger tout en se délestant de ses armes habituelles pour n’en garder qu’une petite quantité. Comme cela, elle pourrait essayer de survivre à l’atmosphère étouffante de l’île. Elle n’oublia pas de se tartiner allégrement de citronnelle. Du coup, on la sentait venir de loin vu que la concentration du produit frisait l’obscénité. Quand elle arriva au lieu du rendez-vous, elle clama haut et fort à l’intention des autres :


« Pas de commentaires, je hais les moustiques. En marche, tout le monde. Les types avec les couteaux à beurre, je vous veux devant moi. Vous me hachez tout menu, je ne veux pas sentir le contact d’une seule plante. Jenkins, tu les suis et tu surveilles les alentours. Stark, tu couvres mes arrières et tu surveilles les environs. Je te laisse deux gars à portée de main, mais ce n’est pas pour faire des saloperies avec, en référence à ton passif. Je n’en dis pas plus pour ne pas les faire chier dans leurs frocs. En mouvement ! On va ramener ces éclaireurs vivants et en excellente santé selon le capitaine alors, il n’y a nulle crainte à avoir. »


La jungle se fit une joie de les engloutir alors que des grognements semblaient se faire entendre de toute part. Une chose était certaine, cette marche n’aurait rien de la randonnée divertissante que leur promettait l’agence de voyages Fenyang & cie.
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Ploc… Ploc… Ploc… Ploc…
Seul ce faible bruit animait le silence assommant du sous-sol C. Toute l’équipe de charpenterie du navire s’était retrouvée ici après une annonce par DenDen Mushi informant tout le navire d’un passage hypothétique en état d’urgence. Autour de moi, assis un peu partout à mes côtés sur des caisses ou encore sur des sièges de fortunes, la soixantaine d’homme sous mes ordres patientaient dans un silence lourd et oppressant.
Ploc… Ploc… Ploc… Ploc…
Dans cette attente à la longueur indéfinie, le tuyau mal vissé au plafond qui faisait s’accumuler une flaque d’eau viciée dans un coin de la pièce ne faisait qu’accentuer mon irascibilité déjà croissante par l’attente déjà longue de plusieurs heures. Depuis déjà hier, nous étions tous en plan après la première absence de rapport des éclaireurs. Tous disparus depuis trois jours. À ma droite, le premier contremaître de l’équipe, Clodomir.

Clodo mesurait deux bonnes têtes de plus que moi et une carrure d’épaule de plus que la mienne, c’était pas rare que les ouvriers le surnomment « Le Géant », peu original mais certes réaliste. Clodo était fait pour donner des ordres ainsi que pour travailler comme un bœuf sans jamais se plaindre. Son air patibulaire et ses attitudes antipathiques rendaient souvent les geignards silencieux et les ordres toujours biens exécutés. Pour l’instant, seul sa respiration et ses clignements d’yeux presque imperceptibles me prouvaient encore qu’il était vivant.

Fixant le plafond, couché sur une pile de caisses de l’autre côté de l’étroite cale du sous-sol C, Vladimir finissait d’enfumer ses collègues alentour avec une clope provenant d’un paquet acheté sur Whiskey Peak. Les cheveux roux malgré lui, Vlad, mon second contremaître, préférait lui-même faire les boulots de ses hommes, appuyant la maxime « on est jamais mieux servit que par soit même ». Un tatouage de serpent sur l’épaule gauche le rendait facilement reconnaissable dans le lots d’hommes sur le Lév’. Une goutte de sueur perla sur ma tempe et vint rejoindre le léger bruit de gouttes d’eau tombant lentement, augmentant encore mon sentiment d’irritabilité.

Une dizaine de minutes passèrent, avant que finalement le silence soit brisé.
« AAAAAAAAAAAAAAAAAH PUTAIN EXPLOSE CE TUYAU MERDEUX AVANT QUE J’DEVIENNE FOU »
Perdant automatiquement contrôle sur mon corps, je vis Dark ce saisir d’une clé anglaise sur une table de chevet. Un rapide mouvement du poignet fit s’envoler en ligne directe le projectile de fortune qui fit s’exploser le tuyau.
Le silence fut brisé par le bruit de torrent qui fut suivit par des pas de course et des sceaux et écuelles pour ramasser ma bêtise.

S’en suivit alors un brutal mal de tête qui suivait chaque intervention de Dark depuis mon entraînement avec le Lieutenant Marone, que j’avais faillit trucider. Un de mes bras était bandé et noué à mon cou, mon organisme n’ayant su résister aux ondes trop puissantes générées par la force dévastatrice de Dark. Depuis, je n’avais croisé qu’une seule fois le lieutenant en passant devant l’infirmerie B où il sommeillait encore en convalescence depuis notre combat. Comme moi il s’était remis, mais devait garder des marques psychologiques de ce qui était arrivé.
-Putain Dark…Arg…Du calme…
Ma réprimande fut stoppée alors que mon mal de tête fut accentué par la voie du Boss qui filtra par la gueule de l’escargophone. Ça y était, réunion des états major du vaisseau. Sans plus attendre, j’enfilai mon manteau noir et blanc et montai quatre à quatre les escaliers des sous-sols, fuyant ainsi le brouhaha des hommes qui parlaient maintenant sans arrêt, espérant visiblement une amélioration de la situation.

Personnellement, la disparition de quelques hommes ne me dérangeait point, il aurait été impossible pour moi d’apprécier quelqu’un qui devait sans doute me mépriser et parler dans mon dos sans scrupule. Arrivé dans le bureau du capitaine Salem, je fus accueilli par une foule d’officier en tout genre du monstre des mers qui posaient des questions qui s’envolaient dans la précipitation de tous et chacun. Bref, c’était le bordel et tout le monde criait.

Tiens, l’officier Solète et le lieutenant Stark. Je rencontrai la charmante jeune femme qui, avant même que j’ais pu poser un mot, m’enfonça quelques ordres directes en tête sur un ton des plus incisifs. Du coin de l’œil je puis remarquer le Stark, eh ben eh ben. Moi qui me croyais seul à être physiquement improbable! C’était même à se demander s’il pouvait avoir vécu au même asile que moi. Sans doute cet homme pourrait il me faire un précieux allié si j’apprenais à le connaître ce que je ferais sans doute une fois la mission accomplie.

Des sacs de toile et une vingtaine d’hommes, les sacs de toiles j’en avais rien à foutre, alors je confiai l’ordre de la charmante Pénélope à Clodo’ et Vlad’ que je comptais amener avec moi pour la mission.

Une fois dehors, la chaleur tropicale et oppressante de l’île me poussa à enlever mon manteau et ne garder que mes pantalons, enroulant mon chandail autour de ma taille. S’en suivi alors l’attente de Stark qui arriva plus ou moins après moi et finalement l’attente de l’officier Solète qui tardait. C’est après une blague en rapport avec la couleur de la végétation et celle de mes cheveux que je sus qu’elle arrivait. Mon maigre odorat un peu plus développé que la moyenne me permettant de sentir de plus ou moins loin des choses évidentes m’avertit de l’arrivée imminente de Pénélope. Elle dut réaliser que j’avais humé son insoutenable surdose de citronnelle car elle commanda à tous de ne point commenter son attitude surconsommatrice.

-Clodo’! Vlad’! Taillez-nous ça comme des planches de 26! Allez du nerf on va pas passer la semaine ou même l’année à retrouver les idiots qui se sont perdu!

***
« C’est long. »
-Je sais.
« C’est long et j’en ai marre. »
-Je sais…
« On peut pas s’en aller? »
-Non…
« Eh ben trouve nous un truc à faire ça fait plus d’une heure qu’on marche dans c’bourbier sans avoir rien trouvé! »
-Putain tu crois que j’ai envie d’charcuter le premier danger qui s’pointe dans une jungle à l’écosystème vieux d’quatre cent millions d’années!
« Oui. »
-Ouais d’accord t’as raison s’t’emmerdant c’te mission.

De plus, se serait bien que je puisse afficher une tête de dinosaure empaillée sur le mur de mon bureau, pour me donner d’la prestance quoi. Cinq autres minutes de marches me permirent d’apercevoir un rocher de bonne taille qui surplombait la végétation alentour, végétation qui était dense, mais pas immense ni inextricable. Sans en informer l’officier Solète ou même Clodo’ ou Vlad’, qui taillait la végétation devant la colonne de marche, j’escaladai le gros monolithe à la forme particulièrement ronde.

Alors je fis un signe de main à la colonne qui me regardait maintenant de plus bas, leur criant que je chercherais des indices du haut du rocher. Mais la plupart des marins en contrebas ne semblait pas avoir leur attention posée sur moi mais belle et bien sur quelque chose derrière moi. Clodo’ arborait toujours le même visage patibulaire mais Vlad’ semblait tétanisé par la vision qu’il avait, Pénélope, elle, avait une main qui cachait son visage, déplorant ainsi une haute pointe de désespoir. L’officier Lazar, lui, avait le visage fendu en deux de rire par la situation.

Mais quelle situation?

J’eus assez vite ma réponse quand alors que je me retournai pour voir la cause des tracas des membres de la mission, je me retrouvai nez à museau avec un immense mégabrontosaurus Gigantus de cinq cent tonnes. Je me trouvai en fait sur son dos que j’avais malheureusement pris pour un immense monolithe dominant la forêt.

L’animal n’attendit pas très longtemps avant d’ouvrir grand sa gueule pour voir ce qu’une créature comme moi pouvait bien goûter. Je poussai un petit cri de surprise avant de lui sauter sur la tête et de glisser le long de son cou et ensuite de sa queue. S’en suivit alors une longue suite de cascades dans les boisés.

Ma chute fut alors amortie par un sec tas de pailles et de fougères qui trônaient sous un chêne à la taille surdimensionnée. Mais poursuivant ma malchance, il m’apparut que le nid devant mes yeux devait sûrement appartenir à une terrible créature des sous-bois. J’avais en parti raison, assumant qu’il manquait un « s » aux mots « terrible » et « créature ». En effet, n’époussetai-je que quelques secondes mon corps entaillé par ma chute qu’une vingtaine de vélociraptors surgissaient des fourrés à ma gauche en sifflant et en poussant de drôles de grognements. Sans plus attendre, je pris mes jambes à mon cou n’assumant pas de faire du un contre vingt contre ces mangeurs de chair sanguinaires.

Je me souviendrai toujours du visage complètement abattu de l’officier Solète quand elle me vit surgir en courant et en hurlant devant la colonne; une trentaine maintenant, de raptors au cul.
Héhéhé

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    Finalement, la traversée ne fut pas si mouvementée, contrairement à ce que je me l'étais imaginé. Du moment que l'on ne considère pas les nombreux monstres marins à la taille démesurés affrontés, les conditions météorologiques merdique ayant manqué de couler notre navire un nombre incalculable de fois, enlevons à cela les quelques pirates minables souhaitant notre mort rencontrés, la route pour rejoindre Little Garden s'était révélée relativement calme ! Hum... d'accord, avouons-le, Grand Line c'est vraiment un piège à cons ! Dans l'genre mission suicide, j'ai rarement connu pire. Non mais sérieusement, j'ai failli crever j'sais pas combien de fois en chemin, c'était vraiment hard ! Heureusement que je n'y suis pas allé seul, j'pense bien que j'y aurais laissé la vie sinon. En tant que navigateur en plus, l'cauchemar quoi. Si le bateau s'plante de direction ou autre, c'est sur toi que retombe la responsabilité. Bon, c'vrai qu'avec un mec qui gère autant que moi, y'a aucune chance que cela arrive, m'enfin voilà quoi... Bref, nous sommes désormais sur Little Garden, seconde île située sur la voie de Grand Line, en compagnie des Rhino Storms. Mission accomplie, balancez les berrys ! Si seulement les choses avaient été aussi simples, 'fallait que j'tombe sur des handicapés...

    J'explique le délire. Le type au nom imprononçable et se disant Capitaine, grand maître à bord de ce bâtiment, venait de convoquer les hommes sur le pont, pour une opération d'urgence. Il avait alors expliqué, la larme à l’œil, semblant sur le point de s'effondrer, que des guignols marins éclaireurs ne donnaient plus de nouvelles depuis l'arrivée de l'équipage sur l'immense île. Jusqu'ici, rien de bien anormal, le coup classique même. Bah ouai, ordonne à des abrutis d'explorer une terre inconnue et sans doute hostile, ils finissent par y crever sans laisser de traces. Ils sont là pour cela après tout, mourir inutilement et foutre les autres dans la merde. Reprenons, le Cap'tain émotif, inquiet du sort de ses soldats, eut alors la brillante idée de former trois escouades d'officiers plus à même de survivre, pour venir en aide aux vermines égarées. Un choix complètement stupide, qui me fit bien marrer, mais auquel je ne pouvais désobéir, mon intégration à l'équipage étant encore toute fraîche. L'on m'assigna alors au second groupe, constitué d'une charmante demoiselle et d'un... d'une plante ?! Une très brève ressemblance avec une plante si l'on observe attentivement la teinte de la chevelure. 'Faut s'accrocher pour remarquer la similitude, mais pour moi, elle est bien là.

    Heureusement pour lui, que le reste comme sa tenue vestimentaire ou sa tronche ne suit pas. Seul une personne possédant un esprit détraqué comme le mien pourrait y trouver une ressemblance. Forcément, dès que j'le vois, j'ricane... Je ne peux d'ailleurs pas retenir une vanne ô combien minable de s'échapper d'entre mes lèvres...

      - Hé Oswald, t'veux pas te poser à côté d'une de ces plantes, j'suis certain qu'en immortalisant l'instant avec une somptueuse photo, on ne serait pas foutu de te reconnaître...


    Comment donner envie à une personne de vouloir vous connaître plus en détails ? Pas de cette manière-là... Premier contact avec l'énergumène, première vanne d'une longue série bien minable. J'en explose seul de rire, dévoilant une dentition repoussante. Instant choisi par Pénélope pour noyer mon hilarité sous un flot d'ordres, seul l'essentiel parvenant à se frayer un chemin jusqu'à mon cerveau. Regrouper des hommes armés de machettes et de sacs de toiles solides. Ce fut chose faite au bout de quelques minutes, après avoir hurlé mes propres instructions aux dix premiers soldats ayant bien voulu les entendre. Qu'ils soient vigoureux comme le souhaitait Pénélope ou pas, je m'en foutais royalement. Dix hommes étaient réunis, prêts à partir, comme convenu. Nous nous retrouvions donc à nouveau tous les trois, la douce lady ayant subi un changement étrange entre temps, tant niveau vestimentaire, ce qui n'était pas pour me déplaire, que physiquement, en témoigne l'espèce de crème violemment étalé sur son magnifique visage. En contemplant les formes généreuses qu'elle dévoilait sans complexe, j'eus une délicieuse pensée, mais peu commode, qui me traversa l'esprit. Si je m'étais retrouvé seul avec elle, à l’abri de regards indiscrets, je l'aurais bien...

    Aheum, l'heure n'était pas à la détente. Nous quittions enfin les planches du navire pour rejoindre la terre ferme, en formation bien établie, mon rôle étant de couvrir les arrières de... oh ? Serait-ce un hasard ? Je ne crois pas, l'ordre vient d'elle après tout. Petite inconsciente... si tu tiens vraiment à assurer tes petites fesses, ne confie pas cette responsabilité à Lazar, il aurait tôt fait de profiter de l’opportunité. Une chance pour elle que deux types partageait cette fonction avec ma propre personne. Puis de toute façon, il y avait bien trop de témoins pour commettre un viol ici même. Ce fut perdu dans mes pensées que l'on s'aventura à travers la gigantesque végétation couvrant Little Garden. Le mec sans abri et Poutine se faisant une joie de raser les feuillages en planches de 26 comme demandé par l'homme physiquement anormal. Celui-ci fut à mon grand étonnement le premier à plonger dans les emmerdes. Grimpant sur un monstre gigantesque, manquant de peu de se faire arracher la tête, avant de nous rejoindre, suivi de près par quelques compagnons ! Il me faisait bien marrer ce con, ce dont je ne manquais pas de manifester par ce rire psychopathe m'étant propre. L'souci, c'est que trois espèces de lézards sur deux pattes m'encerclaient. Une envie de me bouffer ?

      - BWAHAHAHAHAHAHAHAHAH ! NYAHAHAHAHAHAHAH ! BWARFWARFWARFWARF !


    J'explosais violemment de rire à la tronche d'un prédateur voulant ma peau, c'est bien cela. De trois prédateurs s'apparentant à de méchants dinosaures pour être exact. Que cela ne me choque pas de trouver une espèce disparue sur ces terres ? Franchement, vous avez ma gueule, j'ai l'air d'être un truc qui sort du commun ? Ce ne sont pas de vulgaires lézards qui vont m'effrayer, clairement pas. Allons même plus loin, chaque fois que j'suis pris d'un fou rire trop brutal, je gerbe. Je vomis un truc bien crade, genre mixture verte salement agressive pour les narines et diablement repoussante. Le vélociraptor qui rapproche ses mâchoires trop près de ma bouche en fait l'expérience. Éjectant sans crier gare la délicieuse mixture verte fluo, le tout s'envole sans rencontrer d'obstacle sur la face de l'animal qui, pris de court, se retrouve aveuglé et agressé par l'odeur nauséabonde se dégageant de mon dégueulis. J'aime ! Lui beaucoup moins. Il a tôt fait de rebrousser chemin. Un en moins, client suivant ! J'détourne un regard intimidant sur la bête à ma droite, juste à temps pour éviter le coup de crocs qu'elle tente de m’assigner. Lui non plus ne résiste pas longtemps, quelques balles de pistolets dans le crâne et il chute lourdement. Ce qui m'amène donc au dernier...

      - Toi mon gros, j'vais t'épargner, mais rien ne me dit que tu vas apprécier le sort que je te réserve...


    Si d'ici là, il ne m'a pas arraché un bras... Jusqu’ici, éviter les coups de crocs et griffes qu'il balance n'est pas compliqué. Là où j'bloque, c'dans la manière dont j'vais m'y prendre pour parvenir à mes fins. Inutile d'espérer de l'aide des autres, ils sont occupés par le reste de la bande de vélociraptors. Finalement, un déclic s'opère dans ma tête en observant les lianes retombant des arbres. Les lianes, c'est bien connu pour être solides non ? D'un bond, j'rejoins un gros rocher, un vrai c'lui-ci, avant d'agripper la plus basse branche de l'arbre de mon choix. La suite est dans l'improvisation. Le temps de scinder la liane en deux par une balle de mon flingue, chose difficile quand on ne se trouve pas être un tireur d'élite, j'peux alors rejoindre la mêlée quelques mètres plus bas. Par chance, v'là un lézard qui passe juste en dessous d'mon perchoir. J'lui tombe dessus, l'impact lui faisant courber l'échine et plier les genoux. Ni une, ni deux, j'lui passe la corde au cou, tentant de l'dresser. Quelques manœuvres et un rodéo d'enfer plus tard, j'renforce mon emprise sur le monstre en lui enroulant une bonne partie de la liane autour des mâchoires. Il ne peut même plus les ouvrir, aucun risque qu'il bouffe l'un d'entre nous. En voilà une monture qui a de la gueule !

    Sourire satisfait en coin, j'retourne auprès des autres. L'assaut est terminé, mise à part quelques mecs inutiles, aucune perte embêtante n'est à déplorer dans nos rangs. Rien qui n'empêche de se remettre en route. Rien, mise à part peut-êtres l'étrange grognement qui se fait entendre derrière l'oreille de Pénélope. J'ai dit le ? Pardonnez-moi, je voulais dire les. Ici, rien ne semble se déplacer en solitaire. Aussi, quatre grands carnassiers mesurant pas moins de six mètres chacun, se rapprochent de mes chers camarades, une furieuse envie de les déchiqueter trahissant leurs regards. Moi dans tout cela ? 'Faut que j'me remette du choc, vous avez vu la taille du crâne de ces bêtes ? Cela frise le ridicule...

Spoiler:


Dernière édition par Stark Lazar le Mar 24 Avr 2012 - 16:02, édité 1 fois
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* C’est donc ça ce qu’est le poste d’officier de la marine ? Être entouré d’imbéciles et leur expliquer trois fois par jour comment tenir une fourchette sans se blesser. C’est sûr que ça donne envie de rempiler une fois cette mission terminée. *


Consternation, c’était ce que ressentait Pénélope, un sentiment porté à son paroxysme lors des exploits d’Oswald le Bicolore et Stark le Clown Polyédrique. Après avoir résolument congédié les petites bêtes, il ne restait qu’à chasser la grande. Comment ces bestiaux faisaient-ils pour attaquer de concert ? Cette question ne trouverait pas de réponse si Solète continuait à les restituer au titre d’espèces disparues. En tout cas, après avoir mis un taquet sur la tête de deux bestioles qui passèrent dans ses environs, elle évalua la situation du groupe. Ce n’était pas glorieux : deux blessés graves et cinq victimes relativement bien portantes. Il fallait quand même les ramener au bercail.


Il restait un problème de taille : où fallait-il trancher pour se débarrasser du gigantesque morceau de barbaque qui restait, les narines dilatées et l’œil torve, dans un état d’excitation manifeste ? Pour éviter des pertes qui l’obligeraient à débroussailler la jungle personnellement, et seulement pour cette unique raison, le colonel se jeta sur son ennemi féroce pour une joute au sommet. La bataille au sommet promettait d’être sanglante pendant que la jeune femme courait en direction d’un adversaire qui déployait toute la puissance dont il était capable. Son pas faisait trembler la terre et les secondes s’égrainaient lentement soulignant l’intensité du choc qui allait se produire. Bientôt, les deux combattants allaient se faire face dans le sang et la sueur. La tension qui se dégageait de l’altercation imminente mettait la jeune femme dans un émoi indescriptible. Elle calculait son élan pour sauter, le coup qu’elle porterait serait ravageur. Un, deux, trois, elle se lança enfin.


Pour se benner la gueule dans une branche. Elle atterrit tant bien que mal en se tenant le front. Un hématome commençait à prendre naissance sur le coin de sa tête pendant que le quatrième arbre s’inclinait face à la conjugaison de l’impact et de l’effet domino. En un sens, elle était vengée, mais perplexe. Qu’est-ce qui s’était passé ? Elle voyait bien le mastodonte se tirer dans un sens diamétralement opposé au sien, cependant elle se demandait ce qui avait bien pu passer par la tête du monstre. Aurait-il reconnu son indéniable supériorité ? C’était fort probable.



« Qui c’est qui pue de la gueule comme ça ? Et puis, on vous a dit ou on ne vous a pas dit de ne pas mâcher vos chewing-gums bruyamment ? Quelle bande de mal élevés ! Wow ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »


Le truc en question possédait un four de deux mètres de long. D’ailleurs, il s’occupait les ratiches avec un gigot de marin fraichement prélevé sur un gisant. Comme elle connaissait les bonnes manières, elle le laissa finir de broyer les os pendant qu’elle mirait de biais la monture de Stark s’affoler. Il leva la tête pour tout gober avant de fixer intensément ce qu’il venait d’élire comme plat de résistance : Pénélope Solète. De son côté, elle était de plus en plus accommodée par son haleine. Encore une sale créature qui aurait gagné à rester dans l’oubli. Elle ne faisait preuve d’aucun savoir-vivre, aucun signe de civisme. Bon, à la limite cette race savait faire la queue parce qu’il y en avait manifestement trois autres derrière ; toutes, évidemment liguées contre l’agent.


Avant même que le chef de file n’ouvrît la mâchoire pour roter, la jeune femme se lança à l’assaut avec une certaine véhémence. Une chose était certaine : il n’y aura pas de prisonniers. Elle se propulsa sur le sommet du crâne du carnassier avec un sourire qui ne l’était pas moins. Deux autres alliés l’assaillirent à vive allure en servant avec ferveur d’une dentition redoutable. Toutefois, elle leur fit la nique en esquivant d’un coup de génie et de Ryan Kyaku par la même occasion cette timide tentative de morsure. Le souffle de son attaque la fit s’envoler juste assez pour les laisser se faire la bise. Sa première victime, elle, se trouva dans une forte malheureuse situation ; son crâne fendu laissant s’échapper le peu de matière grise qu’il contenait la laissait prostrée, probablement de pudeur.


D’un Geppou, Pénélope se retrouva dans leur dos. Le temps qu’elles se retournent, elle leur lança une équerre chacune. Néanmoins, l’urgence de la situation ne lui permit pas d’ajuster son tir et elles rebondirent sur leurs peaux visiblement solides. Elles ripostèrent en chargeant résolument un espion qui ne roula sur le sol qu’au dernier moment. Cette manœuvre lui ouvrit une fenêtre de tir ce dont elle profita pour enfoncer profondément deux critériums dans leurs poitrails. L’effet sur eux était visible à leurs démarches pantelantes. Cependant, elles étaient loin de lâcher le morceau et repartirent à l’attaque pour ne recevoir qu’une paire de critériums pour chacune. Aveuglées par les projectiles et ayant perdu bien trop de sang pour tenir, elles s’affaissèrent. Il n’en restait plus qu’une. Elle n’avait visiblement pas participé au combat et même maintenant, elle ne tentait rien. Un début d’évolution ? Une forme d’intelligence ? Si Pénélope avait été biologiste, elle se serait intéressée à l’étude de la fuite comme premier élément d’acquisition de la réflexion sur l’environnement. Être biologiste signifierait aussi épargner la créature, la mettre en cage et un doigt dans le cul à plusieurs reprises. Par miséricorde donc, elle l’acheva alors qu’elle prenait ses jambes à son goût. C’était un principe de précaution immuable : « ne jamais tourner le dos à un ennemi vivant. »



« Allez, les survivants ramassent les corps des victimes et les mettent dans les sacs prévus à cet effet. Ne commencez pas à gémir, ils auront des sépultures décentes et tutti quanti, le colonel Fenyang ne déconne pas avec ça. En route, il fera bientôt nuit et je ne compte pas bivouaquer avec vous. Au trot. »


Et de repartir en compressant la bosse qui lui faisait un faciès peu attractif. Avec du recul, elle aurait aimé connaître les noms de ces animaux.


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Le paysage était le même depuis des heures : une végétation dense et rien d'autre. Des fois, on entendait un cri, mais cela ne suffisait pas à rompre une routine qui enlisait les gens dans une torpeur inévitable. Le son des machettes qui rompaient les lianes et la chaleur suffocante ennuyaient beaucoup Pénélope. Si bien qu'elle désira qu'il se passa quelque chose, quoi ce que soit. Et ce n'est que plus loin, beaucoup plus loin vu les tronches que tiraient les cinq péquenauds et les deux sous-officiers encore en vie, que son souhait s'exauça de la manière la plus tordue qui soit.


Autant on pouvait aisément se figurer la présence de bêtes sauvages dans une île déserte, autant il était étonnant de voir un type se prendre une flèche dans le cou dans le trou de balle du monde. Le son d’une corde distendue, à peine audible avait précédé l’envol subit d’un projectile mortel. La colonne se figea et les hommes commencèrent à s’agiter. De toutes parts se firent entendre des cris inquiétants. Ceux d’êtres humains visant à instiller la terreur dans notre groupe. Elle sentait ses subalternes s’agiter, mais elle ne savait pas vraiment quoi faire dans cette situation. Survivre, elle y arriverait vraiment, mais l’autre la gonflerait si ces glands crevaient tous. Elle prit une décision rapide qui, faute d’être idéale, était assez prompte pour assurer le minimum de cohésion requise pour se tirer d’une embuscade :



« Réfugiez-vous derrière les arbres. Séparez-vous en groupe de trois dont un qui couvre vos arrières. Je reste seule. Faites attention où vous mettez les pieds et ne bougez que si c’est vital. Tirez à vue. Dispersion. »


L’officier du Leviathan se hissa un peu plus haut. Dans le couvert des branchages, elle comptait optimiser le peu de projectiles qu’elle avait choisi de prendre avec elle. Les connards d’en face affluèrent fusils en joue et recevaient de sa part une mort rapide et inéluctable en forme d’équerres et de stylos. La chasse commençait et ce n’était pas elle, la proie.
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C'était à croire que parfois, la nature pouvait être volontairement chiante envers l'humain moyen. C'était à croire que l'on avait foutu ces lézards tueurs sur ma route dans le seul but de me nuire. C'était à croire que les feuillages avaient été dotés d'épines spécialement pour m'égratigner violemment chaque membres durant ma course folle. C'était à croire que la forêt au complet s'était liguée contre ma pauvre carcasse pour m'empêcher d'accomplir correctement ma mission. C'était à croire que même les putains de moustiques...

"C'est bon on a compris la chanson maintenant tu la fermes et tu te concentres!"
Ce retour à l'ordre fut ponctué par un rapide coup en pleine tronche du velociraptor qui me faisait face. Je me glissai ensuite derrière le reptile étourdit et lui brisai la mâchoire d'un rapide écartèlement qui me confirma son état par un bruit sec. Je laissai le monstre s'écrouler au sol en esquivant de justesse une gueule de gavial dentelée qui claqua à moins d'une dizaine de centimètres de mon visage. Je me retournai brusquement su moi même pour lui foutre un pied dans l'abdomen et lui briser le crâne d'un coup de talon dévastateur. J'attrapai un fuyard par la queue et l'envoyai se frapper sur un arbre dans un son m'instruisant sur l'état de l'ossature du de ce dernier.

Je serrai mon bras qui souffrais encore un peu depuis mon combat contre Marone et Sarkozyzy, j'avais dû enlever l'écharpe qui soutenait mon bras et faire confiance à mes facultés de régénération. Mais malheureusement, foutre des gnons à toute la population d'la jungle, ça n'aidait en rien la condition de mon bras.

Soudain, un frisson, un spasme. Nous étions en danger et je le savais. Un ,deux, non une dizaine de choses nous guettait. Une forte odeur de musc et de sueur qui se dispersait un peu partout autour de a clairière me l'indiquait. Mon mauvais pressentiment se confirma alors qu'une bête poilue avec une tête de banana-croco arrachait le plexus solaire d'un marin paniqué. L'autre marin aux côtés de celui qui servait de repas aux monstres mi-loup mi-crocodile. Je devais agir, mais une seule technique me permettrait de traverser le chaos des combats, et dans mon état, j'en souffrirais probablement beaucoup.

"Laisse le faire. Il n'aurait rien fait pour toi si t'avais été à sa place."
-Je sais, mais moi, j'essai au moins de prouver que je ne vaut pas c'que je serais sensé être.
On dirait bien que Dark avait adhéré à ma demande car je sentais déjà sa force et sa rage couler partout dans mes veines. Sans plus attendre, je traversai la clairière à la vitesse de la foudre, mon poing droit prenant peu à peu un élan dangereux.
MIDNIGHT BLAST

La friction provoquée dans l'air par mon poing en fit jaillir des multiples étincelles et un éclat enflammé éclaira la clairière alors que le sternum du monstre de la jungle explosait en lui ravageant les organes. Un élancement au doigt et à la tête m'indiqua que j'en avait trop fait...comme d'habitude. Ce fut alors de justesse que j'esquivait la mâchoire d'un autre prédateur préhistorique pour lui exploser en suite la tête d'un coup de pied sur l'occiput que je fendis. Fatigué, je me mis à couvert, attendant que le reste de la bataille s'effectue et, aussi pour reprendre des forces de ma dernière technique.

"Allez, tu sembles fatigué mon p'tit Oswald, laisse moi m'occuper du reste e la mission. Ça ne peut faire de mal à personne."


La voix tentante de Dark se voulait mielleuse et amicale, ce qui ne lui ressemblait en rien. Mais pour l'instant, j'étais encore capable de contenir sa puissance, mais aussi de ne pas y avoir recourt.
Le combat terminé, les blessés furent embarqué et la marche repris sous les ordres tranchants de l'officier Solète.

Un kilomètre plus tard dans la jungle, nous étions encerclés par des cris barbares et, sûrement, par un nombre incalculable d'indigènes qui venaient avec.

Les ordres de Pénélope sonnèrent, les troupes bougèrent et patatra et patatra. Caché dans un bosquet à l'ouest, je patientais en attendant des hypothétiques ennemis, dont les cris ne cessaient pas de peupler la jungle. Impatient, je me levai, laissant les hommes derrières moi.
Bon, la faille, la fissure, le trou dans le sol. Faut dire que je l'avais pas vu, qu'il était caché par des feuillages et des branchages et aussi d'autre -age 'savez. Donc, vous l'avez bien compris, le pauvre Double Face est tombé dans une grotte cachée de la société par les feuillages et la noirceur de la jungle. Mais le plus surprenant, se fut lorsque j'allumai mon briquet pour m'illuminer que je réalisai où je me trouvais, une crypte bourrée de marins, de cadavres de marins pour être plus précis.

Des rires au dessus de ma tête m'indiquèrent que j'aurais bientôt de la visite. Je m'approchai du cadavre le plus près pour le fouiller. Je me saisi de sa veste et fit la lecture de ses badges et grades.
-Oh non putain...
"Héhé, ça d'vient intéressant ici!"
-Keiji Black, Marin D'élite, affectation: Léviathan...
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    Ahahahahah ! Que d'humour en cette magnifique journée ! Visiblement, le fait d'avoir été agressé à plusieurs reprises par des montres préhistoriques n’enlevait rien à l'humour de cette charmante Pénélope ! Vous auriez dû l'entendre ordonner aux survivants de transporter le corps des morts, la bonne blague. Comme si un homme de mon rang s'abaissait à ce genre de conneries. Ils pouvaient s'estimer de ne pas avoir crevé de mes mains, ils auraient ressenti bien plus de douleur avant de quitter ce monde. Faisant un signe de tête aux hommes sous mes ordres d’empaqueter les colis, nous reprenions la marche. Ainsi, les recherches reprenaient au son des machettes et au chant des oiseaux s'élevant tout autour de nous. Comme convenu au départ, je reprenais position derrière la demoiselle, à dos de tricératops ayant du mal à reprendre son souffle après autant d'agitation. C'était une chance que ce lézard géant soit encore en vie, il était passé proche de finir en repas aux grosses créatures. Je transpirais avec tout cela, il fait une chaleur étouffante dans cette jungle. Une chance que je ne sois pas ici inutilement. J'ai eu l'occasion d'observer les performances des deux autres officiers dirigeant le groupe. Oswald et Pénélope, en voilà des capacités intéressantes.

    Quelque chose me dit que ce n'est qu'une infime partie de ce dont ils sont réellement capables. La vue d'hémoglobines éjectée de la gorge d'un soldat à mes côtés m'arracha de mes pensées. Une flèche ? Qui peut bien être foutu d'utiliser un truc aussi minable pour faire la peau à un homme ? Et puis d'abord, cette putain d'île était finalement habitée ? J'aurais du mal à le croire qu'un peuple puisse survivre sur des terres aussi hostiles. Ils auraient plus de chance de crever plutôt qu'autre chose. Pour autant, les cris d'intimidation s'élevant des herbes hautes visant à semer la panique dans nos rangs s'apparentaient bien à ceux d'êtres humains. Et cela semblait plutôt bien porter ces fruits, y'avait qu'à voir la tronche qu'affichait certains misérables... Affligeant, décevant, mais tellement prévisible. Quelques cris suffisent à effrayer les esprits les plus faibles. C'est dans des instants pareils que l'on reconnaît les vrai timbrés. À savoir, moi, Pénélope, Oswald, plus quelques individus plus courageux que la normale. Sans qu'aucun puisse réagir, l'ordre de se mettre à couvert résonna, invitant tout ce beau monde à foutre son petit cul à l’abri des projectiles. La suite des instructions ? Je m'en foutais royalement. Seul mon plaisir m'importait dans cette situation.

    J'decends d'ma monture avant de me faire transpercer par une flèche et rejoint les fougères. Laissons le soin à Jenkins d'exécuter les ordres, place à la chasse à l'homme ! Jouer le gibier ne m'intéressait évidemment pas, je préfère largement être le prédateur. Il restait encore à savoir quoi traquer. Vous allez voir que même dans c'coin perdu, l'on va de surprise en surprise... Dans un premier temps dissimulé dans les feuillages, à plat ventre, guettant le moindre bruit suspect, j'observais. Premier détail qui m'a intrigué, j'ai cru apercevoir une chose bleue se faufiler à travers troncs d'arbres et rochers, quelques mètres à ma gauche. Seconde chose anormale, l'annonce d'un mec du groupe déclarant que l'ennemi n'a d’humain que l'apparence. Bizarre qu'un animal puisse se servir d'un arc tout de même. Enfin, ultime truc louche dans le paysage. Cette femme pratiquement à poil qui me balance son pied dans la tronche, annonçant par ce geste qu'elle vient de me débusquer... J'me relève en vitesse, désireux d'observer en détail l'énergumène, me retrouvant nez à nez avec une personne de sexe féminin, un air haineux sur le visage. Essuyant à l'aide d'un mouchoir le sang s'écoulant de mes narines, constatant qu'elle n'était pas en reste, je l'observe un moment.

    Forcément, l'sang se remet à pisser deux fois plus que la première fois. Ai-je remarqué la lance qu'elle tient dans sa main ? Clairement. Pour autant, cela ne me gêne pas. Contrairement à moi, elle ne semble pas à l'aise. Bah ouai, j'ai vraiment une sale gueule, elle non plus ne rivalise pas. Ok, elle n'a pas l'air de connaître ce qu'est un pistolet. J'avoue, elle semble plus proche de la bête que de l'être humain, mais c'pas pour autant que j'vais me pisser dessus ! Ce que je décide d'en faire ? Bah... bout de bois face à arme à feu, vous connaissez la suite... je l'ai plombée avec trois balles dans le crâne. Tout autour, la fusillade est intense. Ces abrutis de soldats fusillent n'importe quoi passant dans l'viseur, que ce soit ennemi ou allié, vivant ou mort. C'pas très intelligent, mais quelque peu efficace. Cela a au moins le mérite de faire baisser les rangs la bande d'indigènes. J'décide de retourner voir les autres, balayant les ennemis voulant ma peau d'une balle dans le crâne. Traînant le cadavre de la femme rencontrée derrière-moi, un air sadique au coin des lèvres, l'on va pouvoir l'étudier. C'vraiment bizarre ce que le corps de cette femme peut avoir d'attrayant. La moindre zone, le moindre détail est somptueux, du grand art. J'aurais été seul, j'me serai fait plaisir... Aheum.

    Je ne tarde pas à rejoindre les hommes sous mes ordres. Intrigués de savoir pourquoi je m'encombre d'un pareil cadavre, ils cessent le feu, s'assurant d'être suffisamment à couvert pour ne pas risquer de crever stupidement. Balançant la dépouille de l’indigène en plein milieu de la zone de tir, espérant ainsi faire fuir le groupe d'assaillants, je pose mon attention sur les soldats.

    - J'propose qu'on laisse le corps ici et qu'on reprenne les fouilles une fois la fusillade terminée ! Ou alors, on fait prisonnier ses amis et on demande où sont passés ces glands d'éclaireurs... Ou alors option numéro trois, on rentre au navire en déclarant n'avoir rien trouvé... Alors ?

Spoiler:
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Les balles fusaient et les corps des ennemis de Pénélope finissaient par rouler par terre en se tenant le cou ou le thorax transpercé d’un projectile. Partout elle était et nulle part pouvait-on la saisir du regard. Elle était taillée pour tirer avantage de ce genre d’environnements hostiles. Toute son agilité était mise à contribution pour déstabiliser des adversaires qui se remettaient aussi vite de la surprise pour se réfugier dans le néant absolu et rassurant de la mort. À chaque fois, elle repartait avant qu’un plomb ne finisse sa course là où elle se trouvait une seconde auparavant. Elle alternait ingénieusement les cachettes préférant un arbre à un arbuste puis un taillis fourni à une branche haut perchée. Solète veillait à ne pas trop s’éloigner de la troupe qu’on lui avait confiée. Elle revint auprès d’eux pile au moment où Lazar jeta un corps sur ceux d’en face. Intérieurement, elle se promit de se foutre de sa gueule à un moment où un autre de cette journée avant de retourner à la marave.


Progressivement, la clameur de la bataille décrut. Le gibier se fit rare et les tirs de plus en plus sporadiques. Il était temps de se becter un truc. Déjà, l’agent eut le plaisir d’apprendre qu’il était possible qu’il fasse encore plus chaud que tout à l’heure. Amatrice de chaleurs infernales, elle se fit un plaisir de sentir l’entière superficie de son corps cramer allégrement à un soleil qui profitait d’être à son zénith pour se faire plus chiant que jamais.


Elle passa un mouchoir imbibé d’eau sur son torse dans un geste lent et tendre. La caresse du tissu la soulagea un court instant, cependant rien n’y faisait. Elle restait moite de transpiration et se sentit encore moins à l’aise avec de la terre collée à sa peau lors de ses péripéties simiesques. Aussi, elle tenta de continuer sa toilette en rassemblant ce qu’il restait du groupe.



« Officier Stark, j’ai senti comme une immersion de votre part dans le thème de la chasse. Par contre, lever des bécasses pendant une fusillade ce n’est peut-être pas une bonne idée. Vous ferez attention la prochaine fois à ne pas vous laisse emporter par votre imagination fertile.


Nous allons déjeuner. Prenez vos déjeuners et mangeons pendant que chacun d’entre vous me fera son rapport. Il est hors de question que vous parliez la bouche pleine. Ne faites pas vos bourrins parce que ça va mal se mettre. Une fois qu’on a fini de se caler les boyaux, on va reprendre les recherches. »



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L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen Colore10
Robert Pièce, chef de patrouille, 1500 D.

L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen Cerber10
Des camarades à lui. Rara, Lili, et Foufou ; nommés de gauche à droite. 500 D chacun. NB : les oreilles et les queues font parties des costumes qu'ils portent.



« Pas bien solide cette armure, tu devrais te méfier. On se fait si facilement rouler de nos jours. »


Il entendit le métal craquer avant de la voir penchée sur lui. Elle avait apparu si vite qu’on dirait qu’elle s’était simplement dédoublée. Il ne lui fallut pas très longtemps pour se reprendre néanmoins. Sa protection avait presque encaissé tout le choc. Il fit s'abattre une lourde claymore sur son adversaire. Le combat était engagé.
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    Après l’alerte générale donnée par le Capitaine Fenyang, les dispositions plus ou moins inquiétantes que prirent les officiers en fonction des ordres donnés ne présageaient plus rien de bon. Le fait même de voir un homme aussi bien fait et viril que Salem dessiné d’un visage déformé par l’angoisse et accompagné qui plus est par des yeux bouffis pleins de larmes suffisait à casser tout un mythe en à peine quelques instants. Quelle idée d’envoyer des éclaireurs dans une jungle aussi épaisse que l’on savait pourtant déjà hostile. Qu’est-ce qu’il voulait savoir ? Ce que Little Garden contenait ? Tout le monde était déjà conscient de la nature des espèces qui y étaient présentes. Après plusieurs siècles de découvertes, de conquêtes, d’histoire et d’espoirs d’avenir en tous genres, nombreux étaient les marins à s’être aventurés sur Grand Line et à avoir partagé leurs écrits avec le monde. Alors ouais, un peu qu’on savait depuis un moment que Little Garden était tout sauf paradisiaque. Ce n’était pas comme si on allait décortiquer l’île pour voir si elle était habitable. Non non. Allez donc savoir ce qui était passé par la tête du tas de muscles ambulant pour qu’il ait une idée pareille aussi absurde et déraisonnable. La meilleure solution restait dans ce genre de circonstances, de demeurer sur la plage et de se contenter des ressources avoisinantes en attendant la recharge du log pose qui s’agitait comme jamais depuis leur arrivée sur les berges de ces terres inhospitalières. Mais non, fallait qu’il envoie des hommes tout droit vers la faucheuse.

    Malgré la flore singulièrement dense, il n’était pas impossible ou même compliqué d’observer les volcans encore en activité depuis le Léviathan. Il semblait même possible que nos capacités oculaires puissent nous laisser la douce occasion d’apercevoir des têtes de mamenchisaurus, cousins des diplodocus – ce qui leur valait d’être très souvent confondus, malgré le fait qu’ils possèdent des cous largement plus longs - dépassant du labyrinthe vert qu’était l’île.

    Après le départ de trois escouades mode-opération-sauvetage-des-éclaireurs, Ceres fut dépitée d’apercevoir le silence emmerdant qui couvrait désormais le navire de long en large. Tous les matelots restés à bord la dévisageaient d’un air accablé, les traits assombris par l’anxiété et l’attente du retour de leur capitaine bien-aimé. Capitaine bien-aimé qui avait monumentalement merdé, et qui avait tout l’air de tenter tant bien que mal de corriger son erreur en la foutant sur le dos des autres pour ne pas avoir à subir les larmes des familles meurtries par la perte de l’un des leurs – et ce même si à l’heure actuelle, la situation ne présageait aucun survivant. Et par les autres, la jeune navigatrice entendait surtout l’officier Solète. Ce qui n’était pas une mauvaise chose à vrai dire, si on pouvait profiter de cette malheureuse occasion pour se débarrasser d’elle et de son comportement insupportable, ce n’était pas plus mal. Non seulement cette femme se croyait au-dessus de tout, mais en plus elle l’était réellement. Du moins pour l’instant. Il n’existait rien de plus agaçant pour la jeune femme qui devait subir à longueur de journée ses ordres d’hystérique semblant être en combat perpétuelle avec des hormones en furie. Elle devait avoir ses putains règles pour agir de la sorte avec tout le monde. Ses règles à longueur de temps même.

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    Lassée de subir les regards chagrinés des hommes sur le bateau, Ceres, en bonne bienfaitrice de la veuve et de l’orphelin prit la décision ô combien compliquée de quitter le Léviathan dans l’optique de s’assurer que tout se déroulait bien pour les trois groupes. Ça allait être embêtant de devoir subir le poids des pertes seule. Consciente des bruits incessants que l’on entendait jusqu’à l’imposant bâtiment et qui ne contribuaient en rien à rassurer l’atmosphère sinistre baignant le vaisseau, la navigatrice vêtue d’une simple chemise blanche – abandonnant donc son épaisse veste à queue de pie - et de sa jupe noire en cuir habituelle ainsi que de ses longues bottes de style victorien, quitta donc les matelots en leur laissant pour seule et unique indication de ne faire aucun cadeau à une quelconque présence étrangère qui viendrait à les déranger. N’oubliant pas de se munir de son pistolet à silex, de son russian et de son sabre cimeterre, la jeune femme était fin prête à s’aventurer dans les profondeurs de l’île.
    Repérer la trace des autres n’allait pas relever du grand exploit étant donné le tohu-bohu assourdissant qui régnait déjà au cœur de la flore. Il n’était même pas nécessaire de posséder une oreille absolue ou autre artifice du genre afin de rejoindre le groupe le plus proche avec pour seule aide les sons d’un combat acharné qui furent bientôt rejoints de traces de sabre ayant tailladé la végétation environnante dans le but certain de libérer le passage. Caprice de Solète sûrement. Plus l’albinos progressait et plus l’hostilité de la forêt lui criait de faire marche arrière. De toute façon, son rôle consistait uniquement à s’assurer que tout se passait bien, et ce même si les carcasses en tous genres présentes sur son chemin sous-entendaient le contraire.

    Après un temps qui avait semblé interminablement long pour Ceres qui pourtant progressait rapidement ; du monde se fit enfin entendre, les échos d’un affrontement s’étant éteints depuis belle lurette.

    « … Ne faites pas vos bourrins parce que ça va mal se mettre. Une fois qu’on a fini de se caler les boyaux, on va reprendre les recherches. »


    Et merde. Sur trois équipes, il fallait qu’elle tombe sur cette putain de chevelure violacée qui l’emmerdait tant. Et ce, même si elle se doutait pourtant depuis un moment de suivre malheureusement sa trace. Planquée derrière un arbre, elle n’avait plus qu’à observer l’état de l’escouade, en espérant comme jamais auparavant que Solète soit à moitié morte, ou alors dans l’incapacité d’ouvrir une nouvelle fois sa gueule sans ressentir une intense douleur.
    Cette femme aux hormones déréglées était d’ailleurs accompagnée par tout ce qu’il pouvait exister de plus étrange : à savoir d’une sorte d’hybride encore inconnue de tous, un mélange farfelu entre une plante verte et un humain, et d’une autre créature totalement dépourvue d’une quelconque beauté physique. Pauvres petits, la nature ne les avait pas gâtés. Pas étonnant que Ceres ne les ait jamais remarqués, à croire qu’ils faisaient partie intégrante du camp adverse. Cette alternative semblait plausible, ils étaient sans doute des indigènes ou un truc du genre, le genre de bêtes qui ayant perdu toute intelligence pour pouvoir survivre dans ce genre de milieu préhistorique et qui ne savaient plus que se gratter le cul avec une fleur. Ouais donc sinon, ils avaient l’air d’aller tous bien. L’air seulement, l’odeur pestilentielle qui émanait de l’officier Solète laissait penser qu’elle en avait vu de belles. Et c’était tant mieux. Plus qu’à repartir en somme.

    « On peut casser une graine avec vous les mecs ? Ne prenez pas la peine de vous lever, vous serez morts avant de bouger un muscle ! Haha ! »


    Et les ennuis reprenaient, à croire qu’elle portait la poisse avec elle. L’emmerdeuse, comme Ceres aimait bien la surnommer, s’élançait déjà à corps perdu dans la bataille contre celui qui venait tout juste de perturber leur petite réunion d’équipe. Accompagné de trois enfants déguisés comme pour aller fêter Halloween mais en beaucoup plus moches, le mec en armure avait l’air déjà bien occupé avec Pénélope, et en passant, elle s’en sortait pas mal, l’occasion pour la jeune femme de filer en douce avant de se faire remarquer de ses compagnons ô combien détestés.

    « Moi c’est Rara. Joue avec moi. »


    Et merde, repérée par l’un des gamins qui en un rien de temps était apparu devant elle, sans qu’elle ne s’en aperçoive, ce qui était impressionnant soit dit en passant, en tout ironie bien sûr. Et je peux vous dire que rien qu’avec sa mine espiègle il réussissait à éveiller un désir soudain et encore inconnu jusqu’alors chez la navigatrice de lui coller des baffes pour lui éclater le crâne ensuite.

    « Crève le gosse, j’ai d’autres chats à fouetter, donc si tu le permets, retourne récupérer des bonbons avec tes petits copains rachitiques avant que je t’en foute une. En passant, ton déguisement est tellement merdique qu’il me donne la gerbe. Y a mieux que ça si tu veux être mignon. »


    S’apprêtant à faire demi-tour ; le temps d’une seconde pour qu’elle se retourne et l’enfant aux allures animales se jetait déjà sur elle, ne lui laissant aucune occasion de réagir. N’ayant pas remarqué les chaînes enroulées à son bras, Ceres ne put rien faire lorsqu’il s’en servit pour gentiment l’étrangler. Putain de sale gosse, de nos temps, il aurait dû être près de sa mère à jouer avec des putains de voitures inutiles, tout en rêvant de découvrir de nouveaux horizons. Eh bah non, il se trouvait là avec une autre passion : asphyxier les gens. Quoi que là, avec la force qu’il déployait à resserrer encore et encore l’étreinte qu’il exerçait sur la jeune femme, il allait certainement finir par lui trancher proprement le cou. Crève bonhomme.
    Essayant d’atteindre comme elle le pouvait grâce à sa main droite son pistolet à silex, la navigatrice, dans un élan de rage de se faire à ce point dominer par un gosse tout droit sorti de sa couche, n’hésita pas une seconde à tirer sur le pied du gamin à portée de vue de l’albinos. Opall – de son deuxième prénom – n’avait de pitié pour personne. Encore moins pour les enfants. Ils ne servaient strictement à rien, à part brailler dans tous les sens. Le dénommé Rara sans grande surprise, hurla de douleur, alertant par la même occasion les autres. Elle qui voulait se faire discrète, c’était loupé.

    « Bordel ! Je vais te buter ! Tu ne vas pas t’en sortir comme ça ! »


    Ouais ouais, cause toujours, ce n’était pas en pleurnichant qu’il allait provoquer une quelconque crainte chez Ceres avec ses menaces qui de plus, semblaient totalement déplacées étant donné la position délicate dans laquelle il se retrouvait.

    « C'est des menaces là ? Tu penses être à ton avantage peut-être pour oser en faire ? »
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Maintenant, j'en étais sûr et je pouvais l'affirmer: les éclaireurs avaient bel et bien été assassinés par les habitants du coin, ou autre chose. Là dessus l'autopsie nous le dirais, mais pour l'instant, il y avait plus grave. J'étais coincé au milieu d'un amoncellement de cadavres de marins du Lév' dans une grotte où il y faisait noir comme chez le loup, et il fallait que je m'en sorte. Je levai la tête vers le haut, l'ouverture dans le sol semblait s'élever à plus de six mètres au dessus de ma tête, bref, aucun moyen de remonter par là. Je me promenai un peu dans la chambre morbide, le briquet levé haut dans les airs me guidant dans l'obscurité. Un tunnel d'où s'échappait un courant d'air continuant plus loin m'avertit d'une sortie dans cette direction. Je m'avançai puis reculai une seconde après pour voir trois traits empoisonnés filer devant moi.

Décidément l'accueil se faisait rapidement dans le coin, de belles traditions. Malheureusement, je ne pris point le temps de me préoccuper des jolies attentions à mon égard et m'élançai dans le couloir pour aller fracasser mon genou sur la silhouette qui m'avait pris pour cible. La chose se débattit, et stoppa tout mouvement après trente longues secondes où j'oppressai sa trachée au maximum avec le pli de mon coude.

Je laissai l'humanoïde s'écrouler à terre, mort étranglé. Maintenant il ne me restait plus qu'à trouver la sortie, je pris le cadavre du nom de Keiji Black sur mon épaule sans plus d'émotions pour l'amener au rapport d'après combat. À l'entrée du tunnel, je me vis dans l'obligation d'assommer deux de ces indigènes anachroniques qui devait attendre celui qui avait tenté de m'abattre dans la grotte. L'un se fit foutre un plomb en pleine tête alors que le second tâta de mon pied, officialisant la présence de testicule chez ces créatures primitives.

"C'est intéressant cette chasse, on devrait retrouver les mecs que t'avait à parrainer et aller voir miss beau cul."
-Hey c'est pas professionnel de dire ça de l'officier Solète! Sinon j'imagine qu'il faudrait retrouver les membres de l'unité.

Je n'eu pas à attendre très longtemps l'arrivée de plusieurs de mes hommes qui avaient été attirés par mon coup de feu. Durant mon attente je pris le temps de recharger mon pistolet caché et de casser un peu la croûte pour reprendre des forces.
-Bon, plan de match les filles, ont reprend la direction du rendez-vous et on plombe les autres idiots bleus qui se foutent dans le chemin. Vlad' tu ouvres le chemin, Clodo' désolé toi tu vas à l'arrière.
***
-...et c'est comme ça que j'ai découvert les nombreux corps dans la grotte qu'il faudrait passer à l'autopsie pour savoir les raisons de leur mort, de plus, je crois que la grotte que j'ai découvert pourrait être très utile comme avant-poste ou pour un camp de base avancé dans la forêt. Surtout si il n'y a plus d'aborigènes dans le coin. Mme Solète.

Guidés par les coups de feu, il ne nous fut pas bien difficile de retrouver le reste de la troupe. Avançant tel l'armée gouvernementale, nous avions adopté une position de marche en ligne, flinguant tout les êtres vivants qui avaient le malheur de se foutre devant mon courroux et mon plaisir violent habituel. J'avais toujours le cadavre de ce Keiji Black sur les bras, cadavre qui commençait maintenant à produire de nuisibles odeurs mais aussi une attaque incessante de moustiques gros comme mon poing. Le rapport fait, une pause avait été imposé par l'officier Solète. Pause qui fut malheureusement rapidement coupée par un groupe d'idiots qui venaient nécessairement se prendre une bonne paire de claques.

-Arrêtez-vous ici je m'appelle Lili et vous êtes à moi.
Ma réponse, fut courte, brève et sans appel.
-Les gars, flinguez-moi cette geignarde.
Hésitation dans les rangs, silence digne des plus grands malaises.
-Les gars obtempérez! C'est un ordre!

C'est dans ce genre de moment que l'on comprend à quel point certains hommes peuvent être valeureux et ou tout juste lopette. Mais c'est aussi dans ces moments là que l'on apprend à quel point certains mômes peuvent être hypocrite de nos jours.
L'hésitation tua le moment, la petite Lili s'élança sur moi...pour aller s'écraser sur un arbre alentour quelques minutes plus tard.
Sans attendre un seul instant, je me jetai sur la minuscule furie et lui assénai un sale coup de pied dans les côtes, histoire de lui donner un léger désavantage. Sans plus de politesse je pris un rapide élan vers l'arrière et projetai mon poing droit à toute vitesse vers la jeune fille.
Le Midnight Blast fut un échec...que je transformai en réussite. La gamine esquiva juste à temps mon coup dévastateur pour se retrouver dos à moi.
-C'est partit Dark

J'utilisai un arbre comme contre-propulseur et vint rapidement écraser plusieurs vertèbres à la môme qui hurla et fut projetée contre un arbre. J'arrivai au pied de la jeune fille, sous les yeux ébahies des marines tétanisés par ma violence hors du commun. Une rage indéfectible se lisait sur le visage ensanglanté de la petite Lili, je l'avais piquer au vif il faut croire. Histoire de voir la petite furie au maximum de sa fureur, je lui enlevai ses fausses oreilles de félin pour les agiter devant elle.

-J'savais bien que c'étaient pas des vraies.
Ça y était, elle était en colère plus que jamais. J'enlevai mon pied pour qu'elle puisse se relever. Maintenant la vraie partie de plaisir commençait.
Deux lames d'une trentaine de centimètres apparurent dans ses mains, probablement cachées dans ses longues manches quelques secondes plus tôt. Je reculai un peu, sentant le besoin de vaincre me gagner de plus en lus rapidement. Finalement, je pris appui sur un tronc d'arbre derrière moi, alors que la furie s'élançait vers moi.
"Ohoho, c'qu'on va rire mon vieux, c'qu'on va rire!"


Spoiler:


Dernière édition par Oswald Jenkins le Mar 1 Mai 2012 - 3:42, édité 1 fois
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Les coups de feu cessèrent à l'instant même où les silhouettes menaçantes des indigènes ne furent plus, ces derniers probablement en train de fuir au loin pour ne pas finir comme leurs camarades, troués par les balles. Quels idiots... pourquoi s'en prendre à un groupe de Marines aussi nombreux et bien armés alors que l'on ne possède que des flèches et des arcs ? C'est ridicule et totalement suicidaire. Ils n'ont pas suffisamment d'intelligence pour réfléchir ou quoi ? Même un singe et sa banane ne serait pas assez stupide pour vouloir frapper un soldat et son fusil. Non mais sérieusement... j'en étais navré pour eux, vraiment. Un jour, lorsque j'serai plus puissant, plus haut dans la hiérarchie et surtout, que je posséderai un nombre conséquent d'hommes, j'reviendrai sur cette île pour en prendre le contrôle. Il y a tellement à faire, tellement à construire, de la main d’œuvre sur place pour le faire. Idéalement positionné sur Grand Line, je formerai un empire immense ! Imaginez, une armée de monstres préhistoriques dont l'on ne soupçonne pas l'existence. Des sauvages originaires de l'île servant d'esclaves, d'ouvriers sans salaire, de soldats. Un palais immense, un royaume gigantesque, un pouvoir inégalable... bon dieu que ce serait bon ! Je m'y voyais déjà...

Malheureusement, comme toute bonne chose a une fin, mon rêve éveillé également. Sorti brutalement de mes illusions par l'affreuse voix d'un troufion servant de soldat, ce dernier me demandant s'il nous fallait rejoindre les autres à présent que la fusillade s'était estompée. Personnellement, retrouver la merveilleuse Pénélope ne me dérangeait pas. Réexaminer ses formes généreuses une énième fois, il n'y avait rien de tel pour oublier le merdier dans lequel l'Capitaine du Léviathan nous avait envoyé. En revanche, la température montait forcément à chaque fois que mes yeux se posaient sur son corps, ce qui, combinait avec celle étouffante de l'île, ne manquait pas de me faire suer. Et à nouveau, je laissais mon esprit s'imaginait des choses peu glorieuses, des choses sensuelles concernant Pénélope, d'autres plus sanglantes, que de merveilleuses images ! Mais qu'est-ce qu'il se passe lorsque l'on s'imagine des situations pareilles au beau milieu d'une île peuplée de monstres énormes ? Bah rien... vous auriez souhaité qu'il m'arrive quoi ? Bande d'affreux méchants ! Revenons aux choses sérieuses. Le groupe dispersé en trois par l'altercation était à présent reformé et sous la demande de la demoiselle, chacun faisait son rapport. Chiant à souhait.

La blague de la charmante femme m'étant destinée était parvenue à mes oreilles sans le moindre mal, mais je ne préférais pas y répondre directement sur l'instant, préférant attendre le bon moment. Comme le moment du rapport par exemple. N'avait-elle pas dit de ne surtout pas parler la bouche pleine de bouffe ? Niark niark niark. J'suis une ordure !

    - Dant qu'à chnous, chmademoichelle Pénéplochpe, bous v'avons pas sucbi de trops chlourdes pertes. Cheulement un zhommes chgrièvechment blessé et deux blessés léchés. Boulez-bous que che vous narre ma chencontre 'vec la bécasse ?


Bon, faire l'effort de parler la bouche pleine, avec la quantité de nourriture auparavant fourguée dans cette dernière, se révéla être un vrai calvaire. J'crois bien avoir manqué plusieurs fois d'étouffer, mais l'essentiel était là, je m'étais montré insultant et grossier. Bon nombre de projectiles alimentaires s'étaient éparpillés au fur et à mesure que je tentais d'établir le bilant des pertes humaines. J'espère avoir profondément agacé la dirigeante des opérations, qui ne reviendra plus tenter de m'attaquer sur mon terrain de jeu désormais. L'humour, y'a que moi qui ai le droit d'en user n'importe comment, peu importe l'endroit. Que chacun garde son rôle, ce sera mieux pour tout le monde. Complètement explosé de rire à l'intérieur, je conservais un air calme à l'extérieur, observant avec attention la réaction de ma victime. Rien de mieux que de se délecter des malheurs des autres. Ce que j'aurais pu faire avec plaisir si des abrutis ne venaient pas foutre la merde en plein repas ! S'ils pouvaient casser une graine avec nous ? Non mais c'est quoi cette expression de pigeon ? Qu'il aille se faire cuire un œuf, c'pas l'moment d'venir faire le canard ! Non mais regarde l'allure qu'ils ont en plus... l'premier est un mec en armure armé d'une grosse claymore.

Vous savez ce que l'on dit sur c'genre de type ? Ils s'équipent d'une épée aussi grosse pour pallier quelque chose, un problème de taille concernant une partie du corps en particulier, dont l'homme est censé être particulièrement fier. J'observe la taille de l'épée, puis je le regarde et explose de rire. Il est marrant lui ! Saisissant mon pistolet tandis que l'individu est occupé à se battre contre Pénélope, j'pointe le canon vers le chevalier avec l'idée bien précise de lui trouer le crâne. Évidement, cela ne se passe jamais aussi simplement. Bah non, ce serait trop simple sinon. Au lieu de flinguer l'intrus, j'découvre avec étonnement deux gamins se joindre à la mêlée. L'premier vient d'hurler de douleur, se foutant sur la tronche avec une autre femme m'étant inconnue. Quelle beauté... j'irais bien lui montrer comment... Aheum. Bref, l'second gosse attaque Oswald qui semble parfaitement gérer la situation tout seul. Du coup, j'sais pas trop quoi faire. Venir en aide à la première ou deuxième magnifique créature ? J'hésite un instant, trop longuement. Un troisième gamin srot de nulle part et me mord la main, m'faisant ainsi lâcher mon arme en même temps qu'un cri de douleur. OH LE SALE CON ! GROSSIERE ERREUR ! J'VAIS LUI ARRACHER SES DENTS MOI !

Gesticulant de manière à ce qu'il relâche ma main, je lui administre un coup de pied dans la face qui le repousse quelques mètres plus loin. Là ! Il viendra plus me faire chier l'morveux ! Posant un regard haineux sur le sien malicieux, l'on reste silencieux de longues secondes, s'observant mutuellement. Le résultat ? Tous les deux explosons de rire, comme deux gamins se réconciliant après une brève querelle pour un bonbon. Je l'aime bien c'gamin, j'le veux dans mon équipe ! Je m'avance vers lui, m'accroupissant pour me mettre à sa hauteur et pouvoir discuter tranquillement.

    - Eh gamin, t'es un marrant, t'veux pas une place sous mon commandement ?
    - Ouai ! J'vais trop m'amuser avec toi !
    - Sérieux ? Tu ferais ça ?
    - NON ! J'ME FOUTAIS JUSTE UN PEU DE TA GUEULE ! AHAHAHAHAH !
    - Oh... bah ouai ... forcément que tu peux pas, t'es un méchant ! C'pour ça que j'étais en train de te distraire pendant que mes hommes s'occupaient de t'encercler ! J'étais pas vraiment sérieux non plus ! BWAHAHAHAHAH !


Et là, on se retrouvait dans une situation délicate. Dans nos positions actuelles, l'gamin tenait un mini-pistolet qu'il pointait en plein sur mon front. Moi, j'avais l'appui de mes hommes prêts à le fusiller dès qu'il tentait quelque chose de suspect. Le moindre geste de sa part le mènerait à sa perte et il en avait bien conscience, voilà pourquoi il ne m'avait pas encore tué.
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La lame fendit l’air, mais non le crâne de Pénélope. Elle était bien trop rapide pour se laisser abuser par une attaque aussi prévisible. Elle s’était soustraite bien avant que l’épée gigantesque ne vienne la menacer de mort. Du revers de sa main, elle chassa les morceaux de métal d’entre ses doigts. Elle fit face à son adversaire. De son côté, il ne semblait pas apprécier les silences empreints de dignité. Il leur préférait la sauvage chevauchée des coups qui s’enchaînaient et les affrontements dantesques sur des rythmes endiablés. Il voyait dans ce face à face la promesse d’une joute sanglante, disputée jusqu’au dernier souffle. Il imaginait que ce serait grandiose, que les bardes chanteraient ces instants pendant des millénaires. Furieux tel un fleuve en crue, il abattait toute la puissance dont il disposait sur le colonel. Il était ainsi ; prêt à se jeter sans concessions sur son ennemi et il le faisait, à corps perdu.


Pourtant, pourtant, le combat ressemblait plus à la fessée institutionnalisée qu’à une lutte sans merci pour la victoire. Mordre la poussière une fois était une chose, se retrouver systématiquement les quatre fers en l’air c’en était une autre.



« - Me battre avec toi n’arrive même pas à me distraire, tu sais. Fais un effort, je ne sais pas, sors-moi quelque chose de tes tripes qui ne soient pas de la merde ou alors, laisse-moi me charger de te les aérer.
- Te fous pas de ma gueule, t’as eu de la chance, voilà tout. J’avais le soleil dans les yeux, mais maintenant, ce n’est plus pareil. »


Il mit des lunettes de soleil circulaires avant de pointer Pénélope de son épée. De l’autre main, il époussetait son pantalon. Son costume était en piteux état et il ne restait pas grand-chose de son armure. Déjà qu’il n’avait pas fière allure au départ, il ressemblait à ce moment-là à un cul-terreux tout droit sorti de sa cambrousse. Malgré cela, il se tenait fièrement debout et continua à menacer ouvertement une femme qui perdait résolument patiente.


« - Tu vas goûter à la fureur de Francis !
- C’est ton nom, ça ?
- Mais non, pas du tout, c’est ma lame.
- De quoi ?
- C’est le nom de ma lame. Francis la lame. Hahahaha !
- Ton humour est à la hauteur de ton talent à l’escrime.
- Tu as au moins le courage de reconnaître ma supériorité. On peut tout te reprocher sauf d’être mauvaise perdante !
- Là je ne comprends rien. Je perds, moi ?
- Bah oui, regarde, t’es blessée de partout et moi je suis en parfait état. Là, tu vois, tu as une croûte de sang au flanc.
- Ah ça ! C’est un peu de terre que je me suis reçue, c’n’est pas une blessure. Et puis, je suis désolé, tu te prends une raclée.
- Absolument pas, tu as des preuves ?
- Voilà ce qu’on va faire. Tu vas définitivement la fermer. OK, je suis en train de perdre, ta gueule à jamais. Ne parle pas dans ma direction, je ne veux même pas que ton regard croise le mien. »


Avec les techniques du sixième style, Solète eut tôt fait de latter le gars sévèrement. Il n’avait particulièrement pas apprécié la rafale de Shigan qu’il se prit après qu’elle soit arrivée instantanément à son contact d’un Soru. L’ennemi était plié en deux par la douleur. Pourtant, il faisait preuve d’un certain courage en tenant à l’ouvrir quand même. Il faisait partie d’un type de gars qui n’arrivait vraiment pas à la fermer, quelles que soient les circonstances.


« J’abandonne, je t’offre ça en échange de ma vie. »


Il balança un objet sphérique à moitié rouge d’un côté et blanc de l’autre. Les deux couleurs étaient séparées d’un trait noir et par un bouton blanc que l’on devinait être devant.


« - Avec cela, tu vas pouvoir capturer des monstres de la taille que tu veux et les utiliser quand tu veux. C’est moi qui les ai inventés, génial non ?
- Ça dépend si ça marche sinon, t’aurais l’air con. Déjà, maintenant, tu ne fais pas mec brillant, si ton truc foire ce ne sera pas bon pour ton image.
- Je te fais une démonstration. Tu vas voir incrédule ! »


Là-dessus, un monstre gigantesque débarqua. Le truc était immense avec une gueule à gober le Léviathan sans le mâcher. La bestiole mit de la bave partout.

L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen E4be1610

C’était effrayant au point de faire douter Pénélope, mais pas son crétin de vis-à-vis qui, sans sourciller, lança son invention sur la créature. Autant dire que quand elle se le reçut dans l’œil, elle ne parut pas prendre cela à la plaisanterie. Il lui jeta une autre boule toujours avec la ferme conviction que ça marcherait.


« Merde, mais je suis dégoûté, ça a marché hier avec cette mouche. Comment je fais pour AAAAAAH. »



Le spectacle de la bête en train de mastiquer sereinement le garçon était à glacer le sang. Sans nul doute, il valait mieux opérer une prudente retraite d’autant plus que la mission était accomplie. Les éclaireurs avaient été repérés par Oswald et ce n’était que l’interruption occasionnée par ce groupe d’ennemi qui empêcha Pénélope à suivre son plan : mettre sa trempe à Stark et plier les gaules derrière.


« Les gars, quoi que vous fassiez, on se barre. Retraite. Tous au bateau ! »


La jeune femme partit en premier sans jeter un regard vers sa troupe. De toute façon, elle doutait fortement que quelqu’un puisse suivre ses Soru. Ils allaient devoir se démerder. Elle arriva donc la première au navire et alla prendre une douche en toute urgence. Elle cherchait comment expliquer à ce pleurnichard de capitaine comment elle avait perdu sa patrouille tout en lui disant que lui avait aussi perdu ses éclaireurs.


*Faîtes qu’il ne chiale pas*


________________



Pendant ce temps, les « pertes » de Solète tentaient vaillamment d’échapper à l’appétit de l’abomination. Qu’ils soient alliés ou non, toute l’assistance détala laissant pour plus tard les comptes à régler. Si bien que dix kilomètres plus loin, Lazar se retrouva essoufflé d’avoir tant couru, mais sain et sauf. Il s’appuyait sur les deux matelots qui l’avaient suivi tant bien que mal pour reprendre du tonus. Sauf qu’il les voyait en même temps devant lui à quelques pas, appuyés sur une souche d’arbre. Des deux côtés, il entendait le bruit de chaînes qui se balançaient au rythme d’une respiration saccadée qui n’était assurément pas semblable à celle enseignée à la branche armée du gouvernement mondial.


Un peu plus au nord, c’est-à-dire cinq kilomètres environ. Ceres et Oswald arrivèrent près d’une clairière centrée par une mare nauséabonde. Ils avaient avec eux deux matelots, non un en fait, l’autre ayant succombé à une dague plantée dans le cou. Le jet avait été si rapide que personne ne le vit venir. Seulement, la fillette aux cheveux bleus vint tout de même narguer le groupe restant. Puis, l’horreur se produisit. Elle arracha d’un coup sec sa chevelure et sortit péniblement de ce qui s’apparentait à une seconde peau. On dirait qu’elle opérait une mue hideuse pour laisser place à un personnage difforme et court sur pattes. Une véritable horreur qui parlait avec une voix féminine et fluette.


L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen Imp_bu10
Truc bizarre 1600D


« Je vous ai montré ma véritable forme et pour cela vous devrez mourir, les autres ne doivent jamais apprendre que je remplace leur sœur. »


Puis, de disparaître sous le couvert des arbres. Assurément, cette chose, quoi que ce soit était agile comme un diable. Beaucoup plus que dans sa forme mignonne.
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    « C’est pas une balle dans le pied qui va m’empêcher de te péter la gueule ! Je suis plus courageux que ça d’abord ! »

    Et voilà que le gamin commençait à se prendre pour un demi-dieu, capable de surpasser n’importe quelle douleur, et a fortiori celle qui le déchirait de part en part, provoquant en lui cette douce sensation d’humiliation qu’il ne parvenait même pas à réfréner, et qui causa, faute de maitrise, des larmes de rage aux allures victorieuses pour la jeune femme. Au final, il n’était qu’une créature parmi tant d’autres.
    En plus de proférer des menaces tout en se dandinant de la manière la plus ubuesque qui soit afin d’atténuer la souffrance qui continuait à le gagner – moyen certes ridicule, mais efficace – il s’autorisait en plus le luxe de promettre un futur qu’il n’était en aucun cas sûr de pouvoir tenir, à savoir buter Ceres. Les enfants de nos jours n’avaient plus aucune limite. Reprenant son assaut comme tantôt avec cette fois-ci les éléments nouveaux qu’étaient sa hargne sans nom et son visage larmoyant – à la limite d’attendrir n’importe quelle brute – ce fut toujours à l’aide de ses chaînes totalement rouillées qui semblaient avoir trainées on-ne-sait-où, qu’il se jeta avec force sur la jeune femme dans le but - déjà vu - de l’étrangler, et ce, tout en essayant comme il pouvait d’ignorer sa jambe qui, le faisant vaciller, continuait de lui faire défaut. Résultat de sa tentative, il se retrouvait nez-à-nez sur le sol avec la marine, position en rien déplaisante pour le jeune garçon, seulement, la marine ne voyait pas les choses sous cet angle. L’odeur nauséabonde qu’il dégageait, sans doute dû au temps interminable qu’il avait dû passer dans cette jungle infâme, rebutait l’albinos, qui tout en le projetant violemment sur le côté, en profita pour se relever et pointer son flingue sur sa caboche bleue certainement pas plus pleine que celle d’une huitre. Et pris d’un accès de délirium tremens, il commença à balbutier des sons suspects avant de déclarer une émouvante confession qui va suivre et dont voici les faits :

    « Nan vas-y ! Sois sympa ! Me flingue pas ! T’es pas mal dans ton genre tu sais ! On pourrait bien s’entendre ! Tu sais, je ne suis pas fier de ce que je t’ai fait. Je regrette même, d’ailleurs. Mais tu vois, j’ai pas eu la vie facile… La preuve je suis dans un endroit qui sent grave. Héhé. Tu sens aussi d’ailleurs ? Et je parle pas de …. Bref ! Ouais tu vois en gros je suis orphelin. Mais pas orphelin orphelin. Genre vraiment orphelin quoi. On m’a abandonné dans un puits quand j’étais bébé pour me noyer (va savoir pourquoi héhé, ils craignaient ma puissance) mais un volatile m’a sauvé pour ensuite m’élever dans un buisson, et quand j’étais enfin en âge de faire quelque chose j’ai travaillé à la mine. C’était dur. Super dur ! Puis ensuite j’ai tué un sphinx sauvage, et je lui ai piqué ses oreilles et sa queue. Que je porte maintenant, si t’as remarqué. Héhé. Ouais j’ai vu plein de choses que je pourrais te faire partager en gros ! Je sais que t’as bon cœur. Ça se voit à ta … mine joyeuse ! Non ? Bon ok … En somme, je suis un brave type, sois cool ! »


    Le ton suppliant qu’employait l’enfant n’arrangeait en rien le tableau grotesque qui s’offrait désormais à la jeune femme, qui amusée, ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire étouffé à son encontre. Non seulement il tentait de jouer de sa situation pour dégoter un semblant de pitié de la part de la dame, mais en plus, les mensonges abracadabrants qu’il laissait sortir de sa bouche tout en tenant fermement sa jambe ne faisaient qu’aggraver sa position. Marchander avec Ceres ? Quelle blague. Il n’avait rien de plus à lui offrir qu’une compagnie désagréable et suspecte qu’elle ne désirait absolument pas. Et son histoire larmoyante à souhait ne faisait qu’accroître cette envie qui, corrosive, démangeait la dame de le finir à coup de silex dans la gueule. Et comme ce n’était pas vraiment le genre d’envie à laquelle on pouvait facilement dire non, Ceres s’y soumit. A son plus grand plaisir, mais pas tout à fait comme elle l'avait envisagé au départ. Après moult réflexions, elle préférait le laisser là, noyé dans ses cris de souffrance et ses gémissements de lamentation.

    « J’vais te laisser dans cette géhenne alors, elle a l'air de bien te plaire. »


    Elle ne s’encombrait d’aucune délicatesse lorsque son flingue s’occupa d’exploser une nouvelle fois sa pauvre jambe, déjà grandement ensanglantée. Ceres ne laissait aucune morale pénétrer sa doctrine si distincte et adorée. Le fait même d’épargner un enfant, ou n’importe quelle personne supposée innocente seulement à cause de certains attributs physiques relevait pour elle d’un illogisme accablant. Non en fait, pour reprendre les termes de la société actuelle, cela devenait carrément de la discrimination. Rien que ça ouais. Nop, la jeune femme ne faisait aucune différence, que ce soit pour les malades mentaux, les traumatisés, les noirs, les blancs, les jaunes et les moins jaunes, les handicapés, les femmes enceintes, les chiens, les chats et valait mieux s’en arrêter là je crois.
    Ne se préoccupant nullement des prouesses acrobatiques qu’accomplissaient ses petits compagnons à côté d’elle face à leurs ennemis, l’albinos, en bonne égoïste, pouvait désormais se permettre de quitter les lieux : ils allaient tous bien et le petit emmerdeur qui l’avait empêché de le faire plus tôt n’allait bientôt plus tarder à rejoindre les éclaireurs - à moins qu'il soit étonnamment résistant. En bref, tout baignait les castagnettes. Du moins, pour l’instant.
    Car oui, il avait fallu que par le plus graaand des hasards, celui qui se cognait avec Solète ne décide de se la ramener en jouant les dresseurs d’animaux avec une espèce de monstre gluant. Autant vous dire que la tentative était un échec cuisant, et que désormais, l’espèce de gros blob visqueux habillé d’une carcasse couverte de champignons en tout genre et bavant comme jamais, qui, voyant ses interlocuteurs prendre pitoyablement la fuite, n’avait plus que pour seules cibles, les petits marines restants. Le démon avait jeté sa tête sans aucune gêne en direction des membres du Léviathan. Aux yeux dégoutés qu’ils affichaient sur leurs petits minois désespérés, Ceres comprenait. Elle comprenait qu’ils ne saisissaient pas la subtilité de ce visage, qui flétrissant, n’était en réalité qu’un miroir nous montrant sans décence la violence de nos actes et la puissance de notre corruption. De quoi flanquer une sacré frousse à quiconque s’approchait de trop près.
    Tu parles d’une supérieure hiérarchique, Solète dans ce genre de situations, ne servait strictement à rien, à part à faire de la décoration. Et de la décoration sacrément moche qui plus est. Elle venait lamentablement de fuir face à la difficulté de l’ennemi, ne donnant que pour seule instruction de rejoindre le navire au plus vite. Elle représentait vraiment le parfait exemple à suivre.

    Plus qu’à courir en somme. Et c’est ce qu’elle fit, bien qu’épuisée et totalement assommée par la chaleur environnante qui la faisait suer comme jamais – la course n’arrangeant rien à cet état bien loin d’être sexy. Elle n’avait qu’une envie, rentrer et se changer. Et dormir. Et accessoirement, tuer Solète. Et Salem. A qui elle en voulait profondément de l’avoir foutue contre son gré dans tout ce tohu-bohu des plus fastidieux. Mais quelle idée de succomber aux regards désolés de l’équipage ; Ceres n’avait jamais autant regretté une décision. N’ayant accordé aucune importante à l’escouade qui était avec elle lors de la rencontre singulièrement enchanteresse entre eux et l’étrange mixture aux apparences bestiales, la jeune femme, essoufflée et surtout très remontée envers tout l’équipage venait de débarquer dans tout ce qu’il y avait de plus banal, à savoir une clairière. Dans le genre découverte, on pouvait faire mieux quand même pour une jungle aussi abondante et surprenante.

    La gamine à la chevelure bleutée, aperçut quelques instants plus tôt lors de leur affrontement contre la bande de cafards travestis, venait tout juste de faire son apparition au cœur du groupe de joyeux lurons. Le pourquoi du comment demeurait encore méconnue de tous, mais un petit pigeon qui passait par-là nous chuchotait déjà qu’on n’allait pas trop tarder à le savoir. Allant de surprises en surprises, l’enfant, toujours avec son air godiche, se mit à littéralement arracher son visage. Inutile de vous traduire la stupéfaction de l’albinos à ce moment-là. En réalité, elle s’attendait vraiment à ce que le reste de la scène se déroule de cette façon :

    « Vous avez découvert ma véritable nature … Et bien oui, je ne suis qu’un travesti hyper frustré par ma condition actuelle. Et vous savez quoi ? Je vous emmerde tous. Ouais tous. PARCE QUE MOI … I’M JUST A SWEET TRANSVESTITEEE ! FROM TRANSEXUAL, TRANSYLVANIA !
    Frankynou Furster, à votre service mes choux. Je sais que mon afro ainsi que ma combinaison en latex vous émoustillent assez, mais no stress. Je gère mes bébés. »


    Bien sûr, vous vous doutez certainement que tel ne fut pas le cas. Non, au lieu de se métamorphoser en travesti totalement assumé et hystérique à la voix de velours, la demoiselle qui ne l’était plus venait de vraisemblablement devenir le reflet de sa nature profonde. Elle semblait aussi laide intérieurement qu’extérieurement. Balbutiant des paroles incompréhensibles sur les raisons même qui l’avaient poussé à devenir un être – si l’on pouvait encore le qualifier comme tel - aussi rachitique et difforme. Autant vous dire que la lieutenante n’en écouta pas le moindre mot. Jusqu’à qu’elle ne l’aperçoive plus, là tout de suite, d’un seul coup, elle pouvait clairement ressentir le poids de profonds regrets pour n’avoir pas daigné accorder la moindre importance à ce qu’il racontait. Car maintenant qu’il était hors d’atteinte, agile tel un poulet poursuivi par une moule, il ne restait guère plus beaucoup de possibilités de stratégies d’attaque. Et ce, bien que la dame n’avait pour habitude de ne compter sur personne. Habitude toujours valable aujourd’hui évidemment, mais ce, dans un registre nettement plus différent.
    Attrapant dans un mouvement machinal et brusque ses deux pistolets, et ce, tout en les pointant chacun vers des directions diamétralement opposées, ce fut sans concession qu’en grande amatrice de chasse que la jeune femme attendit la venue de son gibier. Elle n'avait plus qu’à gentiment patienter le temps que la grosse bête ne refasse son entrée, à la place de lâchement se cacher comme elle le faisait. Ne pouvait pas lutter face à l’agilité qu’elle semblait posséder ainsi que sur sa connaissance de l’île, et a fortiori de la flore, la belle ne pouvait pas se permettre de s’aventurer vers un milieu aussi dangereux que celui-ci, au risque de finir décapiter en moins de temps qu’il en fallait pour la mater. Ce pourquoi, dès que le son d’un ultime mouvement atteignit ses oreilles à l’affût depuis un moment déjà, l’albinos n’hésita pas une seconde de plus à tirer de la manière la plus bourrine qui soit sur la source de cette minime agitation.


[HJ : Je me relis demain, donc s'il y a des trucs maladroits qui trainent, c'est normal. Et celui qui choppe la référence à un certain film, je l'épouse, ahah.]
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J'envoyai pour la énième fois la petite fille percuter un arbre, j'avais l'impression de jouer au toréador avec un veau. C'était pathétique, à part l'endurance, cette fille possédait des lacunes immenses dans tout les styles et les habiletés. Vitesse, force, réflexe, réellement pathétique. À croire que son seul talent avait été d'encaisser des coups. La chipie chargea à nouveau, toujours adossé au même tronc d'arbre, je l'accueillis d'un vicieux coup de pied sur le flanc gauche, coup qui l'envoya naturellement valser dans un arbre alentour.

-Va falloir trouver plus fort que ça si tu veux m'vaincre fillette, sinon...
Je chargeai mon flingue qui -comme toujours- était accroché dans ma manche, caché à la vue de tous. Mes doigts jouèrent quelques instants dans le mécanisme, puis un déclic m'assura que ce dernier était près à tirer.
Je le pointai vers la fillette qui maintenant m'observait d'un regard plus qu'haineux.

-Ta route s'arrête ici jeune fille, c'est terminé c'combat.
Je sais que certaines personnes peuvent adopter des comportements bizarres, voir des habitudes ou seulement des émotions spéciales, mais lorsqu'on en ait à passer pour un monstre à l'âge de douze ans. En effet, c'est avec un timbre des plus caverneux et des plus monstrueux que la fille aux cheveux bleus me répondis:
-Tu me flingue et je t'arrache une couleur pour la faire s'embrasser avec l'autre, espèce de vieille merde sans avenir.

Désarçonné un moment par le commentaire des plus terrorisant venant d'une petite garce comme elle, je ne fut point en mesure de l'abattre au moment où celle-ci s'enfuit dans les fourrés...Et ne fut points en mesure de réagir promptement à l'apparition inattendue d'un monstre immense tiré des meilleurs films de science-fiction. Je ne me suis même pas demandé si les marines que le monstre avalait goûtait bon, mon seul réflexe fut de...
"COURRIR PUTAIIIIN ON VA CREVER COURT ESPÈCE DE MALADE!!!!!!"
Exactement, merci à Dark pour cette merveilleuse intervention. C'est très certainement ce que je fis, écoutant à la perfection les conseils de mon plus proche(et probablement seul) ami. C'est donc au travers des coups de feu, des cris de souffrances et de peur que je pris la poudre d'escampette hors de la clairière pour retrouver le terrifiant silence de la forêt tropicale. Courant à travers les broussailles, les racines et les arbres démesurés de l'endroit. Et, la chance étant toujours de mon côté, toujours prête à me foutre une bonne claque, vint une nouvelle fois à ma rencontre.

Madame la racine numéro quarante-cinq du neuvième baobab de la six cent trente-sixième division de la seconde forêt de Little Garden poussait tranquillement entre deux fougères quand j'eu le merveilleux malheur de la rencontrer dans ma course, chance qui me fit ensuite rendre visite à monsieur le ravin qui me fit habilement débouler jusqu'à une clairière gentiment éclairée par la lumière solaire qui traversait les larges feuilles tropicales.
D'un côté d'l'endroit, l'officier Ceres O. Fall. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ici!? N'était-elle pas restée bien gentiment au bateau pour laisser les hommes faire le boulot? Ben, faudrait pas y aller sans exclure l'officier Solète, qui bizarrement avait disparu depuis le chaos de la clairière... Dommage, la mission semblait être foutue en l'air. Un officier féminin remplacé par un autre, moins l'expertise d'un, ça c'était clair. Alors même que Ceres allait porté attention à ma présence, la putain de poufiasse aux ch'veux bleus refis surface à travers les buissons. Un agacement sans nom vint frapper mon esprit.

"bon là tu la flingue et on en fini...cette mission devient trop longue et chiante à mon goût."
-Ouais m'sieur...c'est-ce que j'allais faire...
Mais avant même que j'aille pu faire un seul geste pour recharger mon pistolet que la chipie s'arrachait la peau du visage pour laisser parler une voix d'outre tombe comme je l'avais entendu plus tôt.
-Je vous ai montré ma véritable forme et pour cela vous devrez mourir, les autres ne doivent jamais apprendre que je remplace leur sœur.
"Merde, j'comprend pourquoi elle voulait pas crever tout à l'heure...cette pétasse est un sale monstre..."

Bon, je me voyais maintenant dans une situation merdeuse. D'un côté, une officier au talent douteux sortit de nul part et de l'autre un monstre complètement débile qui se cachait dans la brousse aux alentours. Bref, rien de mieux pour être heureux.
Pour nous deux, la situation semblait tendue, le monstre pouvait surgir à n'importe quel moment des fourrés pour nous abattre. Il devait maintenant rôder autour de moi et Fall en espérant trouver un point faible dans nos position, et des points faibles, il y en avait. Je fermai les yeux pour me concentrer sur les sons émanant autour de moi, avec un peu de chance je pourrais écouter les déplacements de mon nouvel ennemi. Les facultés auditives plus développées de Dark s'activèrent à leur plus haut niveau, le monde ténébreux autour de moi me devenait peu à peu clair et les sons se singularisèrent, jusqu'à ce que je perçoive un bruissement sur ma gauche ,se déplaçant, un prédateur n'attendant que le bon moment pour...

BANG BING BOUM BANG BANG BANG BOUM BOUM
"Oh putain tu te fous de moi!"

Un soupire de découragement vint percuter mon esprit fatigué en réalisant avec agacement que la source du bruit avait été l'officier Ceres, flingues pointés vers la brousse qui mitraillait les herbes hautes en espérant faire je ne sais quoi. Mais là n'était point le pire, j'avais perdu la trace du monstre. Et ça, c'était un réel problème.
-Madame Fall, c'est que j'essaye de repérer l'ennemi moi! Sans quoi on pourrait tous...
-Pour le seigneur Morvak!

La chose sauta bien évidemment dans mon dos, alors même que je parlais à l'officier Ceres...
Deux griffes longues comme ma main vinrent se planter dans mon épaule gauche, la traversant de part en part. Je criai de douleur, mon bras tombant mollement sur le flanc, devenu inutilisable par ma clavicule et mon omoplate percées. Cette créature taré possédait des atouts de tueur, et j'étais handicapé, la situation s'améliorait.
J'envoyai un coup de pied dans les côtes du monstre qui recula créant une distance raisonnable entre lui et moi. Un liquide chaud commença à couler le long de mon bras. Vivement que cette mission se termine...
-Officier Ceres voudriez-vous bien flinguer c'monstre pour peu qu'on puisse le blesser!


L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen 599742Zetsu2L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen Oswald10
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Quelle situation délicate, n'est-ce pas ? Je me retrouve avec le canon d'une arme appuyant la pointe de mon nez, le détenteur de cette dite arme étant un sale gosse parfaitement capable d'appuyer sur la détente. Chier, j'crois bien d'voir la jouer fine pour en ressortir vivante cette fois encore. Impossible d'essayer de m'arranger avec l'gosse, trop de personnes importantes du Gouvernement pour que mes magouilles passent inaperçues. J'suis forcé de reconnaître qu'il me fout dans une belle merde l'enfoiré. J'ai beau retourner le problème sous tous ses angles, j'vois pas comment parvenir à éliminer c'con sans finir avec une balle dans la tronche. Pas assez d'temps pour esquisser le moindre geste. Si un de mes hommes bouge, il s'en apercevra également. Pareil s'ils tentent de tirer, il aura largement l'occasion de m'emporter dans sa tombe l'malin. D'un autre côté, il a l'air de tenir à sa peau, ce pourquoi il n'en termine pas avec moi immédiatement. Il sait qu'il crèvera s'il m'abat et il n'est pas assez stupide pour le faire. En clair, 'faut juste attendre et voir ce qu'il se passe autour de moi, essayer d'en tirer profit à un moment ou un autre.

Ou alors... maintenant que j'y pense...

    - Dis gamin, c'est quoi ton petit nom de pourriture ?
    - Foufou, l'homme plus fou que le fou lui-même.
    - Euh... mouai, d'accord, on choisit pas son nom j'ai envie de dire.
    - Et toi p'tite chiure, c'comment que tu te nommes ?
    - Lazar, l'homme à l'origine du hasard lui-même.
    - Hein ? T'racontes quoi là ? Tu débloques l'vieux, c'le soleil qui tape trop fort ou quoi ?
    - Laisse tomber, Pierre-feuille-ciseaux, tu connais ?
    - Heureusement, tu m'prends pour un con ou quoi ?
    - Ok, j'te propose un marché dans ce cas. On va en trois points, l'gagnant aura l'droit de tuer l'autre. Dans la situation actuelle, y'a que ça qui fera avancer la chose, tu comprends ?
    - T'es un grand malade toi ! Jouer ta vie sur un jeu pareil, Foufou aime ça !
    - Bwahahahah ! En v'là un bon gars ! Allez, on s'lance ! Pierre... feuille... ciseaux !


Au même instant, l'on dévoile l'coup choisit en le symbolisant de notre main. Ainsi, lui a décidé d'prendre la pierre alors que moi j'ai foutu les ciseaux...
Chier. Ordure, j'aurais ta peau. Un point pour lui. On reprend. Pierre, feuille, ciseaux !
Ciseaux pour moi, feuille pour lui. Bwahah, j'le savais qu'il prendrait la feuille en espérant envelopper ma pierre, pensant que j'allais la choisir pour émousser les ciseaux. Point pour moi, égalité, dernier point.
Pierre, feuille, ciseaux. Pierre pour lui, rien pour moi... Un sourire étrange au coin des lèvres, je ricane faiblement, comme amusé d'la situation. Foufou n'est pas au courant, mais autour de nous c'est l'bordel et j'viens d'voir de quoi me laisser la vie sauve.

    - Ah ah ! T'es mort Lazar ! 'Fallait jouer l'dernier point hein ! Prépare toi à crever, ah ah ah !
    - Tu te trompes sale gosse, point pour moi. J'ai joué le lombric obèse et j'ai gagné. Le lombric obèse l'emporte sur le mauvais garçon.
    - Hein ? Tu débloques encore l'vieux ! Y'a pas de lombric à ce jeu abruti !
    - Si j'étais toi, j'regarderai derrière toi ce qu'il se passe... Le lombric obèse l'emporte vraiment sur le mauvais garçon. Deux à un pour Lazar, victoire de la Marine. T'es mort. Mwihihihih !
    - Gné... ?


J'vous raconte pas la tronche dégoûtée du p'tit quand, après s'être retourné pour savoir de quoi j'parlais, il s’aperçut qu'un monstre géant et gluant, en train de péter les plombs venait d'apparaître. Une énorme boule de bave dégoulina de sa gueule grande ouverte alors qu'il hurlait sa rage au monde entier. La bulle éclata inévitablement sur Foufou, qui complètement écœuré par la situation, semblait m'avoir oublié. Le moment idéal pour shooter dans le flingue qu'il braquait sur moi et suivre le mouvement général de fuite. Tout le monde prenait ses jambes à son cou, abandonnant toute idée de venir en aide à son prochain ou de combattre le tas de graisse. Pénélope fut même la première à s'enfuir, laissant toute son unité en plan, tels de pauvres merdes blasées par le comportement d'leur supérieur. Moi j'éclatais de rire, déjà bien loin des griffes et de la bave de notre vers de terre en gros surpoids. Courant à travers les feuillages, ne perdant pas de temps en essayant de me repérer par rapport au navire. Je courais, tel un gibier pourchassé par sa proie, la peur au ventre, riant aux éclats. J'étais heureux. Malheureusement, le tout se complique lorsque je commence à fatiguer, soit quelques centaines de mètres après le début de ma cavale.

Je trébuche une première fois, exécutant une roulade au sol avant de me remettre sur mes deux pieds, repartant de plus belle. J'sens des gouttes de sueur perlaient le long de mon visage, j'continue à courir. J'ramasse une dizaine de branches à travers la tronche, rien de grave, elles ne sont pas épaisses. Enfin, la dernière l'est. Me prenant au niveau d'la gorge, agissant tel un coup de manchette, j'me ramasse au sol, complètement sonné. Sourire idiot sur le visage, tentant de reprendre mes esprits, les deux soldats m'accompagnant ont la bonté d'me relever. Quels cons, j'aurais continué à leur place, clairement. Titubant, j'parviens à continuer, pas franchement serein, à moitié dans les vapes, la chaleur étouffante de l'île n'arrange rien. Je décide de m'arrêter, reprendre mon souffle quelques instants, j'suis claqué là. Prenant appuis sur les épaules de mes hommes, j'repère deux silhouettes familières quelques mètres plus loin. Encore à bout de souffle, affichant un air blasé, j'lâche quelques mots aux deux gamins de tout à l'heure.

    - Vous êtes sérieux là ? Comment est-ce que l'on peut courir aussi rapidement ? Et puis merde, pourquoi est-ce que vous me harcelez bande de trou du cul ! J'ai le droit à trente secondes de répits merde ?! Vous deux, butez-les.
    - Bien Sous-Lieutenant Stark !


Tombant à genoux, j'observe mes hommes s'avancer pour botter les fesses des... oh bordel... sérieusement... mais nooooooooooooooooooon ! MAIS GEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENRE ! QUI EST-CE QUI M'A FOUTU DEUX BRANLEURS PAREILS COMME SOUTIEN, HEIN ?! PENELOPE ! J'AURAIS TA PEAU SI J'RESSORS VIVANT DE CETTE PUTAIN DE JUNGLE ! Pourquoi ce soudain accès de rage ? Parce que les deux guignols se disant Marines se sont fait écraser comme des merdes, voilà pourquoi ! Violemment laminés par deux gosses tout juste en âge de pouvoir aller à l'école ! ILS LES ONT BUTES ! AVEC DE VULGAIRES CHAINES ROUILLEES ! MAIS NOOOOOON ! NON ! NON ! NON ! J'VAIS LES FUMER MOI CES SALES TROUFFIONS ! Pris d'un rire nerveux, essayant tant bien que mal de ne pas exploser, je me relève lentement, soufflant à plusieurs reprises, comme pour évacuer toute la pression dernièrement accumulée. Autant d'émotions fortes en si peu d'intervalles, c'est trop pour un esprit aussi tordu que le mien. J'suis en train de péter un fusible, de sombrer dans la démence. 'Faut que j'me contrôle...

    - Dis le clown, tu vas bien ? T'as vraiment pas l'air bien tu sais, tu devrais...
    - NON MAIS TU TE FOUS DE MOI ?! C'EST TOI QUI VA PAS BIEN ! REGARDE TA JAMBE ABRUTI !
    - Ah ça... c'est la faute à l'autre pouffiasse ! Une de tes amies qui s'est acharnée dessus... j'avoue que j'le sens vilainement passer...
    - Alors ferme ta gueule et rentre chez toi te soigner ! Et puis en plus, j'ai pas d'amis alors hein...
    - Ah ah ah ! Bien tenté, mais non ! Le seigneur Morvak me tuerait si je repartais sans t'avoir fait la peau.
    - Et tu préfères crever de mes mains que des siennes ? J'sais pas qui est c'Morvak, mais toi t'es un grand malade... M'enfin, approche si tu souhaites autant crever !
    - Dites, j'dérange pas trop ? NON PARCE QUE J'ME CASSE SI J'SUIS EN TROP !
    - Bah justement, si tu pouvais...
    - CREVE !
    - J'AVAIS PAS FINI MA PHRASE SALE GOSSE !


Là-dessus, v'là que Foufou s'élançait, faisant tournoyer sa chaîne tout autour de sa tête, avant de me la balancer dessus. Le but ? Me confisque l'flingue que j'pointais en sa direction. Chose qu'il fit admirablement bien, le métal de chaîne s'enroulant autour de mon pistolet. Foufou n'eut plus qu'à tirer un coup sec vers lui pour que mon arme s'échappe d'entre mes doigts pour rejoindre celles de mon ennemi. Putain de gosse... 'faut que j'trouve un moyen de lui confisque son jouet rouillé. 'Fin dans l'immédiat, j'avais l'arrivée d'un merdeux à réceptionner. Fort heureusement, l'autre pouvait pas se déplacer aussi vite, une jambe en moins, c'est franchement handicapant mine de rien. Alors qu'il arrivait à ma hauteur, Foufou fit feu, manquant de peu si je n'avais pas bougé d'me coller une balle dans le pif. Il semblait par ailleurs avoir anticipé l'action avec son frère. Tandis que Rara surgissait dans mon dos, me saisissant les jambes, l'autre m'administrait un violent coup de boule dans l'bide. Il avait la force et l'élan nécessaire pour me couper l'souffle, m'faire cracher mon sang et me plaquer au sol.

C'était rageant la façon dont je m'étais fait avoir. Tel un novice en situation de combat, il fallait l'avouer. Pourtant, j'étais loin d'en être à mon premier affrontement. La faute à un manque de sang froid...

    - Abandonne et demande à ce que l'on t'épargne, minable.
    - Ouai, abandonne et demande à ce que l'on t'épargne, minable !
    - Hum.................................... NON ! Chemical Juggling, Orbes Chimiques Explosives !
    - Gné... ?


BAOUUUUUM ! Que le bruit d'une vingtaine d'orbes chimiques explosives s'écrasant sur de sales adversaires méprisables et agaçant peut-être apaisant. Oh et puis n'oublions pas les chaînes qui ont aidé à ma chute, elles aussi ramassent le lot d'orbes chimiques. La vision de cette seule technique suffit à me redonner le sourire, c'est tellement beau autant d'explosions à la chaîne ! L'résultat ? Il va falloir patienter un peu avant de le connaître. Le temps que toute cette poussière engendrait par le souffle des déflagrations se disperse.
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[HJ : Désolée du retard !]

    Non mais il se prenait pour qui lui, là-bas ? L’amiral en chef sans doute, pour oser prononcer de tels propos à l’encontre d’une beauté pareille telle que la jeune femme. Putain mais franchement, sans exagération, de quel droit la chose aux couleurs verdâtres cramoisies s’autorisait à s’adresser sur pareil ton à Ceres ? La lieutenante n’en revenait pas. Là tout de suite, elle aurait bien voulu pointer son flingue vers une autre direction afin de lui dégommer sa petite tête de pâquerette. La dame était intouchable, invulnérable. En réalité, c’était quasi une sainte. Sainte Ceres. Aussi bien physiquement que verbalement. N’importe qui tentant d’atteindre son piédestal orné de richesses et d’illusions en tout genre ne pouvait que se ramasser lamentablement à ses pieds. Elle n’était que lumière et pureté, innocence et chasteté, pouvoir et élégance, intelligence et beauté. Et puis, soyons honnêtes. Avec le talent incommensurable que possédait l’albinos, comment était-il possible qu’elle puisse manquer de manière aussi affligeante sa cible d’elle-même sans que quelqu’un – de préférence muni d’une boîte crânienne tristement vide – n’en soit le réel responsable ? Seul un idiot profond aux allures écervelées pouvait en être la cause. Parce que ouais, fallait se montrer vachement arriéré pour contrarier à ce point l’attaque de Ceres. « Allez viens, on s’tape une petite discute pendant qu’un monstre poisseux rôde autour de nous. » voilà de quoi la scène désormais pittoresque et risible avait l’air.

    « T’essayes de repérer l’ennemi ? Et moi tu crois que je fais quoi ? Que j’imite des feux d’artifices peut-être ? Alors ta gueule au lieu de me déconcentrer. Va-t’en prendre qu’à toi-même si j’l’ai loupé. Maintenant silence, je me concentre. Sinon il risque d’y avoir de grandes chances que le prochain que je bute ce soit toi la salade. »


    Tout dans ses mots ne révélait que froideur, agressivité, acariâtreté et dégoût. Elle ne ressentait aucune once d’amour ou d’affection sur ce qui avant cet instant n’existait même pas à ses yeux. Toute personne osant contrarier la jeune femme d’une quelconque façon ne pouvait que s’observer dépérir dans d’atroces conditions. Bien trop haute placée dans son estime personnel pour accepter un quelconque reproche, la marine était certaine de n’avoir d’égo nulle part ailleurs que face à son miroir. Bien trop ancrée dans cette doctrine si particulière qu’elle s’appliquait à suivre à la lettre, la femme n’était absolument pas en droit d’admettre l’existence d’un rival dans sa vie si … luxuriante ?

    « Officier Ceres voudriez-vous bien flinguer c'monstre pour peu qu'on puisse le blesser! »


    La sortant de ses pensées au combien malsaines qui ne visaient qu’à apaiser l’animosité qui petit à petit colonisait son cœur déjà noir, la dame eut cependant l’heureuse satisfaction d’observer que… DIEU EXISTAIT. Et il venait très certainement tout juste d’entendre ses prières silencieuses. Car au moment même où la jeune femme se mit à maudire d’une haine profonde et sans limite l’espèce de germe sinople qui apparaissait désormais dans sa black list – talonnant de près Solète – ; la dite chose se voyait alors déjà envahir par l’ennemi qui vraisemblablement s’était enfin décidé à sortir de son antre. Pile au bon moment. Pile avec la bonne personne. Ça ne pouvait être qu’une intervention divine. What else ?

    « Ce monstre a vraiment d’putains de bons goûts. Par contre, pour t’aider, j’hésite là. »

    Autorisons-nous quelques minutes de réflexion, et si durant ce court laps de temps la chose olivâtre la quittait pour d’autres états – si on pouvait bien sûr considérer la mort comme un état – alors elle n’aurait plus qu’à se convaincre qu’elle avait fait du mieux dont elle semblait malheureusement capable. Excellente stratégie aux yeux de la lieutenante, qui se laissait lentement et harmonieusement reconquérir par le fantôme de son âme, le monstre de ses nuits, le vicieux responsable de sa perversion profonde et savante. Il pouvait sembler évident, puisque nous nous percevons uniquement de l’intérieur, que nous nous connaissions mieux que les autres, lesquels ne pouvant nous voir seulement d’un point de vue externe. Pourtant, il semblerait qu’il y ait une obscurité essentielle dans le fait que la populace ne vive que par sa vision intérieure. Et qui causerait alors une conception de nous-même totalement erronée, cause d’être bien trop subjective à nos yeux.

    Toute la question semblait se trouver au cœur de cette élucubration. Est-ce que Ceres se surestimait ? Arrivait-elle à bel et bien dresser le portrait exact de sa condition tant bien physique que morale ? Et est-ce que tous ses aprioris allaient suffire à justifier ce qui allait prochainement se produire ?
    Possédait-elle finalement cette bonté d’âme si rare et convoitée encore inconnue chez elle jusqu’alors ? Ou agissait-elle de nouveau par un intérêt salace ?

    Tirant par trois fois dans ce qui semblait être les globes oculaires de la bête, ce fut dans un état semblable à une transe sans nom que l’albinos préserva la vie du membre de son équipage. Ne sachant absolument pas d’où lui venait cet élan de gentillesse absolue, elle demeurait cependant certaine que désormais, il allait être pourvu d’une sacrée dette envers la belle, qui ne manquerait sûrement pas de lui rappeler dès que l’aubaine s’en présenterait.
    Dégainant alors son sabre cimeterre dans l’unique but d’achever ce qui semblait avoir été autrefois une frêle petite fille, profitant par la même occasion de son aveuglement quasi complet, la jeune femme ne fit preuve d’aucune délicatesse lorsque sa lame s’occupa de trancher violemment la nuque de la bête. Bien forcée d’avouer qu’elle fut avantagée par le fait que la douloureuse attention dont avait fait preuve le monstre s’était reportée sur le handicapé de son escouade, sans quoi elle n’aurait sans doute jamais réussi à se débarrasser une bonne fois pour toute, Ceres ne pût que pousser un soupir de soulagement face à l’achèvement de ce périple. L’enfer qu’était cette île se terminait enfin ?
    Elle en doutait. Il leur restait encore toute l’île à traverser pour pouvoir atteindre l’aura sereine qui englobait le navire, remplaçant par la même occasion la couverture inquiétante qu’avait connue la lieutenante durant son bref séjour à bord aux côtés des visages pâles et déprimés qui couvraient les autres officiers.

    « Bon. On rentre je suppose, t’es plus capable de grand-chose maintenant. Et je dois avouer que j’en ai assez marre de toute cette merde que nous offre l’île. Plus qu’à prier qu’on ne tombe pas encore sur autre chose durant la traversée. »

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Une attitude d'emmerdeuse, c'était le premier commentaire qui me vint à l'esprit lorsque l'officier ouvrit sa bouche pour gentiment m'invectiver avec grâce et élégance. À croire que MA bonne étoile avait choisie son camp depuis longtemps, et ça semblait bien être chez Ceres. En effet, car comme à mon habitude, les évènements qui suivraient ce combat seraient assurément chiants. Revenant à la charge malgré mon bras handicap. d'où ruisselait un flot de sang ainsi qu'une douleur sans nom. De mon bras valide, j'agrippai la créature par l'épaule, bloquant ainsi sa main griffue qui s'apprêtait à m'empaler le flanc. D'un pied, je m'encrai dans le sol spongieux de la clairière et de l'autre, je vins réceptionner la deuxième main de l'aberration avec mon genou. Stoppé dans son attaque, et bloqué dans une position inconfortable, la créature se mit à gigoter visiblement stressée par le flingue que Ceres braquait sur elle. Plusieurs secondes s'écoulèrent, secondes durant lesquelles je tâchais de maintenir en place le monstre...jusqu'à ce que son œil droit explose sous le choc de plusieurs balles de flingue. Le visage couvert de sang, non, en fait le corps couvert de sang, je laissai le monstre s'écrouler au sol. Épuisé, blessé et surtout fâché par l'attitude chiante de ma collègue, je m'assis au sol pour me reposer. Ceres vint lui trancher la gorge histoire que le truc ne bouge plus. La bête secouée de spasmes arrêta finalement de gigoter, très certainement morte.

L'atmosphère humide de la forêt tropicale commençait à se rafraîchir avec la venue de la nuit. Je pressai ma main valide contre le sol mouillé et confortable, ignorant de plus belle la douleur émanant de mon bras je fermai les yeux pour faire le point sur ma journée.

"Au final, cette mission aura été plutôt dangereuse..."
-Au final Dark, on avait pas le choix que de l'exécuter...
"C'est vrai ,mais n'empêche qu'on pouvait pas s'attendre à rencontrer un monstre de c'genre."
-Tu parles de Solète ou de Ceres là?
"Hahaha...ton humour est merdique mon grand."
-J'sais bien Dark, mais c'est pour oublier ma douleur que j'dis des folies comme ça.
"Soyons fous! Soyons fous..."

On le voyait bien, le plaisir de mon début de journée n'y était plus, ni chez Dark ni chez moi. À croire que ma bonne humeur s'écoulait tranquillement avec mon sang...
- Bon. On rentre je suppose, t’es plus capable de grand-chose maintenant. Et je dois avouer que j’en ai assez marre de toute cette merde que nous offre l’île. Plus qu’à prier qu’on ne tombe pas encore sur autre chose durant la traversée.

Elle avait raison en tout point, je n'avais plus la force de combattre, ni même de marcher. Sans grande conviction, titubant à chaque pas, j'avançais sur le sol déséquilibrant de la clairière. Je posai mon troisième pas au sol quand une main griffue se saisi de ma cheville, moins d'une seconde me fut nécessaire pour comprendre que je n'étais pas au bout de mes surprises. Je jetai un œil fatigué vers l'arrière pour observer l'aberration, la tête gisant à côté du corps qui me serrait la jambe de toute ses forces. Me jetant à terre ,elle se releva, incertaine sur ses jambes affaiblies et son absence de tête surtout.
"Oh putain..."
-Arggg...Ceres...Pousse toi...

Cette créature ne possédait donc aucune limite? Elle allait se jeter d'une seconde à l'autre sur moi ,et me transpercer de toute part. Avisant derrière moi, l'officier Ceres, ne bougeait plus le regard fixé sur la chose. La créature allait nous réduire en miette, c'était certain. Ceres comme moi avions l'air crevés, fatigués et surtout blessés (dans mon cas). Je ne pourrais pas me défendre éternellement contre la chose, et en aucun cas gagner contre elle. Peut-être si un seul de nous deux survivait, un certain service serait rendu à l'équipage? À y penser, en fait, qui s'ennuierait de Double Face lorsque celui-ci serait six pieds sous terres à servir d'engrais aux arbres de Little Garden? À croire que personne ne le remarquerait, alors qu'une navigatrice de marque...

Ma décision était prise, il y avait une limite à être salaud, incompréhensif et violent. Il fallait me prouver à moi même une fois pour toute.

"C'est une mauvaise idée c'que tu fais là mon grand!"
-Pour une fois Dark, le devoir devra passer avant Double Face...Courrez officier Ceres courrez!

Ce cri poussé, je me campai sur mes deux pieds mon seul bras valide, endolori par les combats pris un élan arrière. Le temps s'arrêta une simple seconde, seconde où même le vent fut attentif au combat qui allait suivre la fuite de Ceres. Je sentis calmement toutes mes forces se réfugier à l'intérieur de mon seul et unique poing, ça allait faire mal. Mes pieds quittèrent le seul à une vitesse telle que même le plus intrépide des faucons n'aurait pu suivre ma trajectoire. Mon poing, réagissant à la friction avec l'air, pris feu devenant brûlant tel milles étincelles grillant la forêt entière. À ce moment, un seul cri fendit le silence mortel de la jungle.

-OOOOOOOOOOSSWAAAAAAAAAAALDDD JEEEEEEEEEEEEEENKIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNSSSSSS

Mon midnight blast vint s'enfoncer dans le sternum de l'aberration, l'amenant avec moi dans une course destructrice à travers les arbres, les rochers et les broussailles. La violence de l'impact créa un immense sentier enflammé derrière notre course folle dans la jungle. Une fois le coup porté, nos deux corps avaient voyagé d'une cinquantaine de mètres, nous déboulâmes une pente aux allures de falaises, nous écorchant chacun sur des aspérités et des rochers proéminant. Je perdis rapidement la chose de vue, m'enfonçant dans les ténèbres de la jungle. La chute fut longue, mais jamais je ne ressenti l'impact, évanoui plusieurs minutes plus tôt...



L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen 599742Zetsu2L'île où les flèches empoisonnées poussent comme du lichen Oswald10
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Bon ok, j'avoue, l'idée était complètement stupide. J’admets ne pas avoir vraiment réfléchi aux conséquences d'user de ma capacité dans une situation pareille. Je me suis laissé guider par mes émotions, mon envie d'en finir avec ces gosses et surtout, de ne pas crever aussi bêtement. Y'avait la chaîne métallique qui me retenait au sol, la respiration me manquait, il fallait trouver une stratégie pour me sortir de ce mauvais pas, j'ai pensé qu'à canarder la zone. Ouai, à bout portant, j'ai mitraillé mes ennemis et le métal entravant mes mouvements. Résultat d'un acte aussi irréfléchi ? Bah j'ai ramassé ma part d'explosion à travers la tronche. Certes, les dégâts sont moins importants que sur Foufou et Rara, mais j'peux vous assurer que c'est suffisant pour faire regretter le geste. Il va sérieusement falloir que j'investisse dans une protection solide recouvrant le corps. Ainsi, mes orbes chimiques ne me toucheront plus. C'est quand même chiant de craindre sa propre puissance. Enfin bref, j'ai un combat à terminer. D'ailleurs, j'suis curieux de constater les dommages de mon assaut. Oh... ah ouai quand même. Ils ne sont pas si gaillards que cela les enfants du mal. Chaînes réduites en miettes, objectif accompli. Seconde étape, neutraliser la menace. Non, je ne vais pas les tuer.

Oui, je suis le premier choqué d'une telle pensée. Tellement que j'en éclate de rire. J'ai l'habitude de rigoler inutilement, pas les autres et souvent, on me considère comme fou. Bouarf... L'décors a quelque peu changé depuis quelques minutes maintenant. Avant, il y avait des arbres nous entourant, de l'herbe en abondance, des insectes virevoltant, quelques racines s'étalant un peu trop loin. Maintenant ? Euh, beaucoup de terre retournée, plus une trace d'insectes, du moins vivant. L'herbe ? Plus rien sur un rayon de cinq mètres. L'état de santé de mes patients ? L'un, toujours sur une jambe, l'autre en sang et atrocement mal fichue, de multiples traces de brûlures sur le corps et l'visage. Pronostic, il va crever en premier, dans environ six minutes. L'autre ? Du sang coule de ses blessures, il a légèrement volé en arrière, ses vêtements sont en lambeaux et il affiche une mire rageuse. Pronostic, il a encore de quoi me pourrir la journée. Il sera le second à disparaître de ce monde. Mes paroles trahissent une certaine confiance en la suite des événements tout simplement parce que séparément, ils ne m'inquiètent pas. Je leur suis supérieur individuellement, je le sais. Ils n'ont plus d'armes, Rara tient debout avec l’appui de son frère, c'est déjà plié.

    - Les enfants... il est temps d'en finir. J'ai bien ri à vos côtés, mais c'est terminé, je ressens le besoin de passer à autre chose. Je ne prends plus plaisir à vous maltraiter.
    - Espèce d'ordure ! Si tu crois qu'on va faire demi-tour bien sagement, tu te fous le doigt dans l’œil ! On a reçu des ordres très claires du seigneur Morvak. Les marins doivent crever ou il nous fera la peau. Rara, tiens le coup, je me charge du dingue seul.
    - Arrête un peu Foufou, toi-même tu sais qu'il est plus fort que nous. Il lui suffit de réutiliser sa technique pour nous balayer... partons avant qu'il soit trop tard. On peut toujours fuir l'île et éviter la colère de Morvak.
    - C'est mort, on est pas des mauviettes ! La fuite c'est pour les lâches !
    - Tu te trompes le gosse, la fuite est un excellemment moyen de survivre. Enfin, de toute façon, je ne compte pas vous laissez fuir. Je vous réserve un tout autre sort.
    - Crève ! MORT A L'ENNEMI ! YAHAAAAAAAAA !
    - Tseuh, sale gosse...


Foufou se jetait sur moi, trop fier pour admettre la défaite, pour abandonner et vivre. Ce n'étais pas franchement intelligent, certains auraient trouvé cela courageux, moi complètement con. Toutefois, je dois avouer que l'enchaînement qu'il m'offrit, je ne m'y attendais pas. Usant de mon cerveau contrairement à mon vis-à-vis, je m'étais imaginé subir un assaut irréfléchi de front, guidé par la colère de l'enfant. J'me suis bien trompé. Lorsqu'il est arrivé à ma hauteur, Foufou se jeta sur le côté, comme pour laisser le champ libre à quelqu'un ou quelque chose. Mais quoi ? Personne ne pouvait lui venir en aide si ce n'est... son frère ? Sur une jambe ? Dans son état proche du trépas ? Non... OH PUTAIN SI ! La scène se déroule très vite. Face à moi, Rara une arme à la main, canon pointé sur ma face. Les ordures, ils avaient prévu le coup. Et je suis censé réagir comment là ? J'ai fichtrement pas le temps d'éviter la balle qui... Une soudaine douleur me percuta l'estomac. Le temps semble se figer, le canon du pistolet entre les mains de Rara est fumant. Je me sens perdre l'équilibre, basculer vers l'arrière. Il m'a tiré dessus, oh le con. J'y crois pas d'être à nouveau tombé dans le piège de deux enfants. Deux merdeux qui sont en train de me faire la peau. Argh... c'est douloureux.

On... on ne m'avait encore jamais atteint avec un flingue. Quelle sensation désagréable... Je sens le sang s'écoulait de la blessure. Chose rare me concernant, moi qui ai l'habitude de le faire couler du corps de mes victimes. Déstabilisant... tel serait le mot pour décrire mon état d'esprit en ce moment tragique. Un véritable bouleversement s'opère, j'suis sur le cul comme on pourrait le dire. Moi, Stark Lazar, mis à terre par deux vulgaires criminels. Atteint d'une balle au niveau de l'estomac. Je me retrouve à terre, comme une vulgaire raclure. Un long silence s'est installé. Personne n'osant bouger ou parler, observant ma réaction. Est-ce qu'ils m'ont mortellement atteint ? Je ne crois pas, n'empêche que je déguste. Eux espèrent s'être débarrassé de moi, en vain. Je viens de prendre une balle dans le bide...

    - bwahahah...bwahahahah...BWAHAHAHAHAHAH ! BWAHAHAHAHAHAHAH ! BWAHAHAHAHAHAH !


Vous ne vous trompez pas, je suis littéralement plié en deux. Explosant de rire comme jamais auparavant, j'en ai même les larmes aux yeux, j'en pleure de rire. Un rire fou, l'émotion sans doute. J'ai définitivement craqué, ce rire psychopathe et extrêmement bruyant en est la preuve. Pour autant, je ne me marre pas longtemps, la douleur reprenant le dessus. Difficilement, une main sur la blessure, marqué par l'affrontement à différents endroits, ressentant les effets de fatigue, je me relève tant bien que mal. Les deux autres sont abasourdi d'un pareil comportement. Je crois que jamais ils ne s'étaient imaginés que je serai en état de me relever pour finir le boulot. Et la déception se lisait sur leur visage. Ils venaient de tenter leur dernière chance, ils n'avaient désormais plus rien pour m'inquiéter. Pas même le revolver qui volait au loin au contact d'une de mes orbes chimiques tout juste utilisée. Deux autres percutèrent son propriétaire au cœur et au visage, m'assurant que ce dernier reste allongé jusqu'à la fin. Les trois déflagrations s'évanouirent rapidement, laissant place au duel, Foufou face au dingue à l'allure clownesque. Moi. Présentant une orbe chimique explosive dans chaque main.

    - C'était bien joué les affreux... je ne m'y attendais pas, mais il faudrait apprendre à viser le cœur pour tuer quelqu'un avec une arme.
    - Putain... en plus d'être fêlé, t'es aussi sacrément résistant. J'suis lessivé, dégoûté aussi, je tenais vraiment à te faire la peau. J'aime les barges dans ton genre. Fais-moi plaisir, achève-moi. J'ai pas envie de finir entre les mains de la Marine, ni celles de Morvak, alors autant mourir ici...
    - Si tu y tiens réellement, je n'ai besoin que d'un seul prisonnier aujourd'hui. Je tâcherai d'annoncer personnellement ta mort à ce Morvak dont vous parliez.
    - Héhé, espèce de fumier...


BADABOUM ! Nouvelle série d'explosions. Quatre pour être exacte, assez pour ôter la vie du corps de Foufou, comme il le souhaitait. J'espère que l'autre n'est pas mort également, cela foutrait en l'air mon plan pour mettre la main sur ce fameux Morvak qui semble être l'origine de tous nos problèmes. Mission terminée en ce qui me concerne, je rentre au navire, avec un petit cadeau pour le Capitaine qui lui plaira sans aucun doute. Du moins s'il se réveille un jour... Bordel, cette blessure me fait souffrir...

Spoiler:
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Pendant ce temps, vers le Léviathan ...

Tout le monde se tenait à une bonne encablure du colosse. Pourquoi diable avaient-ils autant peur de lui ? Il n'était que le merveilleux prêcheur du ReThor, ce qui n'était pas une sinécure. Son marteau sur l'épaule, il se gratta le menton, tout en écartant une branche récalcitrante. Peut être étaient-ce les coups de marteau, mais la gloire du Divin n'était rien comparée à ce désagrément. C'était là la purification tant espérée par le genre humain, l'enfoncement crânien par choc répétés sur l'occiput. Rien que d'y penser, il en avait des fourmis dans les doigts. Et alors qu'ils cheminaient parmi la végétation luxuriante de l'ile, une forme gigantesque se fit bien rapidement apercevoir par la frondaison des arbres. Comme un navire, mais c'était bien plus imposant. On entendait déjà les ressacs de la marée, le piaillement des oiseaux. Et c'était pas des p'tits zozios ici, c'était le modèle maouss-costaud. Goldorak laissa tomber son marteau avec nonchalance, un geste qui valu un sursaut de la plupart de ses hommes.

"Oh là, gente compagnie. Il aurait fallu que la plupart d'entre vous soit déjà sur le cheminement du navire, cariant quantité non négligeable de feu grégeois, comme l'a chastement ordonné notre bien aimé commanditaire." ordonna-t-il, d'une voix pompeuse en montrant du doigt le Léviathan.

Un petit détachement de six hommes s'avancèrent avec une roulotte qui transportait avec une patience infinie un liquide gluant et jaunâtre. Les pots de terre semblaient si vieux qu'on aurait pu croire qu'ils étaient poreux. Mais ils avaient un but bien défini. Le plus inquiétant restait, néanmoins, l'espèce de grande plateforme qui s'arrêtait au bout de la charrette, une sorte de balancier savamment étudier où il fallait appliquer une force conséquence pour que l'objet fasse office de catapulte. Evidemment, c'était la partie que préférait Goldorak, dans le magnifique plan de Morvak. Trois autres hommes s'échappèrent du groupe et les devancèrent armes au clair. Depuis que le gros bateau avait été aperçu, le plan avait été mis en place, mais il fallait une lenteur toute relative à son exécution. Quoi qu'il en fut, les trois s'en allèrent se charger des quelques pauvres soldats de patrouille, afin que le chemin se fasse sans encombre. Ce n'était pas tant le bruit qui était gênant, mais manipuler une telle dose de feu alchimique, c'était peu aisé. Le colosse arriva bien rapidement au niveau du point de lancement, et aucune patrouille n'était venu les interrompre, parfait, parfait.


"Mes chers compatriotes, nonobstant le fait que l'équipe chargée de camoufler explosifs et autres ustensiles nécessaires à notre expédition ne soient pas revenus de leur tache ardue, je me propose, en votre fidèle serviteur, pour ordonner la mise à feu. Pour cela, il m'agréerait que vous plaçâtes le chariot en bonne et due forme sur la plateforme de lancement, que j'ose espérer être cet imposant amas rocheux, que nous nommerons affectueusement Philippe." continua-t-il, en avisant un rocher plat d'un geste éloquent de la main.

Et rapidement, la petite troupe ordonna la carriole pour la 'mise à feu'. Ce fut sur ces entremets qu'une petite troupe de pirates revint, les mains chargées de cordes et de différents ustensiles dont Golodorak ne comprenait pas l'utilité. Le p'tit vert aux bras mécanique les avait chargés de poser l'attirail du feu d'artifice à venir, et lui s'occupait de mettre le feu aux mèches, c'était un plan subtil et parfait. Et encore mieux que ça : il commencerait par un coup de marteau. Posant son outil à terre, Goldo' se cracha dans les mains puis frotta ses paumes l'une contre l'autre. Puis il saisit l'imposante masse et s'avança vers l'espèce de cible aménagée sur la poutre qui émergeait de la charrette.


"Messieurs, si vous voulez bien vous écartez de Phillippe. Nous allons procéder à la mise en mouvement de notre feu alchimique. Une fois engagé, vous n'avez de toute façon plus le choix. Appréciez le spectacle dans trois ... deux ... un ..."

Et levant haut son marteau, il l'abattit de toute ses forces contre la cible, provoquant le basculement du contenu du chariot. Celui-ci se renversa et expédia à vitesse grand V les six pots de terre dans les airs, qui s'écrasèrent contre la coque du Léviathan en une gerbe verdâtre. Rapidement, le feu se mit à courir sur celui-ci puis se firent les échos des détonations qui répondirent aux applaudissement des pirates. Un sourire enfantin courait sur leurs visages, tandis que Goldorak applaudissait de son marteau sur la tête de deux pauvres imbéciles pris au dépourvu. Et ce fut le signal de la retraite, alors que l'arrière du Léviathan s'embrasait et volait en éclat. Mais si on ne devait en retenir qu'une seule chose, c'était "oh la belle verte".