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Un clown au milieu des fauves.

J'avance le pas lent, suivant une direction quelconque sur une île géante qui ne m'inspire rien de bon. Grand Line regorge de surprises, c'est bien connu. Pour autant, ce que nous étions en train de vivre ces dernières heures, aucun Rhino Storm n'aurait pu le prédire. Qui aurait imaginé qu'un équipage pirate occupait l'île ? Cet endroit si bizarre, où des créatures depuis longtemps disparues refont surfaces, qu'un volcan encore en activité domine les lieux. On se croirait revenu des millions d'années en arrière. Une végétation dense, des bêtes agressives pesant des tonnes, c'est vraiment la galère. D'autant plus lorsque l'on se retrouve seul, perdu et blessé, transportant un corps sur ses épaules. C'était mon cas.

Abandonné par l'officier en charge de mener les recherches, écarté des autres Marines lors de la fuite. Cela faisait désormais un bout de temps que je ne comptais que sur moi-même. Quelque chose de nouveau, moi qui n'avait fait qu'utiliser des pions jusqu'à présent. Pas plus mal dans un sens ou le résultat est bien plus agréable quand on s'arrache pour mener à bien ses envies. Je voulais survire, alors je devais tout faire pour et ne pas attendre des renforts. Ils ne viendraient pas, ou alors beaucoup trop tard. N'étant plus tout frais, je n'avais pas le luxe de patienter quelques dizaines d'heures. Je perdais du sang, bien qu'ayant couvert la blessure à l'aide d'un morceau de tissu arraché au vêtement de ma prisonnière.

Fatigué également, la chaleur environnante m'épuisant plus rapidement, il me fallait trouver un coin où me rafraîchir un moment. Bien plus ardu à faire qu'à dire... Il n'y avait rien d'autre que de hautes herbes, des arbres immenses et tout un tas de bestioles agaçantes venant vous piquer et sucer le sang. Pour faire simple, je suis au beau milieu d'une espèce de merdier géant. Dix bonnes minutes que je marche sans interruption, suivant un trajet qui selon moi, conduit tout droit au Léviathan, le navire de la Marine sur lequel j'ai été transféré. Là-bas, ils pourront me requinquer avant de retrouver Pénélope et lui arranger son portrait. Cette petite peste me paiera cette fuite des plus lâches.

Jamais l'on a à ce point emmerder le grand homme que je suis, jamais. Plus encore, à aucun moment de ma vie, dans une situation aussi périlleuse, je n'ai pris la fuite en abandonnant mes hommes. Unité Bloody ou simples larbins, j'ai toujours arrangé les choses de manière à ce qu'ils vivent. J'ai l'air d'être un beau salopard à première vue, d'un type qui ne pense qu'à sa gueule et rien d'autre. Détrompez-vous, la vie d'un vaillant coéquipier est importante à mes yeux. À votre avis, qui ira se taper les sales corvées et nettoyer le sang de mes crimes si je n'ai plus personne sous mes ordres ? Bwah-ah-ah-ah !

    - Bordel... besoin d'une pause... tout le monde descend !


Ma prisonnière n'émit qu'un faible grognement à l'écoute de ma phrase, 'faut dire que dans son état, plongée dans une sieste récupératrice, elle ne peut pas vraiment s'exprimer. Je ne veux de toute manière pas l'entendre. Je me laisse tomber sur le sol, reprenant ma respiration, grimaçant sous l'effet de la douleur ressentie à chaque bouffée d'air prise. Je me demande ce qui est le plus irritant, devoir me trimbaler l'corps de la gamine sous cette chaleur ou respirer avec le bide troué par une balle ? Lentement gagné par la fatigue, je m'accorde un moment de sommeil. Au départ, j'avais dans l'idée de fermer les yeux un court instant, mais c'était sans compter sur tous les efforts fournis depuis notre départ du Léviathan.

Tout cela accumulé au mal qui me rongeait l'estomac, je fermais les yeux un long moment...


Dernière édition par Stark Lazar le Lun 16 Juil - 22:08, édité 2 fois
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Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Le son de gouttes tombantes de façon régulière sur mon visage endormi. Me tirant inévitablement de mon sommeil, agacé, je passe une main sur mon visage, comme pour essuyer l'eau qui s'y trouverait. Seulement, lorsque je parvins à ouvrir les yeux, je remarque alors ce qui se déroule. Ce ne sont pas les conditions météorologiques qui ont changé, faisant tomber la pluie, mais un visage de prédateur en train de me baver dessus. Un visage de prédateur oui, une sorte de tigre avec deux longues dents et un tas de kilos en plus. Tout est plus gros sur cette île. À commencer par... NON MAIS QU'EST-CE QUE JE RACONTE MOI ?! Y'A UN PUTAIN DE TIGRE PENCHE AU-DESSUS DE MOI ! CE SERAIT PEUT-ETRE LE MOMENT DE S'AFFOLER ET DE SE REMUER LES FESSES. Par pur réflexe, j'use de ma capacité spéciale pour lui mitrailler la tronche d'orbes chimiques explosives. En mode paniqué, je me saisis de la petite et me casse en courant vite fait.

Spoiler:

Si j'ai tué l'animal ? Pourquoi est-ce que je prends la fuite à ton avis ? Parce que je suis pris d'une soudaine envie de me dégourdir les jambes ? Non, non, non...

    - AYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !



C'est la merde, clairement. Pourquoi est-ce que je m'affole autant ? J'ai pas envie de crever, je n'ai pas vu ce gros tas venir, je ne m'estime pas assez en forme et réveillé pour lui exploser la tronche. Courir me semble être la meilleure option. Alors je m'élance à travers les herbes, le corps ligoté de Rara sur les épaules, délaissant un instant le fait que je souffre pour exclusivement me concentrer sur ma course. L'autre affamé est derrière, je l'entends qui grogne. Je continue de galoper, haletant, le visage couvert de sueur, paniqué, jetant des coups d'yeux inquiet sur les côtés afin de m'assurer que le fauve ne gagne pas du terrain. Argh, c'est qu'il va bien plus vite que moi le salaud ! Pas le choix, il va falloir le faire déraper. Une orbe chimique dans la main droite, je ralenti quelque peu mon allure, me concentrant intensément afin de ne pas rater mon coup. C'est bien simple, si l'explosion ne le fauche pas en plein élan, il me bondira dessus et m'arrachera le cou. Pas le droit à l'erreur.

Il se rapproche, je patiente encore un peu. Il grappille encore quelques mètres, mais je n'agis pas. Ses grognements se font de plus en plus féroces, il est mort de faim. Encore un peu. Quelques centimètres de plus... Son regard bestial croise le mien, celui d'une proie ne souhaitant pas mourir. Encore un peu plus... MAINTENANT !

    - Chemical Juggling !


Le projectile part, explosant au contact du sol, à l'instant et endroit même où le tigre à dents de sabre s'apprêtait à bondir. Le résultat est sans appel, fauché en pleine action, il trébuche et s'écrase contre le tronc d'un arbre, quelques mètres plus loin. Il n'est pas mort pour autant, il faut que je profite de l'occasion pour l'achever. Avec quoi ? Je n'ai plus aucun pistolet et gaspiller ainsi mon énergie m'ennuie, je dois en garder pour la suite. Je balaie la zone nerveusement, pressé par le temps, combien de temps avant que mon assaillant reprenne conscience ? Là, à quelques mètres à ma gauche, une branche cassée ! Son bout aiguisé fera parfaitement l'affaire. Je balance à terre mon colis, cours dans vers la branche, l'empoigne et m'avance vers le fauve. Il ne semble pas encore réveillé, tant mieux. Prenant une profonde inspiration, je me décide d'agir, mes bras dirigent ma nouvelle arme vers le crâne de la bête...

    - GROAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR !


Eh merde ! Foutue bestiole à la con ! Là voilà qui se jette sur moi pile au moment où je veux lui enfoncer ma branche dans le crâne. Instant de frayeur, tandis que les pulsations de mon cœur doublent, que le sang gicle à profusion, le bout de bois venant s'empaler au sommet de la tête de mon prédateur qui se bloque net dans son élan. S'effondra sur la terre raide mort, je comprends alors avec soulagement que j'en ai terminé avec lui. Laissant retomber la pression, un rire victorieux s'élève haut dans les airs. Ce n'est pas aujourd'hui que la nature aura raison du grand Lazar ! Maintenant que ma vie n'est plus en danger, je constate que j'ai foncé tête baissée dans une direction quelconque... Pour retrouver le navire, j'crois que c'est mort. Cela l'était déjà avant, mais là... De colère, je frappe avec force sur le premier tronc d'arbre à portée de main.

    - 'Fait chier !
    - GIARK !
    - Non, 'fait chier !
    - Giaaaaaaaaaaaaaaark !
    - Hum ? Qu'est-ce que ?
    - Giaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaark !


Spoiler:

Ouah ! C'est quoi encore ce truc immonde ? Sautant d'une branche de l'arbre sur lequel je venais de passer mes nerfs, un étrange animal me gueulait dessus. Comme une vague impression qu'il m'engueule... Pas bien grand, de la taille d'un singe, oh mais attends... cette chose se rapproche vachement du singe. La même espèce, des années en arrière ? Avec toutes les créatures préhistoriques que j'ai croisé depuis que nous sommes ici, cela ne m'étonnerait même pas... Toujours est-il que l'animal continue de crier, à un point que cela devient vite agaçant. Je lui balance alors un coup de pied mémorable qui fait valdinguer le gêneur des mètres plus loin. Soulagé, je m'apprête à reprendre ma route quand trois autres singes aussi bizarres surgissent d'entre les branches. Les regards menaçant, ils s'avancent vers moi, dévoilant des crocs aiguisés et bien plus gros qu'un signe normal !

    - Mais bordel, cassez-vous !


Cette île, c'est vraiment la merde.


Dernière édition par Stark Lazar le Mer 1 Aoû - 16:25, édité 8 fois
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Un singe. Deux singes. Trois singes. Quatre singes. Cinq, six, sept, huit neuf, toute une foutue bande de singes d'la préhistoire avec un regard haineux et poussant des cris irritants. De quoi me pourrir les tympans tout le temps où je reste là, comme un abruti, à les regarder faire. D'un autre côté, que puis-je faire exactement ? Ils semblent animés d'une rage à mon égard sans raison. M'auraient-ils vu balancer leur copain d'un coup de pied du tonnerre loin d'ici ? Il l'avait bien cherché 'faut dire, alors qu'ils me foutent la paix.

Ignorant les simiens, je tente de rejoindre ma prisonnière, toujours plongée dans un lourd sommeil. Seulement, à peine ai-je fais un pas, que l'un de ces satanés primates me mord la cheville. Surpris, je pousse un hurlement et secoue la jambe afin de lui faire lâcher prise. Il résiste, ses crocs solidement planté dans mon membre. Putain de merde, j'vais l'éclater. Mon sang ne faisant qu'un tour, je retourne à l'arbre et fracasse avec fureur ma guibolle contre l'écorce qui vole en éclats. Forcément, la tête du chimpanzé en prend un sacré coup, une giclée de sang s'envolant dans l'action, tâchant mes beaux vêtements. 'Fait chier...

    - GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARK !
    - MAIS VOS GUEULES BORDEL DE...
    - GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARK !
    - Oh putain... ils commencent sérieusement à me gonfler ceux-là...


J'vais les écraser, les exploser, les saigner, tout ce que vous voulez, mais j'vais m'assurer qu'aucun ne puisse plus jamais hurler de cette façon ! Alignant une dizaine d'orbes chimiques explosives en arc de cercle au-dessus de ma tête, l'arc partant d'une première main pour rejoindre la seconde, j'affichais alors le plus sadique des sourire.

    - CREVEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEZ !


Je déchaînais toute ma fureur dans cet assaut, riant à gorge déployée devant le massacre que j'opérais. Les explosions s'enchaînèrent à une cadence infernale, balayant complètement la zone qui fut rapidement enveloppée d'un nuage de poussière. On ne pouvait plus rien discerner à présent, il fallait attendre qu'une brise veuille bien balayer le tout pour pouvoir contempler le résultat de mon attaque. À moins que...

    - GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARK !
    - Oh non, j'suis en plein cauchemars...


Le calvaire continuait, à en juger par le bruit horripilent continuant de résonner sur l'île. Pour autant, il s'élevait de concert avec ceux de ses frères tout autour de moi, en hauteur. Alors comme cela, ces foutues bestioles sont parvenues à grimper aux branches avant que mon assaut ne les atteigne ? Ils ont une vitesse de réaction encore plus élevée que celle d'un humain ou quoi ? À une telle distance, ils auraient dû crever, rien d'autre. Je pestais un instant, maudissant ces animaux et les environs, mais aussi Pénélope, sans qui tout cela ne serait jamais arrivé. Pour couronner le tout, ma blessure reprenait le dessus, apportant son lot d'étourdissement et une soudaine fièvre. Ce n'est pas normal...

Arf... ce n'est pas normal. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, mais quelque chose me dit que ma meurtrissure n'est pas la seule responsable de ce soudain malaise. Alors que je manque de trébucher, me rattrapant à un rocher, j’aperçois les singes rigoler. Non, je dois halluciner, ce n'est pas possible, un animal ne peut pas se foutre de la gueule d'un homme... Un animal c'est stupide, cela ne pense qu'à manger, dormir et se reproduire, toute espèce que ce soit. Qu'une vulgaire famille de primate puisse être la cause de mon état est juste impensable. Et pourtant... Ils rigolent bel et bien, me pointant du doigt d'un air moqueur, gesticulant du haut de leurs perchoirs, en transe. Je n'en reviens pas, mais comment ont-ils pu... ?

Pris d'une quinte de toux, je m'effondre totalement cette fois, le dos en appuis contre la base de l'arbre, les yeux toujours rivés sur mes... adversaires ? J'ai chaud, j'ai comme l'impression de voir les choses en beaucoup plus gros, de la fièvre et des toussotements m'attaquent à répétition. La situation pourrait paraître critique et pourtant, je ne me sens pas au bord de la mort. Dans un état déplorable certes, humilié au plus haut point d'accord, mais vivant. Un instant, je reste immobile, submergé par tous ces maux, mais comment est-ce que cela a pu se produire ? Les raclures me le paieront cher, c'est certain... La bande de simiens toujours en délire, je remarque alors que mon état s'améliore aussi brusquement qu'il s'est aggravé. Qu'est-ce que c'est que ce délire de dingue ?

Quelques minutes s'écoulèrent avant que je retrouve la forme, je me trouvais en aussi bon état qu'avant la dégringolade et la vague de symptômes alarmant. C'est-à-dire agacé, fatigué, mais vivant. Ne me laissant pas un instant de répits, les animaux de l'île bondirent dans tous les sens, tentant de capter mon attention, craignant sans doute de ramasser une orbe chimique en pleine poire. Au moment qu'ils jugèrent opportun, ils attaquèrent. Héhé, s'ils me pensent minable à ce point... D'un geste vif, je saisis le premier venu à la gorge, avant de lui empoigner les jambes et m'en servir de batte pour repousser deux de ses frères qui voulaient mordre. Et quelle frappe... je ne suis pas un grand combattant au corps à corps, mais celle-ci c'est de la bonne ! Dans un élan de joie, j'envoyais valdinguer ma batte improvisée et pousser un cri de victorieux, avant de m'écrier.

    - BOUM ! HOME RUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUN ! ET VOILA QUE LE MARINE PERDU DANS LA FORET RECOLLE AU SCORE ! BWAHAHAHAHAHAHAH !


Lazar 1, les singes 1. Égalité parfaite, la balle au centre. N'empêche, il fait vachement chaud ici, j'ôte ma veste afin d'être plus à l'aise et respirer davantage. Le match est serré, quelle sera la réaction de l'équipe adverse ? Stratégie défensive afin de conserver le score ou attaque massive afin de reprendre les commandes du jeu ? Quelque chose me dit qu'ils optèrent pour une attaque massive... Massif du genre " CHAAAAAAAAAAAAARGEEEEEEEEEEEEEEEEEZ ! " qu'hurle généralement les talentueux généraux de guerres, afin de donner du courage à ses vaillants soldats. Ce qui en langage de primate donnait une version totalement différente, néanmoins aussi classe...

    - GIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARK !
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    - WOUAHAHAHAHAHAHAHAHAH !


Et BOUM ! BOUM ! BOUM ! BOUUUUUUUUUUUUUUUUUUM ! Ces vulgaires monstres pensaient-ils m'avoir de la sorte ? En chargeant à plusieurs en espérant me submerger par le nombre ? Ils n'avaient pas tort... J'en ai bien fait péter quelques-uns par une orbe chimique, mais pas assez pour éviter l'inévitable. Leur nombre réduit à huit au lieu de treize, c'est grimaçant que je réceptionnais bien malgré moi la masse de singes hurleur et rageur. Ils n'étaient pas bien grands, suffisamment pas pour me renverser, mais ces enfoirés plantèrent leurs crocs dans mes membres pour ne plus les en ressortir. De quoi me faire hurler de rire, sous l'effet de la douleur, v'là que je pétais un plomb. M'esclaffant à m'en arracher la mâchoire, je fus très rapidement pris d'une étrange sensation... Cela recommençait... à la seconde où les crocs de ces foutus chimpanzé entraient en contact avec ma chair et mon sang, mon organisme déraillait complet.

    - Qu'est-ce que c'est que ce putain de foutoir... ?


Une explication n'aurait pas été de refus. Une seconde fois, je sentais la fièvre monter à une allure folle, tandis que mes jambes ne furent plus en état de soutenir le reste de mon corps, me laissant chuter sur la terre de l'île. Mon visage vint percuter le sol, ma vue se troublait déjà... Les effets se propageaient beaucoup plus rapidement que tout à l'heure, y'avait-il un lien avec mes assaillants ? Je n'étais sûr de rien et la migraine qui s'installait à l'intérieur de mon crâne ne me permettait plus de réfléchir convenablement. Vint ensuite le tour à mon estomac de se plaindre, me tordant de douleur. Bordel, j'avais l'impression d'être sur le sentier de la mort... Un poison ? Fort possible. Tout droit sorti des simiens en folie ? Aaaaaargh, bordel, maaaaaaaaaaal !

Trouver le remède à ce mal, je devais au plus vite. Par mourir comme un chien sur cette île, sinon, j'allais finir. Que je m'exprime d'une étrange manière, ai-je remarqué ? Pris d'un fou rire, je fus, en le constatant. Aux effets secondaires au poison, était-ce la faute ? Dans l'inconscience, je sombrais. Dans les bras de Morphée, je m'abandonnais. Plus fort que ma volonté de vivre, était ce venin. Raison de moi, l'enfoiré avait. Niah-ah-ah-ah-ah...

    - Hey le fou ! Bouge-toi ! Pas le moment de faire la sieste sérieux !
    - Grumph... ?
    - Roh, mais réveille-toi ! J'te dis qu'on va pas tarder à bouger ! 'Faut que tu te lèves !
    - Hum... ?
    - Bon, tu ne me laisses pas le choix hein...


*SBAF* *BLAM* *CLANG* *SCRAC*


J'ouvre lentement les yeux, immergeant sans nul doute d'un profond sommeil. Ouah... j'ai un épouvantable mal de crâne... Je ne me sens vraiment pas bien, pire que la fois où je me suis retrouvé sur une île mystérieuse, dans une maison étrange, glissé sous des couettes n'étant pas les miennes, aux côtés d'un mec qui ne me disait rien... Aheum, 'fin là, visiblement, j'suis toujours sur cette île préhistorique pourrie. Qu'est-ce qu'il vient de se passer ?

    - HEY ! T'es enfin revenu à toi ! Trop cool !
    - OUAH ! T'ES QUI TOI !


Subitement, devant moi, alors que je me trouvais encore allongé, venait de surgir une monstruosité sans nom. L'genre de truc qui te fait péter cardiaque dès le réveil. Choqué, je m'étais empressé de me redressais au mieux pour pouvoir me tenir éloigné de la chose, hurlant ces quelques mots afin de faire tomber le mystère.

Un clown au milieu des fauves. Images11

- GENRE ! J'suis qui moi ? MOI ? Qui je suis ? Seulement le mec qui a sauvé ta peau, ouai, t'es encore en vie grâce à mon intervention héroïque ! Les autres, ils voulaient te bouffer tsé !
- Mais t'es quoi au juste ? Et c'quoi ce bordel, tu parles ? J'crois que j'hallucine...
- OH ! Tu me fais de la peine là ! Tu te souviens pas ? Pendant que j'te traînais loin d'ici, t'arrêtais pas de vouloir me bisouiller le visage pour me remercier !
- Wow wow wow, non non non, j'suis barge, mais pas à ce point. T'es en train de te foutre de moi ! Keuf keuf keuf...
- Hey, t'agites pas l'ami, l'venin est encore bien présent dans ton sang, c'pas bon si tu t'excites trop d'la sorte...
- Un venin ? Quel venin ? ET PUIS T'ES QUI BORDEL ? ET POURQUOI EST-CE QUE TU PARLES ?
- Heeey, mais tu deviens agressif l'ami... je te préférais avant, t'étais plus cool...
- TU VAS ME DIRE QUI T'ES A LA FIN OU JE T'EN COLLE UNE !


Là-dessus, mon sang bouillonnant, je fus terrassé par une série de toussotements m'arrachant la gorge, me forçant à plier les genoux et interrompre la conversation. J'étais vraiment pas bien, l'autre n'arrangeant rien à l'histoire... Portant la main à ma bouche, cette dernière fut rapidement souillée de mon propre sang. Dans quelle galère j'étais encore plongée ?

    - Bon, puisqu'à voir la tête que t'affiches, tu n'as l'air de rien comprendre, je vais t'expliquer ce qu'il t’arrive. Alors, assieds-toi confortablement, c'est du long ton histoire. Alors, tout commence par une journée ensoleillée, alors que je paressais sur une branche de mon arbre favoris, quand j'ai entendu cet horrible bruit dont j'ai horreur. Les singes ! Mes pires ennemis ! J'peux pas me les blairer sérieusement, ils hurlent tout le temps, c'est chiant ! Ni une ni deux, n'écoutant que mon courage, je suis allé vers eux afin de mettre un terme au vacarme.
    - Tiens donc...
    - Sur le chemin, j'ai entendu tout un tas d'bruits effrayant, mais je ne me suis pas découragé et j'ai continué. C'est là que j'suis tombé sur toi en train de te faire bouffer par les singes ! Là, l'ami, si tu veux tout savoir, je me suis dit que t'étais foutu. Mais avec mon cœur et mon courage, j'pouvais pas te laisser mourir alors j'ai foncé dans la mêlée !
    - Et tu vas me dire que t'as mis en déroute toute une bande de singes rageux à toi tout seul ?
    - OUAI ! T'aurais dû voir le massacre ! UNE GAUCHE DANS L'UN, UNE DROITE DANS L'AUTRE ! BLAM ! HYPERCUT SUIVI D'UN COUP DE PATTE DANS ENTRE LES JAMBES ! LA GRANDE CLASSE QUOI !
    - J'ai comme l'impression que tu te fous un peu de ma gueule...
    - Mais pas du tout ! J'suis un vrai guerrier moi ! Ici, tout le monde me connaît comme Sciede, Prince du Kung-Foooh-Paresseux ! Flippant hein ?
    - Oh oui, très. Alors c'est ton nom, Sciede ?
    - Ouai'p, j'suis un paresseux. E toi ?
    - Un humain, mon nom c'est Hilarious. Pourquoi tu parles le même langage que moi ?
    - J'sais pas, je te comprends, tu me comprends, normal quoi.
    - Non ce n'est pas normal... J'suis pas censé connaître le langage des bêtes...
    - Peut-être le venin qui te fais halluciner, c'est normal, la base du venin de ces singes repose là-dedans. Tu te sens mal, tu t'évanouis puis t'hallucine et tu fais n’importe quoi.
    - Bordel de merde...
    - Bon allez viens, faut qu'on bouge ! J'ai un tas de trucs à te montrer ici !
    - Navré Sciede, mais 'faut que je retourne à mon navire moi, je dois aller me faire soigner ramener mon prisonnier.
    - Bouh t'es nul... Oh, je sais ! Je vais te servir de guide ! J'connais l'coin comme ma poche, pas toi ! J'peux te conduire à l'entrée de l'île !
    - Tu ferais ça ?
    - Bah ouai, t'es mon ami !
    - Héhéhéhéhé.


Nous nous mettions alors en route, mes pas fur maladroit au départ, puis plus assuré au fur et à mesure que nous avancions, je parvenais à reprendre le contrôle de mon corps petit à petit. Et tandis que mon nouveau larbin me conduisait à l'endroit tant recherché, une pensée me traversa l'esprit...

    - Euh... au fait Sciede, qu'est-ce que t'as fais de la fille ligotée ?
    - Je l'ai laissé là-bas, pourquoi ?
    - Eh merde...
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    - ♫ Parce que trois kilomètres à pattes, ça use, ça use, parce que trois kilomètres à pattes, ça use les pattes ♫
    - Dis-moi le poilu qui parle, tu ne voudrais pas le mettre en veilleuse par hasard ?
    - Quoi ? Chanter, c'est bon pour la santé qu'elle dit ma maman ! Puis j'suis en plein effort, je porte ton fardeau je te signale !
    - Tu me l'as demandé hein...
    - Ce n'est pas une raison pour te montrer désagréable avec moi !


Poilu à la noix, si tu n'étais pas mon guide sur cette île géante et que tu ne portais pas Rara sur tes épaules, je t'aurais déjà zigouillé, oh oui. C'est ce à quoi je pensais alors que nous marchions toujours en direction du Léviathan. C'est long hein. D'après les estimations foireuses de l'autre lourdingue, nous y serions dans quelques heures. Il m'avait avoué qu'en réalité, jusqu'à présent, je n'avais fais que reculer de mon objectif plutôt que m'en rapprocher. N'essayez même pas d'imaginer la tête que j'ai affiché lorsqu'il me l'a dit, sereinement, entre deux machouillement d'herbes. J'ai eu une envie de le tuer, affreux. Il doit sa vie à son utilité, il serait déjà pendu à un arbre les tripes à l'air sinon. C'est fou ce qu'il peut avoir le don de faire chier les autres, d'être pesant. Il réveille en soi des pensées obscures que même un barge dans mon genre ne soupçonnait pas. Puis il y avait toujours la faim me tiraillant, la fatigue m'accablant, et ce foutu poison...

D'après Sciede, je dois cela aux singes qui ont voulu me bouffer. Génial hein ? Les crocs qu'ils possédaient renferment un putain de poison qui affecte la victime, la plongeant dans un état lamentable, sans pour autant la tuer. Les effets ? Tu deviens fou, tu vois le monde qui t'entoures différemment. Maintenant, la grande question que l'on se pose est « Sur un fou dans mon genre, qu'est-ce que cela change ? » TOUT MES AMIS ! ABSOLUMENT TOUT ! N'avez-vous pas remarqué une légère amélioration dans ma façon de communiquer avec ce qui m'entoure ? Je suis moins agressif, plus doux, je m'énerve moins facilement. Je n'aime pas cela, mais n'arrive pas à me contrôler. Oh, il y a aussi les couleurs, les formes. Là où il devrait y avoir un arbre aux feuillages verts, un tronc marron et un ciel bleu, ma vision des choses l’interprète sous ce nouvel angle. À savoir, une espèce de rectangle rose aux branchages jaunes pétant et un sublime ciel orangé, pour compléter le tout.

Daltonien ? Mais pas que, tout est littéralement déréglé là. Encore plus que d'ordinaire, muhihihihi. Pour autant, cette nouvelle perception du décors et des acteurs ne m'empêche pas de progresser. Nous nous rapprochions, plus que trois heures environ. Nous n'avions pas pris de pause, ne pouvant nous le permettre, il me fallait rejoindre ma chambre au plus vite, j'en avais des choses à faire, à commencer par changer de fringues. Entamant de fredonner un air entraînant, rapidement rejoins par l'animal à mes côtés, ce fut sans trop réellement nous en apercevoir que l'on tomba nez à nez avec un nouvel habitant des lieux.

    - Oooooh ! Qu'il est mignon ce tout petit lézard !
    - OUAAAAAAAAAAAAH ! TU DELIRES ! C'EST UN PRISTICHAMPSUS !
    - Gné ?
    - GROOOOOOOOOAAAAAARRRRR !
    - COOOOOOOOOOOOOOOOOOURS !
    - BWAHAHAHAHAHAHAHAH !


Spoiler:

Face à ce que j'imaginais être un lézard pas plus haut que trois pommes, les effets du venin obligent, se tenait un véritable crocodile géant. La différence avec un crocodile de nos jours ? Les ancêtres peuvent courir comme de véritables gazelles ! Et si je me fendais la gueule de mon côté, mon ami Sciede lui fondait en larmes, tandis que notre prédateur hurlait et dévoilait une dentition monstrueuse. Je ne prenais pas conscience du danger, tout simplement parce qu'il n'y en avait pas. Gueule grande ouverte à quelques centimètres de mon visage, l'animal vieux de plusieurs millions d'années m'éternua bruyamment à la tronche. Je ne déconne pas, je n'hallucine pas, il m'a craché toute sa morve dessus ! MAIS QUEL ESPECE D'ENFOIRE DE PORC DE MERDE !

    - Raaaaaaah, c'est écœurant !
    - AAAAAAAAAAAAAAAARGH ! IMMONDE !
    - Excusez-moi...
    - Tu n'as pas à t'excuser de ton inutilité l'paresseux, tu n'y es pour rien.
    - Je n'ai rien dit...
    - Ah ?
    - C'est moi qui ai parlé...
    - Euh...


Arrêt sur image deux secondes, on bloque l'action. J'résume. Face à nous, une bête énorme et menaçante, genre trois mètres de long et des dents coupant comme du rasoir. À mes côtés, une bête à poils bavarde et inutile au combat. Moi, j'suis à moitié mort et j'ai l'système entier de foutu en l'air. Là, l'animal qui aurait dû nous bouffer nous éjecte de ses narines crasseuses un éternuement de l'espace, tapissant visages et vêtements. Ensuite, gêné, il s'excuse de son geste, sans chercher à nous dévorer. Hum... IL EST OU LE PUTAIN DE PROBLEME DANS TOUTE CETTE ACTION ?! J'DELIRE AU POINT D'AVOIR UN DEROULEMENT D'ACTION DIFFERENT DES AUTRES OU QUOI ?! SUIS-JE DEJA MORT ?! J'AIMERAIS BIEN QUE L'ON M'EXPLIQUE ! La rupture, après être passé par tant d'émotions, je fonds en larmes. Je veux renter au navire, maintenant !

    - Eh, qu'est-ce qui t'arrive Lazar ?
    - J'espère que ce n'est pas à cause de moi, je ne voulais pas...
    - SI ! SI C'EST DE TA FAUTE ! DANS MON MONDE ! MON MONDE ! UN GROS TRUC DANS TON GENRE BOUFFE UNE CREVETTE COMME MOI ! POURQUOI TU T'EXCUSES HEIN ? ET POURQUOI JE COMPRENDS TON LANGAGE ? ET POURQUOI TU NE ME MANGES PAS HEIN ? HEIN ? HEIN ? HEIN ?


*CLANG* *BLANG* *SCRAC* *SBAF* *TRAAAAAC*


    - Désolé l'ami, mais j'ai cru que tu avais une attaque, tu m'as fait peur...
    - Aucun problème, je te remercie même... j'vais mieux...
    - Recommence plus un coup pareil, j'ai vraiment eu peur hein...
    - J'ai compris, j'ai compris, désolé.
    - Mouai.
    - J'AI DIT QUE JE M'EXCUSAIS ! MERDE !
    - Oh ça va, ça va, j'ai compris. Va te débarbouiller le visage avec cette plante là, t'es crade...


Ah ouai, la merde de l'autre abruti... M'orientant vers la plante en question, j'en saisissais deux feuilles et m'enlève le mucus présent sur le faciès. Satisfait d'être un tant soit peu propre, je m'en retourne, affichant un air ravi.

    - Bon maintenant, tu vas pouvoir nous expliquer c'est quoi ton problème l'animal.
    - Je me nomme Doggy, je cherchais à rejoindre le reste de ma famille avant de vous tomber dessus.
    - Et on peut savoir c'est quoi ce qui cloche avec tes nasaux ?
    - C'est... un secret.
    - Un secret ? Mon gars, 'va falloir être plus explicite si tu veux te faire pardonner.
    - Mais je... j'ai trop honte...
    - Alleeeeeez, dis-le, tu te sentiras mieux après, tu verras !
    - Je...
    - Tu es ?
    - Je suis... allergique... à mon odeur...
    - QUOI ?
    - HEIN ?
    - …
    - GIARK-AH-AH-AH-AH !
    - Eh ! Te moques pas Lazar, c'est pas cool !
    - BWAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !
    - …
    - TCHAHAHAHAHAHAHAHAH ! ALLERGIQUE A LUI-MEME ! MAIS QUELLE CONNERIE !
    - C'est vraiment pas drôle...
    - SHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !
    - Arrête Lazar...
    - AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH !
    - Ne m'oblige pas à le faire...
    - MOUAHAHAHAHAHAHAH !


*CLANG* *BRAM* *GANG* *PAM*


Dernière édition par Stark Lazar le Mer 1 Aoû - 16:28, édité 1 fois
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    - Alleeeeez ! Dis oui Doggy !
    - Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée...
    - Doggy, dis-moi oui !
    - …
    - …
    - Aheum. Les effets du venin sont toujours actifs, sorry.
    - Doggy ! Tu ne vas quand même pas abandonné tes amis hein... tu nous dois bien ça !
    - Personnellement, tu me dois un nouveau costume, m'enfin...
    - Je... bon très bien, mais je dois vous prévenir, ce ne sera pas sans danger...
    - Aucun problème ! On embarque !
    - OUAI !


Sans plus tarder, nous chargions ma prisonnière pirate sur le dos de l'animal et montions sur son dos, enthousiaste à l'idée de finalement en finir avec toute cette merde. Du moins, en ce qui me concerne, pour Sciede, disons qu'il était juste content de se balader sur la colonne vertébrale d'une bête qui en temps normal, l'aurait dévoré. Doggy, c'était quelqu'un de bien. Anormal, mais sympathique. Je commençais toutefois à reprendre mes esprits, les effets du poison s'en allant petit à petit. Au fur et à mesure que les minutes s'écoulèrent, je me sentais mieux. Et forcément, la fatigue accumulée et le mal ressentir au niveau de ma blessure par balle revinrent rapidement à la charge. Un détail qui ne manqua pas d'attirer l'attention du paresseux, qui frappa le croco préhistorique de ses talons, afin qu'il accélère la course. Chose qu'il ne fit pas pour autant. Il voulait ma mort ou quoi ? L'paresseux insista, cognant plus fort et commençant à s'agiter nerveusement.

    - Doggy, accélère, on doit retourner au navire de Lazar, c'est urgent ! Son état empire !


Pas de réponse. Enfin si, mais je ne pus comprendre ce qu'il rétorqua. À mes oreilles ne parvint qu'un lourd grognement d'animal. Les paroles de Sciede furent toute aussi incompréhensible, des bruits d'animaux, rien d'autre. Alors je devais bel et bien ce miracle à l'espèce de drogue circulant dans mon sang, fruit de l'arme de défense des singes d'auparavant. Autrement dit, c'était la fin de ma communication avec eux. Dans un sens, j'en étais soulagé, je redevais moi-même. Moins aimable, un décors aux teintes et aux formes normales, tout allait bien pour le meilleur du monde. Même Doggy m’apparaissait sous sa réelle dimension, moi qui ne distinguait qu'un petit lézard, me retrouvait sur le dos d'une bien belle grosse bestiole. Cela en était presque effrayant. Pas le temps pour autant, mes forces m'abandonnaient, j'étais terrassé par ma blessure. Mes paupières commencèrent à se fermer, malgré la résistance que j'opposais. La nuit était tombée...

L'éternuement de Doggy me secoua, me tirant de mon sommeil. Je ne m'étais même pas aperçu de m'être endormi... Combien de temps étais-je resté inconscient ? Aucune idée. Tout autour de moi avait littéralement évolué. Un tout nouveau paysage bien troublant... Une végétation prise par les flammes d'une couleur bien similaire à celle de mes orbes chimiques. Des soldats du Léviathan s'affairant pour éteindre l'incendie ravageant le navire de guerre. Un Capitaine absent. Le paresseux et le Pristichampsus s'en retournant chez eux. Un Sous-Lieutenant dans un piteux état allongé sur le sol, entouré d'un Marine et d'un, il semblerait, médecin. L'homme établissait son diagnostic en plein air et procédait aux premiers soins, en plein air, dans la cohue générale. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, n'était pas en mesure de parler, mais pouvait tout de même imaginer être parvenu jusqu'au bâtiment de l'équipage.

Objectif de survie dans la jungle accompli, finalement, ces sales types, ces monstres gigantesques n'auront pas eu raison d'un pourri de mon espèce...
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