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[Ville de Pigrouf] In the name of what ?



La chanson résonnait dans toute la ville. Il était étonnant de voir que, malgré un fort accent allemand -qui, admettons le, n'est pas la chose la plus douce que l'on puisse entendre- et une voix grave, elle gardait un certain air mélodieux. Il était admirable de voir que l'homme pouvait interpréter une musique si peu appropriée à son personnage. Et il s'en donnait à coeur joie. Ravit de voir que son plan fonctionnait à merveille, il accompagnait sa voix d'une danse improvisée. Danse que personne ne pouvait apprécier, contrairement à la chanson. Bien sûr, même en la voyant personne ne l'aurait appréciée, puisque le chanteur était incapable d’aligner un pied devant l'autre. Il se contenait donc de danser en essayant avec difficulté de ne pas passer une jambe devant la deuxième, sous risque de ne pas réussir à le faire et de tomber pitoyablement. Le résultat donnait une danse pas du tout naturelle et inutilement alambiquée. Tant pis, la danse ne prenait de toute façon pas une place très important dans le machiavélique plan du scientifique. Il l'avait en fait rajoutée au dernier moment en découvrant que sa première idée du rire sadique ne convenait pas au plan machiavélique en question. Effectivement, il lui était -pour l'instant, peut-être inventera-t-il un procédé un jour- impossible de chanter et rire maléfiquement en même temps. Du moins sans gâcher la chanson. Il avait envisagé de s'enregistrer rire à l'avance, seulement ça aurait enlevé toute la magnifique spontanéité de l'action. Un rire de méchant ce n'est pas quelque chose que l'on prépare à l'avance, ça doit venir tout seul, ça doit transpirer la méchanceté et la joie sadique. Et, malgré son super cerveau, réfléchir à un deuxième plan machiavélique ne nécessitant pas de chanter pour pouvoir enregistrer son rire dans le feu de l'action afin de l'utiliser dans le plan machiavélique principal, ne l’enchantait pas. Ainsi le doctor avait abandonné le rire sadique pour une danse, légèrement moins sadique, mais tout aussi satisfaisant.

Dans la ville, c'était un véritable chaos. Tous les habitants couraient dans les rues, chantant le refrain pour accompagner la voix. Voix que l'on entendait partout sans jamais en voir la source. La petite île-ville entière était recouverte par la chanson. Aucun endroit n'y échappait, et aucun endroit n'échappait aux sorties des citoyens, surexcités chantants dans les rues. Évidemment, qui dit foule dévalant sur les routes, dit types qui cassent. Pas besoin de nom derrière ça, ils cassent à peu près tout. Faire une liste ne serait pas particulièrement percutant, alors autant ne rien dire. Ce qui est percutant par contre, c'est le poing de l'un de ces types quand il décide de casser quelqu'un. Heureusement, il reperd très vite son esprit pour retourner chanter. Rien ne semblait pouvoir arrêter les foules en folies. Effectivement, la marine faisait ici partie des foules en question. Les soldats n'échappent pas à la puissance de la musique, aussi inappropriée à leur virilité qu'elle soit. A chaque fois que le refrain revenait, les centaines d'habitants accompagnaient la voix pour hurler "STOP" en s'arrêtant soudainement, avant de reprendre, encore plus énervés, leur marche. C'était beau de voir que la musique pouvait rassembler autant de personnes différentes. C'était moins beau de voir dans quel but.

Un canard était allongé sur le sol, sa courte langue touchant le sol froid, lui donnant à la fois un air abruti et complètement mort. Du sang coulait de l'animal ne bougeant plus, malgré sa position peu confortable, à savoir les pattes pointées vers le plafond et le bec collé sur le béton. Finalement, le seul mouvement -non visible du scientifique- que notre héros réussit à faire, fut de fermer lentement les yeux.

_______________________________________________

L'entièreté de l'île de Pigrouf est composée d'une grande ville. Aussi contradictoire que celui puisse paraître, on peut aussi dire que la ville de Pigrouf a comme particularité d'être une petite île. D'à peine 300 m², les bâtiments sont des petits immeubles séparés par d'étroites rues. Seul le QG marine se hisse au dessus du reste. Effectivement, dans son excentricité, l'architecte l'a empilé sur deux immeubles afin qu'il survole la ville d'un air rassurant. Il était le seul à voir un air rassurant dans un grand bloc carré de béton plongeant dans l'ombre le reste de l'île. Heureusement un ingénieur trouva bien vite une solution en créant un circuit de feu traversant toute la ville, afin de l'illuminer éternellement. Les grands tubes collés aux murs ou sur le sol rejoignent tous le QG, cette fois pour lui donner un air menaçant. L'ingénieur ne prit cependant pas en compte le fait que du feu qui circule continuellement, ça chauffe quand même vachement. Ainsi le scientifique qui le remplaça fut obligé de chercher une solution. Son génie la lui montra très rapidement. Il installa sur tout le QG d'énormes bouches d'aérations, à l'intérieur desquels de la glace était broyée avant d'être projetée sur Pigrouf. Ceci donna au QG un air particulièrement con. En plus de réussir trois personnalisations -dans les deux sens du termes- différentes du bâtiment, tout ça permit de développer une puissante industrie de parapluie. L'île de Pigrouf exporte partout dans les Blues, la transformant en point culminant pour les ennemis de la pluie. Étonnant puisqu'il y pleut continuellement de la glace. Peu à peu la ville était aussi devenue le repaire des marines mégalos. Pouvoir vivre dans un énorme QG de feu et de glace surplombant le reste du monde -le monde se résumant ici à 300 m²- était un grand achèvement pour eux. Résultat, ayant déjà réussit un tel achèvement, ils ne faisaient plus rien, se contentant de rire sadiquement dans le bâtiment. Les plus téméraires allaient jusqu'à s'installer dans les jardins construits sur les toits des immeubles pour siroter tranquillement toutes la journées.

Un canard survolait la mer. Contrairement à son habitude, il ne se laissait pas simplement porter par le vent vers son destin. Son destin l'avait plus tôt conduit dans Calm Belt et notre héros avait décidé que c'était définitivement un connard dont il ne fallait pas suivre les conseils. Ainsi il regardait autour de lui, cherchant un indice indiquant une île afin de se reposer. Devoir foncer à toute vitesse pour éviter de se faire manger par un poisson bien trop gros pour être amical, ça fatigue. Comme tout pirate, l'animal espérait s'arrêter dans une taverne, attendre que le barman lui donne une boisson pour faire rire les clients et se poser devant le comptoir. Malheureusement Pigrouf ne possède pas de taverne. Les habitants ont jugé que le seul véritable service proposé par les bars et de vendre des boissons biens fraîches. Seulement dans cette ville, il suffit de lever son verre pour avoir des glaçons. Et si c'est trop froid, un rapide passage devant les tuyaux de feux régleront le problème. Ainsi toutes les tavernes ont fait faillites, les habitants se retrouvent simplement sur les toits s'ils veulent boire ensemble. Le problème était que la volaille ne possède pas l'argent nécessaire pour acheter de l'alcool, il compte d'habitude sur les barmans sympathiques. Seulement il ne savait pas tout ceci, et il est difficile de résister à la géniale apparence de Pigrouf. Ainsi notre protagoniste s'arrêta sur un arbre, planté sur un toit. Chose que le palmipède n'arrivait pas à comprendre. Pour lui, la pelouse et les arbres c'est sur le sol, ainsi il supposa que le toit était en réalité le sol. La ville était donc creusée sous terre. Seulement ça ne fonctionnait pas, puisque le niveau de l'océan était le même que celui des rues. Devant ce paradoxe impossible à résoudre, le pirate décida de s'envoler loin d'ici. Dans le feu de l'action il ne remarqua pas l'énorme bâtiment et percuta le QG marine. Collé à une fenêtre, un canard remarqua finalement les bruits qu'émettait l'immeuble.

-GYAHAHAHAHAHAHAH
-MWUHAHAHAHAHAHHAHAH
-NYEHEHEHEHEHEHEHEH
-MWOHOHOHUHUHU


De puissants rires machiavéliques sortaient du bâtiment et se faisaient entendre dans toute la ville. Tous différents, ils étaient le résultat des dizaines de soldats mégalos. A chaque fois qu'il réussissait quelque chose -maléfique ou non-, ils avaient pris l'habitude de lancer leurs grands rires sadiques. Seulement les "réussites" en question allait de "se préparer un sandwich" à "se lever du lit le matin" en passant par "jeter un papier dans une poubelle", plongeant ainsi continuellement l'île dans une marée de rires. Notre héros, affolé par les cris soudains, s'envola une nouvelle fois pour finalement s'écraser dans une ruelle. Placée entre deux immeubles, elle était tout aussi lumineuse que le reste grâce aux circuits. Seulement elle était étroite, la transformant en piège pour touriste. Quelques secondes après avoir touché le sol, l'animal fut recouvert par différents vendeurs de parapluies. Proposant tous des produits différents à des prix différents.

-Le parapluie classique, votre ami au quotidien !
-Un méga parapluie pour un groupe d'ami !
-Parapluie en tissu directement exporté du Nouveau Monde, fabriqué depuis une île inhabitée et non touchée par l'homme !
-Des dizaines de parapluies personnalisés, demandez votre logo préféré, avec le plus connu, le pavillon de Chapeau de paille !
-Hé attendez les gars, c'est pas un touriste, c'est un canard.
-Ah l'enfoiré, il nous a bien eu !


En réalité, la concurrence n'était qu'une feinte. Il n'y avait qu'une seule entreprise de parapluie qui payait tous les vendeurs. Seulement ils n'étaient pas entraînés à s'adapter, par exemple lorsque le potentiel acheteur est une volaille. Heureusement pour eux la volaille en question n'était pas un potentiel acheteur puisqu'il n'était pas familier avec le concept de l'argent et ne savait de toute façon pas ce qu'était un parapluie. Quand de la glace tombe du ciel, les animaux se contentent de se dire "Oh de la glace tombe du ciel" sans chercher particulièrement à s'abriter. A vous de décider si c'est un avantage ou non face à l'homme. Après s'être débarrassé des vendeurs sans vraiment comprendre comment, un canard décida de marcher. Il avait eu assez de mésaventure avec le vol pour aujourd'hui. Ainsi l'animal avança tranquillement dans les rues, impressionnés par le feu, la glace, les rires et les grands immeubles. Avec son esprit d'oiseau, il n'était pas capable de se concentrer sur trop de choses à la fois et autant d'incompréhension était bien trop fort pour lui. C'est lorsqu'il ne cherchait même plus à comprendre ou à s'intéresser au monde l'entourant qu'il entra par inadvertance dans le QG. Là il tomba sur trois soldats, un chargé de l'accueil et les deux autres l'accompagnant. Le premier avait le corps recouvert de cicatrices, il ne voulait jamais se faire soigner, jugeant que les cicatrices c'est vachement classe. Le second était habillé tout en noir, avait un bouc et un sombre cache-oeil. Le dernier se contentait de faire un sourire sadique, et ce continuellement.

-Hé regardez, un canard
-Oh c'est tout mignon, il entre tout seul dans le bâtiment
Articula le marine en noir avant de se souvenir qu'il était machiavélique Heu j'veux dire, hum, heu... saleté de bestiole
-Il me dit quelque chose ce machin...
-Il ressemble pas un peu au chanteur qui a traversé les Blues... Vous savez, il a arrêté depuis un an ou deux...
-Non, c'est pas ça... J'me souviens plus où je l'ai vu...
Répondit le soldat couvert de cicatrice, avant de recevoir l'éclaire de la mémoire. Il se plongea dans un magazine qu'il avait lâché un peu plus tôt. L'avis de recherche de notre héros sous les yeux, il regarda ce dernier.
-Hm... On peut acheter quoi avec 50 berrys ?
-Bah... y a bien le vendeur de bonbons qui passent aujourd'hui...
-...
-...
-Vendu


Aussitôt la course poursuite commença, l'animal ne pouvant s'envoler trop loin, bloqué par les murs et plafonds. Il n'avait pas l'habitude de se retrouver enfermé ainsi. Par contre, se faire poursuivre par des types énervés, il connaissait. Volant juste au dessus du sol, il les sema rapidement, avant de se perdre. Evidemment, quant on est incapable de se souvenir d'un chemin trois secondes après l'avoir emprunté, c'est difficile de s'y trouver. Comme solution, notre héros décida de frapper chaque porte, il trouverait bien la sortie un jour. Finalement, arrivé au sommet, un canard frappa une large porte en acier qui se détacha de ses gonds pour laisser voir un grand laboratoire. Des dizaines de machines étaient déposées dans la pièce. Il était impossible de deviner leur utilité, même en lisant les noms écris sur de petits panneaux, tel que "DESINTEGRANITATOR" ou "UNISTABILISATOR". Au milieu des inventions se trouvait un marine, armé d'un tournevis et travaillant sur un Den Den Mushi pas très heureux de l'attention qu'on lui portait.

[Ville de Pigrouf] In the name of what ? 180px-Heinz_Doofenshmirtz


En voyant notre protagoniste entrer, le scientifique s'arrêta pour se tourner vers lui. Il n'était pas très grand et n'avait aucun muscle, mais son magnifique sourire machiavélique avait quelque chose d'impressionnant. Scientifique du Gouvernement chargé de s'occuper de South Blue, El Doctor passait son temps à fabriquer des machines pour des plans maléfiques qu'il ne terminaient jamais. A chaque fois une nouvelle idée lui venait et il abandonnait son ancienne invention. Pourtant aujourd'hui il avait réussit. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, il allait terminer un plan. Et pas n'importe quel plan. Un plan des plus machiavéliques. Ainsi, quand notre protagoniste entra dans la salle, interrompant ainsi l'inventeur, ce dernier ne fut pas des plus heureux de le voir.

-Que fais-tu là, petit canard ? Tu as senti que le génie débordait de la pièce ? Comme tout scientifique fou, El Doctor parlait avec un très fort accent, mélange de russe et d'allemand. Le genre d'accent que tout le monde connait, mais que personne n'est capable d'écrire ici si vous visualisez pas. C'est ce moment que choisit le marine au cache-oeil pour entrer. Il s'était séparé de ses partenaires pour couvrir plus de distance.

-Hé saloperie de... Oh, bonjour Monsieur El Doctor...
-Encore quelqu'un ?! J'avais précisé, personne ne devait déranger mon génie !
-J... Je suis désolé Monsieur, mais ce criminel vient d'entrer dans le bâtiment et...
-Le canard ?! Un criminel ?! Tu oses attaquer mon QG ?! Personne n'arrêtera mon plan génial, vil créature ! Tu n'as aucune chance contre le super cerveau d'El Doctor !


Alors l'agent du Gouvernement attrapa rapidement une arme posée sur sa table de travail et tira vers notre héros. Ce dernier s'envola rapidement pour esquiver, laissant le boulet de canon percuter le soldat en noir. Le "CANONTOR" était un petit canon portatif, première invention du scientifique qu'il gardait surtout pour le côté émotionnel. Un canard, même s'il ne comprenait rien à la situation, retomba sur le sol pour donner un coup de NINJA STYLE dans le visage d'El Doctor. Ce dernier, pourtant pas très athlétique, réussit à esquiver en bondissant au sol. Il roula plusieurs fois et se releva en percutant une quelconque machine. La machine en question était en réalité un "MEGAPREFABRICATOR". Une invention censée créer des cookies à une vitesse prodigieuse. Le plan qui se cachait derrière était de donner des cookies à une bande de pirates jusqu'à l'intoxication alimentaire. Le marine avait abandonné l'idée avant de réparer le système de vitesse. L'invention créait bien trop de cookie, usant ainsi trop rapidement la pâte. Un autre problème résidait dans la main robotique censée donner tendrement -pour gagner la confiance des pirates- les gâteaux qui les projetait. Evidemment, comme toutes inventions machiavéliques dans la plupart des fictions, il suffit de percuter la machine pour la mettre en route. Aussitôt des dizaines de cookies percutèrent notre héros. Il pensa d'abord à les dévorer très rapidement, mais en voyant qu'il était noyé sous les "coups", il préféra s'envoler loin du MEGAPREFABRICATOR.

-Tu peux échapper à mon CANONTOR, mais ça ne te sauvera pas. Je possède depuis ma naissance des pouvoirs de chants incroyable, et mon cerveau génial les a grandement amélioré grâce à... L'AMPLIFICATOR !

Tout comme notre protagoniste, El Doctor possédait des dons pour la chanson, lui permettant d'utiliser la musique contre l'esprit humain. Naturellement moins doué qu'un canard, il avait malheureusement créé une machine capable d'amplifier son pouvoir. De sa veste, le scientifique sortit un espèce de mégaphone, relié à un Den Den Mushi modifié. D'une façon ou d'une autre, l'objet était capable d'améliorer la puissance musicale du doctor. Un canard, se foutant des paroles de son ennemi, fonça vers ce dernier dans le but simpliste de le percuter à toute vitesse. Seulement le marine commença à chanter une comptine. La force de l'AMPLIFICATOR toucha notre protagoniste. Malgré la voix très peu appropriée de son adversaire, un canard tomba sur le sol, endormit. Aussitôt l'inventeur fonça vers notre héros et le frappa de toute ses forces. Il avait placé dans ses manches des armatures de bras robotiques, entourant ses bras et les poussant lorsqu'il attaquait, lui permettant ainsi de frapper beaucoup plus fort. Le pirate se réveilla et le scientifique recommença. Et une nouvelle fois. Et encore une autre. Le forban avait de plus en plus de mal à se relever.

-Je vois que tu es résistant, canard ! Mais je ne te laisserais pas m'arrêter, mon magnifique plan réussira ! Ecoute ça !

El Doctor commença à chanter l'histoire d'un certain Bernardo. Jeune homme plein de rêves et de projets, qui furent brisés par la réalité et le monde capitaliste, avant de se retrouver à la rue et de mourir seul sans pouvoir avouer son amour à la femme de sa vie. Alors qu'il s'apprêtait à coller un magistral coup de patte dans le ventre de son adversaire, notre héros tomba au sol. Soudain désespéré, il n'arrivait même plus à bouger un membre sans risquer de pleurer. Alors le scientifique plongea à nouveau pour le ruer de coups. Au bout de trois fois, notre protagoniste ne se releva pas. L'inventeur maléfique l'attrapa par le cou et lui expliqua :

-GUYEHEHEHEHAHAHAHAH Vois le pouvoir de mes inventions ! Et je vais te dire quelque chose... chaque Escargophone modifié par mes soins branché augmente encore la force de ma puissance musicale ! Personne ne peut m'arrêter ! J'ai caché des Escargots partout sur l'île, bientôt tous les habitants entendront ma voix ! Grâce à ma magnifique performance, la musique les rendra surexcités et ils ne pourront s'empêcher de dévaler dans les rues ! Ensuite je les attirerais vers le QG de la marine et, trop énervés, ils n'attacheront aucune importance aux papiers qu'ils signeront... Des contrats à vie avec le Gouvernement ! Une île entière composera mon armée de soldat ! GUYAHAHAHAHAHEHEHEHEH

Alors, El Doctor frappa une dernière fois son ennemi, puis le lança au sol. Il s'approcha d'un "poste de commandement" improvisé et attrapa un combiner. Notre héros, voyant son ennemi s'éloigner, rassembla les forces qui lui restaient et fonça vers le scientifique. Ce dernier, se retourna rapidement et donna une simple claque au palmipède qui fut projeté dans les Den Den Mushi entassés sur une table de travail. Il ne pouvait plus que regarder son adversaire accomplir son plan. Lorsque l'inventeur quitta la pièce, un canard ferma doucement les yeux. C'était terminé. Il ne pouvait plus rien faire. L'esprit de l'animal allait s'éteindre pour le laisser s'évanouir, quant quelque chose le traversa. La volaille remarqua que tout se terminait ici. Il ne deviendrait jamais le criminel qu'il voulait être. Il ne dirigerait jamais le troupeau ultime. Alors ses convictions le portèrent, il ne voulait pas abandonner aussi vite, il n'était pas juste un animal, il était

*Au même moment, à Games Wonderland*

-UN PIRATE
-On sait Robert


*Sur Pigrouf*

Un canard rouvrit les yeux, commença par bouger lentement son aile, puis se releva d'un bond. Il oublia ses blessures et s'envoler en brisant la fenêtre. Alors la musique traversa ses oreilles. Quelque chose que El Doctor n'avait pas prévu. Son propre chant énervait notre protagoniste, le rendant de plus en plus motivé. Survolant la ville, le palmipède aperçu le scientifique, caché derrière un immeuble, poussant les citoyens qui s'éloignaient vers le QG. Un canard fonça sur lui et lui colla un coup de patte en criant "NINJA STYLE". L'inventeur fut propulsé dans un bâtiment, avant de se relever pour faire face à notre héros.

-Encore toi ?! Cette fois je vais te tuer, et tu ne te relèveras pas ! Le scientifique abandonna donc ses STOP pour chanter à nouveau la chanson de Bernardo. Au même instant, un canard ouvrit son bec et chanta une simple note, de plus en plus forte. Les deux voix se percutèrent, jusqu'à ce que celle de notre héros repousse El Doctor, terminant cette obscure métaphore. QUOI ?! ... Je vois, tu n'es pas un canard ordinaire... Si tu refuses de te laisser toucher par l'AMPLIFICATOR, je te propose le MEGAGIGAAMPLIFICATOR. Le scientifique fou attrapa de nouveau son combiner. Il se fichait maintenant d'être entendu par l'île entière, son but était de vaincre l'animal. Et il se lança dans sa première comptine. Les paupières du pirate commençait à tomber et ses pattes n'arrivaient plus à supporter son poids lorsque, finalement, il se mordit la langue et cria au doctor


Le marine augmenta lui aussi la puissance, mais rien n'y fit, le canard ne s'endormait pas. Sa force musicale était bien trop grande. Il repoussait la chanson d'El Doctor, et ça fonctionnait. Le scientifique, abasourdi, s'arrêta. Son invention ne lui était plus d'aucune utilité. Pendant quelques secondes il ne bougea pas, ne sachant que faire, puis il reprit le contrôle.

-Tu arrives peut-être à résister à mon chant, mais tu ne peux rien contre mon génie ! Je suis un scientifique invincible ! Alors il hurla REGARDE DERRIERE TOI Notre héros, en tant que canard naïf regarda derrière lui et l'inventeur en profita pour s'enfuir vers son laboratoire. Le palmipède l'y retrouva -après avoir tenté le dernier étage de plusieurs autres immeubles avant de se souvenir que le QG surplombait le reste- en brisant une nouvelle vitre. OH S'il te plait canard, tu pourrais faire attention, ça coûte de l'argent les vitres, tu pourrais rentrer par celle que tu as déjà cassée !
-Pardi pardon
-J'accepte tes excuses, ne recommence pas
Puis il se tourna vers la table de travail principal et plongea sa main dans une boîte remplie de Dials. Héhé, tu n'as sans doute jamais vu ça de ta vie, canard... Même si ma voix ne te touche plus, laisse moi mettre une bande audio à notre affrontement, ce sera plus agréable.... j'ai justement la bonne musique sur l'un de ces audio dials...


-Hein ? Oh non attends, canard, ce n'est pas la bonne chanson, il faut que je BOUERG Sans lui laisser le temps de terminer sa phrase, notre héros avait bondit et collé sa palme dans le visage du doctor, le projetant au loin. Tu pourrais attendre un peu, ce n'est pas très sympa de couper les gens ! Surtout quelqu'un de mon génie Un canard sauta et lui balança une nouvelle fois sa patte Mais mais... Encore un coup Mais arrête Et un autre BON CA SUFFIT MAINTENANT Alors notre héros s'arrêta.

El Doctor fonça vers une table et attrapa un pistolet, orné de différents tuyaux et autres ajouts électroniques. Il visa rapidement le forban et cria "DESINTEGRATOR" avant d'appuyer sur la gâchette. Le pirate plongea pour échapper au projectile et percuta le poing du scientifique qui avait tout prévu. L'arme était censée désintégrer les particules de la personne touchée, seulement elle ne faisait actuellement que lui donner un léger coup de jus. Un canard tomba au sol, se releva rapidement pour arrêter le bras du marine et projeta sa seconde patte dans le ventre de l'inventeur. Ce dernier chercha une machine pouvant lui servir autour de lui mais, sans résultat, il se contenta de se prendre le palmipède qui volait à toute vitesse, palme en avant. Le coup reçu dans le visage, El Doctor percuta le mur avant de tomber au sol, évanouit. Alors la volaille souffla un peu et quitta le laboratoire. Fatigué, il s'allongea dans la rue. Quelques minutes plus tard, l'agent du Gouvernement se réveilla. Il fonça aussitôt vers son tas de Den Den Mushi et appela le colonel marine le plus proche, se trouvant dans un autre QG.

-Allo vous êtes là ? Le scientifique n'avait pas prit en compte le fait qu'un canard avait plus tôt percuté ces escargophones. Sonnés, ils étaient incapable de bien transmettre les ondes. Ainsi -dans une incroyable coïncidence- le colonel marine entendit "Salut les connards"
-De quoi ?!
-Hein ?
"Salaud"
-Non mais ça va pas d'appeler comme ça pour insulter ?! Vous connaissez pas la politesse ?!
-Mais mais... il y a le canard, il attaque et puis je peux pas... je comprend... hein...
"Espèce de poule mouillée, marines de mes fesses, c'était pas comme ça avant, oula oula"
-Ca suffit maintenant ! Je vais pas me laisser insulter comme ça, adieu mon bon monsieur et j'ajouterais que les canulars escargophoniques, c'est très bas comme méthode pour s'amuser ! Et il raccrocha le combiner.

De son côté, un canard s'était relevé, attiré par un bruit de foule. Dans le hall du QG, les 300 habitants de la ville se réveillait. Ils avaient été victime de la terrible comptine d'El Doctor. Finalement, ils retournaient tous dans leurs immeubles respectifs, ne comprenant pas ce qu'il venait d'arriver. Un citoyen, remarquant notre héros, se tourna vers lui.

-Oh, un pauvre canard c'est fait avoir par la musique bizarre... Vient avec moi je vais te donner à manger, tu vas mieux récupérer
-C'est génial !
Répondit la volaille en prenant la voix d'El Doctor. Effectivement, ce dernier avait tellement utilisé le mot que notre protagoniste l'avait assimilé. Malheureusement, il avait aussi assimilé la voix qui allait avec.
-... Le civil le fixa quelques secondes C'EST LE CANARD QUI NOUS A ENDOCTRINE ! JE RECONNAIS SA VOIX !

Alors tous les habitants foncèrent vers un canard, qui s'envola tranquillement, sans vraiment comprendre la situation.
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