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La diva est une femme-poisson

Aventure après aventure, Shoma avait fini par se retrouver sur une petite île du nom de L'île de la harpe. Cette île avait pour particularité d'être l'un des berceaux de la musique. C'est sur cette île que de nombreux grands noms de la musique avaient vu le jour. Mizart, Bit Hoven, Suki Minajn voilà quelques grands noms qui ont fait la célébrité de cette île. Cent ans plus tard, l'île à garder son côté historique, mais n'est plus que l'ombre de ce qu'elle était. Fini les grandes concert d'artiste de renom, fini les théâtre de rêve qui pouvait faire déplacer roi et reine, maintenant cette île n'était plus qu'un dépotoir pour musicien de quartier. Personne ne sait pourquoi la graine de génie qui a fait de cette île une île digne des plus grandes îles de Grandline régresser autant. Pour faire simple, demander à un pianiste de vous jouer une partition et vous aurez de la chance que ce dernier vous donne un Do, Ré, Mi, Fa Sol.

De nombreux scientifiques travaillent sur cette île afin de découvrir comment une île aussi prestigieuse que celle-ci à pu passer de son âge d'or à un âge sombre en cent ans. Certain accuse l'ère de la piraterie, d'autre la pollution de l'air. Les plus farfelues accuses la nourriture. Une chose est certaine, l'île de la Harpe n'est pas encore prête à dévoiler ses mystères. C'est sur cette île que Shoma, capitaine à la recherche de compagnon à décider de sélectionner une personne afin de devenir son musicien. Voyage sans musique et sans ambiance était d'un ennuie total. Il le savait et pour cause jusqu'à présent il voyageait seul et sans divertissement.

Trouver une personne capable de chanter où de jouer d'un instrument ici était relativement facile, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il avait choisie cette île, mais il ne voulait pas une personne ordinaire. Shoma était à la recherche de "La" personne capable de mettre son coeur et son âme dans ce qu'il fait. Il lui fallait une personne capable de transformer une atmosphère électrique en quelque chose d'apaisant où au contraire passer du calme à la tempête. Pour résumé, il lui fallait le meilleur musicien de cette île. Le top du top pour un équipage qui vise le sommet.

Après avoir observé et écouter plus d'une trentaine d'artiste dans de nombreux conservatoire, Shoma s'était résolu à prendre avec lui un jeune homme banal. Le musicien n'avait rien d'extraordinaire, mais était classé dans le top 5 de son école. Une chance pour Shoma où pas, car à peine avait-il demander au musicien de le suivre, ce dernier se mit à parler de contrat, d'argent, d'argent, de concert prévu et d'un paquet de choses qui commençait à faire regrette son choix au pirate.

Voulant quand même fêter l'arrivée d'un nouvel élément dans son équipage, Shoma se rendit comme d'habitude dans une taverne. Autour d'un bon verre d'alcool, il allait pouvoir parler de l'avenir de son camarade et en apprendre un peu plus sur lui. Le musicien avait suivi Shoma, car celui-lui avait promis moult chose. Argent, public et renommé. En fait il n'était avec lui que par intérêt. Alors que Shoma commanda une bonne bière, son ôte refusa de boire de l'alcool, prétextant que les véritables artistes ne doivent pas boire afin de conserver leur voix et leur talent. Un homme qui ne bois pas ce n'est pas grave, mais un pirate qui ne bois pas en est une autre. Après son refus de boire de boisson alcoolisé, l'homme osa même demander au serveur de lui apporter un jus de carotte frais, provoquant la risée de l'homme par l'ensemble des personnes présentes dans la taverne, Shoma y compris.

C'est en voyant la manière dont son chanteur réagi en voyant qu'il était devenu la risée d'une bande d'ivrogne et de crapule que Shoma compris qu'il était temps pour lui de stopper l'hémorragie. Il n'en pouvait plus. Il pirate se devait de se défendre seul, mais lui avait même demandé à son capitaine de réagir à sa place, car il ne pouvait se permettre d'abimer ses mains, car se battre est une activité de sauvage.

Laissant l'homme à sont sort, Shoma quitta sa table et parti se poser seul sur une autre. Il n'allait pas rester plus longtemps avec ce type. Il avait une réputation à tenir. S'il ne trouvait pas de musicien aujourd'hui ce n'était pas grave. Il avait encore quelques jours devant lui avant la réunion de ses hommes avant leur départ pour Grandline, ce qui lui laissait un peu de marge pour découvrir d'autre talent. Tant qu'il ne devait pas réaliser un casting genre nouvelle star, the voice où star académy, il était partant pour attendre que sa perle rare lui tombe dessus.
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Après un mois entier à voyager dans les fonds marins, avec pour seul déjeuner du poisson cru chasser dans des bancs de thons, la femme-requin venait d’accoster sur une nouvelle île et pas n’importe laquelle : l’île de la harpe. Fujimi avait lu sur une brochure prise dans un petit stand touristique de l’île, que cet endroit fut jadis la capitale mondiale de la musique ainsi que le lieu de naissance des plus grandes stars et virtuoses de la musique. Beaucoup de musiciens les ont imités, mais jamais égaler et encore moins surpasser ces légendes ayant marqué les générations futures à vie. Leurs talents attiraient même les nobles mondiaux de Marijoa qui effectuaient un long pèlerinage en bateau pour assister en direct live aux concerts de ces géants artistiques. Mais pour une raison qui reste encore obscure de nos jours, la réputation de l’île s’est dégradée subitement il y a un siècle et beaucoup de civils et de nobles ne se sont plus déplacer pour assister à leurs concerts. Aujourd’hui cette île n’est plus que l’ombre de lui-même, le vestige d’un passé glorieux.

C'est pour cette raison que Fujimi venait ici : pour redorer le blason de cette île en jouant une musique inoubliable dans un bar, l'endroit où se concentre le plus de gens possible. Lieu idéal pour débuter sa carrière de superstar et avec un peu de chance : devenir l'idole fétiche d'un grand nombre d'humains. Déambulant à travers les rues peu animées de la ville avec une démarche provocante, croisant au passage quelques musiciens en train de jouer comme des casseroles qui obligea la femme-requin à se boucher les oreilles. Celle-ci recherchait un bar qui veuille l'accepter joué chez eux, mais jusqu'ici tous ont rejeter son offre, même gratuite. Visiblement la discrimination des hommes-poissons était persistante au sein de la population, Fujimi recourait à un effort surhumain pour éviter de leurs balancés une vanne provocante sur leurs tronches de racistes. De plus, difficile de passer inaperçu avec ses deux mètres de haut et ses rayures caramel longeant son épiderme au teint jaune auprès des passants qui lui jettent des regards furtive. Fujimi se sentait mal à l'aise chaque fois qu'un humain la regardait comme un monstre, mais elle faisait des efforts pour ne pas se rabaisser à leurs niveaux. En tant que future superstar mondiale il fallait donner une image positive d'elle pour être bien vu de son public et c'est en leurs adressant un beau sourire enthousiaste et d'un signe de la main qu'elle salua les passants. Quoique......ils n'étaient pas rassurés de voir ses dents de requins, saluant la femme-poisson avec un sourire légèrement crispé.

Au bout d’une heure de recherche intensive, elle tomba ENFIN sur un bar dont le propriétaire se montra charitable en la laissant jouer à l’intérieur, malgré les traits rustres de sa tronche ainsi que sa carrure d’armoire à glace. Comme quoi l’habit ne fait toujours pas le moine. Elle le remercia d’un clin d’œil et lui décrocha un sourire aimable puis monta dans une estrade calée au fond de la pièce et installa son matos rangé dans son sac. Pas besoin d’être une lumière pour deviner que le bar n’était pas au mieux de sa forme, il n’y avait que trois clients en train d’ingurgiter leurs binouzes tranquillement et l’ambiance était aussi animée qu’un rite funéraire. Que dire également de l’état des lieux ? Avec ces toiles d’araignées visibles sur l’angle des murs, quelques planches qui se décrochent du sol et de cette odeur d'alcool moisie. Il était temps d’apporter une bonne touche de vie dans cette atmosphère de mort. Une fois le matériel en place, elle réajuste sa casquette bouffante puis leve sa main vers le plafond pour former un V avec son index et son majeur.

Alors, vous êtes prêts mes mignons !? Ce morceau s’intitule « Onaji sora » et j’espère qu’il vous plaira !!


Sa guitare-synthé cracha un son électronique puissant aux réverbérations cristallines et captivantes grâce à l'ampli, tandis que la jeune blonde pianota sur son instrument avec une dextérité hallucinante mêlée avec une voix fine. Le gérant en personne ainsi que les clients bougeaient au rythme accrochant de cette musique vivifiante et une expression d'enthousiasme et de joie se dessina sur leurs figures. Ils étaient presque en extase d'entendre une musique qu'il n'avait jamais entendue de leurs vies, eux qui avaient l'habitude d'entendre des sons d'instrument plus classique comme les accordéons, les flûtes, etc....
Très vite, des civils affluèrent de l'extérieur pour venir gouter au son et au chant si unique de Fujimi et le fait qu'elle soit une femme-poisson ne leur faisaient ni chaud ni froid, tous venaient uniquement pour jouir d'un concert comme ils n'en ont pas vu depuis fort longtemps. Les hurlements de joie ainsi que les sifflements mêlés à la musique étaient si forts qu'elles étaient audibles à des dizaines de mètres à la ronde. Le bar fut très vite bondé de monde, tous serrés les uns contre les autres en bougeant au rythme de la musique. Le barman quant à lui était aux anges, car en plus d'écouter un son assez spécial il avait plein de clients qui s'installaient aux abords du comptoir pour commander à boire. De quoi se remplir les poches.

Un sentiment de puissance envahit Fujimi qui mit toute son âme dans sa musique. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti cette sensation, pas depuis son enlèvement lorsqu'elle avait quinze ans, sauf qu'au lieu d'hommes-poisson et de sirènes qui l'admiraient, c'était toute une foule humaine euphorique. C'est son jour de gloire et elle compte bien en profiter pour faire de ce concert un moment graver dans la mémoire de tout ce p'tit monde.




Dernière édition par Fujimi Kishiwara le Jeu 16 Aoû 2012 - 14:46, édité 8 fois
    Seul à sa table, Shoma sirotait son verre et enchaîna les doses d'alcool. Sa journée avait bien commencé, mais à cause d'une erreur de choix, elle commençait à prendre une autre tangente. De bonne journée, celle-ci allait bientôt atteindre le stade de journée de merde. Devant l'ennuie qui le gagnait peu à peu, Shoma décida de se rendre à son auberge afin de se reposer. Il n'avait pas sommeil et il ne faisait pas encore nuit, mais plus vie il irait se coucher et plus vite il pourrait aborder la journée de demain sur un bon pied. Comme pour punir le musicien d'avoir gâcher cette journée, Shoma se rendit après du barman et lui indiqua qu'il allait prendre une autre bouteille d'alcool et que c'était l'homme à l'allure de freluquet qui avait osé commander du jus qui allait payer la note. Le barman était réticent, car il n'avait pas pour habitude de faire crédit et encore moins écouter les paroles d'un homme qui avait l'air louche, mais il fini par accepter en comprenant que l'homme qui lui tenait la nuque avec force et insistance n'était nulle autre qu'un dangereux pirate.

    Voyant que son nouveau capitaine quittait le navire sans lui, le musicien se leva et tenta de le suivre, mais fut très vite stoppé par le barman qui n'avait nullement l'intention de lui faire crédit. Les deux hommes avaient consommé pour plus d'une centaine de berry, il fallait maintenant passer à la caisse. Sans un sous sur lui, car étant qu'un simple étudiant qui avait accepté sous peu la vie en mer, l'homme se retrouvait dans l'embarras. La seule solution envisageable pour lui était d'offrir ses services de musicien au tavernier pour éponger les dettes qu'ils avaient contractées. La morale de l'histoire, suivre un pirate peut vous mettre dans la merde.

    Alors qu'il marchait dans la rue, non loin du bar qu'il avait subitement quitté, Shoma entendis une musique qu'il n'avait jamais encore entendu. Ce n'était pas de la musique classique, c'était plutôt quelque chose de moderne. Une musique qui avait l'art et la manière d'embraser les coeurs. Un son entrainant, des paroles qui donnent du rythme, tout ce qu'il faut pour donner allumer le feu. Oh Yeah. Ce n'était pas Rock'N Roll, mais ça avait de la gueule. Entraîné comme par le chant d'une sirène, Shoma décida de changer ses plans pour la soirée. Plus question d'aller se coucher. Il avait rendez-vous avec la personne qui était responsable de cette mélodie. Il n'était peut-être pas trop tard pour trouver un musicien.

    Shoma entra dans la salle et remarqua qu'il était seulement le quatrième client. Pas de quoi en faire un plat, mais cela signifiait pour lui qu'il y avait sur cette île, trois personnes qui avaient du goût en matière de musique. Afin de mieux apprécier le spectacle, le jeune pirate parti prendre une boisson. Encore une fois l'appel de l'alcool prend le dessus, mais que voulez-vous, Shoma est un pirate un vrai. Le temps que le tavernier lui apporte sa commande, qu'une horde de personnes firent leur apparition. Tous avaient été guidés par la mélodie jusque dans le bar. Heureusement pour lui, Shoma avait eu le temps d'être servi, car avec cette troupe, le tavernier ne savait plus où donner de la tête. Les commandes fusaient dans tous les sens. Beaucoup de client pour peu de serveur. En quelques minutes, il fallait même prendre un tiqué afin d'attendre son tour pour demander à boire.

    Délaissant le bar pour approcher de la scène, Shoma remarqua que la personne qui chantait n'était pas humain. Ce détail au combien important ne chagrinait pas le capitaine pirate, au contraire il lui trouvait quelque chose de spécial. Elle était ravissante sur scène et en plus s'il arrivait à la faire entrer dans son équipage, il était certain de faire plaisir à un certain Valentino. Deux hommes poissons dans son équipage, le pied total, mais encore fallait-il que la jeune femme accepte de bien vouloir entrer dans le monde de la piraterie. Comment faire pour demander à la jeune femme d'entrer dans son équipage sans pouvoir l'approcher, c'était peine perdue. Pour pouvoir réaliser son dessin, Shoma poussa donc toutes les personnes qui se trouvaient sur son passage, provoquant parfois la colère de plusieurs d'entre eux.

    La jeune femme chanta pendant au moins cinq bonnes minutes, durant tous ce temps, Shoma était conquis. Une seule chanson suffit à faire de cette femme, la personne qu'il voulait. Au diable cet idiot de musicien qu'il avait rencontré dans un conservatoire. Au diable ses professeurs qui disaient de lui qu'il pouvait être un grand prodige en devenir. Un vrai musicien ne chercher pas à faire de l'argent, des concerts, mais à gagner le coeur des personnes qui aiment la musique. C'était du moins la définition du musicien pour Shoma, quoi qu'elle était un peu erroné, mais chacun son avis.

    Situé au plus près de la scène, Shoma attendait comme beaucoup d'autres une seconde chanson. La jeune femme mettait le feu sur scène et personne ne voulait la voir descendre maintenant. Il était encore tôt et même si la nuit tombait, ils étaient prêts à faire la fête toute la nuit sur ses chansons endiablé. C'était cela la vie de pirate, pas d'heure pour se coucher, pas d'heure pour arrêter de faire la fête. Le paradis quoi.
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    À la fin du dernier refrain électronique, ce fut une foule tout excitée comme une puce qui l'acclama sous une pluie d'applaudissement et de sifflement aiguë que Fujimi remercia par le biais de son micro. Sitôt la chanson finit que son public réclama une autre de ses musiques en répétant à voix haute « encore !....encore ! » dans un boucan à faire réveiller les morts. Sa musique était comme une drogue, une drogue musicale, une fois que ses spectateurs gouttaient à l'une de ses mélodies enivrantes, ils ne s'en passaient plus. Parmi les civils venus assister à son concert il y en a un qui ne s'est pas gêné de bousculer quelques arbres de cette forêt humaine pour être en première loge du concert pour savourer cette mélodie palpitante de près, un jeune homme aux cheveux noir mi-long légèrement plus âgée qu'elle, mais assez beau gosse. Tous voulaient savourer une autre de ses mélodies ? Alors ils vont être servis par la prochaine.

    Fujimi sortit une bouteille d’eau de son sac posé hors de l’estrade et s’hydrata le gosier en buvant cul sec tout en faisant signe à son public d’attendre un instant, après quoi elle se positionna devant le micro installer sur un support métallique pour prendre la parole.

    - VOUS EN VOULEZ ENCORE MES LOULOUS !!? Cria-t-elle tandis que la foule répondit dans un « ouais » tonitruant et assourdissant. Si vous avez aimé ce morceau alors vous kifferez à mort celui-là !!!


    Le son n'avait plus rien n'avoir avec le précèdent. Les réverbérations cristallines ont fait place à des sons percutants et plus rythmiques qui ne diminuent en rien à la qualité de la musique. Bien au contraire toute la foule était en délire, plongée dans une ivresse que les mots ne pouvaient traduire, levant les bras et bougeant au rythme endiablé de la musique dans une envie irrésistible. Certains balancent de l'alcool de partout tandis que d'autres sautillent comme des déjantés du bulbe. En plus de cela leurs activités physiques faisaient grimper en flèche la température du bar qui se transformait en four. L'intonation de Fujimi monta d'un cran, elle chanta avec une passion ardente qui lui donna la force de chanter et de jouer sans montrer le moindre signe d'épuisement. La femme-requin utilise toute son énergie pour marquer profondément la conscience de ses admirateurs qui se comptent déjà dans les rangs. Pour s'en apercevoir il suffit juste de voir les tronches béantes de joie qu'une poignée humain tiraient au milieu de la foule. on aurait dit qu'ils avaient vu la vierge marie. De son côté, le coeur de Fujimi palpitait d'excitation de voir l'influence qu'elle avait sur la masse humaine, à l'instar d'un charmeur de serpents jouant de sa flute pour charmer un lot de cobra. Les voir danser était un régale à ses yeux.

    Alors qu’elle était sur le point de terminer son dernier refrain, elle fut interrompue par un coup de feu tiré au plafond par un marine, laissant planer un silence brutal animé par le brouhaha des spectateurs, foudroyant d’un regard menaçant le « trouble-fête » accompagné d’un peloton de marines.

    - La fête est terminée ! Nous avons reçu des plaintes venant des habitants comme quoi ils n’arrivaient pas à dormir à cause du boucan que vous faites en ce moment !

    Fujimi arqua un sourcil étonné et jeta un œil sur l’horloge poussiéreuse sur sa gauche affichant 22h30 qu’elle pointa du doigt avant de poser ses yeux bleus sur l’officier.

    - NAN, MAIS c’est une blague !? Vous avez vu l’heure qu’il est ? Il n’est même pas minuit est vous voulez qu’on arrête parce que ça ne plait pas aux voisinages !? Vous vous foutez de ma gueule ou quoi !?
    - Je ne le répéterai pas ! Dit-il en braquant un flingue vers elle. Veillez arrêter votre concert tout de suite ! Vous êtes en état d’arrestation pour……

    Il n'eut le temps de finir sa phrase que la foule, mécontente de l'arrivée des représentants de l'ordre, tourna le concert à l'émeute et très vite les marines furent très vite submerger par la masse populaire. Des hurlements de colère et de rage mêlée à des coups de feu résonnaient à présent dans tout le bar et à l'extérieur. Bousculant et frappant violemment les soldats ayant interrompu leurs instants de plaisir. La marine est une véritable plaie ! Pas moyen de faire un concert tranquillement sans qu'elle vienne chercher la merde. Fujimi ne supportait pas de bâcler son concert, mais vu la situation elle n'avait pas le choix.

    Sans plus attendre, elle rangea son matos à l'arrache dans son sac et décampa d'ici en sautant à travers une fenêtre sur sa gauche. Elle se retrouva dans une ruelle qu'elle quitta pour rejoindre la mer. Les marines de l'extérieur l'avaient repéré, mais leurs routes furent bouchées par le fan-club de Fujimi, ce qui lui donna la garantie de s'enfuir sans problème. Empruntant plusieurs ruelles adjacentes, tournant à gauche et à droite au hasard, elle croisa le chemin de deux marines qui empruntèrent eux aussi ce passage pour rejoindre une unité. La femme-poisson saisit le couvercle d'une poubelle pour le lancer comme un frisbee en pleine tronche sur l'un deux qui n'eut le temps de réagir. Puis elle s'approcha dangereusement de l'autre pour le désarmé d'un revers de la main, suivi d'un juuken au niveau du cœur de son adversaire pour lui faire perdre conscience. Elle n'avait pas le temps pour tuer. A peine sortie d'une ruelle qu'elle aperçu le port de la ville sur sa droite, barrer par une dizaine de marines qui lui barrèrent le chemin, fusil braquer contre elle.

    *Et merde…..*

    C'était le cas de le dire.....

    L'index bien posé sur la gâchette, ils étaient prêt à faire feu aux moindres gestes de Fujimi. Elle n'avait plus d'échappatoire et à deux mètres de ses poursuivants et elle ne serait pas capable d'esquiver leurs balles à cette distance. Son rythme cardiaque s'accéléra et des gouttelettes de sueurs coulèrent sur son visage. elle se tenait dans une impasse........



    Dernière édition par Fujimi Kishiwara le Jeu 16 Aoû 2012 - 14:59, édité 5 fois
      Tout se passait pour le mieux pour le jeune capitaine qu'était Shoma. Il avait trouvé une musicienne qui avait du calibre et qui savait enflammer une foule. Il ne lui restait plus qu'à la recruter et le tour était joué. Ne voulant pas précipiter les choses, Shoma laissa la jeune femme terminer son Show avant de lui proposer d'entrer dans l'équipage des Red Spectres. Alors que la seconde chanson était sur le point de débuter, Shoma sentait quelques gouttes tomber sur sa peau. Une, deux, trois, cela ne s'arrêtait pas à croire qu'il pleuvait dans la taverne, mais cela était impossible, car il se trouvait dans un espace clos et même si à son arrivé il n'y avait pas grand monde, l'établissement avait l'air en état. Ce n'était pas une petite pluie qui allait passer au travers des épaisses planches de bois qui soutenaient la bâtisse. C'est en regardant par-dessus son épaule que le capitaine compris qu'il se trouvait également en première loge pour une douche à base d'alcool.

      Les hommes autour de lui étaient complètement sous l'emprise de l'alcool et c'était mis à danser sur les sons endiablés de la jeune femme. Bouteille d'alcool en l'air, ils sautaient dans tous les sens sans même faire attention aux personnes qui les entouraient. De l'alcool arrivait de tous les côtés du pirate. Heureusement pour lui, il avait d'autre vêtement, car après le concert il sentait qu'il allait devoir vite se changer pour ne pas puer l'odeur nauséabonde du bourbon. Comment pouvait-on boire pareil alcool. Même s'il n'était pas très fan de ce genre de douche assez barbare et sale, Shoma resta à sa place préférant écouter la voix de la jeune femme que de s'énerve et de pousser tous ces ivrognes qui le salissaient de seconde en seconde.

      En plein milieu de la seconde chanson, la marine débarqua. Très vite, Shoma baissa la tête et mit sa capuche sur sa tête afin de ne pas être reconnu. La marine avait toujours une fâcheuse habitude d'arriver quand il ne faut pas. Trop tôt, la marine n'avait pas laissé le temps au pirate de faire sa déclaration à la jeune femme, comment allait-il faire pour la recruter s'il avait les troupes de la marine à ses trousses, c'était mission impossible. La discrétion était de mise. Plus il se ferait petit et plus il lui serait facile de leur fausser compagnie. Pas question de se faire prendre ce soir.

      Alors qu'il comptait partir par la petite porte, Shoma se stoppa quand il comprit que cette bande de soldat n'était pas venue pour lui. Un moment il crut même que c'était son ancien musicien qu'il avait lâché sur un coup de tête qui avait envoyé la marine derrière lui, mais visiblement il se trompait sur toute la ligne. Les soldats entrèrent uniquement pour faire stopper le concert de la jeune femme. Plusieurs plaintes avaient été déposés à son encontre et voilà la jeune femme dans une situation délicate. En plus d'être un voyou qui ne respectait pas les décibels maximum passer 22h, la jeune femme était une femme-poisson, ce qui ne jouait pas en sa faveur. Dans ce monde, les hommes-poissons n'était pas égaux vis-à-vis des humains, alors si elle avait la justice derrière elle, elle pouvait dire adieu à sa liberté. Elle finirait sans doute sa vie en prison avec pour seule inculpation trouble à l'ordre public. Une peine cruel que même un violeur multirécidiviste n'écoperait pas.

      Voyant l'injustice qui se passait sous leur yeux, les personnes qui se trouvaient dans la salle décidèrent de ne pas laisser la marine capturer la jeune femme. Femme-poisson où pas, il n'était pas question que la justice parte avec elle. Voyant que la foule était très réticente à laisser passer les soldats, Shoma en profita pour finir sa bouteille d'alcool avant de la lancer en direction d'un soldat. La bouteille éclata sur la tête du marin, lui ouvrant l'arcade par la même occasion. Le soldat tomba à terre le visage en sang. Très vite la situation dégénéra sous l'impulsion du pirate. La marine se voyait repousser par une horde de civil alcoolisé et dû battre en retraite. Impossible pour eux de passer à travers le bar.

      Voyant la marine se battre avec les civils, Shoma se retourna afin de parler à la jeune femme, mais celle-ci telle un voleur quitta la taverne par la fenêtre, laissant le capitaine dans le vide. Elle venait de s'enfuir, alors que la situation tournait en sa faveur. Quel genre de musicienne était-elle ? Ne voulant pas la perdre, maintenant qu'il l'avait trouvé, Shoma passa par le même trou avant de constater que même à l'extérieur, la jeune femme était attendue. Comment faire pour la suivre sans que la marine ne décide de le prendre aussi en chasse à cause de la prime qu'il y avait sur sa tête. C'était impossible, à moins que...

      L'idée qui avait le plus de chance de marcher fut de monter sur les toits des maisons, tavernes et restaurants afin de suivre la jeune femme. Ainsi il pourrait la suivre sans se faire remarquer de la marine trop occupée à faire de la jeune femme son ennemi numéro un. Ruelle après ruelle, croisement après croisement, la jeune femme ne voulait pas abdiquer. Une qualité que Shoma appréciait. Un pirate ne doit jamais baisser les bras. Puis quand elle se retrouva nez-à-nez avec deux soldats, elle préféra les combattre plutôt que d'éviter l'affrontement. Une fois de plus le capitaine pirate était d'accord avec son choix. Elle avait un certain instinct combattif et savait utiliser son environnement pour se battre. Encore un plus à ajouter à son actif. Alors que tous ce passait bien pour la jeune femme, du haut de sa position, Shoma remarqua qu'elle s'était dirigée vers la mauvaise direction. En tournant à gauche au lieu de continuer tout droit, elle s'était retrouvée face à un peloton de soldat. Cette fois-ci plus question de jouer les guerrières, elle était prise au piège.

      Avant même de laisser le temps à la marine d'ouvrir le feu, Shoma sauta en direction de la jeune femme. L'attrapant vigoureusement, il la fit se baisser avant de laisser son ombre agir comme un bouclier. Une pluie de plomb retenti, mais aucun projectile ne réussi à passer au travers de la masse sombre. Shoma n'était pas ici pour combattre, mais il n'avait pas eu le choix. S'il ne s'était pas manifesté, alors il aurait sans doute perdu sa musicienne. Relâchant la jeune femme avec délicatesse, il la regarda afin de voir si elle n'était pas blessée. Sa défense était au point, mais il était plus prudent de s'assurer que la jeune femme n'ait rien. Rien ne sert de jouer aux héros si la personne à protéger fini par être atteint par une balle.

      Sainte et sauf, Shoma retira son ombre afin de s'occuper de la marine. Face à lui dix hommes armé de fusil. Des combattants à distance, rien de plus facile pour lui. Il attendit que ses adversaires utilisent à nouveau leur arme afin de leur retourner leur propre rafale. Son ombre absorba les projectiles avant de le leur renvoyer. Telle une arme automatique, l'ombre toucha chaque soldat avec sa propre balle, faisait ainsi disparaitre toute trace de vie. Se pensant maintenant seul, Shoma se tourna vers la jeune femme et allait lui demander de le rejoindre quand l'un des hommes qu'il croyait mort se mit à utiliser un siffle. Dans son était il ne pouvait rien faire, si ce n'est avertir le reste de ses compagnons où les fuyards se cachaient

      Avant que les renfort n'arrivent, Shoma attrapa la main de la jeune femme et lui demanda de bien vouloir le suivre si elle ne voulait pas se faire capturer par la marine, car après avoir agressé deux agents des forces de l'ordre et avoir blessé grièvement et tuer des officiers, ce n'était pas la prison qui les attendaient, mais bien la mort.
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      En empruntant la mauvaise direction, Fujimi venait tout juste de se jeter dans la gueule du loup qui n'était d'autre que le groupe de marine sous ses yeux. Bon sang il n'était pas question de crever comme une chienne, pas après avoir tout juste de percer dans le milieu artistique après avoir gagné le coeur de son public. Immobile, ses prunelles azuriques balayèrent du regard furtif la zone pour trouver quelque chose pour se mettre à l'abri comme une pile de caisses ou de tonneaux. Car même si elle venait à se faire toucher en tentant de s'y planquer, elle aurait pu riposter en utilisant les objets qu'ils l'auraient protégés pour les envoyer sur le peloton, comme une boule de bowling percutant un lot de quille. Hélas non ! Il n'y avait même pas un bout de planche qui traînait dans le coin alors qu'elle avait l'habitude de tomber sur ce genre de truc dans les ports d'anciennes villes récemment visité, celui-ci était clean. La femme-requin pesta intérieurement tandis que sa respiration fut courte et répétée, généralement elle était toute sauf calme et sérieuse, mais dans des situations de ce genre elle cessait ses conneries. Son regard fixa sur le canon d'un des fusils braquer sur elle un instant avant de refermer lentement ses pupilles, la tête pencher vers le sol. Elle espère à ce qu'ils ne touchent pas ses organes vitaux afin qu'elle puisse faire semblante d'être morte après, avant de prendre ses jambes à son cou dès moment venu. Seulement voilà.... il y avait une chance sur dix que cela fonctionne......

      Alors qu'elle attendait le moment pour se faire exécuter sur place, un individu surgit de nulle part apparut à ses côtés et força Fujimi à se baisser avant que subitement, quelque chose éliminât instantanément les marines. À la surprise mêlée à l'étonnement de la femme-poisson qui se releva pour contempler les cadavres jongeant le sol. Tous avec une balle enfoncée dans le crâne. Comment a-t-'il fait pour renvoyer leurs balles alors qu'il était plaqué au sol comme Fujimi !? Tout était passé si vite qu'elle avait du mal à assimiler ce retournement de situation spontané puisque la mystérieuse personne, qui venait de lui sauver la vie, n'était d'autre que le jeune homme de tout à l'heure, celui qui s'était frayé un chemin parmi la foule pour la contempler de plus près. Elle haussa les épaules pour sa question.

      - Ça va ça va ! Hormis le fait que je sois surpris de la façon dont tu les as zigouillés, tout va pour le mieux. J’te remercie infiniment de m’avoir sauvé ! Si je n’étais pas poursuivi par les marines je t’aurais embrassé, shishiiii !

      Bien qu'elle soit curieuse de nature, elle mit de côté sa question sur la façon étrange d'avoir éliminé les soldats pour plus tard. Le plus important était de ce barré d'ici au plus vite. Au même moment, un des gardes aux sols fut encore en vie pour utiliser ses dernières forces pour un dernier acte de sa vie : il siffla dans son sifflet pour appeler de l'aide. Bien qu'il soit trop tard pour le faire taire, Fujimi lui flanqua un coup de pied magistral dans le diaphragme, l'envoyant valser brutalement contre un mur en pierre de plein fouet et dans un bruit d'os brisé, laissant derrière lui une trainée sanglante peindre la paroi rocheuse. De toute façon elle était déjà recherchée dans cette ville et avec un peu de chance, peut-être que les marines n'auront pas entendu le bruit du sifflet. Sa constitution de femme-poisson lui donnait une force physique surhumaine qui lui permettait d'envoyer en l'air des humains comme si c'étaient des poupées de chiffon. Un des facteurs majeurs de la raison qui pousse les humains à craindre les hommes et les femmes-poissons. Peu après le petit massacre, son prince charmant prit sa main droite et lui demanda de le suivre. Fujimi hocha la tête.

      Elle reprit sa fuite auprès de son mystérieux sauveur en courant à travers les rues de la ville. Elle avait prévu de s’enfuir en rejoignant le port, mais tout compte fait allait suivre son beau sauveur. Il est probable que les marines aient bloqué l’accès au port et il n’est pas question de retomber dans le même piège. Elle lui faisait confiance et elle n’avait aucune raison de se méfier de lui, si ça avait été un chasseur de prime ou encore un mercenaire souhaitant la vendre aux enchères, comme ce fut le cas il y a dix ans, elle serait déjà inconscience à l’heure qu’il est. Elle se sentait même à l’aise avec lui comme si c’était quelqu’un de familier alors que ça faisait à peine une minute qu’elle le connait. Finalement la chance lui souriait pour une fois.


      Dernière édition par Fujimi Kishiwara le Mar 14 Aoû 2012 - 3:06, édité 1 fois
        Shoma, preux chevalier avait réussi à contrer l'attaque du dragon et sauva ainsi la princesse, mais malgré cela il savait que ce genre de bestiole ne savourait pas aussi facilement vaincu. La marine avait des ressources, assez pour les poursuivre à travers toute l'île. Ils n'auraient de répit qu'une fois en dehors de la ville, pas avant. Maintenant qu'ils étaient recherchés, Shoma et la jeune femme devaient arriver à trouver une planque où personne n'irait les chercher, mais dans une ville comme celle-ci c'était peine perdue. Les quelques personnes qui avaient osé entraver le travail de la marine dans la taverne avaient fini menotté et termineront sans doute la nuit, voir la semaine derrière les barreaux pour outrage à la justice, ce qui réduisait considérablement les chances des deux hors la loi de trouver une quelconque aide parmi la population locale. Comment faire pour trouver une planque quand on ne connaissait pas la ville ? C'était impossible.

        Quittant les rues, Shoma et la femme-poissons décidèrent d'évoluer sur les toits afin de gagner du temps et être plus discret. En voyageant en hauteur, il diminuait les risques de tomber nez-à-nez avec des groupements de soldat. Après ce qu'ils avaient commis, ils étaient plus qu'évident que la marine allait mettre en place un blocus dans le but de stopper ces tueurs de soldat. D'autant plus qu'il ne savait pas qu'avec la jeune femme se trouvait un dangereux pirate. Si cette information venait à être confirmé par les soldats, il était évident que le dispositif mis en place pour la capture des deux fugitifs allait être intensifié au point où ils ne pourraient bientôt plus bouger sans essuyer des tirs ennemis.

        Après dix bonnes minutes à courir et à sauter de plateforme en plateforme, Shoma décida de stoppe sa course afin de réfléchir à un plan. Il en avait besoin, car partout où ils avaient tenté de fuir, ils s'étaient confrontés à des blocs de marin armé jusqu'aux dents. Des sirènes avaient donné l'alerte à travers la ville et la population avait fuit. Tout le monde avait regagné leur domicile sauf les deux fuyards qui n'habitant pas le coin n'avait que leur jambe pour les sauver du sort qui les attendaient en cas de prise. Le port qui semblait être la meilleure des solutions pour quitter la ville avait été le premier lieu que la marine décida de boucler. Tant que l'alerte était maintenu, aucun navire ne pouvait entrer ni quitter les quais, ce qui compliquait le plan du pirate. Ce dernier était venu sur cette île grâce à un navire de pêche. Navire qui était son seul moyen de navigation jusque là.


        " Pardonne moi, à force de devoir courir dans tous les sens j'en ai oublié mes manières. Mon nom est Mantle Shoma, capitaine pirate pour vous servir. Je suis à la recherche de membre d'équipage, mais nous verrons cela une fois sorti d'affaire. Pour le moment je vous demande simplement de me faire confiance. Je pense qu'ensemble nous pouvons quitter cette ville avant qu'il ne soit trop tard. "

        Alors qu'ils se reposaient pensant être à l'abri de toute intervention de la marine, Shoma vit un homme gagné un toit non loin de sa position. Armé d'un fusil de précision, le soldat représentait une sérieuse menace pour les deux fuyards. Shoma maîtrisait des techniques de combat à distance, mais s'il venait à l'utiliser, alors il montrerait à tous ces poursuivant l'endroit où ils se trouvaient et diminuerait encore plus ses chances de survie. La seule chose à faire fut d'attraper la jeune femme et de se planquer derrière un château d'eau métallique de taille moyenne qui se trouvait sur le bâtiment où ils étaient situés. Tant que le sniper ne les avaient pas remarqués, ils ne devaient pas bouger. Avec un peu de chance il déciderait de quitter son point d'observation et continuerait sa route comme les autres en contre-bas.

        Pour le bien du groupe, Shoma du se coller contre la jeune femme. Ils étaient si proche qu'il aurait pu voir si celle-ci avait des boutons sur sa peau et comment ils étaient. Malgré les apparences qui laissaient peut-être croire que le capitaine pirate profitait de la situation, Shoma n'était pas le genre d'homme à laisser ses sentiments où même des pulsions sexuelles prendre le dessus. Au contraire il était plutôt le genre de personne à rester de marbre même devant la plus belle femme du monde. La femme-poisson était belle il fallait le dire, mais malgré sa beauté, Shoma n'avait agis que dans le but de leur survie.

        D'ailleurs même collé contre elle et, alors qu'il pouvait sentir les formes voluptueuses de la jeune femme contre son torse, le pirate restait très concentré, observant avec un regard des plus sérieux les agissements du soldat qui restait en position et ne bougeait pas d'un iota.

        Ce n'est qu'une fois le soldat commençant à descendre de sa position que Shoma rendit à la jeune femme son espace vitale. Une fois à bonne distance il remarqua enfin ce qui s'était passé. Pour lui ce n'était qu'un réflexe de survie. Son instinct avait pris le dessus pour leur bien, mais étant donné qu'il ne connaissait la jeune femme que depuis quelques secondes, il lui demanda pardon. Même s'ils étaient dans le même bateau, il se devait de respecter sa compagne de fuite.

        Alors qu'il allait joindre les gestes à la parole, Shoma fit tomber un morceau de tuile sur le sol, ce qui stoppa le sniper dans sa descente. En regardant de plus près dans la direction où se trouvait le pirate et la musicienne, il remarqua une paire de soulier qui dépassait et regagna sa place avant de tirer. Le coup rata la cible et alerta Shoma. Il était temps de quitter leur planque. Avec un fusil de précision, continuer d'évoluer sur les toits allait être un exercice très difficile. Sans aucun objet pour se cacher où se planquer, ils allaient être des cibles faciles pour cet homme, voilà pourquoi le jeune capitaine proposa à la jeune femme de laisser les toits afin de retourner dans les rues.
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        Sans plus attendre Fujimi reprit sa fuite, accompagnée de son preux chevalier qui lui tient la main comme si c'était une demoiselle en détresse sans défense, d'un côté ça ne la dérange pas. Il faut vite trouver un endroit sûr pour se cacher, le temps d'élaborer un plan B pour s'échapper de ce guêpier. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que d'autres gardes ne rappliquent par centaines voir par millier dès qu'ils apercevront les cadavres de leurs camarades, tuer par son sauveur. Et il est inutile de faire confiance aux citoyens de cette ville, les deux fuyards ont beaucoup plus de chance de se faire chopper dans la demeure d'un civil que de se faire capturer dans la rue. La femme-requin peut même entendre le bruit d'une porte défoncer et des hurlements d'une famille apeurée à vingt mètres plus loin, la marine n'y aller pas de main morte dans ses recherches. Tout ça pour arrêter une femme-poisson ? Fujimi doit forcément se trouver sur une île bien raciste envers sa race.

        Cette fois-ci, Fujimi et le jeune homme à la chevelure ténébreuse quittent les rues pour poursuivre leurs fuites sur les toits des maisons et autres bâtiments de la ville. En plus d’avoir une vue d’ensemble sur la ville, ils bénéficient d’une couverture ténébreuse qui les rendent indétectables. Une brillante idée de sa part. La jeune blonde stoppe sa course au même moment que son ami qui se présente en toute courtoisie comme étant Mantle Shoma, un capitaine pirate recherchant des membres de son équipage. Un sourire discret se dessine sur les lèvres fines de la femme-requin, ça tombe bien elle cherche justement une nouvelle famille dans un équipage pirate et ce Shoma semble être un capitaine assez puissant, la scène des marines tuer simultanément la bien convaincue. Fujimi glisse une main dans sa frange pour déplacer une mèche rebelle gênant sa vue.

        - Ravie de t’connaître Shoma, moi chuis Fujimi Kishiwara meuh tu peux m’appeler Fufu pour les intimes. Et ne t’inquiète pas j’te fais confiance…….

        Sa voix est enthousiaste, mais discrète, afin de ne pas signaler sa position aux marines d’en bas. Elle s’accroupit sur les tuiles du toit pour augmenter sa furtivité (bah ouais elle est grande quand même) et balaye la ville d’un regard circulaire. Des marines quadrillent des intersections tandis que d’autres patrouillent les rues en bloc, les bruits de leurs bottes accentuaient la tension dans l’air, déjà pesant. Ses pupilles se figent sur la côte de l’île et un plan germe dans ses neurones. Elle a l’intention d’emprunter un raccourci pour rejoindre la plage puis de rejoindre le port en passant par la mer. Une fois sur place elle n’aura plus qu’à pousser la barque de son allié vers la plage. En tant que femme-poisson elle n’aura aucun problème pour nager à plusieurs mètres de profondeur afin d’atteindre les quais incognito. Bien sûr il faut d’abord une bonne distraction de Mantle pour pouvoir atteindre la plage sans tomber sur un pack de vingt marines en chemin. Certes, c’est un pari risqué, mais c’est déjà mieux que de rejoindre directement le port en éliminant tout sur son passage.

        Alors qu'elle aller annoncer son plan à son coéquipier elle vit un matelot, équiper d'un fusil sniper, en train de rejoindre le toit d'un bâtiment voisin qui s'est mis à plat ventre, prêt à tirer sur les fuyards une fois débusqué. Il était trop loin pour pouvoir le toucher correctement et puis elle risquait de se faire griller si elle venait à le tuer, sachant qu'il y avait trois marines non loin du tireur. C'est mauvais. Sitôt l'avoir vu qu'elle se cache immédiatement derrière une citerne, auprès du beau brun. La cachette n'est pas très grande si bien qu'elle fut obligée de s'appuyer contre Mantle. À cet instant presque « intime » sa température corporelle ainsi que les battements de son coeur augmentent brusquement. Elle tente de se faire violence en secouant la tête pour chasser ses pensées sexuelles de son esprit puis inspire et expire profondément, ce n'est pas le bon moment pour être distraite. Continuant d'épier un petit groupe de marine qui patrouillent dans la rue ainsi que le tireur d'élite, ce dernier finit par décamper de son perchoir au bout de vingt minutes à guetter les lieux pour aller rejoindre ses potes,en empruntant une échelle en bois. À cet instant, Fujimi accepte les excuses de Shoma d'un sourire amical et d'un hochement de tête, pour s'être coller à elle. Contrairement aux pervers qui taquinaient sa poitrine ou son postérieur pour assouvir leurs basses pulsions, la femme-requin ne ressentait aucune gêne d'être serré contre une personne du sexe opposé, encore moins lorsque c’est un jeune homme séduisant.

        C’est le moment ou jamais de reprendre la fuite, hélas ce fut trop beau pour que ça se déroule comme prévu. Shoma eut le mauvais réflexe de faire tomber une tuile du toit qui s'éclate par terre dans un bruit aigüe, révélant leurs positions au tireur d’élite qui retourne automatiquement sur son perchoir pour tiré une balle que Fujimi esquive de justesse d’un mouvement vif sur le côté. Ils viennent de se faire repérer. La femme-requin crache un juron avant de se tourner vers Shoma qui lui propose de se barrer d’ici pour rejoindre de nouveau les rues, toujours planqué derrière la citerne. Elle repense à son plan de secours élaboré dans sa tête avant de lever la main vers le jeune homme, comme pour dire d’attendre.

        - Attend Shoma, j’ai un plan pour pouvoir nous en sortir ! Mais pour cela tu dois me faire confiance. Pourrais-tu faire une bonne distraction pour m’ouvrir la voie sur la plage en attirant les marines vers toi ? J’ai prévu d’emprunter la plage pour rejoindre les quais du port sans me faire repérer, et pouvoir trouver une embarcation pour toi. Il faudra également que tu rejoignes la plage toi aussi après avoir distraits les soldats pendant un certain temps. Qu’en dis-tu ? Je sais que je te demande beaucoup, mais c’est la seule solution pour nous évader tous les deux. Après, si tu as une meilleure idée, je ne suis pas contre………

        Tout a été dit. Il ne reste plus qu'à attendre que son allié se décide et qu'il fasse vite, car les coups de feu du sniper et de ses camarades vont ramener de plus en plus de soldats. Le temps en est compté.


        Dernière édition par Fujimi Kishiwara le Jeu 16 Aoû 2012 - 15:14, édité 3 fois
          Niveau plan, Shoma était au bout du rouleau. Rien de ce qu'il pouvait proposer aurait été capable de les sortir d'affaire, c'est à ce moment que la jeune femme décida de prendre les choses en main. Cette fois-ci c'était au tour de Shoma de lui faire confiance. La jeune femme avait élaboré un plan qui était selon elle une option valable et fiable. Shoma avait pensé à foncer dans le tas et combattre toutes les personnes qui se mettraient sur son chemin. Un plan rudimentaire et qui lui aurait permi à lui de quitter la ville sans trop de problèmes, mais qui mettait la jeune femme dans une situation très délicate. Le plan de la jeune femme était meilleure que celui du pirate et avait plus de chance de voir la jeune femme quitter la zone sans se retrouver sous les tirs ennemis. La seule chose qui chagrina le pirate fut de devoir laisser la femme-poisson seul. Il venait de trouver sa chanteuse, s'il ne lui disait pas qu'il avait besoin d'elle dans son équipage il avait peur qu'elle ne l'attende pas et quelle fille à l'anglaise à la première occasion. Après une longue expiration, le capitaine pirate décida de faire confiance à la chanteuse. Ce n'était pas tous les jours qu'il accordait sa confiance aussi vite, elle allait devoir se montrer à la hauteur de la faveur qu'il allait lui faire.

          "Une fois hors de cette ville deviens ma nakama. Tu ne le regretteras pas !
          Quand nous nous retrouverons tu pourras me donner ta réponse. "


          Quittant la jeune femme afin de faire diversion, Shoma retira son sabre caché à l'intérieur de ses vêtements jusqu'à présent et utilisa son ombre afin de monter sur le toit des maisons à la manière d'un célèbre docteur du nom d'Octopus. Shoma avait quitté la jeune femme sans aucun regret, si elle voulait devenir une pirate elle aurait l'occasion après cet évènement de rejoindre son équipage et si elle n'était pas destinée à entrer dans le monde de la piraterie, alors elle pourrait compter sur le pirate pour lui permettre de mettre les voiles le plus loin possible de cette île.

          Une fois en hauteur, Shoma fonça dans la direction du sniper. Il était le premier ennemi qui devait tomber sous les coups du pirate. Voyant l'un des fuyards arriver dans sa direction, l'homme se baissa, regarda dans son viseur et appuya sur la gâchette de son arme, laissant échapper de son fusil de précision une balle qui devait clouer au sol le pirate suicidaire. Jamais personne n'aurait dans l'idée de charger un homme avec un fusil puissant capable de toucher une cible à plus de 400 mètres, mais visiblement aujourd'hui le soldat venait d'en trouver un. La balle fusa en direction du pirate, mais ne le toucha pas. Shoma sauta sur le sol, évitant ainsi une balle en tête, puis se releva et envoya son sabre aiguille tel un javelot en direction du sniper qui voyant que sa balle n'avait pas touché sa cible se pressait de recharger avant que sa cible ne soit trop proche de lui. Le lancé du pirate rata sa cible et tomba près du pied du soldat, mais l'ombre du pirate avait été collé à l'arme et une fois planté dans le toit de la maison, celle-ci utilisa l'arme de son maitre afin d'embrocher le soldat.

          Un de moins, maintenant il en restait plein. Une fois débarassé du sniper, Shoma rappela son ombre avant de regarder autour de lui où se trouvait la plus grosse population de soldat. Il devait frayer un chemin à la jeune femme afin que personne ne puisse la stopper. Alors qu'il observait depuis son perchoir, Shoma reçu une balle dans l'épaule. L'impact jeta le pirate à terre. Tandis qu'il était occupé à regarder quel groupe il allait attaquer, plusieurs soldats avaient gagné les toits afin de voir ce qu'il se passait en hauteur. Si le sniper n'avait pas tiré, tout cela ne serait pas arrivé. Pas le temps de pleurer sa peine, Shoma se releva et descendit de nouveau dans les rues. En un contre un il aurait pu récidiver son attaque, mais avec contre une bande armée, c'était une autre histoire. Dans la rue, le capitaine tomba nez-à-nez sur un groupe de quatre soldats. Armée de fusil, les marins n'étaient pas prêt à combattre au corps-à-corps ce qui profita au pirate qui utilisa uniquement une seule de ses mains pour les neutraliser. Pas le temps de tuer cette bande de looser. Des coups dans l'estomac, les bourses et la nuque étaient largement suffisant pour rentre ces soldats plus inoffensifs que des bébés.

          Laissant ses victimes sur le sol, Shoma pris la peine de ramasser l'un des fusils de l'un des marins ainsi que ses munitions. Armée d'un joli fusil, le capitaine retira sa capuche avant d'avancer dans les rues en tirant à chaque pas qu'il faisait. Le but de cette manoeuvre était bien d'attirer à lui toutes les forces de la marine. Tirant dans les murs, fenêtre, lampadaire et autre poubelle, Shoma fini par ameuter autour de lui une bonne vingtaine de soldat. Encerclé de toute part et sans aucune munition, Shoma leva les bras en l'air, jetant ainsi son arme avant d'échanger sa place avec son ombre et fausser compagnie au groupe de marin qui allait procéder à son arrestation. Se retrouvant sur le toit d'une petite épicerie, le capitaine pirate leva son troisième doigt en l'air afin de provoquer la marine et sauta par-dessus le groupe avant de prendre la fuite dans la direction opposée à celle emprunter par la jeune femme.


          " Prévenez la base ! Mantle Shoma le pirate a été repéré et nous le poursuivons à travers la ville. Il nous faut au plus vite du renfort. "

          Demander plus de force pour le stopper, Shoma n'avait pas prévu cela, voilà pourquoi il se stoppa dans sa course et utilisa son ombre afin de se défaire de la bande de soldat qui était à sa poursuite. Il démolit les murs d'une maison qui avait l'air abandonner pour que celle-ci tombe sur les marins. Enseveli sous une grosse couche de pierre et de ciment, ses poursuivants étaient maintenant hors course, ce qui permit au pirate de rebrousser chemin afin d'essayer de rejoindre au plus vite le port. Shoma avait un bateau à prendre et ne devait pas rater son départ.
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          Finalement, Shoma accepte son plan après avoir murement réfléchi s'il doit lui faire confiance ou non. Se séparer de son coéquipier lui donnait un nœud à son estomac, mais elle n'avait pas le choix, c'est ça ou mourir. Malgré la présence protectrice de son sauveur qui doit être plus fort qu'elle, il y a trop de soldats pour qu'il puisse rejoindre le port tout en protégeant efficacement la femme-requin. Fujimi hoche de nouveau la tête aux dernières paroles de son allié avant qu'il ne dégaine un sabre enfoui dans sa tenue pour prendre d'assaut le sniper, déployant son ombre sous forme de tentacules ténébreuses. La musicienne des fonds marins affiche un air estomaqué, ce type est un utilisateur d'un fruit du démon, un maudit des flots, ce qui explique mieux comment il a pu vaincre un peloton de marine aussi facilement. Elle avait entendu parler de ces humains ayant consommés ces fruits maudits comme quoi ils obtenaient un pouvoir avantageux, mais en revanche ils devenaient des ancres humaines. C'est la première fois qu'elle voit ce genre de personne sous ses yeux.

          Elle profita de l'attention des marines sur Shoma en sautant du toit pour atterrir dans une ruelle étroite qu'elle traversa pour rejoindre la plage plus discrètement, plutôt que d'emprunter les grandes rues. Parcourant les ruelles en courant de toutes ses forces, elle enjamba des piles de palettes et de cartons en vrac. De l'autre côté elle pouvait entendre le bruit des bottes militaires mêlées à des instructions données par un officier résonner dans l'air, tous se dirigeaient vers le bruit des coups de feu vers la direction opposée de Fujimi, là où se trouvvait Mantle. Jusqu'ici son plan se déroulait comme sur des roulettes. Les représentants de l'ordre quittaient leurs postes pour soutenir leurs camarades en train de se battre contre son futur capitaine. Elle s'accroupit derrière une poubelle à la vue d'un paquet de soldats aperçu à la sortie de l'allée et patienta quelques secondes, après quoi elle scruta vivement la rue avant d'aller rejoindre la prochaine ruelle situer de l'autre côté de la rue. Ayant minutieusement mémorisé le trajet et les ruelles à prendre avant d'annoncer son plan à Shoma, la femme-requin ne se trompait pas de direction. Ça aurait été con si elle n'y avait pas pensé. Elle s'arrêta en chemin pour s'empara d'une table circulaire, n'ayant plus de pied centrale, et s'en servir de bouclier contre les balles de ses futurs assaillants. Elle était dans un sale état, mais assez épaisse pour tenir la route et il restait encore un bout du support pour la tenir correctement. Pour un humain elle était bien lourde à porter, mais pour une femme-poisson comme elle, c'est comme soulevé un gosse d'une main, elle n'eut aucune difficulté pour la manier à une main. Il ne lui manque plus qu'une lance pour ressembler à une spartiate .......

          Reprenant sa course contre la montre, elle finit par atteindre la plage au bout de cinq minutes de course, mais la marine n'était pas assez stupide de laisser la plage sans surveillance peut-importe la raison, elle le savait. Une troupe composée de cinq marines s'interposa de son objectif, l'un d'eux l'aperçut et signala sa présence à ses collègues, tant pis pour la discrétion. Fujimi fonça dans le tas tout en se protégeant des tirs grâce à son bouclier massif. Quelques balles se fichèrent dans ses mollets et un cri de douleur s'échappa de sa bouche, mais elle supporta la douleur. elle a connu bien pire. Elle frappa un soldat en pleine gueule d'un crochet du droit avant d'attraper son bras pour le jeter violemment contre trois de ses camarades qui furent projetés quelques mètres plus loin. Puis elle enchaina en balançant la table contre les genoux d'un marine encore intact pour l'envoyer à terre et lui déboiter les articulations au passage. Le pauvre homme poussa un cri d'agonie que la femme-requin interrompit en lui rouant de cou, puis elle en profita pour attraper le fusil du macchabée et fusilla les quatre marines restants. Ceci fait, elle rejoignit la mer avant de s'éloigner de la plage pour pouvoir nager en profondeur, afin de rejoindre les quais du port en toute discrétion. Il faisait très sombre, mais les rayons lunaires éclairaient suffisamment les fonds marins pour avoir une visibilité satisfaisante, bien que minime. Elle finit par atteindre les quais au bout de cinq minutes, après avoir nagé tant bien que mal à cause des blessures causées par le groupe de tout à l'heure. Fujimi remonta à la surface, sortit de l'eau en escaladant les bords du quai et parcourra l'extrémité du port à la recherche d'une barque monoplace quelconque. L’endroit était bien éclairé par les lampadaires portuaires et permettait de mieux discerner les bateaux et navires divers et varier des lieux. Elle ne tarda pas à trouver une barque pour deux personnes entre deux navires marchand, celle-ci fera l’affaire et ce ne sera pas une grande perte pour le propriétaire.

          Alors qu'elle détacha la corde de l'embarcation de la poutre en acier reliant l'embarcation, elle sentit le canon d'une arme pointée sur sa nuque et une voix autoritaire l'ordonna de mettre les mains derrière la tête. Merde, elle venait de se faire chopper, encore........mais apparemment le marine semblait être seul. Elle obéit à l'ordre et leva les mains en l'air, mais dès cet instant elle effectua un geste vif sur le côté tout en désarmant l'inconnue en lui saisissant le poignet qu'elle pivota. Un coup de feu éclata, mais l'arme tomba sur le coup sous le craquement d'os, le représentant de l'ordre fit un bond en arrière et Fujimi se tourna sur celui qui vient de la débusquer. Un officier de la marine, précisément un colonel rien que ça, à en juger par ses galions. Il avait la tronche typique d'un rat de bibliothèque avec ses lunettes rectangulaires et sa chevelure frisée qui ressemblait plus à une moumoute qu'autre chose, ainsi qu'un bras en moins pour une carrure assez fine. C'est bizarre, sa tête lui était familière, comme si elle l'avait déjà croisé dans le passé. L'officier lui jetta un regard arrogant.

          - Je vois que tu es toujours aussi doué pour désarmer tes cibles, Maelström……

          Maelström...... Cela fait bien longtemps que personne ne l'avait appeler sous ce pseudonyme, la dernière fois qu'il fut prononcé devant elle, Fujimi faisait encore partie des fishmen's pirates. Un flashback datant de deux ans surgis de son subconscient. Elle se vit affronter un officier semblable à celui qui se tient devant elle actuellement. Même coupe de cheveux, même lunette et même taille, mais pas même grade. Sa mémoire se rafraîchit et son expression changea. Elle posa ses mains sur ses hanches avec un air perplexe. Kyo Asakura, c'est bien son nom, un vieux rival qu'elle croyait en avoir fini avec elle, visiblement ce n'était pas le cas. Kyo est un combattant jambiste expérimenté qui lui avait donné du fil à retordre dans le passé, elle s'était battue contre lui à plusieurs reprises et durant son dernier combat contre lui, elle lui avait déchiqueté son bras droit avec sa puissante mâchoire en guise de souvenir.

          - Je ne pensais pas te revoir un jour, Kyo Asakura. Je pensais t’avoir donné une bonne leçon après t’avoir arraché son bras droit qui au passage, était délicieux, shishiiii ! Tu comptes vraiment m’arrêter sans l’aide de tes p’tits camarades ?
          - Oh rassure-toi, je n’ai pas besoin de mes hommes pour t’arrêter. Tu as certainement remarqué que je ne suis plus un simple lieutenant comme la dernière fois ? Et bien ceci est le fruit de mon labeur que j’ai enduré pour qu’un jour, je puisse te mettre sous les verrous comme la sale chienne que tu es !

          Fujimi afficha une moue moqueuse et pose un doigt sur son menton.

          - Mhuuummm…..ca dépend aussi dans quoi tu as trimé aussi, car si c’est pour avoir sucé les nœuds de tes supérieurs bah là j’veux bien t’croire, j’peux même voir une p’tite tache blanche sur le coin de tes lèvres Shishishishi !
          - Rigole Fujimi, rigole, car tu ne risques pas t’aimer la suite......

          Sur ses mots, Kyo s'est empressé pour attaquer le premier en fonçant sur Fujimi tel un boulet de canon, puis effectue une pirouette prodigieuse, utilisant l'élan de son acrobatie pour flanquer un puissant coup de pied que la femme-requin bloqua difficilement en croisant ses bras sur son visage, enchaînant son attaque en usant de son autre pied pour porter un coup violent sur la partie creuse de Fujimi. Sonnée par le coup, elle n'arrive pas à anticiper l'attaque latérale de Kyo qui frappe de plein fouet l'estomac de la femme-requin, suivi d'un coup de pied vertical précis et puissant en pleine figure qui l'envoi à terre. Malgré le choc violent, la femme-requin reprit ses esprits en secouant la tête. Elle roula sur le côté pour éviter un coup de pied sauté de Kyo puis se releva aussitôt en effectuant un " relever carpé ", esquiva deux coups de son adversaire avant de contre-attaquer en faisant une feinte sur la tempe pour tromper sa cible, ouvrant une ouverture qu'elle exploita en donnant un coup de paume rapide au niveau du cœur.

          - Juuken !

          L'attaque déstabilisa Kyo qui fut sonnée à son tour, vacillant pendant dix secondes, Fujimi en profita pour tenter de l'achever avec sa prochaine attaque. Elle lâcha un sprint déchainer tout en reculant son bras en arrière, poing refermer, pour tout donner en une seul et même attaque. Mais à son grand désarroi, celui-ci réussi à dévier le coup par une rotation maitriser de son corps sur son centre de graviter et lui administra un coup de pied retourner dans sa mouille, devenu plus puissant par l'élan de la femme-requin. Respirant difficilement, le colonel inspira d'un coup avant de mitrailler la femme-poisson par un coup de pied sauté dans l'estomac, suivi d'un autre coup sur la figure puis sur l'échine et dans le plexus avant d'achever son combo en exécutant un triple salto arrière extrêmement rapide, utilisant l'élan acquis pour porter un coup de pied sous la mâchoire. Éjectant Fujimi en mer dans un *Splash* étonnant.

          * Uuuggghhh ! L'enfoiré.......*

          Fujimi resta sous l'eau, le temps de récupérer un peu après ce qu'elle vint de se ramasser, crachant un filet de sang qui se dilua dans l'eau salée avant de. Heureusement elle avait réussi à contracter tout les muscles de son corps au maximum à temps pour diminuer l'impact des coups du mieux qu'elle pouvait, mais l'assaut de Kyo lui avait quand même fait mal, très mal. Putain ce gringalet ne plaisantait pas quand il disait qu'il était devenu si fort pour être colonel ! En tout cas il n'est pas assez fou pour vouloir affronter Fujimi dans son élément et il est peu probable qu'il appelle ses hommes pour venir l'aider. Non ! C'est bien de la revanche qui motive beaucoup le bigleux et cela fait plaisir à la femme-poisson, mais elle n'a pas le temps à perdre avec lui, elle est là pour l'embarcation et ce n'est pas quatre yeux qui va l'en empêcher. De plus il ne va certainement pas la laisser prendre la barque et tentera de la détruire s'il le faut. Elle est donc obligée d'éliminer Kyo au plus vite pour pouvoir s'emparer de l'embarcation, et elle sait déjà comment elle va s'y prendre. Maintenant ça ne rigole plus !

          Craquant ses phalanges et ses cervicales, elle se propulsa à cinq mètres hors de l'eau et atterrit sur les quais, montant une posture défensive à l'instar d'asakura qui nargua Fujimi d'un sourire agaçant. Il n'aller plus rire pour longtemps. Bandant ses muscles, elle s'élança de toutes ses forces pour se propulser à grande vitesse vers son adversaire, puis arriver à un mètre de lui elle fit un pas de côté tout aussi vif pour assené un direct du gauche qui frôla de près la figure de Kyo qui l'esquiva en penchant sa tête sur le côté. Fujimi en profita pour lui flanquer un croche-pied qui l'envoya à terre, mais il arriva à se réceptionner avec ses bras pour faire le poirier, tentant de riposter en mitraillant à coups de pied la femme-requin. Celle-ci arriva par réflexe à attraper ses pieds et le balança en mer comme il l'avait fait pour elle, sauf que cette fois-ci il ne se trouver plus sur terre mais en mers. Sans perdre de temps elle replongea en mer, fonçant comme une torpille droit vers sa proie qui montra les premiers signes de la peur en nageant frénétiquement pour rejoindre la terre ferme, totalement paniqué. Fujimi empoigna ses chevilles et l'entraina aussitôt dans les fonds marins. Terroriser de toute son âme, Kyo tenta désespérément de se défaire de l'emprise de Fujimi mais en vain, sa force physique était beaucoup plus forte que la sienne, en plus d'être beaucoup plus rapide sous l'eau. Les profondeurs n'excèdaient pas les vingt mètres, mais ça restait suffisant pour que l'officier met du temps pour qu'il remonte à la surface et encore......Fujimi va s'assurer à ce qu'il ne puisse aspirer une nouvelle bouffée d'air.

          Touchant le fond, Fujimi fouetta brutalement le corps de l’officier comme une serpillère, une fois, deux fois, puis trois fois avant de lui déchiqueter chacune de ses jambes d’un simple coup de mâchoire, dans un bruit de chair et os. La figure de Kyo se déforma sous la douleur et ne put réprimer un cri, expirant une bonne quantité d’air contenue dans ses poumons tandis que son fluide vital teinta les eaux profondes à profusion. Immerger dans le stress et l’angoisse la plus totale, il tenta encore de sauver sa peau en remontant précipitamment à la surface malgré la douleur effroyable en train de le ronger. Il était temps d'en finir une bonne fois pour toute. La femme-requin donna une puissante impulsion sur le sol marin et se propulsa rapidement vers la surface dans un grand arc de cercle, pour ne pas diminuer la vitesse. Avant de replonger aussitôt vers la cible et lui faire manger un puissant coup de poing dans la gueule, provoquant également une onde de choc assez violente qui l'envoya s'écraser sur le sol marin.

          - Umidaiko !

          Sur ce coup destructeur, le colonel expira ses dernières bulles airs, les yeux révulsés et la bouche grande ouverte. S'en était finie de Kyo Asakura. Sitôt fait, Fujimi retourna au port et coupa la corde de la barque avec ses dents avant de retourner sur la plage en poussant la barque par-derrière. Elle bâtit des pieds avec rage afin d'arriver à la plage à temps, en espérant qu'il ne soit pas trop tard. Ses muscles faciaux se contractèrent, la douleur de ses jambes s'est accentuée depuis son combat, contrainte de nager à vitesse modérer pour retourner à la plage, afin de soulager la douleur déjà intense. Dix minutes de nage plus tard, elle atteint la plage par où elle est passée pour atteindre le port et accosta la barque devant Shoma.

          - C’est bon Shoma j’ai une barque ! Et désoler du retard, mais j’ai dû m’occuper d’un officier plutôt coriace au port et pas qu’un peu.



          Dernière édition par Fujimi Kishiwara le Mer 22 Aoû 2012 - 2:27, édité 15 fois
            Tournant les talons, Shoma quitta la maison qu'il venait de faire tomber afin de marcher sur les pas de la jeune femme-poissons. Il avait fait son possible pour retenir au maximum l'attention des soldats de la marine. S'il restait plus longtemps la situation allait dégénérer et ce n'était pas une simple bataille qui se profilait, mais bien une véritable guerre. En chemin, le capitaine pirate tomba sur plusieurs groupes de marins, mais à chaque fois il préféra rebrousser chemin et tenter sa chance à la prochaine intersection plutôt que de tenter de passer en force. Plus il perdrait de temps à jouer avec ces hommes et plus il retardait le départ de son navire. Le chemin qui devait le conduire directement au port fut très vite encombré par de nombreux groupes de soldat qui tiraient dans tous les sens afin de lui faire la peau. En cinq minutes, Shoma avait réussi à mettre plus d'une trentaine de personnes à ses trousses à tel point qu'il avait manqué de peu de se faire décapiter. Alors qu'il esquivait tant bien que mal les projectiles qui fusaient dans sa direction, un soldat s'était planqué à une intersection et attendait la venu du pirate afin de lui infliger un coup horizontale dans le but de séparer son corps en deux parties.

            Heureusement Shoma vit l'ombre d'une personne au sol le long de l'intersection ce qui lui permit de se jeter au sol avant que le piège ne se mette en place et ne sépare sa tête du reste de son corps. Comment aurait-il fait pour devenir le seigneur des pirates s'il n'avait plus la tête sur les épaules. Le marin avait eu une bonne idée, mais dommage pour lui ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait briller et qu'il monterait en grade pour avoir stoppé un dangereux pirate.

            Courir dans tous les sens avait conduit Shoma à se retrouver coincer dans un cul de sac. Il ne pouvait plus avancer et alors qu'il comptait rattraper son erreur et faire demi-tour, il tomba sur les marins qui l'avaient poursuivi. Content d'avoir pu stopper le pirate, ils se mirent à rire avant de braquer leur fusil sur leur cible. Une voix lui demanda de se rendre, avant de lui dire qu'ils étaient obligés de lui proposer une arrestation pacifiste, mais qu'ils n'étaient pas obligés de le ramener à la base en vie. Voilà le véritable visage de la marine. D'après eux ils oeuvraient pour la paix, mais ils étaient plus dangereux que les pirates. La mort en costume de médecin, voilà ce que représentait la marine de nos jours. Mais à ce jeu Shoma n'était pas un ange non plus. Se retrouver coincé dans un cul de sac était une situation qui ne souriait pas à la marine, car avec l'aide de son fruit du démon le capitaine pirate ne pouvait être stoppé par de simple pantins. C'est d'ailleurs en utilisant son ombre que Shoma put se rendre de l'autre côté du groupe de marin sans que ceci ne puisse ouvrir le feu.

            Kage Kage Mane

            L'ombre de Shoma s'étendit et bloqua les mouvements de tous les marins. Incapable de remuer la bouche sans l'autorisation du pirate, les hommes qui le tenaient en joug regardèrent avec effroi le visage souriant du pirate qui marchait dans leur direction. Alors qu'ils se trouvaient bloquer en un instant, les marins se mirent à marcher dans la direction de Shoma sans savoir pourquoi leur corps se déplaçait contre leur volonté. Ils avaient beau tenter de se débattre, ils n'arrivaient pas à reculer. Afin de leur expliquer ce qui leur arrivait, Shoma baissa sa tête, ce qui força les marins à faire de même, puis il leur montra le lien qui les reliaient. L'ombre de Shoma avait réussi à tous les atteindre. Un lien plus fort que tout et c'était d'ailleurs à cause de ce même lien qu'ils avaient tous déjà perdu. Une fois connecté, ils leur étaient impossibles de gagner et face à un homme comme lui perdre signifiait dans la plupart du temps la mort et ils en étaient tous conscients.

            Cette fois-ci Shoma n'avait pas le temps de tuer tous ses opposants. Il était attendu, voilà pourquoi il força les soldats à se faire face avant de les obliger à utiliser leur arme afin de se tirer dans les jambes. Force d'obéir, les pantins usèrent de la poudre afin de trouer les jambes de leur camarade. Chaque personne reçut deux balles histoire de bien les cloué au sol, puis une fois le travail bien effectué, Shoma relâcha son emprise faisant tomber par la même occasion toutes ses marionnettes au sol. Maintenant il était certain qu'ils n'allaient plus pouvoir le poursuivre à travers la ville.

            Seul dans les rues, Shoma sauta sur les toits et constata qu'à cause de la marine qui l'avait poursuivi, il s'était trompé de chemin. Maintenant qu'il était seul, le capitaine pirate sauta de maison en maison afin de rejoindre le port. Alors que les cris des soldats qu'il avait forcés à se tirer dessus se faisait de plus en plus puissant, sans doute que deux balles dans une même jambe avait été un sort trop douloureux, Shoma ne pensait qu'à une chose. Non pas qu'il avait été trop cruel, mais bien à la jeune femme. Il espérait vraiment qu'elle avait réussi à atteindre le port sans aucun problème.

            Une fois le port atteint, le capitaine remarqua la couleur sombre de l'eau ainsi que des traces de sang sur le ponton, puis au loin, il vit un navire qui bougeait sans personne abord. A ce moment, le capitaine pirate compris qu'il s'agissait de la jeune femme-poisson. Arrivé en retard et maintenant que le navire était trop loin pour sauter abord, Shoma décida de le suivre au loin afin de ne pas rater le prochain arrêt. Dix minutes à gambader à travers la ville, les maisons et les usines de la ville et voilà le navire qui décide de rejoindre une plage de sable fins où plusieurs marins gisaient sur le sol. La jeune femme n'y était pas allée de main morte. Elle savait s'y prendre pour calmer les ardeurs de la marine.


            "- C’est bon Shoma j’ai une barque ! Et désoler du retard, mais j’ai dû m’occuper d’un officier plutôt coriace au port et pas qu’un peu. "

            *Terrible*

            " Tu es certaine que ton état de santé te permet de jouer les propulseurs ? Nous ne sommes pas pressé. Une fois en mer plus rien ne peut nous arriver. "

            Montant sur le navire que la jeune femme avait très certainement volé, Shoma relâcha les voiles et mit le cap sur le large. Il était temps de mettre fin à leur escapade sur l'île de la harpe. Une aventure mouvementé, mais qui avait permis à deux personnes de se rencontrer. Une happy end, comme on voudrait en voir souvent. Du moins c'était ce que pensait le jeune capitaine pirate avant de voir au loin un navire de la marine. Fujimi et Shoma avait à peine parcouru quelques miles qu'ils tombaient déjà sur un obstacle de taille. Le navire de la marine n'était pas à la recherche des fugitifs. Il s'agissait d'un simple navire qui comme tant d'autre se rendit d'île en île afin de ce ravitailler avant de repartir en mer pour accomplir leur mission de représentant de la justice, mais cela les deux protagonistes ne le savaient pas.
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            Sur la question de Shoma en ce qui concerne son état, Fujimi jette un œil sur ses jambes pour faire le point sur ses blessures. Leurs cas ne s’arrangent pas et risquent de s’infecter si elle ne s’occupe pas ses plaies au plus vite. Reste à espérer que son futur capitaine dispose d’un médecin. Elle aurait bien voulu s’installer dans l’embarcation, comme le dit Shoma, s’il n’y avait pas toute une troupe de marine qui s’approche dangereusement de la plage en passant par les ruelles, comme l’avait fait Fujimi, afin d’atteindre cette zone le plus tôt possible. Tous animé d’une détermination sans bornes pour stopper les deux hors-la-loi.

            - Je monterai avec plaisir dans la barque UNE FOIS que nous aurons quitté cette île au plus vite. Loin de tous ces pots de colle !

            Sans plus attendre, elle s'est mise à pousser la barque en utilisant ses dernières forces dans un ultime effort pour jouer les propulseurs comme la si bien dit son sauveur. Combiner avec le vent qui souffla, l'embarcation quitta la côté à une vitesse impressionnante sans que Fujimi soit touché par la pluie de plomb déversé par les marines, grâce à la protection offerte par la mer. En vingt minutes, sept cents mètres séparent maintenant les fugitifs de l'île et tout ça en grande partie grâce à Fujimi qui, néanmoins, regrette de n'avoir pas nargué ses poursuivants à la fin avec un doigt d'honneur. Quoi qu'il en soit elle allait pouvoir être enfin tranquille pour discuter avec Shoma à propos de son équipage, histoire d'en savoir un peu plus s'il correspondait à ses attentes. Du moins, c'est ce qu'elle crut comprendre avant qu'un navire de la marine s'interposa sur son escale et celle de Shoma. Merde, ont-ils étaient prévenues de leurs fuites par les autorités de l'île !? Apparemment non. Les deux bateaux (le navire et la barque) se sont donc croisés sans que l'un d'eux n'engage le combat. Sur ce coup-là, Fujimi poussa un soupir de soulagement puis monta dans la barque pour examiner ses plaies sur ses jambes une deuxième fois, posant ses mains palmées sur sa jambe droite en serrant. Les balles s'étaient figées au plus profond de sa chair et sa douleur croissante, bien plus que la dernière fois lorsqu'elle s'était fait coincer avec son ex-meilleure amie, peu après la chute de son équipage. Il lui est donc impossible d'extraire les balles par soi-même, cette opération délicate ne peut être réalisable que par un médecin.

            - Dite ! Vous n’auriez pas un toubib dans votre équipage ou quelqu’un qui puisse être capable de retirer des corps étrangers incrustés trop profondément ?....

            Alors qu'elle attendit la réponse, un brouhaha s'installa subitement dans le navire de la marine qui vira à tribord pour tirer un boulet de canon qui loupa la barque de près qui chavira sous les vagues. Bon ben visiblement, il venait tout juste d'être informé sur la fuite des deux criminels. Ses jambes lui crièrent de ne plus nager, la femme-poisson replongea quand même et poussa l'arrière de la barque tout en battant des pieds comme une folle. Sa douleur aux jambes monta d'un cran et Fujimi poussa un léger cri de douleur sous l'eau, dents serrées au maximum. Mais sa volonté et sa détermination sans faille lui donnèrent la force d'oublier les impulsions électriques émises de ses nerfs pour semer le navire en train de pilonner la barque à coups de canon, tout en zigzaguant pour éviter les boulets.

            Ce n’est qu’au bout d’une trentaine de minutes d’effort laborieux que Fujimi et Shoma réchappent pour la énième fois à la marine. Le navire était loin à présent et avec la brume qui s’installait peu à peu, le duo allait enfin être tranquille pour un bout de temps. En espérant de ne pas tomber encore sur une autre merde semblable au navire de la marine. Fujimi remonte sur la barque essouffler, le visage crispé par une nouvelle vague de douleurs au niveau de ses jambes, elle s’installe pour reposer ses membres inférieurs. Ses nerfs se gonflent et se contractèrent, agités par la présence des balles. Cette fois c’est clair : la douleur a presque atteint son paroxysme. Ses jambes tremblotaient.

            - Putain ça fait un mal de chien !
              Voyant que le navire de ma marine ne changeait pas de cap, Shoma décida de mettre sa capuche. Il était préférable pour lui que personne ne sache qu'il se trouve sur ce petit navire. En mer le jeune capitaine pirate n'était pas aussi dangereux que sur terre. Il avait bien quelques attaques utiles afin de se protéger, mais si combat il y avait il se retrouverait désavantagé. En pleine mer il était préférable pour un utilisateur de fruit du démon de rester calme, surtout quand on navigue sur un petit navire pas plus solide qu'un navire de pêche. Alors que les deux navires allaient se croiser, une voix demanda au petit navire de changer de cap afin de ne pas se retrouver encastrer dans le leur en cas de puissantes vagues. Sous couverture, Shoma et la jeune femme s'exécutèrent et laissèrent passer le navire de la marine qui n'était visiblement pas en mer afin de les intercepter. Devant la menace que représentait le navire, Shoma s'était tenu près à faire usage de la force, mais finalement cette histoire c'était fini de la meilleure des manières. Parfois le meilleur combat est celui que l'on à pas mener. Un principe que Shoma ne mettait pas souvent en pratique, mais qui n'était pas vide de sens.

              Une fois écartée du navire, Shoma s'approcha de la jeune femme afin de l'examiner. Même si elle n'était pas de la même race que lui, elle avait certainement un organisme qui était proche de celui des humains. Hormis leur apparence, leur faculté à vivre sous l'eau et leur force bien supérieur aux humains, les homme-poissons avaient des organes et du sang aussi rouge que les autres races. Après un léger examen, Shoma remarqua plusieurs plaies et blessures. Durant son absence, la jeune femme avait dû être soumis à un effort assez violent. Avec un peu de repos, la jeune femme devrait être capable de récupérer toutes ses forces. Il n'y avait rien de grave. La femme-poisson avait perdu du sang et ses plaies étaient encore ouvertes, mais avec quelques bandages et du temps, alors elle pourrait de nouveau réaliser un grand Show devant une bonne centaine de personnes sans risquer de tomber dans les pommes.

              Tous semblait aller pour le mieux pour les deux protagonistes, mais comme aucun évènement n'arrive sans élément perturbateur, un boulet de canon vit interrompre le diagnostic du pirate. Le navire de la marine qu'ils avaient croisée venait de les prendre pour cible. Malgré la distance qui les séparaient, les canons du bâtiment qui naviguait sous les couleurs de la justice étaient assez puissants pour se maintenir à porter de tir. Avec beaucoup de chance, le navire des fuyards avaient réussi à ne pas exploser, mais s'ils restaient ainsi sans se défendre, ce n'était qu'une question de temps avant que la chance ne décide de rejoindre l'autre camps. Avec un petit navire il leur était impossible de battre un tel bâtiment. L'affrontement entre les deux camps était inégale, de plus avec une seule et unique voile, il leur était impossible de distancer un trois mâts. Il ne faudrait que quelques minutes seulement pour la marine pour les rattraper et les envoyer au fin fond de la mer nourrir les monstres des abysses.

              Délaissant sa patiente, Shoma se prépara au combat. Avec son ombre il s'activait à dévier les boulets qui fusaient dans leur direction. Il leur fallait au plus vite trouver une solution, sans quoi ils allaient devoir se farcir tout un équipage de marin. Un navire de cette taille possédait environ une capacité de cent hommes et avec les blessures de la jeune femme, Shoma ne pouvait pas lui demander de prendre part au combat, ce qui le mettait dans une situation très délicate. Il était fait comme un rat, mais préférait encore se faire tuer que d'accepter de se rendre. De toute façon s'il se faisait prendre, il allait passer le reste de sa vie en prison. Une fin indigne d'un capitaine tel que lui.

              Après avoir réussi à détourner un canon, Shoma manqua de peu de tomber à l'eau. Le petit navire qu'ils avaient volé se retrouva d'un coup propulsé tel un navire de course. Devant les nouvelles performances de l'embarcation, le capitaine préféra bien s'accrocher que de risquer une nouvelle fois de tomber dans cette eau qui lui était interdite. Tournant la tête afin de voir sa patiente, Shoma remarqua que cette dernière ne se trouvait plus abord, mais bien dans l'eau. C'était elle qui jouait les moteurs malgré ses blessures. La jeune femme avait préféré souffrir et aggraver ses blessures que de se faire capturer. Une décision noble de sa part. Devant tant de courage, Shoma se devait une fois la jeune femme à bout de lui procurer les meilleurs soins possible, malgré un équipement très faible. En effet Shoma ne marchait qu'avec quelques produits de premiers soins sur lui et un peu d'alcool, mais cela devrait suffire pour stopper les blessures qui s'étaient aggravés, du moins le temps de trouver un lieu plus approprié pour une opération de médecine.


              " Comme tu peux le constater, je suis moi-même médecin. Je sauve des vies, enfin pas tout le temps. Bois ce rhum. Il te fera oublier la douleur pour un moment. "

              Utilisant son ombre comme divers instrument de médecine, Shoma entra en scène en tant que chirurgien. La jeune femme devait rester tranquille le temps que les corps étrangers soient extrait de son organisme. En tout cas cela n'allait pas être une partie de plaisir pour elle. Si elle n'avait pas le coeur solide, elle allait être mal, très mal.
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              Hallelujah !

              Voilà ce qu’elle se disait intérieurement en apprenant que son capitaine était également le médecin de bord. Finalement elle n’aura pas à attendre de rejoindre la terre ferme puisque Shoma débuta l’opération en utilisant son ombre pour leur faire prendre la forme d’instruments chirurgicaux et s’en servir pour commencer l’extraction. Fujimi buva cul sec la bouteille de rhum, offerte par son capitaine qu’elle remercia, afin que les effets de l’alcool endorment ses terminaisons nerveuses, atténuant ainsi la douleur. Bénéficiant d’une résistance imposante face à l’ivresse, Fujimi vida la bouteille d’alcool sans ressentir le moindre signe d’étourdissement puis inspira un bon coup avant de se faire opérer sur place. Les tentacules ténébreuses de Shoma s’infiltrèrent dans ses blessures et retirèrent minutieusement les balles logeant dans ses jambes, Fujimi serra les dents tout en empoignant les rebords de la barque qui émirent de légers craquements boiseux pour supporter la douleur tant bien que mal. L’alcool avait engourdi une bonne partie de ses nerfs, mais la douleur ne s’était pas calmée pour autant, toutefois elle devenait plus supportable et c’est déjà mieux que rien.

              Après un quart d’heure pour expulser les corps étrangers puis d’avoir bander ses blessures, Fujimi se sentit beaucoup mieux. Néanmoins elle compte bien rester sur la barque jusqu'à atteindre l’île la plus proche et d’aller se reposer dans une auberge, en attendant que ses jambes se rétablissent au lieu de rejoindre l’archipel à la nage de peur que ses blessures se rouvrent sous l’eau. Elle déposa son gros à ses côtés avant de porter son regard sur Shoma.

              - Mershii beaucoup pour les premiers soins ! Ah et pour ta question concernant ton équipage, j’accepte sans hésiter à rejoindre ton équipage. Cela fait un bon bout de temps que je recherche un équipage, mais jusqu’ici aucun ne m’a donné l’envie d’en rejoindre un. Tseuh ! Je parie que c’est parce que je suis une femme-poisson, contrairement à toi. J’ai hâte, vraiment hâte de voguer sur les mers avec toi !

              La femme-requin prit une pause pour ranger correctement son matos. Elle aurait bien voulu jouer un petit single pour détendre l’atmosphère, mais la douleur lui avait pompé presque toute son énergie, sans compter les efforts surhumains utilisés pour fuir une dernière fois ses poursuivants. La fatigue l’emportait sur elle et son cerveau épuiser était en mode « off » tandis que ses paupières s’alourdissent et sa vision se troubla. Elle s’assoupit en position assise avant de s’endormir dans un sommeil paradoxal, se laissant bercer par les bras de Morphée. Une fois qu’elle s’endormait, peu importe ce qu’il se passait, elle ne se réveillait pas. Sauf si elle humait une odeur de bouffe dans son sommeil ou bien si quelqu’un lui flanquait un coup violent sur la tête, mais cette dernière fonctionnait rarement.

              Lorsqu’elle rouvrit ses paupières, ce fut dans un lit qu’elle se réveilla. Balayant rapidement la zone, elle constata qu’elle se trouver plus sur la barque, mais bien dans une auberge, elle vit ses affaires poser sur une chaise calée dans l’angle d’un mur. Étirant ses muscles engourdis, elle se leva du lit en tirant le drap sur le côté, attrapa son sac par la sangle droite puis quitta la pièce pour rejoindre le rez-de-chaussée en passant par un petit couloir. L’auberge était déserte et seule le gérant animé l’endroit par sa présence, ce dernier était un chauve avec une carrure moyenne et un visage aux traits fins.

              - Alors ma p’tite dame, on n’a bien dormi ! Prononça-t-il avec une un air et un ton reflétant la bonne humeur. Souriant de toutes ses dents.
              - Yeaph ! J’avoue que je n’ai pas aussi bien dormie depuis un bail, chuis chaude comme un biscuit !
              - Haha ! Je ne vous l’fait pas dire. D’un côté ça n’a rien d’étonnant pour quelqu’un ayant dormir pendant au moins une semaine et on peut dire que vous avez bien ronflé comme un ours dans votre sommeille. J’ai même était obliger de dormir avec des bouchons dans mes esgourdes pour pouvoir dormir pénard.
              - Que…QUOI !? Une semaine vous dites !? Et puis d’abord qu’est-ce que je fais là au juste !? Je m’souviens de m’être endormie dans une barque avec un ami aux cheveux noirs, et puis plus rien !
              - Oui justement mamzelle, j’allais justement vous en parler ! Il y avait ce jeune homme qui était venu ici en vous portant et m’avait payé une belle fortune pour que je vous abrite sur mon toit. Après quoi il est parti sans même revenir.

              Fujimi avait une éternelle reconnaissance envers Shoma pour l’avoir sauvé d’une mort subite, de l’avoir soigné de ses blessures et de l’avoir déposé ici pendant qu’elle dormait profondément. Ce genre de capitaine qui se soucie de ses nakamas ne court pas dans les rues. Elle salua l’aubergiste puis d’emprunta la porte de sortie, mains dans les poches de son mini short en jean moulant. C’est là qu’elle sentit un bout de papier ranger dans sa poche droite qu’elle sortit avant de le déplier pour en lire le contenu. C’était une petite carte océanographique avec une flèche dessinée sur une île avec écrit dessus « rejoins-moi ici ». Shoma n’avait rien précisé d’autre. Qu’est-ce que c’était ? Là où était accosté son navire ? Il n’y avait pas trente-six solutions pour le savoir : rejoindre cette île. Retirant les bandages de ses jambes qu’elle jeta par terre, elle constata que ses blessures furent cicatrisées et que la douleur n’exister plus. Une fois la carte rangée dans un étui étanche rangé dans son sac, elle regagna la mer à deux pas de l’auberge et nagea en direction du point de rendez-vous.