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Le souvenir d'un amour, un trajet dans l'histoire

    « Pandora, bouge ton cul et vite ! La route est longue et il est absolument hors de question que tu sois en retard à ce rendez-vous ! »
    « Ça va, ça va… il ne va pas s’envoler non ? Puis s’il voulait vraiment me voir il n’avait qu’à ce déplacer lui même. »
    « Un homme comme lui venir dans un bordel ? Mais tu divagues ou quoi ?!! Puis s’est quoi cette tenue ! Déjà que ta pas de poitrine si tu commence à cacher le peu que tu as… déboutonne moi ça et vite, si des gens te croise le long de la route ils pourraient avoir envie de venir ici… pas mal la jupe en revanche… à moins que cela soi un sous-vêtement ? Niarkiarkiark ! »
    Levant les yeux au ciel, je déboutonnais les deux premiers boutons de mon chemisier afin que tout le monde puisse aisément voir la naissance de ma poitrine. Cela ne me dérangeais plus vraiment d’exposer mon corps de la sorte mais dans le cas présent je ne voyais pas vraiment l’intérêt… une tentative de Glenn pour asseoir un peu plus sa domination sur mon esprit peut être ? Bref je n’avais pas le temps de me poser la question ni même d’essayer de contrer les arguments de mon employeur ! Chaque sortie représentait pour moi un véritable bonheur ! Je pouvais dire bye-bye à la prison dorée que je côtoyais chaque jour pour enfin vagabonder dans le vaste monde. Même si la destination me conduirait dans les draps d’un riche exportateur de produits arboricole… un type pas très puissant mais en contrôlant la quasi intégralité du marché il faisait partis du top 10 des grosses fortunes de la région.
    Levant le nez en l’air en prenant l’attitude la plus digne possible, je m’approchais de la diligence qui me conduirais jusqu’à mon client et flatta l’encolure d’une superbe pouliche au pelage sombre.
    « Pour ce qui est de ta sécurité… »
    « Arrête de t’en faire Glenn ! En passant par le pont indigo on est qu’à 4 jours de la villa de Keitaro… »
    « De MONSIEUR… »
    « Lâche toi… il n’est pas là ton super client… Je sais ce que j’ai à faire ! Si je suis devenue l’attraction principale de ton bordel c’est que je me démerde pas trop mal non… » Tournant mon visage vers un grand bonhomme qui restait planté là silencieux, me regardant avec de grand yeux éberlué. Abandonnant les caresses que je prodiguais à l’animal et finis par faire pivoter mon corps vers lui en laissant mes mains s’appuyer contre mes hanches. « Hey, pourquoi tu es planté là comme ça toi ? Si tu veux faire des galipette avec moi mon grand il faudra attendre… on ce donne rendez-vous dans une dizaine de jour ? Je te promets un moment sensationnel… A condition que tu es de l’argent sur toi bien attendus… »

    « Pandora… il s’agit de ton garde du corps… » Me mordant les lèvres je finis par éclater d’un grand éclat de rire, devant me toucher le ventre pour contenir mes abdos qui semblait s’agiter en tout sens devant mon hilarité. « Ouuups désolée je t’avais pris pour un de ses obsédés qui claque la moitié de leur paye pour avoir l’impression d’être les rois du monde… Faut dire qu’à chaque fois que je rencontre un homme il ne pense qu’à baisser sa braguette. » Hochant la tête d’un air désabusé je détaillait à présent un peu plus le garde du corps qui allait me suivre durant le voyage. Il était… grand ! Très grand même ! Il me dominait de suffisamment de tête pour que je ne prenne même pas le temps de les compter. Son apparence était plutôt… minable ! A cent lieux de mes clients habituels ce qui n’empêchait pas de lui donner un genre assez agréable. Pour ce qui est de son visage… non, il était bien trop grand pour que je puisse vraiment le distinguer, assez étrange comme sensation d’ailleurs… puis le chapeau qui l’avait sur sa tête rendait encore plus difficile la discernassions de ses traits. Lui tendant la main en me mettant sur la pointe des pieds, je lui adressais un sourire radieux en me présentant : « Pandora Fox, enchantée de rencontrer ! Tu ne devrais pas trop t’inquiéter, je parie avec toi un strip-tease gratos qu’il ne ce passera rien… dans le cas ou je gagne, l’intégralité de l’argent que tu possède me conviendra… AHAHA ! Trop tard je t’ai serré la main !! EN VOITURE ! Glenn, je m’occuperai bien de ton petit client à bientôôôôôôôt !! »
    Comme en mon habitude, j’étais bien trop excité quand je pouvais enfin quitter ce bled ! Puis mon garde du corps avait l’air d’un bon type… même s’il semblait un peu bizarre.. Bah, on verra bien ! Rentrant dans la voiture je tombais nez à nez avec un serpent… « AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »


Spoiler:

    -Aller Anko, ne fait pas cette tête, c’est juste l’histoire de deux semaines. Tu devrais plutôt te réjouir, on est sur une nouvelle île. Tu te rends compte : un nouvel endroit à découvrir ! C'est pas super ça?


    L’anaconda siffla tout en secouant la tête, pour manifester son mécontentement. Il faut dire qu’en plus d’avoir été réveillée durant sa sieste, un peu plus tôt dans la mâtiné, un drôle de type avait proposé de l’acheter pour préparer une délicieuse soupe de serpent. Pfff, cinglé, va. Je l’avais évidemment envoyé boulé, mais le bonhomme avait un peu effrayé Anko, et elle n’était pas du tout contente de rester sur cette île. Sur quelle île nous nous trouvions d’ailleurs ? Je ne le savais pas, mais ça importait peu : la seule information qu’il fallait vraiment retenir, c’est que j’avais posé le pied sur une nouvelle île.

    Haaaa, le bonheur, le début de mon aventure. Quand je pense que c’est grâce à un petit incident que je pu réaliser mon rêve plus tôt que prévu. Alors que j’avais embarqué sur un bateau en direction d’un QG de la marine (il serait temps que je vérifie à quel QG j’allais atterrir d’ailleurs), afin de me faire recruter pour parcourir le monde, un souci technique c’est présenté. Les membres de l’équipage n’ont pas voulu expliquer de quoi il s’agissait, mais de ce que j’avais entendu, il y avait eu une histoire de sabotage. Dans tout les cas, cela a forcé l’embarcation à faire une escale sur l’île la plus proche, le temps de pouvoir reprendre les flots. Et le départ était estimé à dans deux semaines. Ouais, leur petit soucis technique ne me semblait pas si petit que ça en fait, mais passons : je me trouvais sur une nouvelle île, c’est tout ce qui comptait !

    Au début, mon désir de découvrir de nouveaux horizons c’étais rapidement manifesté, et je m’étais lancé dans une visite du coin. Mais très vite, la réalité me rattrapa : j’allais rester coincé ici pour deux semaines, et je n’avais pas énormément d’argent. Il me fallait vite trouver un petit job histoire de me remplir les poches, ou sinon j’étais bon pour vivre à la sauvage. Et je n’avais pas quitté le calme de Purgatoris pour ça !
    Parcourant les rues et questionnant les habitants, mes recherches d’un boulot temporaire et rapportant gros se révélaient infructueuses. M’enfonçant de plus en plus dans la cité, je fini par atterrir dans les quartiers « chauds » de la ville.

    C’était la première fois que je me retrouvais dans un coin comme ça. Avançant tout en regardant de tous les cotés, tel un touriste Alabatien visitant Logue Town, je finis par appercevoir une affiche : « Recherche garde du corps pour escorter une prostituée vers un lieu de travail éloigné. Salaire négociable ». Ha, Dame Fortune avait décidé de me tendre la main aujourd’hui. Embarquant le bout de papier avec moi, je me rendis à l’établissement indiqué dans l’annonce. Bien évidemment, il s’agissait d’une maison close, ou « bordel », comme dame Céline les appelait. Il faut dire que la scientifique possédait un certain franc parlé, et le jour où je lui avais demandé de m’expliquer ce qu’étais une péripatéticienne, elle me répondit de la façon la plus crues et directe qui était possible. Je me sentais un peu gêné de me promener dans un tel endroit, mais j’étais aussi dévoré par ma curiosité et mon désir de nouveauté. L’endroit était plein de belles femmes, évidemment présentes pour attirer les males ayant un sérieux besoin d’affection charnelle, mais heureusement, ma curiosité et mon avis un peu particulier sur la question me permirent de ne pas me laisser distraire… Enfin, par les femmes qui étaient présente je veux dire. Parce que ça mis à part, j’analysais et je détaillais chaque petit détail qui rentrait dans mon champ de vision.


    A tourner la tête dans tous les sens en m’exclamant réguilièrement, je finis par attirer l’attention. Après m’être expliqué, on me conduisit auprès d’un homme, assez grand et baraqué, répondant au nom de Glenn. Nous démarrâmes rapidement l’entretien. Après une vingtaine de minutes à discuter, à répondre à des questions, à montrer ce que je valais en temps que combattant, à présenter Anko, et surtout, à se mettre d’accord sur le montant de la paye, nous finîmes par sortir de la pièce et par nous saluer, avant que je ne me dirige vers la sortie. J’avais eu le poste, et j’avais réussi à négocier un salaire largement suffisant pour pouvoir vivre correctement pendant deux semaines.

    Pour résumer, la pièce maitresse de cette maison close devait se rendre chez son prochain client pour effectuer son « travail ». Mais la route était longue et pour s’assurer que rien n’arrive à la numéro 1, Glenn, le proprio, avait besoin de quelqu’un pour la surveiller et la protéger en cas de danger. Donc, mon travail consistait à surveiller les miches de la demoiselle. Je n’avais pas l’employeur le plus saint qui soit, mais qu’importe, c’était un boulot pas trop dur et bien payé. Pas trop dur, c’est ce que je me disais à ce moment, mais je me rendis rapidement compte que je m’étais lourdement trompé.

    Le lendemain matin, je m’étais rendu sur le lieu de rendez vous. La diligence qui devait servir de moyen de transport était déjà là. Après l’avoir rapidement inspectée (c’était la première fois que j’en voyais une), je déposais Anko (qui était de meilleures humeurs) à l’intérieur, avant de m’intéresser de plus près aux chevaux. C’était de sacrés bêtes, il n’avait pas commandé une diligence de bas étages l’autre Mac. Des voix se rapprochant de plus en plus finirent par attirer mon attention. Regardant dans leur direction, je vis arriver Glenn en compagnie d’une jeune fille, probablement la fameuse pièce maitresse. Je m’apprêtais à aller les saluer quand d’un coup, mon corps s’immobilisa. J’avais vu distinctement le visage de la prostitué, et il me paraissait familier, incroyablement familier. J’eu soudainement la sensation qu’une lance venait de me transpercer le torse.

    Jeanne.
    C’était Jeanne. Cette fille, c’était Jeanne, mon premier amour. La fille qui était parti pour North Blue pour devenir chasseuse de prime. La femme qui j’avais laissé derrière moi à cause de mon égoïsme. Ce…..C’était impossible. Qu’est ce qu’elle faisait la ? Je me trouvais sur North Blue en fait ? Et pourquoi était elle devenue un prostitué ?! Les théories commençaient à fuser dans ma tête, et je me mis à sentir une douleur dans mon crâne. Qu’est ce qui avait bien pu se passer durant toutes ces années ?!La jeune femme finit par s’approcher de moi, et m’adressa un discours assez particulier. Elle semblait avoir une drôle de vision des hommes. Enfin, vu le métier qu’elle pratiquait, ce n’était pas étonnant… Elle finit par se présenter :



    -Pandora Fox, enchantée de rencontrer ! Tu ne devrais pas trop t’inquiéter, je parie avec toi un strip-tease gratos qu’il ne ce passera rien… dans le cas ou je gagne, l’intégralité de l’argent que tu possède me conviendra… AHAHA ! Trop tard je t’ai serré la main !! EN VOITURE ! Glenn, je m’occuperai bien de ton petit client à bientôôôôôôôt !!

    La douleur que je ressentais dans le crâne s’estompa rapidement. Ce n’était pas Jeanne. Non, ce n’était vraiment pas elle. A bien regarder, cette jeune femme était plus petite que Jeanne. Sa poitrine aussi était bien plus petite. Je me sentais rassuré. Il ne s’agissait pas d’elle, elle n’avait pas été obligée de s’adonner à de telle pratique…. Ou alors, c’est ce qu’elle essayait de me faire croire ? Qui sait ? C’était peut être vraiment Jeanne ? Elle c’était fait retirer vingt centimètre de genoux et une bonne partie de sa poitrine juste pour ne pas que je la reconnaisse. Ce n’était pas impossible.
    Non, non, je ne devais pas me lancer dans des théories foireuses, ça risquait de causer ma perte. Cette jeune femme se nommait Pandora, elle était prostitué, et elle n’avait rien à voir avec mon premier amour, point ! Fermant les yeux en me répétant cette phrase plusieurs fois, je fini par me convaincre moi-même. Ouvrant de nouveau les yeux, je tendis la main à la demoiselle pour me présenter.


    -Bonjour, je suis Enzo P. Hisachi, mais vous pouvez m’appeler Enzo ! Je suis chargé de m’arranger pour que rien ne vous arrive durant les prochains jours. J’espère que ça va bien se passer.


    Voila, je lui avais fait mon sourire de baratineur, ça devrait passer. Mais, en regardant à nouveau le visage de Pandora, je me mis à ressentir une nouvelle douleur. Enfin, ça ne faisait pas vraiment mal, mais c’était une drôle de sensation. Pour une fois, ma tête n’était pas celle qui souffrait le plus. Non, la, il s’agissait de mon cœur, qui c’était mit à battre plus vite qu’un tortionnaire ayant but du café. Mais bon, mon cerveau ne voulait pas perdre le monopole de la sensation désagréable, et il commença à émettre plein d’idées, d’hypothèse. J’entendais un vrombissement assourdissant, qui se transforma petit à petit en des centaines de murmures. Et à coté de ça, le rythme de mon cœur accélérait de plus en plus. Qui m’arrivait il, je faisais un infarctus ou quoi ?! Oh bon sang, pitié, pas ça, je ne voulais pas mourir maintenant, et pas comme ça.

    Me tournant un instant, je fis un effort psychologique surhumain pour reprendre le plus possible mon calme. Ma tête se mit petit à petit à arrêter de me faire mal, le rythme des battements de mon cœur diminuait lentement, et au bout d’un court moment, j’étais revenu à la normal. Kéhahaha, ça c’était du self-control ! De nouveau bien dans ma tête, je me tournais vers Pandora quand, à la vue de son visage, tous mes efforts furent réduits à néant. Ma tête se remit à déverser un flot chaotique de pensées, mon cœur redevint un tambour sur lequel un géant frappait sans relâche. RAAAAH, mais qu’est ce qui m’arrivait bon sang ?!

    Malgré cet état second, un hurlement parvint tout de même à atteindre mes oreilles. C’était celui de ma cliente qui venait d’ouvrir la portière de la diligence et qui était tombé sur An. Des fois, j’oubliais que les gens n’avaient pas toujours l’habitude de cohabiter avec les serpents. Tandis que la jeune femme fit un bon en arrière, An, elle, se figea à la vue de son visage. Après l’avoir fixé quelques secondes, elle prit une posture que je ne connaissais que trop bien : celle que tous les serpents adoptent avant de frapper. En revanche, elle affichait une tête que j’avais rarement eu l’occasion de voir. Complètement furieuse, ma petite Anko fulminait, sécrétant une quantité de venin si grande que ce dernier dégoulinait le long de sa bouche. Elle se courba vers l’arrière avant de projeter sa tête en direction de Pandora, dans le but évident de la mordre, et surtout, de s’arranger pour qu’elle y passe.

    Je ne compris pas vraiment ce qui se passa à ce moment : mon corps, agissant tout seul, fonça sur Anko avant de la plaquer violemment au sol. Réalisant ce qui venait de se passer, je m’excusais auprès de ma cliente avant d’embarquer An, que je tenais fermement au niveau de la tête, derrière un rocher pour une petite explication.



    -An, du calme, du calme bon sang. Mais qu’est ce qui t’arrive.


    Le reptile me répondit en sifflant avec fureur.

    -Oui, je sais, elle lui ressemble hein ? Mais pourquoi ça te met dans cet état ? Ecoute An, il semblerait que cette malheureuse coïncidence me mette dans un drôle d’état, donc, je vais avoir besoin de toi pour ne pas faire de bêtise. Alors calme-toi. Calme toi j’ai dis !


    -Mon ange à écaille se débattait avec une hargne que je ne lui connaissais pas. Agacé par son comportement, je lui collai une claque afin de la faire se ressaisir.

    -C’est bon, t’es redescendu sur terre ? Ecoute An, on discutera de ce problème plus tard okay ? La, on a des clients, et on ne doit pas les faire attendre. Donc, jusqu’à nouvelle ordre, tu te comporte correctement, c’est compris ? Si jamais tu essais encore d’attaquer Jean….Enfin, à cette fille, tu vas passer un sale quart d’heure, alors maitrise toi !

    Certes, Anko ne parlait pas notre langue, mais elle saisissait au moins els informations importantes. La tenant fermement contre moi, je me redirigeai vers Pandora en tentant d’afficher mon plus beau sourire commercial. Et bon sang, ce que ces battements de cœurs ne m’aidaient pas….

    -Hum, désolé du petit contre temps. Ce serpent s’appelle Anko, c’est ma partenaire. Pardonnez lui son comportement de tout à l’heure, mais elle a passé une assez mauvaise journée, et du coup, elle est un peu sur les nerfs. Mais ne vous en faite pas hein, je vous garantis qu’elle ne vous ferra rien ! Hum, donc, on embarque ?

    J’espère avoir réussi à la convaincre. On allait devoir passer au moins une semaine ensemble, alors autant éviter de nous prendre le bec dès maintenant. Par contre, je n’arrivais toujours pas à expliquer cette étrange réaction que j’avais. Rah, mon cœur allait de plus en plus vite, et mon crâne me faisait toujours aussi mal. Je devais me maitriser, et rapidement. Retirant mon chapeau, et dévoilant ainsi mes deux cornes pointues, je pénétrai dans la diligence, toujours en tenant fermement Anko. Ce travail venait à peine de commencer et il y avait déjà des problèmes. Plongeant mon visage dans mes mains, je tentais de reprendre mon calme. Mais d’un coup, je réalisai quelque chose : Jea.... la jeune femme avait bien parlé de me faire un strip-tease non ?! Oh bon sang, cette histoire allait vraiment être plus compliquée que ce que je ne le pensais. Dame Fortune, ait pitié de moi…
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      Ce serpent était un grand malade ! Bon c'est la première fois que je croisais un pareil animal... pour tout vous dire le seul être pouvant s'apparenter à animal que j'avais déjà touché était un homme poisson... Eloignant ce douloureux souvenir de ma mémoire, je regardais éberlué le grand bonhomme attrapait le reptile avec une aisance déconcertante et partis avec ce dernier derrière un rocher. Allait-il l'abattre assez loin pour épargner mes yeux de ce triste spectacle ? Non... J'avais la curieuse intuition qu'il y avait comme un lien entre ses deux là... un animal domestique ? Les gens normaux préférés prendre des chats ou même des chiens plutôt de dangereux serpent... Quoi que ce mec n'avait rien de vraiment normal.
      Affaire à suivre donc, même si j'avais hâte qu'il re-pointe le bout de son nez pour voir si mes doutes étaient confirmés. En attendant, je m'étais penchée sur le venin qui s'était écoulé autour de la gueule de l'animal. Aussi curieux que cela puisse être, le bois formant l'armature de la calèche semblait se dissoudre lentement sous l'effet du poison... Visiblement, j'avais eu chaud ! Je n'imaginais que péniblement les effets que ce produit corrosif aurait eu sur mon organisme...
      Me redressant vivement, j'avais entendu les pas d'Enzo qui raisonnait doucement à quelques mètres derrière moi. En me retournant, je le vis, un sourire accroché aux lèvres et le foutus serpent dans les bras. Comme je l'avais pressentis ses deux là se connaissent.

      -Hum, désolé du petit contre temps. Ce serpent s’appelle Anko, c’est ma partenaire. Pardonnez lui son comportement de tout à l’heure, mais elle a passé une assez mauvaise journée, et du coup, elle est un peu sur les nerfs. Mais ne vous en faite pas hein, je vous garantis qu’elle ne vous ferra rien ! Hum, donc, on embarque ?
      Croisant les bras autour de ma poitrine, le lançais un regard proprement scandalisé à l'étrange couple qui était rentré dans la calèche. « Glenn... le mec que tu as engagé pour me protéger possède un serpent qui veut me bouffer... » Hochant les épaules avec un naturel proprement révoltant, il retournât dans sa boutique tendis que je montais à la suite du fameux Enzo. Ce dernier avait son visage dans ses mains et semblait étrangement ébranlé. Mon dieu, s'il commençait à flancher dès maintenant le voyage risquait d'être particulièrement long... « Ton ser... je veux dire, Anko, ce comporte comme une femme jalouse. Explique lui que je ne compte pas faire des galipettes avec toi et ça devrait aller. » Oui, cela peu sembler bizarre d'expliquer ce genre de choses à un serpent mais, si ça peut me permettre de rester en un seul morceau je suis même prête à lui expliquer les principes de l'apesanteur... en illustrant mon exemple en la balançant sous les roues de la voiture par exemple ! En voilà une idée qu'elle est bonne.


      La voiture s'ébranla et commença à partir en direction de la villa de mon client. Un épais silence avait commencé à ce former, de mon côté cela ne me dérangeais pas vraiment... La tête appuyée contre la fenêtre, je contemplais avec une délectation non feinte les paysages qui défilaient sous mes yeux.
      Rare étaient mes occasions de sortir de mon petit univers, le sourire que j'avais aux lèvres étaient authentiques ! Et au bout de deux heures à ne pas prononcer un seul mot et à ne fixer que les envoutants décors de la campagne de West Blue je me tournais vers mon gardien qui semblait plonger dans d'obscures réflexions. Il semblait étrangement mal à l'aise... Etais-ce un trait de sa personnalité ou ma compagnie qui le dérangeais ? Côtoyé une prostituée n'était pas forcement quelque chose dont on pouvait ce venter... Nous étions les recluses de la société, des femmes qui n'étaient bonnes qu'à écarter ses cuisses.
      Relevant mon visage vers le sien, mon cerveau s'arrêta brusquement de fonctionner. « Mec... t'es au courant que t'as une paire de corne sur la tête ? Sois t'es le plus gros cocu de la terre et dieu sais que j'ai fais un tas de femme cocu... soit... t'es pas vraiment humain ? Quoi que j'ai entendue parler de gens subissant des opérations esthétiques un peu bizarre... Ou alors t'es un Zoan ? Ô puis merde, dis moi pourquoi t'as des cornes sur la tête... » Voilà, il avait réussi à enflammer ma curiosité ce qui signifie que je harcèlerai tout le voyage tant que je n'avais pas eu une réponse valable. « Je... je peux toucher ? » Première fois que je demandais la permission à un homme pour toucher son corps, en général ces derniers avaient une attitude suffisamment explicite pour qu'il ne soit pas nécessaire que je leur demande la permission.
      Le visage toujours plongé dans mes mains, je repris petit à petit mon calme. Je possédais un certain self-control, certes, mais si je le perdais aussi facilement, la suite des évènements risquait d'être problématique. J'entendis quelqu'un s’installer en face de moi, de toute évidence Jean..... Pandora, ma cliente, qui c'était remise de sa frayeur de tout à l'heure.

      -Ton ser... je veux dire, Anko, ce comporte comme une femme jalouse. Explique lui que je ne compte pas faire des galipettes avec toi et ça devrait aller.

      Anko n'était pas si simple à convaincre, malheureusement. Mais cette remarque me rappela que c'était la première fois que je voyais mon enfant reptile réagir de cette façon. Ça ne pouvait pas être de la bête jalousie, non, An n'avait jamais manifestée la moindre once d'agressivité envers mes anciennes petites amies, bien au contraire. Surtout Jeanne, elle l'adorait, alors pourquoi réagir si violemment face à son portrait craché. Je me mis à regarder l'anaconda, que je tenais toujours fermement pour plus de sûreté, tentant de comprendre quelle mouche avait bien put la piquer.

      Le véhicule finit par démarrer, et Pandora, An et moi restâmes silencieux pendant au moins eux bonnes heures. Je ne pouvais pas quitter la fenêtre des yeux, émerveillé par les nouveaux paysages que je découvrais. Ah, quel plaisir c'était de voir de nouvelle chose après avoir passer toute son existence sur deux petites îles. Mais mon plaisir était en parti gâché par les suppositions et les théories fumeuses que mon cerveau imaginait à coté. Qui était vraiment cette fille? Jeanne avant complètement changée son corps suite à un accident? Ou avec l'aide d'un fruit du démon? Ou alors ce n'était vraiment pas elle? Ou peut être que si en fait? Et pourquoi Anko ne l'aimait pas? Elles s'étaient déjà rencontrées avant? Non, c'était impossible, mais qui sait? Ou alors, est ce juste Dame Fortune qui c'était sentie d'humeur taquine ce matin et qui avait décidée de me faire vivre un enfer?

      Ergh, j'étais vraiment partagé. Entre ma curiosité qui voulait découvrir plus, mon esprit qui s'était lancé dans le masochisme et mon coeur qui se tenait près à redémarrer à fond à la moindre occasion, c'est sur que je me sentais mal à l'aise. Mais ma cliente finit par rompre le silence qui c'était installé dans la diligence, en me posant une question. Est ce que c'était une bonne chose au final? Ça, j'allais vite le découvrir.



      -Mec... t'es au courant que t'as une paire de corne sur la tête ? Sois t'es le plus gros cocu de la terre et dieu sais que j'ai fais un tas de femme cocu... soit... t'es pas vraiment humain ? Quoi que j'ai entendue parler de gens subissant des opérations esthétiques un peu bizarre... Ou alors t'es un Zoan ? Ô puis merde, dis moi pourquoi t'as des cornes sur la tête...

      Ah, oui, c'est vrai que j'avais du retirer mon chapeau pour pouvoir entrer dans le véhicule,et que donc, mes cornes étaient désormais à l'air. Je n'aimais pas beaucoup ma tête, mon expression étant louche, mes yeux vairons attirant facilement l'attention et pas forcément dans le bon sens (les gens avec des yeux de la même couleur on essaie pas de les sacrifier pour une pseudo divinité au moins...), mes cheveux complètement inutiles.... Par contre, mes cornes, j'en étais très fier. En plus d'être jolies, elles pouvaient servir d'arme secrète, et c'est à elle que je devais ma liberté. En tout cas, la surprise de Pandora à la vu de mes cornes me rappelait que je n'avais croisé jusqu'à présent personne n'en possédant aussi. Certes, je savais que je n'étais pas le seul, grâce aux livres, mais quand même, ça me faisait un petit quelque chose. Mes mes réflexions furent annihilé à la demande suivante de la prostitué.

      -Je... je peux toucher ?

      UUUURGH! Elle....Ce...... Ça façon de demander ça.... C'était la même. C'était de la même façon que Jeanne avait réagit en voyant mes cornes pour la première fois. Bon sang, mais c'était sa réincarnation ou quoi? Non, une seconde, si c'était le cas, cela signifierait que Jeanne serait morte.

      ....


      Pense à autre chose bon sang, pense à autre chose.... RAAAAAAAAAAAH, et le regard avec lequel elle me fixe, bon sang.... Et merde, voila que mon coeur se prends de nouveau pour un tambour. Rester calme, je devais rester calme..... Dieu merci, An c'était endormie, je pouvait donc concentrer toute mon attention sur mon esprit, et tenter ainsi de ne pas hurler. Je me mis à fixer la demoiselle dans les yeux, tentant de parler de la façon la plus naturelle possible. Mais je savais bien que je ne paraissais pas naturel, je devais surement ressembler à un gros cinglé, ou à un abruti. Ergh, étant de toute façon lancé, je commençai à lui répondre.


      -Hum, oui oui, je suis bel et bien humain. Ou plutôt, je fais partis d'une sous-espèce d'humain. Attention hein, ça veut pas dire qu'on est inférieur, hein, c'est un terme utilisé pour dire qu'on est de la même famille. Cousin en quelque sorte. Hum, bref, je suis ce qu'on appelle un cornu, je vous laisse deviner pourquoi Jea.... miss! Quand à pouvoir toucher mes cornes, heuuuuu...

      Je réalisai soudainement quelque chose: était-ce une bonne idée de la laisser toucher mes cornes. Je veux dire, le moindre regard sur elle me mettait dans un état pas possible, alors un contact physique. Malheureusement, elle me fixait avec un air si insistant et désespéré que je ne pus me retenir plus longtemps. Je me penchai assez bas pour qu'elle puisse atteindre mes cornes avec ses mains.... et bon sang, c'était bas. Heureusement que j'étais très souple. Oui, elle n'était pas bien grande la demoiselle, contrairement à Jeanne.... Voila, c'est ça, je devais me concentrer sur cette idée: elle n'était pas aussi grande que Jeanne, donc, ce n'était pas elle, opération chirurgicale (et fruit du démon) ou pas!

      -Allez y mademoiselle, vous pouvez toucher. Mais attention au bout, ça pique.

      Je commençai à arriver à lui parler avec un peu plus de calme, c'étais déjà ça.
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