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Rencontre entre du feu et du fer

Rappel du premier message :

Année 1612, Scarlet Town

Un grand soleil, des petits oiseaux qui gazouillaient dans leur nid, la mer calme qui avançait et reculait lentement aux fils des vagues, une brise légère soufflant doucement sur cette ville maintenant bien éveillé. De bonnes odeurs de petits plats commençaient à envahir les rues et les boutiques fermaient petit à petit pour que leurs propriétaires puissent aller déjeuner. Cependant, si l’on se dirigeait un peu plus au Sud dans le village, la bonne humeur de cette matinée fut entachée par des bruits de marteau frappant du fer. Enfaîte, ce n’était pas ce bruit qui pouvait compromettre le moral de ceux se trouvant à l’intérieur, mais plutôt les bruits qui s’échappaient de la forge lorsque le métal ne chantait plus…

- RAAAAAAAAA ! ÇA M’ÉNERVE !

- Izya, si tu n’es pas capable de te calmer tu arrêtes !

Une petite boule de nerf aux cheveux rouges et avec des ailes d’anges était entrain de s’exciter sur un pauvre bout de métal avec un mini marteau de forgeron. A côté, un grand homme aux cheveux blanc tentait désespérément de se concentrer sur la décoration de la lame d’un sabre qu’il venait de forger.

- Mais je peux rien faire avec ce marteau ! Laisse moi utiliser le tiens.

- Je t’ai déjà dit non, il est trop lourd et tu risques de te le faire tomber sur le pied. Prend celui que je t’ai forgé et débrouille t’en !

Izya souffla un grand coup et se remit à s’exciter sur sa pauvre plaque de métal. Ça faisait près d’une semaine qu’elle avait demandé à son père de lui apprendre son métier parce qu’elle voulait faire des épées, et la seule chose qu’elle avait fait, jusqu’à maintenant, c’était essayer de travailler une plaque de métal pour en faire quelque chose de lisse… Pour le moment, la plaque était toute cabossée sous les coups désespérés de la jeune enfant.

- C’est trop nul papa ! Moi je veux faire des épées ! Pas aplatir de bout de ferraille !

Le pauvre père commençait à perdre patience… Sa fille était pire qu’une mule et totalement impatiente. D’ailleurs, elle venait de laisser tomber son marteau et commençait à bouder dans son coin. Il puisa au plus profond de lui la patience nécessaire pour tenter de raisonner la demoiselle. S'arrêtant de travailler, il se mit à genoux pour pouvoir s’adresser au petit ange les yeux dans les yeux.

- Tu sais ma puce, tu ne peux pas commencer directement par des choses compliquées ! Il faut d’abord que tu apprennes à bien manier ton marteau afin que tes coups deviennent précis.

- Mais c’est duuuuuuur…

- C’est pour ça que je t’avais conseillé d’apprendre la cuisine avec ta maman !

-Nooon ! Moi je veux forger et devenir forte, comme toi !

Comme à chaque fois, le petit visage tristounet de sa fille fit fondre Géralt qui en oublia toute la mauvaise humeur accumulée. Il réussit à lui faire promettre de l’écouter et d’arrêter de se plaindre, même s’il se doutait bien qu’elle ne tiendrait pas longtemps sa parole. Finalement, sa femme vint les chercher pour qu’ils viennent manger. C’est ainsi que se termina la journée de travail d’Izya.

En début d’après midi, elle rejoignit Léo, son meilleur ami dont elle était secrètement amoureuse, à la plage et tous deux s’amusèrent dans l’eau et s’entrainèrent à la natation pendant une bonne heure. Jusqu’à ce que le jeune homme interpelle Izya.

- Regarde ! Un navire approche de l’île !

Izya regarda à son tour. Effectivement, un très gros bateau approchait et avait l’air de prendre la direction du port de l’île. La petite fille proposa donc à son ami d’aller voir ça de plus près, et il accepta. Tout deux se séchèrent en vitesse, se rhabillèrent et prirent la direction de la ville. Ils se retrouvèrent finalement devant où quelques personnes curieuses se demandaient pourquoi un bateau marine venait à Scarlet Town. Certain prirent peur « Y aurait-il un criminel réfugié ici ? » et les autres étaient juste curieux de voir le grade des nouveaux arrivants…


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Dernière édition par Izya le Lun 12 Nov 2012 - 11:47, édité 1 fois
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Alors que les trois gamins fuyaient, Izya avait tenté d’attaquer son professeur dans le dos, mais celui-ci c’était bien vite retourné, avait choppé la gamine par son col, reculé son bras en arrière, visa et lança ! Mais celle qui devait servir de boule rouge avait pris peur en se faisant balancer ainsi et, lâchant son arme, elle avait préféré s’agripper au bras qui la tenait. Du coup, au lieu de voler au loin, elle se retrouva les fesses par terre, au pied du joueur.

Et là, ce fut le drame… Non pas qu’elle avait mal, mais des spectateurs non désirés venaient de s’ajouter au public… Entre un père forgeron qui venait d’entendre les pleures de trois enfants détestés d’Izya, une mère à qui la fillette avait tout raconté la veille et qui profita de l’heure du goûter pour venir espionner son petit ange et un Coryn à la recherche de ses soldats mal en point, y’avait de quoi être gâté…

D’ailleurs, pour couronner le tout, le Lieutenant-colonel rejeta la faute sur l’apprentie forgeronne, qui le regarda avec un air offusqué. Heureusement, vu l’air pas franchement frais de l’officier qui venait d’essayer de jeter une petite fille sur trois autres gosses, les adultes responsables et raisonnables n’eurent pas tendance à le croire. Nan… Ce qui posa réellement problème, ce furent justement les trois petits cochons… Qui, remis de leur émotions et profitant de la situation pour enfoncer Izya, se mirent à chialer en disant des absurdités comme quoi elle avait essayé de les frappés avec une épée, que c’était une folle furieuse et que de toute façon elle ne les avait jamais aimé et qu’elle voulait leur mort…

Que l’ange ne pouvait blairer ces trois porcs, ça, tout le village était au courant… Mais de là à vouloir les tuer… Les torturer lui avait certes déjà effleuré l’esprit, mais c’était seulement dans des moments… Comme celui-ci enfaite. Du coup, Izya outrée par ces propos aberrants, commença à pousser une gueulante tous en approchant en pointant son doigt accusateur vers ces vils mécréants…

- C’EST FAUX ! VOUS ÊTES QUE DES MENTEURS ! C’EST VOUS QUI…

- Izya ça suffit !

- AVEZ COMMENCÉ A NOUS JETER…

- IZYA !

Le cri du père fini par atteindre l'ange qui se stoppa net. Même si Géralt avait tendance à croire sa fille, les preuves n’étaient pas en sa faveur. Et le problème était que l’un des trois gosses était le fils du maire, et en tant que fils du représentant, il avait tendance à être pourri gâté… En plus de cela, le maire ne portait pas spécialement la famille Sélindé dans son cœur, du coup, pour éviter toute une histoire qui pourrait aller bien trop loin à son goût, le forgeron demanda à son apprentie de s’excuser auprès des trois pauvres petits enfants traumatiser… Car même si le coupable était l’agent qui se trouvait devant lui, une humble famille de forgeron était bien plus à même d’être puni pour ce qui venait de se produire…

- M’excuser, mais de quoi ? J’ai rien fait moi !

Géralt se mit à la hauteur de sa fille et lui fit signe de se rapprocher afin qu’il puisse lui parler sans que les gosses l’entendent.

- Écoute Izya, je pense que ce que tu dis est vrai… Mais je ne suis pas sûr que le père de Gordon pense de même, et comme tu le sais, il ne cherche pas spécialement à vérifier la véracité des faits avant de punir… Donc si tu ne veux pas avoir d’ennuies, il vaut mieux que tu t’excuses… Même si tu n’as rien fait.

La fillette avait compris le message… Alors prenant sur elle, elle s’approcha des gamins qui la s’yeutaient avec un air supérieur, elle pour sa part, regardait le sol qui était beaucoup moins énervant que ses interlocuteurs. Une fois arrivée suffisamment près pour observer le bout de leurs pieds, Izya murmura un minable « pardon ». Elle allait faire demi tour, considérant la chose comme étant faite, mais l’un des clampins prit la parole…

- T’as dis quoi ?

Un brin énervée, la fillette répondit haut et fort.

- J’ai dis PARDON !

Il manquait le ton, mais le mot était là. Izya pu enfin faire son demi tours et marcha doucement, toujours tête baissé, vers les adultes.

- Ouais, c’est ça, retourne chez ton père sale monstre ! T’façon, personne ne t’aime ! Profite bien que tu ais Léo pour le moment parce qu’un jour, il finira bien par voir que t’es trop conne et il te laissera tomber ! …

Et que ça débitait des horreurs, et que ça insultait… Les parents, sous le choc de tant de violence verbale, furent moins rapide à réagir que la petite ange qui, stoppée net dans sa marche, encaissait toutes ces infamies… Jusqu’à explosion… Les poings tellement serrés que ses ongles lui rentraient dans la peau, la fillette se retourna et couru dans la direction des enfants qui eurent une bonne chair de poule en la voyant débouler ainsi sur eux. Mais, une petite voix dans sa tête, ou un cri du Papa derrière, elle ne réussissait plus à faire la différence dans son état, lui souffla de ne pas les frapper… Qu’elle devait se retenir… Et part un effort de volonté, elle se retint, mais partie au triple galop loin de la scène, loin de tous ces gens…

Sa direction, vers la plage où elle passait le plus clair de son temps avec Léo. Précisément : dans un arbre, histoire que personne ne puisse la voir le visage couvert de larme. Jusqu’à quand ? Elle n’en savait rien, elle voulait juste pleurer tranquillement et n’avait pas le courage de refaire face au monde extérieur tellement elle se sentait mal.


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Dernière édition par Izya le Lun 12 Nov 2012 - 22:56, édité 1 fois
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La suite, elle passa. Et puis après qu’elle eut passé, la suite de la suite se mit en place. Sur la plage, qui se dessinait sous les pas gauches d’un Tahar que le sable rendait aigri comme un fromage. Sous les auspices d’un soleil mouronnant, qui ne réchauffait plus guère que les mouettes encore assez hautes pour attraper ses derniers rayons plus très ardents. Au sol, on s’installait, à côté d’un bananier en fleurs, ou pas un bananier mais bon, était-ce vraiment important ? Non. Ce qui était important, c’était la touffe rousse dépassant d’entre deux feuilles du cocotier. Bananier ? Peut-être.

Je veux pas avoir l’air imbu de moi-même, mais tu me dois une fière chandelle, le morpion.

Dialogue entre un sourd autiste et une muette planquée, sur fond de début de soirée tiède et imbibée.

Non seulement je t’ai sauvé la mise avec ce bon Géralt et ta bonne maternelle, en leur montrant les tomates que les sales gosses nous ont lancées, mais en plus je crois que les susdits sales gosses. Je dis susdits, c’est pour faire genre. Je crois que les susdits sales gosses ils te laisseront tranquilles un petit moment. Le gros, là, le fils du maire, il a eu un air grognon et puis après il est tombé dans les pommes quand je l’ai chopé par le col et que je lui ai dit de se taire parce que son père, il était mort. Comme ça je lui ai dit. "Un peu de décence, morveu, parce que ton père le maire… il est MORT !" Héhé. T’aurais dû rester, franchement ça valait le coup d’œil. Bon, forcément tu serais restée je me serais probablement pas senti investi de la sainte mission consistant à lui faire ravaler ses grands airs, mais… Et puis après il s’est barré, la queue entre les jambes et celles de ses petits camarades aussi.

Héhé… A la tienne, mon bon Kenpachi.

Au même instant, très loin de là, dans une cambuse de Marie-Joa, un amiral éternua et personne ne le sut. Porter un toast le verre vide porte malheur, dans certaines contrées…

Bon, tu descendras pas me remercier hein ? Teigne. Tant pis, so long pour nos adieux déchirants entre maître et disciple. Ah, tu bouges ? Oui parce que je me casse demain, moi, du coup.

Bon, fais gaffe un peu, quand même. Quand il verra que je me suis foutu de sa gueule, et ça doit déjà être le gars puisque les jupons de sa mère dans lesquels il a dû se réfugier lui ont sûrement rétabli la vérité, à savoir que non mon gros porc de fils ton papa il est toujours là… Moi je crains rien, mais toi tu risques de passer un mauvais quart d’heure. Sois forte, me remercie pas…

Un coq et un âne passèrent, à peine masqués par le bruit des vagues.

Oh, tu sais pas quoi, d’ailleurs ? Coryn m’a remonté les bretelles tout à l’heure, hinhin. Devant tes parents, ouais ouais, ils savaient pas où se mettre. T’aurais aimé voir ça aussi, hein, je parie. Coquine, comme il disait, l’autre. "Coquine." Ben non, tant pis pour toi. Soi-disant que je commençais à lui courir sur le haricot à le faire passer pour un guignol devant la populace, tout ça. Non, il a pas vraiment dit "la populace", ça fait pas très Coryn comme mot, populace, mais bon, c’était l’idée. Et puis il a engueulé un peu aussi les deux zonards à côté du tonneau, tu sais les gars sur qui j’ai pris le sabre que je t’ai filé pour me tap…

Long soupir, gorgée tirée d’une seconde bouteille miraculeuse, mais sans toast celle fois. Porter un toast le verre plein porte bonheur, dans certaines contrées… Imaginer Sentomaru vivant encore quinze ans fit hoqueter Tahar et changea le disque de ses égarements.

Tu te débrouilleras bien un jour, d’ailleurs. Ouais. Manque de discipline, mais capacités.

Un peu comme lui, en somme ? Non… Bon, un peu.

Par contre, ça lui a fendu son ptit cœur d’aventurier à grande âme, au Coryn, quand le punk a parlé de ton petit copain. Je te l’avais dit, ouais… Eh, tiens ! Mais si ça se trouve c’est pour ça qu’il s’en est découvert une paire et qu’il m’a engueulé, en fait. Ca l’a mis sur les dents… Eh ! Ouais, sans doute. Sans doute… Bon, en tout cas ça m’a fait plaisir de le voir comme ça prendre ses aises. Enfin il avait l’air d’un vrai commandant. Ah, ça aussi tu aurais dû le voir. Un fier roux dans toute sa splendeur. Sûr de lui, sûr de son bon droit. Bon, ça reste un roux et il aura du mal à être crédible, mais… Dis, tu m’écoutes ? Mais ça prouve que j’avais raison, et que la seule solution c’était de le pousser à bout. De quoi ? Mais non de toute façon je suis pas chieur qui sait pas se tenir. Mais non. Ou alors juste un peu et en toutes petites quantit… Bon, tu descends ou je me fais un cure-dents avec ce tronc ?

Après tout le reste, un ange passa. Pas la môme, l’autre. Celui de la figure de style.

Non parce que ta mère… Elle est MORTE ! Gnéhéhé…


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Assise dans son arbre, Izya avait fini par cesser de pleurer. Mais, son moral était toujours bas, et elle ne voulait faire part de sa tristesse à ses parents. Alors elle resta dans cet arbre, la tête dans les genoux. A attendre… Mais attendre quoi ? Que ses parents, inquiets, l’appellent ? Que quelqu’un la trouve ? Elle ne le savait pas. Mais finalement, quelqu’un la trouva. Et, bizarrement il avait fallu que ce soit son maitre d’arme. Mais l’avait-il vraiment trouvé ? Était-il juste la par hasard ? Lorsqu’il se mit à parler, la réponse fut claire.

Apparemment, la demoiselle lui devait une fière chandelle, qu’il disait… Cela interpela Izya qui bougea un peu sur sa branche afin de bien entendre ce qu’il disait, mais préféra rester dans les hauteurs de son arbre, plutôt que de descendre.

La jeune ange écoutait donc ce que disait le lieutenant-colonel Tahar, fallait croire que lui, contrairement au dire des sales gosses, il l’aimait bien, vu ce qu’il avait fait après son départ… Cette pensée remonta un petit peu le moral d’Izya qui était entrain d’imaginer le gros Gordon rentrer chez lui en chialant accompagné de ses deux chienchiens favoris… C’état sûr que voir ça lui aurait plu, à la petite Izya, mais bon, elle n’avait rien vu.

Après l’histoire des trois garnements, il l’invita, d’une certaine manière, à descendre. Mais elle n’en fit rien malgré une légère hésitation. Puis il parla d’adieux déchirants… Il allait déjà partir… En cet instant, il était le seul à être gentil avec elle. Au bien sûr, il y avait Léo aussi et puis ses parents, mais Léo n’avait pas été assez courageux pour rester pendant qu’elle s’entrainant avec cet homme, le jugeant… trop dangereux… Il n’avait pourtant rien de dangereux ! Quoi que le coup des flammes, c’était pas très sécurisant mais il était fort et puis c’était un représentant de la loi ! Il devait savoir ce qu’il faisait…. Non ? Quand à ses parents… Bah, ce n’était pas pareil, quel parent pourrait bien rejeter son enfant ? Ils l’aimaient parce qu’elle était leur fille mais peut-être que si Izya avait été la fille de quelqu’un d’autre, les Sélindé l’aurait aussi vu comme « différente ».

Tahar continuait de parler, mettant en garde la jeune fille contre les retours de flamme de la vengeance… En faite, pour le coup, elle n’était plus trop sur de devoir le remercier… D’ailleurs, il le disait lui-même, de ne pas le remercier.

Ce qu’Izya aurait vraiment voulu voir, c’était le savon que son maitre d’arme, l’homme qui était craint de presque tous sur cette île (bah oui, elle, elle le trouvait gentil), s’était apparemment pris. Enfin, il en riait lui-même, ça n 'avait pas du être si horrible… A moins qu’il n’en avait eu tellement rien à faire que ça lui faisait ni chaud, ni froid…

A force d’écouter, Izya en oublia un peu ce pourquoi elle était perchée. Elle laissa même échapper un sourire lorsqu’il parla de ses capacités. Mais redevint vite d’humeur boudeuse lorsqu’il commença à parler des potentiels sentiments de l’autre Coryn… Elle se mit donc à marmonner son mécontentement. Et quand le marine lui demanda pour la seconde fois de descendre, elle resta assise, bras croisée, adossée au tronc.

- Non parce que ta mère… Elle est MORTE ! Gnéhéhé…

Izya ne bougea d’abord pas sous cette information, essayant de l’assimiler… Alors que son cerveau accepta le sens de la phrase et qu’un cri de détresse allait s’échapper de sa bouche, une autre information lui revint à l’esprit… Il venait de lui raconter qu’il avait utilisé le même stratagème avec Gordon et que c’était un fieffé mensonge. Alors, au lieu d’un cri, il y eut… un cri. Mais le sens avait changé.

- Espèce de sale menteur !

Et accompagné de cela, elle commença à décortiquer l’arbre de ses petites branches cassables pour en bombarder l’autre qui se fichait d’elle. Certaines tombèrent à côté de la cible d’autre dessus, et d’autre encore dans un récipient communément appelé « verre » qui contenait un liquide qui n’était sûrement pas de l’eau. Le tout en continuant de traiter le marine de menteur. Mais à force de s’agiter, elle finit par déraper puis tomber… En plein sur le marine. Sonnée mais indemne, elle resta sans bouger quelques secondes et repensa au fait qu’il allait bientôt quitter l’île. Finalement, elle fut repoussée et se releva donc, pleine du liquide que contenait le verre… Qui puait toujours autant.

Elle s’apprêtait à le questionner sur sa réelle nécessité de partir si vite, mais quelque chose d’autre attira son attention : deux petites boules de poils rousses était entrain de courir en direction de la forêt, à l’opposé de là où Izya et Tahar se trouvait, en portant au dessus de leur tête un espèce de truc qui avait l’air plus ou moins rond… Cela rappelait vaguement un truc à la jeune fille… Mais quoi ? Un truc avec une corde qui est rond… Mais c’était bien sûr ! La poulie pardi ! Qui était entrain de se faire enlever par la bande d’écureuil voleur qui sévissait sur l’île… Communément appelé Skritt. A peine plus gros que la normale des écureuils, ces petites bêtes venaient chiper les choses brillantes, tant que c’était transportable pour eux, de quiconque s’aventurait sur la plage. Et en matière de vol, c’étaient de vrais professionnels armés de petits couteaux, épingles et autres trucs de voleurs. Malgré tous leurs efforts, les villageois n’avait pas réussi à trouver leur fichu planque et avaient ainsi perdu beaucoup d'objet avec plus ou moins de valeur…

Tahar, qui ne regardait pas dans la bonne direction, n’avait pas vu les deux petites touffes de poils rentrés dans la forêt. Alors qu’ils allaient disparaître du champ de vision, la jeune fille les pointa du doigt en lâchant :

- Y’a ta poulie qui se fait la malle…


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Dernière édition par Izya le Lun 12 Nov 2012 - 23:15, édité 1 fois
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Mh ?

Le calme était retombé après les accès de colère de la sale gamine. Tahar avait à nouveau disparu dans le royaume de ses songes, laissant derrière lui pour seul avatar un corps de plus en plus alourdi par la sensation qu’il n’était déjà plus ici, faute d’intérêt à y trouver. Le monstre avait eu sa leçon, les trois teigneux la leur, le QG avait ses lames et lui n’avait plus qu’à repartir ailleurs en quête d’un chez lui qu’il ne trouverait nulle part parce que c’était écrit et qu’il avait déjà aperçu un coin du scénario en regardant par dessus l’épaule de la faucheuse, un jour qu’elle s’était montrée distraite en ramassant les offrandes qu’il lui avait faites. Pensées grises et grises pensées. Et même plus.

Boarf. Elle va revenir toute seule, t’en fais pas. Hein les affreux ?!

Elle ne revint pas toute seule. Certes, les écureuils s’étaient arrêtés un instant, à le regarder de devant leurs énormes queues pleines de poils et d’autres poussières pas très propres, mais leurs petits cerveaux de petites bêtes sans conscience du danger n’avaient pas vu leur avenir en le narguant. Ils n’avaient pas vu qu’ils finiraient en brochettes et ils n’avaient pas vu qu’ils finiraient en chaussons et ils n’avaient pas eu peur. Pensées roses et roses pensées, ils filèrent enterrer leur trouvaille au pied de leur arbre où ils vivaient heureux mais qu’ils n’auraient jamais dû quitter des yeux.

Et même s’il avait réussi à se sortir de sa torpeur, et même si la marmote courait plus vite que lui et même s’ils arrivèrent tôt sur le lieu du méfait, ils n’avaient aucun moyen de savoir quel tronc était le bon, quel arbre était l’arbre au trésor. L’alcool et le désespoir lui tombèrent sur le nez comme un seul homme, et il s’écroula sur les fesses, comme sur la plage plus tôt mais sans le confort du sable et avec le frais du soir qui allait de la mer vers la terre. Face au visage tendu du diable roux qui commençait sûrement à regretter l’enfer chauffé de la forge paternelle, il eut un vague relent altruiste.

Va donc, j’attendrai seul.

Et quand je les aurai, je leur casserai la nuque. Assez altruiste pour ne pas ajouter ça en face d’une fillette de même pas dix ans, qui ne devait pas avoir vu bien pire que les horreurs balancées par ses copains fils du maire. Pour ne pas l’ajouter en étant conscient que c’était mieux.

Si Coryn est encore chez ton père, tu lui diras que je ne rentre pas ce soir…

Et de ne plus faire attention à elle, quoi qu’elle décidât de faire, et de s’allonger à même la terre pas très battue du sous-bois à l’affût du moindre bruit suspect. Devant lui, quelques pièces reflétant la lune pour attirer les sales bestioles et les traquer comme il se devait, jusqu’à un arbre qui serait le bon. Sous sa tête, une main un peu endolorie des vaines attaques de la naine, et sur son dos le manteau de cuir qui n’isolait que de l’humidité. Dans son gosier, la sécheresse de l’homme seul qui vient de passer une journée finalement pas si vide malgré la gueule de bois, la faute ou grâce à la gosse sans doute.

La gosse, cette blague. Comme s’il avait jamais aimé les mômes… Autour s’étendaient le crépuscule et l’ombre qui fait peur aux esprits faibles, pleins d’espoir et faibles parce que pleins d’espoir. Devant lui, une pièce de moins déjà. Satanés chapardeurs. Leurs têtes sur des piques.

J’ai tout mon temps, une bourse avec deux cents pièces et tout mon temps. Je vous aurai.

marmonna-t-il entre ses dents déjà sèches. Il sentait ses lèvres commencer à durcir au vent du soir, et en bon homme de terrain habitué aux longues traques et aux longues nuit d’espionnage en extérieur il les couvrit de sa cravate. Puis il cligna des yeux en jurant à sa chère et tendre poulie qu’il la retrouverait. Cligna des yeux peut-être un peu trop longtemps.


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Dernière édition par Tahar Tahgel le Dim 11 Nov 2012 - 18:49, édité 3 fois
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Tahar avait proposé à la jeune ange de rentrer chez elle, mais à la base, c’était elle qui s’était isolée, et, ne sachant pas trop ce qui l’attendait chez elle, elle resta d’abord. Ce fut le cri de désespoir de son estomac qui lui indiqua que, oui, c’était l’heure de rentrer. En plus de cela, il commençait à faire frisquet, et Izya avait une sainte horreur du froid, qu’elle supportait très mal. Alors, elle laissa là le marine, déjà allongé sur le sol de la forêt, et retrouva le chemin de son chez-elle.

Le fameux Coryn n’était pas là, tant mieux. Elle n’avait pas du tout envie de le voir celui-là. Ses parents eux, connaissant le caractère orgueilleux de leur fille, décidèrent de cacher un peu leur soulagement et de faire comme s’il ne s’était rien passé. Ils ne lui posèrent d’ailleurs aucune question sur ce qu’elle avait fait depuis qu’elle était partie en courant. Le repas fut bon, comme toujours, mais le dessert ne fut pas très digeste pour la jeune fille, car son père, le forgeron, tenait tout de même à lui imposer une chose, à cause de ce qui s’était passé…

- Ce Tahar Tahgel… J’aimerai que tu ne t’approches plus de lui.

- Mais pourquoi ?! Il n’a rien fait de mal !!!

- C’est simple, tu n’as pas remarqué que, depuis qu’il est là, tu n’as que des problèmes ?

Izya réfléchit un instant…Ce que son père disait était vrai : à cause de ce lieutenant-colonel, elle s’était disputée avec ses parents et avait eu des ennuis avec les enfants gâtés du village, sans parler du fait que Léo n’était presque pas venu la voir. Mais, en même temps, elle s’était beaucoup amusée et avait appris plein de chose !

- Amusée ? Parce que tu trouves ça amusant d’apprendre à tuer ? Enfin Izya ! Réfléchit un peu, tu ne veux tout de même pas finir comme cet homme qui est connu de tous pour ses massacres ?!

Mais Izya, elle ne le connaissait pas pour ça elle… Elle le voyait plus comme quelqu’un qui se souciait d’elle. Et ça, ça n’avait pas de prix ! Surtout pour la petite ange du village que tout le monde percevait plus comme une chieuse qu’autre chose… Elle eut un temps de réflexion avant de répondre à son père, car l’histoire des massacres, elle ne l’avait pas compris comme ça au départ… Lorsqu’on lui avait dis que Tahar était dangereux.

- Plus tard, je veux pouvoir voyager et traverser les mers à la seule force de mes bras avec Léo ! Mais pour ça, faut que je sois capable de me défendre parce que y’a des gros monstres dans l’eau ! Et c’est le seul à avoir accepté de me montrer ! Même toi tu ne veux pas ! D’ailleurs tu ne veux même pas que j’ai une épée…

- Parce que tu es encore trop jeune ! Une fillette de huit ans ne devrait pas penser à ces choses là ! Plus tard, on en reparlera.

- Quand ?

- Plus tard… Quand tu seras prête.

Izya fit la moue mais ne dis plus rien. Qu’importe ce que disait son père, elle n’avait pas l’intention de l’écouter. Ainsi, la soirée passa et l’heure de se coucher vint. Une bonne demi-heure s’écoula sans qu’Izya, allongée dans son lit, ne puisse dormir. Elle pensait au marine qui était sûrement encore dehors, entrain d’attendre sa poulie volée par les Skritts. L’angelote avait toujours voulu trouver le trésor de ces petites bêtes pour que le village lui soit redevable, et ainsi leur clouer le bec. Et puis, revoir Tahar ne lui déplaisait pas. Bien au contraire. Du coup, après maintes hésitations, elle se décida enfin à se relever. Une chance pour elle, ses parents étaient crevés de leur journée et étaient eux aussi partis se coucher tôt. La jeune fille descendit donc l’escalier vêtu de sa seule chemise de nuit, pour faire le mur. Mais à peine eut-elle ouvert la porte qu’un courant d’air glacée lui gela le corps et la fit refermer aussitôt, tout en faisant attention de ne pas la claquer.

Elle fit donc demi tour, non pas pour se remettre au lit, mais pour en arracher la couverture. Et elle en profita pour sortir son gros manteau d’hiver du placard. Cette fois, elle était fin prête pour partir à l’aventure ! Mais arrivée devant la cuisine, alors qu’elle mettait ses chaussures, un paquet de viennoiserie attira son attention. Elle ne put résister à la tentation de prendre ce butin et de l’emmener avec elle, car, se connaissant, elle aurait sûrement faim lors de la traque. Et lorsque sa main attrapa sa cible, son regard fut attiré par la bouteille de jus de pomme qui attendait juste d’être prise, elle aussi. De toute manière tous ces méfaits seraient pardonnés si elle trouvait les Skritts, car elle se souvenait que sa mère s’était faite voler un collier de famille qui avait une grande valeur sentimentale, et son père, une chevalière qui lui venait de son grand père.

Ainsi, Izya affronta le froid, armée d’une couverture, d’un paquet de gâteaux et d’une bouteille de jus de pomme. Il avait beau faire nuit, l'ange connaissait le chemin par cœur, et puis, il y avait tout de même la lune pour éclairer faiblement les environs. Elle fit juste une petite erreur au moment de s’arrêter… En même temps quel idée il avait eu de mettre sa main sous la chaussure de la fillette !

- Pardon…

Au moins, il était réveillé maintenant. Izya s’assit donc près de lui, posa les victuailles devant elle et rajusta sa couverture car il faisait quand même froid.

- T’as toujours pas récupéré ta poulie ?

Question bête, il serait surement parti s’il l’avait eu… Qui s’amuserait à dormir parterre dans le froid alors qu’un lit bien chaud l’attendait ?
Puis, sous le questionnement de Tahar, elle expliqua la raison de sa venue…

- J’arrivai pas à dormir, et puis mon père il m’a encore grondé… Il a dit qu’à cause de toi j’avais que des problèmes et que je devais plus te voir… Et que c’était pas bien que tu m’apprennes à tuer des gens, et que en plus t’avais tué plein de gens…

Et, t’as vu, j’ai ramené des gâteaux !



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Mh.

Avisant la lune dans le mauvais coin du ciel en vérifiant l’état de ses doigts, Tahar décida que cligner des yeux ça pouvait être traître, ne m’en veux pas Pully, je vais les avoir. Puis il alla marquer son territoire, un peu plus loin pour ne pas effrayer à jamais les voleurs récidivistes, en grommelant que la peste fût des rouquines qui ne respectaient pas le sommeil d'autrui. Ensuite il revint, demanda pourquoi elle était là, entendit pourquoi, eut le soupir narquois avec le nez qui n’a pas d’onomatopée, puis se rassit le cul isolé du sol humide par le bas de son pardessus. Tapant dans les gâteaux sans un mot puis dans la bouteille au ratio sucre-alcool bien trop bas à son goût mais sans rien y redire cette fois, il se donna un air sage en allumant une sèche qu’il n’alluma pas parce que les écureuils n’aiment pas le tabac, choisit de la conserver sur son oreille, et enfin répondit.

Ton père est un homme sage, la teigne. Ecoute-le et tu vivras heureuse.

Cela dit, si tu veux t’amuser à terme et mener une vie quelconque comme lui ou la masse à laquelle il se contente d’appartenir, écoute-le pas. En plus c’est pas ton père. Enfin quoi, les poules ne font pas des œufs, hein. Et puis je tue pas les gens par plaisir, c’est eux qui font rien qu’à faire des conneries pour qu’on les tue. Et sans les gars comme ton… père, y aurait moins de morts. Pas moi qui file un mousquet ou un cure-dents au moindre psychopathe pour l’équivalent de trois repas. Alors bon, permets-moi de me gausser. D’ailleurs je me gausse, voilà. Bien fait.

Hmf. Tais-toi et regarde.

Econome plus que de mauvaise humeur, il avait rangé ses remarques acerbes d’homme réveillé d’un pied posé sur sa main et ressortit trois ou quatre piécettes de mauvais fer, on allait pas nourrir les vers avec du millier de Berries non plus, fallait pas déconner. Etait-ce le froid, était-ce son ordre, était-ce le poids de la nuit noire ou le confort déroutant de la nuit à l’extérieur dans un cadre serein, la fillette se montra docile et obtempéra. Tous deux ils regardèrent donc, clignant des yeux jusqu’aux promesses de l’aube, l’un contre un tronc d’arbre à finalement fumer son mégot entre deux siestes pour essayer de rester éveillé, l’autre tombée contre l’un à un moment où il ne s’y attendait pas. Elle s’y prenait en traître, elle bavait dans son sommeil comme en plus il s’en rendit compte, et… AH !

On était entre loups et chiens, c’était l’heure parfaite pour lui. Tout était encore gris mais il y voyait clair comme en plein jour, distinguant mouvements et immobilités dans les ombres qui commençaient à se former malgré l’absence de soleil. Et là, devant eux, à trente toises, près de la vieille souche à droite de ce vieux bosquet cradingue, il était persuadé d’avoir vu un nain passer avec une partie de son compte en banque entre les deux pattes de devant. Encore un peu de temps passa, incertain, puis le buisson s’agita de nouveau et la queue touffue du hérisson qui n’en était pas un dodelina dans la pénombre, jusqu’à passer sous le nez de Tahar qui lui laissa la vie sauve parce qu’il n’avait pas faim et pas pour ne pas réveiller la gosse, crénom. D’ailleurs, s’il ne la réveilla pas quand il se leva sans trop de ménagement et craqua des genoux, c’était pure chance pour elle.


Plus tard, le soleil venait de se laver dans les eaux de l’horizon et en foutait partout sur le tapis de bain en se détachant de la ligne au loin. En arrivant à la passerelle du navire, Tahar croisa Coryn.

Salut mon ptit Coryn, bien dor, entama-t-il, la voix pâteuse du veilleur tardif.
Vous avez une mine affreuse mon Colonel, vous devriez aller vous reposer dans votre cabine.
… Eh. Fais le malin, ouais. Fais le malin…

La contre-attaque avait été cinglante. Mais sans doute avait-il raison. Mains tremblantes et terreuses d’avoir creusé toute la sainte aurore, manteau fripé de celui qui a dormi dedans, visage hâve et blême et blafard du hangover pas compensé par une bonne nuit de sommeil au lendemain de la cuite, le tableau ne devait pas être reluisant. Tout de même, en s’effondrant sur sa couche, il se dit qu’il allait sans doute bientôt préférer l’ancien Coryn. Du diable, il le casserait à nouveau à sa convenZzz.

Plus tard plus tard, il fut réveillé du claquement des voiles qu’on abat. Sa main droite sur le vertex et sa main gauche dans sa barbe en bon simiesque, il était déjà trop tard quand il atteignit le pont. Trop tard pour quoi ? Il ne savait trop mais trop tard. Boh. Approchant du bastingage, il vit qu’on venait de partir, et avisa quelques têtes croisées l’avant-veille parmi la foule. Des anonymes, un bedonnant qui devait être le père du fils traumatisé, et. Non, il ne vit pas de tête rousse se jetant sur les épaules d’une échelle humaine non-consentante pour agiter vers lui Tahar le magnifique le mouchoir blanc de la reconnaissance en bonne enfant reconnaissante qu’elle devait être. Ah, l’ingrate ! Après tout ce qu’il avait fait pour elle.

Toutes les mêmes, mon ptit Coryn. Toutes les mêmes…
Si vous le dites mon Colonel.


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La fillette rousse s’était réveillée dans son lit avec de la sueur sur le front et une température corporelle frôlant le 39°C. A l’aube, son père était allée dans sa chambre pour la sortir du lit, comme à son habitude, mais il avait trouvé un lit vide. Inquiet plus que fâché, il était allé réveiller sa femme et tout deux étaient partis à la recherche d’Izya. Ils n’avaient pas mis très longtemps à la trouver, seule, roulée dans sa couverture maintenant pleine de terre, et avec un peu plus loin, près d’une vieille souche, un trésor enfoui que des écureuils voleurs essayaient de déplacer.

Vu leur nombre, cela ne fut pas dure pour les Sélindé de trouver leur nouvelle cachette. Ainsi, ils purent récupérer la totalité des biens volés en même temps que leur bout d’chou fiévreux. Elle avait bien ouvert les yeux deux ou trois fois pendant le voyage, mais sa conscience n’était pas en état de marche. Elle dormit donc encore une bonne partie de la journée. Et à son réveil, sa mère la dorlota amoureusement, lui apportant chocolat chaud et petit pain sortant du four directement dans son lit. Et elle montra aussi à sa fille le sac remplit d’objets brillants au pied du lit et le collier qu’elle chérissait autour de son coup, tout en souriant.

- Vous les avez trouvés, alors !

- Non, c’est toi qui les as trouvés, et c’est toi qui les ramèneras au village ! Mais pas avant que tu ailles mieux !

Izya était contente, elle avait finalement réussit… pourtant, elle ne se souvenait pas avoir fait quoi que ce soit à part avoir attendu. C’était Tahar qui avait tout fait, sans aucun doute… D’ailleurs, elle ne l’avait pas vu…

- Il est où Tahar ?

- Sûrement à bord de son bateau… Tu étais toute seule lorsque l’on t’a trouvée…

- Et leur bateau doit maintenant être prêt à partir, je viens de finir leur commande.

Le forgeron venait d’entrer dans la chambre, bien content que sa fille soit enfin réveillée et que l’homme en question soit enfin sur le départ. Izya, elle était beaucoup plus triste de cette nouvelle…

- Mais… Je lui ai même pas dit au revoir…

La fièvre amplifiant ses sentiments, la petite était à deux doigts des larmes. Son père, qui malgré tout le ressentiment qu’il avait envers ce lieutenant-colonel, aimait sa fille énormément et sous le regard insistant de sa femme, transporta Izya vers la plage à coté de là où elle avait dormi, histoire qu’elle puisse quand même voir le bateau s’éloigner sans se prendre toute la foule. Géralt la posa parterre et se mis en retrait, accoudé à un arbre pendant que l’angelote plissait des yeux pour tenter d’apercevoir l’homme qu'elle voulait revoir une dernière fois. Lorsqu’elle crut reconnaître sa tignasse, elle prit une grande inspiration et cria de tout son cœur :

- TAHAR ! UN JOUR, QUAND JE SERAIS PLUS GRANDE, MOI AUSSI JE PRENDRAI LA MER ! ET QUAND ON SE REVERRA, TU M’APPRENDRAS DE NOUVELLE CHOSE HEIN !

- Cours toujours !

Et même de là où elle était, même malgré la fièvre, elle pouvait voir son sourire moqueur.


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