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Le bon, le cyborg, et le mécano.

Les mois ont passé depuis l’arrivée d’Ivan sur cette ile. L’entrainement porte ces fruits. L’handicapé squelettique et devenu un homme, un vrai. Il connait par cœur les environs de son campement. Lui est son compagnon ont une véritable petite base sur la plage. Deux huttes fabriquées avec des bouts de bois, de la fourrure et des feuilles. De nombreux pièges sont réparti dans les alentours pour éviter une visite nocturne. Avec une température constante de trente degrés, l’ange se promène sans son tissu. Après tout, cela ne sert à rien de se cacher. Il n’y a personne pour voir que son visage est brûlé sur le côté gauche, de plus le tissu réduit son champ de vision ce qui peut être fatal dans ces environ.

Une journée bien ordinaire pour notre duo. Yatsu revient déjà avec son petit déjeuné. Il a dû se lever tôt. En tout cas, il n’est pas question qu’il partage. Des règles ont été bâties. L’handicapé doit se débrouiller seul pour s’alimenter.  C’est donc sur sa chaise roulante qu’il s’aventure dans la jungle. Les plantes plutôt agressives attaquent notre jeune aventurier. Mais c’est sans compter sur l’expérience de ce dernier. Avec des longs mois de survie, Ivan coupe les plantes avec son sabre et continue comme si de rien était. Ce ne sont pas de vulgaire plante qui stopperont notre homme dans sa quête de nourriture.

Droit, gauche. Aucun fruit dans les environs. Il faut continuer. Pendant qu’il avance, son oreille détecte un bruit. Des pats. Une bête est probablement en train de le suivre. L’ange s’arrête. Il prend une arme à feu dans une main, et le sabre dans une autre. La bête s’approche doucement sans faire de bruit. Toute bête accélère lors de l’attaque. L’handicapé attend ce moment-là. Grâce à son sang-froid, il sait très bien qu’il aura le bon réflexe. Le bruit apparaît de derrière. L’ange se jette par terre et se tourne. Une sorte de loup arrive par-dessus la chaise. Il lui tire une simple balle entre les deux yeux. Une petite chasse facile pour aujourd’hui.

C’est donc avec son futur repas que notre homme repart fier de ce qu’il vient d’accomplir. Sur le chemin du retour, il remarque que des oisons volent en rond proche d’ici. Il décide de s’y rendre pour voir ce qui s’y trame. En quelques instants, il arrive sur les lieux et voie un homme sur la plage. Inconscient. Que lui est’ il arrivé ? Aucune idée. En tout cas la décision est vite prise. Il faut sauver cet homme avant qu’il ne se fasse manger par les volatiles. Les oiseaux ne semblent pas vouloir lâcher leur prise. Ivan jette donc ce qu’il vient de capturer comme appât et prend vite l’homme. Les oiseaux semblent préférer leur nouvel aliment. C’est donc avec un inconnu sur les genoux que notre handicapé se déplace, direction la base.

-Ivan qu’est-ce que tu nous amènes aujourd’hui ? Quoi un homme ? T’as pas tué ce gars comme même ? Non je plaisante. Il a pas l’air en forme.


-Si tu peux chercher quelques choses à manger pour lui histoire qu’il reprenne des forces lorsqu’il se réveillera.

-Aucun problème !

L’ange installe l’inconnue dans une hutte, à l’ombre. Il ne semble pas avoir de blessure grave. Quelque bandage lui sont fait. Yatsu revient avec des fruits. Ils mettent en place de l’eau et les fruits à porté de l’homme pour qu’il reprenne ces forces lorsqu’il se réveillera. Pendant ce temps. Le duo sort. Ivan doit retourner à la chasse tandis que Yastu reste à la base.

*C’est quand même étrange. Il aurait dur y rester face au volatile. C’est comme si son corps était trop dur pour que ces oiseaux le mange. Enfin, il ne faut pas que je pense trop lorsque je chasse, cela risque de me créer des problèmes.*

C’est sur un autre chemin qu’Ivan s’aventure. Cette fois il tombe sur des fruits sur un arbre. Pas évident. Mais il se débrouille tout seul pour aller chercher cela. Avec tout ce qu’il a sous la main, il fait preuve d’imagination comme son compère Yatsu. Il attache une liane à un caillou. Avec ça, il lance sur l’arbre le caillou jusqu’à qu’il soit bien bloqué. Puis monte avec la force de ses bras. Quel homme. Une fois en haut il attrape les fruits et les jette en bas. Il descend et prend le fruit de son labeur.  Direction la base !


Dernière édition par Ivan De Cimitiero le Mar 5 Nov 2013 - 22:05, édité 1 fois
    "Clmmp..."

    Bruit de langue, Sensations, éveil... Attrapant les rebords de ma barque je me redressai brutalement, ignorant pour quelques secondes les récents évènements. Seulement ils revinrent un à un, ma fuite, l'océan, le ciel, et Lucrèce. J'avais obtenu mon indépendance, et mon corps réclamait d'hors et déjà son dû. A tâtons, mes mains s'approchèrent du kit de survie, constatant non sans aigreur sa nette perte de poids. Il ne restait plus qu'une gourde d'eau, que je m'empressai de vider. Non, pas de panique, cela ne servirait à rien. Profitant encore une fois du paysage, je me laissai transportai par les flots, puisque n'ayant aucune idée d'où j'étais, il m'eut été ardu d'aller quelque part.
    Combien de temps avais-je dérivé? Qu'importe, le ballottement des flots avait encore une fois réussi à m'endormir, et pas qu'un peu, puisque le soleil de midi s'était d'hors et déjà mué en une lune naissante. Pour tout autre cela eut été impossible, mais mes pupilles ne craignant point l'obscurité, je pris mon carnet, et me mis à lire.


    "L'éternel est mon berger : je ne manquerais de rien..."

    Super... il ne manquait plus que ça. Un coup de tonnerre fut mon réveil cette fois, et bien sûr il n'était pas seul, l'océan décidant soudainement d'enchaîner les olas pour le saluer. L'univers se lançait dans une valse, et il m'avait choisi comme partenaire. Toutefois bien qu'il eut été plus convenable d'accepter, je me contentai de fermer le couvercle de mon cercueil, rendant toute son étanchéité à ma capsule de survie. Les flots me bercèrent une nouvelle fois, une dernière fois, vers un sommeil plein de curiosités.

    De l'ombre, le bruit d'une alizé, j'étais très loin de l'apocalypse de la veille. Instinctivement, je tentai d'attraper les rebords de ma barque, tombant alors sur quelque chose de doux, et d'intriguant. Du tissu? En soit pourquoi pas, mais je ne me souvenais pas m'être lancé dans un projet de décoration d'intérieur... et d'ailleurs, d'où venait cette nouvelle stabilité? Plutôt que de m'agiter, je pris une profonde inspiration, et sondai ma mémoire. Il ne me restait que des flashs, mais cela suffisait à finir le puzzle. Un naufrage, moi marchant sur le sable, la fatigue... et la suite on pouvait aisément la deviner. Cependant, le problème résidait dans le fait que je sois ici, dans une hutte très honorable, au sec, mes vêtements pliés à mes côtés et une couverture sur mon corps? Le temps m'apportera sans doute des réponses.
    Me redressant, je remarquai les victuailles offertes, et relativement affamé je ne me posai pas plus de question que ça avant de les engloutir. Après m'être restauré, j'en profitai pour m'habiller, même si je dus me contenter de mon pantalon et de ma chemise troués ci et là, mon tee-shirt imbibé de sable faisant un peu pitié. Et puis à quoi bon, il faisait suffisamment chaud ici.


    "Charmant!"

    Une fois mes besoins satisfaits, je pus enfin agir autrement qu'un nourrisson affamé, et je me lançai à la découverte de l'inconnu. J'avais encore un peu de mal à marcher, si bien que je m'arrêtai au seuil de la hutte, apercevant une autre hutte de la même facture non loin. Il n'y avait pas de doute, j'avais été sauvé, encore fallait-il savoir par qui, et pourquoi. Des bruits de pas sur la droite, il semble que le rideau allait bientôt se lever.

    "Eh...Il y a quelqu'un?"

    Question bête...évidemment qu'il y avait quelqu'un, car même si l'alentours ne manquait pas de verdure, peu de tortues de mers étaient capable de construire des tentes.

    "Eh, évidemment qu'il y a quelqu'un, excusez-moi. Hum...bonjour?"
    Oui bon je n'étais pas doué, et fichtre, j'avais bien le droit de déblatérer des âneries après m'être échoué sur une plage! M'aidant des poutres en bois qui supportaient l'édifice, je me relevai, pensant sans doute qu'il serait plus poli de rencontrer ainsi mon sauveur, même si la vérité était qu'après avoir passé tout ce temps couché dans une barque, je mourrais d'envie de rencontrer quelqu'un, et de voir de nouveaux paysages.







      -Hey. Salut ! Moi c’est Yatsu. Alors ça va ? Tu devrais te reposer encore un peu. Rassure toi, t’es entre de bonnes mains. Ton sauveur va arriver d’une minute à l’autre. Par contre il y a quelque détail qu’il faut que je te dise avant que tu le rencontre. Premier point, évite de te focaliser sur sa brulure au visage. D’habitude il se cache sous un tissu pour pas que les hommes aient pitié de lui. Deuxième point, c’est un ange. Enfin un être humain avec des ailes quoi. Sa aussi il le cache. Mais bon ce point-là ne le gêne pas trop donc si tu veux lui poser des questions dessus, aucun problème. Pour finir. C’est un handicapé. La brûlure au visage la rendu borgne mais ce n’est pas tout. Il ne peut plus se servir de ces jambes. Il se déplace sur une chaise roulante. Une belle pièce mécanique que j’essaie d’améliorer à ses besoins.

      Yatsu vient de donner pas mal d’information à l’inconnue. Celui-ci n’a probablement pas tout retenu. D’ailleurs qui pourrait retenir toutes ces informations justes après avoir repris connaissance ? Probablement peu de personnes. De toute manière, le mécano doit finir son inspection des pièges. C’est bien beau de vivre dans la jungle, mais vivre en sureté c’est encore mieux.

      Pendant ce temps, Ivan fait son apparition. Sur sa chaise avec des fruits sur les jambes, il avance avec difficulté. Heureusement que les roues disposent de chenille. Une belle fabrication qui facilite énormément les déplacements même si cela reste compliqué. Après avoir fait un léger contour pour éviter un piège, l’handicapé remarque l’inconnue. Il se dirige vers lui le sourire aux lèvres.

      -Bonjour. Vous allez bien ?

      L’ange du jugement ne se précipite pas sur les questions. Il sait qu’il a tout le temps pour apprendre à connaître l’histoire de cet homme. Le calciné offre l’un de ses fruits. Puis il cherche à casser le gène qu’il y a entre des inconnues en parlant de manière plus familière.

      -Moi je m’appelle Ivan. Tu es notre inviter. Cela fait longtemps que nous n’avons pas rencontré quelqu’un. Mets-toi à l’aise, si tu as besoin de quelques choses n’hésite pas.

      Yatsu fait son retour et annonce que tout est niquel. Il met en place le pantin fabriqué à base de plante et de bois. C’est une cible pour l’entrainement. Aujourd’hui la distance entre le tireur et la cible est de cinquante mètres environ. Les balles ne sont pas limitées ici, le mécano sait en fabriquer avec ce qui l’entoure. Ce ne sont pas des balles comme les autres, mais cela est suffisant pour un entrainement. Il se met en place et tir.

      -Wow ! Deux sur cinq. Ça va j’ai pas perdu la main. Ça fait longtemps que j’ai pas tiré. Allé Ivan à toi.

      L’ange en pleine discussion fait signe à Yatsu qu’il s’entrainera plus tard.
        "Eh...Ok, merci."

        Oui, je ne savais pas vraiment quoi répondre, et d'ailleurs il ne prit pas le temps d'attendre mes mots, puisqu'il avait à faire. Tant mieux, je n'étais pas très doué pour ça. Apparemment je devrais attendre un peu avant de rencontrer mon sauveur, un ange... Je n'en avais jamais rencontré, et à vrai dire tant que je ne l'aurai pas vu de mes propres yeux je ne croirai pas en leur existence. Tout ce qu'on savait d'eux se résumant à des rumeurs.
        En attendant l'être divin je me levai, faisant quelques étirements tout en suivant ce Yatsu des yeux. En tant que cyborg, j'avais plus de facilité à retenir les informations, tant est que malgré l'engourdissement de mon éveil, le tout ne fut pas fastidieux.

        Le voila enfin! Je le vis au loin, et bien qu'il ne correspondait pas vraiment à mon idéal de la race angélique, la brûlure sur son visage ne trompait personne. Plutôt qu'un être majestueux, je vis quelqu'un abîmé par la vie, dont le simple fait de se déplacer devenait un défi. J'avouerai être un peu déçu quand à la race céleste ; tant de mystère autour d'eux pour apprendre qu'ils nous ressemble. Toutefois ce n'était qu'une première impression, car déjà je constatai que s'il avançait lentement il le faisait sans peine, et il n'avait rien d'un chien battu. Au contraire, c'est le sourire aux lèvres qu'il vînt à moi, me rendant soudainement bien plus inférieur à lui.


        "Oui je vais bien, bonjour."

        Je restai donc à le regarder, mes mains pendues à mon corps témoignant de ma concentration. Oui, je ne pouvais m'empêcher de détailler chaque point de son anatomie, même si ce qui m'intriguait le plus restait ce curieux moyen de transport. Observant plus le personnage que ce qu'il faisait je ne remarquai pas la main tendue, et il fallu une autre de ses phrases pour me faire réagir.

        "Ah, merci pour les fruits. Une tentative de sourire, que j'oblitérai rapidement... Et pour l'invitation. Je suis, hum, appelez moi Klaus!"

        Heureusement pour moi, Yatsu m'offrit une diversion, évitant tout questionnement sur mon hésitation. Non, je ne voulais rien cacher, mais mon absence de certitudes rendaient mes propos fragiles. D'ailleurs... en parlant de certitudes.

        "Mais eh...où est-il?"

        En moins d'une minute, ma voix hésitante avait prit du poids. Mes mains touchèrent instinctivement mes poches, tout en sachant qu'il ne pouvait évidemment pas y être. Bon sang où était-il?! Faussant compagnie à mon "sauveur", je rentrai dans la hutte, fouinant un peu partout aux alentours de ma couche sans aucun résultat.

        "Et merde..."

        S'il y avait une chose que je ne voulais pas perdre, c'était exactement ça! Où était-il bordel! Prenant mon visage entre mes mains, je tombai mollement au centre de l'habitacle, prenant quelques secondes pour me calmer, et pour questionner mes souvenirs. Je m'étais sans aucun doute échoué sur cet île, et si j'étais en vie, c'est qu'il était avec moi.
        Soupirant un bon coup, je me relevai, et m'adressai à mes hôtes du jours. Mes mains n'étaient plus pendantes, mais rangées dans mes poches, et mon regard fureteur était désormais fixe, cherchant les yeux de mon interlocuteur. Non, je n'étais pas agressif, mais l'assurance que je dégageai me donnait une toute autre allure.


        "Désolé si je suis un peu pressant, mais, vous n'auriez pas vu un carnet en me...Trouvant?"

          L’ange connaît maintenant le nom de l’homme à qui il fait face. Celui-ci ne semble pas très à l’aise, Ivan l’a bien remarqué. Puis Klaus se met à chercher quelque chose. D’après la réaction qu’il a, c’est probablement un objet important pour lui. Il se met à le cherché dans la hutte puis il revient bredouille. Il s’adresse aux deux hommes avec un nouveau visage. Un visage plus sérieux. L’inquiétude et l’hésitation qu’il avait précédemment à littéralement disparu. Encore un indice pour l’handicapé qui peut conclure que le carnet est important. Que contient-il ? Aucune idée. Mais ce qui est sûr c’est que l’ange va lui proposer son aide. Comme il le dit si bien, « A-t-on besoin d’une raison pour aider quelqu’un ? ».

          -Il n’y avait aucun carnet sur toi lorsque je t’ai transporté. Peut-être qu’il est tombé là où tu étais allongé. Mais ne te précipite pas veux-tu. Si tu y vas seul, tu risques d’avoir des problèmes. Les environs ne sont pas très sûrs. Il y avait des volatiles qui t’attaquaient lorsque je t’ai trouvé. Donc je n’ai pas vraiment eux le temps de chercher des affaires pouvant être à toi. Je t’accompagne. Yatsu, si ça ne te dérange pas, tu prépares un repas pour trois. Merci. Dit il avec sa voix douce et un air calme.

          -Ok chef ! Eh Klaus. Si tu veux je peux te passer un pistolet ou un sabre. J’ai toujours plein d’armes avec moi hé hé hé.

          Il est vrai que Yatsu est une vraie banque à armes. Il n’a que des armes de mauvaises qualités mais bon, c’est toujours ça. Rappelons qu’avant il était commerçant dans les armes. Il a dû toucher à pas mal d’objets rares. Il propose à Klaus de l’accompagner dans sa hutte pour lui montrer tout ce qu’il a. Pendant ce temps, l’ange prend des munitions pour son flingue.

          *Je ne connais rien de cet homme. Je ferais mieux d’être sur mes gardes. Aucune information ne me permet de dire quoi que ce soit. La probabilité d’avoir un homme bon en face de moi et aussi probable que d’avoir un mauvais. Le temps me permettra de savoir à qui j’ai affaire. Puis quelque chose d’autre n’arrête pas de me titiller l’esprit. Pourquoi les oiseaux n’arrivaient pas à le manger ? Pourquoi les blessures sont si légères ? Il a peut-être un fruit du démon comme moi. En tout cas, j’espère que c’est un homme bien qui se joindra à moi pour changer se monde, pour créer un monde juste *
            Le cyborg n’a pas d’autre choix que de partir avec son sauveur. Aucune arme ne l’intéresse, il préfère se battre à la force de ses bras. Avec un tel corps, c’est comme si lui-même est une arme de toute façon. Les deux hommes longent la plage jusqu’au lieu de rencontre.  Sur le chemin, une petite discussion a lieu. Il est normal de demander un complément d’information… Enfin, en temps normal. Ce n’est pas comme si un interrogatoire est nécessaire. Pour l’ange, lorsque la personne veut se confier elle le fait naturellement. Des fois il faut lui faire tout de même signe, mais là ce n’est pas utile. Ils viennent juste de se rencontrer.

            -Klaus, que penses-tu de cette île ?

            Cette fois la question est simple. Enfin, le cyborg semble toujours aussi curieux de ce moyen de transport et regarde le mécanisme. La question l’interrompt. Comme lorsque vous réfléchissez a quelque chose et que l’on vous dit,  alors qu’est-ce que tu en penses ? Alors que vous n’avez rien écouté. Heureusement qu’Ivan continue de parler et cette fois hors de question d’être divertie pars quelque chose.

            -La chaleur est supportable, après quelques mois passés ici, je ne fait plus attention. L’environnement est si beau. J’aime cette nature. D’ailleurs, ça me rappelle mon adolescence. J’étudiais la nature, l’herbologie et la chimie en particulier. Ce genre de chose. Ici je peux m’amuser quelque peu.


            -L’ile est belle...

            On ne peut pas lui en demander trop aussi, laissons le tranquille pendant quelques instants. Le manque de communication de l’être qui accompagne l’ange fait sourire ce dernier.

            -Regarde, il ne reste même pas la carcasse de la bête que j’ai jeté pour diversion. Regardons un peu partout.

            Pas besoin de le suggérer, Klaus se précipite dans la zone et fouille dans le sable. Mais son espoir s’envole petit à petit. Il part jusqu’à la mer et se met à chercher dans l’eau. L’handicapé ne peut que regarder l’individu qui panique.

            -Klaus…

            Aucune réaction. Le cyborg continue sa recherche en effectuant des mouvements de plus en plus rapide. En espérant que sa bonne étoile lui sourira.

            -Klaus.

            Impossible de capter l’attention. L’homme qui possède un chapeau se met à creuser dans le sable à plusieurs endroits. Après tout un oiseau aurais pu mettre du sable dessus…

            -KLAUS !

            Obliger de monter la voix pour se faire entendre. Cela est fait à contre cœur. Lever la voix sur quelqu’un c’est une sorte de manque de respect. En tout cas, là il le fallait. Cette fois il capte l’attention.

            -Désoler d’avoir haussé le ton. Les oiseaux du coin sont voleurs. Ça ne me surprendrait pas de trouver ton livre dans un de leurs nids. On les appelle les Voltour parce qu’ils font le tour de l’ile est vole tout ce qu’il trouve de spéciale. Enfin, spéciale est définie à tout qui n’existe pas déjà en ces lieux. Nous allons retourner au camp pour prendre des forces et ensuite nous partirons. Pourquoi ne pas partir maintenant ? Parce que le lieu est dangereux et ce n’est pas en allant avec le ventre creux qu’on risque d’augmenter nos chances de réussite. Puis partons à trois c’est mieux que deux.

            Pas le temps de poser ses questions et suggestion, le cyborg a déjà le plan d’action sous ses yeux. Le petit bonhomme continue de le surprendre avec une réflexion rapide et juste. De toute façon, partir seul dans une jungle est trop risqué. La chose à faire est de se plier aux ordres. Après tout, l’handicapé l'a sauvé et l’aide à retrouver son livre, autant lui faire confiance puis… Ce n’est pas comme si le justicier  n’est pas net bien que c’est rare de voir une personne qui se démène autant pour un inconnu... C’est peut-être la seule chose curieuse ici.
              De retour au camp, l’odeur de la nourriture sur le feu atteint les narines et met l’eau à la bouche. Une belle petite odeur. La fumée poussée par le léger vent se promène sur le bord de la plage. Un bon déjeuner en principe. Les trois hommes s’installent sur le sable chaud dans un abri. Quelques rayons de soleil traversent les grandes feuilles mais l’ombre gouverne le lieu. Sur de grandes feuilles est placée la nourriture puis l’eau dans des sortes de récipients fabriquées en terre cuite.

              Suite à cette modeste restauration, les hommes s’enfoncent dans cette jungle. Les animaux sont peu présent. Ici, le véritable ennemi est la nature. Des plantes qui mordent, qui arrache des bras. Ce n’est pas à négliger. Le déplacement est lent. Les yeux balayent tout sur leur passage. Le moindre angle non analysé peut être fatal.

              -On approche des nids, mais les plantes dans cette zone sont tenaces. T’es sur que son bouquin vaut le coup ?

              -Oui.


              -Parce que ton protégé est en train de se faire bouffer.

              -QUOOOOII ?

              - HA HA HA ! Trop marrante ta tête.

              -En plus j’ai senti que c’était un mensonge…

              -Faut que tu t’entraines à ….


              Une plante attaque réellement Klaus mais le bougre ne se laisse pas faire et déchire la mâchoire avec sa force qui ne semble pas négligeable.

              -HOW ! T’as vu c’que j’viens de voir ! On va pouvoir avancer sereinement.


              La plante semble avoir ralenti lors de son attaque. Comme si quelque chose cloque. C’est vrai qu’un cyborg ce n’est pas vraiment comestible. Juste à l’odeur ça ne donne pas envie. Alors les attaques sont essentiellement sur les deux autres. Mais les plantes deviennent de plus en plus grandes et tenaces. Les nids sont en vue et le Klaus se précipite sur ceux-là. La présence de l’étranger perturbé les plantes. Maintenant que les deux autres sont seules les plantes s’allongent et préparent un sale coup.

              Des lianes attrapent une jambe et un bras de Yatsu qui sort directement une arme à feu et tir de nombreuses fois. D’autres attaquent Ivan qui les coupe comme il peut. Sans aucune maitrise du katana. Mais les plantes sont nombreuses et Yatsu se fait soulever tandis que son arme tombe. L’handicapé est tiré sur un côté et tombe de sa chaise. La plante l’amène vers sa gueule et lui la tranche avec un seul coup. Le corps de l’ange est fragile, mais ses bras sont puissants. Une chute juste après cette action. De l’autre côté, le blond sort toujours de nouvelles arme et tir, tranche et explose même des plantes.

              Les deux sont essoufflés après cette agitation quand Klaus arrive en courant.

              -Fuyons !

              Son livre en main… C’est une bonne chose. La trentaine de piaf qui lui court après, c’est… Pas une bonne nouvelle. Le cyborg attrape l’ange et le met sur son épaule comme un sac à patates. L'autre porte la chaise roulante. Yatsu donne les directions et Ivan peut les couvrir. Avec des balles en bois il les oiseaux les plus proches. Hors de question de gaspiller des balles. Avec le mouvement de la course, accompagner des déplacements des volatiles. C’est compliqué de faire mouche. Un tir est fait seulement lorsqu’une cible est à moins de deux mètres. Mais durant cette course, une petite racine qui dépasse le sol fait trébucher le trio. Il y a toujours une racine qui dépasse. Les arbres sont vicieux. Ils font ça exprès. Comme s’ils cherchent à faire tomber les êtres qui passent trop vite à côté d’eux parce qu’ils ne les regardent pas. Aussi égoïste qu’un Lloyd.

              Le livre s’envole et Ivan est projeté vers l’objet. Ce dernier se saisit du bouquin tandis que les piafs l’attrapent pas l’autre bout. Ils tirent et l’handicapé ne touche plus le sol. Une lutte entre un ange est d’autre espèce volante. Le justicier à roulette bat des ailes comme si cela aller l’aider. Il est à présent à deux mètres du sol et reçoit des coups de bec sur les doigts.

              -Ivan retient ta respiration !

              Yatsu jette un explosif à forte odeur. Celle-ci est très désagréable. Elle a été concoctée avec différentes pourritures de l’ile. Les oiseaux fuient, le calcinée tombe et se fait réceptionner par Klaus. Le trio se met rapidement en route par peur de tourner de l’œil face à cette puanteur. Une fois sur la plage ils se laissent tomber pour se reposer sur le sable.

              L’inconnu ne sait comment remercier son sauveur. Comme à son habitude, l’handicapé propose au cyborg de rejoindre son groupe. L’homme semble intéressé et pose quelques questions pour savoir en quoi cela consiste. Une fois toutes les informations assimilées, ce dernier décide de repartir en mer à la recherche d’une certaine chose et peut être qu’un jour il rejoindra l’ange. C’est en tout cas un allié de plus pour notre justicier, mais toujours pas de compagnon en plus…