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Les Mini-Aventures de deux boutonneux sur Grand Line. Vol 1.

Alors que je courrais à perdre haleine dans les couloirs du laboratoire aseptisé, je fus forcé de constater qu’il avait été déserté. Seuls quelques corps, peut être encore vivants, demeurés ici et là. Mais je ne pouvais rien faire, c’était comme si courir avait été un réflexe de la nature face au danger, un automatisme animal qui s’était enclenché.

Jamais je n’aurais pu courir aussi vite et aussi longtemps en temps normal. C’était un mécanisme de survie qui faisait que même dans le dédale de couloirs qui n’en finissaient pas, je trouvais ma route, guidé par mon instinct en danger. Dans ma tête, c’était comme si la mort me courrait après et, traqué, je devais lui échapper.


Mon coeur battait la chamade, j’étais à bout de souffle. Je m’arrêtai un instant, les battements de mon coeur troublait la vision de ce qui m’entourait. Sur des tables blanches, plusieurs instruments
scientifiques pareils à des outils de torture. Mon envie de courir reprit de plus belle.


Quelques instants plus tard, je tombais face à deux lourdes et immenses portes. Le jeune adolescent que j’étais à cet âge là, lors de ma fuite du laboratoire qui m’avait emprisonné durant des années, arriva avec grand peine à les pousser pour les ouvrir mais au fur et à mesure que l’espace entre les deux battants s’agrandissait, l’air de la liberté s’engouffrait dans mes poumons et j’écoutais mon coeur battre dans ma tête, mon souffle rauque se glissant à chaque battement, comme un contre-temps qu’il se devait de remplir.

Mon excitation se mêlait à la déception, la déception de voir un paysage tel que celui d'un cimetierre d'épaves. Mais j’étais content, j’étais libre ! Même si ma fuite me menait en Enfer, je me sentais la force de m’y enfuir. Je ne pouvais tout simplement pas être encore là ! C’était au dessus de mes forces ! Je ne me contrôlais plus, je ne pensais à presque rien, sinon à mettre les voiles et m’enfuir d’ici, comme si le scientifique pouvait me localiser partout sur cette île. Je ne me souvenais de rien, mais je n’avais rien à faire ici. Et puis peu à peu, je réussissais à me calmer non sans rester sur mes gardes.
Où étais je ? Est ce que j’allais m’en sortir vivant ? Au pire, je pouvais embarquer sur un bateau au hasard et je travaillerais pour l’équipage. Si leur bateau n'avait pas coulé contrairement aux nombreux autres, c'était que l'équipage était habile ...
Au pire, je mourrais ... Peut être plus rapidement que dans le laboratoire.

J’escaladai donc un bateau puis me glissai entre deux caisses pour retomber mollement dans une troisième, sur laquelle étaient posées deux autres caisses, à l’abri de tous, avec un simple interstice pour épier et laisser passer l’air.

Je me demandais ce que je faisais là. Je n’avais aucune réponse. Je me rappelais même plus qui j’étais. Qui je ...

Et enfin, apaisé ou assommé par tant d’efforts, je m’endormis, mettant fin à toutes ces interrogations inquiétantes.
    Le jeune Ivan De Cimitiero est tranquillement assis sur le rebord du bateau. Son père vient de partir avec plusieurs hommes pour discuter avec la révolution du coin. Toujours interdit de suivre son père, l’adolescent se retrouve seul. Quelque membre de l’équipage sur le bateau, mais rien de très passionnant. Les adultes ne pensent pas comme lui et n’aiment pas les jeu comme lui. Ils sont gentils c’est sur, mais bon, notre petit bonhomme doit trouver une occupation tout seul.

    Il commence par se promener et regarder ce que font les autres. Rien de très intéressant. Alors il prend un livre qui parle d’un certain Norland. Un menteur. Une histoire qui montre bien que le mensonge n’est pas quelque chose dont il faut se servir. Enfin… Après avoir fait la petite lecture il regard les environs. Ivan monte sur le mât et observe tous ces bouts de bois. C’est une île très étrange. Il aimerait bien y mettre un pied pour voir si tout ça tient bien. Mais son père lui a dit de ne pas quitter le navire car cette zone est dangereuse. Bien évidemment le fils très bon avec son père obéi sans trop se poser de questions. Après tout son père connait mieux ce monde que lui. Tout ce qu’il a à savoir c’est qu’il y a de nombreux pirates qui rodent dans le coin.

    Après avoir contemplé l’horizon, un bruit assez étrange apparaît. Un bruit qui provient tout droit de son ventre. La faim fait son apparition. Alors il redescend et pars en cuisine tranquillement.

    -Yop. Il y a quelque chose à grignoter ?

    -J’ai pas encore fait l’inventaire, va voir dans les tonneaux sur le pont tu trouveras des fruits.

    -Ok, merci.

    Avec le grand sourire agréable, il repart direction le pont. Il sautille sur le chemin. Quelques tonneaux sont visibles sur le côté. Il s’approche tranquillement, ouvre l’une et met sa main. Mais une chose l’intrigue. Quel est cet aliment ? Au niveau du toucher Ivan ne reconnait rien. Il jette un œil en se mettant sur la pointe des pieds et …

    Vlam
    Il chute en arrière. Les pommes commencent à rouler sauf une. Enfin… C’est normal car ce n’est pas une pomme xxl. C’est le petit Specter avec son bob. Ivan surpris recul sur quelques mètres. Mais finalement il remarque bien que l’intrus n’est qu’un enfant.

    -Ça va Ivan ? T’as rien cassé ?

    -J’ai juste fait tomber le tonneau de pommes, désoler. Je vais tout ramasser ne t’inquiète pas.


    Oui c’est bien un jeune de son âge en face de lui. Cela lui fait plaisir. Il aide l’intrus à se relever et lui offre l’un de ses plus beaux sourires.

    -Salut moi c’est Ivan. T’es dans un état assez… Eux. Tient prend une pomme pour reprendre des forces. Viens on va te remettre en état.

    L’ange avec ces deux petites ailes à l’air appelle un adulte. L’un vient et propose un bon repas à notre invité où il leur racontera ce qui s’est passé. Le médecin de bord n’étant pas présent, il l’examinera lors de son retour.
      Je dormais tranquillement quand soudain ...





      VLAM !


      La caisse dans laquelle je dormais se renversa. J'avais bien senti une main me palper mais cela n'arrivait pas réussi à me tirer de mon sommeil réparateur.

      - Ça va Ivan ? T’as rien cassé ?

      Mince, un adulte. J'espérais qu'ils ne m'en voudraient pas ... Sinon, j'avais déjà élaboré le plan larmichettes pour implorer leur clémence contre du travail sur le navire. Mais tant que je passais inaperçu ...

      - J’ai juste fait tomber le tonneau de pommes, désolé. Je vais tout ramasser ne t’inquiète pas.

      Un ... enfant ? Un autre enfant ? D'après sa voix, il avait à peu près le même âge que moi ... Il semblait ne pas m'avoir vu. Tant mieux ...

      Mais finalement si, puisqu'il m'aida à me relever. J'étais épuisé et une aide était la bienvenue.

      -Salut moi c’est Ivan. T’es dans un état assez… Euh. Tiens prend une pomme pour reprendre des forces. Viens on va te remettre en état.

      Je ne l'écoutais pas, je balayais rapidement l'horizon du regard à la recherche de l'absence d'un éventuel scientifique ? Je sentis sa main me tirer vers l'intérieur, mais je n'étais pas encore là, je voulais m'assurer que le scientifique ne me voit surtout pas. Enfin, je portais les yeux sur ce qui allait devenir un ami. Il avait bien le même âge que moi sauf qu'il porter deux petites ailes. Lui aussi il avait été victime d'une expérience ? Il avait mangé un Fruit du Démon ?

      Je n'eus pas le temps de m'éterniser sur la question, étant donné qu'un autre adulte se présenta dans mon champ de vision. Ils n'avaient pas l'air méchants, ils m'ont proposé un repas et j'avais bien trop faim pour me poser la question pour savoir s'il était empoisonné ou non. Je m'empiffrais donc joyeusement, mais il fallait bien que je leur décoche un mot ...

      - J-Je ... Je m'appelle ...

      Je m'appelais comment déjà ? Je ne savais plus, alors il fallait que je trouve un surnom qui aurait fait tremblé tout Grand Line. Ah, les magnifiques joies de l'adolescence. Bon, j'étais seul ... Je ne me souvenais plus de rien ... Oblivion ? Non ... Phantom ? Non ... Spectre ! Specter, oui, Specter ! C'est bien mieux !

      - Specter ! Je viens de ... euh ...

      D'où venais-je, je ne m'en souvenais plus non plus ... Je savais que je venais du laboratoire, et c'était tout. Les gens semblait gentils, le repas était bon, l'aide bienvenue ... La vérité était mieux choisie ...

      - Du laboratoire sur cette île. Quand je me suis réveillé, le grand tube dans lequelle j'étais été ouvert. Je savais qu'il ne fallait pas que je reste là ... Alors j'ai couru et je suis arrivé ici. Je veux pas retourner au labo ! Alors je me suis caché ici ! Je sais plus où j'habite m-mais ... mais si vous voulez, je peux travailler pour rester avec vous ! Juste l'instant que je retrouve la mémoire ! S'il vous plait !

      Je m'étais agenouillé. Les clandestins n'étaient jamais bien vus, sinon, ça n'en seraient pas. Et comme le spectacle aux larmes de crocodile était fini, je ressautai sur mon assiette me bâfrer. A ce moment là, je n'avais pas fait attention mais mes courbatures s'étaient peu à peu dissipées. Etait ce la nourriture ou bien le fruit de l'expérience ? Cela m'importait peu pour le moment. A cet instant là, je mangeais sans réfléchir à rien et cela me faisait du bien.
        Le petit Specter mange comme s’il n’a pas mangé depuis des lunes. Son récit quelque peu haché ne laisse pas indifférent les hommes présents. Mensonge ou vérité ? Ce qui est sur c’est qu’il y a quelque chose qui effraie le jeune. Pendant que les grands discutent en privé des hypothèses possibles, l’ange reste avec le garçon. Il ne le dévisage pas, cela risque de mettre mal à l’aise l’intrus. Alors il commence un dialogue avec ça douce voix.

        -J’ai remarqué que mes ailes t’intriguent. C’est des vraies ailes, regarde. D’où je viens, les personnes ont souvent des ailes. Enfin c’est pas une exception. Moi je suis née dans une ile dans le ciel. Une île céleste. C’est très différent d’ici. On n’a pas de mer bleue, mais une mer de nuages, si si c’est vrai.


        Pendant que le petit discute, il bouge régulièrement ses ailes comme pour montrer que c’est des vrais. L’autre continue de savourer son repas tandis que le futur handicapé regard que fond les grands. Ceux-là Mais amènent une réponse qui est plutôt évidente. Ils suggèrent d’attendre le boss qui prendra une décision. Mais ils vont probablement voir ce qui l’a mis dans cet état de peur. Peut-être ce n’est qu’une fugue d’adolescent, mais vue le lieu c’est peu probable.

        Après le repas, les deux petits restent ensemble. Ivan décide de l’emmener dans la bibliothèque. Ce n’est pas une vraie bibliothèque, c’est juste en endroit où sont stocké les livres. La plupart des livres ont un intérêt. On y apprend toujours quelque chose d’utile. D’ailleurs, l’ange propose gentiment à Specter de lire le livre de Norland. Un récit qu’il apprécie. Un récit qui dénonce le mensonge. Mais notre petit ne tient tellement pas en place qui relance une discussion.

        -Moi quand je serais grand je deviendrais comme mon père. J’aiderais les gens. Mon père est trop gentil tu verras. Il trouvera la solution à ton problème et tu resteras probablement avec nous. Y’a que des grands sur le bateau, on est un peu la jeunesse.

        La discussion ne fut pas tellement longue avant l’arrivée du chef avec quelques hommes. Comme d’habitude, le grand sourire aux lèvres, les choses se sont probablement bien passées. En tout cas, Ivan saute dans les bras de son père. La personne la plus chère à ses yeux. La meilleure personne au monde d’après lui. Son héros. Vêtu simplement, la chevelure blonde comme son fils. Cela dit, il ne possède pas d’ailes. En réalité tous les anges ne possèdent pas d’ailes, mais ici c’est normal car son père n’est pas un ange, mais un homme comme tous les autres.

        Les Mini-Aventures de deux boutonneux sur Grand Line. Vol 1. Vladim10
        -Tout c’est bien passé père ?

        -Nous avons rencontré de brave petit gars. Nos façons de voir les choses et la leur ne sont pas tellement différentrd. Mais un seul pas suffit pour faire des choses qui sortent du domaine du juste. Enfin, nous avons un invité non ? Accueillons-le comme il se doit.

        Vladimir De Cimitiero n’a pas vu Specter, il a simplement senti sa présence. Peu importe que l’intrus soit un ennemi ou un ami, l’équipage effectue toujours un bon accueille car après tout ce ne sont que des hommes qui restent sensibles à certaines choses. Le peu d’information recueillie sur le jeune sont transmis au chef. Pendant le léger dialogue, le médecin examine le petit au bob.

        -Bonjour Specter. Je m’appelle Vladimir. On m’a dit que tu as eu une perte de mémoire. C’est sur que ça doit pas être évident tous les jours. Voilà ce que je te propose, tu seras notre invité jusqu’à ce que tu aille mieux. Bien évidemment si tu souhaites qu’on t’amène quelques pars ou si tu veux partir il n’y a aucun problème. Mais j’aimerais savoir une chose. Qui t’as mis dans cet état ? Nous voulons simplement savoir pour éviter que d’autres personne subisse la même chose que toi.

        Toujours le sourire aux lèvres, le boss lui propose des friandises car à cet âge ils raffolent tous de ça.
          Je m'empiffrais encore et encore, sans aucun ordre, sans me poser aucune question. Je ne prêtais même plus attention à ce qui se passait autour de moi tellement la nourriture était bonne. C'était comme si je n'avais pas mangé depuis des mois, comme si j'avais quatre estomacs ! Ivan me parla bien de ses ailes, mais je l'avais regardé machinalement, il pouvait les bouger. Les grands discutaient de mon avenir, mais bon, ils me nourrissaient quand même.

          A un moment, Ivan me tira par le bras. Mais j'avais à peine toucher à mon bol de nouilles ... Et puis une idée me traversa l'esprit. Il fallait que j'évite de manger de trop, j'avais peur que l'équipage me fasse trimer pour rembourser. Ivan voulait me parler d'un compte avec un menteur, mais j'étais trop occupé à être émerveillé par la bibliothèque. Du coup, il tenta une discussion avec moi.


          - Moi quand je serais grand je deviendrais comme mon père. J’aiderais les gens. Mon père est trop gentil tu verras. Il trouvera la solution à ton problème et tu resteras probablement avec nous. Y’a que des grands sur le bateau, on est un peu la jeunesse.

          Ivan avait suscité mon intérêt, et surtout, avait calmé mes angoisses : son père est genil et je pourrais rester ...


          - Moi, je veux juste me v ...

          Un bruit comme une porte qui grince et qui claque, me voilà caché dans un recoin.

          - Tout c’est bien passé père ?

          Le père d'Ivan était de retour ! Mais j'hésitais encore à me montrer. De toute façon, mon nouvel ami n'allait pas lui mentir ...


          - Nous avons rencontré de brave petit gars. Nos façons de voir les choses et la leur ne sont pas tellement différents. Mais un seul pas suffit pour faire des choses qui sortent du domaine du juste. Enfin, nous avons un invité non ? Accueillons-le
          comme il se doit.

          I-Il savait que j'étais là ?! Je l'avais à peine vu, juste ses cheveux blonds ! D'ailleurs, je m'étais encore plus enfoncé dans mon coin. Sur le coup, j'avais les yeux écarquillés, fasciné. Après quelques secondes, je daignais montrer le bout de mon nez. De suite, le médecin de l'équipage me tripota dans tous les sens pour constater ma bonne santé. Pour quelqu'un qui avait longtemps couru à perdre haleine, j'avais très bien récupéré et déjà, je n'avais plus de courbature ni aucune séquelle. Je vis aussi Ivan chuchoter à son père mon pseudonyme.

          - Bonjour Specter. Je m’appelle Vladimir. On m’a dit que tu as eu une perte de mémoire. C’est sur que ça doit pas être évident tous les jours. Voilà ce que je te propose, tu seras notre invité jusqu’à ce que tu aille mieux. Bien évidemment si tu souhaites qu’on t’amène quelques pars ou si tu veux partir il n’y a aucun problème. Mais j’aimerais savoir une chose. Qui t’as mis dans cet état ? Nous voulons simplement savoir pour éviter que d’autres personne subisse la même chose que toi.

          A ce moment, quand il m'offrit des friandises, je sus que ce n'était pas quelqu'un de mauvais, surtout qu'il se préoccupait de moi !

          - Hmm ! Merci monsieur ! Euh, en fait, je me suis réveillé, j'étais comme dans un hôpital, mais il était vide ... Comme je ne me souviens plus de rien, je me suis quand même échappé, je sais que je ne devais pas être dans ce bâtiment. Je ... J'ai oublié mon nom ... oui, c'est ça, et surtout, je me rappelle de rien avant mon réveil, je me rappelle même pas où j'habite alors ... alors ... alors je suis monté sur un bateau au hasard et heureusement, c'était le votre. Si vous voulez je peux travailler sur votre bateau ... Si je me souviens de quoi que ce soit, je vous préviens. Mais ... Je veux juste pas retourner au laboratoire s'il vous plait.


          Ivan m'appelait, je le rejoignis. Enfin tous les deux, je pus lui avouer une chose.


          - Ivan, tout le monde avec toi ... vous êtes géniaux ! Merci !

            -Specter, t’en fais pas tu n’as pas besoin de travailler. Père a dit que t’es notre invité, donc ne t’inquiètes pas.

            Ivan prend la main du petit et l’emmène avec lui. Direction la cuisine. Les lieux sont tout propres, le cuisinier n’est pas là, et personne ne se trouve dans les environs.

            -Une fois j’ai vu un homme qui m’a montré des choses trop bien.

            L’ange prend un verre, puis il sort certains ingrédients et commence à faire des mélanges. Le produit dans le verre commence à gonfler et déborde. Specter ouvre grand ces yeux devant des phénomènes qu’il ne comprend pas tandis qu’Ivan, passionner par ce qu’il fait continue ces mélanges.

            -Tu vois lorsque que tu prends ça avec ça, ben ça gonfle gonfle gonfle. Ça sert pas à grand-chose mais, c’est sympa. C’est un homme du nom de Maki qui m’a montré quelque tour. Son métier c’est chimiste. Je ne sais pas trop à quoi ça consiste, mais bon.


            Le futur handicapé se met à chercher dans les placards un ingrédient. Il ouvre un peu partout, cherche cherche et finis par trouver. Il prend dans sa main le solide et la lève.

            -Trouvé ! Ha ha ha. Regarde bien c’est trop fort ça.

            Il remplit un verre avec du liquide et commence à faire des mouvements tel un magicien. Dans son autre main il a quelque miette du solide.

            -Je vais retourner le verre et aucune goutte ne tombera.

            Il met le solide dans le verre et retourne celui-ci. Rien ne tombe. Le liquide s’est transformé instantanément en une sorte de geler. L’invité fasciné demande comment une telle chose a pu se produire ?

            -Je sais pas trop. C’est avec différent produit on obtient certaines choses. Je savais comment faire pour le remettre liquide. Enfin j’ai oublié hé hé.

            Ivan passe la main sur ses cheveux tandis qu’il sourit. Maintenant qu’il a fini de jouer au chimiste, il range le tout tandis qu’un sifflement se fait entendre.

            -BOULET DE CANON !
              Le sifflement engendré par le boulet de canon se fait de plus en plus fort… Un grand bruit de fracas conclut cela. Ivan légèrement paniqué prend la main de son nouvel ami et se met à courir en direction du pont.

              -On… On… On est en danger ?

              -Ne t’en fais pas. Papa est l’homme le plus fort que je connaisse
              .


              Les enfants atteignent le pont tandis que d’autre boulet de canon siffle dans le coin. Aucun ne parvient à toucher le navire. Ils sont tous dévié, renvoyé.

              -La flotte Rasmatapoulos. Encore des hommes qui n’acceptent pas de voir leur chef jugé… Les enfants, ne restaient pas ici. Entrez. Levez l’ancre ! Quittons cette zone.

              L’ange obéis à son père, juste avant il jette un œil tout autour de lui. Un navire, voilà ce qu’il voit d’où il est. En réalité il y a trois navires de taille similaire voire supérieure à celle sur laquelle nos hommes se trouvent. Le bâtiment entre en mouvement tandis que les petits s’enferment dans une pièce. Les boulets de canon continuent de pleuvoir pendant un certain temps. Un moment le silence revient. La fin de tout ceci ? Les petits se lancent un sourire en pensant que le cauchemar du jour est terminé. Il ouvre la porte tandis que Specter arrête Ivan.

              -Ecoute.

              Les deux font silence… Le bruit des hommes sur le pont est perceptible. Puis d’autres bruits commencent à faire leur apparitions. Des cris de rage. Les ennemies sont tout proches. Ils vont tenter d’aborder le navire. Sur le pont le combat fait rage. Ivan dans un coin du bateau se bouche les oreilles pour ne pas entendre les atrocités qui se déroulent. Les petits n’ont aucune idée du déroulement de la bataille. La seule chose qu’ils peuvent faire c’est d’attendre. Alors les minutes passent jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Un homme inconnu aux yeux d’Ivan regarde rapidement ce que contient la pièce.

              -Hey les gars, j’ai trouvé le point faible de Vladimir !

              Puis un autre arrive rapidement en poussant le premier.

              -Des gosses ?

              -Oué regard, il a un petit air de famille avec Vlad. Surement son rejeton.

              -Bien vu, choppons les vites, les hommes ne tiendront pas longtemps
              .


              Les deux se mettent à chasser les petits qui tentent de s’enfuir. Un homme attrape rapidement le bras de l'ange qui se débat comme il peut. Mais sa faible constitution lui est bien évidemment défavorable.

              -Specter court !

              Le petit se met à courir de toutes ses forces. Pour lui, se faire attraper risque de le renvoyer dans ce laboratoire. Il esquive des hommes et continue sa course. Il sort rapidement du champ de vision d’Ivan. Ce dernier semble ravi de voir son ami s’échapper. Mais son cas lui vient rapidement à l’esprit. Attrapé par les ennemies, il se débat toujours jusqu’à prendre un léger coup qui l’assomme.

              -On a choppé l’essentiel, remontons.


              Les hommes partent sur le pont avec l’enfant bien en évidence. Un fusil sur sa tempe. Un, deux, trois coups en l’air pour attirer l’attention.

              -STOOOOP ! Remontez tous sur votre navire ! Quand à vous Vladimir. Nous vous laissons vingt-quatre heures pour libérer Rasmatapoulos. Utilisez vos contacts. Puis lorsque nous le récupérerons vous aurez votre fils. Ah, et autre choses. Vous n’avez rien à dire. L’affaire est conclue. A dans vingt-quatre heures.

              Le chef n’a pas son mot à dire dans cette affaire. Que va-t-il faire ? Obéir pour le bien de son fils ? En tout cas, pour le moment il ne fait rien et laisse les ennemies fuir. Les poings fortement serrés. Ce genre de situation devez bien arrivé un jour. Utilisez sa faiblesse. Il savait que ce genre de chantage aller arriver, mais entre la réalité et les chiffres, il y a énormément de différence. Les sentiments ne sont pas les mêmes.

              Les heures passent et le petit prisonnier finit par reprendre connaissance. Dans une cellule où l’eau monte jusqu’aux chevilles, il est là. En train de regarder ce qui l’entoure. La peur au ventre… Il s’approche des barreaux et commence à les secouer pour sortir, mais rien à faire. Le lieu plutôt sombre favorise l’état de peur du jeune. Des petits bruits venant du côté gauche. Il tourne rapidement sa tête en respirant fortement. Assez paniqué, il recherche des yeux ce qui a pu commettre le bruit en espérant voir une petite souris pour se rassurer. Mais dans la cellule d’où provienne le bruit, c’est une voix qui sort d’une zone où le noir règne.

              -Petit, arrête de gigoter comme ça, tu fais fuir les rats.

              - Les Rats ?


              L’inconnu a raison, il y a pas mal de rat dans le coin. Ils vont, entrent dans des trous, sortent, jusqu’au moment où l’une s’approche de l’inconnu qui l’attrape d’un mouvement rapide et précis du pied. Les couinements de la souris se font entendre dans l’obscurité. L’ange ne peut voir le spectacle, mais l’individu croque la souri. Plus aucun bruit. Le petit cherche un endroit où s’assoir, puis il est interpelé par les sonorités de l’individu qui mange. Des gouttes tombent dans l’eau. Ce sont les gouttes de sang de la bête. La couleur rouge s’étend dans l’eau et se dissipe assez rapidement.

              -Qu’avez-vous fait ?

              -…

              -Monsieur ?

              -…


              L’enfant qui pensait trouver un être avec qui partager ce moment se retrouve seul. Il s’adosse contre le mur dans un coin et se recroqueville. Dans la position qui lui semble la plus sure, il s’envole dans le monde imaginaire. Le lieu reste calme… Les minutes passes… Puis il tombe sur le côté tout en douceur. Le frottement avec le bois permet à ce corps de descendre tranquillement jusqu’à ce que le visage touche l’eau. Il se réveille en sursaut regard les alentours. Rien à signalé. Il finit par se remettre dans sa position. Alors que ses yeux se ferment lentement, il se met à entendre des murmures. D’où cela provient ? La réponse est simple. De la seule personne présente dans cette pièce. L’inconnue. Les mots lui sont imperceptibles.

              -Sucer les yeux… Dévorer les intestins…. Mâcher lentement. Très lentement… Ingurgité le foie. Lécher le cœur. Toucher le cœur encore chaud et battant. Chié dans son cou…

              -HEIN ?! Ton visage…


              Un corps frêle, encore plus fragile que celui d’Ivan sort de l’ombre. Un visage fatigué accompagné d’une chevelure blanche. Les rides sont bien marquées. Il tend la main à travers les barreaux et tente d’attraper le petit qui est hors de portée.

              -C’est moi ! Grand père ! Approche allé.

              L’ange reste dans son coin et dévisage l’intrus.

              -Non t’es pas mon grand-père. Grand père à des antennes, et mon autre grand père est déjà au cimetière.

              -Viens, je vais te montrer quelque chose…

              -Vous me faites peur monsieur.

              -Allons petit, tu sais que je ne te veux aucun mal. Après tout, on est tous les deux dans le même cas. Prisonnier ici. Si entre prisonniers on se sert pas les coudes…


              L’homme recul pour faire croire qu’il abandonne, mais cela fait partie de sa stratégie. Alors qu’Ivan approche doucement des barreaux qui le séparent de l’ancien, ce dernier reste à deux mètres de ceux-ci, le dos tourné. Debout. Il attend on ne sait quoi. L’ange chuchote en s’approchant.

              -Monsieur. Monsieur vous voulez me montrer quoi. Monsieur je suis là.

              Les pas du petit sont hésitants. Mais les mots de l’intrus semblent assez justes. Un silence, puis l’homme se tourne rapidement et saute vers les barreaux, sa main passe, son visage heurte le métal avec violence. La main se resserre sur l’habit d’Ivan qui tente de retirer cette main agressive et de reculer. Le nez du grand père se met à saigner. Il ramène sa proie vers lui. Il tente de croquer au niveau du cou, mais son visage ne passe pas.

              -HAAA LACHE MOI ! AU SECOUR !

              La salive tombe sur son cou alors qu’il continue ses hurlements qui ont finalement été utiles. Deux types armés entre, l’un possède une arme à feu et met en joue l’ancien.

              -Lâche-le !

              -La chair fraiche, laisse-moi gouter.


              Voyant ses tentatives de morsure échouées, il décide de prendre le bras et de le mordre. Les dents pourrîtes s’approchent de l’enfant tout paniqué, mais le garde déclenche un tir. La balle se loge dans l’épaule du cannibale qui recule légèrement, mais ne lâche pas le bras. Il va pour revenir à la charge tandis que le deuxième garde ouvre la porte et place son sabre en face du sauvage. Les dents tout proches d’atteindre leur cible s’arrêtent.

              -Recul lentement.

              Le bras est lâché en douceur. On voit bien qu’il le fait à contre cœur… Il recule et se prend un coup du plat de la lame.

              -On devrait le mettre ailleurs. J’ai pas envie d’le surveillée des heures.

              - Jette-le p'tit dans la réserve. Comme ça il pourra manger et il nous laissera tranquille.
                Ivan est attrapé et jeter dans la réserve. Une petite fenêtre  permet à la lumière d’envahir le lieu. Pour commencer, rien de tel qu’un bon petit grignotage. Alors les mains se promènent un peu partout. Une bouchée ici, une autre là. Une fois que le ventre a reçu ce qu’il souhaite, le petit s’allonge par terre. Il a probablement trop mangé. En même temps, si vous avez une réserve pour vous tout seul, que feriez-vous ? Passons. On raconte qu’il est plus aisé de réfléchir le ventre plein, c’est probablement le cas ici. L’ange culpabilise et sait qu’il n’est qu’un poids pour son père. Alors son cerveau se met en action. Il regard de nouveau les lieux et un éclair lui traverse l’esprit. Je ne parle pas de la foudre mais bien d’une idée. Avec les deux tours de ‘magie’ il peut faire certaines choses.

                Les ingrédients dont il a besoin son rassemblé. Ceux pour le mélange qui devient gluant sont mis proche du hublot. Le reste est au milieu de la salle. Pas moyen de trouver un objet réfléchissant pour faire des appels  lumineux vers le navire de son père. Alors là, un choix doit être fait. Faire son coup maintenant ou attendre, sachant que s’il attend trop des hommes pourront venir et gâcher sa fuite. Mais le petit semble plus malin que moi. Il place de nombre objet devant la porte pour ralentir un maximum des arrivants. Les produits sont préparés pour être mélangé. Il faut attendre le bon moment.

                Tik Tak Tik Tak….

                Le temps passe et le futur handicapé est sur ses gardes. La porte s’ouvre, enfin… Elle s’entrouvre.

                -C’est bloqué !

                - Défonce là, on n’a pas de temps à perdre !


                Ivan mélange les produits en bonne quantité au milieu de la pièce. La mousse gonfle petit à petit. Il continue les mélanges, puis la porte est défoncée alors que la mousse commence à prendre pas mal de place. Ivan se dirige vers le hublot et verse du liquide sur tandis que les hommes se précipite en sa direction, mais la mousse n’a pas eu le temps de faire assez d’effets pour les gêner… Enfin, c’est suffisant pour cacher tous les objets au sol qui font trébucher les deux. L’ange prend le solide et le frotte sur son corps pour que celui-ci devient gluant et par la même occasion collant. Il sort pas le hublot et se colle au navire. L’humidité rand la colle moins performante, alors le petit se met a glissé. Ses mains et pieds ne suffisent pas. C’est tout son corps qu’il colle pour éviter la chute. Telle une limace, il se met en mouvement en laissant une trace. Plus il avance et plus le produit contre son corps se dissous.

                Un peu plus tôt, l’heure du rendez-vous approche. Les citoyens du monde n’ont pas l’intention de faire sortir Rasmatapoulos de la prison de south blue. Une stratégie de sauvetage est donc mise en place tandis qu’Ivan est déplacé de sa cellule. Vladimir De Cimitiero en parfaite concentration localise son fils. Puis demande aux vigies de jeter un œil dans en direction d’un hublot. C’est donc pars là qu’une tentative pourra être effectuée. De plus le petit ange a réussi à ouvrir cette échappatoire. Bien évidemment d’autres plan sont mis en place si le premier ne fonctionne pas.

                Les navires qui sont en pleine mer se rapprochent et seulement Vladimir monte sur celui de l’ennemie. Il demande avant tout de voir son fils. Pendant ce temps, un homme va tenter de sortir le petit avant. Sauf que l’ennemi a prévu la demande et à envoyer ces hommes un peu plus tôt. C’est donc grâce à l’action du petit Ivan que l’opération sauvetage réussit. L’homme qui devait le sortir de là s’approche et le trouve avec grande surprise en dehors de la réserve. Il saisit sa main et grâce à la corde à laquelle il est attaché, il repart vers son navire.

                Les deux bandits qui devaient ramener le petit arrivent sur le pont. Ils sont remplis de mousse et l’un murmure à l’oreille de son capitaine que le petit s’est enfuis et que les citoyens du monde l’on récupérait. Son visage serein change petit à petit. Furieux, le chef sort son révolver et tir vers Vladimir. Mais ce dernier esquive et la balle se loge chez un bandit, avec cette action il est évident que le petit est en sureté. C’est alors que le père peut laisser éclater sa colère et écrase ses adversaires. Ses hommes le rejoignent et attaquent les deux autres navires pars la même occasion. Un équipage adepte de Grand Line face à des petites frappes des blues… Le combat n’est pas tellement équilibré et les citoyens du monde emportent la victoire évidente.

                Ivan tout content de s’être libéré saute de partout. La connaissance est si importante. Alors pas question de perdre son temps. Si la chimie qui l’a aidé, alors elle pourra aider son père. C’est donc la science que notre ange souhaite apprendre.