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Je suis une Légende

Iwan-Dimitri Koprovski
Iwan-Dimitri Koprovski

♦ Équipage : Team Rocket

Feuille de personnage
Dorikis: 2400
Popularité: +102
Intégrité: 77

Mer 22 Mai 2013 - 0:16

-Non c'est pas comme ça! Tu comrpends pas quand on t'explique s'pèce de gringalet décérébré?! Tu tournes dans le sens HORAIRE!! pas ANTI-HORAIRE! Sinon tu vas faire cailler le lait du potage!

-Mais justement, c'est bien le sens HORAIRE! Bordel! Et puis depuis quand on vous permet de donner des conseils au cuisinier sr SA PROPRE recette?!

-ÉCOUTE MOI JEUNE TROUFION! C'EST BIEN LE SENS HORAIRE QUE TU DOIS TOURNER ET PAS LE SENS ANTI-HORAIRE!! Et ce ne sont pas des conseils que je te donne mais de vives critiques quant à ta façon de cuisiner!!

-MAIS JE TOURNE DANS LE SENS HORAIRE BOUGRE DE VIEUX SÉNILE!

-MAIS NON C'EST LE SENS ANTI-HO….Ah non, t'as raison c'est bien le sens horaire.

-RAAAAAH FOUTEZ-LE DEHORS DE MON ÉCHOPPE!

Je dégustai l'affreux et peu ragoûtant mélange d'urine équine, de terre battue et de purin agglomérés avec différents végétaux que composait le sol de la rue lorsqu'on me jeta hors de l'échoppe. Qu'est-ce que le monde devenait! On ne savait même plus servir dignement un homme dans la fleur de l'âge de nos jours! À mon époque on respectait les demandes des hommes d'âge mûr! Ils représentaient la sagesse et le patrimoine, de mon temps. Désormais, on ne s'attelait qu'à leur créer des douleurs dorsales insoutenables sans la prise de calmants, en les jetant dans la rue comme de vulgaires mendiants! Quelle indécence!

Frustré, je me relevai péniblement en avalant mes calmants sensés réduire la douleur provoquée par mon dos. J'époussetai un peu ma blouse salie et m'engageai dans les rues actives d'Inu Town. Il fallait admettre que les nombreuses odeurs d'épices de marché trop répandues se mêlant au crottin d'animaux devenait après un instant, une sensation des plus désagréables. À cela se mêlait une nuisible humidité qui faisait naître une dérangeant sueur à la base de la première ride de mon front, endroit parfait pour vicieusement s'en prendre à mes sourcils.

Il fallait admettre que, comme escale de voyage, il ne pouvait y avoir pire que cette bruyante et énervante cité. Et que dire de l'ennui que j'y éprouvais! Il en devenait presque difficile d'analyser le fait qu'une journée n'était en fait que vingt-quatre pauvres heures, tellement celles-ci pouvaient être longues! Et que dire des 1440 minutes de cette journée! Ou encore de ses 86 400 secondes!! Tous ces chiffres me décourageaient de voir une journée si ennuyeuse s'écouler aussi lentement!

Pour me changer les idées, je trouvai un parc serti de bancs où je pu reposer mon bassin endolori de par la chute hors du restaurant. Je m'empressai de réquisitionner sans demander permission le pain d'un vieillard se créant un élevage personnel de pigeons. Faisant fuir de mécontentement la victime de mon quolibet, j'en profitai pour tenter d'instaurer ma propre dictature sur les rats du ciel en imitant leur langage et ainsi, en improvisant un discours solennel sensé me monter à la tête de la hiérarchie.
Sans succès. Et dire que seulement une quinzaine de minutes s'étaient écoulées depuis! Cette journée semblait réellement trop longue. Ronchonnant, je m'apprêtais à quitter le parc lorsqu'une banderole aux couleurs beaucoup trop criardes et désagréables aux yeux attira mes vieux yeux fatigués.

"Concours de Racontars"

Je lissai ma moustache en fendant mon visage d'un espiègle sourire.

-Tiens, tiens. Ça pourrait être intéressant, tout ça.

Du moins, peut-être plus intéressant que d'instaurer une dictature aviaire. Mais probablement moins intéressant que d'expérimenter les effets de l'inhalation d'hélium chez une panthère rayée de South Blue.
Quelques minutes plus tard, j'étais inscrit au concours d'histoires et on me guidait vers l'endroit où devaient siéger les participants. Il fallait avouer que les règles n'étaient que très peu développées et peut-être même trop aisées à la compréhension humaine. Mais le but devait être d'attirer le plus de participants possibles, ce qui semblait dès lors être une stratégie attractive des plus basiques, mais aussi des plus efficaces. Le système de classement était assez douteux dans son genre aussi, meilleure était l'histoire, le plus de chances de gagner étaient à la portée des participants.

-Allez accélérez les vieux! Z'êtes lents!

-Hé oh jeune blanc bec!

-Hé oh jeune trouduc!

-Hum?

-Hum?

Je me retrouvai soudainement devant un auditoire à l'attention probablement défaillante considérant l'âge de la majorité des spectateurs. En effet, une bande de gamins me fixaient, dans l'attente que je leur raconte une aventure. Mais ce qui me semblait le plus improbable, c'était l'autre homme qui devait presque faire mon âge qui se tenait à mes côtés. Les deux nous avions envoyé valdinguer le jeunot organisateur du concours qui avait tenté de remettre en question notre vitesse de motion. Devais-je composer un conte avec lui?

-Euh…Bonjour les enfants?
Balior Blackness
Balior Blackness

♦ Localisation : West Blue - Île aux esclaves.

Feuille de personnage
Dorikis: 3444
Popularité: -81
Intégrité: -76

Mer 29 Mai 2013 - 23:08

Inu Town... maudis sois-tu ! Tout en frappant du pied un cailloux traînant au sol, j'expulse un glaviot de ma gorge, le regard haineux. Pourquoi ressentir tant de haine à l'égard de ma ville natale ? Ceux qui connaissent mon histoire en ont bien une petite idée. Eh bien qu'ils aillent se pendre ces misérables, ils n'en savent absolument rien ! Je vais vous dire toute la vérité moi ! Enfin... un autre jour, pas maintenant, j'ai pas envie de gâcher cette somptueuse histoire qui m'a brisé. Celle qui a fait de moi un vieux pirate oublié de la Marine, pas foutu de pisser droit dans une ruelle tellement l'alcool qu'il boit à longueur de journée lui fait du mal. Un sale ivrogne oui ! Voilà ce que je suis ! Et un éternel crève la dalle ! J'ai faim oui, tout le temps, sans interruption, je sais jamais pourquoi.

Tiens, l'autre jour, j'ai dû avaler un rat plus gros que le poing d'un mioche de dix ans tellement que mon ventre pailler famine. Une autre fois, j'ai tenté de manger l'alcool dans mon godet, la faim l'emportant inévitablement sur la soif. Et la stupidité aussi, je sais. Pour ma défense, je ne suis plus tout jeun's, c'est comme cela qu'ils disent les jeunes, jeun's ? Quelque de similaire en tout cas. L'autre argument, c'est que la dose était si grande que mon ricard ressemblait plus à un yaourt qu'autre chose, raison pour laquelle j'ai eu un petit creux. Il était bien ce bar d'ailleurs, la Langouste du Punk qu'on l'appelle. Un bon bar, avec un bon barman. Que demander de mieux ? C'est bien la seule chose qui me donne encore envie de venir sur cette île, les bars de bonnes qualités.

Quand je me regarde dans le reflet de l'eau, je me dis quand même que je suis pathétique. Soiffard et morfal pour le restant de mes jours, depuis mes premiers, c'est triste. Ajoutons godiche à l'addition et nous avons le personnage dans toute sa splendeur... M'enfin, n'en parlons pas aujourd'hui, de cette fâcheuse histoire. Présentement, si j'arpente les rues de la cité de Karnutes, c'est parce que je dois retrouver Salamander au parc. Ce pauvre tartempion m'avait demandé de l'y retrouver, hier, alors que nous étions plongés dans une discussion enflammée. Ce que nous pouvions bien nous dire ? Trois fois rien. Tout en nous inondant de multiples postillons, chacun défendait son honneur de racontar. J'affirmais être le plus grand racontar des Blues et inversement.

Voilà pourquoi à cette seconde même, ma rétine souffrait le martyre à la vue de cette hideuse banderole indiquant que le concours du meilleur racontar aurait lieu ici même.

    - Sacredieu ! Même un amblyope ne pourrait obtenir un résultat aussi déplorable !


Nous étions loin d'une toile du célèbre Nanard de Cinici. Soit, je m'avance jusqu'au lieu des inscriptions, une table en plein air derrière laquelle trois personnes sont assises, des feuilles sous le nez. Et les participants sont évidemment réparties en trois files d'attente, question de vitesse. Quand vient mon tour, je n'ai toujours pas repéré Salamander et j'ai bien l'impression que ce moule à gaufre s'est foutu de ma gueule avec cette histoire de concours. J'ai comme l'impression qu'il n'avait aucune intention d'y participer, il voulait juste me rouler le sale gougnafier ! On m'explique le fonctionnement du concours, les règles, le prix, sans que j'en écoute un mot. De ce qu'il me raconte, je m'en préoccupe comme un soiffard s'intéresserait à un verre d'eau. En plus, j'ai faim.

Et je suis furieux, Salamander m'a bien feinté.

    - Allez accélérez les vieux! Z'êtes lents!
    - Hé oh jeune blanc bec!
    - Hé oh jeune trouduc !
    - Hum?
    - Hum ?


Oh oh, en voilà une réaction qui me plaît ! Un vieux probablement aussi imbuvable que je pouvais l'être se trouvait à ma gauche. Tous deux étions assis sur deux tabourets inconfortables, placés sur le devant d'une estrade, avec en contrebas, un public prêt à entendre notre histoire. Depuis quand je dois exercer mon talent de racontar sur des gamins qui pissent encore dans des couches et qui en sont encore à boire du lait ? Et le règlement mentionnait-il le fait que ce soit un duo et non un solo ? Composer avec une autre personne se révèle bien moins facile. Bwarf, je ne peux discuter, je ne sais absolument rien de ce foutu règlement. D'autant que le patriarche à mes côtés me paraît compétent dans le domaine, je crois qu'il faut seulement trouver comment se lancer.

    - Euh…Bonjour les enfants?


Pas une réponse ne vint. Nom d'une pipe en terre ! Le respect se perd de nos jours !

    - J'AI PAS BIEN ENTENDU RAMASSIS DE GRAINES DE VOYOUX ! IL VIENT DE VOUS SALUER ! QU'EST-CE QU'ON DIT ?!


Et les enfants d'une même voix mélangée entre la peur et l'étonnement.

    - BONJOUR MONSIEUR !
    - EH OOOH ! PAS BESOIN DE GUEULER HEIN ! NOUS NE SOMMES PAS SOURDS !
    - Bonjour monsieur...
    - J'ENTENDS RIEN !
    - Roh mais oh ! Arrêtez de terroriser ces pauvres enfants ! Ils sont ici pour vous entendre conter une histoire.
    - Une histoire ?! Ah oui ! Tout juste ! Eh bah justement ! Il se trouve qu'on en a une bonne d'histoire à vous raconter ! Tout commence il y a des dizaines d'années, à l'époque où j'étais encore jeune et fort, beau et intelligent. Bien loin d'ici, loin des Blues et encore plus loin dans Grand Line, dans ce que l'on nomme, le Nouveau Monde...
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