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Quand l'aventure vient à toi



Il est chez l’homme des besoins impérieux qu’il convient d’assouvir et ce quelque soit les circonstances. En cela Rydd Steiner était homme à faire passer son besoin de décontraction, lorsqu’il surgissait, au dessus de toutes ses autres préoccupations. De nombreuses fois ces obligations professionnelles le contraignaient à reporter et alors il revenait encore plus désireux de se divertir et de prendre du bon temps. Car le chasseur de primes était de ces hommes qui ne font bien les choses que quand ils ont l’esprit clair et qui n’ont l’esprit clair que lorsqu’ils se laissent aller de temps à autres.

Pour se divertir, Rydd avait plusieurs moyens. L’un d’eux était de faire la parade dans Saint-Urea comme un coq se pavane au milieu de la basse cour.

Dans ces moments de grandeur Rydd se baladait en tous sens, saluait amicalement les passants, discutait avec ces connaissances et n’hésitait pas à rencontrer les nouveaux venus des beaux quartiers. Il aimait également flâner de par la place de l’obélisque qui recélait toujours de nouvelles trouvailles, petits boutiquiers discrets, cuisiniers hors normes ou jeunes demoiselles sorties d’un rêve des plus idyllique.

Et en ce jour, juste au levé, Rydd avait été prit d’une furieuse envie de flâner et personne n’aurait pu l’empêcher de vaquer à cette occupation. Il s’était donc soigneusement préparé, avait mit sa tenue rouge si connue, et avait attaché ses armes dans une symétrie parfaite. Car s’il décidait de se promener dans Saint Urea, c’était un peu pour le plaisir et un peu pour le travail. Un chasseur de primes n’est jamais qu’un commercial qui ne doit ses bons contrats qu’à des connaissances nombreuses.

C’est ainsi que le Tigre Rouge honora de sa présence la place de l’obélisque. Il saluait donc à grand renfort de poignées de mains les différents passants qui osaient le saluer ; allait d’échoppes en boutiques pour dépenser quelques Berry et faire bonne figure. Un politicien en campagne n’aurait pas eu d’attitude différente de celle de Rydd, tout au plus aurait-il ajouté à ce fameux tableau un sourire large et plein d’hypocrisie, chose que le traqueur ne pouvait faire attendu qu’il portait une cagoule. Et notre chasseur de primes en campagne se retrouva donc bien vite invité par bons nombres de marchands qui étaient convaincu qu’une simple invitation allait créer un coup de pub monumental. L’on était dans ces grandes époques où Saint Urea vivait de commerce et où le plus simple des habitants était roué à l’art du marchandage.

Après quelques tours dans la place Rydd céda donc aux assauts pressants d’un tenancier qui invita gracieusement son hôte à prendre place au centre de son échoppe. C’est ainsi que l’on vit l’homme à la tenue rouge, installé dans un fauteuil confortable au centre d’une large terrasse. Et bientôt plusieurs plats arrivèrent ainsi qu’un vin de North Blue que Rydd prisait fort. Et levant sa coupe il salua les badauds qui le regardaient les yeux ronds.

«Et à votre santé !»

Ce à quoi une bonne partie des voyeurs lui répondirent « merci » d’un ton enjoué.

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Royaume de Saint Urea, enfin depuis un long moment je revoyais une ville d'à peu près potable. Dans le passé, mon père avait eu quelques relations avec la noblesse de la ville et même de certains dirigeants. De ce que j’avais récolté comme informations à mon arrivée, la ville était séparée en trois zones distinctes, les pauvres, les moins pauvres mais pauvres quand même, et les riches. Les souverains du royaume savaient décidément bien comment diriger leur royaume. Il ne faut pas mélanger les cafards, les porcs et les aigles après tout. Malheureusement, en vue de mon état actuel, il n'était pas possible pour moi d’aller à la rencontre de la haute lignée, je reviendrais peut être un jour lorsque j’aurais récupérer ma gloire d’antan.

Ainsi, je passais sur la grande place principale où tout les gens semblaient se retrouver. Intéressant, alors c'était la que les pauvres se réunissaient pour s'échanger toutes sortes d’informations et qu’ils marchandaient le peu de biens qu’ils avaient. J’en apprenais tout les jours. Voir toute cette nourriture qui circulaient me donnait faim, bien que je doutais sur la qualité de leurs produits, au moins ils avaient l’air... Mangeable. Mais je n’avais pas d’argent, pas assez, je ne pouvais me permettre des dépenses futiles. J’avais du temps avant le départ de mon navire, visiter la ville était un moyen de ne pas m’ennuyer. Je devais trouver quelque chose pour me distraire ou un moyen de me faire de l’argent.

Je pouvais sûrement user de mes charmes pour obtenir quelques petites choses, il était tellement simple pour quelqu’un de la haute lignée d’obtenir les faveurs d’une personne par sa simple prestance. Même pauvre, je conservais toute mon aura de noblesse, c'était sûrement grâce a cela que j’avais pu survivre a toutes ces péripéties jusque là. Se faire offrir des choses était tout ce qu’il y avait de plus naturel pour un riche. Oui, trouver une petite boutique avec quelques sucreries ou fruits frais serait peut-être bien. Regardant alors aux alentours pour trouver mon bonheur, j’avais ainsi pu remarquer à la place, l'étrange personnage au centre de toutes les attentions, celui-ci était habillé d’un costume rouge des plus ridicules et des plus laids qu’il ait pu voir. Les pauvres n’avaient donc aucune honte a s’exhiber de la sorte ?

Et finalement, je compris la raison. Cet homme, il ne s’agissait nul autre que d’un bouffon fait pour amuser et divertir le peuple, sans doute affilié à une quelconque famille bourgeoise. Décidément, plus je découvrais cette ville, plus je me sentais comme chez moi. Un bouffon, mais quelle merveilleuse idée. Qu’il vienne donc me divertir. Je m'avançais du groupe autour de lui. Il semblait être apprécié, pourtant il ne faisait absolument rien d'intéressant, pas de blagues vaseuses pour qu’on lui jette des tomates, ni de numéro comique, aucun spectacle...
Mais qu’importe, l’enfant ne cherchait qu’a se divertir, hors de question que cette chose qui faisait honte à l'humanité soit si apprécié alors qu’il n'était rien d’autre qu’un simple et pourtant mauvais divertisseur. Sortant un pinceau imbibé de peinture jaune, l’enfant mêlé à la foule lança son charme :

« Color trap, le jaune de l’euphorie. Amuse moi, divertis moi, danse et chante pour moi et couvre toi donc de ridicule. »


    De par sa notoriété sans cesse grandissante, Rydd disposait d’un réservoir correct de tenanciers qui ne demandaient qu’à être vu avec le réputé chasseur de primes. Cette notoriété grandissante lui octroyait un solide lot d’admirateurs. De fait, nulle inquiétude lorsqu’un groupe compact se forma autour de lui. Il buvait tranquillement et discutait avec un maximum de personnes, soignant ainsi sa côte de popularité.

    Pourtant tout ne se passa pas comme prévu ce jour là. Subitement, Rydd fut prit de violents spasmes qu’il tenta tout d’abord de réprimer. Il semblait que son corps avait une volonté propre et voulait se mouvoir sans attendre les ordres de son propriétaire. La lutte fut pénible et assez brève. En effet, après une bonne minute de contraction intense, le tigre rouge fut contraint de lâcher prise.

    Il tenta vainement de stopper ses mouvements devant une assistance incrédule. C’est ainsi qu’il finit par attraper son slip et à le tirer violemment jusqu’à hauteur de son visage. Il parvint, au prix d’un incroyable effort, à l’étirer jusqu’au dessus de son crâne. Toujours sous l’emprise d’une force inconnue il commença à gesticuler dans tous les sens tout en ayant toujours le slip solidement vissé sur la tête.

    « BRMFLG ! ET VIVE BMLE ! LA DAME DE PIERRE !
    VIVE MOI ! RYDD STEINER ! LE MEILLEUR TIREUR DE SLIP DU ROYAUME !
    »

    S’en suivit une chorégraphie des plus cocasses, à la frontière entre le saut de grenouille et la danse des canards. Rapidement l’assistance incrédule explosa de rire, ameutant davantage de personnes.

    Changement de danse pour une chorégraphie à base de pieds lancés rapidement en avant.

    « OY ! OY ! OY OY OY OY ! CE N’EST PLUS TON PETIT DOIGT QUI ME CHATOUILLLEEEEEE ! OY ! OY ! OY ! OY ! HAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

    La foule grossissait à vue d’œil et la rumeur se propageait à telle une trainée de poudre. Le tigre de saint-urea était devenu fou.

    « STEINER DANSE AVEC SON SLIP TIRÉ JUSQU'A LA TÊTE ! »

    Rapidement des crieurs publics firent leur entrée dans le spectacle et lui donnèrent davantage de corps.

    « MESDAMES ET MESSIEURS, RYDD STEINER, LA TERREUR DES CRIMINELS DE SAINT UREA EFFECTUE UNE PRESTATION INÉDITE ! »

    Et l’on entendait toujours Rydd hurler non loin.

    « QUELLE EST LA DIFFERENCE ENTRE STANHOPE ET MOI ? ELLE A PAS DE SLIP SUR LE CRÂNE ! MOUHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHHAAHHA ! »



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