AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  

Le deal à ne pas rater :
Nike FR : 25 % sur tous les articles
Voir le deal

Non è colpa mia

Gallena Scorone
Gallena Scorone
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Localisation : En mer

Feuille de personnage
Dorikis: 6644
Popularité: +553
Intégrité: 475

Dim 10 Mai 2015 - 19:30

La nouvelle île ! Enfin ! Liberté ! On est arrivés.
Après une longue traversée où je me suis vachement tout le temps ennuyée, on est arrivés.
Évidemment, j'exagère un peu hein. Je me suis pas tout le temps ennuyée. Y a eu des fois où on mangeait. Où on dormait. Où on s'est entraînés ensemble, Adell et moi.

Mais n'empêche que c'était long.
Trop long.

J'avais même plus rien à lire. Et ça, c'était pas bien.

Et McInnocent, le criminel qu'on a capturé sur Innocent Island, ben il est terriblement ennuyant. Il s'est calmé, maintenant. Mais il a passé son temps à vouloir retourner chez lui.
Pour y empoisonner les gens ? Et puis quoi encore ? De toute façon c'est trop tard, on peut plus faire demi-tour.
Et puis il va aller en prison, non mais. En approchant de l'île, on a vu un fort de la marine. Il a pas l'air tout à fait fini, il manque des bouts de tours et ce genre de choses, mais c'est quand même un fort de la marine.
Alors je vais emmener McInnocent là-bas et ce sera bien fait pour lui.

Je suis Gallena Scorone, Sergent de l’Élite, je représente la Justice ou plutôt je la porte et les méchants, je les mets en prison.

McInnocent ligoté qui reste muet et fait la tête, je remercie mamzelle Pandora et Adell le mangeur de pommes. Pour le voyage, pour avoir été si sympa, pour leur navire qui est génial presque comme une maison sauf qu'il tangue, pour les pommes ... non j'sais pas. Mais je les remercie parce que c'était bien. Juste un peu long vers la fin.


Je descends sur le quai, McInnocent à ma suite et mes affaires sur le dos. Je le tiens par une corde, le cuisinier du mal. Il a perdu de son style, sans son maquillage pourri de clown qui fait peur. En plus il a commencé à avoir de la barbe. Mais il est quand même mieux.
Dommage qu'il soit toujours fou. Et que ses habits soient aussi moches. Après les gens vont croire qu'il est fou. Mais puisqu'il est fou ça aide à le reconnaître.

On part en direction de la base de la marine. On a pas débarqué tout près, mais ça laisse le temps de voir un peu la ville comme ça. Mon manteau de la marine sur le dos, c'est pas surprenant que j'ai un prisonnier.
Ça fait quand même bizarre. Je veux dire, d'habitude c'est pas moi qui ligote et tire les prisonniers. Je le laisse aux marines de la régulière quand c'est possible. Ils sont là pour ça. Mais là, j'en vois aucun. Y a bien des types avec des armes, mais c'est pas des marines, ils ont pas la tenue. Ça doit être un de ces pays où même si y a la marine, c'est pas elle qui protège les habitants des voleurs.
En parlant des types, y en a un qui vient vers nous.

- B'jour la miss, zêtes en infraction du code pénal en vertu de j'sais plus quel décret.
- Hein ?
- Allez, comme j'suis sympa, j'vous laisse vous conformer à la loi en vitesse et j'fermerais les yeux.
- Oui mais, c'est quoi la loi ? Je viens de débarquer ici on nous a rien dit à propos d'une loi qu'on infracterait.
- Normal, j'vous le dis moi. Bon, z'obtempérez ?
- J'veux bien, mais c'quoi l'infraction ?
- L'port d'la barbe miss, vot' pote lui c'bon, mais vous non.

Il est sérieux lui ? Qu'est-ce que c'est que cette loi ? On a le droit de faire une loi comme ça ?

- Mais vous, vous en avez pas de vraie barbe.
- Si miss, une magnifiqu' barbe en laine, tricotée par ma mémé. C'légal miss.
- C'est une blague, hein ?
- J'suis on peut pas plus sérieux.
- Et comment vous voulez que je trouve une barbe en laine ici ?
- Dans l'magasin-là par exemple, miss.

Oh. Oui bon, y a marqué "Au Barbier Rieur". Mais comment je suis censée deviner qu'il vend des barbes au lieu d'en couper ? C'est pour ça qu'il rit ? Et puis, c'est pas comme si j'étais censée attention à ces choses-là. Je suis une fille, j'ai pas de barbe moi et donc pas de barbier à chercher.
C'est vraiment une île bizarre ici.

J'entre dans la boutique, remplie d'étals de barbes en laine. Des barbes partout. Ils vendent rien que des barbes ici ?

- Bonjour, bienvenue dans ma modeste échoppe, quel bon vent vous amène mademoiselle ? Je vois que votre compagnon est déjà équipé.

McInnocent continue à se taire. Il déprime. Tant pis pour lui, c'est un méchant ! Les méchants ont pas voix au chat rigolo, comme on dit.
La vendeuse, parce que c'est une femme, elle a l'air à peine plus vieille que moi, elle est un peu plus petite et elle porte une robe brune. Mais ça, on s'en fiche. Parce que même si elle a les cheveux longs et blonds, elle a une barbe en laine super longue qui lui descend jusqu'aux genoux et qui est de plein de couleurs différentes et que ça fait limite mal aux yeux.
Qu'est-ce qui, dans sa tête, a pu lui prendre pour vouloir porter une barbe pareille ?

- Euh, oui. Il parait qu'il faut porter la barbe pour circuler dans les rues ?
- C'est bien ça, par un décret officiel du roi Wakopol, toute personne présente sur l'île doit porter la barbe en toute circonstance. Y compris en prenant sa douche et lors des repas.
- C'est taré.
- C'est ainsi sur l'île de Bob, nommée ainsi depuis dix jours. Avant, nous étions la Fédération Unique Centrale du Royaume du Roi Wak.
- Jamais entendu parler. Du coup, si je voulais la barbe rose-là, ça irait ?
- Oh oui, elle ira très bien avec vos cheveux. Et elle est légère. La laine vient du zoo municipal, vous savez ? Attendez que je vérifie l'étiquette ... oui ! Elle a été tissée à partir de laine de capibaras.
- De capibaquois ?
- De capibaras. Ceux de l'île sont naturellement roses depuis le mois dernier. Je ne connais pas tous les détails de l'histoire.
- Vous savez quoi, je vais m'en passer. C'est combien ?

Je paye la barbe et l'enfile. Eh, c'est nul comme truc, je respire à peine et c'est déjà tout chaud. Je savais bien qu'il y avait une raison à pourquoi les filles n'ont pas de barbe normalement. Les seins, c'est déjà assez ennuyant. Alors si on devait avoir un truc qui retient la chaleur sur le visage, c'est horrible.
J'allais partir quand une cloche a sonné.

Dong dong, la cloche qui sonne.

La vendeuse me dit d'attendre et part dehors. Elle revient deux minutes après, sans sa barbe multicolore qu'elle tient à la main et qui traîne quand même un peu par terre.

- J'ai une bonne nouvelle pour vous, le port de la barbe est maintenant prohibé par la loi.
- Hein quoi, comme ça ? J'enlève le machin rose qui me chauffait la face.
- Certes oui.
- Mais je viens de payer et tout.
- Vous pourrez toujours la porter un autre jour. Quoiqu'il en ...
- Je peux pas me la faire rembourser et vous la rendre plutôt ?
- Je regrette mais ce magasin ne fait plus dans ce genre d'articles. Je vais refaire l'inventaire dès que vous serez partis. Mais j'ai une autre bonne nouvelle pour votre compagnon. Le Barbier Rieur travaille dorénavant pour le moment dans la taille des poils.
- Euh ... comment ça ?
- Je peux couper la barbe de votre compagnon.
- Il en a besoin ? C'est un prisonnier que j'amène à la base de la marine.
- S'il n'est pas rasé, alors il relève de la justice locale et ira dans la prison de Bob.
- Qui ça ?
- L'île.
- Ah. Bon, rasez-le vite. Mais je vous préviens, je lui achèterais pas de barbe même si la loi change encore.
- Ce n'est pas moi qui décide, vous savez.
- Humpf.
http://www.onepiece-requiem.net/t13186-gallena-scoronehttp://www.onepiece-requiem.net/t13291-maitrises-de-gallena-scor
Gallena Scorone
Gallena Scorone
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Localisation : En mer

Feuille de personnage
Dorikis: 6644
Popularité: +553
Intégrité: 475

Dim 10 Mai 2015 - 19:30

Elle le rase. Je paye. On va partir, après des dizaines de minutes dans ce magasin. Pour pas m'ennuyer, j'ai examiné la marchandise, mais c'était long, très long, très très long. Je commence à avoir un peu faim, à force de m'ennuyer. J'ai pas mangé y a trop longtemps pourtant. Mais toutes ces bizarreries m'en demandent trop à la tête, je me retrouve à réfléchir et voilà le résultat, j'ai faim à l'estomac ! Un homme, un vieux, enfin, plus vieux que moi vers la quarantaine d'années entre et bloque la porte.
Il appelle la marchande, mais il me laisse pas passer.

- Bonjour Caith. Dis, tu es au courant pour le rassemblement ?
- Non lequel ? On a déjà eu un exercice incendie le mois dernier.
- C'est pas pour ça. Tout les gens présents dans le quartier doivent se rendre à l'arène, on sait pas pour quoi faire encore.
- Je te jure Vasili, si c'est encore un exercice incendie, je vais faire un malheur.
- Oui bon, j'y suis pour rien moi. Vous venez ?
- C'est bon, j'arrive, deux minutes.

Le type repart. J'hésite. Est-ce que je suis concernée moi ? Je pose la question à la marchande. Caith donc ?

- Sûrement. Dans le doute, venez.
- Mais, lui aussi ? C'est un criminel vous savez.
- Nous trouverons bien un garde à qui le confier sur le chemin. Ne vous inquiétez pas, tant qu'il n'est pas en infraction de la loi locale, il n'y a pas de raison qu'ils ne puissent pas l'amener là où vous voulez. Il a fait quoi au fait ?
- Il empoisonnait des enfants. Et des adultes.
- Calomnies, mensonges ! Je leur apportais le bonheur !

Ah ben le voilà réveillé. Zut de zut. Et il a l'air bien lancé.

- Ils ont guéris de leurs terribles blessures grâce à moi. Je les ai sauvés de la paralysie.
- Ils sont devenus violets et gras ! Même les adultes !
- Ils étaient heureux !
- Que vous les utilisiez pour attaquer les autres restaurateurs ?
- Heureux !
- Vous respectiez même pas les normes d'hygiène et ... oh et puis chut. Mademoiselle Caith, ces barbes si vous n'en vendez plus, vous en faites quelque chose ?
- Non pourquoi ?
- Merci.

J'en attrape une, grosse et noire, bien épaisse et solide. Puis je profite que McInnocent soit occupé à crier ses mensonges de fou pour la lui enfoncer dans la bouche. Ah ben, il peut plus parler là.

- Merci.
- De rien. Il faudrait y aller maintenant, ce n'est pas que nous sommes en retard mais mieux vaut se dépêcher.
- J'aime pas faire des détours quand j'ai un truc important à faire ... je vous suis.

McInnocent aussi il suit, lui il n'a pas le choix.
Bon, et je le confie à un garde à l'entrée de l'arène en lui demandant d'aller le poser à la base de la marine de la part du Sergent d’Élite Gallena Scorone. Moi je peux faire un détour, mais lui, c'est un vilain criminel. Alors non, il va directement en prison sans passer par ailleurs.
http://www.onepiece-requiem.net/t13186-gallena-scoronehttp://www.onepiece-requiem.net/t13291-maitrises-de-gallena-scor
Gallena Scorone
Gallena Scorone
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Localisation : En mer

Feuille de personnage
Dorikis: 6644
Popularité: +553
Intégrité: 475

Dim 10 Mai 2015 - 19:31

- Bonjour, bonjour à tous ! Je suis Ludwig et je suis votre hôte pour cette fiestaaa !! Est-ce que vous êtes chaud ?!!

...

...

- Allez quoi, c'est la fiesta, répondez-moi. Est-ce que vous êtes chauuuud ?!!
- Bof.
- T'es qui toi ?
- Si c'est pour ça qu'on est venus je vais faire porter une pétition.
- Mais c'est qui lui ?
- C'est un exercice incendie ?

A côté de moi, Caith. On est assises sur des chaises, y a un gars sur une estrade qui crie dans un escargophone qui fait microphone, il a une coupe de cheveux sacrément bizarre qui part dans tous les sens mais seulement vers le haut. Je sais, c'est pas clair mais c'est comme ça j'y suis pour rien moi. Et puis la veste argentée avec des paillettes, ça le fait pas trop.
Derrière nous, y a une sorte de terrain de course d'obstacle ou je sais pas trop quoi.

- Bonbonbon, les poteaux, écoutez-moi deux minutes. Vous voyez ce coffre par terre ? Eh ben regardez, je l'ouvre et je pose son contenu sur ce pupitre. Vous savez ce que c'est ça ?

Non. C'est quoi ? On dirait un genre de fruit plein de sculpture.
Je pense que les autres gens doivent savoir ce que c'est, parce qu'il y en a plus un seul qui parle. Ils regardent tous le truc avec des yeux comme des assiette à soupe.

- Ah, je vois que vous voyez. Eh bien mes amis, ce fruit sera offert par notre géniiiiaal! sponsor, le roi Wakopol himself. C'est pas d'la générosité ça ?
Mais pour l'obtenir, va falloir franchir quelques obstacles. Vous voyez ce parcours ? Le premier arrivé au bout remportera le grand prix. Alors ceux que ça intéresse, alignez-vous sur la ligne de dépaaart et on va y aller pour la fiesssta !


Soudain, c'est la cohue. Entre ceux qui veulent un fruit décoré pour mettre dans le plat sur leur table, ceux qui s'en passent et ceux qui hésitent, ça se lève ça s'assoit ça se gène c'est le bazar. Finalement, y a quand même les deux tiers des gens présents qui se bousculent au départ.

- Je vous explique le parcours. Alors c'est très simple il va falloir ...
Un garde apporte un papier à ce Ludwig pendant que d'autres se mettent à déplacer des barrières.
- Ah, petit changement de parcours, désolé les amis, les inconvénients du direct que voulez-vous. Alors vous allez commencer par passer le champ de mine, puis la fosse aux crocodiles. Vous inquiétez pas les poteaux, ils ont été nourris la semaine dernière. Ensuite, vous escaladez ce mur savonné et vous sautez de pilier en pilier. Puis vous évitez les barbelés et récupérez une clef planquée dans ces barriques d'eau glacée. Ensuite vous devrez répondre aux énigmes de la mère Fourrière, ensuite vous traversez à la nage le bassin rempli de chats enrhumés, puis vous escaladez le clocher et le premier en haut a sonner la cloche remporte la course. J'espère que vous appréciez l'effort, on a déplacé la tour spécialement pour l'occasion.

Bizarre, il en reste plus qu'un tiers, les autres sont allés se rasseoir. Ça doit être la faute aux chats enrhumés. Ça doit pas être propre comme truc.

- Vous êtes tous prêts ? C'est parti les amis !!

Les gens s'élancent. Certains prennent vite de l'avance. Les pauvres crocodiles ne restent dans longtemps dans l'eau, j'en vois même un voler au-dessus de ma tête. Les gens ont l'air vachement motivés pour cette course.
Moi pendant ce temps, j'ai faim. Mais c'est quand même intéressant à voir faut pas croire.

La course dure jusqu'à ce que quelqu'un atteigne la mère Fourrière. A ce moment-là, Ludwig crie,  encore.

- Arrêtez tout !! Changement de dernière minute. Le roi a décidé que ce serait le dernier à finir la course qui l'emporterait ! Vous pouvez reprendre.

Soudain, ça avance moins vite. Le type qui allait répondre à la question de la grand-mère se met à bégayer dix minutes. J'ai même le temps de faire un petit somme.
Puis Ludwig crie une fois de plus. Moi ça me réveille, c'est pas sympa de sa part.
J'vais bouder.
Sur le terrain, ça a pas bougé depuis tout à l'heure.

- Les copains j'suis vraiment désolé mais y a un nouveau plan. Le roi a décidé que ça serait un concours de chant finalement. Revenez-ici, on va vous faire passer un par un.

Y a un des concurrents qui a vachement envie de passer avant les autres. Il court même pour aller voir Ludwig, alors que les autres viennent plus doucement, en ronchonnant. Parce qu'ils sont pas contents, je suppose.

Ah, le premier aussi doit pas être content, vu qu'à peine monté sur l'estrade il sort un pistolet de son veston et vise Ludwig. Et il lui met le canon du pistolet sur l'oreille. Enfin juste au-dessus.

- Que personne ne bouge, ceci est une pétition ! Je veux dire, je prends ce guignol en otage !
- Du calme mon pote, fais pas ça tu vas le regretter.
- La ferme ou je te fais sauter la cervelle sur-le-champ. Je vous préviens je n'rigole plus. Je ne suis peut-être qu'un Bobien ordinaire, un moins-que-rien, un homme banal. Mais j'ai ma fierté. Et ma fierté aime pas qu'on se moque d'elle sans cesse. A un moment on en a marre. Faut que ça éclate, que ça déborde. Que ça fasse comme une trace de saleté sur le parquet. Je sais que je pourrais pas faire une grande différence. Mais si j'élimine déjà un nuisible, un malfaisant, ce sera déjà quelque chose. Je crois en mon âme que les honnêtes gens sont plus nombreux que ces rapaces et si je dois me sacrifier pour montrer l'exemple, qu'il en soit ainsi.
J'ai mûrement réfléchi et il est temps pour moi d'agir aujourd'hui. Je sais que je n'attaque qu'un rouage de la machine qui nous broie et nous rejette, de ce monstre de métal qui veut régenter nos vies mais ...

- Excusez-moi ?
- Quoi ?! Vous êtes avec lui ? Vous voulez l'interrompre ? Vous êtes là pour essayer de m’emboucaner je le vois à votre air vicieux. Vous êtes avec eux, hein ? La marine qui protège le peuple, mensonges ! Vous faites front commun avec les oppresseurs, vous êtes un pion dans les mains du patriarcat, réveillez-vous moutons !

Vicieuse et mouton ? Quel grossier bonhomme ce type. Je me lève de ma place et vient vers l'estrade. Enfin, je m'en approche. Quand j'en suis à quelques mètres, il pointe son arme vers moi.

- N'approchez pas. N'approchez pas ou je vous tire dessus. Marine ou pas marine, mon pistolet est propre, il a été préparé pour un tel jour, un jour où je déborderais, où je perdrais mes vannes, où les digues de ma bonté céderaient.
Ce jour est aujourd'hui. Je suis énervé. Oui, énervé. Ce monde uniforme et qui cherche à nous broyer, à nous éliminer, à nous détruire, nous qui sommes des insignifiants aux yeux de ce monde abject. Et notre roi qui nous prend pour des pions. Des pions oui ! Rien que des pions. Il change les lois constamment, comme si tout ceci n'était qu'un jeu, qu'une farce grotesque livrée pour son seul spectacle.
Quand je pense que j'ai voté pour lui, quand j'étais encore jeune et naïf, que je croyais ... que je croyais en quoi ? Des jours meilleurs ? Ahah, pour qui ? Quel idiot j'étais.
Je sais qu'il n'y a qu'un moyen de faire changer les choses, c'est pas comme ça. Non, c'était idiot. Je vais frapper un grand coup. Et ce bouffon qui n'est qu'un représentant sera le premier à le savoir.
N'approchez pas, compris ?!

- Vous êtes un idiot. Vous savez vous en servir de votre arme ? Sinon vous allez juste vous briser le poignet. Et vous allez même pas le tuer correctement, vous allez juste me blesser ou le blesser ou tirer complètement à côté.
- Vous me mettez au défi, c'est ça ? C'est ça que vous voulez ? Vous d'abord ensuite lui ?
- Fais pas ça mon pote, on y est pour rien nous.
- J'ai dit la ferme. Tu tiens tant que ça à y passer le premier, c'est ça ? Hein ? Suffit de demander.

Il fait plus attention à moi un instant. Il vise une nouvelle fois la tête du présentateur Ludwig. Grossière erreur. Sa maman lui a jamais appris à ne pas tourner la tête quand on est vilain et que Gallena est là pour vous punir ? Non ? Il est plus vieux que moi ? L'ignorance n'est pas une excuse.

Il aurait pas dû me quitter des yeux. Je saute sur l'estrade puis d'un second bond sur le preneur d'otage. Il est plus lourd que moi, je vais pas pouvoir le foutre à terre. Donc je me contente d'attraper son poignet. Je le tords pour le faire viser le sol puis je donne un coup de tête dans son coude.
Il lâche son arme et crie, sans doute qu'il m'engueule mais j'écoute pas. Je lâche son poignet, donne un coup de pied dans le pistolet pour l'envoyer au loin. Je recule pour éviter un coup de poing, me décale pour en éviter un autre. Je suis proche de lui, je frappe de mes poings. Gauche droite gauche six huit douze le laisse tomber.
Un méchant éliminé.

Pff, j'ai vraiment faim moi, après tout ces efforts.
Mes yeux remarquent le fruit, celui qui faisait courir tout le monde. Bon, c'est la récompense et tout, mais ... c'est un fruit. Et j'ai faim.
Ils m'en voudront pas après ce que je viens de faire hein, j'ai quand même sauvé la vie de ce monsieur Ludwig.

J'attrape le fruit et croque dedans. Mia...Beurk !!
C'est dégoutanpabondutoudutoudutout ! Qui a pu appeler un truc aussi mauvais un fruit ?

Mais j'ai faim, j'ai tellement faim ... j'avale le reste. Non. Mauvaise idée. Trop mauvai...
http://www.onepiece-requiem.net/t13186-gallena-scoronehttp://www.onepiece-requiem.net/t13291-maitrises-de-gallena-scor
Gallena Scorone
Gallena Scorone
•• Lieutenant d'élite ••

♦ Localisation : En mer

Feuille de personnage
Dorikis: 6644
Popularité: +553
Intégrité: 475

Dim 10 Mai 2015 - 19:31

La pierre. Froide. Un peu humide.
Sale goût dans la bouche.
Si c'est comme d'habitude ... j'ouvre les yeux. Un plafond en pierre. Je tourne la tête, des barres e métal. D'accord, c'est pas comme d'habitude. D'habitude je finis à l'infirmerie ou sur le dos de quelqu'un. Pas dans une cellule, pas avec des barreaux qui me gène.

Je commence à me redresser, péniblement. Mes bras tremblent. Qu'est-ce qui leur est arrivé ? J'ai froid ... ah, j'ai pas mon manteau. Ni mes gants. Ni mes couteaux. Ni mes affaires. Tout est posé sur une table, plus loin.

Pour soulager mes bras, je passe en tailleur. Je suis où moi ? C'est quoi cet endroit ? Et pourquoi c'est moi qui suit en prison ?
Je suis de la marine. Je mets les criminels en prison. Je ...
C'est pas moi ...

Ils ont vraiment pas dû apprécier pour le fruit.
Mais ...
Mais .....
Non je suis pas en train de pleurer. C'est pas vrai d'abord.
Snif.

J'essuie une larme minuscule qui est venue au coin de mon œil. Je sais pas ce que je fais ici, c'est forcément injuste, mais je suis une grande fille. Alors c'est pas parce que mes yeux sont pas d'accord et que moi je suis pas super contente que je vais me mettre à pleurer.
Je suis Gallena Scorone, Sergent d'Elite de la marine, j'ai vaincu des pirates, des révolutionnaires, un lézard géant et fait fuir un encornet en colère ! J'ai perdu que cinq hommes sous mes ordres, j'en ai sauvé beaucoup plus quand j'ai vaincu le pirate avec ses pouvoirs qui faisaient faire des trucs étranges au bois et je suis toujours vivante ! Je deviendrais plus forte et c'est pas une incarcération bécasse qui va me faire pleurnicher comme un bébé !
Je suis le poing de la Justice et les pirates ne peuvent que craindre ma main furieuse !

Et en attendant que quelqu'un passe, je vais profiter de ce plateau-repas pour faire passer ce goût qui traîne dans ma gorge.


Plus tard, on m'expliquera qu'après avoir volé - j'ai pas fait exprès ! Enfin je savais pas. Enfin .. j'avais faim et puis zut je boude - le fruit pas bon du tout, je suis tombée dans les pommes. Bon, ça j'avais compris. Ensuite les gardes, ces bêtas qui n'avaient rien fait pendant la prise d'otage, ils retrouvent leur courage et ils embarquent le type que j'ai assommé, le présentateur - qu'ils ont vite relâché lui - et surtout, moi ! Ils m'ont enfermé dans la prison du royaume alors que je venais de sauver quelqu'un. Et que je suis de la marine. Et que c'est vraiment pas juste..
Mais ça, on me l'a pas expliqué tout de suite. D'abord, quand je me suis réveillée dans la cellule, j'ai pas eu d'explications. J'ai vu personne. Pendant des heures.


Elles passent, longues. Très longues. Je m'ennuie. Je m'ennuie même beaucoup. Je sais que c'est le même jour parce que je me suis pas rendormie. Je comptais les pierres. Y en a ... plein. Personne n'a apporté de repas. Je m'ennuie teeeellement. Et j'ai faim.
Finalement, au bout de tout ce temps enfermée, un marine est arrivé, accompagné d'un géolier. Enfin un gars avec des clefs. Un colonel, je crois. Il a une tenue bizarre, mais vu l'île ... pourquoi pas.

Qu'est-ce qu'un colonel fait ici ? C'est lui qui m'a fait enfermer ici ?

Je me lève et me met au garde-à-vous. Mes jambes tremblotent un peu comme mes bras tout à l'heure, mais ça va. Je vais pas m'effondrer quand même. Je suis forte !
Ils ouvrent pas tout de suite.
Et vu ma situation, j'ai intérêt à tenir ma langue, même moi je peux le voir.

- Je suis le Colonel Alphazoulou, en charge de la garnison locale. Vous vous nommez Gallena Scorone, c'est bien ça ?
- Oui Colonel.
- Qu'allons-nous bien pouvoir faire de vous Sergent ? Inutile de répondre. Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ?

Je hoche la tête. Je sais pas trop de quoi il parle, mais ça coûte rien de hocher la tête.

- Cela fait deux jours que je discute avec le roi Wakopol, monarque de cette île. Le roi est furieux, Sergent. Si vous aviez laissé faire, la garde royale aurait pu appréhender cet homme tout aussi efficacement que vous.
A la différence près que la garde royale n'aurait pas volé un fruit du démon appartenant au roi.


Appartenant au roi ? Ah oui, c'est vrai qu'ils avaient dit ça au début. Mais il allait le donner, de toute façon. Et puis j'avais faim moi. Je savais pas qu'il était aussi mauvais.
Je hoche la tête une nouvelle fois. Y a pas vraiment de raison, mais dans le doute ...

- J'ai également reçu des instructions venant de Navarone à votre sujet. Vous n'étiez pas censée vous trouver ici. Vous avez quitté votre transport une fois à Reverse Mountain, selon mes informations. Et avez planté un drapeau au sommet du phare des Caps Jumeaux.
Est-ce pour cela que vous avez quitté votre navire et dévié de votre route ? Pour votre gloire ?


Je secoue la tête. Non. C'est pas pour ça, c'est parce que j'ai vu ... ou cru voir ... bah, de toute façon il était pas là. Ou c'était pas lui.

- J'ai obtenu du roi l'autorisation de vous faire sortir. Un navire va venir depuis Navarone pour vous y amener. Je suis bienveillant et vous n'aurez pas à nettoyer les sanitaires dans l'attente. Mais vous aurez l'interdiction formelle de quitter l'enceinte de la base.
Le fruit que vous avez ingéré ... le pouvoir que vous vous êtes attribuée fera des envieux. Vous ne pourrez plus nager, comme vous le savez sûrement. L'eau est devenue votre malédiction. J'espère pour vous que cela en valait la peine.
Des questions ?


Plusieurs. Plein. Mais une seule vraiment importante. Enfin deux.

- McInnocent et le type que j'ai arrêté aujourd'hui ? Je veux dire, hier ?
- Le premier est enfermé à la base. Vous allez devoir vous expliquer sur la présence du maire du dernier village d'Innocent Island. En temps voulu.
L'autre homme est en prison ici. Les affaires locales concernent la garde royale. Ce n'est pas à la marine de s'en occuper.
Souvenez-vous-en, la prochaine fois. Vous vous en tirez à bon compte, mais ce sera sans doute votre dernière chance. Compris ?


- Oui. Colonel.

Il me regarde encore un loooong moment, silencieux. Et finalement ...

- Ouvrez cette cellule, gardien.
http://www.onepiece-requiem.net/t13186-gallena-scoronehttp://www.onepiece-requiem.net/t13291-maitrises-de-gallena-scor
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1